Et
l'autre chanta comme l'écho rejoint enfin le marcheur
qui a fait tous
les Temps
pour les apporter au Sommet...
comme un panier de fruits.
Les
Sphinx reprirent en chur ce même chant...
Et c'était comme
une joyeuse fête qui se passait derrière les monts du Vent,
ceux
qui cachaient aux humains l'équipe sacrée attendant de les exterminer.
Et
Typhôo d'ajouter après le chant des Sphinx :
«
Montrez moi le Naèl, montrez moi l'Enfant !
Montrez moi ce vrai vestige
d'Aurora...
alors que de vos tamisages, rien n'est sorti
à part un
petit oranger...
Ce doit être lui...
C'est tout de même pour
lui que je vous ai rejoints, finalement ! »
Mais
il n'y avait pas de vestige,
il y avait la VIE.
Et puis, l'Enfant avait
choisi de faire son Naèl dans le mollet même du Grand Vastu,
ce
qui était le point "Montagne de Force"
de l'Ouragan lui-même,
notre
Typhôo.
Mais ni l'un ni l'autre ne pouvaient le savoir !
Et puis,
c'est vrai que l'Enfant est aussi la magie du Ginkgo et de l'Oranger...
Typhôo
murmura finalement, rien que pour lui-même :
«
Sans moi, la remontée du Temps depuis la fosse des Sphinx
va diminuer
graduellement les phénomènes de cruauté
mais en les refoulant
dans une généralisation des stupéfiants et des narcotiques,
pour
un état de para-anesthésie, de détachement artificiel, de
flegmatisme Bronzé,
de léthargie cataleptique ritualisée,
de pâmoison ou de syncope désyncopée
où, forcément,
le sexe le plus rudimentaire sera
l'élémentaire module,
le
plus universel étalon
à moins que ce ne soit le plus universel
diluant...
de ce monde qui refusera de toutes manières d'en venir au
Cur,
d'en venir à l'Enfant.
Moi, j'en suis certain !»
Ce
qu'il ouBliait,
c'est qu'avec lui, il n'y aurait pas eu la remontée
de ces Temps !