|

|
|
|
« Ainsi soit-il ! Mon cher Watson, c'est vous qui avez donc donné le ton du doute
! Mais vous voyez, maintenant le Doute est levé. »
|
 *
* * Le Grand Vastu soufflait pour que revive l'Oranger sur le point
origine du retour du Temps Vrai... Il savait que tous ces mots, qu'il avait
suscités au travers de son feuillage si vert et de ses oranges si douces,
ne pouvaient dire que l'Hiver...
| |
|

|
|
Il soufflait donc pour que l'aurore apparaisse dans le silence du Vide.
Afin que se fasse la grande aspiration du premier... de toutes les Premières...
Il soufflait pour que les racines s'arriment à l'unisson sur le
Ginkgo sacré qu'il avait planté... Il fallait qu'Aurore parle aussi
au travers de cet Oranger... Il fallait que se dise le goût vrai de la Vie...
Et puis, il fallait prendre cette étoile qui attendait, cette étoile qui
avait creusé un nid dans ce Temps liBre pendant que les Sphinx creusaient
un gouffre de Nuit où tout le PIRE avait été annulé... dans le feu d'ERU.
Le Grand Vastu soufflait pour que tout de lui-même, et tout des Arkhanges
et tout des huit Sphinx se déphase de ce trou, se défasse de ces
deux millions d'années... TROU plus noir que l'âme noire de toute l'humanité
en toute son Histoire ou ce qui l'a précédé... Il soufflait pour que les
vents portent les Temps sans se défaire des racines du Ginkgo qu'il avait
planté en son propre Cœur lui-même tant il s'était lamenté sur tout ce mal
des hommes qui resterait tout de même un même mal, malgré la fosse,
malgré l'ouBli, et même si l'élan de la voie vers la Lumière de soi reprenait...
Le Grand Vastu soufflait, amenant les troupeaux humides des nuages fauves
et noirs qui, par-dessus les montagnes pâturaient l'horizon gris.
Et les nuages arrivaient comme une armée de durs mercenaires au siège
d'une ville que le nouveau Temps révélait au loin sous le souffle du Grand
Vastu. Nous étions du TROU tout en étant à une infinie distance
du trou... |
|
|