Le
CRIF, le ministère de l’Intérieur et notre Président de la République
Alors que le Président de la république s'est rendu en personne à la réunion du
CRIF, association qui promeut le racisme et l'inégalité entre les être humains,
le ministère de l'Intérieur nous apprend qu'il établit ses statistiques avec le
concours du CRIF : elles sont donc fausses et ne peuvent avoir aucun crédit; elles
sont donc des outils de propagande sioniste parce qu'elles confondent anti-sionisme
et racisme anti-Juif. Donc, à la poubelle les statistiques truquées !
J’apprends aujourd’hui, dans une dépêche de Reuters reprise par lemonde.fr (02.03.09
à 17h51) que le ministère de l’Intérieur travaille avec le CRIF pour établir des
statistiques mensuelles des actes de l’antisémitisme. Je suis athée. Je suis
un démocrate convaincu. Je suis contre toute forme de racisme et de ségrégation,
y compris et entre autre contre le racisme anti-Juif ; il n’y a pas un racisme
meilleur que l’autre ni plus supportable que l’autre : Préambule de la Constitution
française : Le peuple français proclame solennellement
son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale
tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée
par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis
dans la Charte de l'environnement de 2004. Article premier de la déclaration
des droits de l’homme de 1789 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux
en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité
commune. Article 2 de la déclaration universelle des droits de l’homme : Tous
les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués
de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit
de fraternité.
En d’autres termes, les droits de l’homme sont
à la fois français et universels ou ils ne sont pas. Or le CRIF dans la définition
de ses objectifs telle qu’elle figure sur son site Internet, place en deuxième
position « l'affirmation de sa solidarité envers Israël ». Et, comme tout
le monde le sait, l’État d’Israël est fondé sur un concept de citoyenneté à étages
ou à degrés qui différencie les personnes par l’appartenance raciale et/ou
religieuse.
La collaboration de votre ministère, de l’Exécutif français
avec le CRIF est donc contraire aux valeurs françaises républicaines : -
Ou bien on considère que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en
dignité et en droits » - Ou bien on considère que cela ne s’applique pas à
certains humains, aux Palestiniens, nés en Palestine et descendants depuis plusieurs
siècles de parents palestiniens.
Et vous, Madame la ministre
de l’Intérieur où vous situez-vous ? Plus près de la République Française ou plus
près du CRIF ?
D’une façon générale, y aurait-il un milieu acceptable
où à la fois on peut être pour l’égalité universelle de tous les êtres humains
et aussi pour la gradation des droits naturels des humains sur la base de la race
et/ou de la religion ?
Votre ministère a dans un passé récent initié
les procédures qui ont abouti à la déchéance de la nationalité française d’un
citoyen de culte musulman de Lyon au motif qu’il avait considéré que selon lui,
le Coran ne conçoit pas d’égalité entre les femmes et les hommes.
Par
analogie, quand pensez-vous déclarer illégale l’existence du CRIF qui admet l’inégalité
des être humains, au moins ceux sous administration israélienne ? Quand envisagez-vous
de déchoir de la nationalité française les Français qui soutiennent l’inégalité
de statut entre les Arabes et les Juifs en terre de Palestine ? Je parle des
responsables du CRIF ?
Ou bien voulez-vous vendre en contrebande
à la population française une idéologie basée sur l’inégalité des Français,
à l’image de ce qui se fait en Israël dont vous soutenez le suppôt officiel en
France, le CRIF ?
Le discours sur la démocratie et sur l’égalité des
êtres humains sont-ils des attrape-nigauds qui maquillent les vieux démons
de la France : l’esclavagisme, le colonialisme, l’impérialisme, habillés d’oripeaux
plus récents ?
Sinon comment interpréter la collaboration entre votre
ministère et cette organisation raciste pour établir des statistiques sociologiques
?
- Par la nécessaire rigueur scientifique des calculs
? - Par l’objectivité des participants ? - Pour truquer les chiffres entre
complices consensuels ?
Je ne crois pas. J’ai fait des
études scientifiques poussées en statistiques : maths-sup, premier cycle de l’Institut
Polytechnique de Kiev, École Pratique des Hautes Études en psychologie expérimentale.
Je considère la méthode utilisée par le ministère de l’Intérieur comme inadéquate
et partisane. Et j’aurais des propositions et des suggestions
:
Comment différencier l’anti-sionisme légitime des Français imbus
des valeurs françaises républicaines les plus élevées des actes vraiment racistes
?
On peut être contre le Juif Enrico Macias parce qu’il fut un raciste
de l’OAS en Algérie, parce qu’il est un raciste en France où il manifestait en
faveur de l’État d’Israël au moment où ce pays se faisait condamner par l’assemblée
Générale de l’Onu pour crimes de guerre.
Oui, on a le droit et le devoir
d’être contre certains Juifs. Pas parce qu’ils sont Juifs, mais pour ce qu’ils
font et disent. Par exemple Monsieur Kouchner a eu des manquements déontologiques
dans l’exercice de sa fonction et il a été stigmatisé par l’écrivain Pierre Péan.
Mais Monsieur Kouchner a commis la bassesse de se défendre en attaquant l’écrivain
d’anti-sémitisme : c’est bas. À suivre ce raisonnement, une personne d’origine
juive peut commettre tous les écarts, on ne peut plus ni la critiquer ni la faire
juger ni la condamner : on retrouve la citoyenneté à étages avec certains Français
plus français que d’autres.
Ma première suggestion est donc d’associer
équitablement toutes les composantes sociologiques de la Nation française au travail
du ministère de l’Intérieur pur différencier les légitimes actes contre le sionisme
des actes purement anti-Juifs : il faut faire appel à des associations issues
de tous les cultes et de toutes les origines, réellement représentatives (pas
des fantoches fabriquées, puis choisies par le ministère de l’Intérieur). Pourquoi
seulement le CRIF ? Pourquoi ne pas travailler ces statistiques avec aussi des
associations juives anti-sionistes ? Pourquoi pas des associations chrétiennes
? pourquoi pas des association musulmanes ?
Un aréopage de telles associations
serait plus objectif que le seul CRIF militant raciste pour distinguer les manifestations
de l’anti-sionisme de l’antisémitisme véritable. Poussé par son idéologie sioniste,
le CRIF identifie systématiquement le sionisme avec la judaïté. Or cela est totalement
faux. En agissant ainsi, il se comporte, toutes choses égales par ailleurs, comme
les fascistes Italiens qui se présentaient comme les uniques et définitifs représentants
de la latinité ou comme les Nazis allemands qui se trouvaient être les seuls représentants
éternels de la germanité. Le sionisme est une idéologie marquée par son époque
révolue, par les courants politiques du siècle dernier imbu de colonialisme. Si
le sionisme représentait la judaïté, la majorité des Juifs du monde entier se
seraient installés en Israël ; or on y trouve une minorité très minoritaire de
Juifs : en pratique, le bluff sioniste ne marche pas et les sioniste du CRIF se
limitent à engager des Juifs Français démoralisés pour une raison ou une autre
à aller refaire leur vie ailleurs en commettant des crimes de guerres comme ceux
condamnés par l’ONU.
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Ma deuxième suggestion est que ce centre de mesure du racisme anti-Juif se consacre
avec la même rigueur à la mesure du racisme anti-noir, anti-musulman, anti-Arabe,
ant-Asiatique. On sait bien que le vrai racisme en France et le plus répandu
et le plus efficient économiquement, culturellement et politiquement, c’est le
racisme anti-Arabes et anti-Musulmans. Justement parce que ces deux formes de
racisme se trouvent à la confluence de la nécessité de défendre Israël et de la
nécessité de faire survivre les anciennes idéologies prédatrices que l’on croirait
d’un temps historique français révolu.
Si le gouvernement est sincère
dans sa volonté de faire disparaître la ségrégation et le racisme, il ne ferait
pas de distinction entre le racisme acceptable et le racisme inacceptable. Il
mettrait le paquet « tous azimuts ». Je suggère que les mêmes récepteurs d’actes
racistes, les mêmes critères de définition soient retenus pour toutes les formes
de racisme dans tous les secteurs de la société où ces phénomènes risquent d’apparaître.
C’est là une précision relative à ma deuxième suggestion.
La
troisième suggestion intéresse tout le gouvernement.
Ce soir
2 mars, le Président de la République s’est rendu au dîner du CRIF et cela donne
un poids particulier à cette lettre ouverte :
Monsieur Sarkozy, alors
qu’il était candidat pour la magistrature suprême avait annoncé publiquement son
ascendance partiellement juive. Il a aussi expliqué qu’il était partiellement
un nouveau Français. Cela ouvrait la voie à quelques questions.
Allait-il
agir pour une plus grande égalité réelle d’autres Français nouveaux, plus ancien
que lui : les Sénégalais sous administration française avant la ville de Lille
et la Corse, les Algériens avant les Savoyards, les Marocains, les Tunisiens avant
Nice ? Ou bien allait-il se consacrer à récupérer les électeurs du Front National
et à les garder ?
Autre question politique obligatoire : Monsieur
le Président de la République française se positionnait-il comme un pro-sioniste
ou comme un anti-sioniste attaché aux valeurs républicaines universelles d’égalité
de tous les êtres humains ? Et s’il se déclarait comme un « ami d’Israël », c’est-à-dire
un ami de la nationalité à degrés ou à étages, comment allait-il gérer l’existence
normale en France de Français attachés aux valeurs républicaines et anti-sionistes
?
Selon la Constitution française, le candidat à la présidence de la
République est le candidat d’un parti ou d’une alliance de partis qui font campagne
pour lui. Mais une fois élu, il devient le président de tous les Français. Mais
si l’on considère une partie des Français comme moins Français que d’autres, peut-on
encore parler de « Président de la France » ? De « Président de tous les Français
» ? À moins de nous expliquer autrement que par des déclarations péremptoires
comment les valeurs de la France républicaines et les valeurs racistes fondatrices
d’Israël peuvent être amies.
Pour le Président de la France, il ne doit
plus y avoir ni de « Français-gaulois » ni de Français Juifs, ni de Français d’Outre-mer,
ni de Français Noirs africains, ni de Français Arabes, ni de Français Asiatiques.
La France est un État né sur la base d’une population qui lors d’un époque de
prédation internationale s’est ouverte au monde, elle est devenue un empire, puis
elle est devenue un État basé sur des concepts : « est Français quiconque a la
nationalité française » avait dit Monsieur Chevènement, alors ministre de l’Intérieur
et c’était tellement juste !
Donc jouer avec le soutien au sionisme et
la chasse exagérée aux terroristes islamiques intégristes peut mener à des dérives
très graves : récemment, après une tentative de voyage à Gaza, j’ai été convoqué
pour une audition par votre service anti-terroristes islamiques intégristes ;
or je suis notoirement athée ! Alors si le ridicule pouvait tuer… votre DST se
serait volatilisée !
Ou bien envisage-t-on de me déchoir de ma nationalité
française pour cause de trop grand attachement aux valeurs républicaines françaises,
moi dont les ancêtres sont sous administration française bien avant ceux de mon
Président de la République ?
Madame la ministre de l’Intérieur, la situation
des calendriers politiques US et Français font que Bush, le consommateur averti
de bretzels qui donnent le vertige alcoolique est parti alors que nos futures
élections présidentielles ne viendront qu’en 2012. Si Bush était encore là, il
aurait pu adopter votre nouveau concept sioniste de « terroriste islamiste intégriste
athée ». Mis là, je vous conseille plutôt de tourner la page et de penser à suggérer
à votre gouvernement d’appliquer sérieusement les véritables valeurs françaises...
– et c’est là ma dernière suggestion :
La
richesse d’un pays ce n’est ni ses minerais, ni son capital financier, ce sont
les hommes qui le composent, leur santé, leur niveau d’instruction, leur participation
à la vie publique. Or la France est riche de plus de 60 millions de personnes
et parmi elles beaucoup ont une santé insatisfaisante, un logement insalubre,
et un niveau d’instruction insuffisant. Dans le même temps nous avons parmi les
meilleurs ingénieurs du monde, nous avons beaucoup de richesses mais qui sont
dans les mains privées où elles ne servent pas toujours l’intérêt général. Alors
faisons se rencontrer les deux : les forces du travail et de création et les élites
dirigeantes ; investissons dans nos quartiers populaires pour en faire des zones
d’innovations et de croissance. Et que votre gouvernement laisse enfin tomber
les phobies anti-terroristes déplacées, inventées pour stigmatiser une partie
du peuple français aux yeux de l’autre, c’est-à-dire pour diviser le peuple français
et l’affaiblir dans la concurrence internationale.
La lutte à outrance
contre le terrorisme fictif, fantasmé est devenue ringarde. Mais surtout, n’allons
pas faire de la prédation chez les autres pour fabriquer nous-mêmes nos futurs
terroristes. Respectons la volonté des peuples, le peuple palestinien ou égyptien
en premier et cessons de soutenir des dictateurs ou des fantoches contre leurs
peuples. Pensons à nous enrichir par notre travail et non pas par des rapines
militaires internationales.
Madame la Ministre, je suis conscient que
les propos que je tiens sortent de la norme habituelle ; j’ai décidé de faire
comme notre Président de la République et de vous dire clairement ce que tout
le monde pense. C’est une vertu républicaine, nourrie de valeurs républicaines
authentiques.
Voilà pour quelle raison, l’information relative à la collaboration
de l’État et du CRIF me choque en tant que Français ; l’ancien Secrétaire Général
de l’ONU, ancien secrétaire général de la francophonie, très grand ami de la France,
l’ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement modéré de Moubarak,
le Chrétien, Monsieur Boutros Boutros Ghali a écrit dans son livre « quand viendra
la nouvelle lune », alors qu’il résidait en France en 2002 :
«
La France n’a pas rompu avec son passé colonial : ses nouveaux territoires ont
pour nom les « banlieues chaudes » ou les « quartiers sensibles » des grandes
villes françaises. Les cinq millions de Musulmans de France sont des citoyens
de seconde zone. Et le phénomène Le Pen s’alimente de cette crise ethnique. Le
vrai problème n’est pas tant d’éliminer l’extrême droite que d’en finir avec une
politique de l’autruche, qui se pare de grands principes républicains d’égalité
et de fraternité. Pas un seul député musulman à l’assemblée. Pas un seul préfet
musulman. Et sur les quelques trente six mille maires que compte la France, je
serais curieux de savoir combien sont musulmans. Dans la mesure où les statistiques
n’intègrent pas les différences de race et de religion, il est difficile de connaître
le pourcentage de chômage parmi les musulmans. Mais il est à parier qu’il est
élevé. »
Est-il nécessaire d’ajouter à ce tableau la proportion
de Musulmans et d’Africains non musulmans dans les prisons ?
Tout est
dit : la ségrégation institutionnelle, ses effets économiques et politiques. Et
c’est la prorogation de cela que veut le CRIF pour garder une plus grande influence
en faveur d’Israël : il veut la décadence de la France au profit d’Israël.
Il est urgent de se démarquer de ces positions anti-françaises, au service de
l’étranger. Et cette urgence concerne en premier lieu notre Président de la
République, son gouvernement et votre ministère de l’Intérieur et malheureusement
notre appareil judiciaire aussi.
Lundi 02 Mars 2009
abdellah.ouahhabi@online.fr
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