17 janvier 2011

Chine et U.S :
une longue histoire d’amour Auteur : Alain - Source :
Reflets de Chine





Est-il obli­ga­toire de connaître un mini­mum de l’histoire du pays où l’on vit ? Certains diront que non en mettant cet élément histo­rique sur les étagères d’un passé que rien ne peut chan­ger alors que d’autres mettront en avant ce passage obligé pour comprendre le présent et l’avenir d’un pays. Que ce soit pour mon pays d’origine ou celui qui m’accueille actuel­le­ment, cette histoire a, quoi que l’on veuille, une grande place dans le quoti­dien, et en Chine sans doute plus qu’ailleurs.

Parmi ces faits histo­riques, la période de guerre civile est prépon­dé­rante, celle-ci ayant opposé le camp natio­na­liste, à l’époque au pouvoir, aux commu­nistes menés par Mao. Lors de ce conflit, il est habi­tuel de penser que chacun des deux prota­go­nistes était aidé et défendu par la super­puis­sance la plus proche de son idéo­lo­gie. Dans les faits, les choses sont quelque peu diffé­rentes en étant bien moins tran­chées que ne le voudraient les pensées politiques.

Si l’URSS a joué un rôle visant avant tout à privi­lé­gier ses propres inté­rêts du moment en faisant de Staline un allié du camp commu­niste plus qu’instable, les U.S semblent avoir voulu avant tout privi­lé­gier la stabi­lité poli­tique de ce pays, même si là aussi les inté­rêts étaient avant tout natio­naux. Un person­nage tel que Georges Marshall a pour l’occasion joué un rôle primor­dial dans ce conflit en tentant de réunir autour d’une même table les diri­geants des deux partis. Il faut savoir qu’à cette époque, Mao dispo­sait d’une image de marque flat­teuse auprès des Améri­cains, son combat rappe­lant sans doute celui que le peuple U.S avait mené aupa­ra­vant pour unifier son propre pays. Il n’était pas ques­tion à cette époque de faire la chasse aux commu­nistes comme ce sera plus tard le cas sous la houlette de Mc Carthy. Georges Marshall, qui fut l’instigateur du plan finan­cier d’aide à l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, va donc mettre tout son talent au service de la mission qui lui a été confiée et qui est de mettre fin à cette inter­mi­nable guerre civile, gage d’instabilité dans la région.

Si le camp natio­na­liste va être géné­reu­se­ment armé et financé par les Améri­cains qui voient là l’occasion de se débar­ras­ser d’un surplus encom­brant de maté­riel, c’est avant tout pour empê­cher une victoire de Staline qui voit en la Chine un terri­toire pouvant être asso­cié de près ou de loin à son hégé­mo­nie. À force d’actions discu­tables et d’entêtement, Chan Kaï Chek de son côté va finir par s’aliéner les bonnes dispo­si­tions U.S à son égard, ceux-ci allant jusqu’à priver ses troupes des muni­tions utili­sées dans des armes pour­tant livrées par son allié.




Aussi para­doxal que cela puisse paraître, c’est grâce à cette réduc­tion des livrai­sons de muni­tions que les troupes de Mao vont pouvoir prendre le dessus, les diri­geants améri­cains se disant sans doute que le futur chef chinois serait recon­nais­sant de cette aide pour le moins surprenante.

De son côté le gouver­ne­ment de Staline pour­suit sa poli­tique visant à préser­ver ses seuls inté­rêts, et le diri­geant sovié­tique ira jusqu’à deman­der le soutien de la Nouvelle Chine commu­niste lors du conflit coréen, cela en échange d’une aide en vue de débar­quer à Taiwan. Les avions et autres bateaux de guerre seront maintes fois promis par Staline, mais lorsque celui-ci donne enfin son accord défi­ni­tif, l’armée U.S s’est instal­lée en force dans le détroit de Formose et anni­hile ainsi les velléi­tés de Mao à récu­pé­rer l’île deve­nue le siège du gouver­ne­ment en exil du leader nationaliste.

Si Mao désigne plus tard l’Amérique comme étant l’ennemi à combattre, c’est avec eux qu’il signera de nombreux accords de coopé­ra­tion tant écono­miques que mili­taires et finira de plus par se fâcher avec son allié idéo­lo­gique. Si les Améri­cains ont de tout temps tenu à privi­lé­gier les contacts avec la Chine commu­niste ou non, c’est bien entendu pour empê­cher la créa­tion d’un bloc sino-soviétique qui aurait bien avant l’heure pris le dessus sur les U.S et leurs alliés. Aujourd’hui, ce spectre d’une alliance a en partie disparu avec l’implosion du bloc de l’Est, mais il subsiste des alliances fortes entre la Russie et une Chine en pleine expan­sion. L’empire du Milieu, en prenant la place de l’ancien bloc sovié­tique en termes de présence inter­na­tio­nale, repré­sente aujourd’hui la prin­ci­pale menace pour les Améri­cains et leurs alliés, les Chinois ayant déve­loppé une stra­té­gie basée en prio­rité sur l’économie. Plutôt qu’un affron­te­ment mili­taire impo­pu­laire et trop visible, la Chine devient ce dont Staline avait rêvé, mais qu’il a été inca­pable de réali­ser, c’est-à-dire un centre incon­tour­nable de déci­sions. La victoire de Mao en 1950 va donc bien plus loin que le fait d’avoir pris le pouvoir dans son pays en se révé­lant être le début d’une conquête mondiale dont les U.S sont les prin­ci­paux alliés, non pas par idéo­lo­gie, mais par obligation.

*
*
Auteur : Alain - Source : Reflets de Chine






En fait, le communisme chinois a été promu par les Américains pour installer dans le camp soviétique un sac de plomb qui les empêcherait de trop décoller... et qui opérerait ensuite par la division, puis, finalement : la déstabilisation... qu'un peu d'Afghanistan et de talibans poivrés... et un chouilla de Tchernolbyl... achèveraient...

Il faut être un sacré SERPENT pour inventer ça.

Serpent, en américain, ça se dit Coatl et Coatl veut aussi dire DRAGON !!!

On peut maintenant se demander si l'URSS n'a pas été suscitée par les Américains ou leur oligarchie pour obliger tous les peuples dits "libres" et soucieux d'indépendance... à se ranger sagement dans le capitalisme qui s'avère aujourd'hui un gigantesque dragon dévorant... Donc... : une façon de nouvelle conversion qui n'est pas tellement différente de celle qu'on pratiquait dans les colonies avec un révolver sur la tempe : "Tu deviens chrétien ou tu meurs ! T'as le choix !"

Sachant tout cela, comment peut-on encore oser s'imaginer que la politique pourrait être une porte de sortie de notre Enfer, de notre planète "PRISON" ???