L'Ordre
est insparable de la Question et la Question c'est la morsure du Serpent.
Version
Amaranthes :
Après
trente années de vie avec l'homéopathie, nous nous sommes fort
intéressés à la médecine chinoise. Celle, notamment,
des méridiens. Et à force de découvrir, d'apprendre et
de nous enthousiasmer..., nous nous sommes laissés prendre à
une idéologie, celle du Yin et du Yang...
Nous
pensons aujourd'hui que c'est là que se trouve très exactement le
point d'impact et d'empire du Dragon. Cela dit un monde qui a mis un mur devant
l'humain dans son devenir qui, lui, est loin d'être accompli... afin
de renverser tout mouvement évolutif qui sans cesse remet en question
l'ensemble des acquis intellectuels ou matériels, ce qui ne fait jamais
les bonnes affaires des Possesseurs et des Gens du Pouvoir. Ceux qui s'appellent
: "les Maîtres".
Le Mur consiste en quoi ? Il consiste
à dire que l'Homme est arrivé au terme de son évolution et
de toute évolution de la vie sur Terre. On prétend ainsi qu'il
est accompli, qu'il est arrivé à son terminal. C'est évidemment
faux. Mais cela fonde la suprématie de l'homme sur l'ensemble des êtres
vivants de la Terre. Et par voies de conséquences et de dérivations
autant que d'imitations ou d'assimilations, cela fonde au sein-même de
l'humain, les hommes supérieurs face aux masses réduites à
du bétail bêlant. Ceux que l'on assimile aisément à
des troupeaux de Bestiaux à traire ou à tondre... Et même
à équarrir ! En fait, ce sont ces hommes qui par leurs richesses
volées à tous les autres s'imaginent ou prétendent effrontément
être les meilleurs, parce qu'ils ne trempent pas leurs doigts dans les
travaux... Ils se prétendent les "meilleurs"... pour n'avoir
jamais de remords tout en maintenant sous des formes diverses, les autres...
en esclavage... sous prétexte que ces derniers ne seraient pas vraiment
accomplis et demeureraient encore des Bêtes...
Le Renversement consiste
à ouvrir l'humain vers tous ses atavismes, tous ses penchants... ses
inclinations, ses tendances... (Ce qui exprime toute l'attractibilité
incarnative similimum de l'attraction planétaire.) en allant jusqu'au
morbide et au vicieux. C'est ce qu'on appelle les cantonner au Tamasique, c'est-à-dire
: à l'attrait de tout ce qui peut s'amasser, se collectionner, s'empiler... comme
à l'attrait de tous les plaisirs, jouissances, voluptés et ravissements... (Shìn,
autre avatar de Seth) aboutissant,
finalement, à un monde entièrement voué aux satisfactions
et donc au consumérisme. Monde actuel. Monde d'égoïsme
forcené. Avec, à côté, le goût exacerbé
du Sexe autant que du Cruel, de l'Horrible, du Dysharmonique, du Monstrueux, du
massif, de l'informe ou de ce qu'on appelle "Bestial" (Ce qui n'a
rien à voir avec le monde animal mais tout avec Baàl ou l'Empire
des prédateurs.) Le Sexe est lui-même partagé entre sado
et masochisme. Style qu'on peut trouver autant dans la musique que dans les
arts graphiques et plastiques..., jusqu'au cinéma lui-même... sans
oublier la Danse... et même jusqu'à la poésie. Un monde
pornographique ou scatologique à tous les niveaux et dans tous les horizons.
Ce
mouvement est une dynamique qui est censée mener au Khaos, lui-même...
marqué par le dysharmonique et dont on fait un véritable culte. Eternel
culte de Baàl, chez ces "autres"... qui ne sont pas les "maîtres". Un
culte de l'OR, de l'Argent, du Rajasique..., du Chef, du Patron, du Berger, de
Dieu en lequel tout cela est amalgamé comme clef de voûte
de leur Système.
Il est évident que ce mouvement détourne
radicalement de l'ascétisme en lequel l'humain cherchait à dépasser
ses limites du moment, de sa condition comme de son incarnativité vers
un plus idéal de lui-même, ce que les "Maîtres"
jugeaient comme le plus grand danger pour leur propre sécurité,
pour leur propre assurance, pour leur propre autorité en laquelle
ils s'étaient installés... Ils ne voulaient point être
privés de jouir de leurs acquis et de leurs pouvoirs... face à
l'ensemble "immonde" auquel ils avaient tout pris... (Ce par quoi,
justement, cet ensemble était rendu immonde...)
Mais ce mouvement
ne peut que mener à l'effondrement, c'est-à-dire : à la
disparition de l'humanité. Et un tel naufrage entraînerait automatiquement
ces "maîtres" qui ont initié ce mouvement pour justement
garder la jouissance de leurs acquis et pouvoirs... pris sur les autres... Ce
qui fait qu'ils ont toujours besoin d'une masse à vampiriser.
Ces
"maîtres" n'étant point fous, ils initient donc..., simultanément
à ce mouvement, un "filet" pour limiter ce mouvement. (On
incite à ce mouvement pour détourner du sens originel de la Vraie
Vie... Ensuite, quand le détournement est fait, on staBilise la chose
afin de ne pas courir à la catastrophe.) On
se met alors à freiner intensément. Et devant le Culte inventé
par eux-mêmes de Celui Qui Avale Toute Lumière, sous des tas de formes et
des tas d'idéologies... qui peuvent aller de Yahvé à Allah
en passant par Jupiter ou Brahma, Seth ou Amon, il posent ce filet qui sera
non pas Celui Qui Avale Toute Lumière, (quoiqu'il demeurera toujours
en toile de fond...) mais le C.Q.A.T.L., le Cercle Quadratique de toute Autorité
par la Tradition et les Lois. C'est-à-dire : ce qui se cache derrière
tout ETAT... et ses Administrations... Derrière tout Empire. C'est
là l'aboutissement de la logique de Seth, c'est-à-dire : "des
Maîtres". Et Seth, c'est la Dent du Serpent de la Mort... (Souvenez-vous
de ce qu'il fit à Osiris qui représentait l'humanité libre
!)
Le C.Q.A.T.L. va donc depuis des millénaires et des millénaires, tenter
d'équilibrer le mouvement d'effondrement que ces mêmes "maîtres"
ont initié, non pas par une destruction du mur qui enferme les humains
et les ouvrirait à leur vrai devenir vers la Lumière, (Ce qui
fut la tentative Bouddhiste avant qu'elle ne soit à nouveau investie par
une théocratie camouflée... pour radicalement l'étouffer...) non..., ils
vont inventer une lumière artificiellisée qu'ils vont appeler
MORALE, et qu'ils vont décréter comme chemin et champ de toute
spiritualité. En fait, un champ parqué entouré de fils
de fer barbelés d'où personne ne peut s'échapper. (Cela
sera le Talmud, la Torah ou Thora, les commandements de l'Eglise... etc.) Un
champ dans lequel toute contestation est sévèrement réprimée
par des tas de chiens de garde bien nourris..., au nom de la lutte contre
la dissidence et le terrorisme, image centrale de ce qui remet en cause le
C.Q.A.T.L. qui, évidemment, a su inventer lui-même un préalable
de tout terrorisme : un terrorisme fortement théocratisé, qu'il
peut manipuler à son gré..., afin de prévenir ou confondre
tout mouvement spontané de révolte.
C'est exactement cela
l'empire du Dragon et le Yin et le Yang n'est que l'argumentation d'un état
stabilisé et comme en suspension entre l'effondrement catastrophique
d'une part et le Grand MUR devant le possible éveil libérateur
de tout, d'autre part.
Le mur et le filet, c'est ce qui nous installe dans
la Caverne de Platon. Et là, nous sommes prisonniers. Et l'ensemble
de l'humanité est alors comme tétanisée.
Le
Yin et le Yang dans le Cru et le Cuit, c'est un piège... Si vous
y tombez, vous vous faites avaler par le dragon.
En cuisson, seul est permis
celle des céréales et amylacés. Ainsi se décrit
l'action de Déméter... qui, refusant les dieux... qui ont volé
sa fille s'en vient se consoler parmi les hommes. Et voyant leurs souffrances
devant une Terre inhospitalière, leur apporte l'usage alimentaire des céréales.
Mais
ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cela vient après le rapt de sa
fille... C'est comme un compenstoire de ce qu'elle a perdu. Or,
sa fille, c'était Khloè.
Une Korè qui se nommait
Khloè parce qu'elle était le Vert, non pas dans la dure verdure,
mais dans les jeunes pousses... et notamment dans les germes.
Il faut
croire que le rapt de Khloè amena une sécheresse gigantesque...
et que les humains se retrouvaient face à un désert... Et sans
eau, pas de germe..., pas de germination, pas de végétation, pas
de fruits...
Donc, la cuisson, dans ces cas là est un mal moindre
mais qui demeure tout de même un mal. Et comme le témoin du Grand
Mal. C'est une aide momentanée, un palliatif... mais qui ne peut
être compris comme étant une chose à institutionnaliser.
Il
est clair que c'est un moindre mal car les éléments des céréales
cuites sont ceux qui perturbent le moins possible la nature profonde du
vivant humain à condition de ne jamais y mettre de sel, de l'huile et
autres ingrédients comme le Beurre ou le Miel... Et à condition
que ces céréales n'entrent pas en caramélisation.
Une
telle pratique suppose des pays désertiques qui peuvent étaler
leurs galettes de céréales au soleil pour les faire cuire sans
aucun feu.
Le pain azyme (du grec ancien : a privatif et zumos levain)
est un pain ancien confectionné de céréales, mais il est non levé (il
n'a pas gonflé sous l'effet du levain ou de la levure) car il est uniquement
constitué d'eau et de farine pétris ensemble. (C'est ce que nous dit Wikipédia,
et c'est fort juste, il n'y a rien d'autre introduit...)
La Levure, elle,
suppose toujours une certaine "cuisine" : il faut un mélange
de farine, de miel, d'huile d'olive ou de beurre, de sel... pour générer
le Levain. C'est-à-dire : l'envers total des Amaranthes !
Il
est évident que pour faire germer des céréales, il faut beaucoup
d'eau, pour le trempage, pour plusieurs rinçages..., et pour l'humidification
continue... La farine avec un peu d'eau et du pétrissement peut être
une solution en terrain désertique.
Mais céder à cela
en terrain où il y a de l'eau à profusion, c'est une aberration. Aberration
fortement maintenue par le Système, donc : par le Dragon..., ce serpent
qui nous étreint pour nous garder prisonnier... et qui tient à
la Cuisson plus qu'à tout, car la Cuisson, c'est sa manière d'assimiler. C'est
la manière d'assimiler chez ce qui est étranger autant que c'est
la manière de rendre étranger le Vivant à ce qui est la Vraie
Vie, donc facilement incorporable au Système.
Si vous êtes
un enfant du dragon, vous ne pourrez jamais vous passer de Cuit. Le Cuit
tue. Le Dragon est la Mort. C'est lui qui a enlevé la fille de Déméter parce
que pour lui il est important de priver les humains de leur liaison au plasma
solaire qui passe dans le vivant par le vivant des fruits et des légumes... puisque
ces derniers sont le DON de la photosynthèse. Or, le plasma solaire
n'est que la liaison à l'Unité Universelle via le centre galactique,
via les amas et l'ensemble de toutes les galaxies... C'est un tout qui
permet à chacun d'être un tout.
"Alors chacun est Dieu,
se dit le Dragon... qui, lui, pense en terme de DIEU... Impossible, ajoute-t-il,
cela ne doit jamais être !"
Et oui, ce Tout, c'est justement
ce que le Dragon ne veut pas car si chacun est un Tout, chacun est alors indépendant
et souverain de soi... Les autres "souverains" ? Ah ! Non ! Jamais
! De Souverain il ne doit y avoir que lui ou ses sbires ou ses nervis. Donc,
pour lui, au moins, il faut toujours équilibrer quantitativement le
Cru et le Cuit. Cela permet un peu de vie tout en gardant la mort. Cela
permet un peu de maladies tout en gardant la guérison... Cela permet
d'assurer une dépendance de tous et donc la soumission de chacun.
Cela
veut dire que le premier et le plus fondamental geste contre le Dragon, c'est
de refuser toute cuisson.
Allez donc donner cela comme argument
aux Marxistes-Léninistes-Maoïstes ! Vous verrez s'ils ne sont pas
du Dragon eux aussi !
Marx a posé ses réflexions sur le productivisme, c'est-à-dire
sur la matérialité du phénomène humain, pas étonnant
qu'il s'inscrive dans un discours du Dragon car il va vers la mort... et qui
plus est : vers davantage de tamasique.
Il transforme le décor,
mais l'Autorité est toujours là et si ce n'est pas l'Eglise,
c'est le Parti. C'est du capitalisme retroussé, mais toujours du capitalisme en
une autre forme d'organisation !
Forcément qu'il ne suffit pas de
manger cru pour sortir du Dragon et de sa programmation au Cancer... Oui
! Au Cancer ! Car chez lui tout est enfermement et la prison ou l'incarcération
c'est le carcéral... et tout carcéral, c'est le cancérinique
car le carcéral est carcinogène !
Mais ce Cru, c'est tout
de même le premier pas incontournable, premier pas qu'a oublié
le Bouddhisme et s'est ainsi fourvoyé, lui, le premier mouvement de
contestation du Système...
On ne peut pas aller vers l'homme NOUVEAU sans
commencer par cela. Ensuite et seulement ensuite, le reste de toute délivrance
peut se faire et se réussir !
Et au final, il faut
déterrer toutes les racines du Dragon qui sont de partout en nous et
tout autour de nous... Sans cela, il renaît sans cesse plus fort que
jamais.
La quadrature du cercle voudrait qu'on arrive à ceci : (étoile page
de droite).
En fait, ce ne peut être cela. En effet, nous avons
un triangle orienté vers le haut et qui dit l'aspiration à la Lumière. Nous
avons un second triangle orienté vers le bas et qui dit l'aspiration au
Khaos, à la Nuit, à l'Obscur. La quadrature du cercle est en
fait l'imbrication des deux sans que jamais les deux puissent se mélanger mais
en faisant en sorte que chacun des triangles soit la prison de l'autre. C'est
exactement cela l'art du Filet. C'est l'art d'arrêter tout, d'arrêter
le Temps, l'Evolution, c'est l'art d'emprisonner la Vie, les vivants, de les tétaniser,
de les couler dans de l'Ambre, de la Résine en forme de C.Q.A.T.L... C'est
une forme de Yin et de Yang à la mode de l'Occident, donc un autre sceau
du Dragon.
Cercle
de l'Organisation (ou de la Quête) de l'Autorité
par les Traditions et les Lois. (Ce qui donne autant le Trou
Noir dans "Celui Qui Avale Toute Lumière" que Serpent dans
"Coatl", c'est-à-dire : ce qui est l'esprit du Dragon, l'Etat
Totalitaire.)
Mis à part nos nomBreux textes et ouvrages à
ce sujet, (notamment dans l'Enfant du Naèl...) nous puBlions ce texte
(un peu folklorique) d'alter info, après avoir corrigé ses fautes... car
il illustre à sa manière ce que nous entendons
par C.Q.A.T.L. ou C.O.A.T.L. En fait, c'est le formalisme venant de l'extérieur
inhiBant la mise en forme venant de l'intérieur de soi. C'est-à-dire
: tout ce qui est artificiel. Et les conclusions de ce texte sont loin d'être
extravagantes même si elles sont un peu déphasées... ou
vues au travers de lunettes déformantes... (ce qui a parfois nécessité
nos [.....])
«
Le système !!!
Nous vivons dans une espèce de système c'est-à-dire
: Une organisation régie par des lois, une doctrine, une théorie. Une
organisation est : • un ensemble d'individus, • regroupés au sein d'une
structure régulée, • ayant un système de communication pour faciliter la circulation
de l'information, • dans le but de répondre à des besoins et d'atteindre des
objectifs déterminés. Je vais essayer de décrire le système dans lequel nous
vivons du mieux que je peux
Le système !!! Le système, une bête
luttant pour sa survie
Le système est telle une bête qu’il faut nourrir
pour la maintenir en vie, autrement il aurait crevé depuis des lustres. De quoi
se nourrit-il ? Selon moi il se nourrit de :
Les faiblesses des humains
David Icke dit que quand vous voulez éloigner les gens de la vérité vous
devez les conditionner de telle sorte que quand il se trouve face à la vérité
il la trouve « trop incroyable pour être vraie ». Et Hoover a dit que : «
L'individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si
monstrueuse, qu'il ne peut croire qu'elle existe. » Et ceux qui n’arrivent pas
à sortir de cette paralysie sont la majorité de la population. Ils savent que
quelque chose ne va pas, mais pour eux le complot ne peut atteindre une certaine
dose de monstruosité. Ils ne peuvent croire par exemple qu’une élite ténébreuse
puisse décider que nous sommes trop nombreux sur terre et veuille donc nous «
dégraisser ». Les nombreux indices tels que les dire de Cousteau, Pianka, les
georgia guidestones ne sont pas « assez parlant » pour eux. Ceci est assez peu
étonnant vu que l’élite a, semble-t-il, su comment « nourrir » la bêtise de l’humain.
Le marketing qui est une science sociale (qui permet de comprendre comment agit
l’élite) dit qu’il faut connaître l’homme (culture, facteurs influents pour le
comportement, leaders d’opinion etc..) pour répondre à ses besoins et désirs (lesquels
sont souvent inconscients). Il n’est donc pas étonnant que les dirigeants, qui
sont avant tout des commerçants, aient parfaitement cerné les humains. Ils ont
compris que l’humain est sensible aux belles choses, au pouvoir et à la facilité.
Ils ont longuement étudié l’humain, si nécessaire... en faisant des expériences
sur l’humain. Expériences qui sont sensés voir comment les humains réagissent
dans un cas de figure donné. Ainsi la « farce » d’Orson Welles avec la « guerre
des mondes » aurait été une de ces expériences apparemment financé par la clique
des banquiers. Ceci est logique si cela sert à recueillir des informations.
Une fois qu’ils ont déterminé quels sont les boutons sur lesquels il faut appuyer
pour que les humains réagissent comme ils le désirent. Ils peuvent ainsi jouer
sur les perceptions des humains. Ils doivent savoir que les humains n’aiment pas
se remettre en question ou se poser des questions dérangeantes, un grand défaut
qu’ils peuvent facilement utiliser. Je me rappelle avoir vu un documentaire
sur le complexe militaro-industriel où l’on montrait un père qui avait perdu son
fils dans les attentats du 11 septembre 2001. Bien sûr après cet « incident »
(dramatique il est vrai) il soutenait Bush dans sa croisade contre « l’axe du
mal ». Il est allé jusqu’à demander qu’on inscrive que le nom de son fils soit
inscrit sur l’une des bombes que l’on devait balancer sur l’Irak. Mais après quand
il a vu qu’il n’y avait aucun lien entre les attentats du 11 septembre 2001 et
Saddam, qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak, il était abasourdi.
Pour excuser « sa crédulité » au propos de Bush, il a dit qu’il était de l’ancienne
école et qu’il faisait une confiance aveugle aux gouvernants. Evidemment après
cette affaire, cette confiance fut ébranlée. Voilà sans doute une des raisons
qui poussent les dirigeants (et souvent un peuple lui-même...qui a été préalablement
travaillé par leurs prédécesseurs) à considérer le peuple ou les autres peuples
comme des troupeaux de moutons. Et un troupeau de moutons c’est connu, a besoin
d’un guide.
Manipuler le « troupeau de moutons »
Lui faire
croire qu’il a le pouvoir avec l’odieuse démocratie dont nous avons l'usage. Pourtant
les limites de la démocratie sont évidentes et Sarkozy le prouve. Sarkozy se réfugie
souvent derrière : « le peuple m’a élu pour mener cette politique ». Ou est le
« pouvoir du peuple » quand on fait rentrer par la fenêtre ce qu’il a refusé par
la porte ? L’auteur et journaliste Louis Latzarus disait : "En démocratie, la
politique est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne." Et De Gaulle :
"Pour pouvoir devenir le maître, le politicien se fait passer pour le servant."
Puisque c’est le peuple qui a le « pouvoir » ce ne sont pas les politiciens qui
décident mais le peuple puisque c’est le peuple qui les a choisis pour mettre
en pratique une politique qu’ils (les dirigeants) ont expliquée en long et en
large au peuple avant que celui-ci ne les élise. Une fois que l’on a fait gober
ça au peuple, on peut pratiquement tout lui faire avaler. Les tyrans, eux, ont
une autre méthode (une méthode différente sur la forme, le diable se cache dans
les détails), faire croire qu’ils sont des messies, des envoyés de Dieu, dont
la mission est sacrée. Hitler, Mobutu, Mao et Staline, ces gens se sont fait
passer pour des grands hommes, des demi-dieux. Ils ont imposé l’image d’un « père
», se nommant quelques fois les « pères de la nation ». Un père, c’est connu,
fait ce qui est bon pour ses enfants, même quand il est sévère ou pédophile.
Ces hommes il est vrai ont eu la chance de bénéficier de l’aide de grands communicants
sans lesquels il n’aurait pas réussi. Ils ont su aussi faire croire qu’en dehors
de leur « système » ce serait la dépravation, l’anarchie. "Le terrorisme est
la meilleure arme politique, puisque rien ne fait réagir davantage les gens que
la peur d'une mort soudaine." Adolf Hitler (1889-1945) Faire croire qu’en
dehors de ce système c’est le chaos ou l’anarchie. Ainsi on nous fait croire que
le communisme était un horrible système qui a fait des dizaines de millions de
morts. Donc il n’est pas une alternative au capitalisme. Dénigrer les autres systèmes
est le propre des dirigeants d’autant plus qu’ils ont toujours des exemples croustillants
sous la main. Ils peuvent aller jusqu’à créer de faux ennemis pour « renforcer
» leurs dires. Hitler l’a fait, Bush aussi et maintenant Sarkozy. Il faut donc
convaincre le peuple qu’eux les dirigeants sont nécessaires pour sa liberté, son
confort, son bien-être. "Supposons que tout ce que vous savez n'est pas seulement
faux, mais qu'il s'agit de mensonges soigneusement rédigés. Supposons que votre
esprit est remplit de fausses croyances - sur vous même, sur l'histoire, sur le
monde qui vous entoure - implantées là par des forces puissantes, de façon à vous
leurrer dans la complaisance. Votre liberté est par conséquent une illusion. Vous
êtes en fait un pion dans ce complot, et votre rôle est celui d'un crédule qui
doit prendre son rang, si vous faites parti des chanceux." Charles Paul Freund,
auteur et chroniqueur, dans un article intitulé If History Is a Lie: America's
Resort to Conspiracy Thinking, paru dans le Washington Post le 19 janvier 1992
Il faut dire qu’ils sont bien aidés par tout une flopée d’idiots utiles.
Les idiots utiles
L’acharnement médiatique contre Bigard est un exemple
flagrant de l’action des idiots utiles. Les idiots utiles sont des fanatiques
prêts à mourir pour la survie du système. Ils pensent que si le système s’effondre
ils auront beaucoup à perdre. Peu importe que le système soit injuste, puisqu’ils
sont souvent convaincus qu’il n’y a pas mieux ailleurs. Les idiots utiles sont
les relais du pouvoir et ceux qui joueront le rôle de fusible en cas de problème.
Comme l’a brillamment montré Olivier Stone dans son film « Nixon », les hommes
de pouvoir sont souvent des « hommes des ténèbres » qui n’hésitent pas à sacrifier
leurs plus fidèles lieutenants en cas de problème. Les vrais idiots utiles
n’hésitent pas à se sacrifier, sinon le système serait grippé. Evidemment comme
je pense que le système est une organisation de type pyramidale, je pense que
souvent le président n’est pas le sommet le pyramide et il peut lui aussi être
un idiot utile que l’on sacrifiera à l’occasion. Sacrifier le président est un
outil de manipulation fort car il envoie divers types de message selon notre position
dans la hiérarchie. Le peuple peut comprendre (et on fera tout pour qu’il comprenne)
que les « ennemis » ne reculent devant rien pour nuire au pays. Aux autres membres
de la hiérarchie on leur fait comprendre qu’ils ne sont que des outils, des pions
et s’ils désobéissent ils peuvent être remplacés. Mais les idiots utiles ça
peut-être nous aussi. Nous sommes idiots utiles quand nous relayons une information
sans la vérifier. Nous pouvons être idiots utiles quand nous agissons bêtement
sans réfléchir. Quand nous ne comprenons pas que : "Toute révolution est commencée
par des idéalistes, poursuivie par des démolisseurs et achevée par un tyran.",
Louis Latzarus, Extrait de La Politique – 1928 Alors parmi les idiots utiles
il y a beaucoup d’idéalistes. Les idéalistes peuvent facilement être manipulés.
Car ils ne comprennent pas que les puissants de ce monde oscillent entre le mensonge
et la vérité. Ils peuvent dire 90% de vérité et 10% de mensonges. Les gens comme
Gore peuvent devenir ces fameux tyrans dont parle Latzarus après que les idéalistes
écolos aient fait tout le travail. Le tout maintenant est de savoir ce que
veut le système et à quoi il sert.
Le système a un but
Toute
structure est mise en place dans un but, elle a une raison d’exister. Une entreprise
a souvent une vision, une mission et des objectifs. C’est souvent grâce à ses
stratégies que l’on peut en déduire sa mission.
Les stratégies du
système
Stratégie peut-être compris comme l’art de coordonner des actions
pour atteindre un objectif. Il est clair que ces actions sont comme des morceaux
de mies de pain qui nous indiquent l’objectif que visent ceux qui sont derrière
le système. Nous le savons ce sont des fins manipulateurs qui font tout ce qu’ils
peuvent pour cacher la vérité. La plus grosse stratégie du système semble être
mise en place pour survivre. Le système est imparfait mais on veut nous faire
croire qu’il est le meilleur ! Pourtant le même Churchill disait : "Le meilleur
argument contre la démocratie est une conversation de cinq minutes avec l'électeur
moyen."(l'animal du Bétail) On ne peut pas dire qu’il ait tort, car la
démocratie est avant tout une affaire de citoyens et non pas de Bétail,
pas de citoyens pas de démocratie. Car à la place de la démocratie on a un guide
et des moutons, autrement dit une dictature. Le système maintient les gens
dans le flou car comme le dit Ford : "Il est une chance que les gens de la nation
ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était
le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin." Pour cela
les « maîtres » peuvent compter sur les idiots utiles qu’ils n’hésitent pas à
remercier à l’occasion : "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New
York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs
ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque
40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si
nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais
le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement
mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers
mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans
les siècles passés." David Rockefeller, Baden-Baden, Allemagne, 1991. Le système
ne veut pas de citoyens ! Il faut faire croire aux gens qu’ils sont des citoyens
et accuser les vrais citoyens d’être des terroristes, des ennemis de la nation.
D’ailleurs des fichiers comme Edvige ou la « chose » que Darcos veut mettre en
place... servira à ficher les vrais citoyens et enverra des messages clairs aux
divers niveaux de la pyramide. Briser la résistance est donc une des stratégies
du système. Pour briser la résistance il faut donc contrôler chaque niveau
de la structure, pas forcément par la force mais plutôt par la ruse tant que c’est
nécessaire. Pour se faire il faut infiltrer tous les groupes et les pourrir de
l’intérieur afin de les discréditer. Cela permet d’envoyer encore des messages.
Que nul ne se croit à l’abri, mais aussi cela fait grandir la méfiance entre les
membres des divers groupes dissidents et baisse la considération que les humains
ont envers d’autres êtres humains. Si on ne discrédite pas le groupe on l’utilise
dans son intérêt. On en fait un outil de manipulation et de propagande. Garder
le contrôle nécessite d’avoir des informations et question collecte de cela, ils
savent y faire. Le système doit aussi collecter des informations ! On remarquera
qu’après les attentats du 11 septembre 2001 les capacités de stockage des boîtes
aux lettres ont brusquement augmenté ! N’est-ce pas pour encourager les gens à
plus échanger ? On remarque aussi l’apparition de « sites » comme hi5 (qui plus
est sont gratuits). J’ai reçu de nombreuses invitations par des connaissances...
pour adhérer à hi5, invitations qui sont restées lettres mortes. Hi5 doit être
un vrai supermarché à informations pour les maîtres du système, avec des photos
et tout… Alors que pour les gens, surtout les jeunes c’est quelque chose de fun.
N’ont-ils pas compris que la mode ne sert qu’à les manipuler et les attacher à
des choses futiles ? Certains croient encore que les modes sont des choses
spontanées ! Pourtant le bon sens nous indique que ce n’est jamais le cas. Qui
décrète que tel critère de beauté est le bon ? Qui décrètent que la mode est aux
femmes minces, aux formes voluptueuses, aux lèvres pulpeuses etc ? Qui décrète
que tel habillement est « tendance » ? Encore cette subtile stratégie de faire
croire au peuple qu’il a le contrôle, quand il ne contrôle pas grand-chose. Alors
les propos d’Aaron Russo ne m’ont pas surpris. Je n’ai pas été surpris d’apprendre
que des mouvements tels que le mouvement féministe a été initié par les Rockefeller
(http://www.alterinfo.net/Rockefeller-a-reconnu-l-objectif-de-l-elite-de-pucer-la-population_a6118.html?print=1).
Bien sûr ce genre d’informations peut-être dans l’intox. Mais cependant il me
semble clair qu’ils veulent contrôler ce que nous pensons et la manière dont nous
le pensons ! Et si c’était ça : la principale stratégie du système ? Envoyer des
messages en permanence pour nous contrôler.
Le
but du système
"Nous sommes à la veille d'une transformation globale.
Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont
accepter le Nouvel Ordre Mondial." David Rockefeller "Le but des Rockefeller
et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme
et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. [...] Est-ce que
j'entends par là une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a
un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs
générations, et de nature incroyablement maléfique." Lawrence Patton McDonald
(1935-1983) Il faut savoir ce que représente le système ! Le système représente
le règne d’une minorité sur l’immense majorité. Peut-être un rapport de 1 à 9
(comme un iceberg ou plus encore). Il est clair que si cette minorité est découverte
elle court le risque d’être exterminée. Cette peur est clairement exprimé dans
le film de science-fiction « Stargate » ou un extraterrestre (un parasite dans
tous les sens du terme) se faisait passer pour un dieu, jusqu’à ce qu’un groupe
d’humains arrive sur la planète et fasse comprendre à la population que ni le
tyran, ni ses soldats n’étaient des dieux. Pour se préserver, cette minorité est
alors devenue la reine de l’illusion. Il lui fallait absolument maintenir cette
illusion jusqu’à ce qu’elle soit assez forte, pour se montrer ouvertement pour
ce qu’elle est. Le culte du secret des dirigeants nous le montre clairement, ces
êtres ont peur (et il y a de quoi avoir peur). Je crois que non seulement ils
ont peur de la colère de la masse, mais ils ont aussi peur de ce que j’appelle
« les grands esprits ». Ils veulent corrompre ces « grands esprits » ou au pire
des cas les tuer. Les « grands esprits » peuvent être des idiots utiles et
dès qu’ils cessent de l’être il faut les éliminer. Car si les « grands esprits
» se retournent contre eux ils peuvent faire de sacrés dégâts. Cela est encore
remarquablement montré dans le film « stargate ». Les « grands esprits » sont
éloquents, charismatiques, intelligents et peuvent donc provoquer une révolution.
« Contrôler » ces « grands esprits » est Encore Un message clair envoyé à la hiérarchie.
La communication est le maître des mots de cette « élite », ils ne peuvent se
permettre de perdre la guerre de la communication voilà pourquoi ils dépensent
une énergie folle et des moyens colossaux dans celle-ci. Les budgets de communication
des grandes entreprises sont effrayants. S’ils dépensaient autant d’argent pour
finir des produits de qualité….... Mais sans doute comme le dit David IcKe avoir
des humains ont bonne santé et en pleine possession de leurs moyens n’est pas
dans leur intérêt. Ils veulent atteindre et contrôler nos esprits, le combat est
spirituel. Cela est logique puisque s’il doit y avoir combat physique ils n’ont
aucune chance. Un bel exemple de ces « hommes de pouvoir » est le « mérovingien
» dans Matrix, décrit comme un homme de pouvoir qui veut encore plus de pouvoir.
Il veut anticiper l’avenir en ayant les « yeux de l’oracle ». Il est connu que
les politiciens consultent des voyantes donc des « oracles » et sûrement qu’ils
utilisent d’autres outils pour « voir ou prédire le futur ». Mais ce sont des
hommes lâches qui dès qu’ils sont physiquement menacés perdent pied. On a vu Sarkozy
détaler comme un lapin quand il y a eu des coups de feu en Israël à l’aéroport.
Ces êtres ont sans aucun doute une vision de l’avenir du monde. Est-ce le « Nouvel
Ordre Mondial », « le Nouvel Âge » ou autre chose ? Ou ces termes ne sont que
de l’intox ? C’est vrai après tout s’ils sont rusés ils peuvent nous envoyer sur
de fausses pistes, histoires de travailler tranquillement. Ou alors ils mettent
leurs plus grands secrets sur la place publique car ils savent que l’incrédulité
de beaucoup est la meilleure manière de garder secret leur plan. "Seuls les
plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par
l'incrédulité publique." Marshall McLuhan (1911-1980), auteur et chercheur canadien.
Le public qui a pourtant eu des exemples de despotes par le passé, refuse de croire
que de grands despotes tels qu’Hitler puissent encore exister. Il est vrai que
beaucoup de gens de nos jours ignorent les ruses qu’Hitler a utilisées pour se
maintenir au pouvoir. Ils ignorent aussi qu’Hitler n’a (probablement) été qu’un
idiot utile, un pion pour des êtres autrement plus malfaisants que lui. Des êtres
dont nous avons probablement tout à redouter. "Le monde est gouverné par des
personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière
le rideau." Benjamin Disraeli (1804-1881), Premier Ministre Britannique de 1874
à 1880
Mais le peuple cumule deux handicaps :
• Son incrédulité
et /ou Son ignorance • Sa lâcheté Ceux qui savent se taisent, par peur
ou lâcheté, quand ils ne sont pas corrompus. Ceux qui ne savent rien ne cherchent
pas par peur aussi, peur que leur joli paradis soit détruit. Et le système continue
d’entretenir cet état, histoire que nous puissions voir clairement le futur. Mais
les gens de l’élite eux continuent à nous envoyer des messages à travers les films
par exemple. Ces films qui, par bien des aspects, montrent les limites de leur
raisonnement et probablement le but qu’ils veulent atteindre. Ces films coûtent
chers et sont produits par des gens qui jouissent d’une puissance financière considérable,
bien naïfs sont ceux qui croient que ces films sont purement commerciaux. Et de
nombreux films nous montrent des futurs probables cauchemardesques.
Les futurs probables
A quelle sauce serons-nous
mangés dans un proche avenir ? Difficile à dire mais demandons-nous si les films
nous donnaient un avant-goût, un aperçu, comme ont pu le faire certains romans
de science- fiction tels que "1984" ou "le meilleur des mondes". Bien sûr ces
œuvres, sont des œuvres d'anticipation mais il est étonnant que beaucoup de gens
les trouvent terriblement actuels. Même une œuvre controversée tels que "les protocoles
des sages de Sion" semblent, pour qui les a lu, terriblement actuels. On parle
en effet de pousser les états à s'endetter, on parle de faire des attentats sous
fausse bannière et en profiter pour faire passer des lois liberticides, on parle
aussi de gouvernement mondial ! Alors pour un "faux" il est incroyablement visionnaire
! Et si les films étaient tout aussi visionnaires sous couvert de "fiction". Quel
meilleur moyen de décrédibiliser la vérité que de la montrer sous forme d'œuvre
imaginaire. Voici donc que quelques films qui m'ont particulièrement intéressé.
• Wall-E, le futur de l'humanité ? Je viens de regarder le film d'animation
Wall-E et je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié, car c'est une critique intéressante
de l'american way of life. C'est un futur potentiel pour l'humain s'il ne sait
pas refréner ses envies. Un humain entièrement dépendant de la technologie pour
survivre et qui a perdu toute trace d'indépendance. C'est une société d'aisance
telle que celle que nous proposent les USA. Bien sûr cette société a un prix,
pollution, d'innombrables déchets et surtout une nécessité de toujours plus !
Toujours plus d'espace, de ressources etc... Mais est-ce que ce mode de vie a
un sens ? C’est à vous de voir. Moi je suis un farouche partisan de l'indépendance
de l'humain et je suis sûr que le Nouvel Ordre Mondial n'est rien d'autres que
des humains entièrement sous perfusion, exactement ce vers quoi on se dirige.
Nous sommes dépendants du système pour l'eau, l'énergie et l'alimentation. Certes
certains humains sont encore indépendants, mais pour combien de temps ? Ce film
nous fait comprendre aussi que nous n'avons qu'une seule planète et il faut en
prendre soin ! Certains peuvent trouver ce film un peu nunuche ou écolo, moi je
le trouve visionnaire. Une des parties les plus intéressantes est celle où le
commandant du gigantesque vaisseau spatial où vivaient les humains voulait retourner
sur terre et l'une des machines sensées le servir s'est retourné contre lui. Cette
machine voulant le protéger envers et contre tout. Une fois dépendant du système
il sera bien difficile de revenir en arrière et de s'en libérer ! Et qui dirigera
le système ? Sans aucun doute : une Intelligence artificielle comme dans Matrix
!
• Matrix Sans aucun doute l'un des films les plus riches et
les plus intéressants qu'il m'ait été donné de regarder. Un monde entièrement
contrôlé par les machines qui ne maintiennent les humains en vie que parce qu'elles
en ont besoin, comme source d'énergie. Comme le dit Morphéus, les humains se sont
émerveillés devant l'émergence de l'intelligence artificielle, ignorant que celle-ci
causerait leur perte. Ainsi nous nous émerveillons devant toutes les innovations
technologiques qui pourtant nous rapprochent d'un monde "inhumain" et sans saveur.
Un monde tel que celui de wall-E, car nous pensons que la technologie règlera
tous nos problèmes, ignorant que nous ouvrons la porte à l'esclavage de l'humanité.
La vie est complexe, la vie est mystérieuse et même les machines de Matrix qui
sont pourtant ultra-intelligentes s'y cassent les dents, incapables qu'elles sont
de la comprendre. Pourquoi l'amour ? Ces machines à l'image du concepteur de la
matrice, l'architecte (dans le second épisode de la trilogie) ne peuvent le comprendre
car il ne répond à aucune logique. Il est donc bien présomptueux chez les politiques
ou les économistes, eux qui raisonnent souvent de manière robotiques ou logiques
de savoir ce qui peut rendre heureux les humains et cela doit les agacer au même
titre que cela agace un programme comme l'agent Smith. Chaque humain est unique
et cela, certains êtres ne peuvent le comprendre. Certains humains préfèreront
mourir plutôt que de vivre dans un monde sans saveur et sans âme. C'est pourtant
vers ce monde sans saveur et sans âme que nous nous dirigeons. Une sorte de monde
"mort" comme dans un film tel qu’équilibrium.
• Equilibrium Effarant
film de science-fiction dans lequel est exposé une société ou les émotions sont
considérées comme un danger. Une société sans saveur ou les humains consomment
une drogue qui altère la capacité des humains à ressentir des émotions. Mais pendant
que le peuple ne ressent aucune émotion et est soumis à l'ordre établi, ce n'est
pas le cas des dirigeants qui mènent en secret la belle vie. Mais chasser le naturel,
il revient au (triple galop) ! Ainsi une bande de rebelles s'obstine à ressentir
des émotions. La rencontre entre une de ces rebelles et l'un des agents les plus
redoutables de l'ordre établi va bouleverser la vie de celui-ci. Cessant de prendre
sa drogue il va découvrir un tout nouveau monde ! Mais il va aussi comprendre
que préserver ce monde d'émotions nécessite des sacrifices. [.....] Ainsi dans
équilibrium le chef des rebelles dit au "soldat du système" qui s'est rebellé,
que pour que certains aient des émotions, d'autres ne doivent pas en avoir. [.....] Cependant
il est évident que sans émotion, les humains ne sont pas des humains. Les émotions
sont sans aucun doute liées à la vie et à l'âme. Alors la question se pose : qui
aurait tout intérêt à ce que nous nous coupions de notre âme ?
Conclusion
Qui en veut à la race humaine ?
Ce système semble se nourrir de l'humain pour se renforcer ! Dans Matrix ce système
est représenté par des machines ! Ces machines se nourrissent donc de l'énergie
humaine. Un personnage tel que David Icke pense que nous sommes victimes d'une
race reptilienne qui vit dans la 4ème densité et qui se nourrit de nous, de nos
sentiments. Ils ont des complices dans notre 3ème densité, qui sont des hybrides.
Ces dits hybrides parviendraient à garder leur apparence humaine en buvant du
sang humain, sans doute l'origine des vampires... Les histoires de buveurs de
sang humain sont courantes aussi en Afrique ! On a accusé des dictateurs sanguinaires
tels qu’Amin Dada de boire du sang humain... Bref ces "reptiliens" seraient ceux
qui nous contrôleraient depuis cette 4ème densité ! D'autres personnes en parlent
tels que la mystérieuse Peggy Kane spécialiste du reverse speech. Elle dit que
ces reptiliens nous manipulent de toutes les manières possibles et imaginables.
Ils peuvent se présenter à nous selon nos croyances et donc peuvent nous apparaître
selon les représentations que nous avons du christ, des anges, des êtres supérieurs
etc... D'autres chercheurs encore pensent que les religions nous ont été inculquées
pour mieux nous contrôler et mieux "boire notre énergie". Peggy Kane pense même
que ces "reptiliens" ont mis en place une sorte de piège à âme autour de la terre.
Ce piège à âme capturerait nos âmes une fois que l'on meurt ! Mais elle pense
que ces reptiliens n'en ont plus pour longtemps, car le "créateur" qu'elle appelle
"the one" serait sur le retour. "The one" viendrait donc nous libérer de nos "chaînes"
! Amusant car d'autres considèrent "the one" est Satan himself.
Les croyants eux pensent que nous sommes victimes des "démons" et/ou des "djinns",
entités invisibles à l'humain normal et particulièrement malveillantes. Ces démons
font des pactes avec certains humains, généralement des humains avides de pouvoir.
Ces pactes peuvent lier ces humains à des entités démoniaques pour des siècles.
Ainsi celui qui signe ce pacte, peut lier sa descendance à des pactes. Si l'on
suit cette logique on pourrait comprendre pourquoi des familles comme les Rockefeller
et les Rothchilds "sont liés" à l'émergence du Nouvel Ordre Mondial et ce depuis
des décennies voire des siècles. Tout ceci n'est que supposition, bien sûr...
Mais les actions de ces entités démoniaques sont, selon toute vraisemblance, liées
au libre arbitre des humains. Peuvent-elles obliger un humain à signer un pacte
avec elles ? Je ne le crois pas ! Mais si des humains leur ouvrent la porte, elles
peuvent faire subir les pires souffrances à d'autres humains ! L'âme est, selon
certains, le siège de la volonté, vendre notre âme serait donc vendre notre volonté,
notre personnalité. J'ai entendu dire que des gens avaient vendu leur âme pour
de l'argent, du pouvoir ou des choses que normalement ils ne pourraient posséder.
Se faisant ils se mettaient et mettaient sous l'autorité de forces démoniaques
des gens qui leur sont liés (leurs parents, leurs serviteurs etc...). Tout sur
terre est éphémère, et pourtant, pour ces choses éphémères, des humains tueraient
père et mère. Il est bien trop tard quand ils se rendent compte qu'ils ont tant
donné pour pas grande chose ? Car il est clair que ces forces démoniaques ont
le chic pour séduire les gens avec des offres alléchantes.
Ainsi
on fait miroiter aux gens la possibilité de devenir propriétaire, mais en s'endettant
! Pour rembourser cette dette, ils seront obligés de travailler comme des
forcénés et tout ça pour après tout perdre.
[.....] A trop en
vouloir, on finit par ne plus rien avoir du tout. Les Etats-Unis sont la société
du toujours plus, comme si la terre pouvait tout lui fournir en quantité illimitée.
Les humains vendent leur âme pour des plaisirs éphémères et une fois piégés dans
le cercle vicieux, ils recherchent leur âme qui est perdue. Nous recherchons tous
le bonheur et ceux qui nous veulent du mal le savent. Ils nous tendent donc un
hameçon avec un appât qui a toutes les apparences du bonheur ! Une fois que nous
mordons c'est la fin ! Si l'on doit en croire feu Aaron Russo, le but des "maîtres
du monde" c'est de nous mettre une puce dans le corps pour avoir un total contrôle
sur nous. La question est de savoir qu'est-ce que ça va leur apporter, car comme
le dit Aaron Russo, ils sont riches, puissants, que veulent-ils de plus ? [.....]
On pourrait croire qu'ils ont besoin de nous pour d'une certaine manière survivre.
Peut-être que David Icke et d'autres ne sont pas si loin que ça de la vérité.
Des êtres invisibles recherchent apparemment des moyens optimaux de se nourrir
de nous et ce moyen est sans aucun doute le Nouvel Ordre Mondial. Mettre des puces
dans le corps a sans doute un but que nous ne comprenons pas !
Aaron Russo (fr.wikipedia.org/wiki/Aaron_Russo) David Icke (http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Icke
ou http://www.davidicke.com/) Peggy Kane (video.google.com/videoplay?docid=692524212659068187
ou www.geocities.com/zacherle_hoag/peggy_kane.html)
Jeudi 27 Novembre
2008 cybermoine3000@yahoo.fr
Si
vous pensez que le terme de C.Q.A.T.L. appartient aux pures élucubrations, lisez
l'article suivant et vous comprendrez que nous sommes loin de délirer quand
bien même nous ne partageons pas ses optimistes conclusions :
25
juillet 2009
Aux larmes, citoyens.
John PILGER
La mousson avait tissé d’épais voiles de brume au-dessus des hauts plateaux du
centre du Vietnam. J’étais un jeune correspondant de guerre et je bivouaquais
dans le village de Tuylon avec une unité de marines US investis de la mission
de gagner les coeurs et les esprits. « Nous ne sommes pas ici pour tuer, » a dit
le sergent, « nous sommes ici pour partager la Liberté à l’Américaine comme indiqué
dans le Manuel de Pacification. L’objectif est de gagner les coeurs et les esprits
des gens, comme c’est écrit à la page 86. »
Le titre de la page 86 était
WHAM [Win Hearts And Minds – « gagner les coeurs et les esprits » mais aussi une
onomatopée pouvant être traduite par BANG – NdT]. L’unité du sergent était appelée
une compagnie d’action combinée, ce qui signifiait, dit-il, « Les lundis, nous
les attaquons, et les mardis nous gagnons leurs coeurs et leurs esprits ». Il
plaisantait, mais pas tant que ça. Debout sur une jeep à la limite d’une rizière,
il a annoncé par porte-voix : « Sortez, tout le monde. Nous avons du riz, des
sucreries et des brosses à dents pour vous. »
Silence. Pas l’ombre d’un
mouvement.
« Bon, écoutez bien les niakoués, ou vous sortez de vos cachettes
ou nous irons vous chercher ! »
Les habitants de Tuylon sont finalement
sortis et se sont mis en rang pour recevoir des paquets de riz long grain Uncle
Ben’s, des tablettes de chocolat, des ballons gonflables et plusieurs milliers
de brosses à dents. Trois WC portables jaunes alimentés par batteries furent mis
de côté en attendant l’arrivée du colonel. Lorsque le colonel est arrivé le soir,
le chef du district fut convoqué et les WC portables dévoilés.
« M. le
Chef du District, et vous tous, » a dit le Colonel, « ces cadeaux représentent
plus qu’un ensemble d’objets. Ils portent l’esprit de l’Amérique. Mesdames et
messieurs, il n’y a pas d’autre endroit au monde comme l’Amérique. Elle est la
lumière qui me guide, et qui vous guidera aussi. Voyez-vous, là-bas chez nous,
nous nous disons que nous avons beaucoup de chance de vivre dans la plus grande
démocratie que le monde ait jamais connue, et nous voulons partager notre bonne
fortune avec vous tous, braves gens. »
Thomas Jefferson, George Washington
et Davy Crockett ont eu droit de cité. Il a prononcé maintes fois le mot « phare
» et tandis qu’il évoquait la « cité sur la colline » de John Winthrop, les marines
ont applaudi, et les enfants ont applaudi aussi sans avoir compris un traître
mot.
C’était une belle démonstration de ce que les historiens appellent
« l’exceptionnalisme », cette notion selon laquelle les Etats-Unis ont le droit
divin d’apporter ce qu’ils appellent la liberté et la démocratie au reste de la
planète. Il ne pouvait surtout pas être dit que ces termes cachaient simplement
un système de domination, ce que Martin Luther King décrivait, peu avant son assassinat,
comme « la plus grande source de violence au monde ».
Comme l’a fait remarquer ce grand historien des peuples, Howard Zinn, Winthrop,
avec sa "cité sur la colline", faisait référence à une colonie du 17eme siècle
dans le Massachusetts, Bay Colony, nimbée d’une bonté et d’une noblesse infinies.
Mais sa description était rarement confrontée à la réalité de la violence des
premiers colons pour qui le fait de brûler vifs 400 Indiens Pequot constituait
« une joie triomphante ». Les massacres innombrables qui ont suivi, écrit Zinn,
étaient justifiés par « l’idée que l’expansionnisme américain était l’oeuvre d’une
volonté divine ».
Il y a peu, j’ai visité le Musée Américain d’Histoire,
dans le cadre des célébrations du Smithsonian Institution à Washington, DC. Une
des expositions les plus populaires était « Le Prix de la Liberté : les Américains
en guerre ». C’était pendant les vacances et des longues files de visiteurs, dont
de nombreux enfants, défilaient respectueusement devant une sorte de grotte du
Père Noël dédiée à la guerre et à la conquête et où des messages sur la « grande
mission » de la nation étaient dispensées. On y trouvait un hommage rendu aux
« américains d’exception qui ont sauvé un million de vies » au Vietnam, où ils
étaient « déterminés à stopper l’expansion communiste. » En Irak, d’autres coeurs
vaillants « ont effectué des frappes aériennes d’une précision sans précédent.
» La description révisionniste de deux des crimes les plus épiques des temps modernes
était moins choquante que l’ampleur des omissions.
« L’histoire sans
mémoire », écrivait le magazine Time à la fin du 20eme siècle, « confine les Américains
dans une sorte de présent éternel. Ils sont particulièrement incapables de se
souvenir de ce qu’ils ont infligé aux autres, par opposition à ce qu’ils ont fait
pour eux. » De manière ironique, c’est Henry Luce, le fondateur de Time, qui avait
prédit en 1941 que le « siècle américain » serait celui d’une « victoire » sociale,
politique et culturelle américaine sur l’humanité et le droit « d’exercer sur
le monde tout le poids de notre influence, pour les objectifs qui nous conviennent
et par les moyens qui nous conviennent. »
Tout ceci n’est pas destiné à vous faire croire que les Etats-Unis ont l’exclusivité
d’une telle vanité. Les Britanniques ont souvent présenté leur violente domination
d’une bonne partie du globe comme une avancée naturelle de gentlemen chrétiens
qui cherchaient d’une manière altruiste à civiliser les indigènes, et les historiens
de la télévision moderne perpétuent ce mythe. Les Français aussi célèbrent toujours
leur « mission civilisatrice » sanglante.
Avant la deuxième guerre mondiale,
le mot « impérialiste » était considéré comme une médaille politique que l’on
arborait avec fierté en Europe, alors qu’aux Etats-Unis on lui préférait le terme
« age de l’innocence ». L’Amérique était différente du Vieux Continent, affirmaient
les mythologistes. L’Amérique était la Terre de la Liberté, indifférente aux conquêtes.
Mais que dire alors de l’appel de George Washington en faveur d’un « empire à
construire », et celui de James Madison pour « jeter les fondations d’un grand
empire » ? Que dire de l’esclavage, du vol du Texas au Mexique, de la soumission
sanglante de l’Amérique centrale, de Cuba et des Philippines ?
La mémoire
nationale qui est imposée relègue ces éléments dans les marges de l’histoire et
le mot « impérialisme » a été pour le moins discrédité aux Etats-Unis, surtout
après qu’Adolf Hitler et les fascistes, avec leurs idées de supériorité raciale
et culturelle, aient légué un sentiment de culpabilité par association d’idées.
Après tout, les Nazis étaient eux aussi fiers d’être des impérialistes, et l’Allemagne
aussi était « exceptionnelle ». L’idée d’impérialisme, le mot même, fut littéralement
bannie du vocabulaire américain, « parce qu’il attribuait à tort des motivations
immorales à la politique étrangère de l’occident, » selon un historien. Ceux qui
persistaient à employer ce terme étaient « inspirés par la doctrine communiste
» ou des « nègres intellectuels qui avaient des comptes personnels à régler avec
le capitalisme blanc ».
Pendant ce temps, la « cité sur la colline »
continuait à être le phare de la rapacité tandis que le capital US s’apprêtait
à réaliser le rêve de Luce en recolonisant les empires européens après la guerre.
C’était « la marche en avant du libre entreprise ». En réalité, la marche était
impulsée par le boom d’une production subventionnée dans un pays qui n’avait pas
été ravagé par la guerre : une sorte de socialisme pour les grandes entreprises,
ou un capitalisme d’état, qui a permis à l’Amérique d’accaparer la moitié des
richesses de la planète. La pierre angulaire de ce nouvel impérialisme fut posée
en 1944 lors d’une conférence des Alliés à Bretton Woods, dans le New Hampshire.
Présentée comme « des négociations pour la stabilité économique », la conférence
a marqué le début de la conquête par l’Amérique de la majeure partie du reste
du monde.
Ce que l’élite américaine exigeait, écrit Frederic F Clairmont
dans The Rise and Fall of Economic Liberalism (montée et déclin du libéralisme
économique - ndt), « n’était pas des alliés mais des états serviles. Ce que Bretton
Woods a donné au monde est un plan totalitaire visant à accaparer les marchés
mondiaux. » La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la Banque Asiatique
de Développement, la Banque Interaméricaine de Développement et la Banque Africaine
de Développement ont été créées comme autant d’armes entre les mains du Trésor
américain pour organiser et contrôler le nouvel ordre. L’armée américaine et ses
alliés étaient chargés de monter la garde devant ces institutions « internationales
», tandis qu’un « gouvernement invisible » des médias imposerait le mythe, selon
Edward Bernays.
Bernays, décrit comme le père de l’ère des médias, était le neveu de Sigmund Freud.
« Le mot propagande », écrivit-il, « était devenu un gros mot à cause des Allemands...
alors j’ai du chercher d’autres termes [tels que] Relations Publiques. » Bernay
a eu recours aux théories de Freud sur le contrôle du subconscient pour promouvoir
la « culture de masse » destinée à cultiver la peur des ennemis officiels et la
servilité du consumérisme. C’est Bernay qui, au nom des industries du tabac, a
fait campagne auprès des femmes américaines pour les convaincre que fumer était
un acte de libération féministe, en qualifiant les cigarettes de « torches de
la liberté » ; et c’est sa notion de désinformation qui a été employée pour renverser
des gouvernements, tels que celui de la démocratie guatémaltèque en 1954.
Mais, plus que tout, l’objectif était de distraire et d’éliminer les pulsions
sociales-démocrates des travailleurs. Le Big Business, perçu jusqu’alors par l’opinion
publique comme une sorte de maffia, fût élevé au rang de force patriotique. La
« libre entreprise » devint une divinité. « Au début des années 50, » écrit Noam
Chomsky, « 20 millions de personnes par semaine regardaient des films sponsorisés
par l’industrie. L’industrie du divertissement fut enrôlée pour servir la cause
et présenter les syndicats sous les traits de l’ennemi, un intrus qui vient perturber
l’ « harmonie » du American Way of Life... Tous les aspects de la vie sociale
étaient visés, les écoles, les universités, les églises et même les programmes
de divertissement en étaient imprégnés. En 1954, la propagande commerciale dispensée
dans les écoles publiques équivalait à la moitié des dépenses effectuées pour
les livres scolaires. »
Le nouveau mot en « isme » était l’américanisme,
une idéologie dont la particularité est de nier sa qualité d’idéologie. Récemment,
j’ai vu la comédie musicale de 1957 Silk Stockings (Belle de Moscou en français
– NdT), avec Fred Astaire et Cyd Charisse. Entre les merveilleuses scènes de danse
sur une musique de Cole Porter, on entend des gages de loyauté qui auraient pu
être écrites par le colonel au Vietnam. J’avais oublié à quel point la propagande
était ouverte et généralisée ; les Soviétiques n’étaient vraiment pas à la hauteur.
Un serment de fidélité à tout ce qui était américain est devenu un engagement
idéologique auprès des monstres du Big Business : de l’industrie de l’armement
et de la guerre (qui aujourd’hui consomme 42% des impôts) jusqu’à l’agroalimentaire
(qui reçoit 157 milliards de dollars de subventions par an).
Barack Obama
est l’incarnation de cet « isme ». Dès ses premiers pas dans la vie politique,
son thème récurrent n’a pas été « le changement », comme le slogan de sa campagne
électorale, mais le droit de l’Amérique à diriger et à organiser le monde. En
parlant des Etats-Unis, il dit « nous dirigeons le monde en combattant le mal
qui menace et en défendant le bien suprême... Nous devons diriger le monde en
créant une armée du 21eme siècle afin de garantir la sécurité de notre peuple
ainsi que celle de tous les peuples. » Et aussi : « Au siècle dernier, dans les
moments de grand danger, nos dirigeants ont fait en sorte que l’Amérique, par
ses actes et par son exemple, mène le monde et que nous défendions et luttions
pour les libertés chéries par des milliards de personnes au-delà de nos frontières
».
Depuis 1945,
par ses actes et par l’exemple, les Etats-Unis ont renversé 50 gouvernements,
dont des démocraties, écrasé 30 mouvements de libération et soutenu des tyrannies
de l’Egypte au Guatemala (voir les écrits de William Blum). Bombarder est un acte
typiquement américain. Après avoir bourré son gouvernement de va-t-en-guerre,
de copains de Wall Street et des pollueurs rescapés des administrations Bush et
Clinton, le 45eme président ne fait que maintenir une tradition. La farce au sujet
des coeurs et des esprits à laquelle j’ai assisté au Vietnam se répète aujourd’hui
dans les villages d’Afghanistan et, par procuration, ceux du Pakistan, qui sont
les guerres d’Obama.
Dans son discours prononcé lors de la remise de
son prix Nobel de Littérature 2005, Harold Pinter a dit que « tout le monde savait
que des crimes terribles avaient été commis par l’Union Soviétique dans la période
d’après-guerre, mais les crimes américains commis à la même époque n’ont été que
vaguement rapportés, encore moins documentés, encore moins reconnus comme étant
des crimes. » C’est comme si « Rien ne s’était passé. Rien du tout. Même lorsque
ça se passait, rien ne se passait. Il faut tirer son chapeau à l’Amérique... déguisée
comme une force de bien universel. C’est un numéro d’hypnose brillant, génial
même, et très efficace. »
Tandis qu’Obama envoie des drones pour tuer
(depuis janvier) quelques 700 civils, certains progressistes distingués se réjouissent
que l’Amérique soit redevenue une « nation d’idéaux moraux », selon les mots de
Paul Krugman dans le New York Times. En Grande-Bretagne, l’élite a longtemps vu
l’exceptionnelle Amérique comme un lieu propice pour exercer « l’influence » britannique,
bien que ce ne soit qu’en tant que laquais ou marionnette. L’historien pop Tristram
Hunt dit que l’Amérique sous Obama est un pays « où se produisent des miracles
». Justin Webb, jusqu’à récemment le correspondant de la BBC à Washington, se
réfère béatement, comme le colonel au Vietnam, à la « cité sur la colline ».
Derrière cette façade « d’intensification du sentiment et de détérioration de
la signification » (Walter Lippmann), les Américains ordinaires s’agitent comme
peut-être jamais auparavant, comme s’ils avaient renié la déité du « Rêve Américain
» selon laquelle la prospérité était garantie à ceux qui travaillaient dure et
dépensaient peu. Washington a été submergée par des millions de courriers électroniques
rageurs envoyés par des gens ordinaires qui exprimaient une indignation que l’élection
d’un nouveau président n’a pas calmée. Au contraire, ceux qui ont perdu leur emploi
ou leur maison voient le nouveau président récompenser des banquiers escrocs et
des militaires obèses, et se consacrer pour l’essentiel à protéger le clan Bush.
Je pense qu’un
populisme émergera dans les prochaines années et déclenchera une force puissante
qui sommeille dans les profondeurs de l’Amérique et qui a connu un passé glorieux.
On ne peut pas prédire la direction qu’il prendra. Néanmoins, c’est cet authentique
américanisme issu de la base qui a donné le droit de vote aux femmes, la journée
de travail de 8 heures, l’impôt progressif et l’étatisation. A la fin du 19eme
siècle, les populistes ont été trahis par des dirigeants qui les ont poussés au
compromis et à fusionner avec le Parti Démocrate. Le règne d’Obama donne une impression
de déjà vu.
Ce qui est le plus extraordinaire avec les Etats-Unis aujourd’hui,
c’est le rejet et le mépris, exprimé sous maintes formes, envers la omniprésente
propagande historique et contemporaine du « gouvernement invisible ». Des sondages
crédibles ont depuis longtemps confirmé que plus de deux tiers des Américains
avaient des opinions progressistes. Une majorité veut un gouvernement qui prenne
soin des plus démunis. Ils seraient prêts à payer plus d’impôts pour garantir
une couverture médicale à l’ensemble de la population. Ils veulent un désarmement
nucléaire total. 72 pour cent veulent la fin des guerres coloniales US, et ainsi
de suite. Ils sont informés, subversifs, et même « anti-américains ».
Un jour j’ai demandé à une amie, grand correspondant de guerre et humaniste Martha
Gellhorn, de m’expliquer ce terme. « Je vais vous dire ce que signifie « anti-américain
», m’a-t-elle répondu. « C’est comme ça que les gouvernements et les intérêts
qu’ils défendent appellent ceux qui honorent l’Amérique en s’opposant à la guerre
et le pillage des ressources naturelles et qui croient en l’humanité. Il y a des
millions de ces anti-américains aux Etats-Unis. Ce sont des gens ordinaires qui
n’appartiennent à aucune élite et qui jugent leur gouvernement en termes moraux,
même s’ils emploient plutôt le terme de « décence élémentaire ». Ils ne sont pas
vaniteux. Ce sont des gens qui ont une conscience éveillée, qui constituent le
meilleur du peuple américain. On peut compter sur eux. Ils étaient dans le Sud
avec le mouvement de défense des droits civiques pour abolir l’esclavage. Ils
étaient dans la rue pour exiger la fin des guerres en Asie. Certes, ils disparaissent
de temps en temps, mais ils sont comme des graines sous la neige. Je dirais qu’ils
sont véritablement exceptionnels. »
John Pilger
Adaptation d’une
conférence « Empire, Obama et le Dernier Tabou » donnée par John Pilger à Socialisme
2009 à San Francisco, le 4 juillet.
Texte Original
Mourn
on the 4th of July (*) http://www.johnpilger.com/page.asp?partid=539
Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info
(*) NdT
: jeux de mots sur "Born" (né) et "Mourn" (pleurer) : Le 4 juillet est la fête
nationale US. Un livre célèbre (qui a fait l’objet d’un film) s’appelle « Born
on the 4th of July » (Né un 4 juillet) autobiographie de Ron Kovic. Titre éponyme
aussi d’une chanson de Tom Paxton, en hommage à l’auteur du livre.
Et
quelques échos lointains... sur d'autres rives... :
La
faiblesse des gens de pouvoir : leurs certitudes
Tout pouvoir politique apparent se proclame « légitime » et affirme tenir sa «
légitimité » des urnes ou du peuple. C’est ce qu’ « on » appelle « la démocratie
».
En fait, il tient son pouvoir du réel pouvoir, celui de l’argent qui
l’a fait valet, et des réseaux qui en découlent. Le Système fait que l’on
ne peut être candidat à une élection sans parrainage et sans argent.
Les pouvoirs politiques changent, c’est « l’alternance démocratique », mais le
pouvoir de l’argent demeure. L’électeur ne fait figure que de figurant et
d’alibi, c’est l’idiot utile.
Tout pouvoir politique issu du pouvoir
de l’argent ne repose que sur la propagande, la force, la vénalité, l’illusion,
l’encadrement et le flicage des populations.
Tout pouvoir repose sur
des lois, SES LOIS, qui lui permettent d’entourer toutes les répressions et les
persécutions. Les « vertus » du droit sont de les « légitimer ».
Des lois permettant et organisant l’intouchabilité et l’impunité des exactions
commises par les derniers larbins du pouvoir, à l’instigation des maîtres, à
l’encontre des réels opposants au pouvoir.
Les gens de pouvoir, des maîtres,
jusqu’à leurs derniers larbins (dépositaires d’une parcelle de pouvoir), ont
cependant une faiblesse, LEURS CERTITUDES.
Certitudes, en leur durabilité,
en leur supériorité, en leur intouchabilité, en leur impunité, en leurs idoles,
en leurs règles. C’est ce qui constitue leur dogme.
Avec pour ciment,
une constance aveugle commune : NOUS PRENDRE TOUS POUR DES IMBECILES !
Daniel Milan Alter Info
Pouvoirs
et « contre-pouvoirs » contre l’homme
Tout pouvoir s’exerce au profit d’une minorité d’individus contre les autres.
Tout pouvoir est une machine à réprimer, à persécuter et à asservir.
Tout pouvoir est liberticide et obéit à de mêmes maîtres.
Tout
pouvoir est méprisant et méprisable.
« Justice », « droits », « droits
de l’homme », « démocratie » et « République » ne sont que des illusions pour
« entretenir la façade ».
« Contre-pouvoirs » et « oppositions » sont
le plus souvent les créations ou les émanations du pouvoir.
Leurs prédations,
loin de se neutraliser, s’accumulent.
Les « contre-pouvoirs » sont là
pour fliquer, canaliser et neutraliser toute opposition réelle ou éventuelle.
Ce sont tous de zélés gardiens de l’idole qui ont pour mission principale
de veiller à ce que l’on ne touche surtout pas à une certaine idéologie et surtout
pas à ses tenants.
Daniel Milan Aler Info
Vendredi 20 Mars 2009
milan.daniel@yahoo.fr
Ne
plus financer son asservissement
Ne plus financer son asservissement
Le Système s’écroule et ne tient plus au jour le jour que par l’encadrement
et le flicage de ses populations ; par la répression et l’entretien de meutes
de valets serviles.
Le Système n’a jamais eu d’autre but que nous aliéner
et de nous asservir toujours davantage.
Il est le parasite de l’homme
!
Il se nourrit sur l’homme !
Rien ne sert de pester contre
le Système et de continuer à le servir et à alimenter fidèlement ses caisses !!!
Pourquoi ne pas commencer d’abord par ne plus financer son propre asservissement.
C’est le combat que nous devons mener à chaque instant sur et « contre
» nous-mêmes.
Pour ce faire, nous ne devons plus seulement songer à vivre
autrement, mais vivre autrement.
Ce qui peut nous apparaître pour une
utopie ou pour une goutte d’eau dans un océan, ne le sont pas vraiment.
Du reste nous n’aurons bientôt plus d’autre alternative que de changer ou de disparaître
; et mieux vaut le faire posément aujourd’hui, que contraints et forcés demain
dans la précipitation.
Il nous a saignés durant des décennies.
Il a englouti les « épargnes » et les retraites à venir des plus pauvres.
Il a hypothéqué l’avenir des générations futures.
Il s’est constitué
de substantiels trésors de guerre au bénéfice de ses valets.
Malgré son
effondrement, maîtres et valets n’ont pas changé de discours : « Croissance »
et marchés à conquérir sont toujours leurs principaux leitmotivs au nom de leur
devise est « par ici la monnaie ».
La bête est en passe de crever de
boulimie… et que cela ne soit pas autant que possible avec les quatre sous qui
nous restent, car nous ne manquerons pas d’en avoir besoin pour Vivre ou même
survivre !!
Quelques
règles fondamentales pour Vivre autrement en Homme libre :
- Ne pas avoir
de crédit, ni de dettes.
- Ne pas gaspiller l’eau et l’électricité.
- Utiliser le téléphone le moins possible.
- Produire l’essentiel de
ce que l’on désire consommer.
- Eliminer le superflu, l’inutile, le nocif
et le nuisible de sa vie.
- Consommer le moins possible : rester indifférent
aux modes et aux sirènes publicitaires.
- Ne pas avoir de voiture (vache
à lait du système).
- Ne pas fumer, ne pas boire de l’alcool.
- Ne pas « manger » de viande (inutile et nuisible à l’homme et à la planète.
Les revenus tirés des élevages au détriment des cultures vivrières sont faramineux).
- « Investir » dans un bout de terrain isolé.
- Construire sa
maison (matériaux de récupération ou trouvés sur place).
- S’entourer
d’un réseau de compagnons éprouvés.
- Ne compter avant tout que sur soi-même.
- Etre vigilant et critique en tout et à l’égard de tout. Nous sommes
assiégés par l’ennemi (sans sombrer pour autant dans la paranoïa !!).
- Être solidaire de ses compagnons en toutes circonstances… au moins par réalisme
!!
- Constituer des villages autonomes (libérés de fait).
Daniel
Milan Alter Info
Vendredi 20 Mars 2009 milan.daniel@yahoo.fr
L’impérialisme
qu’es acco?
vendredi 24 juillet 2009 (08h23)
Personne n’est à l’abri... La menace d’un bon exemple
de Noam Chomsky
Aucun pays n’est à l’abri d’une intervention des Etats-Unis,
même le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles,
les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystérie.
Prenez le cas
du Laos dans les années 60, peut-être le pays le plus pauvre du monde. La plupart
de ceux qui y vivaient ne savaient même pas qu’ils vivaient dans un pays appelé
le Laos ; tout ce qu’ils savaient était qu’ils vivaient dans un village qui était
situé non loin d’un autre petit village, etc. Mais dès qu’une révolution sociale
très limitée a commencé à se développer là-bas, Washington a soumis le Laos à
un « bombardement secret » meurtrier, détruisant de larges portions de zones habitées
et qui, de leur propre aveu, n’avait rien à voir avec la guerre que les Etats-Unis
menaient contre le Vietnam du Sud.
La population de la Grenade est de
100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la
Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré
en action pour détruire la menace.
Depuis la Révolution bolchevique de
1917 jusqu’à la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est à la fin
des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la
menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983,
le chef d’Etat Major a expliqué que, dans l’éventualité d’une attaque soviétique
contre l’Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les
approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis
seraient dans l’impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.
Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien
de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.
L’agression contre le Nicaragua était justifiée par le fait que si nous ne « les
» arrêtions pas là-bas, « ils » traverseraient notre frontière à Harlington, Texas
– à peine deux heures de route. (pour les publics plus éduqués, il y avait des
arguments plus sophistiqués, mais tout aussi plausibles).
En ce qui concerne
l’économie américaine, le Nicaragua pourrait disparaître et personne ne s’en rendrait
compte. Même chose pour le Salvador. Pourtant ces deux pays ont été soumis à des
attaques meurtrières de la part des Etats-Unis qui ont coûté des centaines de
milliers de vies et des milliards de dollars de dégâts.
Il
y a une raison à cela. Plus le pays est faible, plus son exemple est dangereux.
Si un pays minuscule comme la Grenade pouvait améliorer les conditions de vie
de sa population, d’autres pays, avec plus de ressources, pourraient se demander
« pourquoi pas nous ? »
Ceci est vrai aussi pour l’Indochine, qui est
relativement grande et possède quelques ressources. Eisenhower et ses conseillers
s’étendaient sans cesse sur le riz, l’étain et le caoutchouc, mais leur véritable
crainte était que le peuple indochinois retrouve l’indépendance et la justice
et que celui de la Thaïlande les imite et, en cas de réussite, que la Malaisie
suive leur exemple pour rapidement aboutir à l’indépendance totale de toute l’Indonésie
et la perte pour les Etats-Unis d’une partie importante de la « Grande Zone ».
Lorsqu’on veut instaurer un système global qui soit soumis aux besoins
des investisseurs américains, il faut s’assurer que tous les morceaux restent
en place. Il est étonnant de constater à quel point cette idée est ouvertement
formulée dans les documents officiels.
Prenons l’exemple du Chili sous
Allende. Le Chili est un pays relativement grand, avec beaucoup de ressources
naturelles, mais, là non plus, les Etats-Unis n’allaient pas s’effondrer si le
Chili devenait indépendant. Pourquoi étions-nous si préoccupés par ce pays ? Selon
Kissinger, le Chili était un « virus » qui pouvait « infecter » la région et dont
les effets allaient se ressentir jusqu’en Italie.
Malgré 40 ans de subversion
par la CIA, l’Italie avait encore un mouvement ouvrier. L’avènement d’un gouvernement
social-démocrate au Chili aurait pu inspirer les électeurs italiens. Imaginez
qu’ils se prennent à avoir des idées bizarres comme celle de reprendre le contrôle
de leur propre pays et de refonder les mouvements détruits par la CIA dans les
années 40 ?
Les stratèges américains, depuis le secrétaire d’Etat Dean
Acheson à la fin des années 40 jusqu’à nos jours, ont toujours averti qu’ « une
pomme pourrie gâte le baril » [traduction littérale du proverbe – NDT]. Le danger
était la pourriture – le développement social et économique – qui pouvait se transmettre.
Cette « théorie de la pomme pourrie » est présentée en public sous le
nom de la théorie des dominos. Elle est destinée à faire peur à l’opinion publique
et lui expliquer comment Ho Chi Minh pourrait monter dans canoë et pagayer jusqu’en
Californie, ce genre de choses. Il se peut que quelques responsables américains
croient à ces bêtises, c’est possible, mais pas les stratèges. Ces derniers comprennent
parfaitement que la véritable menace est celle d’un « bon exemple ». Et il leur
arrive parfois de l’énoncer clairement.
Lorsque les Etats-Unis planifiaient
le renversement de la démocratie guatémaltèque en 1954, le Département d’Etat
a déclaré officiellement que « le Guatemala représente un danger croissant pour
la stabilité du Honduras et du Salvador. Sa réforme agraire est un puissant outil
de propagande : son vaste programme social d’aide aux travailleurs et paysans
dans une lutte victorieuse contre les classes aisées et les grandes entreprises
étrangères exerce un fort attrait auprès des populations voisines en Amérique
centrale, où les conditions sont similaires ».
En d’autres termes, les
Etats-Unis veulent la « stabilité », c’est-à-dire la sécurité pour « les classes
aisées et les grandes entreprises étrangères ». Si cet objectif peut être atteint
par des mécanismes démocratiques, tout va bien. Sinon, la « menace contre la stabilité
» que représente un bon exemple doit être détruite avant que le virus ne se répande.
C’est pourquoi même le plus petit des pays peut représenter une menace et doit
être écrasé.
traduction VD
De : Noam Chomsky
vendredi 24 juillet 2009
AUX
SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL (2ème Partie )
Aux sources du sionisme
: de Moïse à Netanyahou
"
La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe
quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE
)
(2ème Partie ) Aux sources du sionisme
: de Moïse à Netanyahou
I -
La Bible et l'invention de l'histoire d'Israël...
***
Après
avoir montré dans quelles circonstances une poignée de banquiers a assuré la gestation
et a permis la mise en service, dans la nuit du 23 au 24 décembre 1913, de la
machine à fabriquer de l'argent à partir de rien et comment cet ingénieux mécanisme
a conduit les financiers de la City, de Wall Street, puis finalement de tous les
autres, à une domination mondiale écrasante, comme nous l'expérimentons à nos
dépens dans tous les pays du monde,
je
vais tenter, en plusieurs étapes, de remonter le fleuve du temps, afin de parvenir
au plus près des sources d'une idéologie colonialiste née officiellement à la
fin du XIXe siècle - le sionisme - mais dont les racines plongent dans la mémoire
des peuples du bassin de la Méditerranée depuis le début des temps historiques.
Nihil sine ratione, rien n'est sans raison. Je voudrais montrer comment
ce principe énoncé par Leibniz et repris par Heidegger, s'applique aujourd'hui
au Moyen Orient et comment et pourquoi des évènements politiques et religieux
qui se perdent pour beaucoup dans la nuit des temps, influencent et même déterminent
non seulement la politique israélienne et la tragédie palestinienne, mais sont
le cœur de la politique mondiale. En effet, les gouvernements occidentaux ignorants
de l'histoire des religions et ne tenant pas compte des couches sédimentaires
déposées dans les esprits au cours des siècles par les préceptes religieux, négligent
leur l'influence sur les mentalités des nations. Ils s'imaginent qu'Israël est
un Etat qui fonctionne comme tous les autres Etats rationnels de la planète, à
une petite différence près - il est à la fois récent et monstrueusement armé.
Certes, il s'agit, en apparence, d'un Etat moderne, et même qualifié de "seule
démocratie du Moyen Orient" . Mais l'intérieur des têtes des habitants est
resté celui des Judéens du temps des rois Ezéchias et Josias huit siècles avant
notre ère, lesquels fantasmaient déjà sur les royaumes mythiques de David et de
Salomon.
Les fantômes sont increvables. Et aujourd'hui, ils frétillent de plus belle à
l'intérieur des crânes. Ils ont même si bien pris le commandement des cervelles
qu'ils dirigent en maîtres la politique du nouvel Etat qui s'est propulsé en Palestine.
De la Babylone de Nabuchodonosor à l'Iran d'Amadinehjad il n'existe, pour ces
tyrans-là, qu'une insignifiante virgule de temps, un simple clin d'œil de l'éternité.
C'est pourquoi il est si important d'essayer de remonter au plus près de la naissance
des mythes afin de tenter de suivre leur trajectoire et de comprendre par quels
chemins tortueux la Palestine originelle est devenue aujourd'hui un gigantesque
Archipel du Goulag.
Certes,
il est parfois dangereux de bousculer les lieux communs théologiques les plus
solidement agrippés aux neurones des croyants et qui font l'objet d'un consensus
universel depuis deux millénaires. Mais, en écho à l'humour grinçant de Rémy de
Gourmont - "le pire, quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve"
- trois guides importants et enfin fiables permettent aujourd'hui d'entreprendre
l'escalade de Himalaya de mythes et de légendes accumulés au cours des siècles,
avec un espoir raisonnable d'arriver au sommet.
Il
s'agit des archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman
qui, dans leurs ouvrages La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de
l'archéologie, 2001 ,Ed. Bayard 2002 et Les rois sacrés de la Bible,
Ed.Bayard 2006 ont mis en évidence la réalité politico-sociale des peuples de
la région . S'y ajoute la récente analyse capitale de l'historien italien Mario
Liverani. Dans un gros volume de plus de 600 pages, La Bible et l'invention
de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008, il confirme et complète les
découvertes des archéologues américains, mais surtout il propose une passionnante
interprétation de la manière dont le gigantesque roman qui s'appelle l'Ancien
Testament a été élaboré et rédigé durant cinq siècles.
"Les fous, les visionnaires, les hallucinés, les névrosés et les aliénés ont,
de tout temps, joué un grand rôle dans l'histoire de l'humanité (...), ce sont
précisément les traits pathologiques de leur caractère, l'asymétrie de leur développement,
le renforcement anormal de certains désirs, l'abandon sans réserves ni discernement
à un but unique qui leur donnent la force d'entraîner les autres à leur suite
et de vaincre la résistance du monde. (…) les grandes oeuvres coïncident si souvent
avec des anomalies psychiques que l'on est tenté de croire qu'elles en sont inséparables".
(Sigmund Freud, Le Président Wilson)
Est-il abusif d'appliquer ce commentaire de Freud en introduction de son analyse
de la personnalité de Woodrow Wilson à la psychologie collective d'une nation?
"La France est une personne" disait Jules Michelet, ce qui est une manière
gracieuse et imagée de dire qu'il existe une âme et un esprit des peuples par
lesquels une nation affirme son unité et son identité, fruits à la fois de sa
géographie et de son histoire, de son art, de sa culture, des grands hommes qu'elle
a produits, des mythes et des histoires qu'elle se raconte, du développement des
sciences et de mille autres facteurs grands et petits qui ont cimenté son destin
au cours des siècles.
Dans son introduction à son Analyse spectrale de l'Europe, le grand
connaisseur de l'esprit des peuples qu'était Hermann de Keyserling écrivait:
"Le caractère national par lui-même ne garantit à aucune nation une valeur
quelconque. On ne peut pardonner à qui exalte un peuple aux dépens des autres,
à qui prétend qu'un peuple est supérieur au sens absolu, tandis que les autres
seraient inférieurs."
Or,
"l'abandon sans réserves" d'un groupe humain durant des siècles à l'obsession
taraudante devenue le "but unique" de son destin, de reconquérir, après
une parenthèse de 1900 ans environ, une des terres les plus anciennement habitées
et politiquement organisées de la planète - la ville de Jéricho date de 8 000
ans avant Jésus-Christ - semble répondre d'une manière aveuglante à la pathologie
psychique que décrivait Sigmund Freud à propos Président Woodrow Wilson.
Quand et comment est née chez le groupe humain appelé aujourd'hui "peuple juif
" l'obsédante "idée fixe" qu'il serait un peuple "élu" par un
dieu notarial et gros propriétaire terrien, qui lui aurait fait cadeau d'une province
particulière et, qu'en conséquence, les hommes de ce groupe seraient légitimés,
hier comme aujourd'hui, de se débarrasser par les moyens allant des plus pervers
aux plus brutaux, des habitants autochtones? Comment ce peuple a-t-il eu "la
force d'entraîner les autres", à partir du début du XXe siècle , dans cette
hallucination collective, au point de "vaincre la résistance du monde"
qui regarde sans voir, avec des yeux de poisson mort, les massacres de masse ou
les crimes au goutte à goutte qui sont perpétrés sous ses yeux au nom de cette
"idée fixe".
Un
exemple éclairant de la névrose commune à ce groupe humain vient encore d'être
fourni par l'ouvrage de Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent.
Cette pathologie est si bien devenue le mode de pensée habituel de ses membres
que ce pilier de la presse et des télévisions françaises, premier dirigeant de
BERD (La Banque européenne pour la reconstruction et le développement créée en
1991) - fonction de laquelle il a été remercié à la suite de dépenses somptuaires
et d'un train de vie pharaonique aux frais de l'institution - , ex_conseiller
personnel et très influent, d'un ancien Président de la République française,
ce banquier et notable français écrit innocemment dans son ouvrage sous-titré
: Histoire économique du peuple juif : "Peuple élu, ses
richesses n'ont de sens que si elles contribuent à la richesse de tous les
autres. (…) Toute richesse doit être partagée avec le reste du monde"
.
Je
ne m'attarde pas ici au contenu de ce qui est dit - et qui mériterait un long
développement hors de mon sujet actuel - mais à sa formulation. Car cette seule
phrase est un condensé de l'aliénation collective dont sont atteints un grand
nombre des membres de ce groupe humain. En effet, les expressions "peuple élu"
et "tous les autres" - c'est-à-dire les non-élus, qui constituons "le
reste du monde" c'est-à-dire 99,999% l'humanité, ce qui est, tout de même
un joli "reste" - ces expressions, dis-je, viennent tout naturellement
sous sa plume. Il n'éprouve pas le moindre scrupule de diviser l'humanité en deux
catégories assujetties à des éthiques différentes et auxquelles ne s'appliquent
ni les mêmes règles financières, ni, par extension, les mêmes règles politiques
et morales. Il n'est nullement gêné de proclamer à plusieurs reprises que le principe
fondamental qui unit les juifs entre eux - la "solidarité communautaire"
- exclut qu'on s'enrichisse aux dépens d'un autre juif.
De
même que l'intégrité du corps humain doit être respectée entre juifs et que c'est
sur le "reste du monde" qu'on prélève les organes destinés à soigner les
maladies du "peuple élu", de même le prêt à intérêt sera interdit entre
les membres de cette communauté. En conséquence, c'est logiquement aux dépens
de "tous les autres", du "reste du monde", que le "peuple élu"
construit sa fortune et soigne ses malades. Car, ajoute-t-il dans une interview
donnée à propos de cet ouvrage : "Pour un juif, la pauvreté est intolérable.
Pour un chrétien, c'est la richesse qui l'est".
Jacques
Attali
Et
voilà pourquoi il ne faut pas s'étonner de ce que, depuis l'arrivée récente et
massive de la nouvelle population d'immigrants qui règne aujourd'hui sur la Palestine
historique, celle-ci soit devenue pour les autochtones, un gigantesque système
concentrationnaire dans lequel des représentants de la population des "élus"
se donnent le droit d'enfermer derrière des murs, d'exploiter, de voler, d'emprisonner
et de martyriser l'autre "monde", le monde inférieur composé par la population
des indigènes dont la présence sur les lieux se compte en millénaires.
Le
Général de Gaulle ne s'y était pas trompé qui, dans une conférence de presse en
date du 27 novembre 1967, avait prévu les désastres en chaîne que la décision
de l'ONU de 1947 allait immanquablement provoquer : "L'établissement d'un État
d'Israël, soulevait, à l'époque, un certain nombre d'appréhensions. On pouvait
se demander (…) si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient
été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu de peuples
arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n'allait pas entraîner d'innombrables,
d'interminables conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu'alors
dispersés, mais qui étaient restés ce qu'ils avaient été de tout temps, c'est
à dire un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur, n'en viennent, une fois
rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente
et conquérante les souhaits très émouvants qu'ils formaient depuis dix-neuf siècles
: l'an prochain à Jérusalem."
Le
mépris de l'"élu" Jacques Attali pour "le reste du monde" représenté,
en l'espèce, par les Palestiniens, mais qui s'étend en réalité aux 99,999% des
habitants de la planète, est allé jusqu'à considérer, dimanche 10 janvier sur
France 2 au cours de l'émission religieuse du matin, que le rapport Goldstone
établi par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU était un "scandale"
et que "le droit international autorisait Israël à se défendre". Cette
déclaration est à ranger dans la catégorie "humour juif".
Après
des efforts acharnés de la philologie moderne et des progrès de l'archéologie
biblique, les exégètes modernes sont arrivés à séparer à peu près le vrai du mythe.
En effet, les croyants de cette religion raisonnent sur Moïse, David , Salomon,
Josué, comme si les descriptions des expéditions guerrières de ces personnages
cités dans la Bible étaient à prendre au pied de la lettre et représentaient le
fruit d'articles de journalistes "embedded" dans leurs guerre. N'ayant
aucune notion de chronologie historique, ils oublient - ou n'ont jamais su - que
les récits concernant ces hommes ont flotté durant des siècles dans les brumes
des traditions orales. Que saurait-on des croisades, par exemple, si ces expéditions
ne nous avaient été transmises que par ouï-dire depuis près d'un millénaire? Quand
on voit qu'il est impossible, soixante-dix ans après les faits, de savoir ce qui
s'est réellement passé tant sur les champs de bataille européens que dans les
camps de concentration durant la seconde guerre mondiale, alors que nous disposons
de millions de documents dans toutes les langues de la terre, on comprend mieux
le peu de crédit historique qu'il est légitime d'accorder à des évènements survenus
dans une société qui ne connaissait pas l'écriture et qui ont cheminé durant mille
ans dans les souterrains de mémoires anonymes.
Ainsi,
Jacques Attali n'échappe pas à cette naïveté lorsqu'il parle du type d'économie
régnant du temps des Juges et des Rois ou de l'économie des Israélites
au moment de la sortie d'Egypte uniquement à partir des renseignements fournis
par les textes bibliques, parce que cela ne fait aucun doute dans son esprit qu'une
"sortie d'Egypte" a bien eu lieu et qu'une économie organisée "du temps
des Juges" a existé. C'est pourquoi cet ouvrage sous-titré Histoire
économique du peuple juif est à l'histoire et à l'économie ce qu'Alice
au pays des merveilles est à une étude scientifique des mœurs des chats
et des lapins.
Durant
des siècles, et même jusqu'aux années 1980, les textes bibliques ont été considérés
comme le récit historique du passé du "peuple élu" et des armées d'archéologues,
tels des termites, ont creusé tous les lieux cités dans les textes, et exploré
mètre après mètre le désert du Sinaï, surtout depuis la création de l'actuel Etat
d'Israël, afin de mettre en évidence la vérité historique des récits bibliques
et de justifier le "retour des juifs" sur "leur" terre. Mais rien
n'est venu récompenser les efforts des terrassiers, qui n'en continuent pas moins
de transformer, en ce moment, le sous-sol de la grande mosquée Al Aqsa
de Jérusalem en gruyère, dans l'espoir de trouver les mythiques fondations du
Temple au risque de provoquer des dommages irréparables à cet antique lieu de
culte musulman.
A la suite des recherches des archéologues les plus récentes d' Israël Finkelstein
et de Neil Asher Silberman ce fut un tsunami, une tabula rasa. Pas la moindre
trace de grandeur mythique du temps des patriarches ou des rois n'émerge de leurs
recherches.
Du coup, les archéologues se sont résolus à utiliser la méthode inverse. Ils essaient
de reconstituer le passé à partir des observations archéologiques et de tous les
documents à leur disposition, mais en les soumettant à une rigoureuse et impartiale
critique. La vérité historique n'est pas la vérité biblique . Loin de prendre
au pied de la lettre les récits bibliques, les "nouveaux historiens" comparent
les découvertes archéologiques réalisées en Palestine aux documents issus des
fouilles en Egypte et en Mésopotamie en passant outre au prétendu "particularisme"
du récit biblique . Ils purent ainsi mettre en évidence les innombrables similitudes
sociologiques qui existaient entre l'Israël ancien et les grands pays limitrophes.
C'est ainsi que le récit biblique est
truffé d'emprunts aux civilisations voisines.
Le
Pentateuque (les cinq livres de Moïse), appelé Torah
dans le judaïsme (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutérome), fut
le plus gravement ébranlé. Les Prophètes (Josué, Juges, Samuel,
Rois, Chroniques, Esdras et Néhémie) subirent également un rude décapage.
Rouleau de la Thorah
Seuls les
textes plus récents contenus dans les Livres prophétiques (Isaïe , Jérémie,
Ezéchiel, Daniel) , les Psaumes, les Proverbes, le sublime poème
érotique appelé Cantique des cantiques - qui a résisté durant des
siècles aux indigestes commentaires métaphorico-théologiques - ainsi que les préceptes
moraux de l'Ecclésiaste sortent à peu près indemnes de cette rude cure
de vérité historique.
Les
grands mythes comme la Création ou le Déluge sont admis depuis des
dizaines d'années. Les Patriarches et les péripéties de l'Exode
sont d'autant plus délicats à démythifier que c'est dans la Torah
- le livre le plus vénéré du judaïsme - que figure le fameux concept d'élection.
Une proportion importante d'israélites l'interprètent comme l'expression d'une
supériorité qui légitime un impérialisme culturel et politique ainsi qu'un ethnocentrisme
raciste.
Abraham
On situe l'existence d'Abraham au XVIIIe siècle avant notre ère. Né à Ur il se
serait rendu à Haran en Turquie du Sud, jusqu'au jour où "Dieu" lui aurait ordonné
de se rendre à Canaan en Palestine et sa tombe se trouverait, selon la Genèse,
à Hébron, en Palestine occupée. La bible indique avec précision les détails de
ce voyage, elle mentionne les villes et bourgades traversées, les caravanes de
chameaux rencontrés. Un vrai reportage journalistique. Or, l'archéologie dévoile
qu'à l'époque citée, la plupart des villes et bourgades énumérées n'existaient
pas encore et que dans la région, le dromadaire n'a été domestiqué qu'au VIIe
siècle av. Jésus-Christ. "L'archéologie prouve de façon indubitable qu'aucun
mouvement subit et massif de population ne s'est produit à cette époque" ,
écrivent les archéologues Finkelstein et Silberman.
Représentation
d'Abraham et de ses moutons avançant en direction de la Palestine (gravure de
Gustave Doré)
En
conclusion, pas de patriarche fondateur politique de la nation, donc pas d'Isaac
en chair et en os, pas de descendance, pas de douze tribus d'Israël. En revanche
le récit symbolique est fondateur d'un important progrès religieux : à partir
du - VII siècle, date de la rédaction des textes, un animal est substitué aux
sacrifices humains, notamment des enfants premiers-nés, couramment pratiqués à
l'époque supposée d' Abraham.
Sacrifice
d'Isaac
Moïse
Les plus anciennes légendes sur Moïse datent du XVe siècle avant notre ère. Les
scribes tardifs ont compilé des légendes mésopotamiennes. Il s'agit d'une reprise
à peine modifiée de la légende du roi mésopotamien Sargon 1er qui fonda le royaume
d'Akkad et fut retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant sur l'Euphrate.
Le récit mésopotamien est vieux de 24 siècles avant notre ère, soit dix siècles
avant l'apparition des légendes sur Moïse. Si un nourrisson avait été placé dans
un panier d'osier sur le Nil, avant d'être croqué par les crocodiles qui grouillaient
dans le fleuve, le berceau et son nouveau-né censé avoir été découvert par une
princesse égyptienne, auraient coulé, car il n'y a pas en Egypte de bitume qui
aurait permis de calfater un panier en osier.
Moïse
sauvé des eaux (gravure de Gustave Doré)
Il
n'existe pas non plus la moindre trace de ce que 600 000 familles israélites,
ou même un groupe moins important, aient été maintenus en esclavage dans le royaume
égyptien, ni évidemment de leur fuite, ce qui n'aurait pas été un événement mineur
et passé inaperçu, alors que tous les pharaons veillaient à ce que les évènements
notables de leur règne fussent consignés par les scribes. "Nous n'avons pas
la moindre trace, pas un seul mot, mentionnant la présence d'Israélites en Égypte
: pas une seule inscription monumentale sur les murs des temples, pas une seule
inscription funéraire, pas un seul papyrus. L'absence d'Israël est totale - que
ce soit comme ennemi potentiel de l'Égypte, comme ami, ou comme peuple asservi."
(La bible dévoilée)
D'ailleurs
la fuite pédestre de 600 000 familles d'esclaves hors d'Egypte sous la conduite
de leur chef - soit plus d'un million de personnes - ce chiffre représente presque
le double de l'armée rouge commandée par le Maréchal Boudienny face aux nazis
en 1941 ou les deux tiers de la population de l'Egypte de l'époque. Ce gigantesque
déplacement de population est évidemment inconnu de l'histoire de l'Egypte ancienne.
Et pourtant l'Egypte du temps de Ramsès II - date à laquelle cet événement est
censé s'être produit - était dotée d'une administration puissamment organisée
et des armées de scribes méticuleux notaient tout ce qui se passait dans le royaume:
on possède d'ailleurs la trace écrite de ce que deux esclaves qui s'étaient enfuis
furent activement recherchés …
Il
est naturellement inutile de réfuter les miracles de la mer qui s'ouvre, les "plaies
d'Egypte" qui frappèrent le royaume, etc. En revanche la pérégrination d'une
telle horde de déguenillés - sur le trajet de laquelle, comme dans le cas d'Abraham,
la Bible n'est pas avare de précisions - le déplacement d'une telle foule errante
durant quarante ans, dis-je, n'aurait pas manqué de laisser d'innombrables traces.
Or, de nombreuses campagnes de fouilles, anciennes et récentes à la recherche
du moindre vestige dans le Sinaï sont restées vaines. Le désert a été fouillé
et ratissé dans tous ses recoins. Rien. Pas le moindre tesson, pas le moindre
squelette corroborant le récit biblique ou signalant le séjour d'un groupe humain.
Josué
De
même, les nombreuses archives égyptiennes ne relèvent aucune trace d'une conquête
de la province de Canaan qui dépendait de leur souveraineté - qui plus est, à
la suite d'un rezzou effectué par des esclaves fugitifs. Le Pharaon le plus distrait
se serait probablement aperçu qu'il venait de perdre une province de son empire
et ne serait pas resté les bras croisés devant un pareil désastre. De plus, si
un Josué, à la tête d'une bande de pillards avait existé, il n'aurait pas pu faire
écrouler les murailles de la ville de Jéricho, dont les 10 000 habitants vivaient
paisiblement depuis huit millénaires dans une ville sans murailles à l'époque
où il est censé avoir sévi. Des traces de fortifications plus récentes n'ont pas
eu besoin du secours d'anges joueurs de trompettes pour s'écrouler. Seule la vétusté
et le manque d'entretien en sont la cause.
Jéricho
Les
rapports des mythes à la chronologie sont élastiques. L'abbé Barthémy
raconte en 1792, dans un livre délicieux - Voyage du jeune Anacharsis en
Grèce - la découverte de l'Hellade par un jeune étudiant, ses monuments,
son histoire, ses légendes et fait comprendre avec la légèreté ironique des auteurs
de l'époque, les relations élastiques que les traditions populaires entretiennent
avec le temps et l'histoire: "Dans ce temps-là vivait un homme qui s'appelait
Enée ; il était bâtard, dévot et poltron. (…) Son histoire commence la nuit de
la prise de Troie. Il sortit de la ville, perdit sa femme en chemin, s'embarqua,
eut une galanterie avec Didon, reine de Carthage, qui vivait quatre siècles après
lui… ".
Mais pour notre bonheur, les amours de Didon et Enée nous ont valu le magnifique
opéra d'Henry Purcell.
Quant aux rois David et Salomon dont le règne se situerait autour du Xè siècle
avant notre ère, leur portrait parfois peu flatteur dans le récit biblique accréditait
l'idée qu'il était véridique. "La foi des savants dans le texte reposait surtout
sur sa richesse foisonnante de détails . (...) Le souverain David ne nous est
pas dépeint à l'image d'un royal demi-dieu égyptien ou assyrien, distant, parfait,
au-dessus de l'humanité ordinaire. David nous est, au contraire, présenté comme
un impulsif, un passionné, souffrant de faiblesses criantes que le texte ne tente
nullement à dissimuler. Il profite de l'exécution de ses rivaux, il s'empare de
l'épouse d'un autre homme dont il organise la mise à mort..." (Les rois sacrés
de la Bible, p.115)
Le
mythe de David censé avoir coupé la tête du géant Goliath (gravure de Gustave
Doré)
Cependant, malgré les efforts titanesques de l'actuel Etat, qui creuse partout
où il espère trouver une trace du passé mythique d'Israël pour tenter de donner
une crédibilité historique aux récits bibliques, il est avéré que ces deux rois,
sont largement légendaires. Ils ont, certes, existé, mais plutôt comme chefs de
bande ou chefs de villages, car "à l'évidence, la Jérusalem du Xe siècle était
un petit village de montagne qui dominait un arrière-pays à l'habitat dispersé"
(Ibid.p.118) écrivent nos archéologues. D'ailleurs la totalité de l'Israël de
l'époque (environ 1000 ans avant notre ère) ne comptait que quelques milliers
de fermiers et d'éleveurs .
"les
fouilles entreprises à Jérusalem n'ont apporté aucune preuve de la grandeur de
la cité à l'époque de David et de Salomon". Les auteurs insistent et enfoncent
le clou: "Les fouilles entreprises à Jérusalem, autour et sur la colline du
Temple, au cours du XIX° siècle et au début du XX° siècle, n'ont pas permis d'identifier
ne serait-ce qu'une trace du Temple de Salomon et de son Palais", écrivent
nos deux archéologues.
L'auteur
de La Bible dévoilée conclut que "l'image que l'on se fait de
Jérusalem à l'époque de David, et davantage encore sous le règne de son fils,
Salomon, relève, depuis des siècles, du mythe et de l'imaginaire romanesque.
"(p.208) "Il s'agit de la peinture
d'un passé idéalisé, d'une sorte d'âge d'or nimbé de gloire." (p.201)
Le
supposé Temple de Salomon
A
partir du moment où il est établi que les tablettes de pierre ramenée par le Moïse
imaginaire sont une copie d'un épisode semblable emprunté à un dieu babylonien
et où les dix commandements sont une reprise du Code babylonien d'Hammourabi,
le Pentateuque ou Torah ainsi que les Livres des Rois deviennent
des chapitres d'une vaste épopée imaginaire racontant sur le mode héroïque
l'histoire rêvée d'une petite peuplade sans histoire glorieuse, coincée entre
deux fastueux empires - l'Egypte des Pharaons et les empires assyro-babyloniens
- il n'existe, évidemment pas la moindre ombre de raison de lire ces textes autrement
que d'un point de vue symbolique. "L'erreur ne devient pas vérité parce
qu'elle se propage et se multiple ; la vérité ne devient pas erreur parce que
nul ne la voit", écrivait le Mahatma Gandhi.
Le
Vatican , directement branché sur l'au-delà, comme chacun sait, a reconnu en 2002
que les règles morales prétendument attribuées à Moïse n'ont pas été dictées par
Dieu et le professeur Yaïr Zakovitch, spécialiste de littérature biblique à l'université
hébraïque de Jérusalem explique que "mêmela sortie Égypte, sous
la conduite de Moïse, ne doit plus être envisagée sous l'angle historique, mais
comme une fiction littéraire constitutive d'une idéologie politique et religieuse..."
Les
fouilles archéologiques sont cruelles car la vérité est cruelle: rien de la grandeur
mythique d'Israël n'est confirmé. Il faudra donc finir par accepter qu'Abraham,
Moïse, Josué, Samuel, les Juges sont des personnages mythiques: mythiques également
la sortie d'Egypte, la conquête de Canaan et la chute de Jéricho, mythique le
fastueux royaume unifié du roi David , mythiques les splendeurs du palais du roi
Salomon, l'homme aux 700 épouses et aux 300 concubines ... "L'objectif
des auteurs est d'exprimer des aspirations théologiques et non de brosser d'authentiques
portraits historiques" écrivent les auteurs de La Bible dévoilée,
p.225
Les Hébreux n'ont pas eu besoin d'envahir la région à partir de l'Egypte ou d'ailleurs,
puisque, depuis la nuit des temps, ils composaient l'une des petites tributs semi
nomades en voie de sédentarisation, parmi des dizaines d'autres, qui se déplaçaient
dans la région, comme le prouve le type d'habitat rudimentaire disposé en ovale,
copié sur les campements des tribus nomades et dont on a retrouvé la trace. La
ville de Jérusalem, dix siècles avant notre ère, n'était pas l'épicentre du judaïsme
et la capitale d'un éclatant royaume uni, mais une modeste bourgade dans un "Royaume
de Juda" pauvre et très peu peuplé, jaloux des prospères provinces du nord
- la Galilée et la Samarie. L'ensemble n'a composé l'Israël ancien que tardivement
- environ deux siècles après l'époque supposée des roitelets David et Salomon.
Ces
deux petites principautés, sans lien organique entre elles, ressemblaient aux
nombreux autres petits royaumes palestiniens qui s'étaient constitués à l'époque,
à Tyr, à Damas, à Karkémish ou à Gaza et dont la population totale ne dépassait
pas quelques milliers d'habitants. Ce n'est que plus d'un demi millénaire plus
tard, et à la suite d'innombrables guerres dont le récit biblique a conservé la
trace en les gonflant exagérément, que le rôle de la ville de Jérusalem est devenu
important.
Comment
et pourquoi un petit peuple de pasteurs, semblable aux innombrables tribus dont
la principale activité était pastorale, s'est-il placé à l'écart des autres peuples
de la région? La seule différence fournie par l'archéologie semble, a priori,
dérisoire : on n'a trouvé aucun ossement de porc sur les sites qui auraient été
occupés par des groupes Hébreux!
Les
origines des phobies alimentaires sont imprévisibles et impossibles à déterminer.
Tout le monde connaît aujourd'hui les prescriptions culinaires qui permettent
de consommer une viande de porc saine. Mais à l'époque, les maladies provoquées
par une cuisson insuffisante de la viande de cet animal, notamment dans les régions
humides, terrifiaient les populations. Les Romains construisaient de gigantesques
volières dans lesquels ils élevaient des loirs dont on sait qu'ils ne se nourrissent
que de fruits et dont la viande était considérée par Lucullus comme un des mets
les plus raffinés. Qui aujourd'hui accepterait de manger ces petites bêtes à longue
queue faussement assimilées à des rats? Petite cause, grands effets.
Le
monothéisme est lui aussi une invention tardive. Toutes ces petites cités avaient
leur propre roi et honoraient leur propre dieu. Chez les Israélites, comme chez
les autres peuples, il était associé à d'autres divinités. Le peuple hésitait
à oublier les idoles qui avaient rendu de bons et loyaux services dans le passé,
comme le prouvent les innombrables restes archéologiques et statuettes découverts
auprès des villages antiques et près des points élevés - de même que les médailles
et autres amulettes subsistent dans le christianisme.
Lorsque,
après le règne de Salomon, au -IXè siècle, les tribus du nord se séparèrent de
celles du sud pour créer le royaume d'Israël avec Sichem pour capitale alors que
celles du sud avec Jérusalem pour capitale devenaient le royaume de Juda , il
se créa une tradition Jahviste et une autre élohiste, "la pluralité des noms
étant la trace de ce qu'il existait une pluralité des dieux" et que "Yahvé
et Elohim (pluriel de Eloh, esprit ou souffle) étaient deux dieux différents,
adorés par deux peuples différents", écrivent certains exégètes.
Malgré
leur immense intérêt scientifique, les ouvrages d' Israël Finkelstein et de Neil
Asher Silberman sont parfois déroutants et laissent une impression de malaise.
En raison de l'appartenance de ces archéologues à la communauté juive, ils n'ont
pas toujours le détachement intérieur qui leur aurait permis d'établir une claire
distinction entre "l'histoire normale" de cette région et "l'histoire
rêvée" de ses habitants.
En effet, les auteurs sont si respectueux des écrits et si imbibés des récits
présentés depuis deux millénaires et demi comme historiques qu'ils les énoncent
avec une sorte de vénération palpable, en parallèle à leurs découvertes drastiques
sur le terrain. Les chapitres s'ouvrent d'ailleurs sur de longues descriptions
de ces légendes, si bien qu'il faut une lecture patiente pour enfin arriver à
l'énoncé de la réalité historique … laquelle contredit le début du chapitre, mais
la synthèse n'est pas toujours clairement opérée. On les sent gênés d'être contraints,
par leur conscience professionnelle de scientifiques, d'avoir à démontrer la fausseté
factuelle de récits bibliques dans la mesure où ils font partie de leur identité
psychique.
De plus, ces auteurs se contentent de constater des faits et n'expliquent ni quand,
ni comment, ni dans quelles circonstances est né le récit mythique. Ils ne cherchent
pas non plus à analyser le sens symbolique sous-jacent à ces "pieux mensonges"
, ne serait-ce qu'en les situant dans le continuum politico-social de l'époque:
"Suggérer que les évènements bibliques les plus célèbres ne se sont pas
déroulés exactement comme les rapporte la Bible, ne prive nullement l'ancien Israël
de son histoire ", écrivent-ils .
Voilà
une bien étrange affirmation et un exemple frappant de la tentative des auteurs
de préserver "la chèvre et le chou", si je puis dire. En effet, le fait d'avoir
cru et de continuer à croire faussement à un certain récit des événements ne légitime
nullement ce dernier. Un récit historique faux prive évidemment l'ancien et le
nouvel Israël de son histoire au sens de l'historiographie moderne et surtout,
il prive l'actuelle politique de l'Etat d'Israël de son principal argument.
Brusquement, l'histoire et le mythe, la vérité scientifique et le récit imaginaire
deviedraient une soupe unique légitimée par la durée. Or, la durée ne transforme
pas un récit imaginaire, inventé dans des circonstances qui feront l'objet du
prochain texte, en vérité historique. Le faux reste faux et aucune hasbara
ne viendra à bout de cette évidence.
Des générations de Grecs ont considéré que l'Iliade et l'Odyssée
racontaient la véritable histoire des cités du Péloponnèse et des générations
de juifs et de chrétiens ont lu la Bible comme LE livre de l'histoire
de l'humanité et ont compté les années qui nous séparent de la création du monde
par le dieu biblique.
De même, l'humanité a également cru pendant des millénaires que le soleil tournait
autour de la terre. Elle a aujourd'hui accepté de changer le contenu de sa tête
et il n'y a pas de raison que seuls les occupants récents de la terre palestinienne
soient légitimés à remplir leur cerveau de mythes et de légendes destinés à justifier
leur colonisation d'une terre ainsi que les innombrables exactions et les crimes
qu'ils commettent jour après jour sur la population autochtone au nom de falsifications
de la réalité historique.
La croyance au surnaturel, aux miracles et à la magie étant la chose au monde
la plus universellement partagée, "quand la tradition populaire ne sait rien,
elle continue de parler toujours ; elle prend alors des ombres pour des géants,
des mots pour des hommes ", écrivait déjà Ernest Renan à la fin du XIXe siècle,
dans la préface à son Histoire du peuple d'Israël .
Or
le fait que la Bible ait, durant un temps si long, "façonné le visage de la
société occidentale" ne justifie en rien qu'elle continue à prendre "des
ombres pour des géants " et des mythes religieux pour des faits historiques.
En
conclusion de cette première partie, un autre jugement d'Ernest Renan me semble
prémonitoire: "Une nation qui a une terre à conquérir ou à défendre est toujours
plus cruelle que la tribu qui n'est pas encore attachée au sol et c'est ainsi
que parfois des gens excellents pendant qu'ils vivaient en famille deviennent
très méchants dès qu'ils forment un peuple." (E. Renan, Ibid, t.1, p.235)
5 mars 2010
A suivre: II - Comment
furent inventés le "peuple élu" et la "terre promise"
Bibliographie
Mario
Liverani, La Bible et
l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008
Israël
Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations
de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002
Israël
Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés
de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006
Ernest
Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887
Jacques
Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique
du peuple juif. Fayard, 2002
Hermann
von Keyserling , Analyse spectrale de l'Europe, Editions Stock 1947
Abbé
Barthelemy, Voyage du jeune Anacharsis en Grèce.
S.
Freud, W.C. Bullit, President
T.W.Wilson, portrait psychologique , Payot 2005
Londres
et sa City, un Etat criminel dans l'Etat, et très actif dans
la mise en place du Nouvel Ordre Mondial.
Par eva R-sistons
Qui sont les vrais acteurs des politiques planétaires - dans les coulisses
? Qui est à l'origine des politiques militaro-financières dévastant la planète
? On a l'habitude de désigner les Américains, les Francs-Maçons, les Sionistes,
les sociétés secrètes comme les Bilderberg ou la Trilatérale, que sais-je encore.
Et c'est vrai qu'une grande part des malheurs de l'humanité leur incombent, n'oublions
d'ailleurs pas les faux culs bénis du Vatican, plus préoccupés des choses de ce
monde (et je ne parle évidemment pas des penchants de certains d'entre eux) que
des affaires du Ciel. Au moins dans les faits !
Quoiqu'il
en soit, on oublie un acteur essentiel, sans doute même le plus essentiel:
Londres et sa City. Pendant des siècles, les financiers anglo-saxons ont infesté
la planète, à l'affût des bons placements et des richesses à exploiter. L'impérialisme
anglais, cela vous rappelle des souvenirs ? Certes, les manuels d'Histoire des
Isaac et Jacob sont tendancieux, mais quand même, nous avons tous appris que l'Angleterre
de Sa gracieuse Majesté écumait les mers du monde à la recherche de juteuses opportunités...
Que lit-on sur
Wikipedia ?
" La Cité de Londres (« City of London
» appelé plus communément la City) est le cœur historique de la ville de
Londres, englobant largement en son sein le périmètre du Mur de Londres, ancienne
enceinte ceinturant l'antique cité romaine de Londinium. C'est aussi la plus petite
des circonscriptions administratives du Grand Londres, qui la distingue cependant
des 32 autres districts londoniens, de par un statut Sui generis lui conférant
à la fois le titre de « cité » et de comté cérémonial, dont le mode d'administration
est unique en Angleterre.
La City, dont l'emblème est
le dragon, comprend en son sein deux enclaves (Inner Temple et Middle Temple)
qui ne sont pas administrées par les autorités du Lord-Maire. En revanche, celles-ci
régissent certains parcs se trouvant hors de son territoire.
C'est aujourd'hui un grand quartier d'affaires européen. Il concentre
les sièges sociaux de nombreuses banques, compagnies d'assurance et grandes entreprises
multinationales. C'est également la 3e place financière au monde après New York
et To-kyo- avec sa bourse que l'on appelle le London Stock Exchange.
Même si la Cité de Londres conserve de prestigieux monuments londoniens
comme la cathédrale Saint-Paul, chef-d'oeuvre de Christopher Wren, construite
après le grand incendie de 1666 qui ravagea la plus grande partie de sa superficie,
on la reconnait aujourd'hui grâce aux gratte-ciel qui ont été construits ces dernières
années. Ceux-ci écrasant quelques immeubles anciens rescapés des bombardements
de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses autres de ces tours ultra modernes
qui sont actuellement en projet vont largement continuer à modifier l'aspect architectural
du lieu dans les prochaines années.
(..)
Un centre économique et financier
La Cité a gardé,
depuis son origine, ses particularités financières ; elle est principalement composée
de banques, de la Bourse de Londres, de compagnies d'assurance, de grandes entreprises
et de journaux. Tout ceci fait d'elle un des points de rencontre du marché international
ce qui favorise le tourisme d’affaires. La Cité représente 13 % du PIB britannique[1].
Les activités financières de la Cité ont été importantes
historiquement mais avaient perdu de leur poids dans l'économie mondiale pendant
l'entre-deux-guerres. Depuis le « Big Bang » de 1986, elle a gagné à nouveau du
terrain, en particulier face à New York, handicapé par la loi Sarbanes-Oxley,
plus restrictive[2]. Sur les échanges de dérivés de gré à gré, la part de marché
de la Cité est passée de 27 % en 1995 à 43 % en 2004. Un cinquième des actifs
des hedge fund sont gérés à Londres (dont 80 % des actifs des fonds européens),
comparé à 10 % en 2002[3].
Aujourd'hui,
Londres est la première place financière du monde en ce qui concerne les devises
et son avance ne cesse de progresser selon le rapport trisannuel de la Banque
des règlements internationaux réalisé en avril et publié le 25 septembre 2007.
Sur le marché des devises, sa part de marché est passée entre 2004 et 2007 de
31,3 à 34,1 % contre respectivement 19,2 et 16,6 % pour New York[4]. Néanmoins,
les récents problèmes de Northern Rock ont pu faire naître des inquiétudes chez
certains sur la fragilité de la place. "
Petit
rappel historique
La puissance financière de
Londres est ancienne, liée à l'aristocratie anglo-saxonne. Dès le XIIIe siècle,
la Couronne britannique doit composer avec l'élite financière, marchande, commerciale,
aux ambitions planétaires, et active par le biais de nombreux groupes de pressions
(déjà les fameux lobbies) irrigant le Parlement comme les Médias et d'une façons
générale, tous les centres de pouvoir. Dès le Moyen Age, aussi, les grandes Compagnies
sillonnent les mers, c'est l'âge d'or de l'impérialisme britannique teinté de
messianisme, toujours à l'affût des zones stratégiques (comme Hong-Kong ou Gibraltar),
des secteurs clefs ou des richesses. De vastes territoires sont peuplés par les
sujets de Sa Majesté, qui impriment leur marque en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande,
en Australie, en Afrique australe, et les voies de communication deviennent le
fer de lance de la pénétration dans les terres, permettant l'exploitation de celles-ci...
Le modèle anglo-saxon est exporté aux quatre coins de la planète ! Surtout, la
puissance financière de Londres, reposant sur des banques performantes, ne cesse
de s'affirmer, conquérante, arrogante, cupide, sans scrupules. Et terriblement
prédatrice !
Petit aperçu,
en Chine:
"Quand vos autorités ont interdit
l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic
était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de
la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port
de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident.
Civils, militaires, politiciens...
Les
promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que
de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus.
Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre
des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de
ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse,
on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.
Les puissances occidentales ont considéré votre
refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme
une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire,
dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident
le décide...
Alors, on vous a fait la guerre,
sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté,
à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre
de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré,
initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN
n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis
et le Japon.
Les britanniques, par le traité
de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong
par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé
le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour
vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.
Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium",
de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire
chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités
spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre
1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue". (http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html)
Autre exemple: On doit aussi aux Anglais la reconnaissance
d'un foyer juif en Palestine (Déclaration Balfour, du nom d'Arthur James Balfour
homme politique britannique: "Le 2 novembre 1917, le Royaume-Uni publie
cette lettre dans laquelle il se déclare en faveur de l'établissement en Palestine
d'un foyer national pour le peuple juif" - Wikipedia) (1)
Vers
le Nouvel Ordre Mondial
Londres constitue un Etat dans
l'Etat de Grande-Bretagne, la City constitue un Etat (financier) au sein de Londres,
et les esprits les plus brillants accaparent tous les postes stratégiques, en
politique, en économie, dans les médias, au sein de l'Armée... L'élite financière
et commerciale a rapidement nourri des rêves de domination planétaire, aspirant
à mettre sous la tutelle de la City, et de Wall Street, le monde entier. Les plans
du Nouvel Ordre Mondial ont germé très tôt. Ils ont pris leur envol sous Cecil
Rhodes, au 19 e siècle, convaincu de la supériorité des Anglo-Saxons pour mener
à terme des projets hégémoniques sur la planète.
Le Nouvel
Ordre Mondial doit être marchand, financier et commercial. L'humain ? Sacrifié
! La cupidité de l'aristocratie mercantile est sans limites... et la philosophie,
les méthodes, les principes élaborés à la City sont implacables, d'ailleurs teintés
d'eugénisme: La population mondiale devra diminuer pour être dominée plus facilement.
Ainsi, le monde sera contrôlé par les Anglo-Saxons, de gré ou de force. Et même
si la mise en place est progressive, quoiqu'accélérée depuis quelques temps (avec
la crise et la pandémie), le Nouvel Ordre Mondial verra le jour. A peine élu Président
du Conseil européen, le belge Herman Van Rompuy a d'ailleurs déclaré : "2009
est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l'instauration du
G20" (Discours d'acceptation, 13.11.2009).
L'objectif
du NOM n'est pas de gouverner dans l'intérêt des peuples, comme il voudrait le
faire croire, mais d'établir la domination définitive du capitalisme anglo-saxon
sur le monde, d'étendre sa puissance tant financière que commerciale. Mais avec
moins d'habitants, et plus soumis...
La Grande-Brtagne
est un acteur important dans la création de l'Union européenne, une UE de plus
en plus inféodée à Washington (alliance euro-atlantique), en particulier via l'intégration
à l'OTAN. Pour prévenir une nouvelle guerre ? Pas du tout. Ca, ce sont les objectifs
officiels. En réalité, il s'agit de substituer aux Etats souverains, indépendants,
une structure unifiée, tremplin pour le Nouvel Ordre mondial, pouvant s'intégrer
plus facilement dans le cadre du gouvernement mondial. Vous voulez mon opinion
? L'Etat nazi sous direction allemande fait progressivement place à un super-Etat
totalitaire aux couleurs anglo-saxonnes. Et pour le faire mieux accepter par l'opinion,
on le présente écologique... C'est d'ailleurs le Prince Philips, le mari de la
Reine d'Angleterre, qui a dirigé le WWF pendant une quinzaine d'années.
Derrière le Nouvel Ordre Mondial se dessine un contrôle total des
populations et des richesses planétaires. Nous sommes loin de la présentation
presque idyllique qui en est faite !
Londres,
en quelques mots
Les grands événements mondiaux
prennent leur source à Londres. Pas seulement culturels (comédies musicales, Théâtres,
musées gratuits, créativité..), mais surtout dans le monde des Affaires. Pour
mémoire, les meilleures banques et les plus grandes sociétés d'assurance ont leur
siège à Londres. Les principaux échanges commerciaux et financiers passent par
Londres. Dans cette ville séparée du reste du pays, il y a une concentration de
richesse financière et de compétences, un dynamisme sans équivalents dans le monde.
Mais s'agit-il d'un colosse aux pieds d'argile ? Pour Lyndon Larouche, "au sommet
de la pyramide, la City de Londres réalise que son système financier est condamné,
et elle est prête à déchaîner l'enfer sur terre" (Alterinfo.net).
L'enfer sur terre ? Certes, avec le Nouvel Ordre Mondial en gestation.
Mais un NOM lui-même précédé d'une longue histoire de prédations, de guerres de
conquêtes, de crimes innombrables...aux quatre coins de la planète. Il est temps
de démasquer les vrais coupables, il est temps de révéler au monde le vrai visage
de Londres et de sa City, un cancer de l'humanité, édifiant de grandes fortunes
sur le sang et la misère de millions d'individus.
Le
passé de cet Etat dans l'Etat parle de lui-même. Nous savons que l'avenir dessiné
par lui sera implacable, encore et toujours...
Eva
r-sistons
(1) La Déclaration Balfour
de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937),
publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des
Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération
Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël.
À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie
de l'empire ottoman. Les troupes britanniques, emmenées par le Général Sir Edmund
Allenby, s'engagent dans une campagne contre les Turcs en 1917. Le 31 octobre,
les Britanniques remportent une victoire décisive, dans la ville de Beer-Sheva,
ce qui conduit à la capitulation de l'empire ottoman. http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917
Nos
Banksters prêtent 25 à 40 fois le montant des dépôts, c’est-à-dire 20 à 40 fois
le montant de nos économies et de nos salaires OBLIGATOIREMENT versés sur un compte
bancaire ! Pour tuer le moloch,le liquider, le nettoyer, les envoyer tous
en enfer avec leurs amis politiques: Retirez toutes vos économies des banques
! Action mondiale du 15 au 18 avril, initiative de nos amis américains,
qui nous ont aimablement précédé de quelques mois sur le chemin de la ruine orchestrée
par le cartel mondial bancaire ! À lire, à diffuser autour de soi, faire
sauter la banque pacifiquement, sans effusion de sang, les atteindre par là où
ils ont péché d’une avidité sans borne . http://www.taxfree15.com/ http://www.taxfree15.com/
2.Posté
par dan le 05/03/2010 12:19
@ alcide - -- formidable initiative à diffuser tous azimuts mais quels sont les
outils pour mettre en place cette belle initiative sur le terrain?
même en activant tous les réseaux, comment mobiliser une population complètement
désinformée et démobilisée pour mettre suffisament de monde dans la rue pour que
ce ne soit pas flop?
3.Posté
par Alcide le 05/03/2010 12:24
Les
banques européennes ont un effet de levier compris entre 26,6 et 43,9 ! (Source
: http://www.jpchevallier.com/article-le-credit-agricole-2009-et-les-gos-banques-francaises-45634358.html
) c'est-à-dire qu'il suffit que 3 % de la population (moyenne pondérée) retire
ses avoirs pour signifier la mise en faillite immédiate des banques françaises.
Il faut faire exactement la même chose en Europe, comme le peuple US et
soutenir nos amis grecs, espagnol, italien, irlandais,islandais du 15 au 18 avril
grève générale et solder le compte en banque ainsi que tous les comptes d'épargne.
De toute manière si les banques se cassent la figure avant, il ne faut
pas se faire la moindre illusion, nos comptes seront immédiatement bloqués et
notre argent rendu indisponible, y compris par voie législative. C'est la terrible
mésaventure qui est arrivée aux argentins au début des années 2000 . Disons
non à l'asservissement éternel à la dette, retirons nos avoirs bancaires et qu'il
aillent tous au diable ! http://www.taxfree15.com/ http://www.taxfree15.com/
4.Posté
par dan le 05/03/2010 12:51
@ alcide - --- tout à fait d'accord sur la pertinence de retirer ses avoirs
des banques Malgré la forte hausse journalière de l'or ""'9%"""
en 1 MOIS!!! il faut rediriger ses avoirs pour ceux qui en ont et surtout ne pas
laisser ni argent ni or dans les banques
5.Posté
par Valdère le 05/03/2010 13:02
pour
Lyndon Larouche,c'est bien là que se situe le coeur du problème et il propose
l'alliance des quatres puissances(Etats-Unis,Chine,Inde,Russie)pour en finir avec
l'Empire Financier Britannique et Hollandais issu de l'ancien système banquaire
Vénitien. Pour cela il propose ,en corrélation à cette alliance,un nouveau
"Bretton Woods"et le rétablissement des lois Glass-Steagall au niveau
international par la nomination d'une commission d'enquête parlementaire dotée
de réels pouvoirs d'instruction,à l'image de la "Commission Pecora",pour
juger les banquiers ,permettre à chacun de connaître le dessous des cartes et
créer ainsi une base populaire de soutien à un changement politique. Cela
n'empêche personne de rejoindre la proposition d'action "Tuer le Moloch"
d'Alcide,bien au contraire.Nous avons urgemment besoin de nous débarrasser de
cette vielle Oligarchie Financière Dégénérée avant qu'il ne soit trop tard!
6.Posté
par eva r-sistons le 05/03/2010 14:00
Il
y a belle lurette que je ne laisse plus rien en banque, juste le strict nécessaire
! Eva http://r-sistons.over-blog.com
7.Posté
par Alif le 05/03/2010 15:26
Un
article trés interessant qui démontre les interconnextions entre la mafia de la
city et la mafia de Wall Street . Comme l' a bien dit attali :"l'argent,
machine à transformer le sacré en profane, (…) constitue un excellent moyen de
servir Dieu"
Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale
- Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale
par Aline De Dieguez
Extrait :
9 - Le mécanisme de l'escroquerie de Réserve Fédérale
A l'origine,
le cartel de banques appelé la Réserve fédérale américaine était composé de dix
principaux groupes d'actionnaires privés :
- Rothschild
Banks of London and Berlin - Lazard Brothers Bank of Paris - Israel
Moses Sieff Banks of Italy - Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
- Lehman Brothers Bank of New York - Kuhn Loeb Bank of New York
- Chase Manhattan Bank of New York - Goldman Sachs Bank of New York
A l'intérieur de ces groupes , environ trois cents personnes en
chair et en os sont actionnaires - donc propriétaires - de ces banques. Elles
se connaissent toutes car elles sont soit des membres directs de la famille des
quelqu'uns des plus gros actionnaires , soit leur sont apparentées par alliance.
Comme le révèle le graphique en note (7) les mêmes noms avec
des prénoms différents reviennent régulièrement. Il existe une connexion directe
entre la Banque d'Angleterre et la FED par l'intermédiaire de leurs deux principaux
représentants à New York, les familles Rothschild et JP Morgan Co. Il en résulte
que ce sont finalement les établissements bancaires de Londres qui contrôlent
les Banques de la Réserve Fédérale et constituent ce que le poète Ezra Pound appelait
la London Connexion .
On comprend mieux, dans ces conditions,
pourquoi l'Angleterre n'entrera jamais dans la zone euro . Qui peut croire que
les financiers de la City accepteront d'abandonner leur monnaie et tous les avantages
liés à la Bourse de Londres , d'autant plus que leurs intérêts privés se trouvent
stucturellement liés au mécanisme de la FED, leur créature? A moins qu'à l'occasion
du séisme monétaire mondial qui se profile à l'horizon, ils ne réussissent à mettre
la main sur la BCE, la Banque Centrale européenne , et à faire miroiter à la couvée
apeurée des vassaux européens "l'immense avantage" qui résulterait pour
eux de la création d'une monnaie "atlantique" - qu'on appellerait l'eurodollar
ou l'atlante. Grâce au taux de change que Wall Street imposerait, il est plus
que prévisible qu'une grande partie les dettes accumulées par les Etats-Unis serait
automatiquement effacée. Mais pendant tout ce temps, les financiers auront acquis
des richesses faramineuses sous la forme de biens réels . Et c'est ainsi que Jahvé
est grand et qu'il est aisé de s'enrichir grâce au travail des citoyens du monde.
J'ai
retiré tous mes avoirs en banque depuis au moins cinq ans (CC et épargne) et je
me porte bien mieux. Je paye cash tout ce que j'achète. En cas de "forte"
somme, comme le cas d'achat d'une voiture, je donne un chèque CCP. Meilleurs services
à moindres frais!
Joe Stack,
illustration d'un monde schizophrène
Joe
Stack, illustration d'un monde schizophrène Joe Stack ,ingénieur
indépendant spécialisé dans les logiciels informatiques,
a précipité volontairement son petit avion sur un immeuble de l'administration
fiscale à Austin, au Texas, le 18 février 2010. Voici sa lettre
d'adieu, un document exceptionnel qui révèle au grand jour un monde
devenu schizophrène.
"Si
vous lisez ceci , sans doute que vous devez vous demander" pourquoi il a
fallu que cela arrive?" La simple vérité est que c'est compliqué
, et cela faisait longtemps que c'était en route. L'idée d'écrire
m'est venue il y a plusieurs mois, c'était dans le but d'une thérapie
et en fait j'ai réalisé qu'il n'y a pas assez de thérapies
dans le monde pour réparer ce qui est cassé. Je pourrais remplir
des volumes avec pleins d'exemples , mais je trouve le procedé de l'écriture
frustrant et il est peut-être inutile, peut-être parce que j'ai du
mal à articuler mes pensées à la lumière de la tempête
qui a lieu dans ma tête. Je ne sais pas ce qui est thérapeutique,
mais des temps desespérés appellent des mesures desespérées.
Quand
nous sommes enfants, on nous apprend à tous que sans les lois, il n'y aurait
pas de société mais l'anarchie. Malheureusement cela commence dès
le plus jeune âge dans ce pays où on nous lave le cerveau en nous
faisant croire qu'en retour pour notre dévouement et nos services, notre
gouvernement rendra justice à tous.
On
continue de nous laver le cerveau en nous faisant croire qu'il y a de la liberté
dans ce pays, et que nous devrions être prêts à donner nos
vies pour les nobles principes représentés par les Pères
Fondateurs. Rappellez-vous, l'un de ces principes était : "pas de
taxation sans représentation". J'ai passé la totalité
de ma vie d'adulte à désapprendre cette "merde", apprise
pendant mon enfance et si de nos jours quelqu'un veut défendre ce principe,
il passe pour fêlé, traître ou pire...
Alors
que très peu de travailleurs diraient qu'ils n'ont pas eu leur juste part
d'impôts à payer (comme moi), de ma vie je n'ai vu de politiciens
voter sur des sujets concernant mes semblables et moi même.
Pourquoi
une poignée de voyous et de pilleurs se permettent de commettre des atrocités
impensables (et dans le cas des dirigeants du GM, pendant des années) et
quand c'est le moment pour leur filon de s'effondrer sous le poids de leur gloutonnerie
et de leur stupidité écrasante, la puissance du gouvernement fédéral
au grand complet n'a aucune difficulté à les aider en quelques jours
ou même quelques heures? Cependant, en même temps, la blague que nous
appelons le système médical américain , comprenant les compagnies
pharmaceutiques et les assurances, assassinent des dizaines de milliers de gens
par an, volent les cadavres et mutilent des victimes et les leaders du pays ne
trouvent pas çà aussi important que de renflouer les entreprises
de quelques-uns de leurs vils et riches copains. Cependant les "représentants
politiques" ( voleurs, menteurs et racailles pillantes serait plus approprié)
ont passé beaucoup de temps années après années à
débattre du "terrible problème du système de santé"
et il est clair qu'ils ne voient pas de crise tant que les morts ne les empêchent
pas de recevoir des profits.
Et
la justice ? Vous voulez rire! Est-ce qu'un individu rationnel peut expliquer
l'origine de l'éléphant blanc au milieu de notre système
d'impôts et dans notre système légal?
(Note
: l'éléphant blanc est une expression anglaise : quand on veut ruiner
quelqu'un, on lui offre un éléphant blanc, parce que celui-ci coûte
plus qu'il ne rapporte )
Nous
avons un système qui est bien trop compliqué à comprendre
pour le plus intelligent des professeurs. Cependant, sans aucune pitié,
il rend «responsables» ses victimes, clamant qu'ils sont tenus de
se plier à des lois que même les experts ne comprennent pas .
La
loi "requiert"une signature en bas des déclarations d'impôts,
cependant personne ne peut dire franchement qu'il a compris ce qu'il signait;
si ce n'est pas "contraint et forcé " qu'est-ce que c'est? Si
ce n'est pas une mesure de régime totalitaire , rien d'autre ne l'est.
Comment
en suis-je arrivé là?
Ma
plongée dans le vrai cauchemar américain a commencé au début
des années 80. Par malheur, après seize ans d'école, j'ai
tenu pour acquis, de manière absurde et pompeuse, que j'étais capable
de lire et comprendre l'anglais .
Des
amis m'ont présenté à un groupe de personnes qui étudiait
le "code des impôts" et en discutait. Et particulièrement
sur un article qui relatait les merveilleuses "exemptions " qui permettaient
à des institutions comme la vulgaire et corrompue église catholique
de devenir incroyablement riche.
Nous
avons attentivement étudié les lois (avec l'aide des meilleurs et
des mieux payés parmi les spécialistes en droit ) et ensuite nous
avons commencé à faire exactement ce que faisaient les "big
boys" (sauf que nous ne volions pas à la congrégation et ne
mentions pas au gouvernement sur des gros profits, faits au nom de Dieu). Nous
avons fait bien attention que tout soit visible , nous avons suivi toutes les
règles, exactement comme prescrit par la loi.
Le
but de cet exercice et de nos efforts était d'aboutir à une réévaluation
plus que nécessaire de nos lois qui permettaient à des monstres
de religions organisées de se moquer des gens qui gagnaient leurs vies
honnêtement. Cependant, c'est là que j'ai appris qu'il y avait deux
"interprétations "pour chaque loi; une pour les riches, et une
pour tous les autres ...Oh, et les monstres, ce sont justement ceux qui font et
imposent les lois; l'inquisition est toujours vivante et se porte bien dans ce
pays de nos jours !!
Cette
petite leçon de patriotisme m'a couté plus de 40 000$, 10 ans de
ma vie et à réduit à zéro mon plan de retraite. Cela
m'a fait réaliser pour la première fois que je vivais dans un pays
avec une idéologie qui est basée sur un mensonge total et complet.
Cela m'a aussi fait réaliser non seulement à quel point j'étais
naïf , mais aussi l'incroyable stupidité du peuple américain
qui gobe à fond sa liberté de merde...et qui continue à le
faire les yeux fermés, malgré l'écrasante évidence
de ce qu'il a sous les yeux .
Avant
même de m'être vraiment guéri de la douleur cuisante de ma
première leçon concernant la vraie justice de ce pays (vers 1984
après avoir terminé mes études d'ingénieur et encore
passé 5 ans à « payer mes dettes »), j'ai senti qu'il
fallait que j'essaye de réaliser mon rêve de devenir ingénieur
indépendant.
A
propos des ingénieurs et des rêves d'indépendance, je ferai
une digression pour dire que je suis sûr d'avoir hérité de
mon père sa fascination pour résoudre concrètement les problèmes.
J'ai compris cela très jeune.
La
signification de l'indépendance, cependant, m' est venue plus tard, pendant
mes premières années de fac, quand j'avais 18-19 ans et que j'habitais
seul dans un appartement à Harrisburg, en Pennsylvanie . Ma voisine était
une vieille dame à la retraite (plus de 80 ans me semblait être très
vieux),veuve d'un ouvrier retraité des aciéries. Son mari avait
travaillé toute sa vie dans les aciéries du centre de la Pennsylvanie
avec la promesse de l'usine et de l'Union Syndicale qu'après ses 30 ans
de service, il aurait une pension et une mutuelle médicale pour sa retraite.
A la place, il a fait parti des milliers de gens qui n'ont rien eu à cause
de la direction incompétente et du syndicat corrompu (sans oublier le gouvernement
) qui ont raflé l'argent placé pour les pensions et volé
leur retraite. Elle n'avait plus que le minimum vieillesse pour survivre.
Rétrospectivement
la situation était risible, parce que j'ai survécu pendant des mois
d'affilée de pain et de beurre de cacahuète (ou de crackers Ritz
quand je pouvais me le permettre). Quand j'ai connu un peu plus cette pauvre femme
et entendu son histoire, je trouvais que ses problèmes était pires
que les miens (moi après tout je pensais que j'avais la vie devant moi).
J'ai été sincèrement choqué, quand nous échangions
nos histoires et compatissions l'un avec l'autre et qu'à sa manière
trés "grand-maternelle", elle essayait de me convaincre que ce
serait plus "sain" pour moi de manger de la nourriture pour chat (comme
elle), plutôt que du pain et du beurre de cacahuète. Je ne pouvais
vraiment pas me résoudre à çà, mais mon impression
était faite. J'ai décidé que je ne ferais pas confiance aux
grandes entreprises pour prendre soin de moi, et que je deviendrais responsable
de mon avenir et de moi-même.
Retour
aux années 1980 où j'ai démarré un terrifiant contrat
d'ingénieur en logiciels et 2 ans plus tard, grâce aux efforts "camouflés"
d'Arthur Andersen (de la même clique que ceux qui nous ont amené
Enron et autres calamités du même style), et du sénateur new
yorkais Patrick Moynihan, nous avons vu passer la réforme des impôts
de 1986 avec son paragraphe 1706.
Pour
ceux qui ne sont pas dans le coup, voici le coeur du texte du paragraphe des impôts
n° 1706, qui définit le texte de loi des travailleurs (ingénieurs
compris) au sujet de leurs impôts.
Allez
voir ce lien pour un compte-rendu de commission :
qui
tend vers une interprétation du paragraphe 1706 et l'application du paragraphe
530, qui en est l'amendement. Pour savoir comment ces lois concernent les travailleurs
des services techniques et leurs clients, lisez notre discussion ici :
Paragraphe
1706
Comment
traiter certains personnels techniques
a)
GENERAL Le paragraphe 530 de la déclaration de revenus de 1978 est amendé
par ajout final du nouveau sous-paragraphe suivant.
d)
EXCEPTION Ce paragraphe ne s'appliquera pas dans le cas d'un individu qui conformément
à un arrangement entre le contribuable et une autre personne en fournissant
des services pour une telle autre personne telle qu'un ingénieur, un designer,
un programmeur informatique, un analyste de système ou autre travailleur
ayant des compétences semblables dans un emploi semblable.
b)
DATE EFFECTIVE L'amendement de ce paragraphe s'appliquera aux rémunérations
reçues et services rendus après le 31 décembre 1986.
Note:
« Une autre personne » désigne le client dans la relation traditionnelle
de boutique.
Le
« contribuable » est le recruteur, le courtier, l'agence ou la boutique.
«
L'individu », « l'employé » , le « travailleur
» , c'est vous.
Admettons,
vous avez besoin de lire le texte de loi pour comprendre ce qu'il veut dire, mais
ce n'est pas très compliqué. La ligne tout en bas revient à
dire qu'ils auraient pu aussi bien mettre mon nom exactement dans le texte du
paragraphe d). De plus, cela aurait été encore plus franc s'ils
m'avaient carrément déclaré criminel et esclave sans citoyenneté.
Vingt ans plus tard je n'arrive toujours pas à en croire mes yeux.
Durant
l'année 1987, j'ai dépensé près de 5000 $ de ma poche
et passé au moins 1000 heures de mon temps à écrire , imprimer,
et envoyer du courrier à tout sénateur , parlementaire, gouverneur,
ou limace qui voudrait bien m'écouter; aucun ne l'a fait, et ils m'ont
tous généralement traité comme si je leur faisait perdre
leur temps. J'ai passé d'inombrables heures sur les routes de L.A. pour
aller à des réunions ou dans des groupes professionnels désorganisés
qui essayaient de monter une campagne contre cette atrocité. Ceci pour
seulement découvrir que nos efforts étaient facilement sapés
par quelques taupes, des agents de change qui commençaient juste à
apprécier l'argent provenant de la nouvelle déclaration de leur
"liberté". Oh, et ne l'oubliez pas, pendant tout le temps que
je passais là-dessus, je perdais de l'argent et ne pouvais le facturer
aux clients.
Après
des mois de lutte, c'était devenu clairement un exercice futile. Ce que
nous pouvions obtenir de mieux pour tout notre dérangement était
un discours d'un porte parole de L'IRS, qu'ils n'allaient pas mettre en oeuvre
cet amendement (traduisez : harasser les ingénieurs et les scientifiques).
Il fut prouvé immédiatement que c'était un mensonge , et
l'existence de cette loi a commencé à avoir son impact sur mon résultat
comptable. C'était bien sûr l'effet désiré.
A
nouveau mon plan épargne retraite est retombé a zéro. Si
j'avais eu du bon sens , j'aurais abandonné l'ingénierie sans regarder
en arrière.
Au
lieu de ça, je fus très occupé avec des semaines de travail
de 100 heures. Puis est arrivée la dépression de L.A. du début
des années 1990. Nos dirigeants décidèrent qu'ils n'avaient
pas besoin de toutes ces bases aériennes supplémentaires de Californie
du Sud, elles furent donc fermées; juste comme çà. Le resultat
fut une dévastation économique de la région qui rivalisa
avec le fiasco trés médiatisé de Texas S & L. Cependant
comme le gouvernement en fut la cause, tout lemonde se foutait des jeunes familles
qui perdaient leur maison ou des rues entières de maisons abandonnées
aux riches compagnies de prêts qui recevaient des aides du gouvernement
pour «consolider» leur bénéfices exceptionnels. De nouveau,
je perdis ce que j'avais mis de coté pour ma retraite.
Des
années plus tard, après la tempête d'un divorce et la lutte
constante pour maintenir mon entreprise, je me retrouvais de nouveau finalement
à remonter la pente. Et puis il y eut la bulle informatique, puis le cauchemar
du 11 septembre.
Nos
dirigeants décidèrent qu'aucun avion n'avait le droit de voler,
pour ce qui semblait être une éternité; et longtemps après
cela, des zones spéciales comme San Francisco furent en alerte sécurité
pendant des mois. C'est ainsi que l'accès à mes clients est passé
à un coût prohibitif.
Ironiquement,
après ce qu'ils avaient fait, le gouvernement vint à la rescousse
des compagnies aériennes avec des milliards de $ provenant de nos impôts...comme
d'habitude, ils m'ont laissé "moisir" et "crever" pendant
qu'ils renflouaient leurs compères riches et incompétents AVEC MON
ARGENT. Après ces évènements, j'ai perdu mon boulot, mais
pas toutes mes économies et mon épargne retraite.
C'est
à ce moment là que je me suis dit qu'il serait peut-être bien
de changer. Au revoir la Californie, je vais essayer Austin pendant un moment.
Alors j'ai déménagé, juste pour m'apercevoir que c'est un
endroit avec un sens de la suffisance hyperdimensionné et où sacré
peu de travail d'ingénierie est fait. Je n'ai jamais connu une période
aussi difficile pour trouver du travail. Les tarifs correspondaient au tiers de
ce que je gagnais avant le crash, car les tarifs ici sont fixés par les
3 ou 4 grandes compagnies du secteur qui s'entendent pour baisser les prix et
les salaires.. Et tout ceci arrive parce que le département de la justice
ne veut que "prendre" seulement et ne servir personne d'autre qu'elle
même et ses riches copains .
Pour
survivre, je fus forcé de cannibaliser mes économies et mon plan
retraite. Ceci c'est passé lors d' une année de dépenses
mammouthesques et sans un seul dollar de revenus. Je n'ai pas rempli de déclaration
cette année là, pensant que ce n'était pas nécessaire,
vu que je n'avais pas eu de revenus. Le sordide gouvernement décida qu'ils
n'étaient pas d'accord. Mais je n'ai pas été notifié
à temps pour pouvoir enclencher une objection légale, alors quand
j'ai voulu intenter une action en justice, on m'a dit que je n'y avais plus droit
parcce que les délais de réclamation avaient expiré. Et voilà,
encore 10 000$ pour des frais de justice.
Et
maintenant nous arrivons au présent . Après mon experience avec
le monde du CPA, suite au crash de mon entreprise, j'ai juré de ne plus
jamais remettre les pieds dans un autre bureau de comptable. Mais me voilà
de nouveau marié avec beaucoup de revenus sans justificatifs, sans oublier
un nouvel outil de travail qui coûte très cher, un piano, que je
ne savais pas utiliser. Après avoir longuement réfléchi,
j'ai décidé que cela serait irresponsable de NE PAS demander une
aide professionnelle. Une très grosse erreur.
Quand
nous reçumes les imprimés, j'étais très optimiste,
je pensais qu'ils étaient remplis correctement. J'avais apporté
mes documents comptables de toutes les années précédentes
à Bill Ross et il revint avec des résultats très semblables
à ceux auxquels je m'attendais. Sauf qu'il avait négligé
d'inclure le contenu des revenus de Sheryl (12 700$). Pour aggraver les choses,
Ross savait tout du long que ça manquait, et je l'ignorais jusqu'a ce qu'il
en fasse état en plein milieu de l'audit. A ce stade-là, il devint
d'une évidence brutale qu'il se représentait lui- même et
pas moi.
Je
me suis retrouvé coincé au milieu de ce désastre, essayant
de défendre des transactions qui n'avaient rien a voir avec tout ce qui
relevait d'impôts. Des choses dont je n'avais rien su, et des choses que
ma femme pensait n'avoir aucune importance pour quiconque. Le resultat final ...bon,
regardez autour de vous.
Je
me rappelle avoir lu au sujet du crash de la bourse avant la "grande "
dépression, que de riches banquiers et hommes d'affaires sautaient par
les fenêtres quand ils comprenaient qu'ils avaient cafouillé et tout
perdu. N'est-ce pas ironique le chemin que nous avons parcouru en 60 ans dans
ce pays, et que maintenant, ils savent comment régler ce petit
problème
: ils volent tout simplement la classe moyenne (qui n'a rien le droit de dire
dans tout cela, les élections sont une farce) pour se couvrir et c'est
le "business comme d'habitude". Maintenant quand les gros se "plantent",
les pauvres meurent de leurs erreurs ... n'est-ce pas une solution propre et intelligente?
De
même que les agences du gouvernement, la FAA est souvent appellée
l'agence "tombale", bien qu'elles ne soient pas la seule. Le dernier
président marionnette GW Bush et ses copains ont pendant 8 ans aggravé
de manière certaine les choses pour nous et cela devait être vrai
pour tout le gouvernement. Rien ne change sauf s'il y a un comptage des présents
( sauf si c'est dans l'interêt des riches truies qui mangent dans l'auge
du gouvernement ). Dans un gouvernement pleins d'hypocrites du haut en bas, la
vie a aussi peu de valeur que leurs mensonges et leur lois à leur propre
service.
Je
sais que je ne suis pas le premier a décider que j'ai subi tout ce que
je pouvais supporter. Cela a toujours été un mythe que les gens
ont arrêté de mourir pour leur liberté dans ce pays, cela
ne se limite pas aux noirs et aux immigrants pauvres. Je sais qu'il y en a eu
d'innombrables avant moi et qu'il y en aura au moins autant après moi.
Mais je sais aussi qu'en n'ajoutant pas mon corps au nombre, je m'assure que rien
ne changera. Je choisis de ne pas regarder par-dessus mon épaule, en direction
de "Big Brother" pendant qu'il désosse ma carcasse. Je choisis
de ne pas ignorer ce qu'il se passe autour de moi, je choisis de ne pas faire
semblant que le business ordinaire continuera. J'en ai juste assez.
Je
ne peux qu'espérer seulement que les chiffres deviendront rapidement trop
importants pour être blanchis, et ignorer que les zombies Américains
se réveillent et se révoltent, il ne faut rien de moins. J'espère
seulement qu'en touchant un nerf qui stimule l'inévitable double standard,
le gouvernement réagira par des restrictions draconniennes encore plus
stupides qui réveilleront les gens, leur montrant les voyous politiques
pompeux et leurs mignons sans cervelles pour ce qu'ils sont. Il est triste d'avoir
passé toute ma vie bien à essayer de croire qu'il n'en etait pas
ainsi, mais la violence n'est pas la réponse, mais c'est la seule réponse.
La blague cruelle, c'est que les vrais gros tas de merde au sommet l'ont toujours
su et ils ont rigolé d'imbeciles comme moi, et ont utilisé cette
connaissance contre nous.
J'ai
lu une fois que la définition de la folie, c'est de répéter
plusieurs fois le même processus et s'attendre à ce que soudainement
le résultat soit different.
Je
suis finalement prêt à arrêter cette folie. Et bien Monsieur
Big Brother IRS, essayons quelque chose de différent; prenez ma livre de
chair et dormez bien.
Le
credo communiste: de chacun selon ses capacités, à chacun selon
ses besoins.
Le
credo capitaliste: de chacun selon sa crédulité, à chacun
selon son avidité."
Joe
STACK (1956-2010)
publié
par roland (webmaster DE Dazybaoueb) 30 avril 2011 PIERRE
CLASTRES, DES SOCIETES CONTRE L'ETAT
Auteur : Michel Peyret
- Source : Courriel de l'auteur
Dans
les années 70 du siècle dernier, il se présentait ainsi :
« Je m'occupe des sociétés primitives, plus spécialement
de celles d'Amérique du Sud où j'ai fait tous mes travaux de terrain.
Là, on part d'une distinction qui est interne à l'ethnologie, à
l'anthropologie des sociétés primitives. Ce sont des sociétés
sans Etat. Forcément parler de sociétés sans Etat c'est nommer
en même temps les autres, c'est-à-dire les sociétés
à Etat. Où est le problème ? C'est que je me demande pourquoi
les sociétés sans Etat sont des sociétés sans Etat,
et alors il me semble m'apercevoir que si les sociétés primitives
sont des sociétés sans Etat c'est parce qu'elles sont des sociétés
de refus de l'Etat, des sociétés contre l'Etat... »
LE
REFUS DE L'ETAT
Pour
lui, cette absence d'Etat dans ces sociétés n'est donc pas un manque.
Ce n'est pas parce qu'elles sont l'enfance de l'humanité et qu'elles sont
incomplètes, ou qu'elles ne sont pas assez grandes, qu'elles ne sont pas
adultes, majeures...C'est bel et bien parce qu'elles refusent l'Etat au sens large,
l'Etat défini comme dans sa figure minimale qui est la relation de pouvoir.
Par
là même, parler de sociétés sans Etat, ou de sociétés
contre l'Etat, c'est parler des sociétés à Etat, et la question
qui l'enracine c'est : d'où sort l'Etat, quelle est l'origine de l'Etat
?
Mais,
dit Pierre Clastres, il y a tout de même deux questions séparées
:
* Comment les sociétés primitives font-elles pour ne pas avoir d'Etat
? * D'où sort l'Etat ?
Aussi,
l'analyse de la question du pouvoir dans les sociétés primitives,
dans les sociétés sans Etat, peut nourrir une réflexion politique
sur nos propres sociétés.
Et
là, dit-il, très vite, on rencontre la question du marxisme.
LA
QUESTION DU MARXISME L'ETAT
«
Mes rapports avec ceux de mes collègues qui sont marxistes sont marqués
par un désaccord au niveau de ce qu'on fait, au niveau de ce que l'on écrit,
pas forcément au niveau personnel.
«
La plupart des marxistes sont orthodoxes, je dis la plupart parce qu'il y en a
qui ne le sont pas, heureusement, mais ceux qui sont orthodoxes s'en tiennent
davantage à la lettre qu'à l'esprit.
«
Alors, la théorie de l'Etat, dans ce sens-là, qu'est-ce que c'est
? C'est une conception instrumentale de l'Etat, c'est-à-dire que l'Etat,
c'est l'instrument de la domination de la classe dominante sur les autres...
«
A la fois dans la logique et dans la chronologie, l'Etat vient après, une
fois que la société est divisée en classes, qu'il y a des
riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités. L'Etat, c'est
l'intrument des riches pour mieux exploiter et mystifier les pauvres et les exploités.
»
L'ETAT,
LA DIVISION FONDATRICE
Pour
Pierre Clastres, à partir des recherches et des réflexions qui ne
quittent pas le terrain de la société primitive, de la société
sans Etat, il lui apparaît que c'est le contraire, ce n'est pas la division
en groupes sociaux opposés, ce n'est pas la division entre riches et pauvres,
en exploiteurs et exploités, la première division, et celle qui
fonde en fin de compte toutes les autres, c'est la division entre ceux qui commandent
et ceux qui obéissent, c'est-à-dire l'Etat, parce que fondamentalement
c'est ça, c'est la division de la société entre ceux qui
ont le pouvoir et ceux qui subissent le pouvoir.
«
Une fois qu'il y a ça, dit-il, c'est-à-dire la relation commandement/obéissance,
c'est-à-dire un type ou un groupe de types qui commandent aux autres qui
obéissent, tout est possible à ce moment-là, parce que celui
qui commande, qui a le pouvoir, il a le pouvoir de faire faire ce qu'il veut aux
autres, puisqu'il détient le pouvoir précisément, il peut
leur dire travaillez pour moi, et à ce moment-là l'homme de pouvoir
peut se transformer très facilement en exploiteur, c'est-à-dire
en celui qui fait travailler les autres. »
LES
SOCIETES PRIMITIVES NE SE DIVISENT PAS
Cependant,
s'agissant des sociétés primitives, Pierre Clastres considère
que, lorsqu'on réfléchit sérieusement à la manière
dont fonctionnent ces machines sociales, on ne voit pas comment ces sociétés
peuvent se diviser, peuvent se diviser en riches et en pauvres.
«
On ne voit pas parce que tout fonctionne pour empêcher cela précisément.
Par contre on voit beaucoup mieux, on comprend beaucoup mieux, enfin plusieurs
questions obscures se clarifient, à mon avis, si on pose d'abord l'antériorité
de la relation de pouvoir.
«
C'est pourquoi il me semble que pour y voir plus clair dans ces questions, il
faut carrément renverser la théorie marxiste de l'origine de l'Etat
c'est un point énorme et précis en même temps
et il me semble que loin que l'Etat soit l'instrument de domination d'une classe,
donc ce qui vient après une division antérieure de la société,
c'est au contraire l'Etat qui engendre les classes.
«
Cela peut se démontrer à partir d'exemples de sociétés
à Etat non-occidentales, je pense particulièrement à l'Etat
Inca dans les Andes. Mais on pourrait prendre aussi bien d'autres exemples parfaitement
occidentaux, et puis même un exemple très contemporain, c'est L'URSS...
»
L'ETAT
SUPPRIME OU ENGENDRE LES CLASSES
Pierre
Clastres considère que l'URSS a supprimé les relations de classe,
tout simplement en supprimant une classe, les exploiteurs, les bourgeois, les
grands propriétaires, l'aristocratie et l'appareil d'Etat qui marchait
avec tout ce qui était la monarchie, ce qui fait qu'il n'est resté
qu'une société dont on pourrait dire qu'elle n'était plus
divisée puisque l'un des termes de la division avait été
éliminé, il est resté une société non divisée
et par là-dessus une machine étatique (le parti aidant) détenant
le pouvoir au bénéfice du peuple travailleur, des ouvriers et des
paysans.
«
Bon. Qu'est-ce que l'URSS actuelle ?
«
Sauf si l'on es(t un militant du parti communiste, auquel cas l'URSS c'est le
socialisme, c'est l'Etat des travailleurs, etc...
«
Si l'on n'est pas dans la théologie et le catéchisme, si on n'est
pas dans l'aveuglement et tout ce que l'on veut, l'URSS, qu'est-ce que c'est ?
«
C'est une société de classes, je ne vois pas pourquoi hésiter
à utiliser ce vocabulaire, c'est une société de classes,
et une société de classes qui s'est constituée purement à
partir de l'appareil d'Etat.
«
Il me semble que l'on voit bien là la généalogie des classes,
c'est-à-dire des riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités,
c'est-à-dire cette division-là, cette division économique
de la société à partir de l'existence de l'appareil d'Etat.
»
LA
DIVISION POLITIQUE COMMANDE LA DIVISION ECONOMIQUE
«
L'Etat soviétique, poursuit Pierre Clastres, centré sur le parti
communiste, a engendré une société de classes, une nouvelle
bourgeoisie russe qui n'est certainement pas moins féroce que la plus féroce
des bourgeoisies européennes au 19ème par exemple...
«
Et lorsque je dis cette chose qui a l'air surréaliste, à savoir
que c'est l'Etat qui engendre les classes, on veut l'illustrer en prenant des
exemples dans des mondes complètement différents de delui dans lequel
on vit, à savoir les Incas ou l'URSS.
«
Il est probable que des spécialistes, disons de l'Egypte ancienne ou d'autres
régions, ou d'autres cultures, des sociétés que Marx désignait
sous le nom de despotisme asiatique, ou d'autres sous le nom de civilisation hydraulique,
je pense que les spécialistes de ces sociétés iraient, je
suppose, dans le même sens que moi : ils montreraient comment à partir
de la division politique s'engendre, d'ailleurs très facilement, la division
économique, ils diraient que ceux qui obéissent deviennent en même
temps les pauvres et les exploités, et que ceux qui commandent, les riches
et les exploiteurs. »
LE
POUVOIR ET LE TRAVAIL ALIENE
Pierre
Clastres considère que c'est parfaitement normal parce que, dit-il, détenir
le pouvoir c'est pour l'exercer : un pouvoir qui ne s'exerce pas n'est pas un
pouvoir. Et l'exercice du pouvoir, par quoi passe-t-il ? Par l'obligation qu'on
fait aux autres de travailler pour soi-même.
Aussi,
ce n'est pas l'existence du travail aliéné qui engendre l'Etat mais,
dit-il, c'est exactement le contraire : c'est à partir du pouvoir, de la
détention du pouvoir, que s'engendre le travail aliéné.
«
Le travail aliéné, qu'est-ce que c'est ? « Je travaille non
pour moi, mais je travaille pour les autres », ou plutôt, «
je travaille un peu pour moi et beaucoup pour les autres. »
«
Celui qui a le pouvoir, il peut dire aux autres : « Vous allez travailler
pour moi ». Et alors apparaît le travail aliéné ! La
première forme et la forme la plus universelle du travail aliéné
étant l'obligation de payer le tribut.
«
Car si je dis : « C'est moi qui ai le pouvoir et c'est vous qui le subissez
», il faut que je le prouve; et je le prouve en vous obligeant à
payer tribut, c'est-à-dire à détourner une partie de votre
activité à mon profit exclusif. »
LE
POUVOIR CREE L'EXPLOITATION
«
De par là-même, poursuit Pierre Clastres, je ne suis pas seulement
celui qui a le pouvoir, mais celui qui exploite les autres. Et il n'y a pas de
machine étatique sans cette institution qui s'appelle le tribut. Le premier
acte de l'homme de pouvoir, c'est exiger tribut, paiement de tribut, de ceux sur
qui il exerce le pouvoir. »
«
Alors, vous me direz : « Pourquoi obéissent-ils ? Pourquoi payent-ils
le tribut ? » Cela, c'est la question de l'origine de l'Etat, justement.
Je ne sais pas très bien, mais il y a dans la relation de pouvoir quelque
chose qui n'est pas seulement de l'ordre de la violence. Ce serait trop facile,
parce que ça résoudrait le problème tout de suite.
«
Pourquoi y a -t-il l'Etat ? Parce que, à un moment donné, ici ou
là, un type, ou un groupe de types, disent : « Nous avons le pouvoir
et vous allez obéir. »
«
Mais là, deux choses peuvent se passer : ou bien ceux qui entendent ce
discours disent : « Oui, c'est vrai, vous avez le pouvoir et on va obéir
», ou bien : « Non, non, vous n'avez pas le pouvoir et la preuve c'est
que l'on ne va pas vous obéir. » Et ils pourront traiter les
autres de fous ou dire : « On va les tuer. »
OBEIR
OU NE PAS OBEIR
Ou
bien on obéit, ou bien on n'obéit pas, considère Pierre Clastres,
et il faut bien qu'il y ait eu cette reconnaissance du pouvoir, puisque l'Etat
est apparu ici et là dans diverses sociétés.
«
En fait, poursuit-il, la question de l'origine de cette relation de pouvoir, de
l'origine de l'Etat, à mon avis, se dédouble, au sens où
il y a une question du haut et une question du bas :
«
La question du haut, c'est : qu'est-ce qui fait que, quelque part, à un
moment donné, un type dise : « C'est moi le chef et vous allez m'obéir
! ». C'est la question du sommet de la pyramide.
«
La question du bas, de la base de la pyramide, c'est : « Pourquoi les
gens acceptent-ils d'obéir ? », alors que ce n'est pas un type,
ou un groupe de types, qui détient une force, une capacité de
violence suffisante pour faire régner la terreur sur tout le monde. Donc,
il y a autre chose : cette acceptation de l'obéissance renvoie à
autre chose. Je ne sais pas trop ce que c'est... je suis un chercheur...donc
je cherche. Mais tout ce que l'on peut dire pour le moment, il me semble,
c'est que si la question est pertinente, la réponse n'est pas évidente.
«
Mais on ne peut faire l'économie de la question du bas, c'est-à-dire
: pourquoi les gens acceptent-ils d'obéir ? Si l'on veut réfléchir
sérieusement à la question de l'origine de la relation de pouvoir,
à la question de l'origine de l'Etat. »
POURQUOI
, COMMENT DES SOCIETES SANS ETAT
Pierre
Clastre est alors questionné : les deux questions qu'il pose n'étaient-elles
pas déjà celles que posait Rousseau au début du Contrat social
quand il disait : jamais un homme ne sera suffisamment fort pour être toujours
le plus fort, et pourtant il y a l'Etat. Sur quoi alors fonder le pouvoir
politique ?
Ce
que sait Pierre Clastres, c'est ce que lui apprennent les sociétés
primitives. A quelle condition une société peut-elle être
sans Etat ?
C'est
vrai, dit-il, les sociétés primitives ont ceci en commun qu'elles
sont petites, démographiquement, territorialement. Et cela est une condition
fondamentale pour qu'il n'y ait pas apparition d'un pouvoir séparé
dans ces sociétés. Les sociétés primitives sont du
côté du petit, du limité, du réduit, de la scission
permanente, du côté du multiple, tandis que les sociétés
à Etat sont exactement du côté du contraire. Elles sont du
côté de la croissance, du côté de l'intégration,
du côté de l'unification, du côté de l'un.
Les
sociétés primitives, ce sont des sociétés du multiple,
les sociétés non-primitives à Etat, ce sont les sociétés
de l'un. L'Etat, c'est le triomphe de l'un...
La
question du bas, pourquoi les gens obéissent-ils, alors qu'ils sont infiniment
plus forts et plus nombreux que celui qui commande, question mystérieuse,
en tout cas pertinente, celui qui se l'est posée il y a très longtemps
et avec une netteté parfaite, c'est La Boétie dans le « Discours
sur la servitude volontaire ».
Il
est temps de revenir à cette question-là, c'est-à-dire sortir
un peu du marécage « marxiste » qui rabat l'être de la
société sur, parlons massivement, l'économique, alors que
peut-être il est plutôt dans le politique...
DES
NORMES NON COERCITIVES
Pierre
Clastres est questionné à nouveau s'agissant d'un pouvoir non-coercitif
qui serait la caractéristique des sociétés primitives : le
pouvoir existerait puisqu'il y aurait des normes de comportement.
Pour
Pierre Clastres, ces normes sont soutenues par la société entière,
ce ne sont pas des normes imposées par un groupe particulier à l'ensemble
de la société. Ce sont les normes de la société elle-même.
Ce sont les normes à travers lesquelles la société se maintient.
Ce sont les normes que tout tout le monde respecte. Elles ne sont imposées
par personne...D'ailleurs, pouvoir de qui sur qui ?
C'est,
dit-il, « le pouvoir de la société prise comme un tout unitaire,
puisqu'elle n'est pas divisée, c'est le pouvoir de la société
comme un tout sur les individus qui la composent.
«
Et ces normes, comment sont-elles apprises, acquises, intériorisées
? Par la vie, l'éducation des enfants, etc...On n'est pas dans le champ
du pouvoir. De la même manière que le « pouvoir » d'un
père sur ses enfants, dans la société primitive le pouvoir
n'a rien à voir avec cette relation de pouvoir que je place comme l'essence
de l'Etat, de la machine étatique... »
DE
PLUS EN PLUS D'ETATISME, D'AUTORITARISME
Pour
Pierre Clastres, la machine d'Etat, dans toutes les sociétés occidentales,
devient de plus en plus étatique, c'est-à-dire qu'elle va devenir
de plus en plus autoritaire. Et de plus en plus autoritaire pendant un bon moment
au moins, avec l'accord profond de la majorité, qu'on appelle le plus souvent
la majorité silencieuse, cette majorité étant certainement
très également répartie à gauche et à droite...
La
machine étatique va ainsi aboutir à une espèce de fascisme,
pas un fascisme de parti, mais un fascisme intérieur.
«
Quand je dis la machine étatique, précise Pierre Clastres, il ne
s'agit pas seulement de l'appareil d'Etat (le gouvernement, l'appareil central
d'Etat). Il y a des sous-machines, qui sont de véritables machines d'Etat
et de pouvoir, et qui fonctionnent, en dépit parfois des apparences, en
harmonie avec cette machine centrale d'Etat. Je pense aux partis et aux syndicats,
principalement au PC et à la CGT. Il faut analyser le PC et la CGT...Il
faut les analyser comme des organes très importants de la méga-machine
étatique.
DES
RELAIS DU POUVOIR
«
Je veux dire par là, poursuit Pierre Clastres, que la société,
telle qu'elle est actuellement, aurait le plus grand mal à fonctionner
s'il n'y avait pas ce fantastique relais de pouvoir et de colmatage, qui peut
aller même jusqu'à l'abus de pouvoir, que constitue l'appareil du
PC et de la CGT.
«
Il ne faut pas les séparer : ce sont des formations produites par la même
société et, en fait, il y a une profonde complicité de structure,
je ne veux pas dire qu'ils se téléphonent le soir pour se demander
: « Alors, comment ça a été aujourd'hui ? »Il
y a une profonde complicité de structure entre Marchais er Séguy
et les princes qui nous gouvernent. C'est évident.
«
Et après tout, le parti, quel qu'il soit, que veut-il ? Il veut occuper
le pouvoir : il est déjà prêt à prendre la machine
en main. »
PLUS
DE MORCELLEMENT, PLUS DE CENTRALISME
Interrogé
alors sur la cohérence et la rationalité de la société
qui donne plutôt l'apparence du morcellement, de la juxtaposition d'oppositions
qui ne débouchent pas, dont on ne peut rendre compte à un appareil
qui fonctionnerait comme apparition d'une nouvelle structure au sein de la société,
Pierre Clastres précise :
«
C'est parce qu'il y a du morcellement qu'il y a plus de centralisme. Il me semble
que c'est complètement lié. Le capitalisme contemporain se déglingue
visiblement, il fonctionne au jour le jour.
«
Mais c'est parce que ça se déglingue, et que ça pète
par ici, par là, à la périphérie souvent du système,
que le système tend à devenir de plus en plus systématique
ou autoritaire...Si l'Etat devient le tout, on est dans le totalitarisme. C'est
évident. Le risque n'est absolument pas à exclure d'ailleurs. Mais
je pense que c'est parce qu'il y a de plus en plus de failles, ici et là,
qu'il y a de plus en plus « d'anti-failles », c'est-à-dire
d'Etat... »
(
Entretien avec Pierre Clastres N°9 de le revue « L'Anti-Mythes
» - 1975) Auteur : Michel Peyret - Source : Courriel de l'auteur
Nul
n'est censé ignorer la Loi... Je viens de recevoir cette parole écrite
noir sur blanc sur le dos d'une carte postale... Jusqu'ici je ne me
suis jamais sentie concernée par ce genre de rappel... mais là je
l'avoue... je me suis sentie visée comme personne. Nul n'est
censé ignorer la Loi. Je ne suis peut-être pas censée
l'ignorer... mais je l'ignore ! Et je l'ignore d'autant plus que je ne suis
pas censée l'ignorer... Tu l'ignores peut-être, mais tu n'es
pas censée l'ignorer. La Loi c'est la Loi. Tout le droit repose sur
cette irrecevable tautologie : La Loi c'est la Loi.