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ciel

ciel

La Servitude, encore la Servitude, toujours la Servitude...
en n'ayant presque jamais rien à manger,
jamais un endroit où dormir,
jamais un lieu où s'arrêter.
Jamais une plage pour rêver...
Et je meurs aujourd'hui pitoyaBlement...
pour trois petites pommes
que mes mains d'affamée n'ont pas su repousser.

J'ai entendu que sur la place du marché
il y avait 3000 soldats anglais, pleins de haine...
par delà tous les magistrats de Paris qui me voulaient Bien noircie,
eux qui étaient Bien repus, Bien nourris...

Et par delà le podium des inquisiteurs de l'Iniquité
qui avaient jugé
comme des loups hurlants et affamés
celle pour laquelle je vais être sacrifiée...
il y avait foule immense
dont le silence annulaient toutes les couleurs d'ici,
rendant tout GRIS.

Mais je suis heureuse de la remplacer,
celle qui a pu s'échapper...
car, elle seule, a su signer la mort de tous ceux qui ont aBîmé ma vie,
aBîmé ma vie dans ceux et celles que j'aimais.
Aussi, elle mérite Bien la Vie !

Je suis heureuse de mourir,
même si cette mort est aBsolument horriBle,
car, de toutes les manières possiBles,
de Vraie Vie,
je n'en ai jamais eu
et je n'en aurais eu jamais.


















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