Les
criminels
dans la Guerre dAlgérie
lundi
9 novembre 2009 par Makhlouq
«
Opération de maintien de lordre », « Action de pacification
», tels étaient les termes utilisés pour qualifier une guerre
que lon avait eu lindécence de cacher à la population
française. Aujourdhui, le conflit qui sest déroulé
sur la terre dAlgérie entre 1954 et 1962 porte, enfin, son vrai nom.
Il a fallu plus dun demi-siècle pour reconnaître que les «
événements », dans lancienne colonie, étaient
une « Guerre ». Une sale guerre, si tant est quil y en ait de
propre, avec son cortége datrocités, de crimes
pourtant
amnistiés par les accord dEvian. Peut-on permettre que des assassins,
se vantant dactes lâches encore de nos jours, puissent vivre en liberté
? Cest la question que pose lécrit.
Toute
peine mérite son heure.
Aujourdhui,
celle de la justice a sonné. Et nous nous devons de la carillonner afin
que tous entendent
même les sourds.
Un
demi-siècle sest écoulé dans le mensonge, la tromperie,
la duplicité, la dissimulation. Un demi-siècle que les politiques
nous menaient en bateau, nous donnaient le mal de mer, nous faisant tanguer, car
les gouvernements et les assemblées françaises ne reconnaissaient
pas la Guerre dAlgérie qui, pourtant, avait bien existé, avait
bien eu lieu, avait bien tué des centaines de milliers dêtres
humains, tous sexes, tous âges, toutes origines et toutes religions confondus
!
Quelle
honte pour la mémoire des disparus ! Que lopprobre couvre ceux qui
ont menti au peuple mais aussi et surtout à lhistoire !
On
est en droit, alors, de se demander pourquoi lon a fermé les yeux,
fait semblant, officiellement, de ne pas voir, jusquà nos jours,
ce que tout le monde savait déjà ?
Pourquoi,
également, les Algériens nont-ils pas donné de suites
aux drames quils ont vécus et dont ils ont été les
victimes expiatoires ?
Ce
sont bien les questions quil faut poser
ou plutôt quil
faut oser poser car, en général, elles fâchent ! Et les suites
que lon donnera, instinctivement, à mon article lillustreront
parfaitement bien.
En
réponse, je dirai quil existe de nombreuses raisons, toutes plus
dramatiques les unes que les autres, qui ont permis, au silence, de prévaloir.
Mais celles qui motivent mon écrit me paraissent assez hardies quant à
leur exposition. Nous allons voir pourquoi.
Nier
la simple notion de « Guerre » signifiait, dabord, en filigrane,
ne pas reconnaître au peuple algérien son combat non contre la France,
à proprement parlé, mais contre le colonialisme
cest
à dire contre une certaine forme de gouvernants et de gouvernements qui,
jusquà ce jour, narrivent pas à gober la souveraineté
de celle quils considèrent encore comme une colonie
sinon comme
une vassale alors quelle forme une Nation, un État reconnu par le
monde entier, un territoire.
Et
Sarkozy, plus Français que les autres parce que dorigine hongroise,
représentant de cette frange, en a donné toute la mesure lors de
son discours populiste de Toulon et continue à le faire en refusant la
repentance
quil est pourtant le premier à revendiquer, en bon
et parfait sioniste, utilisant lindustrie de lholocauste à
linstar de lÉtat le plus « démolicratique »
du Moyen Orient, lorsquil sagit du drame des Juifs. Oui, oui
nous savons déjà que « ce nest pas la même chose
»
puisquen Algérie on nassassinait que des Musulmans
que des Algériens
pas des êtres humains car, comme on le sait,
« lAlgérien
ça ne vaut rien » !
Nier
la « Guerre » cétait, encore, désavouer la victoire,
pourtant patente, du peuple algérien sur le complexe militaro-industriel
colonial, une pilule dure à avaler parce quelle reste au travers
de la gorge de tous les nazillons qui souhaitaient que lAlgérie fût
française.
Mais
ce quil faut retenir, et cest le principal, réside dans le
point suivant : labsence de reconnaissance dune guerre signifie, dans
lesprit des négationnistes, souvent méga sionistes, quelle
na jamais existée et que, par conséquent, il ny a jamais
eu ni exactions, ni carnages, ni atrocités, ni tortures
ni morts
juridiquement, du moins ! Un tour de passe-passe comme seuls savent le faire les
racistes de tous bords irrités par un peuple qui a su briser vaillamment
le joug auquel ils lavaient soumis.
Néanmoins,
pareille pratique signifie nier lhistoire et encore plus sa dynamique. Cest
cela le révisionnisme, le vrai, et dans toute sa splendeur.
A
contrario, la Guerre étant reconnue, elle suscite de nombreuses interrogations
parce quelle crée ipso facto des droits, des devoirs et appelle des
corollaires dont les plus évidentes sont les notions de "Crimes de
guerre", de "Crimes contre lhumanité," de "Génocide".
Bien
évidemment, afin de nous endormir on nous ressassera limportance
des traités et plus particulièrement des accords dÉvian
censés éponger les contentieux et amnistier tous ceux qui avaient
commis des crimes.
Cest
aussi, dans ce but, que lon a attendu aussi longtemps afin de donner corps
à la prescription si, daventure, certains se hasardaient à
mettre en doute les accords
davant !
Eh
bien non !
La
prescription ne peut être prise en compte, elle ne peut jouer pour les crimes
de guerre, les crimes contre lhumanité et le génocide
confer le Statut de Rome.
En
conséquence, ceux, des deux camps, qui se seraient tristement et lâchement
illustrés dans une lutte contre des populations civiles restent toujours
passibles de poursuites pour les chefs cités.
Jusquà
aujourdhui et bien encore demain !
En
somme, il nest pas trop tard pour faire rattraper les assassins par leur
histoire
quels quils soient et quel quen soit le bord !
On
se demande pourquoi ce versant du Droit international nest jamais évoqué
dès lors quil sagit de crimes contre les colonisés et
plus particulièrement contre les Algériens ?
Il
ma été donné de connaître, cet été,
une région de ce pays, Saida notamment, (et elle nest pas la seule)
ayant particulièrement souffert des outrances et des outrages de la guerre.Sa
population se souvient encore des exactions commises par lArmée coloniale
dirigée par un colonel tristement célèbre, qui portait le
nom bizarre que lon connaît et qui lavait terrorisée.
Lhomme est encore vivant, en général, il crâne grassement
et se la joue héros de bien, bien fou. Les horreurs que lon ma
racontées à son sujet dépassent lentendement.
Cest
pourquoi jai jugé nécessaire, en conscience, de rédiger
le présent écrit afin de susciter la création dune
pétition demandant la mise en place dune commission denquête
internationale dans le but de faire la lumière sur les crimes commis en
Algérie et permettre la traduction des assassins devant une cour internationale
afin que justice soit faite !
Mais,
ce nest pas tout.
Pareille
opération remettra les pendules à lheure et suscitera la repentance
laquelle améliorera sensiblement les rapports entre deux pays qui, malgré
tout, ont une histoire commune et quen effaçant la mauvaise par un
acte de contrition dont les Algériens seront sensibles, ils peuvent repartir
sur une bonne.
Ceux
qui sont intéressés par laction pourront me contacter par
mail. Je rédigerai alors une pétition que nous lancerons et soumettrons
au public sur internet dans le but de recueillir des signatures.
A
vos plumes !