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ciel
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Le Grand Cerf Pélan

vers lequel se dirigèrent ses deux compagnes, générées par le Naél, immédiatement
et comme un champ d'accueil du Naèl au Grand Cerf.
Chant d'accueil qui lui donnait aussi... et avec la marque du Naèl : son unique faon.
(Le Grand Cerf... incarnait à lui tout seul tout ce qui fait les Boddhisattvas
comme ce qui fait toute grâce de la Lumière.)

Sa forme, finalement se matérialisa
tout en demeurant aussi floue que transparente...
Il trônait là, comme un être déphasé.
Cela dura un moment,
comme une incertitude...
puis il fut totalement là comme de la neige vivante, éclatante
ou comme de la Lumière pesante...
(Ce qui est le plus contradictoire de toutes les contradictions...
mais qui définit Bien le contraste...)
Tout n'était pas majesté en lui, il était Bien plus que cela :
il était la plus immense simplicité.

Chacun de ses poils pélans était une vague du Temps
porteur des volontés et des espoirs, des attentes et des essais en mille élans fous
qui créaient
une vérité sans cesse en perfectionnement.
En lui, il y avait l'infiniment grand qui se faisait ici au plus petit.

Voyant le Cerf prendre ici Réalité,
l'enfant dit ses premiers mots...
des mots faits de mots, des mots aptes à sortir du Naèl...
pour être entendus
par des oreilles qui seraient d'ailleurs,
des oreilles lointaines...,
des oreilles ayant toute intelligence des mots,
des mots faits de feuilles de ginkgo et de fleurs d'orangers,
des mots aptes à être entendus de ce qui n'a même plus d'oreille,
des mots de l'immédiat,
des mots de Cœur...
Et il s'adressa à lui ainsi :

« Je te salue, toi, mon frère d'éternité !







 



« Je te salue, toi, mon frère d'éternité !
Tu es DON et je le reçois... pour le meilleur des Temps.
Par toi la Terre pourra donc être à nouveau la Terre
et non plus l'Enfer
même si d'un Enfer elle doit maintenant se sortir.

Tu nous apportes, face à l'Ordovician, l'amour de l'Originellité,
l'amour du Tracé dans l'idéalité..., celle du grand projet de Nérée...
pour toute la vie du Système Solaire
Et par cet amour,
de partout... de toi... sera versé
tout l'or des dieux, ces pères de l'endroit où se puise l'esprit sattvique...
et toute la Lumière des reines d'Ennéel.
Ce lieu sans lieu en mille lieux... où chante la générosité.
Je les vois tous... ces pères de Vie... qui gravissent les durs sentiers en lacets du Temps,
cette plus haute montagne que toutes les montagnes...,
je les vois, remplis de ta sève,
s'avançant où personne ne veut avancer,
je les vois
qui se retrouvent tous dans ce qui est l'avenir possiBle
et qui se tiennent là
comme des pionniers,
comme des éclaireurs,
pour inviter toute la vie à avancer...
et non pas à se défaire de la Vie...
Oui, je les vois, et je sais qu'ils n'ont pu effectuer leur chemin
que parce qu'ils ont porté encore plus loin en eux...
ce qui fait Théïa ou la Prajnaparamita,
ce qui fait toutes les mères d'Ennéel.

De leur vie, ils ont refusé tout Potlatch afin de s'éloigner de ce qui remporte et gagne,
mais ils se sont entièrement donnés
pour que l'Unité Universelle s'implique enfin... avant que tout meurt,
et de l'issue de ce Don qui ne recherchait rien si ce n'est le don,
je suis l'Enfant,
le Fruit.
Je viens donc de l'Avenir
quand Bien même on m'a retrouvé dans le passé indéfinissaBle de l'infini...
Et toi seul, parce que tu es DON, consacre cela par ta présence.
Le Bon Heur est que tu sois là, toi du Grand Avenir !

Et tous ces pères, qui me voient depuis tous les grands lendemains, qui se peuvent maintenant,
ils sont tous de toi... et tous en toi. Ils forment ta toison, je les sens en chacun de tes poils...
Toi le Grand Cerf de Lumière... !






























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