Alors
que la République Tchèque occupe pour six mois la Présidence tournante de l'UE,
le Président Tchèque, Vaclav Klaus, connu pour son Euroscepticisme, et qui a refusé
de mettre le drapeau de l'UE au dessus de son siège à la Présidence de la République
Thèque à Prague, disant que son pays n'était pas une province de l'UE, s'est livré
jeudi devant les membres du Parlement à une véritable diatribe contre l'institution
accusant celle-ci d'être un projet non démocratique comparable aux dictatures
de l'époque soviétique qui interdisait la liberté de penser et d'expression.
D'une voix tonitruante, il a déclaré : " il n'y a pas si longtemps, dans notre
partie de l'Europe nous avons vécu dans un système politique qui ne permettait
aucune autre alternative et par conséquent pas d'opposition parlementaire. Nous
avons tiré l'amère leçon que sans opposition il n'y a pas de liberté". Ses paroles
ont provoqué les huées de certains parlementaires qui se sont empressés de quitter
les lieux, tandis que certains appartenant aux minorités nationalistes et d'autres
anti technocrates UE l'applaudissaient. Il a même tenu à faire ensuite sa conférence
de presse à l'ambassade Tchèque plutôt que, comme le veut la tradition, au parlement
européen, un acte mal vécu par les Eurosuprémacistes dont fait partie Cohn Bendit.
Klaus a accusé le parlement où siègent 785 membres d'être non démocratique
et a critiqué le nouveau traité européen disant qu'il donnerait au Parlement de
l'UE plus de pouvoir et de supervision, et affirmant que l'UE ferait mieux de
se concentrer sur la prospérité des Européens plutôt que de développer l'union
politique, et de laisser tomber le traité que les Irlandais ont rejeté, après
que les français et les Hollandais l'eurent fait.
Très impopulaire dans
les milieux élitistes européens, Klaus se fait en fait l'écho des inquiétudes
de nombreux citoyens européens de la majorité des états membres qui redoutent
que les plans de l'UE de donner plus de pouvoir à Bruxelles se traduisent par
une perte de souveraineté nationale. Même chez certaines des nations les plus
pauvres ayant récemment rejoints l'UE, il y a de plus en plus de voix qui s'élèvent
contre cette tendance croissante de l'UE à vouloir gérer les affaires des états.
Cohn Bendit, l'un de ces politiciens élitistes néo liberal, réformiste
qui se fait passer pour un homme de gauche en utilisant son image de marque de
"Danny Le Rouge" de Mai 68 comme d'autres agitent leur Rollex de m'as-tu vu, c'est,
semble-t-il, senti visé et n'a pas du tout apprécié la comparaison avec l'ex Union
Soviétique.
Ainsi, aprés l'intervention du Président Tchèque, les coprésidents
du Groupe du Verts/ALE lui et Monica Frassoni ont pris la parole et dit :
"Nous félicitons le président tchèque de s'être exprimé au bon moment au Parlement
européen puisque nous sommes en pleine période de carnaval. Nous lui décernons
donc le prix du meilleur provocateur de l'année. Il a parfaitement réussi sa prestation,
c'était un discours digne de carnaval et le Groupe des Verts se félicite d'avoir
eu l'honneur d'être présent dans l'hémicycle pour entendre un si grand moment
carnavalesque de l'histoire européenne. A travers cette intervention, il a exprimé
une vision manipulée et fausse de la réalité européenne. Il a fait preuve d'incompréhension
totale sur ce qu'est l'UE. Comment peut-on en effet comparer les méthodes de travail
et de prise de décisions de l'Union européenne avec celles de l'ancienne Union
Soviétique?"
S'il fallait une preuve de ce qu'a dit Klaus sur le côté
anti démocratique du Parlement, où on y impose une "pensée unique", cette réplique
de Cohn Bendit et consoeur, méprisante à la fois sur la forme et le fond, l'a
fournie.
Pour conforter les dires de Klaus, ci dessous quelques citations
de Cohn Bendit, qui montrent à quel point il est effectivement l'héritier en droite
ligne de ce stalinisme de la pensée et de l'action politique, un anti-démocrate
qui la joue "cool".
Sur sa position anti démocratique
"Le non irlandais
a une fois de plus montré que les référendums nationaux constituent un instrument
inadéquat pour décider des questions européennes" Propos tenus lors d'un communiqué
fait après l'annonce des résultats..."
"Avec le non des Irlandais
au projet de constitution européenne, on en est au 4ème référendum négatif depuis
2001. Comment se sort-on de cette situation ? "
Radical
:
Dans les années à venir on va devoir continuer à débattre sur la nécessité d'une
constitution européenne qui règle le fonctionnement et qui décline des valeurs
et des objectifs sociaux et écologiques pour l'Union. Une constitution européenne
ne peut être adoptée que par un référendum européen qui se tiendrait le même jour
dans toute l'Europe. Si la majorité des Européens dit oui et qu'une majorité de
pays dit oui, alors la constitution est adoptée. C'est le principe de la double
majorité. Les pays qui ne l'auront pas adoptée, et qui seront en minorité, devront
décider s'ils restent dans l'Europe ou s'ils en sortent.
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C'est
aussi radical que ça ?
Ben oui ! Dans l'absolu, c'est la seule solution.
Quand Sarkozy est arrivé au Parlement Européen au début de sa présidence, il nous
disait « l'unanimité tue la démocratie ». Et c'est vrai ! Moi je comprends qu'un
pays ne veuille pas continuer l'aventure européenne, il en a le droit démocratiquement.
Concrètement, si la Tchéquie * ratifie le traité de constitution en février
prochain, 26 pays de l'Union l'auront fait. Il y aura un référendum en Irlande
en octobre. S'il ne reste plus que l'Irlande, alors il faudra trouver une solution
pour qu'elle navigue dans un petit bateau au rythme de l'Europe sans participer
aux décisions de l'Union." Source : "Vous êtes tous malades de la France !" 15
janvier 2009 - http://www.cohn-bendit.de/dcb2006/fe/pub/fr/dct/795
Sous
des airs décontractés qui le rendent encore plus dangereux. Cohn Bendit est au
centre gauche/droit néolibéral, ce qu'est Sarkozy à la droite/extrême droite néoconservatrice
: un manipulateur, arriviste, et comme Sarkozy, un Altlantiste, avec comme projet
: destruction des états nations en Europe par le biais de la création d'un super
état fédéral au niveau de l'UE, puis création d'une grande Fédération US/UE. Et
s'il le fait sous étiquette écologiste en y rajoutant une touche vert/social,
son aumône néolibérale aux pauvres, c'est tout simplement qu'il sait qu'en politique
c'est un créneau porteur.
Sources de certaines infos : AP et Press Service
of the Greens/EFA Group in the European Parliament
* République Tchèque
et non Tchèquie. Cohn Bendit n'est même pas capable de citer correctement le nom
des états membres de l'UE, c'est dire !
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