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ciel






Et cela, sans aucune pitié pour ce qui oserait défier toute autorité,
quelle qu'elle soit,
celle... des hommes de la planète Dézoms,
du seul fait de l'indépendance de soi,
ce qu'est tout aliéné de la société...
À jeter aux pouBelles ! Immédiatement ! Instantanément !
Dieu Vrai des Enfers, qu'il soit réduit à l'état de cendres ou de chien crevé...
celui ou celle qui s'éléverait contre Toi !

Et c'est pour enfouir tout cela,
pour enfouir cette flamme qui lécha tant et tant d'innocents suppliciés,
tant et tant de cœurs arrachés...,
que les huit Sphinx ravageaient l'instant du Temps
par où son Cancer était né...
en ramenant sur lui, comme comBustiBle : tous les Temps qui avaient quitté le Temps Vrai.

L'eau noire fumante coulait ses puanteurs de sang et d'excréments
qui, par en dessous,
soulevaient comme une île
le coin de terre de l'Oranger...
qui disait dans l'odeur merveilleuse de ses fleurs comme de ses fruits :


« Est-ce que la méchanceté de Jupiter
ravage le lit des humains et leur âme au point de tout rendre chez eux "sordide",
est-ce qu'elle le fait
pour que l'Orgueil qui cause le feu des humaines folies
soit véritaBlement usé comme un galet
jusqu'à se réduire à la Rondeur du Respect... où se dit l'acceptation de la Servilité ?
Est-ce cela par quoi commence l'Astralité d'Enfer ?
L'Astralité du Corps Noir... ?
L'Amour des Humains ? »



Le quatrième Sphinx qui portait un immense pont métallique arraché
d'où dégoulinaient comme des larves... autant de gens que des tas d'oBjets
et des engins agglutinés comme des perles Brisées... qui seraient sorties du fracas du Khaos...,
choses aussi insolites qu'inertes et mortes alors qu'elles étaient faites pour rouler
et donner de la vie aux pauvres larves
mais qui pendouillaient, là, lamentaBlement comme des coquilles d'œufs éclatés,
larves de choses qui essayaient de se suspendre à des traverses déchirées,
comme de la glue que le Fer aurait voulu finalement s'inventer
pour s'échapper,
pour survivre, lui aussi... malgré ces mains aux grandes griffes démesurées qui le tenaient et l'étranglait
déliBérément...
pour le poser en travers de l'infini...




ciel




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Oui, le quatrième Sphinx ouBlia ses mains, laissant tout se fracasser et disparaître dans le TROU
et le NOIR...
pour écouter avec une grande attention les paroles de l'Oranger...
Et au dernier mot de celui-ci, il reprit tout dans le TROU,
malgré que tout dégoulinait de pétrole...,
pour le lancer en l'air avec une telle force
que la totalité de ce qu'il tenait s'enflamma dans le ciel
et que le feu prit chaque chose pour la consumer instantanément,
FER compris,
avant de crépiter comme un hurlement et de finalement s'éclater, s'éparpiller...
dans un vacarme effroyaBle
que personne ne pourrait imaginer,
même pas ceux qui connurent Hiroshima... ou Nagasaki,
même pas ceux qui assistèrent aux horreurs de Nankin...
quand se lève la grande odeur de viande putréfiée...
L'Univers entier en fut aBasourdi... dans toutes ses pensées.

Le huitième Sphinx, lui aussi, comme tous les autres, demeura coi un moment,
ses oreilles Bourdonnaient tant...
Puis il répondit à l'Oranger en démontrant malheureusement, que lui, le Sphinx, n'avait rien compris
dans cet immense vacarme
de ce que disait le merveilleux oranger :


« Vaines idioties !
Les humains n'entendent rien et n'entendront rien !
Les humains n'ont que l'amour entre eux et rien que pour eux,
c'est pour cela qu'ils n'ont que la méchanceté envers eux et tout autour d'eux !
Ils ont rejeté l'Amour Universel
et leur amour à eux
n'est qu'une monnaie de singe pour des singeries dérisoires.
Tout y est dupe et duperie, couteau de poison ou flèche de sang empoisonné !
Il n'y a pas un amour chez eux qui ne soit pas motivé par un Besoin, un intérêt collatéral
ou une simple manigance pour la volonté du POUVOIR...
comme ce que peut donner un pacte, une alliance, un statut d'ordre
ou un attachement affectif
qui détermine toujours un potentiel de Victime.
Kilos de Beurre à Baratter...
Tranches de viande à attendrir...
Tout y est sexe et rien qu'orgasmes de chair assoiffée...
jusqu'à l'horreur la plus horriBle dans l'art de Barrater
Je parle aussi de leur Jalousie qui accompagne tout amour chez eux...
car leur amour n'est jamais que jeu de possession.















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