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Des Racines et des Actes :



Nos Ancêtres les LIGURES




Il y a à peu près -80 000 ans : les Néandertaliens ont émergé ou se sont installés dans le bassin aquitain : des fossiles ont été trouvés au Moustier (à Peyzac en Dordogne), au Régourdou (à Montignac en Dordogne, avec peut être un "culte de l'ours"), à La Chapelle aux Saints (en Lozère), à la Quina (en Charente),...

Durant le changement climatique (glaciation de Würm) arriveront de nouveaux peuplements.



l'Homme de Néandertal, du genre Sapiens, est un sage apparemment plus sage que homo sapiens-sapiens, le second sapiens semBlant éliminer le premier. L'homme de néandertal possède surtout une capacité crânienne supérieure à la nôtre. Pour ceux qui aiment les quantités, ils en déduiront ce qu'ils voudront ! Si ce n'est pas un de nos ancêtres, alors ce serait quoi ??? Il fabrique de nombreux outils (classés dans l'industrie lithique "moustérienne"), il enterre ses morts (religieusement), les pare majestueusement et sait donc s'habiller car il sait coudre, ce qui prouverait une grande agilité et une grande connaissance. Certains le pensent faussement originaire d'Afrique ou d'Asie, mais en réalité, on ne peut qu'envisager qu'il serait originaire d'Europe et serait donc le premier natif européen... car il possède l'esprit d'un peuple parfaitement à sa place depuis de très longs millénaires
C'est une population typiquement autochtone, pacifique. Elle est issue de la longue emBellie climatique entre Riss et Würm... et ne fait que devoir se recroqueviller durant Würm.



Les genres d'humains qui vinrent ensuite, après la seconde glaciation de Würm viendraient de l'est de l'Europe et certains, carrément d'Asie Orientale
Mais avant tout, après la première glaciation de Würm, on voit arriver l'homme de ComBe Capelle, le premier sapiens-sapiens, ce qui veut dire : le premier guerrier. Et lui, il venait directement d'Afrique.
Les néandertaliens étant déjà des rescapés, ce dernier n'eut pas de mal à s'installer... sans avoir à tout ravager. Ce n'était ni le moment, ni l'esprit du temps ! Les hommes avaient Besoin des humains !
Ces hommes évoluent en grands mélanges vers l'homme de Cro-Magnon, symBole de tous les hommes d'aujourd'hui.




Ce qui caractérise ces hommes nouveaux-venus est leur nomadisme forcené, ce qui amène Bien des innovations comme l'usage de tentes, d'arcs... etc. et fait de l'ouest de la France, un ancien Ouest des Amériques... avec des hommes exactement comme les "indiens" pouvaient l'être, notamment dans l'esprit des Shoshones.
Entre -12000 et -9000 ans, le réchauffement climatique indique la fin de la période glaciaire : le niveau des mers monte de 100 m (soit 3 cm/an !) pour atteindre les côtes actuelles (c'est peut-être l'époque d'un Déluge), les steppes sont remplacées par des forêts, les gros animaux comme les mammouths ou les rennes, inaptes à la vie en forêt, migrent vers le nord pour laisser place aux cerfs, chevreuils, sangliers et lièvres. L'Homme s'adapte et avec son arc il devient un chasseur redoutable (techniquement, son niveau d'évolution est équivalent à celui qui sera trouvé chez les Amérindiens). Domestication probable de loups. Consommation croissante de plantes et de fruits qui réapparaissent. Le recul des glaciers permet d'émigrer vers le nord. Population humaine estimée pour l'ensemble de la France : 50 000 h (soit 10 à 20 000 pour le bassin aquitain).


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On passa ensuite aux Aziliens et aux Sauveterriens... avec lesquels on commence à se sédentariser de nouveau. C'est ce que l'on appelle le mésolithique.


6000 ou -5000 ans : c'est ce qu'il est convenu d'appeler la révolution Néolithique ("la nouvelle pierre" = la pierre "polie") :

Cette "révolution" est fort mal nommée, car si elle est liée avec l'apparition de la pierre "polie" (qui permet de couper le bois), elle est en fait une révolution AGRICOLE, liée à la sédentarité qui revient et ramène l'esprit néandertalien :





Sous l'influence de groupes humains originaires du Proche-Orient, qui possèdent moutons et chèvres, et qu'on connait par le cabotage sur le Danube, la Méditerranée et l'Atlantique, les hommes se mettent aussi à garder puis à élever des animaux (chèvre et mouton ?), et (en même temps?) à entretenir et semer des plantes (les plus vieilles céréales, -4000 ans, ont été trouvées à Roucadour près de Thémines dans le Lot. L'orge d'abord, le froment ou blé tendre, originaire du Croissant Fertile, arrivera ultérieurement).
Cela génère l'art de la poterie (pour conserver les aliments et les graines, et pour les cuire) de type cardiale (de "coque", coquillage de l'Atlantique), des enclos en bois (fabriqués à l'aide de haches en pierres... polies), l'édification des premiers villages sédentaires (les maisons de bois ont laissées peu de vestiges), le tissage, et un essor démographique.
(La population de la France est estimée à 500 000 personnes (soit 100 à 200 000 pour l'Aquitaine).
Un décuplement en 2000 ans ne fait néanmoins qu'une progression de 0,1% par an).
A partir de vestiges reconnus (silex, poteries, tombes), on a pu différencier plusieurs groupes culturels : Cardiaux, Chasséens, Matigniens, Arténaciens, Campaniforts... etc. Tous ces noms pouvant faire croire à des tiroirs parfaitement hermétiques ne sont que l'esprit du démantèlement que tout anatomiste fait avec son scalpel quand il dissèque un corps à la découverte de ce qui l'haBite. En fait ce n'est qu'un seul corps ! Le dommage, pour nous, est qu'il est un corps mort, aujourd'hui...







Mais peut-être pas tant que ça si on sait regarder où se retrouve toujours son esprit... Et c'est ce que nous allons tenter en décrivant les Ligures comme nos Ancêtres :





Diodore de Sicile disait, au sujet des Ligures :

Les Ligures habitent une terre sauvage et peu fertile et mènent une vie dure et malheureuse. Leur territoire étant boisé, les uns coupent du bois toute la journée avec de lourdes haches ; les autres, occupés aux travaux agricoles, doivent continuellement casser les cailloux à cause du terrain rocheux et ils n'arrivent pas à extraire une motte sans trouver des pierres. Tout en étant affligés par ces adversités, ils arrivent à vaincre la nature grâce à leur travail tenace et, au prix de tant d'efforts, ils réussissent à en retirer quelques fruits, aussi modestes soient-ils. Le travail continuel et le peu de nourriture rendent leurs corps maigres et nerveux. Les femmes partagent le travail des hommes.






La nuit, ils dorment sous les étoiles, rarement dans des cabanes, souvent sous des rochers proéminents ou dans des grottes naturelles qui leur offrent un abri. De cette façon, ils mènent une vie archaïque et primitive.






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En bref,
en ces lieux, les femmes ont la force et le courage des hommes et les hommes la force et le courage des fauves. Pour cette raison, ils aiment à rappeler qu'en temps de guerre, souvent le plus grand des Gaulois était abattu par le plus petit des Ligures.



Ce que Diodore ne dit pas, c'est que ces hommes et femmes vivaient ces conditions parce que d'autres leur avaient pris leurs terres et eux, s'étaient refoulés dans les endroits que les autres ne voulaient pas, c'est-à-dire : l'Envers.



Ces Ligures-là, se nomment arpétars.
Ou, si l'on prend des termes plus tardifs : ils sont devenus les "Sarrazins des montagnes" parce que ce mot signifiait ou était l'équivalent à l'époque de notre concept de "terroristes" pour les idéologies d'aujourd'hui.
En effet, ce furent les plus grands opposants aux conquêtes romaines. Et fidèles à cette haine de tout Empire et de tout système totalitaire, ils demeurèrent les ennemis invétérés du féodalisme d'aBord et du christianisme, ensuite.

Blanka Kyszczarz Vautravers

On peut dire que l'esprit Ligure se retrouve partout aujourd'hui où se manifeste en France, l'esprit liBertaire, l'esprit d'égalité et celui de Fraternité que ramena, comme une vague de fond, la Révolution de 1789... d'où émanait, en même temps, une longue tradition de sursauts contre le régime franc, son aristocratie qu'a perpétuée l'estaBlishement français francilien. Notamment la révolte des paysans contre les Croquants.
Et c'était Bien normal, car les Ligures tenaient leur nom de celui de Ligue et non pas de celui prétendu de "mélodieux", quoiqu'ils aimassent assez le chant qu'ils pratiquaient lors de leurs fêtes.
En fait, leur esprit de Ligue exprimait leur amour inexpugnaBle pour l'Harmonie des choses, du monde, des gens. C'étaient des êtres excessivement esthétiques dans le fond de leur âme et non pas dans une simple superficiellité d'artistes...

Blanka Kyszczarz Vautravers


Ennemis du Commerce, ennemis de tout ce qui était industrieux, ennemis des pouvoirs particuliers, ils avaient comme morale sociale : l'aversion de toute richesse et de tout ce qui pouvait porter chacun au-dessus des autres. C'était leur seul système idéologique contraignant, ce qui laissait liBre cours à leur diversité. Mais cette diversité ils savaient la vivre sous forme d'alliances où se disait le Respect des uns pour les autres. Et du fait de ces alliances, ils avaient une vie Basée sur l'entraide, la coopérativité, la mutualité par lesquelles, les droits de chaque associé sont égaux et les bénéfices également répartis.
Ils savaient vivre une vie d'homme pour et par l'esprit de l'Humain. Foncièrement, ils étaient donc pacifiques comme tous ces peuples pacifiques qu'on dit être du Néolithique et qui peuplaient l'Europe de l'Ouest et les pourtours de la Méditérranée du Nord, peuples éliminés ou fortement réduits par les invasions successives des achéens, ioniens, doriens, italiques, celtes, galates, germains... Invasions qui perdurèrent jusqu'au haut moyen-âge.


Arpétars est un mot pré-indoeuropéen qui se décompose ainsi : AR signigie rocher, PE signifie "sous" et TAR signifie "habitant". Mais il ne faut peut-être pas simplement le voir au sens le plus réducteur car ces peuples étaient foncièrement des poètes et pratiquaient la poésie.




En fait, ils étaient de la même famille que les Basques, mot issu de Vascons qui veut dire "habitant des montagnes". La langue parlée chez les ligures des alpes d'Italie comme des alpes de France correspond à l'Euskara des Basques.


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Les Ligures



sont issus et poursuivent la culture mégalithique, notamment par les pierres levées, menhirs.
Leurs mythologies étaient très riches et très fournies, ils pratiquaient énormément de fêtes dédiées aux sources, aux rivières, aux rochers, aux montagnes, aux astres... et à tous les éléments naturels car ils avaient conscience que c'est de tout cela qu'ils étaient faits.
Et par le culte des astres ils honoraient la Mort autant qu'ils pratiquaient le culte des morts... car ils savaient que chaque être vivant était une forme d'implication d'une étoile dans le ciel, ce qui faisait que le mort avait toujours regard ici et pouvait toujours venir se ré-incarner... là. Ils séparaient âme et corps non pas dans une différence suBstancielle comme le fera ultérieurement le christianisme, mais par le simple fait que le corps est le plus prégnant, le plus massif... comme le soleil est une étoile la plus efficiente et que l'âme est le plus éloigné, le plus suBtil, le plus dilué, le plus éthéré, mais ayant la force de l'esprit et de la psychologie fine.
Les menhirs sont alors des relais permettant au mort, par sa verticalité, de se fondre dans son étoile. Et inversement, les menhirs servaient comme de relais permettant un retour en ce monde.
Cela supposait l'incinération... sur le lieu même où était posé le menhir... et cela faisait que tout Ligure était toujours un haBitant de dessous les menhirs, les fameux rochers... du terme Arpétar.



Originellement, ils aimaient la rondeur qu'il affectionnaient dans leur haBitat et c'est sous l'influence des Cardiaux (5100 av.n.ère) qu'ils épousèrent les maisons en structures carrées mais auxquelles ils garderont l'esprit de rondeur par leur grand art de la charpente dont on retrouve l'esprit dans les maison du Quercy, véritaBle esprit des pagodes chinoises.

Les premières influences des Celtes, notamment ceux venus de Hollande, apportent tumulus et dolmens... et forcément un passage à l'inhumation, c'est-à-dire : la perte de leur compréhension de l'immortalité du vivant dû au stellaire. C'est là un grand coup porté à leur esprit esthétique et la suBtilité de leur conception du monde.
Et c'est un coup aussi profond que le sera le christianisme qui ne fera que reprendre et aggraver l'esprit celtique.



En effet, le menhir est une ouverture sur la dimension transcendantale de l'homme qui pouvait se dire "fils du Ciel", et par là, on peut y voir une grande unité de ces peuples avec les asiatiques de l'extrême Orient, comme les Chinois.
Face à cela, l'esprit guerrier qui va se mettre à déferler, apportant sous des formes multiples, le culte hiérarchisé du monde avec un Dieu Souverain comme Jupiter et ses homologues ayant tendance à tout réduire à eux-mêmes... apparaît, tout en prétendant le contraire, être porteur de ce qui pose un frein à ce lien de chacun avec le Ciel, car cela portait chacun à se considérer comme souverain... de lui-même, donc un individu irréductiBle..., non-manipulaBle, non-utilisaBle.
Pour faire court, disons que l'esprit jupitérien, se doit d'imposer un chapeau à chaque menhir, ce que s'évertuera d'imposer le christianisme pendant tout un millénaire dans les pays des Pierres Levées en décapitant les menhirs ou en posant des croix au sommet ou en les enlevant carrément.
Les Celtes (Argenteuliens...) apportent avec les poignards en cuivre... et les chevaux : l'esprit du Dolmen, celui de l'horizontalité de l'esprit, celui qui coupe les individus de leur liaison personnelle avec l'Unité Universelle, celui qui impose une conformité avec une idéologie oBligatoire s'installant comme un profond mutisme de chacun.










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C'est une façon de Barrer l'envol et donc la liBerté de chacun. C'est une façon de rendre chacun esclave ou soumis. Docile..., de toutes manières. Résigné, en définitive. (Les Germaniques se sont souvent opposés aux Slaves car ils s'estimaient les élus, les meilleurs, les laudes sans comprendre que les slaves n'étaient qu'identiques à eux-mêmes avant que les conquêtes commencent. Et quand les conquêtes se terminent, les slaves ne sont qu'eux-mêmes d'hier regardant ce comment les guerres les ont rendus.)

Le Dragon des Ligures : la Tarasque en train de manger deux chinois, sculpture datant du premier siècle avant JC !

La CROIX, notamment celle du christianisme, dira et redira sans cesse cela. Coupure, décapitation, intégration, résignation : marque des Serviteurs de Dieu ! Marque des Soldats de Dieu ! (La solde comme tout salaire, disant l'asservissement.)

Et par le Dolmen et la soumission à l'emprise guerrière, ils perdirent peu à peu l'esprit d'immortalité individuelle et cessèrent de s'appeler les AmBrones, mot qui n'a rien à voir avec les AmBrones (Ceux qui sont de part et d'autre...) de la Guerre des CimBres au IIème siècle av n. ère.

En fait, ces peuples qui, avant l'arrivée des Galates, des Germains et des Italiotes ou des Grecs à Massalia, peuplaient le sud-ouest de la France formant la Base de la langue d'oc depuis les Thénaciens et Cardiaux, le nord de l'Espagne, le Bassin rhodanien, les Alpes, la Provence et l'actuel Languedoc-Roussillon ainsi que toutes les régions de Lodève, Mende, le Rouergue autant que le Quercy... Ils formaient un ensemble composite de multiples amalgames qui fit évoluer la souche très ancienne et tellement porteuse d'esthétisme... des néandertaliens vers les hommes de Chancelade et de Cro-Magnon... sans trop de dégats, contrairement à ce que l'on prétend..., mais certainement par intégrations réciproques, notamment : les Chasséens, les Caussenards (Crosiens et Rodéziens), les Pyrénéens (Saint-poniens puis Véraziens), les Languedociens (Ferriérais puis Fontbuxiens), les Provencaux (Couronniens, Venaissins, Roaixains...)..., ce qui fit que cela forma une population très riche au niveau de la diversité mais aussi très riche au niveau poétique.
Fondamentalement, ils demeuraient soBres ou plutôt : ils conservaient le culte de la modestie si propre aux néandertaliens. Ils n'étaient pas rustres comme certains se l'imaginent même si au niveau matériel ils se contentaient de fort peu. C'était des populations très saines au niveau santé et essentiellement pacifiques.
Tout cela formait un ensemBle très agricole d'une part et très coopératif d'autre part, autant dans cette agriculture que dans l'artisanat.



La racine de l'esprit qui peuple le fond de la France se trouve là... et rien que là.

Mais c'est un pacifisme qu'ils durent perdre en étant assez souvent refoulés dans les arrières pays par les Galates, premiers Celtes qui les soumirent, essentiellement conquérants et guerriers..., car face à eux, ils durent apprendre à résister s'ils ne voulaient pas disparaître.
Et c'est d'ailleurs forts de cet acquis qu'ils résistèrent ultérieurement aux Romains, Bien mieux que les Gaulois Galates, eux-mêmes, soit 700 ans plus tard, et furent classés par ces derniers comme des peuples redoutables... dont Capdenac, dépeint dans la légende... en Uxellodunum, par les services de propagande de César, offre un précieux modèle en même temps qu'un témoignage de non-mélange avec les Celtes, jouant, eux, toujours les seigneurs conquérants vainqueurs face aux peuples liguriens beaucoup plus humains et modestes mais essentiellement âpres au comBat.



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Les Caturiges appartiennent aux Ligures tout comme : les Salluviens, les Déciates, les
Oxubiens, les Vénènes, les Vagiennes descendants des Caturiges, les Statyelles, les Vibelles, les Magelles, les Euburiates, les Casmonates, les Véliates, les Graiocèles... etc.


Vers -250 les Volques (Tectosages, les "chercheurs de terres"?), d'une tribu celte du nord de la Gaule, envahissent Toulouse ; les Celtes sont alors perçus comme de terribles guerriers, pilleurs de Delphes et de Rome.

-IIIème/-IIème siècle : fondation de Burdigala (Bordeaux), contrôlant la route de l'entre-deux-mers, voie (avec la vallée du Rhone) par où transite et s'échange l'étain de Bretagne (et peut être l'ambre jaune de la Baltique) contre les vins d'Italie (et de Grèce ?). Période d'influence gréco-latine dans la vallée de la Garonne.

-218 : le phénicien Hannibal, à la tête d'une armée de 60.000 hommes, longe la Méditerranée pour marcher sur Rome (qui dispute à Carthage la suprématie sur l'Espagne), mais laisse sur ses arrières un corps de troupes sous les ordres d'Hannon pour assurer son retour en cas de revers, ce qui opère un énorme mélange avec les peuples indigènes ; une autre colonne serait passée par Toulouse et les Ligures de la côte méditerranée s'allient forcément aux Carthaginois pour s'opposer aussi à Rome.


HanniBal par le chemin des Ligures

L'évolution va se faire ensuite ainsi :

Quelques tribus liguro-celtes (au nord de la Garonne) et iBéro-basques (au sud de la Garonne)

Au nord de la Garonne : les Liguro-Celtes



ARVERNES de Gergovie
GABALI dans les Cévennes et le Gévaudan
RUTENES dans le Rouergue
CADURCI en Quercy (capitale Divona Cadurcorum)
PETROCORII en Périgord et nord de l'Agénois (capitale Vesunna, aujourd'hui Périgueux)
BITURIGES VIBISCI en Bordelais (capitale Bordeaux),
GARUMNI dans l'Entre deux mers
NITIOBRIGES en Agenais, Condomois et Armagnac
HELEUTERI ou CAMBALECTRI autour d'Albi et Castres
VOLCAE habitants du Haut et Bas Languedoc


Au sud de la Garonne : IBERO-BASQUES



VASATES ou BASATES capitale Cossio, aujourd'hui Bazas
SIBUZATES ou BOII autour du Bassin d'Arcachon (à la Teste du Buch)
COCOSATES ou DACII autour de Dax
ELUZATES capitale Elusa, aujourd'hui Eause
TARUSATES aux environ de Tartas
SONTIATES autour de Lectoure
AUSCII ou GARITES aux environ d'Auch
CONSERANI près de Couzeran
TARBELLI autour de Bayonne, et dans les Landes
PRECIANI ou BENEARNI dans le Béarn
ATTURENSES près d'Aire
BIGERRI en Bigorre (autour de Tarbes)
CONVENAE au pays de Comminges au pied des monts Pyrenaci (capitale Lugdunum Canvenarum)




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L'ensemble de la Gaule-Ligurie est peuplée d'environ 5 millions d'habitants (soit environ 1 M.h pour le bassin aquitain, essentiellement ligure et 1 million pour tout l'ensemBle de l'est rhodanien, ligurie italienne comprise...).



L'Empire Romain, ensuite, qui occupa tout l'ouest de l'Europe et arrêta toute invasion tout en oBligeant les celto-ligures à la paix, redonna force de résurgence à l'esprit ligure, à son pacifisme et à sa coopérativité. Et ce n'est aucunement l'intrusion oBligée des Wisigoths qui changea quoi que ce soit..., car ces derniers furent littéralement charmés par un tel esprit et l'épousèrent immédiatement, ce qui fut loin de faire plaisir à Rome et ses colons sur le terrain... ou à ses fidèles très intéressés qu'étaient devenus les aristocrates gaulois.

Il n'y a que les Francs qui rompirent tout cela car l'esprit ligure est forcément inintégraBle à l'esprit franc qui en est l'antithétique, l'inverse... avec son summum dans tout JacoBinisme. Et cela s'est vu jusque dans la révolution quand les Girondins et fédéralistes, pas du tout contre-révolutionnaires comme on le fit croire frauduleusement, Bien au contraire, s'opposèrent aux Montagnards et à ce centralisme parisien que ces derniers représentaient (à moins qu'ils n'aient représenté finalement que la survie à tout prix de l'ETAT royal déroyalisé).
Mais cela s'est encore vu par ailleurs et auparavant... par l'émergence des Albigeois avec leur terriBle répression, notamment à Béziers... InsoutenaBle croisade qui fit que Simon de Montfort occupa Capdenac, racine historique de toutes les résistances, comme premier Bastion contre eux... ces "aBominaBles cathares"... avant d'investir Rodez et Villefranche..., puis AlBi et Toulouse.
Et c'est ensuite l'épopée des protestants... qui en ce pays résistèrent effrontément mais furent durement réprimés par toutes les troupes royales de Louis XIII à Louis XIV au point d'être complètement éradiqués...
Tout cela formant des formes très diluées par les temps... de la résistance primitive des ligures à Rome, aux Romains, aux Galates à l'Eglise et à toute oppression. On peut même voir une résurgence ligure dans l'esprit de Jaurès et dans les grèves célèbres de Décazeville. Ce sont eux qui s'élevèrent contre les Croquants et s'élèvent toujours de partout, maintenant, contre tous les Croquants qui se font aujourd'hui dans la finance, les Banques, les industries à OGM, le Commerce en ses muti-nationales... qui gouvernent comme des Etats et surtout l'intitutionnalisation d'une Europe entièrement entre leurs mains, aux mains des ultra-liBéralistes qui ne font que des empires de la misère !




Documents !




-ano, -ana
eau

drouta
qui  coule
-aca, ac
qui appartient à
gaoura
blond
rod,rot
qui court, courant
"
Drot, Dropt
vrixaya,  brixya
arbres, forêt
"
galata (Gaulois)
"
Rhodanos (Rhône)
poula, poura
grand, vaste
"
de la forêt (Brissac)
itvara, itbara
nomade
sêq
répandre
naga, aga
montagne
pouraka, bour(a)ga
maisons, bourg
"
ibera (Ibères)
"
Sequana (Seine)
"
pouranaya, Purênaia (Pyrénées)
diwara, digala
commerce, négoce
vas, vasa
habiter, qui habite
gar, gav
résonner
  
"
Bour-digala (Bordeaux)
naga, aga
montagne
"
Garumna (Garonne)
  
Likh
racler, labourer
"
vas(a)ga (Basque)
"
Gava (Gave)
  
"
ligous (Ligures)
  





Jean Arcelin


Documents : Protis Messages postés : 38 Optiones
Posté le 13/03/2007 12:45:20


Pour info, une des premières mentions des Ligures se trouve dans la mythologie Grecque et les Douze travaux d'Héraclès (Hercules).

En effet, lorsque celui revint d'Ibérie avec le troupeau de Géryon, il traversa la Ligurie (d'après la mythologie, des Pyrénées aux Alpes) et se trouva alors aux prises avec les Ligures menée par Ligys, leur chef, sous les ordres des fils de Poséidon, Albion et Bergios dans la plaine de Crau.

A court de flèches et ayant brisé son épée dans un combat épique contre un monstre sur les berges du Rhône (Tarasque?), Héraclès, blessé, se mit à genoux et implora Zeus, son père. Voyant son fils en mauvaise posture, il déchaina une pluie de pierre contre l'armée Ligure et les écrasa. Depuis lors, la plaine de Crau est parsemée de pierres.

Ce passage donna lieu à toute une mythologie annexe des douzes travaux d'Hercules. En effet, les Grecs justifient l'existence de Nimes (Nemausus), ville fondée par les Gréco-Ligures par la volonté d'Héraclès de fonder une ville avec les Ligures libérés de l'emprise de Poseidon. Il envoya son lieutenant avec eux pour fonder la ville, et ce lieutenant n'avait d'autre nom que Nemausus!

Ensuite, Héraclès récupéra le trident du fils de Poseidon, Albion, et le donna aux Ligures qui le gardèrent jalousement. Ainsi, la fameuse lance pour maitriser les toros (orthographe correcte en Provence) à trois dents viendrait de cette fameuse arme. Elle est encore en usage chez les Gardians (gardiens de troupeaux à cheval, nos cowboys avant l'heure).

Les toros de Camargue aussi, seraient un don d'Héraclès. En effet, il aurait légué quelques unes des bêtes du troupeau de Géryon aux populations locales.

Enfin, le plateau d'Albion (et sa base de lancement nucléaire) serait l'habitat prétendu d'Albion, fils de Poseidon.

Bref, les Grecs, qui dominèrent le Sud de la France durant 600 ans n'oublièrent pas nos belles régions dans leur mythologie. D'ailleurs, on trouve aussi mention d'Alesia dans les Douzes travaux d'Héraclès. En effet, Alesia est le terme utilisé par les Grecs pour décrire une ville "barbare civilisée".

Voici ce que mentionne Eschyle à propos de Héraclès et la Crau:

Prométhée dit à Héraclès:


Tu trouveras sur ton chemin l'intrépide armée Ligure
Et, je le sais, si intrépide tu sois, tu verras là des combattants
Sans reproche; C'est le destin que les traits te feront défaut
En cet endroit ; quant à prendre des pierres sur le sol
Impossible, car tout ce terrain est mou
Te voyant dans l'embarras, Zeus aura pitié de toi:
Etendant sous le ciel une nuée, d'une grêle de cailloux ronds
Il couvrira la terre, et toi, de ces armes
Frappant tes ennemis, tu disperseras facilement l'armée Ligure.





Enfin, voici une petite photo de la plaine de Crau (Bouches du Rhônes), plaine aride et particulièrement chaude.




Documents :




Justin




Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée, XLIII, III, 4-13


"À l'époque du roi Tarquin, des jeunes gens phocéens, venant
d'Asie, arrivèrent à l'embouchure du Tibre et conclurent un
traité d'amitié avec les Romains ; puis ils s'embarquèrent pour
les golfes les plus lointains de Gaule et fondèrent Marseille,
entre les Ligures et les peuplades sauvages de Gaulois ; ils
accomplirent de grands exploits, soit en se protégeant par les
armes contre la sauvagerie gauloise, soit en attaquant
d'eux-mêmes ceux par qui ils avaient été attaqués auparavant.

Et en effet, les Phocéens, contraints par l'exiguïté et la maigreur
de leur terre, pratiquèrent avec plus d'ardeur la mer que les
terres : ils gagnaient leur vie en pêchant, en commerçant,
souvent même par la piraterie, qui était à l'honneur en ces
temps-là.


C'est pourquoi, ayant osé s'avancer en direction
du rivage ultime de l'Océan, ils arrivèrent dans le golfe gaulois
à l'embouchure du Rhône, et captivés par le charme de ce lieu,
une fois de retour chez eux, ils se mettent à attirer davantage de gens en
racontant ce qu'ils avaient vu.


Les commandants de la flotte
furent Simos et Protis. Ils vont ainsi trouver le roi des
Ségobriges, appelé Nanus, sur les territoires desquels
ils projetaient de fonder une ville.
Il se trouva que ce jour-là le
roi était occupé aux préparatifs des noces de sa fille Gyptis,
qu'il se préparait à donner en mariage à un gendre choisi
pendant le banquet, selon la coutume nationale.


Et ainsi,
alors que tous les prétendants avaient été invités aux noces, les hôtes
grecs sont aussi conviés au festin. Ensuite, alors que la jeune fille,
à son arrivée, était priée par son père d'offrir de l'eau à celui
qu'elle choisissait pour époux, elle se tourna vers les Grecs sans
tenir compte de tous les prétendants et offrit de l'eau à Protis
qui, d'hôte devenu gendre, reçut de son beau-père un
emplacement pour fonder la ville.


Donc, Marseille fut fondée
près de l'embouchure du Rhône, dans un golfe isolé, comme
dans un recoin de la mer. Cependant les Ligures, jaloux de la
croissance de la ville, harcelaient de guerres continuelles les
Grecs qui firent tant d'efforts en repoussant les dangers, qu'après
avoir vaincu les ennemis, ils établirent beaucoup de colonies sur
les terres dont ils s'étaient emparées.



et le dérisoire du dérisoire : une prétendue cité ligure !!!

dérisoire du Ligure !