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ciel

« Nous le savons Bien...
Tout être vivant est Univers, comme le Grand Univers.
Et s'il ne l'est pas totalement,
il l'est en écho ou en référencement.
Quelles que soient les perspectives...» Dit le premier Horus.

Et il continua :

« Mais ici, il n'y a plus d'écho ni de référencement...
pour ce qui arrive de l'extérieur vers l'intérieur de la Terre.
La puissance du Kho est complètement éteinte.
Mais dans le sens inverse il y a une implication de l'intérieur vers l'extérieur, vers l'Univers
sinon nous ne serions point ici.
Et Oui ! C'est le CRI !
Quelqu'un de très important d'ici nous a appelé,
ce n'est pas seulement assuré, c'est dans toute notre épaisseur !

Et cela confirme qu'il y a ici une implication de l'intérieur vers l'extérieur,
l'Akh est donc toujours là sinon
ce système se serait déjà détaché pour rejoindre le Néant...
au moins au niveau de l'humanité et des vivants...
...............................................................................»

"Non ! Rejoindre le Khaos, plus certainement !" Précisa le second Horus.

"Revenons au départ, si vous le voulez Bien...
Or s'il y a implication..., nous devons résoudre ce système car il y a une Vie attachée à la Vie.
C'est une authentique menace qui réside ici.
En effet, cette vie a toute la force universelle... même si cela s'est réduit à un seul élément...
Cela n'a pas d'importance pour nous. Notre logique n'est pas celle du C.Q.A.T.L.
Donc, soit nous devrons envoyer ce système dans le Néant malgré cet élément,
soit nous devrons redresser son champ pour un réinvestissement des autres éléments ! »
C'est ce que finit par conclure, de plus en plus perplexe, le troisième Horus.

« Il y a un élément-témoin qui paraît pouvoir passer par le Solaire...
pour venir à nous... sur le chemin du KHO...,
Regardez ! » Dirent les deux autres Horus.

Mais les trois Horus ne savaient pas comment s'y prendre pour voir, peser, analyser et soupeser
tant tout paraissait flou pour mieux leur échapper.
La vue, la compréhension, la synthèse...,
tout cela était trop difficile dans une telle mouvance qui mélangeait les Temps...
car tout était mêlé, emmêlé, démêlé, renoué, dénoué, recomposé...
comme un patchwork qui aurait défié le Khaos lui-même.

ciel

Nous étions vraiment devant l'appréhension d'un Khaos multiplié
par un trône installé rien que pour lui,
un trône en forme de Shaos, facteur exclusif de la grande puissance de toute Shoa,
un Khaos multiplié par des milliards de fragments de l'Univers,
donc des milliards de fragments de l'Harmonie Rompue.

Les trois Horus étaient devant la moisson impossiBle du paradoxal et du contradictoire...
(C'est ce qui faisait apparaître tout cela comme une énorme décharge d'immondices...
d'où il était difficile de retirer les quelques éléments de Lumière ou de Vérité.
Allez donc recueillir les fleurs dans les gravats !)
Alors ils se perdaient en mille réflexions perplexes
et en réflexions qui leur faisaient profondément mal
car eux, ils ne pouvaient et ne savaient que témoigner de l'Unité.
Au-delà était pour eux non pas toute la souffrance, mais toute Souffrance !
Et cette souffrance faisait d'eux comme de vilains oiseaux au-dessus d'une proie.
Pourtant il n'y avait en eux que l'immense Bonté de l'Unité Universelle...
Qui oserait les voir sous forme de faucons
si ce n'est les forces prédatrices des humains ou le moteur de la rébellion humaine
qui remonte, elle, à la nuit des Temps.

On prétend 750 000 ans, mais ce pourrait aussi Bien être 16 millions d 'années !
750 000 ans, c'est l'éloignement de la vague frontale du curseur de "Ô",
mais le ferment, lui, pourrait aller jusqu'aux racines de l'Oréopithèque !

Eux, les trois Horus, ils étaient les messagers du chœur de "Ô".
En eux était le vivant dégoût pour cette dysharmonie en cacophonie... installée ici.
C'était ce même dégoût qu'avait "Ô".
C'était celui qu'avait l'Unité Universelle.
Mais il n'y a jamais d'animosité en l'Unité, jamais de haine.
Ils ne pouvaient donc être ces fameux faucons comme on avait aimé les représenter !

La Terre aurait dû être un ultime et féerique enchâssement ouvert au plus divin de tout.
Un ultime parmi tous les enchâssements du Grand Univers
dans sa grande et toujours plus profonde résolution du Khaos en tout ce qui fait l'œuvre de "Ô".
Et les trois Horus auraient voulu tenir cette Terre, la chérir...,
en la soignant...
avec quelques réminiscences des vœux qu'avait portés l'Unité sur elle
et ils auraient voulu ne devoir considérer ses maux
que comme des altérations et non pas des condamnations.
Ils auraient aimé la retrouver, si ce n'est intègre, tout au moins... pas autant corrodée,
pas autant détériorée,
pas autant étrangère à l'Univers.
Pas autant, dans son fond, vide et effondrée.
Ils ne sentaient plus du tout la présence de l'Univers, plus du tout celle de la Lumière... en ce monde,
Et cela les déconcertait en les attristant profondément.











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