Resistance
Au CRIF AIPAC ADL...
Washington: Freeman renonce au poste de Président
Du NIC Suite à Une Violente Campagne De Diffamation Du Lobby Sioniste

L'ex ambassadeur
Charles W. Freeman , qui avait été choisi par le directeur du Renseignement National
(DIN) US, l'Amiral Dennis. C. Blair, pour occuper le poste de président du NIC
( National Intelligence Service) a renoncé à ce poste après une violente campagne
de diffamation menée par le Lobby Sioniste AIPAC et ses alliés républicains néo
conservateurs. Freeman avait - crime de lèse Sionisme - critiqué Israël. Il explique
lui même clairement sa décision dans un message publié dans le Wall Street Journal
dans lequel il condamne sans embage et avec beaucoup de courage le Lobby Sioniste.
Freeman renonce au poste de président du NIC, une victoire pour
le Lobby Sioniste à Washington Mardi, une note brève postée sur le site du
DNI ( Director of National Intelligence) déclarait que " le Directeur du Renseignement
National (National Intelligence) Dennis Blair a annoncé aujourd'hui que l'ambassadeur
Charles W. Freeman Jr, avait demandé que sa sélection comme directeur du National
Intelligence Council ne soit pas entérinée. Le directeur Blair a accepté la décision
de Freeman avec regret".
Cette décision a crée la surprise à Washington,
surtout parce qu'elle a été rendue publique alors que l'Amiral Dennis Blair avait
soutenu avec force Freeman lors de sa déposition devant le Congrés, et écrit dans
une lettre qu'il lui apportait sont total soutien et le considérait comme quelqu'un
ayant " un talent exceptionnel et de l'expérience". Dans les milieux professionnels
de la diplomatie et du renseignement, ainsi que dans certains milieux journalistiques,
nombreux sont ceux à avoir également pris position en sa faveur. La semaine dernière,
17 ex ambassadeurs ont écrit une lettre publiée dans le Wall Street Journal dans
laquelle ils faisaient l'éloge de Freeman " un homme intègre, doté d'une grande
intelligence qui ne laissera jamais ses opinions personnelles faire de l'ombre
où dénaturer les estimations du Renseignement". Parmi les responsabilités du NIC,
il y a celle de produire des estimations (NIEs) regroupant des jugements consensuelles
de la totalité des 16 agences de renseignement US. Par exemple, la NIC a publié
fin 2007 un rapport d'estimation sur les capacités nucléaires de l'Iran révélant
que l'Iran avait abandonné tout programme militaire nucléaire en 2003. La publication
de ce rapport avait alors provoqué de vives protestations de Tel Aviv qui cherchait
et continue de chercher par tous les moyens à pousser Washington à attaquer l'Iran
y compris en produisant de faux documents sur les capacités nucléaires militaires
de l'Iran et des rapports complètement partiaux pour accuser Téhéran de représenter
une "menace existentielle" pour le régime Sioniste.
Freeman, un polyglotte
qui a une vaste expérience en matière de politique étrangère - il a été notammment
ambassadeur en Arabie Saoudite, assistant secrétaire de la défense pour les affaires
de sécurité internationale - est également connu pour son franc parlé et ses points
de vue politique plutôt caustiques. Il a surtout été trés critique sur la conduite
de l'Administration Bush concernant la "guerre contre le terrorisme" et sur les
politiques israéliennes dans les territoires occupés palestiniens de même qu'il
a critiqué les violations des droits de l'homme en Chine.
Mais c'est
surtout ses critiques des politiques israéliennes contre les Palestiniens qui
ont déclanché dés Février une virulente campagne fièleuse de diffamation à son
égard menée par le Lobby Sioniste AIPAC et ses soutiens dans le camp des néo conservateurs
républicains notamment au Congrés. Le Sénateur Chuck Schumer, l'un de ceux qui
doivent leurs postes au Congrès grâce au financement de leur campagne par l'AIPAC,
ce très puissant Lobby Soniste, s'était empressé de critiquer cette nomination
et avait transmis ses critiques à Obama via son secrétaire général à la Maison
Blanche, le Sioniste Rahm Emanuel. Apprenant que Freeman avait renoncé au poste,
il a déclaré : " Charles Freeman était la mauvaise personne pour ce poste,...
ses déclarations contre Israël dépassaient les limites et étaient hors position
de l'Administration. J'ai à plusieurs reprises pressé la Maison Blanche de rejeter
cette nomination, et je suis heureux qu'ils aient fait ce qu'il fallait".
La campagne au vitriol contre Freeman a été menée par Steve Rosen - un ancien
responsable d'AIPAC qui est sous le coup d'une inculpation pour espionnage au
profit d'Israël , accusé d'avoir passé des documents classés top secret au gouvernement
israélien - avec l'appui de certains commentateurs de médias dans le Wall Street
Journal, le Weekly Standard, le New Republic. Ils ont également fait circulé des
rumeurs comme quoi Freeman aurait reçu de l'argent de l'Arabie Saoudite ou même
qu'il serait un "pantin" des Saoudiens parce qu'il a dirigé une boîte à penser,
le Middle East Policy Council, qui a reçu des financements de la famille royale
saoudienne. 11 représentants au Congrés dont plusieurs avec des liens financiers
avec AIPAC et d'autres groupes de droite pro Sionistes, avaient demandé à l'inspecteur
général du DNI de lancer une enquête sur les liens financiers entre Freeman et
l'Arabie Saoudite.
Mardi, plusieurs anciens hauts responsables du Renseignement
ont écrit à Blair pour soutenir Freeman. Ils ont dit que les attaques contre Freeman
etaient " sans précédent par leur violence, leur envergure, et leur objectif"
et perpétrées par des " experts et personnalités connues... ( qui sont) horrifiés
par la nomination d'une haut responsable du Renseignement capable d'adopter un
point de vue plus équitable sur le problème arabe -israélien"
Malgré
tous ces soutiens, Charles Freeman a décidé de ne pas accepter ce poste et il
explique pourquoi dans un message paru sur le Wall Street Journal.
Source
de certaines informations : Inter Press Service
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| Message
de Charles Freeman
A tous ceux qui m'ont soutenu ou mon transmis des paroles
d'encouragement lors de la controverse de ces deux dernières semaines, vous avez
ma reconnaissance et mon respect.
Vous avez à l'heure actuelle vu la
déclaration du Directeur du Renseignement National Dennis Blair, rapportant que
je suis revenu sur ma décision précédente d'accepter, à son invitation, de présider
le National Intelligence Council (Conseil National du Renseignement)
J'ai conclu que le barrage de distorsions diffamatoires sur mon passé ne cesserait
pas à ma prise de fonction. Au lieu de cela, l' effort déployé pour me salir et
pour détruire ma crédibilité continuerait. Je ne crois pas que le Conseil National
du Renseignement pourrait fonctionner efficacement tandis que son président serait
sous attaque constante par des gens sans scrupule qui ont un attachement passionnel
à des points de vue d'une faction politique d'un pays étranger. J'ai accepté de
présider le NIC pour le renforcer et le protéger contre la politisation, et non
pas pour que les efforts d'un groupe d'intérêt lui permettent d'y pénétrer pour
en prendre le contrôle par le biais d'une campagne politique prolongée.
Comme ceux qui me connaissent le savent, depuis ma retraite du gouvernement j'ai
beaucoup apprécié la vie. Rien n'était plus éloigné de mon esprit que de revenir
dans la fonction publique. Quand l'Amiral Blair m'a demandé de présider le NIC,
j'ai répondu que j'avais compris qu'il " me demandait de renoncer à ma liberté
de parole, mes loisirs, la plus grande partie de mes revenus, de me soumettre
à un examen au polygraphe et de reprendre le trajet quotidien à un poste avec
de longues heures de travail et un lot quotidien d'abus politique" J'ai ajouté
que je me demandais " s'il n'y avait pas une sorte d'inconvénient dans cette offre".
J'avais en tête que personne n'est indispensable; je ne suis pas une exception.
Cela m'a pris des semaines de réflexion avant de conclure que, étant donné les
circonstances sans précédent de défis dans lesquels se trouvent notre pays à l'étranger
et à l'intérieur, je n'avais pas d'autre choix que d'accepter l'appel à retourner
dans la fonction publique. J'ai par conséquent démissionné de tous les postes
que j'occupais et toutes les activités auxquelles je m'étais engagé. Maintenant
j'attends avec impatience de retourner à ma vie privée, libéré de toutes les obligations
précédentes.
Je ne suis pas si immodeste au point de croire que cette
controverse portait sur moi plutôt que sur des questions de politique publique
Ces problèmes avaient peu de chose à voir avec le NIC et n'étaient pas au coeur
de ce à quoi j'avais espéré contribuer, la qualité d'analyse disponible pour le
Président Obama et son Administration. Néanmoins je suis attristé par ce que cette
controverse et le vitriol public déversé par ceux qui se sont acharnés à la soutenir
ont révélé sur l'état de notre société civile. Il semble que nous Américains ne
puissions plus mener une discussion publique sérieuse ou émettre un jugement indépendant
sur des sujets de grande importance pour notre pays de même que pour nos alliés
et amis.
Les diffamations contre moi et leurs traces emails facilement
vérifiables montrent avec certitude qu'il y a un lobby puissant déterminé à empêcher
qu'un autre point de vue que le sien soit émis, encore moins pour prendre en compte
la compréhension américaine des courants et évènements au Moyen Orient. Les tactiques
du lobby d'Israël touche le fond du déshonneur et de l'indécence, et incluent
la destruction d'une réputation, citation erronée sélective, déformation voulue
du passé, fabrication de mensonges et un total mépris de la vérité. Le but de
ce Lobby est de contrôler le processus politique via l'exercice d'un veto sur
la nomination de personnes qui remettent en question la sagesse de ses points
de vue, la substitution du politiquement correct à l'analyse, et l'exclusion de
toutes les options de décision par les Américains et notre gouvernement exception
faite de celles qui ont sa faveur.
Il y a une ironie spéciale dans le
fait d'avoir été accusé de faire preuve d'une considération malvenue pour les
opinions de gouvernements et sociétés par un groupe dont l'intention claire est
de forcer l'adhésion à des politiques d'un gouvernement étranger - dans ce cas,
le gouvernement d'Israël. Je crois que l'incapacité du public américain de discuter,
ou du gouvernement d'envisager, toute option de politique US concernant le Moyen
Orient opposée à la faction qui dirige la politique israélienne a permi à cette
faction d'adopter et de maintenir des politiques qui finalement menacent l'existence
même de l'Etat d'Israël. Ce n'est pas permis ici aux Etats Unis de le dire. Ce
n'est pas simplement une tragédie pour les Israéliens et leurs voisins au Moyen
Orient, mais cela cause de vastes dommages à la sécurité nationale des Etats Unis.
L'agitation outrancière qui a suivi la fuite de ma nomination imminente
sera perçue par un grand nombre comme soulevant de sérieuses questions sur le
fait que l'Administration Obama soit capable de prendre ses propres décisions
concernant le Moyen Orient et sur des questions qui y sont liées. Je regrette
que ma volonté de servir la nouvelle Administration ait fini par jeter un doute
sur sa capacité à envisager, encore moins à décider, quelles politiques pourraient
le mieux servir les intérêts des Etats Unis plutôt que ceux d'un Lobby qui a l'intention
d'imposer la volonté et les intérêts d'un gouvernement étranger.
Au tribunal
de l'opinion publique, à la différence du tribunal judiciaire, quelqu'un est coupable
tant qu'il n'a pas été prouvé qu'il était innocent. Les citations empruntées à
des déclarations ont été sorties de leur contexte et sont disponibles pour quiconque
est intéressé à lire la vérité. L'injustice des accusations portées contre moi
était évidente pour ceux à l'esprit ouvert. Ceux qui ont cherché à contester ma
réputation ne sont pas intéressés par toute réfutation que moi-même ou quelqu'un
d'autre pourrait faire.
Néanmoins, pour enregistrement : je n'ai jamais
cherché à être payé ou accepté un paiement d'un gouvernement étranger, incluse
l'Arabie Saoudite ou la Chine, pour un quelconque service, je n'ai pas non plus
parlé pour un gouvernement étranger, ses intérêts, ou ses politiques. Je n'ai
jamais fait de lobbying auprès d'une institution de notre gouvernement que ce
soit pour une cause étrangère ou intérieure. Je n'appartiens qu'à moi-même, et
ne sert personne d'autre, et avec le retour à ma vie privée, je ne servirai de
nouveau - pour mon plaisir - aucun autre maître que moi même. Je continuerai à
parler comme bon me semble sur des questions me concernant et concernant d'autres
Américains.
Je conserve mon respect et ma confiance pour le Président
Obama et DNI Blair. Actuellement, notre pays est confronté à des défis à l'étranger
de même qu'à l'intérieur. Comme tous les patriotes américains je continue de prier
pour que notre Président puisse avec succès nous conduire à les surmonter.
Charles Freeman 10/03/09 Wall Street Journal - www.online.wsj.com
Mercredi 11 Mars 2009 Synthese §1 Traduction §2 Mireille Delamarre
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