Ils
proposent un soit disant Plan durgence pour la jeunesse consistant à
recevoir les jeunes à Pôle Emploi, puis à leur proposer des
contrats aidés. Ils ne proposent absolument rien dautre !
Et
aujourdhui, ils sétonnent de la violence, et quil y ait
des problèmes au pays
: La paix sociale ne peut pas exister dans
un pays quand les jeunes ne travaillent pas. Quand on a 20 ou 25 ans, il vous
faut une formation, il vous faut un projet de vie. Faute, il y aura automatiquement
des déviances ! Nous ne légitimons pas les déviances ; mais
dans tous les pays les choses se passent ainsi : si il ny a pas demploi
pour la jeunesse, on va vers le chaos, on va dans le mur. Cest cela la réalité
!
Et
nous devrions nous féliciter que Sarkozy ait annoncé la création
dun vivier de compatriotes vivant en France qui seraient mutés lorsque
des postes se libéreraient. Ils voudraient que lon applaudisse
On ne le peut pas
Nous le redisons : les recrutements en Guadeloupe
qui dans le public, qui dans privé ; et singulièrement dans lencadrement
- sont des recrutements racistes ! Les entreprises en Guadeloupe pratiquent des
recrutements racistes !
Ainsi,
alors quen France des associations comme SOS RACISME parviennent à
réaliser des rapports démontrant que les « minorités
visibles » puisque cest ce nom quils nous ont donné
- sont victimes de racisme en France pour laccès au logement ou à
lemploi
Ici, lorsque nous demandons à lEtat de faire
des enquêtes ou de trouver des systèmes pour faire des enquêtes,
la réponse est toujours celle-ci : « oui, certes, mais cela est gênant
».
Comment
pouvons-nous expliquer quil ait tant de jeunes diplômés au
chômage ?
Et
là SARKOZY a fait fort : à chaque fois quil abordait un thème,
il faisait mine de sinterroger : Mais comment se fait til que lorsque
lon entre dans une administration, on ne voit pas de guadeloupéens
? Mais comment se fait-il que nous consommions autant dufs importés
? Mais comment se fait t-il que nous allions acheter des pulpes à létranger
?
Il ne comprend pas
Et pourtant cela fait 20 ans que cet homme est
en politique : il a été ministre de lIntérieur, il
est président de la République, il a disposition des conseillers,
dont Mme PENCHARD qui fut sa conseillère spéciale [pour lOutre
Mer] à lElysée
Il joue donc à létonné.
Il est si étonné quil annonce des mesures. Et tente par ce
biais de nous couillonner. Et lon entend deux ou trois de ses affidés
nous dire que cest très bien et quil faut en conséquence
sy atteler
Un
discours vide ! Mais il y a autre chose qui nous a bien fait rire : Sarkozy a
annoncé quil allait demander aux syndicats français de reconnaitre
que nous sommes représentatifs. Alors quil y a une loi parue le 20
aout 2008 qui a mis fin à la représentativité irréfragable
des 5 syndicats français [CFDT - CFTC CGC CGTG CGT/FO]
! Cela signifie que celui qui lui a écrit ce discours ignore encore lexistence
de cette loi !
Ainsi
par exemple, il faudrait que LUGTG demande à un syndicat français
FO par exemple, pour taquiner le camarade EVARISTE [secrétaire fédéral
de FO en Guadeloupe] de reconnaitre sa représentativité en
Guadeloupe ! Non, Sarkozy se fout de nous ! Et nous avons entendu quelques journalistes
reprendre ces propos, comme sil sagissait dune « grande
annonce » ! Nous lui rétorquons que nous nen avons pas besoin
: nous avons lhabitude de lutter et nous continuerons !
Et
nous pouvons prendre dautres exemples
SARKOZY propose de créer
un Observatoire des prix et de mettre à sa tête une personne indépendante
pouvant saisir lAutorité de la Concurrence ! Mais pourquoi faire
un tel cinéma ?! Aujourdhui toutes les institutions existantes peuvent
la saisir. Pourquoi ne le font telles pas ? Le préfet, justement,
qui préside lObservatoire des prix, pourquoi ne la-t-il jamais
fait ?! Parce que tout simplement, lObservatoire des prix ne sert strictement
à rien ! Il est là pour observer les prix
Il les observe et
après le préfet prend sa décision. Nous lavons tous
vu en septembre : Mme PENCHARD a présidé une réunion de lObservatoire
des prix à propos de la hausse des carburants. Toutes les personnes présentes
à cette réunion y étaient opposées. Et pourtant, le
lendemain matin, le préfet a pris un arrêté augmentant le
prix de lessence de 6 cts. Voilà ce quest lObservatoire
des prix : vous êtes assis dans une salle, libre à vous de déblatérer
tant quil vous plaira
Mais lobjectif est atteint : on vous a
consulté et vous navez plus rien à dire ! Voilà la
vérité !
Aujourdhui,
ils sont conscients dune chose : ils ne peuvent plus continuer à
nous couillonner ! Dans le même temps quils font la restitution de
leurs Etats Généraux, ils savent très bien que les Guadeloupéens
ne marchent plus dans leurs combines !
Ainsi,
alors même que se déroule la restitution des Etats Généraux,
le préfet nous adresse un courrier nous disant que Mme PENCHARD en personne
nous invite à une réunion le 14 novembre : celle de la Commission
de suivi des accords du 4 mars, quelle présidera. Nous lui avons
répondu que nou ka vinn bandé ! [nous nous y rendrons très
déterminés
].
Mais
souvenez-vous : Mòso Desforges la [le préfet de Guadeloupe] est
passé à la télé pour dire que tous les problèmes
étaient réglés. Mais cest extraordinaire
: Tous
les problèmes sont réglés, mais SARKOZY trouve quil
en reste encore ! Tous les problèmes sont réglés, mais Mme
PENCHARD vient spécialement pour les régler !
Et
nous avons dit à Mme PENCHARD que sagissant de laccord BINO,
lessence, les prix
: ce nest pas de transparence que nous avons
besoin mais darrêter la pwofitasyon sur les Guadeloupéens.
Les problèmes de la formation des jeunes, de la discrimination, du chlordécone,
de lEducation
: il faut quelle nous réponde concrètement
là-dessus.
[
]
Il
sagit pour nous de rester mobilisés et de ne jamais nous décourager.
Car on entendra rapidement des gens nous dire : oui, cest un premier pas,
tous les problèmes ne peuvent pas se régler en un jour
Aujourdhui,
nous devons être bien conscients que lEtat ne peut pas nous donner
de réponse. LEtat a des réponses, mais ces réponses
lobligent à négocier avec le peuple de Guadeloupe. Ces réponses
lobligeront, par exemple, à négocier un nouveau système
éducatif :
Comment
pouvons-nous tolérer que chaque année 1000 à 1500 jeunes
sortent du système scolaire sans aucune formation ? Comment pouvons-nous
comprendre quà peine un enfant sur trois dune même classe
dâge arrive au Bac ? Nous ne pouvons laccepter !
Camarades,
que la semaine prochaine, le samedi 14 novembre à 08H00 du matin, nous
rencontrons Mme PENCHARD à Basse-Terre. Nous demandons à tous les
Guadeloupéens dêtre présents devant la préfecture
!
Pour
dire à Mme PENCHARD que nous voulons des réponses. Des réponses
précises et concrètes sur la plateforme de revendications que nous
avons posées. Et que tout le blablabla quelle et Sarkozy peuvent
raconter ne nous concerne pas.
Aujourdhui,
ils nont apporté aucune réponse aux revendications posées,
ils nont apporté aucune réponse dans le cadre du protocole,
ils nont apporté aucune réponse quant à leurs engagements
!
Et
nous devons bien nous convaincre quils nous doivent, camarades ! Si la France
est un grand pays aujourdhui, cest parce quils ont bâti
leurs fortunes sur le sang et la sueur de nos parents et sur les nôtres.
Il
ne sagit pas de dire que nous rentrons dans lassistanat : il sagit
de dire quaujourdhui nous devons négocier dégal
à égal ; et quils arrêtent de nous prendre pour les
danseuses de la République ! Nous ne sommes pas leurs enfants, nous ne
sommes pas leurs serpillères ! Il nous faut les regarder dans le blanc
des yeux et leur dire que nous refusons de marcher encore. Il faut que nos enfants
travaillent au pays ; et quils mettent fin aux discriminations dans
le public et dans le privé !
Nous
avons aussi à prendre des engagements : arrêter de temps en temps
daller pousser des caddies dans leurs magasins. Le camarade BANDOU [secrétaire
général de LUnion des Producteurs de Guadeloupe] est là
: LUPG et les autres camarades agriculteurs font un travail extraordinaire.
Continuons à manger ce que nous produisons. Essayons de faire de frites
avec nos madères et nos bananes. Achetons notre poisson. Faisons en sorte
dêtre solidaires pour leur montrer que nous en avons assez de leurs
supermarchés.
Comment
comprendre quil y ait autant de fast-food entre Baie-Mahault, les Abymes,
Pointe à Pitre et le Gosier ?! Nous sommes certainement la région
où il ya le plus de MAC DONALDS et de KFC au mètre carré
: et nos enfants avalent leurs cochonneries à longueur de journée
! De manière à leur prouver que nous avons grandi et muri et que
nous nacceptons plus dêtre tournés en bourrique !
Rendez-vous
donc le samedi 14 novembre à Basse-Terre, à la préfecture,
de façon à dire à Mme PENCHARD que nous voulons des réponses
précises et concrètes sur tous les points prévus ; et la
reprise des négociations sur les points restant à examiner.
Alors,
surtout, ne nous décourageons pas et ne disons pas que cela fait déjà
une année que nous luttons. Camarades, les luttes à venir sont encore
nombreuses : nous ne pouvons nous contenter de deux ou trois baisses des prix
des produits de première nécessité, deux ou trois centimes
enlevés sur certains produits. Nous devons faire en sorte dabolir
la pwofitasyon ; que nos enfants aient des formations, quils aient un emploi
; faire en sorte de défendre notre production ; et de gagner sur toutes
nos revendications !
Et
cest seulement si nous restons rivés à nos revendications
quelles aboutiront ; en confiance et en audace , en responsabilité
et en détermination !

Ansanm
nou ka lité, Ansanm nou ké gannyé !
Ansanm
nou ka lité, Ansanm nou ké gannyé !
Jou
nou ké mété a jounou, Péy jan vwè jou
!
Elie
Domota
Meeting LKP
Pointe à Pitre, vendredi 6 novembre 2009
date
de l evenement : 14 novembre 2009
Publié
par le dimanche 8 novembre 2009