La crise : les riches coutent trop cher



LA FRANCE RÉVÉE DE SARKOZY :
UNE DROITE ENCORE PLUS À-DROITE



mercredi 4 février 2009


par lera luis


A qui rapportent les reformes ? Ils ont beau arborer les substantifs de « Républicains / démocratiques » les gouvernements acquis au libéralisme dépense une énergie sans compter pour faire main basse sur nos acquis, privatisant à tour de bras tout ce qui génère du profit. La « substantifique moelle » du capitalisme financier.

Comme on s’y attendait déjà, la manne libérale de ce gouvernement n’est pas et ne sera jamais au rendez-vous de la citoyenneté républicaine. Les élections ont servi de mystification de la promesse. Le consensus « populiste » de la classe libérale avec Sarkozy c’est avant tout un chèque en blanc pour permettre à cet apprenti sorcier de jouer les prolongations, dans la grande entreprise de démolition sociale.

La démocratie nous file entre les doigts. Que nous reste-t-il de la République ? Trois slogans sur les frontons de nos hôtels de villes : Liberté, Egalité, Fraternité, trois préceptes orphelins de réalité et de sens, il y a aussi la « Marseillaise » flamboyante dans son archaïsme traditionnel, et le drapeau tricolore bien compromis dans nos guerres coloniales, ce sont là les derniers oripeaux des illusions qui continuent a doper l’opinion. Les travailleurs, les chômeurs ,et les précaires contrairement aux patrons qui usurpent l’économie et le pouvoir politique , sont les héritiers de la révolution, des droits de l’Homme et de la république sociale, nous aspirons tous à sortir de ce monde de damnés. Et voilà qu’aujourd’hui s’installe la crainte de perdre ce que nous n’avons déjà plus, qu’adviendra-t-il de nous si nous « acceptons » toujours un peu plus de contrôle , de notre naissance à notre mort. Toujours plus de mutuelles et d’assurances jusqu’à gâcher les plaisirs de nos sens , de nos goûts et nos couleurs, des bruits et des odeurs, de l’ivresse de la paresse, de la sieste.



Une république où le bien commun primerait sur l’intérêt particulier.



Ce que nous savons déjà, mais peut être oublié c’est d’unir nos convictions d’appartenance a un milieu social à une classe , à son sens critique, son l’histoire, ses cultures et à ses traditions de lutte. Arrêtons et abolissons ce cirque de réformes qui transforme nos acquis en pur perte pour nous et pour eux en pur profit. Une autre France un autre monde est possible à condition d’étendre le « tous ensemble » des solidarités constructives, dans une configuration qui rassemblerait toutes les forces qui se positionneraient sur une politique de gauche à aspiration philosophique anti -raciste, révolutionnaire, humaniste, écologiste, libertaires, communistes, socialistes anti-libéraux pour une société sociale à credo égalitaire où toutes les minorités culturelles, sexuelles, ethniques, politiques les personnes qui en ont mare de s’en laisser compter d’avantage, mare de dire amen à tout, essayerai de faire contrairement à d’habitude et pour une fois le choix prioritaire de l’ urgence d’une société où les riches ne coûteront plus le prix de nos galéres.



luis lera







LE GRAND COMMIS ,
SES COMMANDITAIRES,
CEUX QUI LES CAUTIONNENT...



Par Michel Peyret samedi 7 février 2009, par Comité Valmy



Après la dernière prestation du « Chef de l’Etat », j’aurais intitulé le tract d’une organisation communiste : "Le grand commis" .

Le grand commis du capitalisme , le grand commis des capitalistes bien sûr !

Ce n’est pourtant pas le premier grand commis de ce genre .

ILS SONT TOUTE UNE LIGNEE

Ils sont toute une lignée à avoir animé des gouvernements de toutes tendances , de droite , de gauche , ou de cohabitation qui se sont succédés pour gérer le capitalisme .

Ils sont toute une lignée à avoir disposé de l’appareil d’Etat et des pouvoirs qu’il leur donne pour imposer , dans tous les sens du terme , c’est-à-dire à la fois par l’idéologie et par la contrainte , des politiques tendant à assurer aux sociétés capitalistes les meilleures conditions possibles pour exploiter , dominer, aliéner les différentes couches de salariés , ceux qui ne peuvent plus l’être , c’est-à-dire les chômeurs , ou tous ceux appartenant aux 8 millions de français qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté tant ils sont "pompés" sous différentes formes par les entreprises appartenant aux capitalistes ou par celles d’Etat qui n’en font pas moins pour leur être utiles sinon indispensables au même titre que les autres ...

Une longue lignée donc de ces Présidents et gouvernements dont chacun a perpétué et aggravé les conditions de vie et de travail alors que dans le même temps les progrès de la productivité auraient dû au contraire permettre que l’accroissement des richesses produites qui en résulte satisfasse mieux les besoins et aspirations à une vie meilleure de la très grande majorité des salariés et de ceux qui devraient l’être .

Une longue lignée de ces présidents et gouvernements qui , tour à tour , ont apporté leur contribution à l’apparition , à l’affirmation , puis à l’explosion de la crise de ce système de "pompage" organisé par les mêmes , les puissants maîtres des entreprises publiques ou privées , au détriment des mêmes , leurs salariés du secteur public ou du secteur privé ...

Et , manifestement , le dernier en date de cette lignée veut aller encore plus loin au service des mêmes sans davantage entendre la voix , les cris de la pauvreté et de la misère insupportables , de la paupérisation véritable de toutes les couches de salariés , sans voir les manifestations de colère et de révolte qui en résultent , la jeunesse au premier rang , alors que la crise du système s’approfondit , lourde de ses menaces dont on commence à percevoir quel peut être leur contenu destructif .

IL NE SUFFIT PLUS DE SE DIRE ANTICAPITALISTE

A l’évidence , il ne suffit plus de se dire "anticapitaliste" alors que les générations qui se succèdent et considèrent le capitalisme comme négatif ne peuvent ou ne veulent jamais y mettre un terme...consacrant en fait une intégration approfondie dans ce système qui les dévore !

En fait , il faudra bien , et le plus tôt sera le mieux , cesser de se dire "anticapitaliste" !

En fait , cela voudra dire que l’on aura pris les résolutions nécessaires pour en finir avec le capitalisme et ses crises mortifères !

En fait , cela signifiera l’engagement du processus conduisant à une autre société .

En fait , il n’y a pas de secret , il n’y a pas d’échappatoire , pour y parvenir .





LA QUESTION DES QUESTIONS



En fait , la question des questions est celle du pouvoir , celle de savoir qui détient le pouvoir effectif .

De longtemps , ceux qui ont le pouvoir , ceux qui décident ne sont pas les« grands commis »qui se succèdent , cette lignée de « grands commis » qui ont été placés à la tête de l’Etat .

De longtemps , au moins depuis Marx , on sait que ce sont ceux qui ont la propriété qui ont le pouvoir .

De longtemps , au moins depuis Marx , on sait que ceux qui ont le pouvoir se construisent un Etat pour conserver ce pouvoir , c’est-à-dire un ensemble d’institutions qui ont comme fins de l’établir juridiquement et constitutionnellement , et un ensemble de structures et de services , en bref tout un appareil d’Etat destiné à perpétuer leur domination sur l’ensemble de la société , sans lésiner sur les moyens pour ce faire .

De longtemps , au moins depuis Marx , on sait ce qu’il convient de faire pour sortir du capitalisme , de son système économique et de cet appareil d’Etat .



CE QUI N’A JAMAIS ETE FAIT

Mais aussi , de longtemps , au moins depuis Marx , on sait que cela n’a jamais encore été fait .

Jamais encore un peuple s’est donné la propriété et les pouvoirs qu’elle assure .

L’appropriation sociale reste en devenir .*

Jamais encore cet instrument de perpétuation de la domination de classe qu’est l’Etat n’a été « brisé » , pour reprendre là la formulation forte de Marx , et aller vers l’auto-administration de la société par elle-même .

Il convient d’avoir le courage de le dire aux travailleurs , aux salariés , qui représentent aujourd’hui 92% de la population active : pour en finir enfin avec le capital , ses crises , sa domination , ses exploitations et aliénations , il est impératif de se donner ces moyens de construire une vie nouvelle dans une société et une civilisation nouvelles , d’ouvrir le processus de mise en pratique de ces orientations .


IL N’Y A PAS DE SECRET

Il n’y a pas de secret , il convient de faire vivre les paroles de ce qui est le chant qui a rythmé les luttes des travailleurs depuis cette fin du 19eme siècle , l’Internationale :

« Il n’est pas de sauveur suprême ,

« Ni Dieu , ni César , ni Tribun ,

« Producteurs , sauvons-nous nous-mêmes ,

« Décrétons le salut commun ! »

Oui , faire vivre l’espérance est à cette condition .

Par bien des aspects , ce qui s’est passé ce 29 janvier est annonciateur .

Et d’abord dans les consciences : la crise du capitalisme a révélé la nature profondément nuisible et irrationnelle de ce système , pour beaucoup il s’agit là de révélations !

Et les discours et argumentations des grands commis du capital et des bonimenteurs politiques intégrés du système ont trouvé là leurs limites .

Des portes se sont ouvertes ...

le 7 février 2009