La
liberté ne se donne pas, elle se conquiert

« Au point de vue barbare, liberté est synonyme d'isolement : celui-là est le
plus libre dont l'action est la moins limitée par les autres ; l'existence d'un
seul individu sur toute la face du globe donnerait ainsi l'idée de la plus haute
liberté possible. Au point de vue social, liberté et solidarité sont termes identiques
: la liberté de chacun rencontrant dans la liberté d'autrui, non plus une limite
(...) mais un auxiliaire, l'homme le plus libre est celui qui a le plus de relations
avec ses semblables.
Ces deux manières de concevoir la liberté s'excluant
l'une l'autre, il en résulte que la liberté du sauvage ne peut pas être rationnellement
et justement revendiquée par l'homme vivant en société : il faut choisir.» Proudhon
Elie Wiesel disait : « Un être humain n’est jamais illégal, même
si son action peut éventuellement l’être.»
Des actions peuvent
être illégales et des pratiques légales peuvent être inhumaines.
C’est
ce que nous, militants de gauche, crions à tue-tête. Mais notre état ressemble
à un état de panique, de perdition et nos cris produisent une cacophonie.
Nous sommes d’accord sur le fait que l’organisation des intérêts individuels avides
de puissance produits des maux qui déstabilisent les sociétés et mettent en souffrance
une majorité des populations.
Si nous décidons de parler, de nous lever,
notre message doit-être porté haut et fort.
La bataille est rude, une
multitude de problèmes et d’injustices se posent. Plutôt que de s’éparpiller,
c’est la logique qui sous-tend ces déséquilibres et engendrent ces injustices
qu’il faut refuser. Cette logique, appelons là capitalisme, égoïsme, individualisme,
impérialisme, colonialisme, totalitarisme, esclavagisme…, peu importe puisqu’il
s’agit du même processus fondé sur l’idée d'inégalité des êtres humains et le
maintien de ces inégalités au profit de certains, sur le dos des autres.
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| Nous
avons beaucoup à apprendre de la façon dont le LKP a mené ses négociations, avec
détermination, fermeté et dignité, nous avons beaucoup à apprendre des Etats-Unis
et de leur victoire avec Obama.
Ils ont su fédérer leur force dans un
sens commun, dans un rêve commun.
Nous savons que c’est possible.
Pendant que les militants de la gauche française continuent à se perdre dans les
méandres d’une contestation stérile, dans des démasquages successifs et ininterrompus
de faux-amis, dans le doute de ses positions, dans la recherche d’un chef …, pendant
ce temps, le monde continue d’avancer et les damnés continuent d’être piétinés.
Faire des histoires et faire l’histoire ce n’est pas la même chose.
Nous n’avons pas les moyens de régler tous les problèmes collectifs et individuels
qui se posent. Mais ensemble, nous pouvons décider d’avancer, d’unir nos forces
et nos moyens dans la réalisation d’un mieux-vivre. Ce que nous avons à faire,
en commençant par balayer devant sa porte, est énorme, de l’éducation à la santé,
en passant par l’agriculture et l’armement.
Arrêtons les bavardages,
nous n’avons plus à justifier ou à convaincre des raisons pour lesquelles nous
pensons que le vieux système européen capitaliste et libéral, qui s’impose dans
le monde, fait plus de mal que de bien, arrêtons de compter les injustices. Beaucoup,
depuis Marx, depuis 1840, ont analysé et écrit et nous sommes très suffisamment
informés. De nombreux pays, populations et hommes depuis les colonies se sont
déjà levés pour refuser cette main-mise. Certains ont pu expérimenter qu’il est
possible de vivre autrement, faire avec ses moyens et trouver les moyens d’avancer,
dans les années 80 avec Thomas Sankara, au Burkina-Faso (qui signifie pays des
hommes intègres), pour ne citer que lui.
C’est dans le sens d’une organisation
sociale souple et forte dont l’objet est de faire que les individus soient vivants
et conscients que nous devons tendre, pour cela il nous faut déjà nous libérer
de nos chaînes et arrêter de les regarder.
« (…) Une personne ne peut
acquérir la maturité requise pour la liberté sans l'avoir déjà acquise ; il faut
être libre pour apprendre à se servir de ses capacités librement et utilement.
Les premières tentatives seront certainement brutales et mèneront à une situation
plus pénible et plus périlleuse que la situation antérieure, qui était sous la
domination mais également sous la protection d'une autorité extérieure. » Noam
Chomsky
Si nous acceptons de subir ce que nous refusons, nous sommes
dans les chaînes.
A force de crier, nous nous s’essoufflons et ne sommes
plus crédibles.
Si nous refusons jusqu’à la pratique des partis politiques
de gauche, refusons et avançons. Nous savons ce que nous avons à faire, nous n’allons
pas les attendre, organisons nous et s’ils le veulent ils suivront.
C’est
à nous maintenant de travailler dans le sens nos valeurs, individuellement et
collectivement, pour le monde dans lequel nous voulons vivre et que nous n’aurons
pas honte de laisser à nos enfants.
La
liberté ne se donne pas, elle se conquiert.
Yaël Frydman
Collectif des Damnés de la Terre
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Collectif des Damnés de la Terre contact@damnesdelaterre.com www.damnesdelaterre.com
Lundi 09 Mars 2009 contact@damnesdelaterre.com
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