Nucléaire :
La France
nest pas prête den sortir
Alors
que lassociation "Sortir du nucléaire" demandait il y a
quelques semaines lannulation du projet EPR, mené en Finlande, en
Grande-Bretagne et en France par le groupe Areva, suite à la mise en cause
par les autorités de sûreté nucléaire britannique du
niveau de sureté des systèmes de contrôle-commande du réacteur,
mercredi cest Henri Proglio, futur patron dEDF qui annonçait
ses souhaits de voir EDF redevenir leader de la filière nucléaire
française.
Les
déclarations dHenri Proglio nont pas vraiment plus à
Christine Lagarde, la ministre de léconomie :
"Japprouve
la détermination à vouloir renforcer la position française
dans le domaine nucléaire. En revanche, je crois quil y a un groupe
qui sappelle Areva. Il faut que chacun soccupe de ses dossiers.".
Le
futur patron dEDF voulait en effet une ouverture du capital dAreva,
afin que lentreprise "retrouve son rôle de sous-traitant important".
Si
lon analyse la réaction de Christine Lagarde, il ne sagit donc
pas dun problème écologique mais de concurrence, pourtant,
nombreux sont ceux qui aimeraient voir la disparition du nucléaire et qui
se battent pour y arriver.
Mais limiter les risques daccidents et les
déchets radioactifs (qui ne peuvent être éliminés,
il faut le rappeler) nest pas vraiment une priorité pour le gouvernement
:
"Cest très bien quHenri Proglio ait envie de consolider
cette filière nucléaire, parce que cest un de nos atouts déterminants
qui nous assure au passage une grande indépendance énergétique",
a ajouté Christine Lagarde, apparemment fière de vivre dans le pays
le plus nucléarisé au monde.
Mais
bizarrement, lindépendance énergétique nest pas
un souci pour des pays comme lItalie, lAllemagne ou la Belgique qui
ont pourtant décidés de sortir du nucléaire.
Les profits
au détriment de lécologie, telle est la devise du lobby nucléaire
Français dont font parties EDF, Areva, et bien sur lÉtat...
CAC
69
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betanonyme