Trafic d'Organes

L'article d' Alexandra Sandels du 21/08/09 publié dans MENASSAT
http://www.menassat.com/
intitulé " Israël affirme que la presse suédoise l'accuse de "crime rituel"
dans l'affaire des accusations de vol d'organes,
fournit des informations supplémentaires sur ces accusations de trafic d'organes.

Ci dessous quelques extraits traduits de cet article.





"En début de semaine, le plus grand quotidien suédois, Aftonbladet, a publié un article suggérant que les soldats israéliens tuaient de jeunes Palestiniens et volaient leurs organes. L'homme qui a rédigé cet article, le photographe et journaliste suédois, Donald Bostrom, affirme qu'il a été témoin d'un tel incident lui-même au début des années 90. L'article a suscité beaucoup d'attention sur la scène internationale et provoqué un débat médiatique intense en Suède de même qu'ailleurs. Israël a répondu avec colère à cet article, accusant la Suède de publier un article accusant "les Juifs de crime rituel" et demandant que les autorités nationales condamnent officiellement l'article.

"Dans son article “Våra söner plundras på sina organ,” qui se traduit par " on pille les organes de nos fils" Donald Bostrom raconte l'histoire du rôle d'Israël dans le "scandale international de transplantation d'organes" et comment lui-même a été témoin d'une attaque contre un jeune homme palestinien par les soldats israéliens en Cisjordanie en 1992.

"MENASSAT a une un entretien téléphonique avec Bostrom dans lequel il a expliqué les événements qui servent de base aux affirmations dans son article.

"Revenant en arrière, au début des années 90, Bostrom travaillait dans les territoires occupés palestiniens sur son livre "Inshallah" ("Avec l'Aide de Dieu") publié en 2001, le livre présentant la lutte des Palestiniens dans les territoires occupés. Bostrom dit qu'à l'époque du personnel de l'ONU travaillant dans la région l'a contacté, lui disant qu'ils avaient des soupçons que des organes étaient collectées de cadavres palestiniens.

"Des personnes disparaissent et on les ramène après qu' une autopsie ait été pratiquée sur eux. Nous pensons qu'ils volent leurs organes" ont -ils dit à Bostrom, d'après lui.

"En 1992, sur 133 Palestiniens qui avaient été tués, 53 avaient été autopsiés selon Bostrom. Les corps avaient été autopsiés à l'Israel’s Abu Kabir Forensic Institute, ( Institut medico legal d'Abu Kabir d'Israël) et plus tard rendu à leurs familles. Bostrom a choisi 20 des 52 cas de corps autopsiés et rencontré les familles des victimes qui ont toutes dit que des organes de leurs enfants avaient été volées. Bostrom a obtenu des familles qu'elles exhument les corps des 20 individus. Il a amené avec lui une équipe de TV et une équipe médicale, mais la nuit précédent l'exhumation des cadavres, Israël a imposé un bouclage de la Cisjordanie et de Gaza qui a duré 6 mois. Bostrom n'a jamais pu prouver si les organes avaient été prélevées ou pas.

"Mais les familles ont dit qu'elles étaient sûres que les organes de leurs enfants avaient été volées, c'est pourquoi Bostrom voulait appeler à l'ouverture d'une enquête sur le sujet. Il n'a jamais affirmé qu'il avait apporté des preuves à ses affirmations; et il réitère que c'est justement pour cela qu'on doit enquêter sur ces accusations.

"Est-ce qu'il pense que les accusations de prélèvement d'organes est une pratique systématique en Israël ?

"Jusqu'à présent, Bostrom insiste, il n'y a pas de preuve sûre, seulement un ensemble d'accusations et de circonstances suspectes. Dans les années 90, il se souvient comment certaines mères palestiniennes n'étaient pas autorisées à laver les corps de leurs fils morts qui leur avaient été rendus.

"Il y a simplement trop de questions restées en suspend", insiste-t-il.

"Tout spécialement quand c'est bien connu qu'Israël est - selon des révélations faites dans un magazine du New York Times en 2001 - "l'une des nations les plus actives sur le marché international du trafic d'organes". " En Israël, et dans une autre poignée de pays, dont l'Inde, la Turquie, la Russie et l'Irak" selon les révélations faites par Michael Finkel, " les ventes d'organes sont menées presque ouvertement. En Israël, il y a même un accord tacite du gouvernement sur cette pratique -- le système national de santé - le programme d'assurance couvre une partie, et parfois tout les frais de transplantations arrangées."

"D'autre part, en 2002, le directeur de l'Institut Medico Legal d'Abu Kabir, le Dr Yehuda Hiss, a été arrêté pour " une longue liste d'accusations allant de conduite inappropriée comme médecin à des actes criminels tels que la vente illégale et les trafics d'organes et de parties de corps, le prélèvement des organes de personnes décédées sans consentement, et la pratique de la desinformation sur les organes des corps restitués." En 2007, deux hommes de Haïfa ont été condamnés à la prison pour "trafic d'humains dans le but de prélever leurs organes". Ils ont avoué avoir forcé des malades mentaux et retardés arabes de Galilée et du Centre d'Israël a avoir leurs reins prélevés, et plus tard ont refusé de payer les donneurs comme promis.

"Le fait est que nous savons qu'il y a un trafic d'organes en Israël. Et nous savons aussi qu'il y a des familles qui affirment que les organes de leurs enfants ont été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d'une enquête plus élaborée" a dit Bostrom au MENASSAT.

"Bilal Ghanan

"Alors qu'il séjournait en Cisjordanie, Bostrom s'est lié d'amitié avec une famille du coin dont le fils avait été tué par l'armée israélienne. Le 18 Mai 1992, des forces spéciales israéliennes sont arrivées à Imatin, un petit village en Cisjordanie, cherchant Bilal Achmed Ghanan de 19 ans. Le jeune palestinien était un protestataire actif, et avait provoqué la colère de l'armée israélienne, car il avait l'habitude de lancer des pierres aux patrouilles. Ghanan, qui vivait caché dans les montagnes à l'époque avait décidé ce jour là de quitter provisoirement sa cachette et descendre au village. Alors qu'il marchait dans les ruelles étroites du village Ghanan a brusquement été frappé par un tir en pleine poitrine. Puis il a été touché aux jambes selon des passants du village. La dernière balle a touché l'estomac. Les forces israéliennes ont chargé Ghanan gravement blessé dans une jeep et sont partis avec lui en dehors du village ou un hélicoptère militaire les attendait, affirme Bostrom dans son article. On a rendu le corps de Ghanan à sa famille 5 jours plus tard - - mort et enveloppé dans des draps d'hôpital. Quand le corps de Ghanan enveloppé dans le linceul a été mis en terre, le linceul a glissé à un endroit révélant sa poitrine au petit groupe de membres de la famille qui s'étaient rassemblés pour la cérémonie. Ils étaient choqués. Le jeune homme de 19 ans avait été ouvert à partir du bas de l'abdomen jusqu'à son menton et recousu.(Voir photo ci dessus).

"Soudain les violences qu'il avait subi sont apparues évidentes pour les quelques personnes assistant aux funérailles" écrit Bostrom. Il a ensuite cité des extraits d'interviews avec d'autres familles affirmant que leurs fils ont subi le même sort que Bilal Ghamam. " Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires" des proches de Khaled de Naplouse m'ont dit. La mère de Raed de Jenin a affirmé la même chose et les oncles de Mahmoud et Nafes de Gaza aussi. Les trois garçons avaient disparu pendant quelques jours et leurs corps ont été rendus de nuit, morts et autopsiés"a écrit Bostrom.

"Autrement pourquoi conserveraient-ils les corps jusqu'à 5 jours avant que nous ne soyons autorisés à les enterrer ?

Qu'est qui arrive à ces corps pendant tout ce temps ?

Et pourquoi font-ils des autopsies quand la cause de la mort est évidente, et dans tous les cas contre notre volonté ?

Et pourquoi les corps sont-ils rendus la nuit ?

Et pourquoi y a t-il une escorte militaire ?

Et pourquoi les zones sont-elles bouclées pendant les funérailles ?

Et pourquoi l'électricité est-elle coupée ? " Se demandent les familles des victimes.....










Israël pays tres actif
dans le trafic international d'organes
avec le consentement du gouvernement




En Israël, le taux de dons d'organes est tellement bas que le pays ne peut pas participer au programme de la Communauté européenne de transplantation d'organes et par conséquent ne peut recevoir d'organes de ce programme et dépend entièrement des dons faits en Israël. Environ 40% des donneurs d'organes sont des travailleur immigrés. Seulement 45% des Israéliens sont en faveur des dons d'organes, soit un pourcentage 50% plus bas que dans la majorité des pays occidentaux. Seuls 8% des juifs possèdent une carte de donneur ( carte ADI ) alors que dans les pays occidentaux cela varie entre 30 et 40%. 60% sont contre le don d'organes (en France 30% seulement). Les motifs sont principalement religieux, y compris chez des personnes juives qui se déclarent non pratiquantes mais qui s'identifient sur ce point avec la religion en lien avec les règles liées à la mort et refusent le don d'organes invoquant l'interdiction de désacralisation du corps et l'obligation d'enterrer le défunt le plus rapidement possible.

Selon la Halachic Organ Donation Society, une organisation qui comprend des rabbins et docteurs du monde entier, les Juifs ont le taux le plus bas de porteurs de carte de donneurs parmi les groupes ethniques. Selon cette Société, en Israël il y a une fausse interprétation de la Loi Juive (Halachah) affirmant que celle ci interdit le don d'organes. Certains manifestent des attitudes superstitieuses disant qu'ils vont s'attirer le mauvais ou précipiter leur propre mort. Conséquence, des patients en attente de greffe meurent chaque année en Israël et plus de la moitié de ceux qui sont transplantés le sont à l'étranger dans des conditions qui ne sont pas toujours légales.

Ainsi en 2007 un chirurgien israélien a été arrêté en Turquie, pays lui aussi actif en matière de trafic d'organes, suspecté d'être impliqué dans les activités d'un réseau mondial de transplantations illégales réalisées dans un hôpital d'Istanbul. Zaki Shapira, ancien chef du centre du service de transplantation au centre médical Rabin à Petah Tikva au Nord de Tel Aviv en Israël, a été arrêté lors d'une fusillade entre la police et des voleurs armés le 27 avril dans un l'hôpital d'Istanbul. Les médecins et infirmières turcs ont également été arrêtés. Selon des sources turques, des officiers de police qui ont fouillé l'hôpital après la fusillade ont découvert qu'il avait été fermé par décision de justice un mois plus tôt à cause de transplantations illégales.

Jusqu'à tout récemment, les autorités religieuses juives israéliennes considéraient avec réticence la décision de déclarer comme mort tout patient ne présentant plus aucun signe d'activité cérébrale ("mort cérébrale" ) comme cela se fait en Occident où on peut, une fois celle-ci déclarée, prélever des organes. Il existe pourtant en Israël une loi votée en 2008 "Organ Donation Law" qui autorise le prélèvement d'organes une fois la mort cérébrale déclarée. Cette loi encourage également les dons d'organes de personnes vivantes et en bonne santé qui peuvent bénéficier de certains avantages. Ainsi le donneur vivant reçoit le statut de malade chronique après la donation avec tous les avantages en matière de prise en charge des soins, ainsi qu'une somme de 5100 $ versés par l' état. Le donneur dont tous les soins liés à la transplantation sont pris en charge, peut également se faire rembourser le coût de l'accompagnement psychologique et ses frais de convalescence et est également prioritaire en cas de nécessité d'une greffe pour lui-même. Le receveur israélien qui bénéficie d'une greffe à l'étranger est également remboursé tout ou partie pour la greffe et les soins post opératoires que cette transplantation soit légale ou non, que les organes soient donnés par consentement ou volés dans le cadre d'un trafic comme dénoncé. Les organismes et compagnies d'assurance israéliennes chargées du remboursement considèrent, surtout dans le cas de greffe de reins, que c'est beaucoup moins onéreux que les dialyses et autres soins lourds dans le cadre de maladies longue durée.

En effet, les organes les plus demandés sont les reins. il existe donc une sérieuse pénurie et le gros du trafic international se concentre sur ces organes. L'un des rabbins ultra orthodoxes américains arrêté par le FBI parce qu'impliqué dans un trafic d'organes, Levy Izhak Rosenbaum ( voir notre article précédent sur le sujet ), appartenant à la communauté ultra orthodoxe de Borough Park de Brooklyn c'était semble- t-il spécialisé dans le trafic de reins les achetant en Israël pour 10 000 $ puis les revendant aux US pour 160 000$. Nancy Scheper Hughes, professeur d'anthropologie à l'Université Berkeley de Californie, auteur d'un livre bientôt publié sur le trafic d'organes humains, a dit avoir traqué ce réseau de Brooklyn depuis 10 ans et que ses contacts en Israël lui ont affirmé que Rosenbaum était le "Top Man" aux Etats Unis. Lors d'une rencontre en 2008 avec un agent du FBI infiltré dans le réseau, Rosenbaum avait affirmé qu'il avait un associé travaillant pour une compagnie d'assurances à Brooklyn qui pouvait prendre des échantillons de sang du receveur, les envoyer dans de la glace sèche en Israël où ils seraient testés pour voir s'ils correspondaient au donneur potentiel. Scheper - Hugues a dit que les recherches qu'elle a faite pour écrire son livre lui ont permis de découvrir que des centaines de cas de transactions illégales portant sur des organes étaient réalisées par et pour des israéliens en Israël, Afrique du Sud, Turquie et dans d'autres pays, avec des vendeurs/donneurs recrutés notamment dans des communautés pauvres en Moldavie au Brésil et ailleurs.

Israël est le seul pays au monde à confisquer les cadavres des combattants et autres militants palestiniens et arabes morts en action ou en prison. Un cimetière spécial a été crée pour recevoir leurs dépouilles, et quand, comme cela a été le cas dans le cadre d'un échange entre le Hezbollah et Israël, les dépouilles sont restituées, les corps sont dans un tel état de décomposition qu'il est impossible de savoir si des organes ont ou non été prélevées.

Si on ajoute à cela l'importante pénurie d'organes et de donneurs en Israël, l'affaire de Brooklyn, les témoignages des familles palestiniennes, tout ces éléments rassemblés font qu'il est tout à fait vraisemblable qu'un tel vol et trafic d'organes de Palestiniens aient pu avoir lieu.

Seule une enquête indépendante internationale permettrait effectivement, comme l'a suggéré Donald Bostrom, de faire toute la lumière sur cette affaire, enquête qui pourrait être entreprise sur initiative et sous contrôle de l'ONU qui a déjà mis en place un groupe de travail sur le trafic international d'organes et qui pourrait se voir confier une telle mission. D'autre part, un projet de résolution aux Nations Unies de ce groupe de travail devrait être bientôt présenté obligeant les hôpitaux partout dans le monde à établir les origines de chaque organe transplanté, s'il a été donné gratuitement ou en versant une compensation, ceci afin de protéger de ce genre de trafic les pauvres et les plus vulnérables, comme le sont les Palestiniens enfermés dans le ghetto de Gaza et les bandoustans de Cisjordanie et soumis aux caprices parfois macabres et intéressés de la soldatesque sioniste.









Preuves :






Si vous voulez des preuves du trafic d’organes pratiqué dans l’entité sioniste, en voilà. Et qu’on ne m’accuse pas d’antisémitisme puisque, selon les termes de cet article, les victimes des vols d’organes sont des soldats de l’armée sioniste.
Mais pas seulement, même si l’article ne s’intéresse qu’aux dépouilles des terroristes en uniformes de l’Etat juif et certainement pas à celles des Palestiniens, ces animaux à deux pattes.
Car à qui fera-t-on croire qu’on a pu prélever et stocker des milliers d’organes issus de soldats sionistes décédés ?
L’article date de 2002, soit deux années après le retrait des troupes sionistes du sud Liban ; retrait au cours duquel
l’armée sioniste n’aurait essuyé aucune perte
Alors d’où viennent ces milliers d’organes si ce n’est des corps des Palestiniens assassinés par l’armée la plus morale du monde ?
Et ne croyons surtout pas que les enquêtes mentionnées dans l'article ont interrompu le trafic d'organes. Il l'a probablement simplement limité aux dépouilles mortelles des Palestiniens.




Abu Kabir exploite un stock d’organes


Publication: Israel Faxx, 4 janvier 2002
By IsraelNationalNews.com, traduit de l’anglais par Djazaïri







Le procureur général de l’Etat, Elyakim Rubinstein, a ordonné à la police de lancer une enquête contre le professeur Yehuda Hiss, doyen national des pathologistes et directeur de l’Institut Médico-Légal d’Abu Kabir.
Hiss est l’objet d’une longue liste d’accusations depuis un comportement inapproprié en tant que professionnel médical à des actes criminels comme la vente illégale et des transactions d’organes et de parties du corps, l’ablation d’organes de personnes décédées sans consentement et de donner un état inexact des organes présents dans le corps restitué.
Dans certains cas, les allégations à l’encontre de Hiss comprennent le prélèvement d’organes sans consentement, le remplacement des organes par le centre cartonné des rouleaux de papier hygiénique et des tiges métalliques pour combler les vides dans le corps et dissimuler le vol ,des organes.
Une perquisition effectuée à l’institut a découvert d’importants stocks d’organes prélevés illégalement sur des cadavres. Ces dernières années, il s’avère que les dirigeants de l’institut ont donné des milliers d’organes à la recherche sans y être autorisés, tout en entretenant un stock d’organes à Abu Kabir.
Des organes appartenant à des soldats tués en diverses circonstances ont été découverts à l’institut pendant une perquisition surprise cette semaine. Après consultation avec l’aumônier en chef, le général de brigade Rabbi Yisrael Weiss, il a été décidé, en accord avec les familles endeuillées, que les tombes seraient ouvertes et les organes enterrés avec les restes de chaque soldat concerné.

Sachez que le bon Dr Yehuda Hiss a été lourdement sanctionné puisqu'il a été... réprimandé.

Merci à Joachim Martillo et à son blog Ethnic Ashkenazim qui m’a permis de découvrir cette information


Auteur : http://mounadil.blogspot.com/





Preuves de trafic d'organes dans l'entité sioniste

"Le journal suédois Aftonbladet
publie un autre rapport
qui confirme le vol des organes palestiniens
"



Le journal suédois "Aftonbladet" a publié, le dimanche soir 23/8, un nouveau rapport qui accuse l'entité sioniste de voler les organes des martyrs palestiniens.
 

Le nouveau rapport montre les témoignages d'une famille palestinienne du village d'Amatin, dans la ville de Naplouse, où les soldats de l'occupation ont volé les organes de leur fils après l’avoir tué lors de la première Intifada. 

La mère du martyr, Bilal Ghaneim, a dit dans ce rapport que les soldats sionistes ont remis le corps de leur fils après avoir été tué, le 13 mai 1992, par un hélicoptère de l'entité sioniste et ont fait retourner son corps après plusieurs jours. 

Elle a dit que le corps de leur fils était dans un sac noir après qu'on a pris ses dents et ouvert sa poitrine. 

Le rédacteur en chef du journal a dit : "je ne suis ni Nazi, ni antisémite, mais le rédacteur en chef d'un journal qui a été convaincu et a permis de publier cet article.







Justice Contre Israel Israel :

Banalisation Des Transplantations Illegales d'Organes,
Tourisme Transplant Florissant

C'est la Professeur d'anthropologie à l'Université de Berkeley, Nancy Sheper - Hugues, spécialiste reconnue internationalement des études sur le trafic mondial de transplantation d'organes qui l'a affirmé, notammant lors d'un témoignage fait en Juin 2001 devant le Congrès américain. Le ministère de la défense israélien est impliqué.

Quelques extraits traduits de son témoignage.




Nancy Sheper - Hugues a crée Organ Watch une organisation chargée de surveiller les trafics d'organes en pourchassant les intermédiaires, les médecins et chirurgiens et les voyous qui profitent de ce commerce florissant. Le trafic d'organes représente environ 10% des 70 000 transplantations mondiales de reins chaque année, bien qu'on avance le chiffre de 15 000 reins faisant l'objet de trafics sur l'année. Selon un article du Jane's intelligence weekly de Mars 2008, les organes visés par ces trafics sont soit vendus pour un usage interne, soit exportés pour des transplantations réalisées aux US, en Europe, aux EAU, en Arabie Saoudite et spécialement en Israël.

Nancy Sheper- Hugues a affirmé avoir été choquée par le fait que dans beaucoup de pays les responsables et fonctionnaires ont connaissance de ces trafics, mais qu'ils s'en fichent. "C'est un secret de polichinelle" a-t-elle dit, "cela a été banalisé en Israël"

Dans son témoignage devant le Congrès américain le 27 juin 2001, ses conclusions sur le trafic mondial d'organes sont présentées. Elle y décrit non seulement la problématique mondiale créée par ce trafic mais également le rôle prépondérant joué par Israël. Elle y évoque aussi les vols d'organes commis par les Israéliens sur des morts palestiniens.

Ci dessous des extraits traduits de ce témoignage

"En Juillet 2000, Avraham Ronan, un juriste à la retraite de Jérusalem, a expliqué qu'il avait pris de gros risques et dépensé une fortune pour se rendre en Europe de l' Est pour acheter le rein d'un ouvrier agricole immigré, plutôt que d'attendre son tour pour bénéficier de l'organe d'un cadavre en Israël :

"Pourquoi devrais je attendre des années pour un rein de quelqu'un victime d'un accident de voiture, prisonnier sous la voiture pendant de nombreuses heures, puis passant plusieurs jours dans un état critique en soins intensifs et alors seulement après tout ce traumatisme avoir cet organe transplanté ? Cet organe ne sera pas de bonne qualité ! Ou, même pire, je pourrais avoir l'organe d'une personne âgée, ou d'un alcoolique, ou d'une personne qui est morte d'une crise cardiaque. Ce type de rein est complètement usé ! C'est bien mieux d'obtenir un rein d'un homme en bonne santé qui peut aussi tirer avantage de l'argent que je peux me permettre de lui verser. Là où je suis allé, les gens étaient tellement pauvres qu'ils n'avaient même pas de pain à manger. Avez vous une idée de ce que 1000 dollars, voire 5000 dollars veut dire pour ce paysan ? L'argent que j'ai payé était un cadeau de même valeur que ce que j'ai reçu."

"La transformation magique d'une personne en une "vie" qui doit être prolongée, sauvée, à n'importe quel prix, fait que la vie est devenue l'ultime fétiche comme l'a reconnu il y a de cela de nombreuses années, Ivan Illich. L'idée même de "vie" comme objet de manipulation est une idée relativement nouvelle dans l'histoire de la modernité. La fétichisation de la vie - une vie préservée, prolongée, améliorée à n'importe quel prix - détruit toute possibilité d'éthique sociale

-

"En Israël actuellement, il y a une tolérance surprenante au niveau officiel pour le "tourisme transplant" qui est organisé via une entreprise de bizness locale en lien avec un chirurgien renommé en matière de transplantation, opérant d'un centre médical important prés de Tel Aviv. Mr.D., le chef de "l'entreprise" (comme l'appelle les patients transplantés) a développé des liens avec des chirurgiens pratiquant des transplantations en Turquie, en Russie, en Moldavie, en Estonie, en Georgie, en Roumanie, et plus récemment à New York. Le coût d'un "paquet" est passé de 120 000 $ en 1998, à 200 000 $ en 2001, et, à cause de la pression des candidats à la transplantation pour développer des liens avec un plus grand nombre de pays développés, le coût continue d'augmenter. Le "paquet" transplantation couvre : la location d'un avion privé (pour 6 patients accompagné chacun d'un membre de leur famille, les docteurs israéliens, et le coordinateur du bizness; la "double opération" ("prélèvement" du rein et transplantation); les frais pour le rein et pour le donneur (le donneur n'est généralement pas payé plus de 5000$); les " frais" payés en pot de vin versés aux responsables à l'aéroport et aux douanes; la location de salles privées d'opération et de réveil, et du personnel OR; et les frais d'hôtel pour les membres des familles accompagnant les patients. L'opération clandestine (dans les deux sens du terme) est accomplie en 5 jours.

"Jour 1 : sur site préparation à l'opération, repos et dialyse;
Jour 2 et 3: les opérations (deux à trois patients par nuit, tout dépend de la taille du groupe);
Jour 4 et 5 : sur site, réveil, puis retour en avion à la maison.

"Le pays, la ville et les centres hospitaliers de ces opérations illégales sont tenus secret et révélés aux patients seulement le jour du voyage. En fait il y a une rotation continuelle des sites opératoires pour maintenir un profil bas. Les opérations chirurgicales ont lieu entre minuit et aux premières heures du matin. Dans le scénario le plus habituel, les patients israéliens et les médecins (un chirurgien et un néphrologue) prennent l'avion jusqu'à un petite ville de Turquie prés de la frontière irakienne, où les vendeurs de reins sont souvent de jeunes soldats irakiens ou des travailleurs immigrés. Autre scénario, les docteurs israéliens et turcs se rendent sur un troisième site en Europe de l' Est, où les vendeurs d'organes sont des chômeurs du coin ou des travailleurs immigrés d'ailleurs.





"La passivité du ministère de la santé qui refuse d'intervenir et de démanteler ce bizness portant sur des millions de dollars, qui fait d'Israël une sorte de Pariah dans le monde international de la transplantation, nécessite quelques explications. Premièrement, en l'absence d'une culture forte de donation d'organes et sous la pression de candidats à la transplantation en colère, chaque personne transplanté à l'étranger c'est un client de moins à satisfaire. Un phénomène plus troublant c'est le soutien et l'implication directe du ministère de la défense israélienne dans ce "programme" national illégal de tourisme de transplantation. Certains patients qui ont voyagé avec le chirurgien israélien spécialiste de transplantation hors la loi dans d'autres pays ont remarqué que dans chacun des groupes de transplantation organisés on trouvait des membres du ministère de la défense ou des personnes proches de celui ci.

"Nous aux Etats Unis nous ne pouvont affirmer nous appuyer sur une haute moralité étant donné le nombre de centres de transplantation subsistant grâce à ces étrangers qui paient, les dons d'organes devenant ainsi une ressource nationale et communautaire. Le Dr. Michael Friedlander, chef du service de néphrologie à l'Hôpital Hadassah de Jérusalem, compte parmi ses patients en convalescence après une transplantation à l'étranger, plusieurs israéliens qui sont récemment rentrés cette année et l'année dernière ( 2000-2001) d'Europe et des Etats Unis avec des reins qui ont été achetés de donneurs vivants. Les docteurs en charge des unités d'identification des reins où ces transplantations ont eu lieu affirment ne rien savoir de leur côté, disant qu'ils croient que les donneurs et les receveurs sont soit biologiquement ou soit émotionnellement liés. Parmi un grand nombre d'experts en reins on sait que le commerce de reins entre des étrangers se pratique partout sous couvert d'une pratique du " demander - mais s'il vous plait ne me dites rien que je ne veuille entendre"

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" En Mars 2001 j'ai passé une journée avec Abraham Sibony, qui a émigré en Israël du Maroc, et qui s'est lancé dans une carrière de petit voleur. Sibony pendant plusieurs années est rentré et sorti de prison et a été contacté par un gardien lié à un trafiquant d'organes local. " Est que tu veux trouver un moyen rapide de t'en sortir," a-t-il demandé à Sibony. Surpris d'apprendre qu'il pourrait gagner 30 000$ en vendant l'un de ses reins, et encore plus surpris d'entendre d'un docteur réalisant illégalement des transplantations que " les gens sont plus sains et vivent plus longtemps avec seulement un rein", le prélèvement sur Sibony a duré le temps d'une permission de sortie de prison. Bien que Sibony n'ait pas, contrairement à des vendeurs de reins malchanceux, souffert de complications médicales, il était mal préparé à passer une longue période de convalescence en prison, et en colère d'avoir été payé seulement 6000$ et de ne pas avoir de recours légal contre le juriste receveur de la transplantation et contre le trafiquant qui l'avait trompé, une histoire très commune parmi les vendeurs de reins dans le monde

[....]

"C'est évident qu'au Moyen Orient, il n'y a pas de limites politiques, idéologiques, ou religieuses en ce qui concerne les pratiques illégales de transplantations. Depuis des années, les habitants des états du Golfe
( Koweit, Arabie Saoudite, Oman) voyagent en Inde et dans d'autres pays d'Europe de l'Est pour acheter des reins difficiles à trouver localement à cause des enseignements fondamentalistes islamiques qui autorise la transplantation d'organes (pour sauver une vie), mais interdit le prélèvement d'organes de corps en état de mort cérébrale. Parallèlement, des centaines de patients en attente d'un rein en Israël, qui a ses propres centres de transplantations bien développés et sous utilisés (à cause des tergiversations des ultra orthodoxes juifs sur l'état de mort cérébrale) voyagent en jets privés comme "touriste transplant" en Turquie, Moldavie, Roumanie, où on peut trouver des vendeurs de reins désespérés, en Russie où il existe un surplus lucratif d'organes de cadavres à cause des normes laxistes encadrant la mort cérébrale, et en Afrique du Sud où les équipements dans les cliniques de transplantation au sein d'hôpitaux privés peuvent ressembler à des hôtels 4 étoiles.

" L'infâme Zaki Shapira, chef des services de transplantation de reins au Centre Medical Bellinson, près de Tel Aviv (et ironiquement ancien membre du groupe de travail sur l'éthique mondiale des transplantations) a pratiqué illégalement des transplantations depuis le début des années 90 utilisant des trafiquants arabes locaux pour localiser des vendeurs de reins volontaires parmi les travailleurs palestiniens enfermés en Cisjordanie et à Gaza. Quand il s'est fait taper sur les doigts par un conseil d'éthique (la Commission Cotev) Shapira a simplement transféré ses activités illégales à l'étranger - en Turquie et dans des pays d'Europe de l' Est où l'énorme chaos économique de la dernière décennie a permis la création de marchés parallèles de corps pour le sexe et les reins.

" Mais des Palestiniens aisés voyagent aussi de Cisjordanie en quête de transplants, achetant des reins à Bagdad, en Irak, où plusieurs centres médicaux s'occupent des touristes transplant venant d'autres pays arabes. Les vendeurs de reins, m'a dit un patient palestinien ayant bénéficié d'une transplantation et que j'ai interviewé en Mars 2001, sont pratiquement tous des jeunes hommes, des travailleurs étrangers de Jordanie, et de pauvres irakiens qui sont hébergés dans une aile spéciale dans chaque hôpital dans des dortoirs qu'on pourraient appeler des " motels de reins" tandis qu'ils attendent les tests sanguins et les vérifcations de compatibilité qui feront d'eux les "gagnants" du jour de la loterie du rein. En Irak, le paquet pour une greffe qui comprend les soins pré et post opératoires et des appartements entièrement modernes au sein du complexe hospitalier pour les membres des familles accompagnant les malades, ne coûte que jusqu'à 20 000 $ nous a-t-on dit, et ne coûtaient que 10 000$ il y a quelques années. En fait, c'est l'état de ces Palestiniens transplantés avec succès qui séjournaient dans la clinique pour convalescents de l'hôpital de Hadassah (voir Freidlander 2000) qui a poussé les patients juifs à chercher des options alternatives de transplantation pour eux-mêmes.

" Alors que je me trouvais en Israël pour Organ Watch pendant l'été 2000, et de nouveau en Mars 2001, quand j'ai accompagné le journaliste Mike Finical du New York Times ( voir Finical 2001) j'ai interviewé plus de 50 professionnels de la transplantation, des patients transplantés, et des acheteurs d'organes et des vendeurs impliqués dans le commerce des transplantations.Aucun des chirurgiens, bien qu' inquiets des risques encourus par leurs patients et l'exploitation potentielle à la fois des vendeurs d'organes et des acheteurs de la part de médecins peu scrupuleux et de leurs trafiquants et intermédiaires, ne voulait condamner une pratique qu'ils voyaient comme " sauvant des vies".

" Depuis l'été 2000, un nombre secret de patients israéliens ayant des problèmes de rein ont voyagé dans d'importants centres médicaux aux Etats Unis, parfois accompagnés par leur chirurgien israélien ou un néphrologue, pour des transplantations illégales avec des donneurs vivants payés. Dans certains cas le vendeur de rein venait de l'étranger avec les candidats aux transplantations, dans d'autres cas les vendeurs sont repérés aux Etats Unis par des intermédiaires et trafiquants. J'ai interviewé deux hommes, l'un un jeune étudiant, l'autre un fonctionnaire israélien à la retraite, tous deux revenant juste des US avec un tout nouveau rein acheté. Itay, l'étudiant, préférait ne pas penser à son donneur et son médecin lui a dit de penser au voyage aux US comme une longue période de vacances. Le patient transplanté plus âgé a aussi essayé de justifier le paiement à l'étranger qui lui a donné son rein comme un bonus - "argent pour des vacances" pour qu'elle puisse récupérer en ayant du bon temps loin de chez elle.

[......]

" ...Des médecins effectuant des transplantations à Sao Polo et à Rio de Janeiro m'ont dit que pendant la période militaire (1964-1984) on leur avait donné des "quotas" d'organes à livrer aux hôpitaux militaires, des organes obtenus par tous les moyens possibles, dont des signes de mort clinique induites par un médicament (ce que m'a dit un praticien rongé par les remords). L'exécution des enfants des rues au Brésil (perçus comme des ennemis des gens décents) qui a atteint son pic dans les années 90 (bien après la démocratisation) impliquait non seulement des escadrons de la mort assassinant mais aussi des mutilations dans les morgues, une dimension secrète de guerre de classe et de nettoyage ethnique.

" Et en Afrique du Sud, vers la fin du régime d'Apartheid quand il y a eu superabondance de corps noirs produits lors des violences et chaos de la lutte anti apartheid s'empilant dans les morgues de la police, les prélèvements (et parfois la vente) de parties du corps recherchées à la fois pour le muti (médecine magique) et pour transplantation a été un élément caché de ce combat. Dans ces contextes tristes, on peut décrire à la fois les traditionnels sangomas et les chirurgiens comme des médecins sorciers.

" Parallèlement, des groupes de défense des droits de l'homme en Cisjordanie se sont plaints à moi de vols d'organes et de tissus de Palestiniens tués par des médecins légistes israéliens à l'institut national médico legal israélien à Tel Aviv.










Les détrousseurs de cadavres d’Israël



AUTEUR: Kawther SALAM
Traduit par BarbeG. Édité par Fausto Giudice



Kawther SALAM Jeudi 27 Août 2009



Les détrousseurs de cadavres d’Israël

Indépendamment de l'article publié récemment par le journaliste suédois Donald Boström sur le meurtre de Palestiniens par les Israéliens pour prélever des organes à des fins de trafic , et indépendamment des cris d’orfraie hystériques et des dénégations israéliennes, je tiens à présenter à mes lecteurs ce que j'ai vu, entendu et observé au cours de mes 22 ans de travail de journaliste sous occupation militaires israélienne en Cisjordanie et à Gaza.


Mon expérience personnelle confirme ce qu’écrit M. Boström: bien que je ne sache rien du cas qu'il décrit, celui-ci est typique de ce que les Israéliens font tout le temps en Palestine, typique de ce qu’est la "norme" depuis le début des années soixante-dix.

C’est dès le début des années 1970 que les occupants  militaires israéliens ont  commencé à capturer et à garder les corps de Palestiniens qu’ils avaient assassinés.

 Dès le début des années soixante-dix, des milliers de Palestiniens ont été enterrés dans de multiples tombes gardées secrètes par les militaires israéliens. Dès le début des années 70 des milliers de Palestiniens victimes de l’occupation ont été « autopsiés » et nombre de leurs corps gardés dans des tombes militaires numérotées. La plupart des membres de la résistance assassinés ont été emmenés pour « autopsie » et d’autres qui n’étaient que blessés ont été enlevés de l’hôpital par des Israéliens. Cette pratique est devenue moins répandue seulement quand l’Autorité Palestinienne a commencé à gouverner , c’est à dire que dans les zones qu’elle contrôlait les personnes tuées n'ont plus  jamais été "autopsiées", mais que c’était encore le cas pour les personnes tuées ou blessées dans les zones contrôlées par les Israéliens.

Le commandement militaire israélien, le Commandement Central et le soi-disant Ministère de la «défense»,  ne peuvent pas cacher ces faits parfaitement bien connus: l'armée israélienne assassine tout le temps des personnes, et la plupart sinon la totalité des assassinés sont emmenés pour "autopsie", nombre d'entre eux sont enterrés dans des cimetières militaires israéliens dans des tombes anonymes numérotées.

Ces faits ne peuvent pas être cachés par les déclarations fantaisistes que publie le Ministère des Affaires Etrangères israélien, ni par le criminel de guerre et terroriste cinglé Ehud Barak pas plus que par l’extrémistes corrompu Benjamin Netanyahu.

Dans de nombreux cas, les commandants militaires ou les fonctionnaires de ce que l'on appelle "l'administration civile",  renvoyaient à leurs familles, en pleine nuit, les corps de Palestiniens qu’ils avaient assassinés, et après quelques jours de « détention » des corps. Les officiers de l'armée n’appelaient la famille de la victime qu’après minuit (généralement entre  1 heure et 3 heures du matin), et exigeaient que quelques parents seulement, "pas plus de 10", attendent dans la rue pour l’enterrement des corps. 

La première condition posée par l’administration "civile" militaire était que l'enterrement se fasse immédiatement après réception du corps, dans l'obscurité de la nuit, pour des "raisons de sécurité" ;  la deuxième condition des Israéliens était  que les femmes ne participent pas à ces funérailles secrètes, également pour des "raisons de sécurité" (en fait, ils voulaient éviter que les cris de deuil des mères, sœurs et filles de la victime ne soient entendus, et donc n’alertent le voisinage sur ce crime).

A l’occasion de chaque restitution du corps de l'une de leurs victimes assassinées, des fonctionnaires de l'administration "civile" militaire suivaient  le cortège funéraire, dans leurs voitures blindées grises et attendaient la fin de l'enterrement. Nombre d'autres véhicules militaires, remplis de soldats, encadraient les funérailles, et ceux-ci observaient l'enterrement de leurs victimes, s’apprêtant à tout moment à tirer sur le petit nombre de participants à l'enterrement. Bien sûr, les fonctionnaires expliquaient avec insistance à la famille que c’était une grande faveur qu’il lui faisaient de rendre le corps de leur bien-aimé  et de  lui permettre de l’enterrer.

  Des corps vides bourrés de coton

 Pour quelle raison faut-il donc enterrer quelqu'un au milieu de la nuit, et  encadrer le cortège funéraire d’une compagnie de soldats israéliens et de fonctionnaires de l’administration « civile » des FDI, l'armée israélienne ?  Si l'enterrement est normal, et si les organes des victimes n'ont pas été volés, alors pourquoi faut-il donc qu’elles soient enterrées dans l'obscurité de la nuit? Toutes les familles des victimes savaient que ce ne sont que des corps vides bourrés de coton qu’elles recevaient et qu’elles devaient les enterrer en pleine nuit.

« Concernant Ehud Barak, un fait : vers la fin de la première Intifada, après le début des soi-disant Accords de paix d’Oslo, le beau-frère d’un de mes oncles paternels a été assassiné par les Israéliens au check-point de  Qualandia et le corps a été renvoyé à la famille, quelques jours après l’incident, bourré de coton. Ce parent de mon oncle, Mondher Naji Rashid Abdullah, était un petit entrepreneur de transports ; il n’était engagé dans aucune activité politique de quelque sorte que ce soit. Il a été assassiné le 14 Avril 1991, deux jours avant l’Aïd El Adha, une fête comparable à Noël. Résultat de cet assassinat toujours impuni à ce jour : sa femme et ses enfants sont réduits à dépendre de la charité publique ».

 Ce criminel de guerre cinglé d’Ehud Barak et son État corrompu feraient mieux d’arrêter de nier ce que l’écrivain suédois Donald Bostrom a publié dans Aftonbladet. J’ai personnellement été témoin de soldats israéliens embarquant dans leurs véhicules militaires des corps de Palestiniens morts sortis des services d’urgences des hôpitaux, dans d’autres cas j’ai vu des soldats suivre des Palestiniens au cimetière et voler le corps à leur famille avant qu’il soit enterré. Cette pratique était tellement répandue que nombre de gens ont commencé à emporter les corps à la maison pour les enterrer dans le jardin, sous la maison ou sous un arbre plutôt que d’appeler une ambulance pour les conduire à l’hôpital. 

 Les Israéliens ont toujours assassiné ou grièvement blessé certaines personnes lors de manifestations, et les soldats israéliens étaient au premier rang pour emporter les corps, assiéger les hôpitaux où les corps avaient été amenés par les ambulances palestiniennes- finalement les gens  présents aux manifestations ont commencé à emmener les assassinés et les blessés directement dans leur famille. Tout le monde sait en Palestine que les soldats israéliens assiègent les hôpitaux pour emporter les corps. La chose la plus dégoutante dont j’ai été témoins ce fut de voir les soldats criminels de Barak et de Netanyahou suivre les processions funéraires de Palestiniens jusqu’au cimetière pou kidnapper les corps.

 La question du vol des organes de Palestiniens est connue de tout le monde en Palestine.

Tombes anonymes numérotéesJ'ai écrit des reportages sur ces crimes à plusieurs reprises.  Dans de nombreux cas, mes reportages ont été rejetés par la censure militaire criminelle de l'occupation, et ces reportages sont toujours stockés au bureau de la censure militaire "Beth Agron" situé dans Jérusalem occupée.

Je sais que l’État criminel d'Israël récoltait les organes de Palestiniens, kidnappés par l'armée israélienne dans les salles des services d’urgences des hôpitaux palestiniens à Hébron, Naplouse, Ramallah, Djénine, et partout en Cisjordanie et à Gaza, et transféré dans l’hôpital israélien (plutôt la boucherie) d’Abou Kabir à Tel Aviv. Les familles

 Les familles des victimes connaissent  les fonctionnaires israéliens de la soi-disant "administration civile" qui couvrent ce crime. Chacun connaît le Capitaine Eyal, le Colonel Fouad Hahul, le Colonel Amnon Cohen ( maintenant directeur du Département de l’Infrastructure de l’Administration Civile des Territoires Occupés) Rafi Geoli, « Alex « et d’autres fonctionnaires dont je ne connais pas le nom mais qui étaient toujours présents.

Tout le monde connaît les hauts commandants qui les dirigent : le général deGadi Zohar brigade (ER) Gadi Zohar (ancien chef de l’administration civile et officier de renseignements de l’Armée israélienne pendant 30 ans) , David Shafi (ancien chef de l'administration civile), le général major Gadi Shamni (ancien de la brigade IDF d'Hébron et  chef actuel du commandement central), le colonel Baruch Goldstein (anciennement membre de administration « civile » de l'armée israélienne à Hébron, et actuellement de la municipalité de Jérusalem), le lieutenant-colonel Baruch Nagar (ancien chef de l'administration civile et chef actuel de l'administration de l'eau pour la Cisjordanie et Gaza), le colonel Yigal Sharon, (ancien de la  brigade d'Hébron et aujourd’hui vendeur de café), le général de brigade (ER) Dov Sedaka, (ancien chef de l'administration civile et actuellement chef de la  Présidence sioniste  du comité de pilotage), le général major . Matan Vilnai, le général de brigade Noam Tivon, le Colonel Yehuda Fuchs, le lieutenant-colonel Udi ben Muha, commandant militaire d'Hébron, et autres. Et tout le monde savait que ces personnes ont été impliquées dans le prélèvement des organes de leurs victimes.

Le Capitaine  Eyal, le Colonel Fouad Halhal , le Colonel Amnon Cohen , Rafi Geoli et nombre de ceux mentionnés ci-dessus parmi beaucoup d'autres étaient ceux qui appelaient au milieu de la nuit les familles des Palestiniens assassinés, afin de les renseigner sur les corps de leurs bien-aimés. Ces criminels racontaient aux familles palestiniennes qu’ils  "avaient  travaillé dur pour convaincre  le QG de l'armée de faire libérer le corps de leurs proches " - ce qui impliquait  que c'était une faveur, mais que les commandants militaires Shamni, Goldstein, Nagar, exigeaient que les corps soient enterrés dans l'obscurité et que «pas plus de dix personnes » ne soient autorisées à assister à l'enterrement.

« Souvent, les parents des personnes assassinées, recevant un corps vide bourré de coton, se mettaient à hurler et à crier. Ces fonctionnaires criminels et leurs soldats les forçaient alors à se taire.

Toute cette activité criminelle est non seulement une violation flagrante des droits humains, un crime horrible contre l'humanité, mais un manque de respect du caractère sacré de la vie qui ne peut s'expliquer que par les déficiences mentales de leurs auteurs. »

 Si Israël n'a pas volé les ORGANES des Palestiniens assassinés, et si Israël ne désirait pas couvrir ses crimes inhumains, et si Israël respectait  les conventions de Genève et les autres lois humanitaires, du temps de paix et du temps de guerre, Israël ne s’adonnerait pas à l'enlèvement  et au transfert vers Abou Kabir , l’«hôpital» de  Tel-Aviv, de centaines, voire de milliers corps de Palestiniens assassinés lors de manifestations pacifiques dans les villes de  Cisjordanie.

S’il n’est point vrai que les Israéliens collectent les organes des Palestiniens assassinés, alors pourquoi transférer les corps de leurs victimes et les charcuter à Abou Kabir? Les raisons de la mort étaient connues. Les victimes avaient toutes reçu des balles dans la tête ou la poitrine venant des tireurs d'élite israéliens.

Par delà tous les gémissements et toutes les criailleries israéliennes suite à l'article du journal suédois, reste le fait que des centaines, voire des milliers de corps et aussi des personnes que les gens savaient être encore en vie ont été transférés au centre d’autopsie d'Abou Kabir et rendus à leurs familles bourrés de coton. Des centaines de victimes ont été ensevelies dans l'obscurité par leurs familles, et des centaines ou des milliers d'autres corps  sont gardés par Israël dans ses tombes numérotées.

 




Au cours de la première Intifada, et durant le soi-disant temps de paix, j'ai personnellement vu comment l'armée israélienne enlevait les corps de Palestiniens et les blessés graves de la salle d'urgence de l'hôpital Princesse Alia d'Hébron (Al Khalil). Quelques années plus tard, j'ai vu aussi comment l'armée israélienne a enlevé des corps de Palestiniens morts du nouvel Hôpital El Ahli : toute la zone fut déclarée zone militaire, l'hôpital fut encerclé et envahi par les troupes, personne n'était autorisé à se déplacer à l'intérieur du bâtiment. Tous les corps de Palestiniens morts mais aussi celui de personnes que l’on savait vivantes et qui furent tuées juste avant, furent emmenés à Abou Kabir pour « autopsie » .  

Considérant ces faits, tout ce que je sais et  tant qu’Israël n’a pas clarifié l’identité des personnes membres de la mafia de la collecte d'organes, la seule conclusion est que:

*Tous les officiers israéliens et le personnel civil de la soi-disant l'administration civile en service en Cisjordanie, depuis le début des années soixante-dix, ont participé ou du moins couvert  la collecte d'organes prélevés sur les Palestiniens, ou étaient à  tout le moins complices, sans doute de prenant  part probablement au racket pour de l'argent.

*Tous les médecins israéliens et le  personnel travaillant  à Abou Kabir depuis le début des années soixante-dix ont été engagés impliqués dans la collecte et la vente d'organes de Palestiniens.

*Tous les tireurs d'élite des Forces de Défense Israéliennes et autres soldats qui ont abattu des Palestiniens (et des étrangers) lors de manifestations pacifiques sont et ont été complices de la mafia qui collecte et vend les organes de Palestiniens tués, et pour le moins certains de ceux impliqués dans ces crimes ont été rétribués.

*Le centre de commandement des Forces de Défense Israéliennes  et le plus grand nombre , sinon tous les officiers de la chaîne de commandement jusqu'à  la base, savent parfaitement ce qui se passe, et sont de connivence en ce qui concerne  le prélèvement d’organes des Palestiniens qu'ils tuent, ils établissent le planning et la logistique pour la réalisation des crimes, et forcent les familles des victimes à se taire. Tout l’Etat israélien et toute la nation israélienne qui acceptent la poursuite de l’occupation militaire sont impliqués dans ces crimes contre l’humanité.

*La plus grande partie, sinon l’establishment médical israélien dans son entier, sait ce qui se passe, et garde le silence, soit parce qu'ils reçoivent de l'argent, soit parce qu’ils reçoivent d’ autres formes de récompense pour leur complicité dans ces crimes. Ceci est confirmé par les griefs répétés des médecins d’autres pays à l’encontre d’Israël qui est l’un des rares pays dont la législation n’interdit pas le trafic d’ organes ou des parts de corps.

*Le ministère de la Santé israélien est pleinement informé de ce qui se passe. Ceci est corroboré par les rapports, sur les déclarations de trafiquants d'organes arrêtés au  Brésil et en Afrique du Sud  en 2003, selon lesquels des « business contacts » leur avaient été fournis par des « gens du gouvernement Israélien » et que les transplantations d’organes étaient financées par le gouvernement israélien.

 Je pense que le gouvernement israélien et  tous ceux soupçonnés d'être complices se doivent de répondre à quelques questions difficiles, avant de se plaindre d'un rapport bien écrit paru dans un journal suédois et qui parle d'un seul cas parmi des milliers:

-Où sont les corps des deux frères Imad et Adel Awad Allah d'Al-Bireh, du district de Ramallah, assassinés le 10 Septembre 1998 dans  la ferme d’Akram Maswadeh près -d'Hébron?

- Où sont les corps  de Hani Ahmad Kharboush et Adel Mohammad Hadaideh assassinés le 6 Juin 2003 à "Ateel", une ville au nord de Tulkarem en Cisjordanie?

- Où est le corps de Borhan Sarhan, qui a été assassiné le 4 Octobre 2003 dans le camp de réfugiés de Tulkarem?

-Où est le corps de Hassan Issa Abbas, assassiné le 9 Octobre 1994, à Jérusalem?

-Où est le corps de Hisham Hamad, assassiné dans la bande de Gaza, le 11 Novembre 1993?

- Où est le corps de Salah Jad Allah Salem, assassiné le 14 Octobre 1994?

- Où sont les corps des deux ressortissants japonais qui ont été assassinés en 1972?

-Israël est-il à même de prouver que les organes de ces gens, et ceux des centaines, voire des milliers de Palestiniens enterrés dans des tombes numérotées de l'armée israélienne, n'ont pas été volés?

-Pourquoi Israël enterre-il les victimes de son occupation en secret, dans des tombes numérotées, s’il n’y a pas eu vol de  leurs organes ?

Je  connais à l’avance la réponse de ces sophistes criminels d'Israël: ils vous diront que tous ces gens enterrés dans leurs tombes numérotées étaient des «terroristes » ou des «  inconnus».

 Mais moi j’affirme  que ce sont là des MENSONGES et la propagande habituelle utilisée parIsraël pour couvrir ses crimes. Nombre de personnes enterrées dans ces tombes n’étaient pas des «terroristes», mais engagées dans une résistance légitime, et nombre d’entre-elles des  manifestants pour la paix, et aucune d'elles n'était inconnue. La seule chose qui a été inconnue ou passée sous silence, ce jour, c’est que les Israéliens sont des meurtriers, des voleurs d'organes, un État criminel d’occupation, commettant toutes sortes de crimes contre l'humanité pour le plaisir et profit.

« Le Docteur Yehuda Hiss a charcuté trois ddolescents de Gaza »

Une autre question sur laquelle les Israéliens doivent quelques explications, c'est l'histoire des trois adolescents de la bande de Gaza. Dans la soirée du dimanche 30 Décembre 2001, l'occupation militaire israélienne a tiré plusieurs salves d'artillerie en direction de ces trois adolescents  au nord de Beit Lahiya dans la bande de Gaza.

Ils s’appelaient  Mohammed Ahmed Banat, 15 ans, Mohammed Abd El-Rahman Al-Madhoun, 16 ans, et Mohamed Ahmed Lebed, 17 ans.

Après Yehuda Hissles avoir assassinés d’une salve de projectiles à fléchettes, un véhicule militaire les a rejoints et leurs corps furent emmenés à Abou Kabir à Tel Aviv pour « autopsie », et ce sans le consentement de leurs familles, sans la délivrance d’un quelconque mandat conforme à la loi pour procéder à l’autopsie. Le patron du département de pathologie d’Abou Kabir (du soi-disant Institut Médico-légal), le docteur Yehuda Hiss, affirma qu’il avait reçu ces enfants sans connaître leurs noms, et qu’on les avait tous trouvés tués par des clous que l’on trouve dans les munitions des tanks ( les fléchettes). 

 Hiss enfreignait la loi israélienne quand il a accepté les corps des enfants sans savoir qui ils étaient et à l'insu de leurs familles, mais ce n'était pas son souci. Les trois corps furent donnés à l'Autorité palestinienne plusieurs jours après leur meurtre., bourrés de coton,

 Le directeur du Centre de Jérusalem pour la Démocratie et les Droits Humains, Salim Khalleh, a déclaré que leur organisation a été en mesure de documenter les cas de 270 corps de Palestiniens "retenus" dans les mains de l'occupation israélienne, et enterrés dans des tombes numérotées des cimetières militaires secrets  ou dans des compartiments numérotés d’installations frigorifiques. Parmi ces cas, il en est  24 qui sont des citoyens palestiniens de la ville de Tulkarem. Le 8 avril 2009, les familles de ces personnes dont les corps sont encore aux mains de  Israéliens ont manifesté à Tulkarem. Les manifestants ont transmis une pétition au directeur de la Croix-Rouge, par laquelle ils demandaient que les organisations internationales fassent pression sur Israël afin qu’il libère les corps de leurs fils.

Ce qui suit sont quelques-uns des noms de Palestiniens, publiés par le Centre pour la Démocratie et les Droits Humains de Jérusalem et dont le corps est toujours entre les mains d'Israël, en plus de centaines d’autres. La question est : où sont ces corps ? Sont-ils dans des chambres froides, ou ont-ils été enterrés dans des tombes numérotées après que leurs organes eurent été prélevés? Pourquoi ne les rend–on pas à leurs familles si ce n’est pour couvrir les crimes israéliens?

- Abdel-Fattah Mohamed Badir. - assassiné près de Jéricho, le 15-7-1975.

-Murad Mohammed Abu Assal –assassiné le 30-01-2002

-Sarhan Burhan Sarhan – assassiné au cours de l'invasion du camp de réfugiés de Tulkarem le 4.10.2003.

-Saif Allah Bashir Badran - assassiné près de la colonie illégale de Mawr le 1/1/2003.

-Adel Mohamed Hadaydeh - assassiné dans "Atteel", une ville au nord de Tulkarem sur 16-6 -2003.

-Tarek Samir Sfaqeh - assassiné dans la colonie illégale de Hermesh 30-10-2002.

-Faiz Mohammed Awad - assassiné au Liban le 17-8-1967.

-Ramzi Ardah Fakhri - assassiné le 3-4 - 2004 dans la colonie illégale d’Avnei Hefetz.

-Khalid Ahmed Abul-Ezz - assassiné le 30-10-2002 à Zeita près du Mur de l'apartheid.

-Khaled Subhi Sandjak - assassiné dans la colonie illégale de Sha'ar Ephraim.

-Muaiad Mahmoud Salah Al-Din - s'est fait exploser le 8.11.2001.

-Abed El-Basset Mohamed Odeh - s'est fait exploser le 27-3-2002.

-Ahmed Sami Gawi - assassiné à Netanya le 12.7.2005.

-Mohammad Jamel Faraj.

- Ahmed Ibrahim Abed Allah - assassiné à Jérusalem Juin 1967.

-Iyad Naeem Radad - assassiné le 15-7-1979 à Al-Zawieh près de Salfit.

-Rami Mohammed Idris - assassiné à Netanya le 31-3-2002.

-Mahmoud Ahmed Marmash - s'est fait exploser le 18-5-2001.

-Mufed Mohammad Asrawi - assassiné à Baqa Al-Garbiah le 21-2-2002.

-Muhammad Ali Abu Zeneh - tué dans la vallée du Jourdain le 12.5.1969.

-Lutfi Amin Abou Saada - s'est fait exploser à Netanya le 25-12-2006.

-Omani Ahmad Kryosh - assassiné à "Atteel", près de Tulkarem le 5.6.2003.Mashhour Aruri

-Mashhour Aruri - assassiné le 18 Mai 1976 avec trois autres personnes du Liban.

-Les corps de 88 Palestiniens de la bande de Gaza, dont on sait qu’ils sont aux mains d'Israël (pas de noms donnés).

-Abed Allah et ses amis Kallab Mohamed Abed El-Qader Abu Al-Zulof et Mohamed Hanafi – tous du camp de réfugiés de Rafah, disparus le 7 Mars 1988.

-Fadi Ahmed Al-Amoudi, âgé de 22 ans, de Beit Hanoun - assassiné le 17 avril 2004 au poste de contrôle militaire d'Eretz

FerwanaAbed Al-Naser Ferwana, directeur du Département des Statistiques au Ministère des Prisonniers dans l'Autorité Nationale palestinienne, ancien prisonnier et chercheur dans le domaine des prisonniers palestiniens d'Israël, intervenant compétent dans les affaires des prisonniers, a déclaré que le nombre de prisonniers palestiniens assassinés après leur arrestation et leur détention dans les prisons israéliennes a fortement augmenté au cours de l’Intifada Al Aqsa . Ils représentent le double du nombre de gens que les Israéliens ont assassinés en un quart de siècle, après qu’ils eurent occupé la Cisjordanie et de Gaza. Les corps de ces prisonniers assassinés, sont aussi également conservés dans les cimetières secrets israéliens et dans quelques rares cas ils sont restitués deux semaines après leur assassinat par les Israéliens. Nouvelle preuve, selon Ferwana, que les Israéliens collectent leurs organes.

Sabri AlrojoubLe fou criminel Ehud Barak, les gens du Centre de Commandement Israélien, le ministre des Affaires étrangères et autres impliqués dans ces crimes inhumains devraient cesser de  menacer le  journaliste suédois Donald Boström avec leurs jérémiades criminelles, vu qu’ils sont les premières personnes sur lesquelles on devrait enquêter, non seulement à cause de ces monstruosités mais aussi pour crimes de guerre , crimes contre l’humanité et génocide. Le temps de faire taire les journalistes et de réduire la liberté d’expression est terminé.

Pour l'opinion publique mondiale la criminalité d'Israël fait horreur et non moins la répétitive  et stupide criaillerie à l’« antisémitisme » chaque fois que l'un de ses crimes est découvert. L’invocation permanente et inadéquate de l’Holocauste fait bailler au point que personne n’y prête attention et qu’elle ne contribue plus à couvrir leurs crimes. Les sophistes criminels d'Israël feraient mieux d’élucider où sont enterrés tous ces corps cités, et où sont passés leurs leurs organes.

Si les Israéliens s’entêtent et provoquent des ennuis judiciaires à Donald Boström, je me porterai volontaire pour témoigner en sa faveur à propos de ces crimes dégoûtants des Israéliens, et j’en appelle à tous les Palestiniens qui ont un tel cas dans leur famille, de s’offrir à témoigner en faveur de M. Boström si cela s'avérait nécessaire.



Source : Le site de l'auteure - The Body Snatchers of Israel

Article original publié le 23/8/2009

Sur l’auteure

BarbeG. est une collaboratrice de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteure, la traductrice, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8477&lg=fr







La Roumanie fait sauter un réseau Israélien
de traffic d'ovules humains

Jeudi 27 Août 2009









Deux médecins israéliens et trois autres personnes, soupçonnées de trafic d’ovules humains,  ont été arrêtés et mis en détention en Roumanie.

Les deux gynécologues israéliens sont accusés « du trafic d’ovules humains, réunion de malfaiteur, et pratique illégale de la médecine, » a indiqué à l’AFP ce mardi le Procureur en Chef du Département du Crime Organisé de la Roumanie, Codrut Olaru.

Il a dit qu'après avoir interrogé les suspects durant plusieurs heures ce mardi, l’accusation a décidée de les placer en détention pour 24 heures.

Les deux gynécologues, qui ont eu interdiction de quitter le pays la semaine dernière, « n'avaient pas l'autorisation requise pour pratiquer en Roumanie, » a-t-il ajouté.

Le Consul Général Israélien à Bucarest, Lili Ben-Harush, a identifié les Israéliens détenus comme étant le Professeur Nathan Levitt et Dr. Genya Ziskind.

La semaine dernière environ 30 Israéliens ont été arrêtés dans une clinique de fertilité roumaine pour des charges similaires.

La clinique appartient au père et fils israéliens Harry et Yair Miron, qui restent en détention sur ordre des procureurs Roumains.

Les deux géraient la clinique Sabyc à Bucarest, qui est spécialisée en fertilisation in vitro (IVF) et en chirurgie plastique.

Ils sont suspectés de recruter des femmes roumaines âgées entre 18 et 30 ans et de les payer 800 à 1.000 leis ($271 $338) pour leur ovules, et revendent ensuite les ovules entre 8.000 à 10.000 euros ($11,339-$14,174) aux femmes qui requièrent une fertilisation artificielle, a rapporté le quotidien Roumain Gardianul.

Selon le journal, les revenus annuels de la clinique sont environ de 20 millions d'euros ($28,4 millions).

La plupart des clients venaient d'Israël, d'Italie, et de Grande-Bretagne.







Traduction Alter Info

http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=101871&sectionid=351020606




Plusieurs Palestiniens en Cisjordanie ont réclamé une enquête internationale dans un communiqué publié par un quotidien suédois, suggérant que l’armée israélienne avait volé des organes dans les corps de Palestiniens.




Un jeune Palestinien gravement blessé lors de la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza (décembre et janvier derniers) - Photo : Palestine Telegraph




Le communiqué, publié la semaine dernière dans « Aftonbladet », le plus important journal suédois, a accusé les forces israéliennes de vol d’organes sur des Palestiniens après qu’elles les aient abattus, une accusation qu’Israël a rejetée.

Cependant Jalal Ghanem, un habitant du village d’Immatain en Cisjordanie, a déclaré à Al Jazeera cette semaine que son frère, Bilal, avait été l’une des victimes du genre de vol en question après qu’il ait été assassiné par des tirs israéliens en 1992.

Ghanem a déclaré que les soldats israéliens avaient tué Bilal, un membre du Fatah et un militant de la deuxième Intifada, à la porte du domicile de sa famille.

« Ils [les soldats israéliens] l’ont appelé, ’Bilal, Bilal’. Machinalement, il s’est retourné et ils l’ont alors abattu », raconte M. Ghanem.

Une ambulance militaire avait alors transféré le corps de Bilal jusqu’à un hélicoptère à l’entrée du village, a indiqué sa famille.

« Le corps était ouvert »

Puis Ghanem a déclaré que les forces israéliennes ont renvoyé le corps à sa famille une semaine plus tard, mais qu’il avait été découpé et montrait bien des signes d’ouverture.

« Il était très clair qu’il n’y avait plus d’abdomen, et on voyait la façon dont il avait été ouvert. Et il n’y avait plus de dents dans la bouche », dit-il encore.

La mort de Bilal a été mentionnée dans l’article de Donald Bostrom, un journaliste indépendant, dans le quotidien suédois.

Bostrom affirme que l’article est basé sur son propre témoignage d’un raid de l’armée israélienne dans un village palestinien en 1992.

Il a déclaré à Al Jazeera qu’il n’était pas antisémite et il a insisté sur le fait que ce qu’il avait écrit était véridique.

« Le corps a été enlevé et les autorités [israéliennes] ont pratiqué une autopsie sur ce jeune homme contre la volonté de la famille », a déclaré Bostrom.

« Toutes ces choses sont effectivement vraies et sont arrivées. Lorsque les militaires ont retourné le corps, la famille avait déclaré : ’Nous pensons qu’ils ont volé des organes dans le corps’, parce que son ventre était vidé. »

Protestations israéliennes

L’article a soulevé l’indignation en Israël, avec de fortes réactions de la part de ministres et de commentateurs.

« Les déclarations dans la presse suédoise étaient scandaleuses », a déclaré Binyamin Netanyahu, le premier ministre israélien.

« Nous n’attendons pas des excuses du gouvernement suédois ... Nous attendons une condamnation. »

Le gouvernement suédois a refusé de s’excuser pour l’article, en disant que liberté de la presse dans le pays l’empêchait d’intervenir.

« Si je me consacrais à m’occuper de toutes les informations curieuses dans les médias, je n’aurais probablement pas beaucoup de temps à consacrer à autre chose, » a dit Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères.

Le journal a commenté son article dimanche en reconnaissant qu’il n’avait pas de preuve de vol d’organes, mais en faisant valoir que l’histoire méritait la publication en raison des questions qu’elle soulevait.

 

25 août 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/e...
Traduction : Info-Palestine.net






Eléments complémentaires

sur l'affaire de vols d'organes


révélés par Donald Boström

(éléments tirés de l'article de Kristoffer Larsson Samedi 29 Août 2009 sur Alter Info)






Ce n’est pas la première fois que Donald Boström émet publiquement ses soupçons au sujet de vols d’organes de Palestiniens par des Israéliens. Un chapitre de son ouvrage Inshallah: konflikten mellan Israel och Palestina [Inshallah : Le conflit entre Israël et la Palestine], publié en 2001, était un récit de ce qui est arrivé à un garçon palestinien âgé de dix-neuf ans.

Donald Boström a décidé d’apporter un éclairage nouveau à cette affaire, à la suite de l’arrestation, dans le New Jersey, de plusieurs personnes impliquées dans un trafic illégal d’organes, qui incluaient un nombre étonnamment élevé de rabbins.

Toute cette affaire a pour origine une visite de Boström dans le village palestinien d’Imatin, en 1992. Boström a été témoin de la façon dont Bilal (19 ans) a été abattu, son corps étant enlevé, et restitué à sa famille au bout de cinq jours. Le jeune homme avait été éventré : des points de suture grossiers allaient de son abdomen jusqu’à son menton. Le récit ci-après est tiré de l’article de Boström :

J’étais là-bas, à l’époque ; je travaillais à un livre. A plusieurs occasions, j’avais été approché par des personnels de l’Onu très inquiets de la tournure que prenaient les événements. Ces personnes, qui m’avaient contacté, m’ont dit que des vols d’organes s’étaient produits, avec certitude, mais qu’on leur interdisait de faire quoi que ce fût à ce sujet.

Ayant été engagé par une radio, j’ai alors voyagé dans les territoires occupés, et j’ai interviewé beaucoup de familles palestiniennes tant en Cisjordanie que dans la bande de Gaza – rencontrant des parents qui me racontèrent de quelle manière leurs fils avaient été amputés de certains de leurs organes avant d’être achevés.
Un des exemples dont j’ai eu à connaître lors de ce voyage effrayant fut le jeune lanceur de pierres Bilal Ahmad Ghanan (…)

Quand Bilal se fut approché suffisamment, ils n’eurent qu’à appuyer sur la gâchette : le premier tir l’atteignit en pleine poitrine. D’après des villageois qui avaient assisté à l’incident, on lui a ensuite tiré une balle dans chaque jambe.
Deux soldats israéliens surgirent alors d’un atelier de tournage du bois, et ils tirèrent une bale dans l’estomac de Bilal. Enfin, ils le prirent par les pieds, et ils le tirèrent par les vingt marches de l’escalier en pierre conduisant audit atelier.
Les villageois disent que des gens tant de l’Onu que du Croissant Rouge qui étaient à proximité entendirent les tirs et vinrent immédiatement s’enquérir d’éventuels blessés à secourir. Il y eu des tiraillements quant à qui s’occuperait de la victime. Ces discussions prirent fin au moment où les soldats israéliens chargèrent Bilal, grièvement blessé, sur une jeep et l’emmenèrent à l’extérieur du village, où attendait un hélicoptère de l’armée.
Le garçon fut emmené dans cet hélico vers une destination inconnue de ses proches. Cinq jours plus tard, il était ramené, mort et enveloppé dans des draps d’hôpital de couleur verte.

Un des villageois a reconnu le capitaine Yahya, le chef de la colonne militaire qui avait transporté Bilal du centre médicolégal d’Abu Kabir, dans la banlieue de Tel Aviv, vers sa dernière demeure. «Le capitaine Yahya, c’est le pire de tous», me chuchota à l’oreille ce villageois. Après que Yahya eut déchargé le corps et remplacé la toile verte par une autre, plus légère, en coton, certains hommes de la parenté de la victime furent choisis par les soldats pour le creusement de la tombe et la préparation de ciment.

Se mélangeant aux bruits produits par les pelles, nous entendions le rire des soldats qui, dans l’attente de la permission, échangeaient des plaisanteries. Au moment où l’on descendait Bilal dans la tombe, sa poitrine se découvrit.

Soudain, le genre de mauvais traitement auquel le garçon avait été soumis devint évident pour les quelques personnes présentes. Mais Bilal n’était pas – loin s’en faut – le premier jeune Palestinien à être enterré avec une entaille du bas de l’abdomen jusqu’au menton.




Les familles concernées, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, eurent le sentiment de savoir exactement ce qu’il s’était passé : «Nos fils sont utilisés comme donneurs d’organes non-volontaires», me dirent des parents de Khaled, de Naplouse, ainsi que la mère de Raed, à Jénine et les oncles de Mahmoud et de Nafes, de Gaza, tous disparus un certain nombre de jours, à la seule fin de revenir au beau milieu de la nuit, mort et autopsié.
v Boström prit alors en photo le corps sans vie de Bilal. Celui-ci fut entouré, sans qu’on ne l’eût ouvert une seconde fois. De là, découle le fait qu’il n’existe pas de preuve certaine que les organes de Bilal aient été volés.
Alors, comme ça, les Palestiniens se contenteraient de diffuser des rumeurs infondées et antisémites ?

Les circonstances suggèrent une autre interprétation. En 1993, cent trente-trois Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Bilal faisait parti de dizaines de victimes palestiniennes à avoir été éventrées. Les Israéliens affirment qu’ils se contentent de procéder à des autopsies afin de conclure quant à la manière dont ces Palestiniens sont morts.

Mais pourquoi donc, demande Bolström, des autopsies auraient-elles été nécessaires, dès lors que la cause du décès était déjà connue ? Après tout, Bilal avait été abattu par les Israéliens juste avant qu’ils n’emmènent son corps. Par conséquent, pourquoi s’emmerder avec une autopsie ?

L’explication israélienne ne tient pas debout. Boström a parfaitement raison d’exiger une enquête. Le commerce illégal des organes est une activité hautement lucrative. Il n’est pas impensable que des gens, «dans l’armée la plus morale du monde», comme les Israéliens aiment à qualifier leur armée, aient été impliqués, à un niveau ou à un autre, dans ce trafic.

Donlad Boström a conféré avec une vingtaine de familles palestiniennes ayant eu un de leurs êtres chers dont la vie s’est conclue de la même manière que celle de Bilal. Elles ont leurs soupçons quant à ce qu’il s’est réellement passé. Il n’est absolument pas surprenant que Boström ne soit pas le seul à avoir rencontré des soupçons de vols d’organes.

Le Dr. A. Clare Brandabur, qui enseigne à la faculté de culture et de littérature américaines de l’Université Fatih d’Istanbul, en Turquie, a vécu longtemps en Palestine, qu’il a parcourue en long et en large.
Ayant pris connaissance de l’affaire, le Dr. Brandabur la commentée en ces termes :
"Cette information correspond à des témoignages de Palestiniens, à Gaza, que j’ai entendus durant la première Intifada. Quand j’ai interviewé le Dr. Haïdar Abdul Shafi, le président du Croissant Rouge à Gaza, je lui ai fait mention d’informations concernant des enfants palestiniens abattus dans des contextes où aucun affrontement n’était en cours – ainsi, un garçonnet de six ans, seul, avait été abattu dans la cour de son école, à son arrivée, le matin : il avait encore son cartable sur son dos. Les militaires israéliens enlevèrent l’enfant blessé en se couvrant avec leurs flingues, puis son corps fut rendu à sa famille, quelques jours après, après avoir subi une « autopsie, à l’hôpital d’Abu Kabir".

J’ai demandé au Dr Shafi s’il avait envisagé la possibilité que ces tueries eussent été perpétrées à des fins de transplantation d’organes, dès lors que (comme le note Israel Shahak dans son ouvrage Histoire juive, Religion juive, il est interdit de prélever des organes d’un juif afin de sauver un juif, mais il est permis de prendre les organes de non-juifs, dès lors qu’il s’agit de sauver des vies de juifs.
Le Dr Shafi déclara avoir soupçonné ce genre de choses, mais qu’étant donné qu’ils n’avaient pas accès aux archives de l’hôpital Abu Kabir, il n’y avait aucune possibilité de vérifier ces suspicions [3].

Et puis il y a davantage encore : la journaliste palestinienne Kawthar Salam, qui vit en exil à Vienne, se dit volontaire pour témoigner en faveur de Boström au cas où les Israéliens mettraient à exécution leurs menaces de procès. «La question du vol des organes des Palestiniens est connue de tous, en Palestine», écrit-elle.

Ayant travaillé en tant que journaliste sous l’occupation israélienne durant vingt-deux ans, elle a vu beaucoup de choses. Kawthar Salam poursuit :
"J’ai personnellement vu des soldats et des véhicules militaires israéliens enlever les corps de Palestiniens tués des salles de soins intensifs d’hôpitaux, dans d’autres cas, j’ai vu des soldats suivre les Palestiniens au cimetière, et voler le corps à ses proches avant la mise en terre. Cette pratique méprisable est désormais tellement répandue que beaucoup de personnes se sont mises à emmener les corps des tués afin de les enterrer chez eux, dans le jardin, sous la maison ou sous des arbres, au lieu d’attendre qu’une ambulance emmène ces corps à l’hôpital" [4].

Des sources palestiniennes affirment désormais détenir des preuves irréfutables de ces vols d’organes [5].

La question de savoir si leurs allégations sont exactes reste à voir. Toutefois, ces soupçons sont loin d’être quelque chose de nouveau ; il en est fait état depuis des décennies.

Quand Boström écrivit au sujet de Bilal et des soupçons concernant ce qui lui était arrivé, dans son livre, voici de cela huit ans, la réponse fut le silence. De plus, il ne dit pas qu’il y ait un lien direct entre les Palestiniens assassinés et les rabbins indélicats du New Jersey (il n’y en a probablement aucun, étant donné la question des délais).






Une nouvelle diffamation sanglante :




La semaine dernière, le quotidien suédois le plus largement diffusé a publié un article renfermant une information choc : des témoignages et des preuves circonstanciées indiquant que des Israéliens ont pu collecter des organes vitaux sur des prisonniers palestiniens sans leur consentement, depuis de nombreuses années.
Mais il y a pire : certaines des informations dont il est fait état dans cet article suggèrent que dans certains cas, des Palestiniens pourraient avoir été capturés précisément à cette fin macabre.


Dans l’article, « Nos enfants ont été pillés de leurs organes », le journaliste chevronné Donald Boström écrit que les Palestiniens « nourrissent de forts soupçons contre Israël, qui aurait capturé des hommes jeunes afin de s’en servir de réserves à organes pour ce pays – c’est là une accusation extrêmement grave, qui pose suffisamment de points d’interrogation pour que la Cour Internationale de Justice diligente une enquête sur d’éventuels crimes de guerre » [1].

Une armée de responsables gouvernementaux israéliens et d’apologistes d’Israël sont immédiatement montés sur leurs grands chevaux, qualifiant tant Boström (le journaliste) que le rédacteur en chef de son journal d’ « antisémites ». Le ministre israélien des Affaires étrangères aurait été « ébahi » par la lecture de cet article, qu’il a qualifié de « pamphlet démoniaque de diffamation sanglante ». Un responsable israélien l’a, quant à lui, qualifié de « pornographie haineuse ».

La revue (juive américaine, ndt) Commentary a écrit que ce reportage n’était « que la partie émergée de l’iceberg de la haine anti-israélienne stipendiée et sponsorisée en Europe ». Beaucoup de commentateurs ont fait le lien entre l’article et les « diffamations sanglantes » moyenâgeuses (ces récits largement réfutés selon lesquels les juifs tuaient des gens afin d’utiliser leur sang dans certains de leurs rituels religieux). Il n’est pas jusqu’à certains auteurs pro-palestiniens qui ne se soient joints à la meute des critiques, exprimant leur scepticisme.

Le fait est, toutefois, que des preuves étayées de trafics et de vols d’organes tant publics que privés, ainsi que des allégations de méfaits encore pires, ont fait l’objet de reportages largement diffusés, depuis des années. Dans un tel contexte, les accusations venues de Suède sont bien plus plausibles qu’en son absence ; elles laissent entendre qu’une enquête pourrait fort bien révéler des informations fracassantes.

Nous citons ci-après quelques exemples d’informations précédentes relatives à cette question.


La première transplantation cardiaque réalisée en Israël

La toute première transplantation cardiaque – historique – réalisée en Israël a consisté à implanter un cœur prélevé sur un patient encore en vie, sans avoir recueilli le consentement (ni d’ailleurs seulement consulté) ses proches.

C’est ainsi qu’en décembre 1968, un homme du nom d’Avraham Sadegat (le New York Times le nomme erronément A. Savgat) [2] est décédé deux mois après une attaque cérébrale, bien qu’il ait été indiqué à ses proches qu’il « allait bien ».

Après avoir, dans un premier temps, refusé de remettre son corps, l’hôpital israélien où cet homme avait été soigné finit par rendre sa dépouille à ses proches. Ceux-ci découvrirent alors qu’il avait la partie supérieure du corps entourée de bandages : chose étrange, pensèrent-ils immédiatement, pour quelqu’un décédé des suites d’une attaque cérébrale…

Ils décidèrent de défaire les bandages. Ils découvrirent alors que la cavité pulmonaire de leur proche avait été bourrée de bandages, et qu’il n’avait plus de cœur.

Sur ces entrefaites, la transplantation cardiaque israélienne, qui occupait toutes unes des journaux, avait été réalisée. Après avoir encaissé le choc, l’épouse et le frère du défunt commencèrent à faire le rapport entre les deux événements, et ils exigèrent des explications.

Au début, l’hôpital a nié que le cœur de M. Sadegat ait été utilisé dans la sensationnelle transplantation cardiaque. Mais la famille a suscité une tempête médiatique, et elle a porté plainte, en fin de compte, contre trois ministres. Enfin, après plusieurs semaines, et après que la famille eut signé un document par lequel elle s’engageait à retirer sa plainte, l’hôpital avoua que c’était bien le cœur de M. Sadegat qui avait été utilisé pour la transplantation.

L’hôpital expliqua qu’il s’était prévalu de la loi israélienne, qui permettait à ce que des organes soient prélevés y compris en l’absence de consentement de la famille [3]. (La Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé inclut l’extraction d’organes dans sa définition de l’exploitation d’êtres humains).

Les soupçons que l’enlèvement du cœur de M. Sedagat ait pu être à l’origine de son décès n’ont fait l’objet d’aucune investigation.


Déclaration du directeur de la médecine légiste au sujet d’organes manquants

Un article publié en 1990 par le Washington Report on Middle East Affairs, intitulé « Autopsies et exécutions », sous la plume de Mary Barrett, fait état de massacres grotesques de jeunes Palestiniens. Il comporte une interview du Dr Hatem Abu Ghazaléh, ancien responsable de la Santé pour la Cisjordanie sous administration jordanienne, et directeur de la médecine légale et des autopsies.

Mary Barrett l’interroge au sujet « de l’anxiété largement répandue au sujet de vols d’organes, qui s’est emparée de Gaza et de la Cisjordanie depuis le début de l’Intifada, en décembre 1987 ».

Voici la réponse du Dr Hatem Abu Ghazaléh :

« Des indications existent que, pour une raison ou une autre, des organes, en particuliers des yeux et des reins, ont été prélevés sur les corps [des jeunes Palestiniens victimes de « Tsahal », ndt] durant la première année, ou un peu plus, de l’Intifada. Les informations à ce sujet étaient tellement nombreuses, et fournies par des personnes tellement crédibles, qu’il est impossible que rien de tel ne se soit passé. Si quelqu’un est abattu d’une balle dans la tête et qu’on ramène son corps chez lui dans un sac en plastique, sans plus aucun organe interne, les gens vont se poser des questions, non ? » [4]


La mystérieuse mort d’un Ecossais

En 1998, un Ecossais, M. Alistair Sinclair, mourait dans des circonstances plus que bizarres, tandis qu’il était en garde à vue à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.

Sa famille fut informée de son décès et, d’après un article publié dans J Weekly, « … elle a déclaré qu’il avait fallu à ses membres trois semaines pour réunir les 4 900 dollars nécessaires pour faire rapatrier le corps de M. Sinclair par avion. Le frère d’Alistair a dit que les Israéliens proposaient avec insistance une autre option : enterrer M. Sinclair dans un cimetière chrétien en Israël, pour un coût d’environ 1 300 dollars ».

Mais la famille réussit à réunir l’argent et à rapatrier le corps, après quoi elle demanda qu’il fût autopsié à la Faculté de Médecine de Glasgow. Il s’avéra que le cœur, ainsi qu’un petit os du cou de M. Sinclair manquaient. C’est alors que l’Ambassade de Grande-Bretagne à Tel Aviv porta plainte contre l’Etat d’Israël.

Voici ce qu’écrit le J Weekly :

« Un cœur ayant prétendument appartenu à M. Sinclair fut rapatrié en Grande-Bretagne (suite à cette plainte), gratuitement. James Sinclair voulut que l’Institut Médico-légal israélien prenne financièrement en charge un test à l’ADN afin de confirmer que ce cœur était effectivement celui de son frère. Mais le directeur dudit Institut, le Pr Yehuda Hiss refusa, invoquant le prix, à ses yeux prohibitif, estimé à 1 500 dollars par certaines sources. »

En dépit de requêtes répétées de l’Ambassade britannique de rapports des pathologistes et de la police israéliens, les autorités israéliennes refusèrent de transmettre tout document de ce type [5, 6, 7].


Des responsables du gouvernement israélien soulèvent la question

Le journaliste palestinien Khalid Amayréh écrit, dans un article publié dans CCUN :

« En janvier 2002, un ministre israélien a admis tacitement que des organes prélevés sur les corps de victimes palestiniennes ont pu être transplantés sur des patients juifs, à l’insu de leur famille. »

« Le ministre (israélien) Nessim Dahan a déclaré, répondant à une question d’un député arabe à la Knesseth, qu’il n’était pas en mesure de démentir ni de confirmer que des organes eussent été prélevés sur des jeunes et des enfants palestiniens tués par l’armée israélienne, à des fins de transplantation ou de recherche scientifique.

« Je ne suis pas en mesure de démentir formellement que quelque chose dans le genre ait pu avoir lieu
».

M. Amayréh écrit ensuite que le député à la Knesseth qui avait posé cette question a déclaré « avoir reçu des preuves crédibles démontrant que des médecins de l’institut médico-légal d’Abu Kabir avaient prélevé des organes vitaux tels que le cœur, les reins et le foie, sur les corps de jeunes et d’enfants palestiniens tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie » [8].


Un pathologiste-en-chef israélien licencié pour vol d’organes humains

Durant plusieurs années circulèrent des allégations selon lesquelles le pathologiste le plus en vue d’Israël volait des organes humains. En 2001, la radio nationale israélienne révélait ceci :

« … les parents du soldat Ze’ev Buzgallo, tué dans un accident, lors d’exercices militaires sur les Hauteurs du Golan, sont en train de faire signer une pétition destinée à la Haute Cour de Justice, afin de réclamer la suspension immédiate du Dr Yehuda Hiss et que des charges criminelles soient portées à son encontre. Hiss est le directeur de l’Institut médico-légal d’Abu Kabir. D’après les parents [de Ze’ev Buzgallo], le corps de leur fils a été utilisé pour des expériences médicales sans leur consentement. Or, ces expérimentations avaient été autorisées par le Dr Hiss. » [9]


En 2002, toujours la radio nationale israélienne :

« La révélation de la présence d’organes humains stockés illégalement à l’Institut médico-légal d’Abu Kabir a amené le député à la Knesseth Anat Maor, président de la Commission des Sciences, à exiger la suspension immédiate du directeur, le Professeur Yehuda Hiss. »

La mort d’Alistair Sinclair avait déjà alerté les autorités quant à la malfaisance de Hiss en 1998. Toutefois, rien n’avait été fait, pendant des années. La revue The Forward a écrit, à ce sujet :

« En 2001, une enquête diligentée par le ministère israélien de la Santé a démontré que Hiss était impliqué depuis des années dans le prélèvement d’organes tels que des jambes, des ovaires et des testicules, sans autorisation des proches, lors d’autopsies, et qu’il vendait ces organes à des écoles de médecine, où ils servaient dans le cadre des enseignements. Il avait été nommé pathologiste en chef en 1988. Hiss n’avait jamais été accusé d’un quelconque crime. Mais en 2004, il avait dû renoncer à diriger la morgue nationale, à la suite d’années de plaintes à son encontre. » [10]


Récolte de reins dans des populations indigentes

D’après The Economist, un racket de reins a été florissant en Afrique du Sud, entre 2001 et 2003. « Les donateurs étaient recrutés au Brésil, en Israël et en Roumanie, avec des offres allant de 5 000) 20 000 dollars : visite de Durban et don de rein tout compris… Les 109 receveurs, presque tous Israéliens, payèrent chacun jusqu’à 120 000 dollars leur « séjour transplantation » ; ils prétendirent qu’ils étaient parents des donneurs et qu’il n’y avait eu aucun transfert financier. » [11]

En 2004, une commission parlementaire brésilienne indiquait qu’ « au minimum trente Brésiliens avaient vendu leurs reins à un réseau international de trafic d’organes humains, pour des transplantations réalisées en Afrique du Sud, Israël fournissant l’essentiel du financement. »

D’après une dépêche de l’Inter Press Service (IPS) : « Les receveurs étaient principalement des Israéliens. Ceux-ci perçoivent des remboursements de la sécurité sociale israélienne allant de 70 000 à 80 000 dollars pour des procédures médicales vitales effectuées à l’étranger. »

L’agence IPS poursuit :

Les [« donneurs »] brésiliens étaient recrutés dans les quartiers les plus déshérités du Brésil, on les payait 10 000 dollars pour un rein, mais, « tandis que l’ « approvisionnement » s’accroissait, ces paiements diminuaient, jusqu’à tomber aussi bas que les 3 000 dollars. » Ce trafic avait été organisé par un officier de police israélien à la retraite, qui a indiqué « ne pas avoir pensé qu’il commettait un délit, étant donné que la transaction elle-même était considérée légale par le gouvernement de son pays, Israël ».

L’ambassade d’Israël [au Brésil, ndt] a publié un communiqué niant toute participation du gouvernement israélien à un trafic illégal d’organes humains, tout en indiquant que les citoyens israéliens, dans certains cas d’urgence, peuvent subir une transplantation d’organe à l’étranger « de manière légale et conformément aux normes internationales en vigueur », avec le soutien financier de leur assurance médicale.

Toutefois, l’agence IPS rapporte que le président de la commission avait qualifié la position israélienne d’ « anti-éthique », à dire le moins, ajoutant qu’un trafic ne peut voir le jour sur une échelle étendue que dès lors qu’existe une source importante de financement, telle que le système de santé israélien. Il a poursuivi, affirmant que les ressources fournies par le système de santé israélien avaient été « un facteur déterminant » dans l’entrée en fonctionnement de ce réseau [de trafic d’organes] [12].


Quand le chef d’un hôpital de Tel Aviv fait la promo du trafic d’organes…

A nouveau, l’agence IPS rapporte ce qui suit :

« Nancy Scheper-Hughes, qui dirige le projet Organs Watch [de lutte contre le trafic d’organes humains, ndt] à l’université d’Etat de la Californie (Berkeley), a attesté devant la commission législative du Pernambouc qu’un trafic international d’organes humains avait commencé douze ans auparavant, qui avait été mis sur pied par Zacki Shapira, ancien directeur d’un hôpital de Tel Aviv.

« Shapira a effectué plus de trois-cents transplantations rénales, accompagnant, dans certains cas, ses patients à l’étranger, par exemple, en Turquie. Les receveurs sont des gens très aisés, ou disposant d’une très bonne assurance santé, et les « donneurs » sont des gens extrêmement pauvres d’Europe orientale, des Philippines et d’autres pays en voie de développement, a indiqué Mme Schper-Hugues, spécialiste d’anthropologie médicale. »


Israël poursuit des trafiquants d’organes

En 2007, le quotidien israélien Ha’aretz indiquait que deux hommes avaient avoué « avoir œuvré à persuader des Arabes de Galilée et du centre d’Israël, qui étaient handicapés mentaux ou souffraient de graves pathologies mentales, de se faire prélever un rein contre paiement », après quoi, ces deux hommes refusaient de payer les « donneurs ».

L’article rapportait que ces deux hommes faisaient partie d’un cercle criminel comportant un chirurgien israélien. D’après l’acte de mise en examen, ce chirurgien vendait les reins qu’il récoltait entre 125 000 et 135 000 dollars [13].

Déjà, un peu auparavant, la même année, un autre quotidien israélien, The Jerusalem Post, avait écrit que dix membres d’un cercle de contrebandes d’organes israélien visant des Ukrainiens avaient été arrêtés [14].

Dans le cadre d’une autre affaire, toujours en 2007, le Jerusalem Post faisait savoir que « le professeur Zaki Shapira, un des chirurgiens israéliens en vue dans le domaine des transplantations, avait été arrêté en Turquie, sur des suspicions d’implication dans un cercle de trafic d’organes. D’après l’article, les transplantations étaient arrangées en Turquie, et elles avaient lieu dans des cliniques privées d’Istanbul. »


Le trafic israélien d’organe serait-il arrivé aux Etats-Unis ?

En juillet de cette année (2009, ndt), il n’est pas jusqu’aux médias américains qui n’eussent fait état de l’arrestation récente d’un certain Levy Yitzhak Rosenbaum, originaire de Brooklyn, par des policiers fédéraux, dans une grande rafle anti-corruption effectuée dans l’Etat du New Jersey, qui visait des maires, des hauts fonctionnaires et un certain nombre de rabbins éminents. Boström [le journaliste suédois, ndt] ouvre son article sur cet incident.

D’après la plainte du procureur fédéral, Rosenbaum, qui entretient des relations étroites avec Israël, a déclaré être impliqué dans la vente illégale de reins depuis dix ans. Un avocat général des Etats-Unis a expliqué : « Son business consistant à inciter des personnes vulnérables à renoncer à un de leurs reins pour 10 000 dollars, alors que le même rein serait vendu à hauteur de 160 000 dollars ». [15]

Il s’agit sans doute là de la première mention d’un trafic d’organes international avec des ramifications aux Etats-Unis.

L’anthropologue et expert du commerce d’organes humains de l’Université de Californie Nancy Scheper-Hughes, qui avait informé le FBI sur le cas de Rosenbaum, voici sept ans de cela, dit qu’elle a eu vent d’informations selon lesquelles il aurait menacé des « donateurs » en leur braquant le canon de son revolver sur la tempe, afin de s’assurer qu’ils donneraient effectivement suite à leur accord de « faire don » d’un de leurs organes [16].


La pénurie de donneurs en Israël

Israël se distingue par un nombre extraordinairement faible de donneurs d’organes volontaires. D’après le site ouèbe Ynet (du quotidien israélien Yediot Ahronot), « le pourcentage d’organes faisant l’objet d’un don chez les juifs est plus faible que tous ceux enregistrés dans les autres groupes ethniques… Dans les pays occidentaux, près de 30 % de la population est porteur d’une carte de donateur. En Israël, en revanche, 4 % seulement de la population possède de telles cartes. [17].

« D’après les statistiques du site ouèbe du ministère israélien de la Santé, en 2001, 88 Israéliens sont morts dans l’attente d’une transplantation en raison du manque d’organes disponibles. La même année, 180 Israéliens furent (pourtant) en état de mort cérébrale, et leurs organes auraient pu être utilisés à des fins de transplantation. Mais les proches de seulement 80 d’entre eux ont consenti au don de leurs organes. »







D’après Ynet toujours, ce faible pourcentage de donateurs est dû à des « raisons religieuses ». En 2006, l’on assista à un tollé, un hôpital israélien connu pour sa stricte observance des lois juives ayant procédé à une transplantation utilisant un donneur israélien. La semaine d’avant, « un incident similaire s’était produit, mais le patient n’étant pas juif, cela était passé inaperçu. » [18, 19].

L’article suédois indique qu’ « Israël est sans cesse exposé à des tirs à boulets rouges en raison de son absence d’éthique en matière d’organes humains et de transplantations. La France fait partie des pays qui ont cessé toute collaboration dans ce domaine avec Israël, dans les années 1990. Le quotidien Jerusalem Post écrit que « l’on s’attend à ce que les autres pays européens suivent très bientôt l’exemple de la France ».

« La moitié des reins ayant été transplantés sur des Israéliens depuis le début des années 2000 ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe orientale ou en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont parfaitement au courant de ce business, mais elles ne font strictement rien pour y mettre un terme. Lors d’une conférence consacrée à ce sujet en 2003, il a été démontré qu’Israël est le seul pays occidental (sic !) dont la profession médicale ne condamne pas le trafic illégal d’organes humains. Ce pays n’adopte aucune mesure juridique contre les médecins prenant part à ce business illégal – au contraire, les chefs de service des plus grands hôpitaux israéliens sont impliqués dans l’immense majorité des transplantations extrajudiciaires, indique le quotidien suédois Dagens Nyeheter du 5 décembre 2003 ».

Afin de combler ce déficit en organes, l’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui était à l’époque ministre de la Santé, avait organisé une grande campagne d’incitation aux dons, en été 1992, mais même si le nombre des donneurs avait connu une croissance impressionnante, les besoins continuaient à outrepasser grandement le nombre d’organes disponibles.


Augmentation des disparitions de Palestiniens

Boström, qui avait décrit tout cela dans son livre Inshallah publié en 2001 [20], écrit, dans son récent article retentissant :

« Alors que cette campagne incitative se déroulait, de jeunes hommes commencèrent à disparaître, dans des villages de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Cinq jours après leur disparition, des soldats israéliens les ramenaient dans leur famille, sans vie et le corps ouvert du pubis au menton.

« Parler de ces corps, cela terrorisait les habitants des territoires (palestiniens) occupés. Des rumeurs circulaient d’une augmentation dramatique des disparitions de jeunes hommes, auxquelles faisaient suite des enterrements nocturnes de corps autopsiés. »

« A l’époque, j’étais dans la région ; je travaillais à un livre. A plusieurs occasions, j’ai été approché par des personnels de l’Onu, préoccupés par ce qu’il se passait. Les personnes qui m’ont contacté m’ont dit que des vols d’organes avaient lieu, c’était une certitude, mais qu’eux-mêmes étaient dissuadés de faire quoi que ce fût à ce sujet. Chargé d’une mission par une radio, j’ai alors voyagé partout, interviewant un grand nombre de familles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et rencontrant des parents qui m’ont expliqué que leurs enfants avaient subi l’exérèse de leurs organes avant d’être tués. »

Il décrit le cas de Bilal Ahmad Ghanan, âgé de dix-neuf ans, abattu par l’armée israélienne qui investissait son village.

« La première balle l’atteignit à la poitrine. D’après les villageois témoins de la scène, on lui a ensuite tiré une balle dans chaque jambe. Deux soldats israéliens ont alors dévalé en courant une pente, depuis un atelier de charpentier, tirant une balle dans l’estomac de Bilal. Enfin, ils l’ont tiré par les pieds, jusqu’en haut d’un escalier de vingt marches conduisant à l’atelier… Les soldats israéliens ont ensuite chargé Bilal, grièvement blessé, dans une jeep, et ils l’ont emmené à l’extérieur du village, où un hélicoptère de l’armée de l’air attendait. Le garçon fut emmené par cet hélicoptère vers une destination que sa famille ignorait. »

Cinq jours après, on le ramena, « mort et enveloppé dans un drap d’hôpital, de couleur verte ». Boström rapport que tandis que le corps était descendu dans la tombe, sa poitrine se découvrit, et les témoins virent qu’il avait été grossièrement recousu de l’estomac à la tête. Boström écrit que ce n’était pas la première fois que des gens voyaient une telle chose.

« Les familles de Cisjordanie et de Gaza (que j’ai interviewées) avaient la quasi-certitude de savoir précisément ce qu’il s’était passé : « Nos enfants sont utilisés comme des donneurs d’organes non-volontaires », m’ont ainsi dit des proches de Khaled, originaires de Naplouse, ainsi que la mère de Raed, de Jénine, et les oncles de Mahmoud et de Nafes, de Gaza, qui, tous, avaient disparu un certain nombre de jours, pour n’être ramenés chez eux que nuitamment, morts et autopsiés ».


Pourquoi des autopsies ?

Boströme relate les questions lancinantes que se posaient les familles :

« Pourquoi gardent-ils les corps jusqu’à des cinq jours avant de nous laisser les enterrer ? Qu’est-il arrivé à ces corps, durant tout ce temps ? Pourquoi procèdent-ils à des autopsies, contre notre volonté, dès lors que la cause du décès est évidente ? Pourquoi rendent-ils les corps uniquement de nuit ? Pourquoi le font-ils avec une escorte militaire ? Pourquoi toute la zone est-elle interdite, durant l’enterrement ? Pourquoi coupent-ils l’électricité ?»

La réponse d’Israël consistait à dire que tous les Palestiniens tués étaient autopsiés ; question de routine. Toutefois, Boström fait observer que sur les 133 Palestiniens tués cette année-là, « seuls » 69 d’entre eux avaient fait l’objet d’une telle autopsie.

Il poursuit :

« Ce que nous savons c’est qu’Israël a un grand besoin d’organes et qu’il y a un vaste commerce illégal d’organes qui fonctionne depuis fort longtemps aujourd’hui, que les autorités israéliennes sont au courant et que les médecins occupant des fonctions de gestion dans les grands hôpitaux israéliens y participent, ainsi que des fonctionnaires, à divers niveaux. Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, que leurs corps ont été restitués à leur famille au bout de cinq jours, de nuit, dans des conditions draconiennes de secret, grossièrement recousus après avoir été ouverts du pubis au menton.

« Il est plus que temps de faire la lumière sur ce business macabre, de braquer les projos sur ce qu’il est en train de se passer et sur ce qu’il s’est passé dans les territoires (palestiniens) occupés par Israël depuis le début de l’Intifada » [21].


Sommes-nous en présence de la « diffamation sanglante » édition 2009 ?

Lorsqu’on passe en revue les réactions à l’article de Boström, l’on est frappé par la multitude d’accusations selon lesquelles cet article serait une nouvelle version de la vieille « diffamation sanglante » antisémite. Ceci étant, il est intéressant d’examiner un ouvrage publié en 2007 par un éminent expert dès histoire médiévale juive, et ce qu’il lui est advenu…

L’auteur est Ariel Toaff, professeur à l’université Bar-Ilan (et rabbin). Il est le fils d’un ancien grand rabbin de Rome, un chef religieux si célèbre qu’un journaliste israélien a écrit que le père de Toaff « est à la juiverie italienne ce que la Tour Eiffel est à Paris ». Ariel Toaff est lui-même considéré comme « un des plus grands spécialistes de son domaine » [22-23].

En février 2007, les médias israéliens et les médias italiens débordaient (mais la plupart des médias américains ont peu ou prou négligé cette polémique) d’informations selon lesquelles le Professeur Toaff avait écrit un ouvrage intitulé « Pasque di Sangue » [Pâque Sanglante] [24] renfermant des preuves qu’il y a bien « une base factuelle à certaines des diffamations sanglantes contre les juifs, au Moyen Age ».

En se fondant sur trente-cinq années de recherches, Toaff était parvenu à la conclusion qu’il y a bel et bien eu quelques cas réels [de crimes rituels juifs, ndt], et possiblement un nombre non négligeable de ces incidents.

Dans une interview accordée à un quotidien italien (l’ouvrage avait été publié en Italie), Toaff dit :

« Mes recherches montrent qu’au Moyen Age, un groupe de juifs fondamentalistes ne respectait pas l’interdit biblique et utilisait du sang à des fins thérapeutiques. Il ne s’agit que d’un petit groupe particulier de juifs, qui appartenaient à des communautés qui avaient souffert des persécutions les plus graves durant les Croisades. De ce traumatisme est né une passion pour la revanche, qui, dans certains cas, a conduit à des rétorsions telles que l’assassinat rituel d’enfants chrétiens » [25, 26].

Le Professeur Toaff fut immédiatement attaqué de toutes parts, il fut notamment l’objet de pressions orchestrées par le président de l’Anti-Defamation League Abe Foxman. Mais il tint bon sur ses positions et sur les résultats de ses trente-cinq années de recherches, annonçant :

« Je ne renoncerai pas à ma dévotion à la vérité et aux libertés académiques, même si le monde entier me crucifiait… Personne ne doit avoir peur de dire la vérité. »

Peu après, toutefois, sous des pressions publiques et privées incessantes, Toaff se parjurait, retirait son livre de la vente et promettait de donner tous les bénéfices qu’il en avait retirés (le livre s’était vendu comme des petits pains) à l’Anti-Defamation League de Foxman. Un an plus tard, il en publiait une « version révisée » [27].

L’expérience que traverse Donald Boström semble une redite de ce que le Professeur Toaff a subi : calomnies, vitupérations et diffamation. Boström a reçu des menaces de mort ; sans doute une expérience vécue par le Professeur Toaff, lui aussi.

Si Israël est innocent de ces accusations de pillage d’organes, ou si sa culpabilité est considérablement moindre que ce que suggèrent Boström et d’autres auteurs, il devrait accueillir avec soulagement des enquêtes honnêtes qui l’exonéreraient certainement de tout méfait. Mais ce à quoi nous assistons, c’est le contraire : le gouvernement israélien et ses thuriféraires s’activent à étouffer dans l’œuf tout débat et à écraser ceux dont ils considèrent manifestement menaçantes tant les questions que les déductions.

Au lieu de se plier aux demandes d’enquête, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exige du gouvernement suédois qu’il rejette son engagement à respecter la liberté de la presse et condamne cet article. Le bureau de presse israélien, apparemment en représailles et afin d’empêcher toute enquête supplémentaire, refuse d’accorder des cartes de presse aux reporters des journaux qu’il estime « offensants ».

Exactement comme dans les précédents des ravages perpétrés à Jénine, de l’attaque délibérée contre le navire de guerre américain USS Liberty, du massacre de Gaza, de l’écrasement de la militante pacifiste américaine Rachel Corrie sous les roues d’un bulldozer, des tortures infligées à des citoyens américains et d’une multitude d’autres occurrences, Israël se sert de ses ressources considérables et mondiales afin de faire obstacle à l’investigation.

Même avec beaucoup de bonne volonté, il est difficile d’en conclure qu’il n’a rien à cacher.






Notes de lecture :

[1] Il en existe deux traductions ; cet article utilise la traduction en anglais de cet article (ci-dessous) :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en
L’article original, en suédois, paru dans Aftonbladet : http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab

[2] New York Times, 3 février 1969, p. 8, colonne 6 (53 mots)

[3] http://www.haaretz.com/hasen/spages/1046041.html
40 years after Israel's first transplant, donor's family says his heart was stolen By Dana Weiler-Polak, Haaretz Correspondent, Dec. 14, 2008

[4] http://www.wrmea.com/backissues/0490/9004021.htm
Washington Report on Middle East Affairs, April 1990, Page 21, The Intifada: Autopsies and Executions.

[5] http://www.jweekly.com/article/full/9384/bizarre-death-of-scottish-tourist-involves-suicide-missing-heart/
October 30, 1998,Bizarre death of Scottish tourist involves suicide, missing heart by NETTY C. GROSS, Jerusalem Post Service.

[6] http://www.forward.com/articles/112915/
The Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca Dube, Aug. 26, 2009.

[7] http://www.mail-archive.com/ctrl@listserv.aol.com/msg114437.html
Masons, Muslims, Templars, Jews, Henry and Dolly.



[8]
Al-Jazeerah: Cross-Cultural Understanding, Khalid Amayreh, August 20, 2009

[9] http://www.israelnationalnews.com/News/Flash.aspx/12699

[10] http://www.forward.com/articles/112915/
Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca Dube, August 26, 2009.

[11] http://www.economist.com/world/international/displaystory.cfm?story_id=12380981
The Economist, Organ transplants: The gap between supply and demand, Oct. 9, 2008

[12] http://ipsnews.net/news.asp?idnews=22524
BRAZIL: Poor Sell Organs to Trans-Atlantic Trafficking Ring
By Mario Osava, IPS, Feb. 23, 2004

[13] http://www.haaretz.com/hasen/spages/935092.html
Haaretz, Two Haifa men sentenced to jail for organ trafficking, By Fadi Eyadat, Dec. 18, 2007

[14] http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1184766040398&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
Police uncover illegal organ trade ring
By REBECCA ANNA STOIL, July 23, 2007.

[15] http://www.thestar.com/news/world/article/671687
Sting rocks U.S. transplant industry, David Porter, Carla K. Johnson, ASSOCIATED PRESS, july 25, 2009.

[16] http://www.haaretz.com/hasen/spages/1102799.html
U.S. Professor: I told FBI about kidney trafficking 7 years ago
By Natasha Mozgovaya, Haaretz Correspondent, August, 3, 2009.

[17] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3388529,00.html
A mitzvah called organ donation, Efrat Shapira-Rosenberg, 10.6.07.

[18] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3265889,00.html
Orthodox in uproar over organ donation incident, Neta Sela, 06.22.06

[19] http://www.israelshamir.net/English/Body_Snatchers.htm
The Return of the Body Snatchers, By Israel Shamir

L’écrivain israélien Israel Shamir rapporte que, voici de cela quelques années… « un rabbin shabad en vue, Yitzhak Ginzburgh http://www.israelshamir.net/English/blood.htm , a accordé sa permission à un juif de prélever le foie d’un non-juif, même sans sa permission. Il a dit : « Un juif est en droit d’extraire le foie d’un goy s’il en a besoin, car la vie d’un juif a plus de valeur que celle d’un goy, de la même manière que la vie d’un goy a plus de valeur que celle d’un animal. »

[20] http://www.bokus.com/b/9789170370939.html

[21] http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en

[22] http://www.haaretz.com/hasen/spages/829381.html
Ha’aretz. The Wayward Son, by Adi Schwartz, March 1, 2007.

[23] http://www.haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Ha’aaretz, Bar-Ilan to order professor to explain research behind blood libel book By Ofri Ilani, Haaretz Service and The Associated Press, Feb 11, 2007.

[24] http://www.bloodpassover.com/toafftableofcontents.htm

[25] http://haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Haaretz, Bar Ilan to order professor to explain research behind blood libel book, by Ofri Hani, Feb. 11, 2007.

[26] De précédents ouvrages contenant des informations sur le judaïsme médiéval et le judaïsme contemporain, dont certaines sont d’un intérêt tout particulier pour le débat autour des prélèvements d’organes, ainsi que sur l’étouffement largement répandu de telles informations, ont été publiés il y a de cela quelques années, également par un universitaire israélien, Israel Shahak, au sujet duquel Noam Chomsky a pu écrire : « Shahak est un chercheur hors de pair, il a une profondeur de vues et une culture remarquables. Son œuvre est étayée et pénétrante, c’est une contribution d’une très grande valeur ». De cet auteur, nous encourageons nos lecteurs à lire dans leur intégralité les ouvrages suivants : “Jewish History, Jewish Religion, The Weight of Three Thousand Years” et Jewish Fundamentalism in Israel” (coécrit avec le Professeur Norton Mezvinsky).

[27] http://www.haaretz.com/hasen/spages/957357.html
Ha’aretz, 'Historian recants theory that Jews killed Christian child in ritual murder,' By Adi Schwartz, Feb 24, 2008.



Source : CounterPunch.org Traduction : Marcel Charbonnier http://ism-france.org/news/article.php?id=12609&type=analyse&lesujet=Crimes%20de%20Guerre