Procès
de Nuremberg : Crimes contre l’humanité de la grande industrie pharmaceutique
Siège social de l’IG Farben à Francfort Natural
News, Gabriel Donohoe, 18 octobre 2008 Après
la Deuxième Guerre Mondiale, des dizaines de Nazis suspectés de crimes de guerre
ont été poursuivis par les Alliés dans le Palais de Justice de Nuremberg, la ville
de naissance du parti nazi. Les accusés étaient tirés non seulement de l’armée,
mais aussi du domaine médical, judiciaire, administratif, industriel, et d'autres
secteurs de la machine de guerre allemande.
Parmi
les industriels accusés de crimes contre l'humanité il y avait 24 gestionnaires
de l'IG Farben, une organisation sans qui, selon le procureur en chef étasunien
Telford Taylor, la Seconde Guerre Mondiale n'aurait pas été possible.
En
1925, InteressenGemeinschaft Farben (Communauté d’Intérêts Farben), est devenu
un puissant cartel de firmes chimiques et pharmaceutiques allemandes, comme Bayer
(le fabricant de l'aspirine), BASF, Agfa, et Hoechst (aujourd’hui Aventis). En
1933, le groupe IG Farben était devenu l’industrie de produits chimiques et pharmaceutiques
la plus important du monde. Et même aujourd'hui, même si le nom IG Farben n’est
plus utilisé, ses compagnies demeurent les plus puissantes transnationales du
globe dans le domaine des produits pharmaceutiques, chimiques et de l’agrochimie.
Le
cartel IG Farben fut déterminant dans l'effort de guerre nazi, en l’alimentant
en carburant synthétique, caoutchouc, et autres produits chimiques. Il a aussi
fabriqué le Zyklon-B, un gaz neurotoxique utilisé pour tuer des millions de gens
dans les camps de concentration d'Auschwitz, de Birkenau et d'ailleurs. Plus tard,
le cartel connu sous le nom de Chemiste du Diable, a utilisé des détenus non volontaires
des camps de concentration comme des forçats et des cobayes pour tester des produits
chimiques et pharmaceutiques, et des vaccins. Des dizaines de milliers en sont
morts, et ceux qui sont devenus trop malades pour être de quelque utilité ont
été assassinés dans les chambres à gaz.
IG
Farben collaborait étroitement avec le régime nazi et la SS, et était sans doute
la dynamique la plus importante dans la conduite de la machine de guerre nazie,
faisant don de quelque 80 millions de reichsmarks en échange des industries de
produits chimiques, pharmaceutiques et pétrochimiques, confisquées dans les pays
occupés. Pourtant, ce cartel n’aurait pu être en situation d’un tel pouvoir sans
d’énormes investissements de John D. Rockefeller et de sa Standard Oil Company.
Ensemble, avec Rockefeller, ils ont créé une société appelée Standard IG Farben.
En
1938, bien qu'il savait qu'il serait utilisé à des fins guerrières, Rockefeller
a été en mesure d'organiser pour IG Farben une expédition de 500 tonnes de plomb
tétraéthyle, dont avait besoin la Luftwaffe pour le carburant des avions. Étonnamment,
un an plus tard, avec la guerre sur le point d’éclater, il leur a procuré pour
jusqu'à 20 millions de dollars de plomb tétraéthyle, ce qui a permis à Hitler
de commencer la guerre aussitôt, en attaquant la Pologne et la France.
Même
jusqu’à une période aussi tardive que 1942, il a fourni les nazis avec de l'huile
déroutées à travers la Suisse, et ravitaillé les sous-marins allemands dans les
îles de la Manche. Quand, il fut inculpé en vertu de la loi du « commerce
avec l'ennemi, » Rockefeller s’en est tiré avec un « simple tape sur
les doigts » (5.000 dollars d'amende) quand le Président Roosevelt mit brusquement
fin à l'enquête sur l’injonction du Ministère de la Guerre. (Le mauvais patriote
Rockefeller avait menacé d’arrêter de fournir aux États-Unis le pétrole capital
en temps de guerre [1].)
IG
Farben a continué à construire le plus grand complexe industriel d’Europe à Auschwitz
pour fabriquer des produits chimiques et des explosifs pour l'effort de guerre
allemand. L'entreprise a été financée par la Deutsche Bank à hauteur de près d'un
milliard de reichsmarks. Ce complexe, connu sous le nom de IG Auschwitz, couvraient
quelque 24 kilomètres carrés, en incluant le camp de concentration duquel il tirait
une énorme réserve de travailleurs esclaves. Les directeurs de l’IG Farben ont
contribué à la transformation de cet énorme complexe plus grand camp d'extermination
de l'histoire humaine.
À
plusieurs reprises, quand l’ordre de bombarder le complexe était donné par les
Alliés, Rockefeller a usé de son influence par l’intermédiaire de John J. McCloy,
l’assistant du Ministre de la Guerre (un ancien conseiller juridique de l’IG Farben),
pour faire annuler les bombardements au grand désespoir des commandants des forces
alliées. En outre, pas une bombe n’est tombée sur le siège social de l’IG Farben
à Francfort en Allemagne. Abasourdissant, à une époque où les villes industrielles
allemandes étaient couramment bombardées et pulvérisées, y compris Francfort elle-même.
Au
procès de Nuremberg, 24 directeurs de l'IG Farben et d’autres industriels ont
été inculpés de génocide, d'esclavage, et d'autres crimes contre l'humanité. Nombre
de ces malfaiteurs sans scrupules ont plus tard joué un rôle clef dans le rétablissement
de plusieurs compagnies de l’IG Farben en tant qu’énormes acteurs de l'industrie
pharmaceutique et chimique, non seulement en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe
et aux États-Unis. Et plusieurs de ces anciens Nazis serait au centre de l'élaboration
de l’association commerciale pan-européenne devenue aujourd’hui l’Union Européenne.
Le
Dr Fritz ter Meer, directeur de l’IG Farben, qui était directement impliqué dans
la mise au point du gaz neurotoxique Zyklon-B, qui a tué des millions de Juifs,
fut condamné à sept ans de prison, mais était libéré après quatre ans grâce à
l'intervention de Rockefeller et John J. McCloy, alors Haut Commissaire des États-Unis
en Allemagne. Fritz ter Meer, un non repenti coupable de génocide et de crimes
contre l'humanité, revint travailler chez Bayer, où il assuma la fonction de président
pendant plus de 10 ans, jusqu'à 1961.
Ce
même ter Meer, un criminel de guerre nazi reconnu coupable, devint l'un des initiateurs
de la Commission du Codex Alimentarius en 1962, un groupe nourri par l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation
et la Nourriture (FAO), et la récente Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Le
Codex Alimentarius, soi-disant créé pour protéger la santé du consommateur et
garantir les pratiques loyales dans le commerce alimentaire, est en réalité extrêmement
hostile au monde des vitamine, compléments alimentaires, et alimentation naturelle,
et semble déterminé à le détruire. Le Codex est contrôlée par la grande industrie
pharmaceutique, dont la seule raison d'être est de favoriser la maladie pour vendre
davantage de produits pharmaceutiques.
Karl
Wurster, le président de la compagnie Degesch de l’IG Farben, qui fabriqua le
gaz neurotoxique Zyklon-B, fut inculpé en tant que criminel de guerre, mais fut
en quelque sorte acquitté. Il servit ensuite pendant 13 ans de directeur général
chez BASF, jusqu'à 1974.
Hans
Globke, coauteur des lois raciales anti-juives de Nuremberg, fut responsable de
la rédaction des nouvelles lois du Grand Reich Nazi européen dans les pays occupés.
Après la guerre, Globke devint Ministre du gouvernement du Chancelier Konrad Adenauer
et servit de 1949 à 1963. Libre de toute supervision parlementaire, il contrôlait
les services secrets. Il fut aussi directement impliqué avec le cartel du pétrole
et de la drogue dans la conspiration sur la façon de prendre le pouvoir sur les
marchés européens et les contrôler au sein de la nouvelle Communauté Économique
Européenne (CEE), ancêtre de l'actuelle Union Européenne (UE).
Walter
Hallstein fut un éminent professeur de droit nazi qui déclara en 1939 : L’une
des plus importantes lois (dans la partie occupée des pays européens) est la « loi
sur la protection du sang et de l'honneur allemand. » Cet avocat de loi
nazie « sang et honneur » joua un rôle dans la création de la structure
de base de l'Union Européenne et devint le premier chef de la Commission Européenne,
un organe exécutif adroitement conçu pour gouverner l'Europe en dehors de toute
ingérence de contrôle démocratique. Cette absence de démocratie est assez évidente
à Bruxelles, en particulier aujourd'hui. En 1957, le Chancelier Adenauer et Hallstein
signèrent le premier traité européen à Rome.
[Beaucoup
d’informations présentées ici sur l’IG Farben viennent du Dr Matthias Rath, un
militant infatigable pour la liberté de santé et fléau de la grande industrie
pharmaceutique. Le Dr Rath, dans le cadre de la Freedom of Information Act,
a réussi à obtenir du Tribunal des Crimes de Guerre des dizaines de milliers de
documents de l’IG Farben gardés secrets pendant six décennies, et il les a affiché
sur son site Internet. Voir www.profit-sur-life.org
et www4.dr-rath-foundation.org.
Ces sites sont incroyables. Vous y passeriez des heures ! Regardez les articles
sur le Codex Alimentarius, l'industrie pharmaceutique, et la série de lettres
ouvertes du Dr Rath au New York Times.]
La
domination de l'industrie pharmaceutique sur la pratique médicale actuelle et
son influence insidieuse sur la législation gouvernementale, sont l’héritage direct
de l’IG Farben et des criminels de guerre nazis, qui dirigèrent le cartel initial.
Les
crimes sont toujours commis aujourd'hui à une échelle tellement grande que des
millions de gens en sont morts depuis la Deuxième Guerre Mondiale et des millions
d'autres sont empoisonnés chaque jour par ces monstres. Il est impossible dans
ce court article de détailler entièrement l’horrible criminalité des grandes industries
pharmaceutique, alimentaire, biotechnique, et de leurs sbires politiques, mais
les paragraphes qui suivent donnent quelques aperçus sur la mort et le chaos qu'ils
provoquent.
Selon
un récent rapport rédigé par les docteurs Gary Null, Carolyn Dean, et d’autres,
quelques 780.000 Étasuniens sont tués par leur médecin ou par le système de santé
chaque année. 106.000 meurent des doses de médicaments prescrites correctement
et ordonnées comme il se doit, et plus de deux millions sont hospitalisés à cause
des effets secondaires des ordonnances de médicaments homologués par la FDA.
|