Dailleurs
: je constate avec joie que nous sommes entre gens de bonne compagnie.
Et
je ne résiste pas au plaisir de te dévoiler quelques clichés
quArticle11 conservait au secret, photos attendant linstant idoine
pour être rendues publiques.
Il
me semble que - justement - ce moment est venu.
Et
quil serait contre-productif de dissimuler plus longtemps des pièces
historiques importantes, aussi essentielles pour comprendre le magnifique destin
présidentiel de Nicolas Sarkozy que pour mieux appréhender les décennies
qui, des premiers soubresauts des années 1960 jusquaux événements
de 1989, ont conduit à leffondrement du bloc soviétique.
Juge
donc par toi-même :
-

4
juin 1961 : le président du Conseil des ministres de lURSS, Nikita
Khrouchtchev, homme qui a dénoncé le culte et la terreur staliniens
dans un XXe rapport passé à la postérité, inaugure
"la détente" et se rend à Viennes pour rencontrer Kennedy.
Les deux hommes se serrent la main sous lil concentré dun
jeune étudiant de droit, militant anti-communiste venu en Autriche en stop
et en compagnie de son ami Alain Madelin.
Nicolas Sarkozy - puisque cest
bien lui - expliquera plus tard : « Le 4 juin au matin, nous nous intéressons
aux informations qui arrivent de Viennes, et semblent annoncer du changement dans
les rapports entre Kennedy et Khrouchtchev. Nous décidons de quitter Paris
avec Alain Madelin pour participer à lévénement qui
se profile. »

26
juin 1963 : John Kennedy se rend à Berlin-Ouest, ville emmurée et
devenue symbole. Il y prononce, devant une foule incroyable, un discours reste
célèbre. Et lance un « Ich bin ein Berliner » mythique,
phrase à laquelle fait écho celle dun jeune militant anti-communiste
français, assis juste derrière lui : « Ich auch. »
Nicolas
Sarkozy - puisque cest bien lui - expliquera plus tard : « Le 26 juin
au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin-Ouest,
et semblent annoncer du changement dans les rapports entre lAllemagne et
les États-Unis. Nous décidons de quitter Paris avec Patrick Devedjian
pour participer à lévénement qui se profile. »

21
novembre 1985 : Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev entament, à Genève,
un cycle de discussions et daccords décisifs, qui mènera à
la signature en 1987 du Traité de Washington et à une belle avancée
en matière de désarmement. Devant un parterre de journalistes et
de photographes, en présence dun jeune militant anti-communiste français
qui a suivi toutes les négociations, les deux présidents se serrent
chaleureusement la main.
Nicolas Sarkozy - puisque cest bien lui - expliquera
plus tard : « Le 21 novembre au matin, nous nous intéressons aux
informations qui arrivent de Genève, et semblent annoncer du changement
dans les rapports entre lURSS et les États-Unis. Nous décidons
de quitter Paris à moto et avec Christian Estrosi pour participer à
lévénement qui se profile. »

5
juin 1989 : entre le 15 avril et le 4 juin 1989, les manifestations se sont succédées
sur la place Tiananmen, réunissant tous ceux qui, à Pékin,
rêvent de réformes politiques et démocratiques. Très
durement réprimé, le mouvement finit par mourir dans le sang et
les larmes. Mais compte un dernier coup déclat, ultime symbole de
la volonté de ne pas abandonner la lutte : un homme politique français,
par ailleurs militant anti-communiste, se place sur la route dune colonne
de chars chinois et la force à faire halte.
Nicolas Sarkozy - puisque
cest bien lui - expliquera plus tard : « Le 5 juin au matin, nous
nous intéressons aux informations qui arrivent de Pékin, et semblent
nannoncer aucun changement dans les rapports entre le pouvoir et les manifestants.
Nous décidons de quitter Paris à pied et avec François Fillon
pour participer à lévénement qui se profile. »
-

Maintenant
que tu as pu vérifier par toi-même.
Dis-moi
: est-ce que cest pas nous quon a le meilleur président du
monde ?
Hein
?
Notes
[1]
Note que ce sont les mêmes tristes sires qui - déjà - contestaient
le rôle majeur joué par le grand timonier dans la relance de la construction
européenne ou la résolution du conflit géorgien.
[2]
« Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations
qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée
de lAllemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé
pour participer à lévénement qui se profile »,
explique Nicolas Sarkozy. Quel flair !