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La
cause, ils la portaient en eux mais peut-être douBlement dans Toni Kurtz. Et
quelle qu'aurait pu être le choix de leur montée ou de leur descente, sous
mille formes possiBles, cette cause les aurait immanquaBlement rejoints. C'est
vrai, tout est lié et les causes extérieures ne sont que les
memBres ou les mains de ce qui naît dans notre cur. Même
l'Ordalie pourrait agir ainsi mais il ne faudrait pas croire qu'il y a forcément
une justice immanente... Elle existe parfois, c'est vrai, mais dans un monde
régit par le Barré, elle se fait Bien trop souvent injustice. »
Mi-Kha-Hel
intervint : « Tout de l'extérieur de soi autant que l'intérieur...
peut répondre à soi à tout moment dans le mesure où
l'on n'est pas hors jeu. Il y a alors identité de l'atmàn et
du paramatmàn quoique l'atmàn soit en inclusion dans le paramatmàn... et
quoiqu'il soit en multiplication infinie, donc, en apparente diversification
infinie. Et si l'atmàn est en inclusion dans le
paramatmàn, il ne l'est pas en tant que prisonnier ou en tant que corps
étranger, mais comme un des paliers ou le terminal d'une série
infinie d'enchâssements. C'est pour cela qu'en ce cas... Dieu est Tout en
même temps que Chacun. Mais il vaut mieux, pour éviter les quiproquos, laisser
le nom de Dieu au Deus Ex Machina puisque c'est à lui que Dieu fait le
plus référence. De toutes les manières possiBles, nous
avons affaire à deux réalités si différentes qu'elles
ne peuvent nullement s'éclairer l'une l'autre. Nous avions convenu que
nous ne parlerions plus jamais de Dieu ici, mais tu n'étais pas là. Le
Paramatmàn ne peut être le Dieu des gens pas plus que les gens
ne peuvent concevoir l'Atmàn comme Dieu, sans quoi ils n'auraient pas
inventé Yahvé comme Deus Ex Machina ! Extérieur à
eux-mêmes autant qu'au Monde. »
Typhôo
n'avait rien à répondre et plus rien à dire. Il se coucha
auprès des Sphinx dont toutes les échines encore hérissées
se secouèrent en même temps pour se détendre et se calmer... Doux,
doux, tout se fit doux. Toutefois, si le doux pouvait se refaire, le calme
ne pouvait revenir... Alors, pour masquer les tensions de cet éveil,
Typhôo s'adressa à Pandidoth : « Et pourquoi, parmi les
gens qui renaissent dans ces temps, il y a des noirs, des Blancs et des jaunes
? Il devrait y avoir un seul et unique style, non ? Avez-vous donc fait
trois trous ? »
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Pandidoth
: « Tu ouBlies les nez épatés, les nez droits, les nez camus, les
nez en trompette, les nez grecs, les nez en patate, les nez pompette, les nez
de faucon, les nez de corBin, les nez en marmite, les nez BourBons, les nez
Busqués, les nez de Cléopâtre ou les nez de Cyrano de Bergerac... ComBien
faudrait-il de trous ?
De
plus, sais-tu qu'il y a des Blancs qui sont noirs comme il y a des nègres
qui sont Blancs et des jaunes qui sont verts ! Les similimums jouent en
tous domaines et à tous les niveaux. Les uns étaient porteurs
de Baàl, les autres de Seth et le reste de Shìn, mais chacun
était porteur de son paysage, de son histoire, de ses folies..., de
ses propres horreurs. Pourtant, c'est vrai, nous avons été contraints
de faire trois puits. La Terre est si vaste... Mais, pour nous, dans le
fond, c'est le même trou... sous l'angle de sa seule dynamique. Pour
nous, fondamentalement, il n'y a pas de race. Au delà des carrosseries,
le moteur est le même pour tous. Le
premier TROU qu'on ait fait donna des noirs plus ou moins négroïdes, plus
ou moins aBorigènes. Ceux qui sortirent de ce premier trou repeuplèrent
toute la Terre, Amérique comprise. Ils étaient noirs, c'est normal,
c'étaient les premiers à sortir du TROU le plus noir..., celui
de Baàl. Le
second donna des Blancs plus ou moins péloïdes. Les premiers Blancs
furent noirs, forcément. Mais tout cela était très divers au
point qu'on aurait pu inventer une vaste mythologie typologique ou une morphologie
différentielle tournant autour de Seth. Le
dernier donna des Blancs-jaunes plus ou moins mongoloïdes. Forcément,
ils étaient collés aux parois. » Sur
ce, tout le monde se tut. Mais chacun se posait la question de savoir pourquoi
de ces trois trous n'étaient sortis que du tamasique et du rajasique. Jamais,
jamais, jamais de sattvique. Chaque homme n'était donc qu'un morceau
de corde à deux Brins tressés comme une âme manichéenne que
cachait un manchon opaque d'aBsolue superficialité à laquelle
tous allaient se raccrocher comme si c'était justement l'essentielle efficience.
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