Appel
01 :
"Ceci est un appel. C’est-à-dire qu’il s’adresse
à ceux qui l’entendent. Nous ne prendrons pas la peine de démontrer, d’argumenter,
de convaincre. Nous irons à l’évidence. L’évidence n’est pas d’abord affaire de
logique, de raisonnement. Elle est du côté du sensible, du côté des mondes. Chaque
monde a ses évidences. L’évidence est ce qui se partage ou partage. Après quoi
toute communication redevient possible, qui n’est plus postulée, qui est à bâtir.
Et cela, ce réseau d’évidences qui nous constituent, ON nous a si bien appris
à en douter, à le fuir, à le taire, à le garder pour nous. ON nous l’a si bien
appris que tous les mots nous manquent quand nous voulons crier.
Quant
à l’ordre sous lequel nous vivons, chacun sait à quoi s’en tenir : l’empire crève
les yeux. Qu’un régime social à l’agonie n’ait plus d’autre justification à son
aribitraire que son absurde détermination - sa détermination sénile - à simplement
durer ; Que la police, mondiale ou nationale, ait reçu toute latitude de régler
leur compte à ceux qui ne filent pas droit ; Que la civilisation, blessée en son
coeur, ne rencontre plus nulle part, dans la guerre permanente où elle s’est lancée,
que ses propres limites ; Que cette fuite en avant, déjà centenaire presque, ne
produise plus qu’une série sans cesse plus rapprochée de désastres ; Que la masse
des humains s’accomode à coups de mensonge, de cynisme, d’abrutissement ou de
cachetons à cet ordre des choses. Nul ne peut prétendre l’ignorer. Et le sport
qui consiste à décrire sans fin, avec une complaisance variable, le désastre présent,
n’est qu’une autre façon de dire : "C’est ainsi" ; la palme de l’infamie revenant
aux journalistes, à tous ceux qui font mine de redécouvrir chaque matin les saloperies
qu’ils avaient constatées la veille.
Mais ce qui frappe, pour l’heure,
ce ne sont pas les arrogances de l’empire, c’est plutôt la faiblesse de la contre-attaque.
Comme une colossale paralysie. Une paralysie de masse, qui dit tantôt qu’il n’y
a rien à faire, quand elle parle encore, tantôt qui concède, poussée à bout, qu’"il
y a tant à faire" - ce qui n’est pas différent. Puis, en marge de cette paralysie,
le "il faut bien faire quelque chose, n’importe quoi" des activistes.
Seattle, Prague, Gênes, la lutte contre les OGM ou le mouvement des chômeurs,
nous avons pris notre part, nous avons pris notre parti dans les luttes des dernières
années ; et certes pas du côté d’Attac ou des Tute Bianche.
Le folklore
protestataire a cessé de nous distraire. Dans la dernière décennie, nous avons
vu le marxisme-léninisme reprendre son monologue ennuyeux dans des bouches encore
lycéennes. Nous avons vu l’anarchisme le plus pur nier aussi ce qu’il ne comprend
pas. Nous avons vu l’économisme le plus plat - celui des amis du Monde diplomatique
- devenir la nouvelle religion populaire. Et le négrisme s’imposer comme unique
alternative à la déroute intellectuelle de la gauche mondiale. Partout, le militantisme
s’est remis à édifier ses constructions branlantes, ses réseaux dépressifs, jusqu’à
l’épuisement. Il n’a pas fallu trois ans aux flics, syndicats et autres bureaucraties
informelles pour avoir raison du bref "mouvement anti-mondialisation". Pour le
quadriller. Le diviser en "terrains de lutte", aussi rentables que stériles.
À l’heure qu’il est, de Davos à Porto Alegre, du Medef à la CNT, le capitalisme
et l’anticapitalisme décrivent le même horizon absent. La même perspective tronquée
de gérer le désastre. Ce qui s’oppose à la désolation dominante n’est en définitive
qu’une autre désolation, moins bien achalandée. Partout c’est la même bête idée
du bonheur. Les mêmes jeux de pouvoir tétanisés. La même désarmante superficialité.
Le même analphabétisme émotionnel. Le même désert.
Nous disons que cette
époque est un désert, et que ce désert s’approfondit sans cesse. Cela, par exemple,
n’est pas de la poésie, c’est une évidence. Une évidence qui en contient beaucoup
d’autres. Notamment la rupture avec tout ce qui proteste, tout ce qui dénonce
et glose sur le désastre. Qui dénonce s’exempte. Tout se passe comme si les gauchistes
accumulaient les raisons de se révolter de la même façon que le manager accumule
les moyens de dominer. De la même façon c’est-à-dire avec la même jouissance.
Le désert est le progressif dépeuplement du monde. L’habitude que nous avons prise
de vivre comme si nous n’étions pas au monde. Le désert est dans la prolétarisation
continue, massive, programmée des populations comme il est dans la banlieue californienne,
là où la détresse consiste justement dans le fait que nul ne semble plus l’éprouver.
Que le désert de l’époque ne soit pas perçu, cela vérifie encore le désert.
Certains ont essayé de nommer le désert. De désigner ce qu’il y a à combattre
non comme l’action d’un agent étranger mais comme un ensemble de rapports. Ils
ont parlé de spectacle, de biopouvoir, d’empire. Mais cela aussi s’est ajouté
à la confusion en vigueur. Le spectacle n’est pas une abréviation commode de système
mass-médiatique. Il réside aussi bien dans la cruauté avec laquelle tout nous
renvoie sans cesse à notre image. Le biosystème n’est pas un synonyme de Sécu,
d’Etat providence ou d’industrie pharmaceutique, mais se loge plaisamment dans
le souci que nous prenons de notre joli corps, dans une certaine étrangeté physique
à soi comme aux autres. L’empire n’est pas une sorte d’entité supra-terrestre,
une conspiration planétaire de gouvernements, de réseaux financiers, de technocrates
et de multinationales. L’empire est partout où rien ne se passe. Partout où ça
fonctionne. La où règne la situation normale. C’est à force de voir l’ennemi comme
un sujet qui nous fait face - au lieu de l’éprouver comme un rapport qui nous
tient - que l’on s’enferme dans la lutte contre l’enfermement. Que l’on reproduit
sous prétexte d’"alternative" le pire des rapports dominants. Que l’on se met
à vendre la lutte contre la marchandise. Que naissent les autorités de la lutte
anti-autoritaire, le féminisme à grosses couilles et les ratonnades antifascistes.
Nous sommes, à tout moment, partie prenante d’une situation. En son sein,
il n’y a pas des sujets et des objets, moi et les autres, mes aspirations et la
réalité, mais l’ensemble des relations, l’ensemble des flux qui la traversent.
Il y a un contexte général - le capitalisme, la civilisation, l’empire, comme
on voudra -, un contexte général qui non seulement entend contrôler chaque situation
mais, pire encore, cherche à faire qu’il n’y ait le plus souvent pas de situation.
ON a aménagé les rues et les logements, le langage et les affects, et puis le
tempo mondial qui entraîne tout cela, à ce seul effet. Partout ON fait en sorte
que les mondes glissent les uns sur les autres ou s’ignorent. La "situation normale"
est cette absence de situation. S’organiser veut dire : partir de la situation,
et non la récuser. Prendre parti en son sein. Y tisser les solidarités nécessaires,
matérielles, affectives, politiques. C’est ce que fait n’importe quelle grève
dans n’importe quel bureau, n’importe quelle usine. C’est ce que fait n’importe
quelle bande. N’importe quel maquis. N’importe quel parti révolutionnaire ou contre-révolutionnaire.
S’organiser veut dire : faire consister la situation. La rendre réelle, tangible.
La réalité n’est pas capitaliste.
La position prise au sein d’une situation
détermine le besoin de s’allier et pour cela d’établir certaines lignes de communication,
des circulations plus larges. A leur tour, ces nouvelles liaisons reconfigurent
la situation. La situation qui nous est faite, nous l’appellerons "guerre civile
mondiale". Où rien n’est plus en mesure de borner l’affrontement des forces en
présence. Pas même le droit, qui entre plutôt en jeu comme une autre forme de
l’affrontement généralisé. Le NOUS qui s’exprime ici n’est pas un NOUS délimitable,
isolé, le NOUS d’un groupe. C’est le NOUS d’une position. Cette position s’affirme
dans l’époque comme une double sécession : sécession avec le processus de valorisation
capitaliste d’une part, sécession, esnuite, avec tout ce qu’une simple opposition
à l’empire, fût-elle extraparlementaire, impose de stérilité ; sécession, donc,
avec la gauche. Où "sécession" indique moins le refus pratique de communiquer
qu’une disposition à des formes de communication si intenses qu’elles arrachent
à l’ennemi, là où elles s’établissent, la plus grande" partie de ses forces. Pour
faire bref, nous dirons qu’une telle position emprunte aux Black Panthers pour
la force d’irruption, à l’autonomie allemande pour les cantines collectives, aux
néo-luddites anglais pour les maisons dans les arbres et l’art du sabotage, aux
féministes radicales pour le choix des mots, aux autonomes italiens pour les autoréductions
de masse et au mouvement du 2 juin pour la joie armée.
Il
n’y a plus d’amitié, pour nous, que politique".
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Appel 02 :
"Ici, on expérimente des armes inédites pour disperser les
foules, des sortes de grenades à fragmentation mais en bois. Là - en Oregon -
on propose de punir de vingt-cinq ans de prison tout manifestant qui bloque le
trafic automobile. L’armée israélienne est en passe de devenir le consultant le
plus en vue pour la pacification urbaine ; les experts du monde entier courent
s’y émerveiller des dernières trouvailles, si redoutables et si subtiles, en fait
d’élimination des subversifs. L’art de blesser - en blesser un pour en apeurer
cent - y atteint paraît-il des sommets. Et puis il y a le "terrorisme", bien sûr.
Soit "toute infraction commise intentionnellement par un individu ou un groupe
contre un ou plusieurs pays, leurs institutions ou leurs populations, et visant
à les menacer et à porter gravement atteinte ou à détruire les structures politiques,
économiques ou sociales d’un pays". C’est la Commission européenne qui parle.
Aux États-Unis, il y a plus de prisonniers que de paysans.
À mesure qu’il
est réagencé et progressivement repris, l’espace public se couvre de caméras.
Ce n’est pas seulement que toute surveillance semble désormais possible, c’est
surtout qu’elle semble admissible. Toutes sortes de listes de "suspects" circulent
d’administration en administration, dont on devine à peine les usages probables.
Les escouades de toutes les milices, parmi lesquelles la police fait figure de
garant archaïque, prennent partout position en remplacement des commères et des
flâneurs, figures d’un autre âge. Un ancien chef de la CIA, une de ces personnes
qui, du côté adverse, s’organisent plutôt qu’elles ne s’indignent, écrit dans
Le Monde : "Plus qu’une guerre contre le terrorisme, l’enjeu est d’étendre la
démocratie aux parties du monde (arabe et musulman) qui menacent la civilisation
libérale, à la construction et à la défense de laquelle nous avons oeuvré tout
au long du XXè siècle, lors de la première, puis de la deuxième guerre mondiale,
suivies de la guerre froide - ou troisième guerre mondiale."
Dans tout
cela, rien qui nous choque, rien qui nous prenne de court ou qui altère radicalement
notre sentiment de la vie. Nous sommes nés dans la catastrophe et nous avons établi
avec elle une étrange et paisible relation d’habitude. Une intimité presque. De
mémoire d’homme, l’actualité n’a jamais été que celle de la guerre civile mondiale.
Nous avons été élevés comme des survivants, comme des machines à survivre. ON
nous a formés à l’idée que la vie consistait à marcher, à marcher jusqu’à s’effondrer
au milieu d’autres corps qui marchent identiquement, trébuchent puis s’effondrent
à leur tour, dans l’indifférence. À la limite, la seule nouveauté de l’époque
présente est que rien de tout cela ne puisse plus être caché, qu’en un sens tout
le monde le sache. De là les derniers raidissements, si visibles, du système :
ses ressorts sont à nu, il ne servirait à rien de vouloir les escamoter.
Beaucoup s’étonnent qu’aucune fraction de la gauche ou de l’extrême gauche, qu’aucune
des forces politiques connues ne soit capable de s’opposer à ce cours des choses.
"On est pourtant en démocratie, non ?" Et ils peuvent s’étonner longtemps : rien
de ce qui s’exprime dans le cadre de la politique classique ne pourra jamais borner
l’avancée du désert, car la politique fait partie du désert. Quand nous disons
cela, ce n’est pas pour prôner quelque politique extra-parlementaire comme antidote
à la démocratie libérale. Le fameux manifeste "Nous sommes la gauche", signé il
y a quelques années par tout ce que la France compte de collectifs citoyens et
de "mouvements sociaux", énonce assez la logique qui, depuis trente ans, anime
la politique extra-parlementaire : nous ne voulons pas prendre le pouvoir, renverser
l’État, etc. ; donc, nous voulons être reconnus par lui comme interlocuteurs.
Partout où règne la conception classique de la politique règne la même
impuissance face au désastre. Que cette impuissance soit modulée en une large
distribution d’identités finalement conciliables n’y change rien. L’anarchiste
de la FA, le communiste de conseils, le trotskiste d’Attac et le député de l’UMP
partent d’une même amputation. Propagent le même désert. La politique, pour eux,
est ce qui se joue se dit, se fait, se décide entre les hommes. L’assemblée, qui
les rassemble tous, qui rassemble tous les humains abstraction faite de leurs
mondes respectifs, forme la circonstance politique idéale. L’économie, la sphère
de l’économie, en découle logiquement : comme nécessaire et impossible gestion
de tout ce que l’on a laissé à la porte de l’assemblée, de tout ce que l’on a
constitué, ce faisant, comme non-politique et qui devient par la suite : famille,
entreprise, vie privée, loisirs, passions, culture, etc. C’est ainsi que la définition
classique de la politique répand le désert : en abstrayant les humains de leur
monde, en les détachant du réseau des choses, d’habitudes, de paroles, de fétiches,
d’affects, de lieux, de solidarités qui font leur monde. Leur monde sensible.
Et qui leur donne leur consistance propre.
La politique classique, c’est
la mise en scène glorieuse des corps sans monde. Mais l’assemblée théâtrale des
individualités politiques masque mal le désert qu’elle est. Il n’y a pas de société
humaine séparée du reste des êtres. Il y a une pluralité de mondes. De mondes
qui sont d’autant plus réels qu’ils sont partagés. Et qui coexistent. La politique,
en vérité, est plutôt le jeu entre les différents mondes, l’alliance entre ceux
qui sont compatibles et l’affrontement entre les irréconciliables.
Aussi
bien, nous disons que le fait politique central des trente dernières années est
passé inaperçu. Parce qu’il s’est déroulé dans une couche du réel si profonde
qu’elle ne peut être dite "politique" sans amener une révolution dans la notion
même de politique. Parce qu’en fin de compte cette couche du réel est aussi bien
celle où s’élabore le partage entre ce qui est tenu pour le réel et le reste.
Ce fait central, c’est le triomphe du libéralisme existentiel. Le fait que l’on
admette désormais comme naturel un rapport au monde fondé sur l’idée que chacun
a sa vie. Que celle-ci consiste en une série de choix, bons ou mauvais. Que chacun
se définit par un ensemble de qualités, de propriétés, qui font de lui, par leur
pondération variable, un être unique et irremplaçable. Que le contrat résume adéquatement
l’engagement des êtres les uns envers les autres, et le respect, toute vertu.
Que le langage n’est qu’un moyen de s’entendre. Que chacun est un moi-je parmi
les autres moi-je. Que le monde est en réalité composé, d’un côté, de choses à
gérer et de l’autre, d’un océan de moi-je. Qui ont d’ailleurs eux-mêmes une fâcheuse
tendance à se changer en choses, à force de se laisser gérer. Bien entendu, le
cynisme n’est qu’un des traits possibles de l’infini tableau clinique du libéralisme
existentiel : la dépression, l’apathie, la déficience immunitaire - tout système
immunitaire est d’emblée collectif -, la mauvaise foi, le harcèlement judiciaire,
l’insatisfaction chronique, les attachements déniés, l’isolement, les illusions
citoyennes ou la perte de toute générosité en font aussi partie.
À la
fin, le libéralisme existentiel a si bien su propager son désert que c’est désormais
dans ses termes mêmes que les gauchistes les plus sincères énoncent leurs utopies.
"Nous reconstruirons une société égalitaire à laquelle chacun apporte sa contribution
et dont chacun retire les satisfactions qu’il en attend. (…) En ce qui concerne
les envies individuelles, il pourrait être égalitaire que chacun consomme à mesure
des efforts qu’il est prêt à fournir. Là encore il faudra redéfinir le mode d’évaluation
de l’effort fourni par chacun", écrivent les organisateurs du Village alternatif,
anticapitaliste et antiguerre contre le G8 d’Evian dans un texte intitulé Quand
on aura aboli le capitalisme et le salariat ! Car c’est là une clef du triomphe
de l’empire : parvenir à tenir dans l’ombre, à entourer de silence le terrain
même où il manoeuvre, le plan sur lequel il livre la bataille décisive : celui
du façonnage du sensible, du profilage des sensibilités. De la sorte, il paralyse
préventivement toute défense dans le moment où il opère, et ruine jusqu’à l’idée
d’une contre-offensive. La victoire est remportée chaque fois que le militant,
au terme d’une dure journée de "travail politique", s’affale devant un film d’action.
Lorsqu’ils nous voient nous retirer des pénibles rituels de la politique
classique - l’assemblée générale, la réunion, la négociation, la contestation,
la revendication -, lorsqu’ils nous entendent parler de monde sensible, plutôt
que de travail, de papiers, de retraite ou de liberté de circulation, les militants
nous regardent d’un oeil apitoyé. "Les pauvres, semblent-ils dire, ils sont en
train de se résigner au minoritarisme, ils s’enferment dans leur ghetto, ils renoncent
à l’élargissement. Ils ne seront jamais un mouvement." Mais nous croyons exactement
le contraire : ce sont eux qui se résignent au minoritarisme en parlant leur langage
de fausse objectivité, dont le poids n’est que celui de la répétition et de la
rhétorique. Personne n’est dupe du mépris vboilé avec lequel ils parlent des soucis
"des gens", et qui leur permet d’aller du chômeur au sans-papiers, du gréviste
à la prostituée sans jamais se mettre en jeu - car ce mépris est une évidence
sensible. Leur volonté de "s’élargir" n’est qu’une façon de fuir ceux qui sont
déjà là, et avec qui, par-dessus tout, ils redouteraient de vivre. Et finalement,
ce sont eux, qui répugnent à admettre la signification politique de la sensibilité,
qui doivent attendre de la sensiblerie leurs pitoyables effets d’entraînement.
À tout prendre, nous préférons partir de noyaux denses et réduits que d’un réseau
vaste et lâche. Nous avons suffisamment connu cette lâcheté".
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