Éviter
les illusions : Le grand échiquier
La réalité sur
la Crise d'aujourd'hui

Sott, Simon Davies, 23 février 2003
Bien que cela puisse semble tout
à fait évident, je vais quand même dire que nous avons souvent tendance à oublier
qu’une communication intelligible est essentielle à la compréhension mutuelle.
Sans compréhension commune de ce que nous nous disons les uns aux autres, nous
nous retrouvons à la dérive au Babel-land. Le risque pour nous tous de l’absence
de compréhension commune ne pourrait être surestimé.
Au milieu du déluge
de renflouages, de paquets de sauvetage et de stimulus, il n'y a aucune communication
claire concernant exactement pourquoi sont prises ces mesures et comment elles
entendent améliorer la vie des gens ordinaires. Il est évident que c’est délibéré.
Si nous, les gens normaux de la planète, avions une compréhension commune de ce
qui se passe réellement, nous déciderions que nous n’approuvons pas, nous conviendrions
précisément du pourquoi nous n’approuvons pas et nous nous accorderions probablement
sur ce que nous souhaiterions voir se produire à la place. Ceux qui contrôlent
notre monde savent cela, aussi font-ils en sorte qu'aucune entendement commun
ne perce ; ils ont besoin de la confusion. En fait, ils créent la confusion.
Ils le font parce que, si suffisamment de gens parvenaient vraiment à saisir ce
qui se passe réellement sur cette planète, une masse critique pourrait être atteinte,
et nous déciderions collectivement de ne plus tolérer la manière d’être du monde
et, plus important encore, nous pourrions avoir une direction commune pour sortir
de la pagaille.
Afin d’assurer que nous ne puissions développer cette
direction commune, les contrôleurs, ou les Managers, comme les appelait Douglas
Reed, veillent sans cesse à ce que nous soyons en état de confusion. La condition
préalable à la réalisation de cette confusion, c'est que nous soyons maintenus
en état de peur mutuelle constante, grâce auquel nous considérons les « autres
» comme une menace, tant pour nous que pour nos biens, notre statut social, position
au travail, place dans notre communauté, situation économique et même pour
notre survie. Nos sociétés ont été organisées de telle manière que les
riches craignent les pauvres, la classe moyenne a peur des travailleurs syndiqués,
les races et les croyances religieuses se craignent l’une l’autre, et ainsi de
suite quasiment à l’infini. Nous rivalisons plutôt que coopérons et nous redoutons
et haïssons plutôt qu'aimons et compatissons. Toutes nos religions, tous nos
partis politiques, toutes nos croyances ont été manigancés de manière à nous maintenir
en état de peur. Chaque société reflète dans la peur de son peuple les inégalités
et l'injustice de sa structure sociale et le programme politique et social du
gratin régnant.
Pour la plupart des gens dans les pays soi-disant « libres
» du monde occidental, la peur est en général envers l’un l’autre, et envers l’étranger,
qu'il soit immigrant ou « terroriste, » mais cette situation a changé, car nous
avons de plus en plus conscience de l’effrayant pouvoir de l’État quand il manifeste
sa brutalité contre nos manifestations, quand il rogne peu à peu nos « libertés
» et engage nos nations dans des guerres et des exactions criminelles et immorales.
Afin d'accumuler de plus grands pouvoirs pour lui-même, l'État manipule la peur
des gens, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », « guerre à la
drogue », d'immigration et d'insécurité économique. La superposition de la peur
est un barrage constant à l'information contradictoire, la fausse information
et la désinformation étant échafaudées de manière à ce qu'aucune image nette de
la réalité ne puisse être perçue. En un mot, l'État utilise la technique du Transmarginal
Inhibition [sorte de programmation pavlovienne, ndt] pour rendre la majorité des
gens passifs, apathiques, dociles et confus.
Les gens en état de confusion
perpétuelle sont impuissants et incapables d'action collective cohérente. La tactique
a toujours été de diviser pour régner.
Il se déroule une lutte qui décidera
de l'avenir de cette planète et de sa population. Contre les gens normaux se déploie
un système morbide, dominé par des psychopathes de toutes races, croyances et
couleurs. Ces psychopathes n’ont pas un objectif bien compréhensible pour les
gens normaux ; leur but est le pouvoir, le pouvoir pour eux-mêmes. Ils ne poursuivent
aucun objectif stratégique politique ou économique, il n'existe aucune terre précise
qu'ils convoitent, ni degré de richesse qu’ils ambitionnent, car il n'y a pas
suffisamment de terres, ni assez de richesses pour les satisfaire. Il n'existe
pas non plus de limite à la souffrance qu’ils infligeront pour avoir l’air de
se réjouir des bains de sang, des actes de torture et de la misère. Ils cherchent
le contrôle absolu, aucun marché ni pourparler ne peut les satisfaire, il n'y
a aucun traité qui puisse mettre fin à leur progression avide, ni principe qui
puisse les limiter.
Chaque institution de notre monde, nos gouvernements,
entreprises et religions, reflètent l’aliénation du psychopathe. Nous avons
grandi et élevé nos enfants dans un monde dominé par cette morbidité et ces êtres.
Pourtant, le psychopathe a une faiblesse fondamentale. Comme tout prédateur
rodant dans la nature, dont le manger dépend de leur camouflage, ils ont une peur
immense d’être découverts. C'est cette peur innée d’être exposé qui domine une
grande partie de ce qu'ils font et explique l’état d'immense peur et de confusion
dans lequel ils nous maintiennent. La peur et la confusion du monde sont un stratagème
délibéré des psychopathes pour éviter d’être découverts.
Nous ne pouvons
lutter avec des armes de guerre contre les psychopathes et le système malsain
qu'ils ont créé, car ils contrôlent la plus grande des machines de guerre que
le monde ait jamais vu ; nous ne pouvons réussir par aucun autre moyen qu’une
simple et toute-puissante révolution, une révolution de vérité. Pour que la vérité
révèle le mensonge et que le psychopathe dépérisse à la lumière
de la vérité.
Comme Saint Paul l’a admirablement déclaré, la vérité
nous rendra en plus libres. Elle nous libérera de la peur et de la confusion,
car la vérité n'est pas politique, religieuse ou autre, elle se dresse sur elle-même.
Mais trouver la vérité n'est pas tâche aisée, car elle demeure cachée derrière
des voiles et des voiles. Notre tâche est donc d’ôter sans pitié chaque voile
; sans pitié surtout pour nous-mêmes et la vague chaleur des mensonges religieux
et philosophiques que nous avons utilisé comme de la laine sur nos yeux.
Nous découvrirons sur le monde et sur nous-mêmes des horreurs qui interpelleront
tout ce que nous prenions pour acquis, mais, si nous n'avons pas le cran de faire
face à ces horreurs, à ces vérités sur nous-mêmes et notre monde, nous perdrons,
et le monde sombrera dans des ténèbres d’où il ne pourra plus jamais se redresser.
Les psychopathes dominent le monde depuis des millénaires, mais aujourd'hui ils
ont le pouvoir de détruire ce monde sans la capacité de comprendre ce que cela
signifie réellement. Comme Andrew M. Lobaczewski l’a présenté dans Ponérologie
politique, « Les microbes ne savent pas qu'ils seront brûlés vifs ou enterrés
profondément dans le sol avec le corps humain qu’ils font mourir. »
Lorsque
nous éliminons les mensonges, le système qui nous retient captifs ne ressemble
plus au monde dans lequel nous pensions vivre. Toute limite et caractéristique
du monde en lesquelles notre conditionnement nous faisait croire sont des illusions
artificielles, créées tout simplement comme cadre de contrôle. Pour ceux qui mènent
véritablement le monde, il n'y a pas de frontières ; pour eux il n'y a ni État
nation, ni loi, ni moralité ; il n’y a que le pouvoir.
L'argent et l'économie ne sont que des outils d’obtention du pouvoir, de sorte
que tout ce que nous observons dans le domaine économique et de l'argent découle
tout simplement de l’accumulation perpétuelle de pouvoir. Pourtant, nous devons
comprendre que le système, la Matrice, n'est pas quelque chose que nous découvrirons
soudain un jour et que nous serons capables de désigner en disant : « voyez, elle
est là, » car elle nous entoure ; tout ce que nous voyons est au mieux un simple
reflet de ce qui se passe à des niveaux que nous ne pouvons pénétrer.
Dans cet esprit, revenons à la question de la confusion. Il nous semble que l'immense
confusion entourant la crise économique est un élément clef pour percevoir la
Matrice. Il nous semble que ceux qui mènent le monde, les Managers, comptent sur
cette confusion pour faire en sorte que nous prenions une voie particulière qui
est à leur avantage. Nous pensons que la voie qu’ils nous font descendre est proche
d’une débâcle économique totale entraînant le naufrage de l'ordre social existant
et l'imposition d’une dictature militaire ouverte. C’est la conséquence finale
évidente de ce qu'ils font et c’est donc leur intention.
C'est précisément
le scénario envisagé en novembre 2008 dans une monographie de l'Institut des Études
Stratégiques intitulée « Known Unknowns : Unconventional 'Strategic Shocks' in
Defense Strategy Development, » (Inconnus notoires : ‘Chocs stratégiques’ non
conventionnels dans le développement de la stratégie de défense) dans laquelle
il est indiqué :
|
| La
violence civile répandue à l’intérieur des États-Unis pourrait en dernier recours
forcer l’ordre établi à réorienter les priorités pour défendre l’ordre national
élémentaire et la sécurité humaine. L’usage délibéré d’armes de destruction de
masse ou tout autre moyen catastrophique, effondrement économique imprévu, détérioration
du fonctionnement politique et de l'ordre légal, résistance interne déterminée
ou insurrection, urgence sanitaire généralisée dans le public, et catastrophe
naturelle et désastre humain sont autant de pistes pour un choc perturbateur dans
le pays.
C'est aussi la raison pour laquelle
la police métropolitaine du Royaume-Uni a entamé une guerre de propagande contre
la population au moment où ils ont rendu compte au journal The Guardian :
Le commissaire de police Hartshorn David, qui dirige la branche de l'ordre public
de la police métropolitaine, a dit au Guardian que des individus de la classe
moyenne, qui n’auraient jamais envisagé de participer à des manifestations, pourraient
désormais chercher à évacuer leur colère dans des protestations cette année.
Il a dit que les banques, en particulier celles qui continuent encore à payer
de grosses primes malgré qu’elles aient reçu des milliards de l’argent du contribuable,
sont devenues des « cibles persistantes. » Il en va de même pour le siège social
des compagnies multinationales et des autres institutions financières de la City,
qui sont responsables de la crise financière.
Hartshorn, qui organise
régulièrement des réunions d'information sur les causes possibles des troubles
civils, a déclaré que l'état d'esprit dans certaines manifestations a récemment
changé, avec des activistes qui ont de plus en plus « l'intention de descendre
dans la rue pour créer des troubles contre l'ordre public. »
L'alerte arrive à la suite de violentes manifestations contre le traitement de
l'économie en Europe. Au cours des dernières semaines, les agriculteurs grecs
ont bloqué les routes à cause de l’échec à relever les prix agricoles ; un million
de travailleurs ont pris part à des manifestations en France pour demander une
plus grande protection de l'emploi et des salaires ; et les manifestants se sont
affrontés à la police de Reykjavik en Islande.
Au Royaume-Uni, le mois
dernier, des centaines de travailleurs de la raffinerie pétrolière ont lancé une
grève sauvage contre le recours aux travailleurs étrangers.
Des rapports
du renseignement indiquent que « des activistes connus » sont aussi de retour
dans les rues, et les policiers affirment qu'ils vont fomenter des troubles. «
Ces gens pourraient bien motiver les gens, mais ils n'ont pas la capacité de mettre
réellement à exécution les manifestations, » a déclaré Hartshorn. « Manifestement,
le ralentissement économique, le chômage, les saisies, changent cela. Soudain,
il existe pour les gens la possibilité d’une manifestation de masse. »
Il est évident qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, ceux qui contrôlent l'armée,
la police et le renseignement sont à la recherche d’un conflit généralisé. Ils
sont tout simplement en train de préparer les esprits à la violence qu'ils ont
eux-mêmes projeté de déchaîner sur nous. Cette violence sera utilisée pour justifier
la dictature, la répression civile, les arrestations massives et l'incarcération
sans procès.
Dans son From Smoke to Smother (De la fumée à en étouffer)
(1948), Douglas Reed prévoyait exactement ce scénario quand il écrivait sur la
Dictature Mondiale qu’il voyait monter sous le couvert de l'Organisation des Nations
Unies, introduite grâce aux « pouvoirs d'urgence », à la « direction du travail
» et au « rationnement du pain. »
Nous avons désormais les « pouvoirs
d'urgence » en place : le Patriot Act, la loi relative aux commissions militaires,
etc aux Etats-Unis, les lois relatives au terrorisme au Royaume-Uni (pour n'en
nommer que quelques-unes). Bientôt nous aurons la « direction du travail, » car,
l'économie tombant en ruines, pour les compagnies mondiales, travailler pour l'État
ou grâce à l'État deviendra une nécessité face à la famine. En temps voulu, avec
la débâcle du commerce mondial et de la structure sociale, il y aura sans aucun
doute quelque sorte de « rationnement du pain. » Que ce soit un véritable rationnement
ou plutôt un simple moyen de privation contre ceux qui ne s'inclinent pas devant
le pouvoir de l'empire étasunien et israélien.
Pourtant, nous voyons
à présent que l'Organisation des Nations Unies pourrait avoir toujours été une
couverture. Depuis 50 ans, les fondamentalistes chrétiens et les théoriciens
de la conspiration des États-Unis et d’ailleurs, déclament avec véhémence sur
le Nouvel Ordre Mondial de l'ONU tout en décrivant les États-Unis en bastion des
libertés et seule puissance qui puisse s'opposer à l'ONU et au monde. Cela a rendu
les gens très imaginatifs incapables de voir où se trouve le véritable danger.
Même Douglas Reed considérait l'ONU comme l’organisme supranational qui
imposerait la première Dictature Mondiale. Et à quel point s’est-on trompé quand
on voit l'invasion de l'Irak fondée entièrement sur des armes imaginaires, les
brimades envers l'Iran parce que ce pays est sur le chemin de l'hégémonie des
États-Unis et d’Israël, pendant que le génocide éhonté perpétré par Israël est
passé inaperçu et pratiquement pas abordé par les Nations Unies impuissantes ?
De la même manière, nous serons confrontés à un ou plusieurs organismes
supranationaux établis, comme l'Organisation des Nations Unies l’a été, au prétexte
du « plus jamais ça. » Cette fois, le « plus jamais ça » est d'ordre économique,
mais il deviendra militaire à la suite de l'agitation sociale et de la violence
étatique. Les mêmes mensonges seront débités pour justifier ces institutions,
comme dans les années 40, et, encore une fois, il y aura cachés derrière ces repoussoirs
ce qui dirige véritablement le monde : les États-Unis et Israël.
Les
Managers ont conçu cette crise, dans sa forme, sa portée et son ampleur, de manière
à ce que nos gouvernements ne puissent rien faire en dehors des limites qui leur
sont imposées, même s’ils voient et comprennent dans quel piège nous sommes tous.
La crise bancaire a été manigancée habilement grâce à la transformation
de la banque en casino mu par la cupidité à haut risque, permise par la fourberie
de la disparition de toute réglementation, et au surplus de la masse monétaire.
Le système bancaire est d’une nature telle qu'il aboutit inévitablement à l’endettement
poussé par la bulle du prix des actifs, qui extirpe des millions aux prisonnier
de la dette et fait perdre des milliards aux esclaves. Année après année, les
fusions bancaires ont abouti à un petit nombre de banques qui en viennent à dominer
le monde, avec pour conséquence inévitable le fait que l'existence même du système
entier repose désormais sur leurs épaules.
Pourtant, on a délibérément
permis à ces banques d’être dirigées de façon désinvolte et immorale, avec très
peu de supervision adéquate. De même, le monde est devenu dominé par un petit
nombre de compagnies mondiales qui contrôlent l'accès à l'énergie, à l'alimentation,
et aux autres choses essentielles et non essentielles de la vie. Nos systèmes
politiques sont devenus otages de l'intérêt de ces empires bancaires et corporatistes.
Nos gouvernements sont tellement dominés par eux que l’administration étasunienne
a été qualifiée de « gouvernement Sachs » en référence au nombre de postes ministériels
occupés par des gens de Goldman Sachs.
Les gouvernements de nos nations
ne sont désormais plus que de simples marionnettes des banques et des compagnies
qui dominent le monde, elles-mêmes marionnettes des Managers cachés qui imposent
leur autorité grâce à la puissance militaire et l’État policier.
C’était
tout le piège, conçu pour aboutir exactement à cette situation sans échappatoire
évidente. Nos dirigeants politiques, nos fonctionnaires, nos banquiers et dirigeants
d'entreprises, sont tous le produit d'un système qui leur a fourni un cadre de
réalité fallacieux, limité et manigancé de telle sorte que le psychopathe monte
au sommet et que le non-psychopathe devienne si désespérément contaminé qu'il
pourrait aussi bien être psychopathe. Leurs croyances sur le monde sont tellement
aliénées qu'ils se permettent de piller et détruire des populations et des nations
entières, et se justifieront de la répression et de la destruction de leur propre
peuple. On nous dit pourtant que nous devons nous en remettre à ces gens pour
nous sortir de la chienlit qu'ils ont créé.
La grande majorité de ces
gens n’ont pas créé sciemment ce gâchis, ils ont tout simplement participé à sa
création parce que c'est leur manière d’être, c’est le reflet de leur nature,
ils ne peuvent être autrement et ne pouvait rien faire d'autre.
Mais
derrière eux se trouvent ceux qui sont très conscients des actions qu'ils prennent
et qui ont un agenda clair et précis. La manière de travailler de ces Managers
est simple, ils comprennent la nature des psychopathes, puisque c'est la leur,
et les faiblesses des gens normaux, et ils jouent avec eux. Ils élaborent des
environnements dans lesquels prospéreront les psychopathes et où deviendront dominants
les points faibles des gens comme la cupidité et l'avarice. Le système capitaliste
du marché libre est exactement ce genre de cadre, un milieu facile à truquer par
les Managers pour créer tous les effets qu’ils souhaitent.
Le dénouement
qu’ils ont voulu se cristallise dans l'effondrement du système, exactement comme
nous le voyons ; l'inévitable bataille frénétique de leurs larbins pour les «
solutions, » qui font elles-mêmes partie du plan, avec l’organisation simultanée
du pillage des trésors nationaux dans le monde entier, de manière à arracher le
maximum de richesses, augmente la dette de manière exponentielle et crée des
personnages détestés dans les banques et chez les banquiers pour que les masses
dirigent leur colère contre eux.
Chaque pièce de l'échiquier a sa raison
d’être. Les dirigeants politiques sont choisis pour leur caractère, que ce soit
Obama, pour son charisme apparent, au contraire de Bush, Brown, pour son air maussade,
ou Sarkozy, pour son arrogance sans borne. Les banques ont été organisées de manière
à faire faillite, pour ensuite solliciter l'argent public au dégoût et à la colère
inévitable des masses. Les machines de guerre ont été endurcies au combat, le
personnel militaire et policier conditionné à la mentalité « guerre à la terreur,
un terroriste demeure dans chaque individu, » les gens ont suscité la peur et
la confusion. La masse des gens a été réduite à une foule ignorante et confuse,
aisément dirigée, manipulée dans la violence ou la soumission, exactement comme
le souhaitent les Managers. À aucun moment les Managers ne peuvent être identifiés,
car ils ne sont jamais sur l'échiquier.
Pour beaucoup, l'idée que notre
monde est un échiquier géant est indigeste. Ceux-là retombent dans les illusions
de la Matrice, recherchant toujours une explication plus confortable, plus rassurante.
Comme le disait Douglas Reed, « Les hommes sont prompts à trembler devant les
dangers imaginaires et lents à voir les vrais. »
Nous sommes entraînés
vers l'apocalypse économique, l’effondrement de la société et la dictature totalitaire
; c’est aussi simple que ça. Refuser la réalité rend victime, l’affronter construit
l’avenir des gens.
Original : www.sott.net/articles/show/177021-Cutting-through-the-illusion-The-Grand-Chessboard
Traduction libre de Pétrus Lombard
Vendredi 27 Février 2009 |
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