Et
une larme coula sur ses joues,
une larme de tristesse pour tout le gâchis,
une
larme d'ivresse pour l'Espoir remis en lui,
mais finalement ravagé.
Une
larme... pour un Avenir dont il ne serait pas les mains...
Quoique...
Et
si Monsieur H n'était en fait que ses propres mains
puisque le Poisson
lui-même, apparemment, le portait...
Alors il ferma les yeux très
fermement,
il serra les paupières tant qu'il pouvait...,
gardant
comme en une mire intérieure... le Poisson en son milieu.
Le poisson
lui donnait la Paix. Il était PAIX.
Paix et rien que Paix.
.....................................................
Alors
sortit du Poisson, un nom, comme une parole,
un esprit en forme de Chant de
"Ô",
il y avait comme la Présence ici du Vrai Présent...
L'Enfant
aurait presque pu toucher la main d'Eïa...
Et l'Enfant se dit dans son
plus intime secret :
la noèse de "Ô", et ce qui en naît...........
quand
il entendit ceci :
«
Il y a aussi un dauphin pour que l'homme nouveau soit l'homme de demain. »
L'Enfant
fut surpris par ce qu'il venait d'entendre. En fait, il ne comprenait pas.
Mais
lorsqu'il souleva ses paupières, un immense pavé était devant
lui,
fermé, emmuré, cimenté.
Il n'y avait plus de poisson...
Mais
rien qu'une montagne d'un ciment indestructiBle...
Un vulgaire CuBe, mais un
cuBe pour Géants !
Le plus grossier des cuBes...
Et cela à
la place du Poisson d'Or. Le Poisson de son propre Lagon.
On avait jeté
un pavé au milieu de ce lagon !
L'Enfant
se dit qu'il n'aurait pas dû fermer les yeux...
Au plus profond de soi,
il ne faut jamais fermer les yeux...
Et il était navré...
Oh
! Qu'il était déçu par lui-même... Il était
totalement désespéré...
Il
pensa alors au troisième de ses prétendus Rois...
Et il eut un
profond soupir pour tout ce qui s'était passé...
Ensuite, une
vague de dégoût lui monta à la gorge..., il aurait voulu tout
vomir...