
Mensonges accumulés et décrets non respectés
!
Vu l'arrogance inadmissible
et inhumaine des dirigeants de l'entité sioniste, et vu le mutisme scandaleux
de tous les dirigeants de la terre, se contentant de quelques fades protestations,
alors qu'ils peuvent sûrement mettre fin à ce génocide et à cette arrogance, la
reprise d'un article s'impose, puisse-t-il aider à éveiller les consciences !
Par Zeinab Abdelaziz
Professeur émérite
de civilisation française.
En un temps où les mensonges accumulés deviennent
le critère, et les décrets non-respectés le mode de vie, un arrêt s'impose pour
passer en revue les traits composants la situation actuelle en Palestine, à l'occasion
du 40e anniversaire de la guerre des six jours, juin 1967.
Avant d'aborder
l'attitude des colonisateurs sionistes, à la lumière des fouilles archéologiques
récentes, signalons d'abord le rôle des deux principaux pivots sur lesquels et
grâce auxquels ces sionistes ont pu s'emparer d'une terre à laquelle ils n'ont
aucun droit de tous les point de vues ! Ces principaux pivots sont : la politique
américaine et la politique vaticane.
Je ne traiterait point ici le troisième
principal pivot, à savoir : l'attitude des responsables arabes et musulmans, qui,
n'étaient-ce leur concessions répétées, quel que soit le motif imposé par les
politiciens occidentaux, et par là, leur traîtrise, il n'aurait jamais été possible
à cette catastrophe inhumaine d'avoir lieu, ni à ce génocide d'être réalisé. Puisse
les nouvelles découvertes dues aux fouilles archéologiques menées en Palestine
et au Sinaï, lors de son occupation, qui changent catégoriquement la donne des
événements, aider ceux qui auront le courage de reconsidérer la situation, dans
son ensemble, à la lumière de ces nouvelles données...
Il n'est pas lieu
d'aborder, ici, tous les mensonges sur lesquels s'élève la politique américaine,
ni tous les décrets non-respectés, le long de sa courte existence sur terre, mais
il suffit de signaler que tout son édifice et toute sa civilisation reposent sur
une suite de génocides, de déracinement des habitants, de boucheries, de ruines,
de colonisations, de manipulations médiatiques ainsi que de promesses jamais respectées...
C'est la même politique qui se perpétue jusqu'à nos jours, à ne citer que les
tout derniers : le massacre de Srebrenica, l'occupation insolente de l'Afghanistan
et celle de l'Iraq. Occupation basée sur ce fameux mensonge du 9/11/2001, fomenté
par leur propre main, pour se doter d'une légitimité internationale, afin de combattre
l'Islam et les musulmans classés sous l'étiquette "axe du mal" ! Il suffit de
passer en revue tous les ouvrages qui ont paru depuis, surtout à l'occasion du
cinquième anniversaire de ce coup de théâtre…
De même, il n'est pas lieu
d'étaler ici tous les mensonges sur lesquels s'élève l'institution vaticane, et
tout ce qu'elle a commis de massacres, de génocides, de bûchers le long d'une
vingtaine de siècles, pour imposer une religion basée sur des mensonges et des
textes manipulés … Il suffit de citer la fameuse réhabilitation des Juifs du meurtre
déicide, au Concile Vatican II, en 1965, malgré une centaine d'accusations claires
et nettes, qui se trouvent encore dans les quatre évangiles. Cette fausse réhabilitation
a permis la reconnaissance d'un Etat bâtard, et l'imposition de cette reconnaissance
à tous les pays qui refusaient d'admettre cette flagrante occupation. L'usurpation
de la terre de Palestine, basée sur l'idée d' "une terre sans peuple pour un peuple
sans terre", n'aurait jamais pu voir le jour.
C'est ce que les colonisateurs
sionistes sont en train de parachever, grâce à ce génocide qui se mène, au vu
et au su de tout le monde, ou plutôt grâce au mutisme de tout le monde, habitué
depuis quelques temps à laisser faire laisser passer, selon les deux poids deux
mesures ! Ce n'est pas sans raison d'ailleurs que Libération du 15 mai qualifia
le pape Benoît XVI de "menteurs professionnel", vu le nombre d'injustices perpétués
par l'établissement qu'il préside, et le tas de mensonges qu'il couvre ou qu'il
perpétue !
Il ne parait donc pas étrange que cet Etat bâtard dépasse,
en arrogance, les deux bastions qui aidèrent à sa formation. Cependant, les fouilles
archéologiques récentes, menées surtout le long de ces dernières décades, changent
catégoriquement la réalité de la situation. Le 23/5/07 l'AFP signale que des soldats
et des colons israéliens ont commis des "homicides illégaux" en toute impunité
dans les territoires palestiniens, d'après Amnesty International, dans son rapport
pour 2006 publié mercredi. "Les barrages installés par l'armée et les restrictions
croissantes imposées par Israël à la liberté des Palestiniens, ainsi que la confiscation
par Israël des droits de douane collectés au nom de l'autorité palestinienne,
ont provoqué une détérioration importante des conditions de vie des Palestiniens
des territoires occupés (…) la pauvreté, la dépendance à l'égard de l'aide alimentaire,
les problèmes de santé et de chômage ont atteint un niveau critique". A la suite
de cet accablant rapport, suit un commentaire proposant : " le retour dans les
frontières de 1967, que le peuple élu ne doit pas à son impuissant dieu, mais
à l'ONU " !
Ce qui veut dire : le prétendu prétexte disant que leur dieu
leur accorda cette Terre est un leurre, un mensonge que tout le monde connaît,
car en fait, ceux qui leur accordèrent vraiment cette terre usurpée c'est l'ONU,
grâce à des mensonges accumulés ! Et lorsque cette organisation n'est pas arrivée
à imposer son décret de reconnaissance des colonisateurs de la terre de Palestine
à tous les pays, la politique américaine eut recours à son grand partenaire :
le Vatican, qui ne tarda pas à créer cette infamie de réhabilitation du meurtre
déicide, nonobstant toutes les malédictions proférées chaque messe du dimanche
dans toutes les églises du monde !
Quant à ce qui ressort de tous les
travaux de recherches, des livres ou des articles spécialisés, basés sur les fouilles
archéologiques, il suffit de signaler un de ces principaux ouvrages :"La Bible
dévoilée" (2002), d'Israël Finkelstein, directeur de l'Institut d'archéologie
de l'Université de Tel-Aviv, et Neil Silberman, directeur historique à l' "Ename
Center for Archeology" de Belgique, qui co-signèrent la plus tonique et la plus
audacieuse des synthèses sur la Bible et l'archéologie depuis cinquante ans. Ils
puisèrent leurs arguments dans les découvertes les plus récentes, et aboutirent
à une vision tout à fait différente sur l'histoire du peuple Juif.
Une
des premières rectifications, que plusieurs savants partagent dorénavant, c'est
la mise en cause de la véracité de la Bible, qu'il n'est plus possible de considérer
comme un livre d'histoire, mais un livre de propagande écrit pour des raisons
politiques et théologiques post eventum, des récits de mémoire édifiés sur les
ruines d'anciennes traditions.
La datation d'objets trouvés lors des
fouilles montre inexorablement la non véracité de la Bible. Celle-ci n'est, en
fait, qu'une reconstruction littéraire et politique en vue d'une implantation
déterminée : "Ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs,
des débris d'anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples
de la région et des préoccupations suscitées par les conflits contemporains",
assurent les auteurs pour lesquels la Bible correspond à l'émergence du royaume
de Juda (au Sud), comme puissance régional au VIIe siècle av. J.- C. Le royaume
d'Israël (au Nord), passe sous la coupe de l'Assyrie voisine qui va amorcer son
déclin. Ce qui mène à dire : " les deux parties n'ont jamais été unifiées et la
grandeur antique d'Israël est une invention politique. " !
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C'est
avec certitude que les auteurs ajoutent : " Il est aujourd'hui évident qu'un grand
nombre d'évènements de l'histoire biblique ne se sont pas déroulés ni au lieu
indiqué ni de la manière dont ils sont rapportées. Bien plus, certains épisodes
les plus célèbres de la Bible n'ont tout simplement jamais eu lieu" ! Des conclusions
qui bouleversent, certes, les anciennes visions de la Bible, et c'est ce qui permet
de décrire la civilisation de l'Occident chrétien qu'elle s'élève sur des mensonges
politiques et théologiques accumulés.
La question la plus importante
qu'avancent les deux auteurs est la suivante : "Cela est susceptible d'ouvrir
des horizons nouveaux, car les Juifs ne sont plus en droit de prétendre que la
Palestine leur appartient parce que conquise avec l'appui de Jéhovah. Certes,
leurs ancêtres vivaient sur ces terres il y a plus de 3000 ans, mais ils les partageaient
avec les Cananéens, ancêtres des palestiniens. De toute façon, les Juifs ont perdu
tout droit à l'exclusivité du fait de leur absence pendant 20 siècles." !
C'est la même idée qu'avait déjà présenté le père Jean Landouzie dans sa thèse
de maîtrise, présentée à l'Institut théologique de Paris, publiée en 1978, ayant
pour titre : "Le don de la Terre de Palestine". Thèse dans laquelle il prouve,
textes en main, que les juifs n'ont aucun droit à cette terre. C'est la même idée
qu'il avance dans son intervention au colloque "Les Chrétiens du monde arabes",
tenu à Paris en 1987 : "la position sioniste est donc de justifier l'existence
de l'Etat d'Israël actuel par le fait que dans la Bible, la Terre de Palestine
a été donnée par Dieu à Israël. Mais là où se pose le problème, c'est lorsqu'on
veut entraîner le chrétien à faire la même affirmation au nom de la Bible". Et
d'ajouter un peu plus loin : " D'autre part, la réalisation de la promesse est
conditionnelle. Il s'agit de vivre dans la fidélité à l'Alliance conclue entre
Dieu et son peuple. La Terre sera retirée si le peuple est infidèle".
Eh bien, nul n'ignore, d'après la Bible, qu'ils ont trahit l'Alliance, retournèrent
à l'adoration du Veau, au polythéisme et tuèrent les prophètes. Puis le père Landouzie
ajoute : "La Terre de Palestine ne peut plus appartenir à un groupe d'homme au
nom d'un décret divin quelconque, excluant une partie de sa population. La justice
ne peut s'appliquer à un peuple au détriment d'un autre, au nom de principes religieux."
Ce qui permet d'ajouter que les probes de parmi les ecclésiastiques se sentent
gênés entre des textes clairs et nets, et l'enlisement de l'Eglise dans les mensonges
politiques.
Dans un compte-rendu sur "La Bible dévoilée", J.-P. Chavaz
écrit : "Jusqu'aux années 70, l'archéologie en Terre sainte avait une idée fixe,
mettre en évidence les preuves de la justesse des récits bibliques. Toutes ces
recherches se sont soldées par des échecs … les auteurs bibliques n'avaient-ils
pas truffé leur récit de repères historiques, en l'occurrence de référence au
Pharaon ou à tel évènement ? Mal leur en prit, car les nouvelles révélations de
l'archéologie ont réduit à néant toutes les certitudes concernant le déroulement
de l'histoire d'Israël … Il semble ainsi que nombre de théologiens catholiques
et protestants ont cessé depuis longtemps de considérer l'Ancien Testament comme
un livre d'histoire ... Les auteurs du Deutéronome ne devaient certainement pas
être inspirés par le Tout-puissant ou alors ce dernier avait de sérieux trous
de mémoire" !
Le N° 391 de la revue "La Recherche", novembre 2005, comprend
une rubrique de 29 pages, des articles écrits par des archéologues ayant participé
à ces fouilles en Palestine et au Sinaï, et prouvent les mêmes révélations disant
que l'Ancien Testament a été écrit pour un but de propagande politique et théologique...
c'est un amalgame de récits et de documents écrits avec préméditation, bien après
les évènements dont certains n'ont jamais eut lieu ! Autrement dit, les Juifs
n'ont pas le droit de s'approprier la terre de la Palestine.
Pierre de
Miroschedji, archéologue, directeur du Centre de recherche français à Jérusalem,
assure que les découvertes ont contredit les textes bibliques : " Ainsi, ce que
la Bible présente comme une période de conquête de la Terre promise par les israélites
apparaît aujourd'hui, à la lumière des découvertes archéologiques, comme une période
de bouleversement politiques, économiques et sociaux … Pour les périodes récentes,
on est dans le domaine d'une histoire complètement réécrite dans une perspective
idéologique... Il existe des preuves formelles, telle la stèle de Merenptah (-1210)
qui contredit la Bible en indiquant que le peuple d'Israël a été détruit. Les
archéologues ont prouvé que la conquête de la Terre promise par les Hébreux est
une légende… Ces découvertes donnent une interprétation nouvelle aux textes bibliques
qui font apparaître la conquête de la Terre promise comme l'écho lointain d'un
phénomène historique de grande ampleur, qui a affecté l'ensemble du bassin oriental
de la Méditerranée, et à force de réécriture au fil des siècles, à des fins politiques
et religieuses, devient une sorte de saga hébraïque, un récit épique et légendaire".
La revue "Historia", février 2005, renferme 42 pages ayant pour titre
: " La Bible à l'épreuve de l'Histoire ". Quarante-deux pages de la lecture desquelles
on sort avec les mêmes certitudes disant que la Bible a été écrite par une multitude
de personnes, à des époques variées, qu'elle regroupe, remanie, reconstruit les
faits qu'elle relate.
Dans un article intitulé : "La Terre promise était
acquise", l'historien Richard Lebeau révèle que le "Livre de Josué, qui raconte
la naissance du peuple d'Israël et la conquête de Canaan est une véritable saga
digne d'Hollywood !... Les historiens considèrent ces textes comme une légende
tout simplement. Car durant cette période, Canaan était sous la tutelle des Egyptiens,
qui avaient déjà affronté les Hittites. Leur courage est raconté partout sur les
monuments. Comment peut-on donc dire que les Hébreux, après s'être enfuis d'Egypte,
émigrèrent justement dans une contrée soumise aux égyptiens ?! Les fouilles archéologiques
contredisent les récits du Livre de Josué.
Un autre article, du même
auteur, cite un exemple de ces falsifications bibliques avec le récit de la prise
de Jéricho. D'après les fouilles, Jéricho n'était qu'un modeste petit village,
sans fortifications, contrairement à ce que raconte la Bible, disant que Josué
s'est servi de trompettes en cornes de béliers, dont le son est parvenu à faire
écrouler les remparts de la cité. Ce qui n'a jamais eut lieu car il n'y avait
point de remparts !
Ces quelques citations ne représentent point tout
ce qui a été écrit durant les dernières décennies, assurant que les Juifs n'ont
aucun droit sur cette terre de tous les points de vues, fussent-ils théologiques,
juridiques, historiques ou archéologiques. Il n'est pas lieu de citer, ici, tous
les ouvrages qui assurent ce non droit, qui les accusent de colonisation ou même
d'arrogance !
Ce qui nous importe, ici, c'est de faire parvenir ces irréfutables
nouvelles preuves à tous les honnêtes hommes de la terre, à tous ceux qui pourront
prendre part à l'arrêt d'un génocide en cours, à l'arrêt d'une usurpation illégitime
d'une terre qui revient en toutes lettres aux Palestiniens, à l'arrêt de la judaïsation
de Jérusalem et de toute la Palestine. C'est surtout sous les yeux de ceux qui
mènent l'injuste politique américaine et ses institutions, et sous les yeux de
cet Occident chrétien et sa direction vaticane, qui fut une des causes directes
de cette catastrophe, que nous plaçons ces nouvelles données. C'est pourquoi il
est révoltant de voir le pape Benoît XVI s'exprimer, lors de la cérémonie de présentation
des vœux du corps diplomatique, le 8 janvier 2007, dire : " Les Israéliens ont
le droit de vivre en paix dans leur Etat ; les Palestiniens ont droit à une partie
libre et souveraine ". C'est une honte de voir le plus haut représentant religieux
bafouer la vérité avec une telle aisance, lui qui est censé bien connaître les
Textes !
Ce que les sionistes ont fait et continue à faire ne peut être
justifié sous n'importe quel prétexte. L'embargo économique et politique imposé
par les Etats-Unis et l'Union Européenne, depuis plus d'un an, parce que les Palestiniens
on légitimement choisi les membres du Hamas comme représentants, vise a leur tordre
le cou, à les contraindre à la misère et à les placer sous l'inhumaine merci des
occupants.
Avancer le fait que les Juifs ont souffert à la Shoah et qu'ils
ont le droit à une terre, n'est nullement une raison équitable ou honnête pour
déraciner les Palestiniens et les extirper de leur terre pour se débarrasser d'un
mea-culpa qui pèse sur la conscience européenne et dont les palestiniens ne sont
point responsables… Continuer à maintenir ce glacial et implacable mutisme, face
à un génocide qui se mène obstinément, ne porte atteinte qu'à ceux qui s'y complaisent
dans cette machiavélique nonchalance !…
Jeudi 27 Novembre
2008
dr.z.abdelaziz@gmail.com
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Antisémitisme
Sioniste En Palestine
Certains ici en France ( UPJF, CRIF...) font du lobbying pour faire voter un texte
de loi condamnant l'anti sionisme comme étant de l'antisémitisme. Une aberration
quand on sait que le régime sioniste a depuis le début mené et continue de mener
une politique antisémite des plus virulentes en Palestine contre des groupes de
Juifs ultra orthodoxes anti sionistes qui revendiquent depuis des décennies leur
volonté de vivre en paix en Palestine dans un seul état palestinien.
Le Judaisme rejette le Sionisme
Des affrontements ont lieu régulièrement en Palestine ( dans l'entité sioniste)
entre forces de l'ordre sionistes et des ultra orthodoxes anti sionistes principalement
ceux de Mea Shearim à Jérusalem. Ces groupes, souvent rassemblés autour d'une
personnalité religieuse reconnue comme une autorité en matière de Talmud Torah
et fréquemment consulté sur les applications des règles religieuses, sont discriminés,
méprisés, traités comme des sous humains par une majorité de Sionistes qui les
accusent pour les diffamer d'appartenir à des sectes. Récemment,
une femme juive appartenant à un de ces groupes ultra orthodoxes de Mea Shéarim,
est tombée dans un piège tendu par des travailleurs sociaux sionistes qui l'ayant
convoqué pour des problèmes de maltraitance familiale, l'ont fait arrêter lors
de ce rendez vous. Sans préjuger de la responsabilité de cette femme dans les
accusations de mauvais traitements infligés à l'un de ses enfants qui l'a conduit
à un état de malnutrition avancée et a nécessité son hospitalisation d'urgence,
cette affaire a déchaîné dans les médias sionistes et la société sioniste en général
une vague haineuse à l'égard de ces groupes ultra orthodoxes qui ont pris sa défense
en manifestant dans la rue. En représailles, le maire de Jérusalem, Nir Barkat
- homme d'affaires millionnaire séculier qui a été élu grâce aux voix des électeurs
du parti d'extrême droite de Lieberman, Israel Beitenou - avait annoncé la suspension
des services municipaux, notamment de la voirie fournis aux quartiers ultra orthodoxes.
Cette mesure a été dénoncée comme punition collective par les ultra orthodoxes.
Cette histoire illustre bien le fossé infranchissable existant entre
les Juifs ultra orthodoxes anti sionistes et le régime sioniste qui prétend parler
au nom de tous les Juifs alors même qu'il est de plus en plus contesté, y compris
parmi ses soutiens les plus inconditionnels au sein des communautés américaines
juives pour ses crimes commis à l'égard des populations palestiniennes des territoires
occupés. Ces pratiques antisémites du régime sioniste ne sont pas
récentes et remontent en fait au tout début du Sionisme. Le Sionisme, en déclarant
que les Juifs ne peuvent vivre en sécurité que dans un état juif, et par conséquent
ne peuvent s'intégrer aux sociétés et pays où ils vivent est par essence antisémite.
C'est en effet le discours tenu par les antisémites - le Juif c'est l'étranger,
celui qui est incapable de s'intégrer etc... depuis des siècles avec son pic haineux
génocidaire sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale.
L'antisémitisme
sioniste en Palestine
En Palestine, il existe deux groupes distincts d'ultra orthodoxes juifs. Le premier,
composé d'anti sionistes et qui constituent historiquement les "Juifs de
Palestine", des Juifs installés là depuis très longtemps, pour qui la création
d'un état/royauté juive en Palestine et le retour des Juifs à Zion , ne peuvent
se faire que par intervention divine et donc qui refusent de reconnaître l'état
d'Israël, ne votent pas, ne font pas l'armée, et pour certains refusent également
d'avoir affaire aux services sociaux et autres institutions sionistes.
Le deuxième groupe est constitué d'ultra orthodoxes sionistes dont un grand
nombre peuvent être considérés comme des "Juifs Messianiques" c'est
à dire considérant, comme les sionistes séculiers, que le Sionisme est une forme
de messianisme politique ayant permis le retour à Zion, qui revendique la Palestine
comme leur héritage "divin", la terre de Palestine comme étant la leur,
qui doit être "purifiée" de toute présence des goys ( non juifs) et
surtout des populations autochtones : les Palestiniens. Ce dernier groupe - qui
alimente le gros des bataillons de colons violents installés en Cisjordanie dont
certains viennent des Etats Unis et sont soutenus financièrement par les Chrétiens
Messianiques Sionistes Américains - épouse les positions les plus racistes extrémistes
des sionistes séculiers du parti de Lieberman, Israël Beitenou. Ce dernier regroupe
majoritairement des immigrants venus des républiques de l'ex Union Soviétique
dont 1/3 ne sont pas Juifs selon la Halakhah ( loi juive ultra orthodoxe) et soutient
activement le nettoyage ethnique et, en temps de guerre, comme cela a été le cas
dernièrement dans la guerre contre Gaza, l'Opération Plomb Durci, encourage les
massacres des Palestiniens qu'ils qualifient de "descendants d'Amalek".
Amalek est le nom de code pour tout ce/ceux qui veut détruire les Juifs, et pour
ces Sionistes sectaires barbares, quiconque est qualifié d'Amalek doit être détruit,
selon une lecture primitive faite par ces fanatiques sionistes des livres saints
juifs. L'anti sioniste des ultra orthodoxes juifs palestiniens remonte
au début du XXème siècle comme en témoigne des documents d'archives britanniques,
dont un compte rendu du 21 décembre 1917 de Ronald Storr, premier gouverneur militaire
de Grande Bretagne à Jérusalem :
" j'ai eu mon premier entretien avec les rabbins ashkenazes ultra orthodoxes
anti sionistes. 20 d'entre eux m'ont reçu avec beaucoup de cérémonie dans la salle
du conseil municipal, une banale pièce tout en longueur indigne de ces rabbis
à péots (mèches de cheveux au niveau des tempes de chaque côté du visage) portant
bonnets et redingottes garnies de fourrure, assis telle une peinture de Rembrandt
de chaque côté le long d'une longue table usée. La seule langue qu'ils comprenaient
c'était le Yiddish. J'ai quitté ce puissant et remarquable Synode après environ
une heure, et je crois vraiment que, là, j'ai été témoin de la première confrontation
sous mandat britannique entre les juifs orthodoxes et les sionistes juifs. C'était
particulièrement déconcertant de voir que les Juifs orthodoxes anciens ne voulaient
pas parler aux Sionistes juifs modernes. Dans mon effort personnel pour les faire
se rencontrer, j'ai complètement échoué". Trois jours
après ce compte rendu le Synode a pris une décision extrêmement importante dans
sa dispute avec les Sionistes de Jérusalem. Il ont mis sur pied leur propre conseil
communautaire askhenaze, l'ancêtre du Eda Haredit.
|
| Le
12 Mai 1918, le dirigeant de l'Organisation Zioniste Mondiale (la WIZO), Chaim
Weizmann, a essayé de les soudoyer en leur promettant des financements à la condition
qu'ils introduisent un programme plus moderne dans leurs Yeshivas ( écoles religieuses).
Le Rabbin Avraham Aharon de Prague l'a de suite marqué du sceau de Cain, quand,
parlant au nom de tous les dirigeants de Yeshivas il a tonné, indigné : "
Dieu nous a confié les âmes de nos étudiants. Allons nous violer cette confiance
sacrée pour notre bien être personnel ? Nous continuerons à préserver cette confiance
jusqu'à notre dernier souffle. Et si c'est notre sort de mourir de faim, alors
mourrons en hommes courageux et ne vendons pas nos âmes pour de l'argent."
Jusqu'à aujourd'hui, le mouvement mondial des Yeshivas Haredis continue de préserver
cette confiance quoi qu'il en coûte et avec une indépendance obstinée.
Lorsque le 7 Juillet 1937, une commission d'enquête royale dirigée par
Lord Peel a proposé comme solution au conflit juif arabe la partition de la Palestine,
ce qui fit 10 ans plus tard l'ONU sans même demander son avis au peuple palestinien,
donc en violation flagrante de sa propre Charte stipulant le droit des peuples
à disposer d'eux -mêmes, une délégation d' Haredim ( juifs ultra orthodoxes) ,
parmi eux le vénérable Dr Moshe Wallach figure légendaire ayant fondé l'Hôpital
Shaare Tzedek de Jérusalem, ont témoigné devant la commission contre une souveraineté
juive en Palestine. Ils ont cependant approuvé l'un des éléments du plan de partition
: celui de maintenir Jérusalem sous contrôle britannique. Le dirigeant haredi,
lui aussi personnalité vénérée, Rabbi Moshe Blau, a écrit dans le journal ultra
orthodoxe Kol Yisrael du 4 Juillet 1937 : "
ceux qui refusent de reconnaître la formation d'un état juif séculier quelque
soit la forme qu'il prend, pensent que Jérusalem doit être épargnée et ne pas
tomber entre les mains d'un gouvernement juif séculier. La proposition de la Commission
Royale concernant Jérusalem est providentielle car elle sauve la ville sainte
des griffes des Juifs qui refusent de reconnaître l'autorité de la Torah."
La résolution de l'ONU du 29 Novembre 1947 décidant de la partition
de la Palestine a crée une ligne de clivage insurmontable entre le Judaïsme Ultra
Orthodoxe et le Sionisme. Alors que le nettoyage ethnique de la Palestine par
les Sionistes avaient commencé, que la ville de Jérusalem était assiégée, et que
le mandat britannique se terminait le 15 Mai, le 9 Avril 1948 une délégation de
trois dignitaires juifs ultra orthodoxes comprenant le Dr Yerachmiel Vechsler,
le Rabbi Raphael Katzenllenbogen, et le Dr Moshe Walah se sont adressés désespérés
au représentant de sa Majesté en ces termes selon le compte rendu britannique
relatant l'entrevue : " 2.
Ils ont commencé par dire qu'ils parlaient au nom des Juifs orthodoxes de Jérusalem;
que leur point de vue était celui de tous les 200 000 Juifs orthodoxes de Palestine;
et que malgré le malheureux constat que durant cette période le gouvernement accordait
aux orthodoxes une moindre reconnaissance comme cela avait aussi été le cas par
le passé, ils restaient totalement loyaux à l'administration britannique.
"3. Ils ont dit qu'ils étaient les Juifs d'origine en Palestine. Qu'ils
apportaient tout leur soutien au gouvernement et étaient contents de faire tout
ce que le gouvernement pourrait ou devrait décider. Ils haïssaient et craignaient
l'Agence Juive et l'atmosphère qu'elle faisait régner et sa politique; l'Agence
était responsable d'encourager le Sionisme, d'amener en Palestine des Juifs indésirables,
et d'exploiter et même d'entretenir la violence juive et de ne pas respecter la
loi et la souffrance humaine qui domine actuellement. "4. Le
but de leur visite s'était de faire pression pour la paix en Palestine. Ils avaient
entendu l'appel de Sir Alan ( Sir Alan Cunningham le Haut Commissaire). Il y a
dans le pays une grande partie de l'opinion, Arabe de même que Juive, qui pense
que les accrochages actuels conduisent à la souffrance et à la destruction. La
difficulté c'était de faire entendre la voix de ces personnes dans les assemblées
des puissances mondiales. "5. Le Rabbin Katzenellenbogen avait
organisé dans le quartier de Mea Shearim une manifestation en faveur de la paix.
Cette manifestation a été brisée par la Haganah ( ancêtre des forces armées israéliennes)
et les participants ont été battus. "6. Les Juifs orthodoxes
ont été privés de leur part équitable de distribution de nourriture par la Haganah.
C'était inutile pour eux de protester auprès de l'Agence ; ils devaient souffrir.
"7. Pour eux-mêmes ils avaient deux demandes principales :
de la nourriture. Pourraient-ils être autorisés à acheter des stocks du gouvernement
ou de l'armée disons 20 tonnes de pommes de terre ? Ils étaient prêts à payer
pour cela, et en avaient besoin pour distribuer à leurs pauvres. Cela serait nécessaire
que le Gouvernement fasse clairement comprendre à la Haganah que la nourriture
étaient destinée exclusivement aux juifs orthodoxes. "Sécurité.
Ils voulaient être protégés entre maintenant et le 15 Mai. après le 15 Mai ils
en auraient encore plus besoin, ne pouvaient-ils pas être traités comme des sujets
britanniques ? Ils avaient toujours été loyaux à la Couronne et n'avaient provoqué
aucun trouble. Ils pensaient qu'une telle reconnaissance, et le droit à la protection,
leur revenaient." "8. En ce qui concerne la paix en général
ils ont suggéré que le Haut Commissaire pourrait lancer un appel au Conseil de
Sécurité disant qu'en Palestine il y avait des milliers de Juifs et d'Arabes qui
voulaient la paix par dessus tout; suggérant que le Conseil de Sécurité s'adresse
au Président Truman, s'en remettant à lui pour stopper le flot d'argent américain
qui facilitait énormément les activités politiques et militaires sionistes.
"9. Je leur ai dit que l'approvisionnement en nourriture spécialement
pour leur communauté pourrait être difficile, et même si cela était faisable,
cela aurait des chances de provoquer des représailles contre eux de la Haganah.
Cependant je leur ai dit que le gouvernement faisait tout son possible pour améliorer
l'approvisionnement en nourriture en général. "10.. Je leur
est dit que je mettrai la suggestion dans le paragraphe 8. de la note de la haute
autorité (ils ont demandé si cela pourrait être montré à H.E).Bien que paraissant
naïf, il y a quelque chose de bon là dedans. "11. Finalement
ils ont dit qu'ils ne croyaient pas que l'administration britannique cesserait
bientôt en Palestine. Quand j'ai confirmé qu'il en serait ainsi, ils ont semblé
découragés - je pense que ce n'était pas simulé. Ils ont dit que si nous quittons
la Palestine sans assurer leur subsistance et leur sécurité, nous laisserions
des sujets inoffensifs, de bonne volonté et loyaux à la merci des éléments sauvages
qui maintenant dirigeait la communauté juive, ou, comme l'a dit le Rabbi Katzenellenbogen
" 100% dans une situation difficile". Les Juifs
ultra orthodoxes continuent d'être discriminés par les Sionistes, servent souvent
de boucs émissaires pour les problèmes de violence qui agitent la société sioniste.
Récemment un lieu de rencontre gays à Tel Aviv a été le théâtre d'une fusillade
meurtrière qui a fait 2 morts et plusieurs blessés. Immédiatement après, les médias
israéliens ont insinué que le point de vue des Haredim sur l'homosexualité (qu'ils
considèrent comme une "déviance") était pour partie responsable de ce
drame. Mais la violence fait partie de l'essence même du Sionisme,
une entreprise coloniale raciste, qui n'a strictement rien à voir avec le Judaïsme
qu'il détruit plus sûrement que n'ont pu le faire toutes les tentatives génocidaires
passées, et ce avec la complicité des grandes puissances occidentales.
C'est en cela que le Sionisme est le summum de l'antisémitisme dont il
se nourrit et qu'il alimente, et c'est pour cela aussi qu'il doit être combattu
avec beaucoup plus de conviction et de force qu'il ne l'est aujourd'hui. Il est
grand temps maintenant pour les Juifs de faire le choix entre Sionisme et Judaïsme.
Jeudi
06 Août 2009 Myriam Abraham
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Pour
que l’arbre ne cache pas la forêt :
L’Irlande et la Dernière Croisade britannique
L’article
ci-dessous est un rappel historique intéressant pour qu’on ait toujours une vision
globale, pour que l’arbre, aussi grand soit-il, ne cache pas la forêt.

C’est
un rappel qu’il fut une époque, il y a moins d’un siècle, où les juifs sionistes
ne pesaient pas très lourd, mais furent plutôt des pions dans les plans de l’Empire
britannique en concurrence avec d’autres empires européens pour la domination
du monde, et que la situation de la planète n’était pas alors bien meilleure que
celle de nos jours, en prenant en compte l’évolution des moyens de destruction
des plus puissants.
Aujourd’hui
les Etats-Unis ont repris le relais à l’Empire britannique, et la nouvelle administration
EU donne des signes qu’elle veut rétablir « la paix » en Palestine et
dans le monde, notamment dans les ex-colonies de cet empire britannique qui sont
aujourd’hui le terrain des grandes opérations de tuerie, de déplacement, et de
destruction.
Cependant
ceux qui croient à cette volonté « pacifique », s’inquiètent du poids
du lobby sioniste aux Etats-Unis et ses alliés, et se rappellent une déclaration
attribuée à Ariel Sharon en octobre 2001 où il aurait dit à Shimon Pérez :
« À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique
fera ceci ou fera cela... Je veux vous dire une chose très claire: ne vous inquiétez
pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique,
et les Américains le savent. »
L’a-t-il
dit ou pas ? Et si oui, l’y croirait-il ou est-ce n’est qu’une déclaration
arrogante de conditionnement d’esprit ? Cela n’a pas vraiment d’importance.
Car le résultat est là, c’est de renforcer le sentiment que les juifs sionistes
sont des gens à part, presque des extraterrestres surpuissants contre qui personne
ne peut résister, un « peuple élu » soutenu par une « puissance
divine » !
Ne
soyons pas naïfs ! Les juifs sionistes existent parce que les puissances
impérialistes occidentales, qu’elles portent un habit de moine ou un habit de
laïc, en veulent d’eux. Ces sionistes ont certes pris du poids et sont plus forts
et plus nombreux aujourd’hui, mais ce sont toujours ces puissances impérialistes
qui les irriguent et les dopent. La seule chose qui a peut-être changé, c’est
qu’ils participent désormais ensemble à élaborer et à mettre en œuvre leurs plans
communs.
De
Bush et sa « Croisade » et son ami Blair, à Obama et son ami Sarkozy,
nous avons entendu tous ces chefs s’adresser aux mondes arabe et musulman, pour
nous affirmer que toutes ces grandes opérations de désolation sont destinées à
combattre le « terrorisme », à réaliser la « paix », et à
promouvoir la « démocratie », qu’ils ont du respect profond pour l’islam
et qu’ils sont les amis des musulmans, que ces musulmans soient des Afghans, des
Pakistanais, des Irakiens, des Palestiniens, des Somaliens etc., voire même de
simples habitants d’HLM...
N’applaudissons
pas, car ces nouveaux chefs n’ont rien inventé, et ils doivent cette stratégie
de beaux discours aux anciens maîtres en l’art. Ainsi nous pouvons lire la notice
privée et confidentielle que le gouvernement britannique a adressée à la presse
le 15 novembre 1917, notice citée dans un
article du « Journal of Contemporary History » en janvier 2001 :
« Nous
attirons l’attention de la presse sur l’aspect indésirable de publier le moindre
article, paragraphe ou image qui pourraient suggérer que les opérations militaires
contre la Turquie aient un quelconque sens de Guerre Sainte, de Croisade moderne,
ou ayant quoi que ce soit avec les questions religieuses. L’Empire britannique
est supposé contenir cent millions de Mohammadans, sujets du Roi, et il est manifestement
nuisible de donner l’allusion que notre conflit avec la Turquie est entre la Chrétienté
et l’Islam ».
Un
peu plus haut, nous lisons que quelques semaines plus tard, quand Jérusalem fut
tombée entre les mains des Britanniques, la gazette londonienne « Punch »
publia une illustration mémorable sous-titrée « La Dernière Croisade »
montrant Richard Cœur de Lion regardant Jérusalem et exprimant sa joie en disant
« Mon rêve se réalise » !
IA.
Le 26 juillet 2009
L’Irlande
et la Dernière Croisade britannique
Pat
Walsh CCUN.org,
le 8 mai 2008
Première
publication à « Irish Political Review »
Décembre
2007
Le
9 décembre 1917, il y a quatre-vingt dix ans ce mois ci, Jérusalem fut reprise
par la Grande Bretagne pour le compte de la chrétienté. Ceci fut considéré en
Angleterre comme l'événement majeur de la guerre. Lloyd George imposa un embargo
sur les reporters de presse, jusqu'à ce qu'il ait pu annoncer la nouvelle à la
Chambre des Communes (à l'époque, le parlement était encore important). Pour fêter
la « libération » de la ville sainte des Musulmans, après 730 ans (Salâh-uddîne,
Saladin, avait libéré Jérusalem des Croisés en 1187, Ndt), les cloches de l'Abbaye
de Westminster sonnèrent pour la première fois en trois ans et elles furent suivies
par des milliers d'autres dans toute l'Angleterre.
Général
Allenby, le libérateur (l’occupant, Ndt) de Jérusalem, et un descendant de Cromwell,
déclara à Jérusalem que les croisades furent terminées. Après l’avoir entendu,
les Arabes, qui avaient été encouragés à combattre pour la Grande-Bretagne (en
déclenchant la Révolution Arabe en juin 1916 contre les Turcs, Ndt) et qui virent
les Britanniques comme des libérateurs, commencèrent à fuir. Et depuis ils ne
cessent de fuir.
Le
grand élan de triomphalisme chrétien produit par la prise de Jérusalem ne se limita
pas à l'Angleterre. Voici comment « The Irish News » à Belfast présenta
l'aboutissement de la dernière croisade, dans son éditorial du 11 Décembre 1917
:
« ‘Votre
trône est tombé, ô Israël !’ Le pouvoir des Musulmans dans la « Terre
Promise » est enfin tombé : nous pouvons supposer qu’avec l'entrée des troupes
du Général Allenby à Jérusalem, on a pratiquement mis un terme au règne des Turcs
sur la Palestine ... Quand la Terre Sainte aura été entièrement enlevée à la domination
turque, qui c’est qui la possèdera et de l'administrera ?
Des
déclarations officielles concernant la recolonisation du pays par la race juive
(sic !) dispersée ont été faites. Les observateurs peuvent constater l’absence
de traces d'enthousiasme pour le projet parmi les Hébreux eux-mêmes. En tant qu’idée,
rien ne pourrait être plus attrayant sentimentalement ; comme une proposition
concrète, nous croyons que tout enfant d'Abraham donnerait sa bénédiction à son
frère qui migrerait de la terre des Gentils sur les rives du lac de Galilée, et
les pentes du mont des Oliviers. Ainsi, Ce petit territoire chargé d’histoire
pourrait devenir de nouveau « une terre où coulent le lait et le miel »
- essentiellement pour le bonheur de la descendance d'Abraham, d'Isaac et de Jacob
qui sont restés là où ils étaient. |
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Mais
un état juif ne peut pas être établi tout de suite, même si tous les Rothschild
mènent l'ensemble de leurs compatriotes (coreligionnaires, Ndt) vers Jérusalem.
Le pays doit être « protégé » - en clair, annexé : un synonyme utile
dans le traitement des affaires orientales pourrait être « Egyptiannisé ».
Et les vainqueurs sont, bien entendu, les « protecteurs » naturels du territoire
gagné par la force des armes. Telle a été la règle et la pratique depuis avant
l'époque de Moïse et de Josué. Nous en savons tous quelque chose en Irlande.
Quand les objectifs de la campagne en Palestine et en Mésopotamie auront été entièrement
atteints, un « bloc » solide de territoires asiatiques se situera entre
les Allemands et l'Océan Indien. Les Turcs ont donné au peuple du Kaiser un libre
passage de Constantinople au Golfe Persique. Les nouveaux occupants de la Palestine
et de la Mésopotamie ne seront pas tout aussi accommodants.
Personne
n'a encore pensé sur le sort à réserver au Constantinople elle-même : elle aurait
dû être la propriété du Tsar, mais le pauvre Nicholas se serait contenté de beaucoup
moins de nos jours. Il s’avère que l’Angleterre est en train de construire soigneusement
un mur contre l'« agression » allemande le long d'une ligne que les
Allemands regardèrent avec cupidité il y a de nombreuses années... Il y a vraiment
des arguments contre une divulgation précipitée des « objectifs de guerre
» des alliés : une excellente raison pour se taire, est que les Alliés ne savent
pas combien [d’objectifs] ils peuvent viser avec une perspective de pouvoir les
atteindre. »
Il
semble qu’à l’époque l'Irlande fut totalement en phase avec les ambitions impérialistes
britanniques dans le monde, et tout à fait en harmonie avec le fondamentalisme
chrétien qui les accompagnait.
L'une
des principales raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne est entrée dans la
guerre européenne en août 1914 fut de profiter de la possibilité d’enlever la
Mésopotamie et la Palestine aux Turcs. Bien sûr, il y avait un problème - la Turquie
n'était pas partie prenante à cette guerre à ce moment-là. Il a fallu deux mois
pour la Grande-Bretagne pour trouver un « casus belli ». Mais il l'a
fait le 5 novembre sur un obscur incident dans la mer Noire, et la conquête des
territoires de l'Empire Ottoman fut enclenchée.
Avec
la conquête des territoires de l'Empire Ottoman il y avait un autre projet, qui
tenait au cœur de l'Angleterre libérale. C’était le projet de planter une colonie
juive en Palestine pour des fins impérialistes britanniques. Il y avait bien entendu
un mouvement sioniste qui avait le même objectif de création d'un état national.
Mais les nationalistes juifs n'avaient pas le pouvoir de le réaliser eux-mêmes
dans la région.
Au
cours du dix-neuvième siècle, une impulsion chrétienne sioniste se développa au
sein de la branche Non-conformiste du protestantisme en Angleterre (ceux qui refusaient
la doctrine de l’Eglise anglicane, comme les Presbytériens et les Puritains qui
furent à l’origine des Chrétiens sionistes, Ndt). Leur lecture de la Bible engendra
une familiarité, et induira un fort intérêt, avec et dans l’idée d’une renaissance
de la Terre Sainte et de la création d'une nouvelle Jérusalem. Il y avait une
croyance encouragée par la lecture de l'Ancien Testament selon laquelle le retour
du Christ dépendait du retour des Juifs dispersés à la terre de leurs ancêtres.
Aussi, ce qui arriva à la Terre Sainte compta pour l'Angleterre chrétienne fondamentaliste,
car beaucoup de promesses messianiques et de prédictions millénaristes en dépendaient.
Il
n'y avait rien de ridicule dans la croyance et le désir que la puissance impériale
pourrait être utilisée pour provoquer la fin de l'histoire et la Seconde Venue.
D’ailleurs, des Catholiques irlandais comme Tom Kettle et Francis Ledwidge, commencèrent
à voir les choses de la même façon qu'ils se sacrifièrent pour la cause.
Il
y avait un autre facteur qui exerça une attraction gravitationnelle sur l'Angleterre
en provenance de la Terre Sainte. Depuis la rupture avec Rome, l’Eglise de l’Angleterre
manquait d’un foyer spirituel. L'Eglise catholique avait rebâti le foyer spirituel
de la chrétienté à Rome, mais lorsque Henry VIII fit de lui-même le Pape des Anglais,
il dut se contenter de Canterbury (une ville au sud-est de l’Angleterre qui est
depuis le XVIe siècle le siège du chef spirituel de l’Eglise de l’Angleterre et
de la Communion anglicane, Ndt).
Plus
les Protestant anglais lisaient leurs Bibles, plus ils aspiraient à leur propre
foyer spirituel – dans les Lieux Saints originels en Judée et Samarie. Et qu’est
ce qui serait une meilleure riposte à Rome que de montrer son inauthenticité spirituelle
en prenant le dessus avec la pièce maitresse (en s’emparant de Jérusalem, Ndt).
Le
sionisme chrétien fit son chemin dans les classes politiques de l’état britannique
quand les Non-conformistes arrivèrent au pouvoir politique, et il devint une partie
de la culture politique de l’Angleterre libérale malgré le fait que le Darwinisme
semblait saper l’impulsion religieuse vers la fin du siècle.
Sous
l’influence d’Herbert Sidebotham, un éminent journaliste libéral, et Charles Prestwich
Scott, l’influent rédacteur en chef du « Manchester Guardian »,
on créa l’Ecole de Manchester du Sionisme Chrétien. Les chefs du nationalisme
juif en Angleterre, Dr. Weizmann et Harry Sacher, furent eux-mêmes originaires
de Manchester, et la ville devint le centre d’un projet sioniste impérial.
La
colonie juive proposée en Palestine fut une construction britannique conçue comme
une fondation de l’hégémonie impériale, et comme un autre état tampon entre l’Inde
et ses ennemis potentiels. Cette colonie mettrait un terme, à tout jamais, à l’idée
d’une ligne ferroviaire de Berlin à Bagdad, et freinerait toute ambition que le
nouveau rival potentiel, la France, pourrait avoir dans la région.
La
déclaration de Balfour fut publiée en 1917 alors que Jérusalem était sur le point
de tomber dans les mains de l’Empire. Lloyd George, le Premier Ministre qui l’autorisa,
fut élevé par un oncle, un prédicateur laïc dans l’Eglise baptiste millénariste,
et « fut éduqué dans une école où l’on enseigna beaucoup plus l’histoire
des Juifs que l’histoire de ma propre patrie ».
En
1903, alors qu’il était un simple député du Parlement, il dessina un plan de colonisation
juive (« Jewish Colonisation Scheme ») pour Théodore Herzl, le fondateur
du mouvement sioniste. La colonie prévue devait se situer en Afrique de l'Est
britannique, mais en 1917, la vraie chose devint possible.
Le
Premier ministre n'était pas seul. Sur les dix hommes qui faisaient partie de
son cabinet de guerre à un moment ou à un autre, il y en avait sept qui venaient
des familles Non-conformistes. Trois furent les fils ou petits-fils des prédicateurs
évangélistes. Ils avaient tous une relation étroite avec l'Ancien Testament et
les gens du livre.
Les
mémoires du Commandant Vivian Gilbert furent publiés en 1923 sous le titre de
« La Romance de la Dernière Croisade - Avec Allenby à Jérusalem »
(« The Romance of the Last Crusade - With Allenby to Jerusalem »).
Ils commencèrent avec un morceau sur le roi Richard Cœur de Lion et Sir Brian
de Gurnay chevauchant loin de Jérusalem, après leur échec à s’emparer de la ville
:
« Dans
le cœur de Sir Brian de Gurnay, il y avait l’idée d’une autre et une dernière
Croisade qui arracherait pour toujours les Lieux Saints aux mains des infidèles » (page
1)
Le
titre du chapitre XII du livre du Commandant Gilbert fut « Quand les prophéties
se réalisent » et il fut à propos de la prise de la Ville Sainte :
« Enfin,
Jérusalem était entre nos mains ! Dans les dix Croisades organisées et équipées
pour libérer la Ville Sainte, deux seulement furent vraiment un succès, - la première
menée par Godefroy de Bouillon, et la dernière par Edmund Allenby... puis voilà,
nous nous sommes retrouvés à l'intérieur des murs eux-mêmes - les premières troupes
britanniques à marcher dans la Ville Sainte !... Je me suis rappelé d’un vieil
hymne que j'ai lu il y a plusieurs années. Elle fut écrit par Saint Augustin,
ou à partir de ses paroles, et fut transmis de bouche à oreille dans les moyens
âges afin d’encourager le recrutement pour les Croisades... Alors que je parcourais
Jérusalem, les mots étaient sur mes lèvres ... Nous étions fiers que Jérusalem,
après avoir langui pendant plus de quatre cents ans sous le joug turc, allait
enfin être libre... Mais par-dessus tout, nous avions une grande foi inébranlable
en Dieu, dont la miséricorde nous a accordé cette victoire... pour libérer la
Terre Sainte pour toujours, pour ramener la paix et le bonheur à un peuple longtemps
opprimé ! » (pages 171-177)
Avec
la progression des Britanniques vers Jérusalem, beaucoup d'entre eux commencèrent
à se voir comme des participants à la dernière Croisade. Tout le fondamentalisme
chrétien absorbé par les gentlemen anglais dans leur éducation biblique dans les
écoles privées prestigieuses (« Public Schools ») jaillit dans une grande
flambée. Ils venaient de reconquérir la Terre Sainte pour la chrétienté, après
700 ans d'occupation musulmane. Et que serait la Ville Sainte et la Nouvelle Jérusalem
sans les Juifs ?
Le
nationalisme irlandais entra en alliance politique avec les Non-conformistes dans
le mouvement libéral « Home Rule » (un régime politique créant un parlement
irlandais et accordant une autonomie à l’Irlande au sein du Royaume Unis, Ndt),
et les Irlandais entrèrent en alliance militaire avec eux en 1914. En 1917, les
Redmondites (les fidèles de John Edward Redmond qui fut député irlandais et chef
du Pari Irlandais Parlementaire de 1900 à 1918, Ndt) devinrent des simples porte-paroles
des intérêts impériaux britanniques, et ne formulèrent aucune critique sur ce
qui se passait les concernant même. Et, bien sûr, John Dillon était un ami personnel
et un confident du chef sioniste libéral Charles Prestwich Scott. Ainsi, l'« Irish
News » de Joseph Devlin ne voyait rien de mal dans la colonisation, le nettoyage
ethnique et la partition qui fut planifiée pour la Palestine, malgré le fait « d’en
savoir quelque chose en Irlande ».
Traduit
par IA.
Source
: http://www.ccun.org/
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Simon
Wiesenthal, le grand chasseur de nazis n'était en réalité qu'un menteur.
Ca, nous le savions déjà, mais
la nouveauté c'est qu'aujourd'hui c'est un grand journal qui écorne sa légende.
L'auteur
de l'article que je vous propose va très loin même si on sent qu'il en a encore
sous la semelle comme on dit en jargon footballistique. Il ne peut en effet éviter
de parler des aspects positifs de l'oeuvre de Wiesenthal comme si cette précaution
était nécessaire pour que son entreprise d'éreintement du personnage puisse passer.
Il n'empêche que sous l'humour anglais, on sent parfois percer un mépris indicible.
L'article
est constitué d'extraits d'un livre que l'auteur vient de publier. Vivement une
édition en français!
Le
tissu de mensonges du grand chasseur de nazis
Simon
Wiesenthal, célèbre pour sa quête de justice, a capturé moins de criminels de
guerre qu’il ne l’a affirmé et a inventé une bonne partie de son histoire pendant
l’holocauste.
par
Guy Walters, The Times (UK) 19 juillet 2009 traduit
de l’anglais par Djazaïri
Depuis
le début des années 1960, le nom de Simon Wiesenthal est devenu synonyme
de chasse au Nazis. Son statut est celui de saint laïque. Proposé à quatre reprises
pour le prix Nobel de la paix, fait chevalier honoraire en Grande Bretagne, titulaire
de la médaille présidentielle pour la liberté aux USA, de la Légion d’Honneur
française et d’au moins 53 autres distinctions, il a été souvent crédité de quelque
1 100 ‘scalps’ de Nazis. On se souvient de lui surtout pour ses efforts pour pister
Adolf Eichmann, un criminal de guerre des plus notoires.
Pourtant,
sa réputation repose sur du sable. C’était un menteur – et un mauvais dans son
genre. De la fin de la deuxième guerre mondiale à la fin de sa vie en 2005, il
a menti de manière répétée sur sa traque supposée d’Eichmann ainsi que sur ses
autres exploits en tant que chasseur de Nazis. Il concoctait aussi des histoires
grotesques sur ses années de guerre et faisait des affirmations mensongères sur
ses études universitaires. Il y a tant d’incohérences entre ses trois principaux
mémoires autobiographiques et entre ces mémoires et des documents contemporains,
qu’il est impossible de construire un récit fiable en se basant sur eux. Le peu
de respect de Wiesenthal pour la vérité autorise à mettre en doute tout ce qu’il
a jamais écrit ou fait.
Certains
penseront que je suis trop sévère avec lui et que je cours le risque à titre professionnel
de m’allier avec une vile bande de néo-nazis, de révisionnistes, de négateurs
de l’holocauste et d’antisémites. Je me situe résolument à l’extérieur de ces
positions sinistres et mon intention est de les écarter de la critique de Wiesenthal.
Le personnage est important et complexe.
Si
sa duplicité devait avoir un motif, elle était sans doute enracinée dans de bonnes
intentions. Car ses mensonges ne sont pas les seules découvertes choquantes que
j’ai pu faire en étudiant la fuite des criminels de guerre Nazis. J’ai constaté
un manque de volonté politique de les pourchasser. Beaucoup auraient pu
être traduits en justice si les gouvernements avaient voulu allouer même
de faibles moyens à ce but.
C’est
en partie grâce à Wiesenthal qu’on se souvient de l’holocauste et qu’il est bien
documenté, et c’est peut-être son legs le plus important. Il a amené quelques
Nazis devant la justice, mais certainement pas le nombre qu’il affichait et Eichmann
n’en faisait pas du tout partie. La place manque cependant ici pour mon examen
minutieux de ses prétentions en qualité de chasseur de Nazis. Je me limiterai
à quelques épisodes célèbre savant et pendant la guerre qui sont au coeur du mythe
Wiesenthal.
Il
est né en 1908 à Buczacz en Galicie, possession à l’époque de l’empire austro-hongrois
et désormais en Ukraine. Après la première guerre mondiale, Buczacz a changé maintes
fois de mains, passant des Polonais aux Ukrainiens puis aux forces soviétiques.
En 1920, Wiesenthal alors âgé de 11 ans avait été agressé à coups de sabre par
un Ukrainien à cheval qui lui avait entaillé la cuisse jusqu’à l’os. Wiesenthal
considérait la cicatrice comme une preuve parmi de nombreuses autres qu’il était
protégé d’une mort violente par un “pouvoir invisible” qui voulait le garder en
vie pour un dessein particulier.
Son
milieu était idéal pour n’importe quel aspirant fabuliste. Comme beaucoup d’autres
en Galicie, Wiesenthal avait passé son enfance baigné par le genre littéraire
polonais du conte raconté en long et en large pendant les repas. Dans un endroit
comme le Buczacz des années 1920, la vérité était un concept assez élastique.
A 19 ans, il s’inscrit comme étudiant en architecture à l’université technique
tchèque de Prague où il découvrit sa vocation de conteur et où il donna des one
man show. Ses
études se passaient moins bien. Même si la plupart de ses biographies – dont celle
qui figure sur le site web du centre Simon Wiesenthal – indiquent qu’il a obtenu
un diplôme, il n’a en fait pas terminé ses études. Certainesbiographies affirment
qu’il a obtenu un diplôme d’ingénieur architecte à l’école polytechnique de Lvov
en Pologne, mais on ne trouve nulle trace de ses études là bas dans les archives
publiques de Lvov et son nom est absent du registre polonaise d’avant-guerre des
architectes et des ingénieurs en bâtiment.
Toute
sa vie, il a prétendu frauduleusement avoir un diplôme; ses en-têtes de courriers
le signalaient fièrement. De
même, il y a de grosses contradictions dans ses récits dramatiques de la seconde
guerre mondiale. Il était à Lvov quand il tomba aux mains des Nazis en 1941. Il
affirme que lui et un ami juif nommé Gross furent arêtes à 16h le dimanche 6 juillet,
une des rares dates qui reste inchangées dans sa biographie toujours changeante.
Chaque fois qu’il est si précis, cependant, il est généralement dans le mensonge.
Jetés
en prison, ils furent mis dans une range de quelque 40 autres juifs dans une cour.
La police auxiliaire ukrainienne commença à tire rune balle dans la nuque de chaque
homme, progressant ainsi en direction de Wiesenthal. Il fut sauvé par le carillon
d’une église appelant à la prière du soir. De manière incroyable, les Ukrainiens
interrompirent leurs exécutions pour aller à la messe. Les survivants furent emmenés
dans des cellules où Wiesenthal affirme s’être endormi. Il fut réveillé par un
ami Ukrainien de la police auxiliaire qui le sauva, avec Gross, en leur disant
de se faire passer pour des espions Russes. Ils furent interrogés avec brutalité
– Wiesenthal perdit deux dents – mais furent libérés après avoir dû nettoyer le
bureau du commandant.
Le
récit de cette évasion sensationnelle – une des plus célèbres de Wiesenthal et
qui a contribué à installer la notion de sa mission divine – est selon toutes
probabilités complètement fabriquée. Il est certain que les Ukrainiens ont mené
des pogroms brutaux à Lvov début juillet 1941 mais ils furent suivis d’une pause
pour ne reprendre que le 25 juillet. Selon le témoignage que Wiesenthal a livré
aux Américains qui enquêtèrent sur les crimes de guerre, il n’avait en fait été
arrêté que le 13 juillet, parvenant à fuir grâce à un ‘pot de vin.’ En datant
par la suite son arrestation le 6 juillet, son récit cadrait avec le calendrier
des pogroms.
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Vers
la fin de l’année 1941, Wiesenthal se trouvait à Janowska, un camp de concentration
près de Lvov. Charger de peindre des insignes Nazis sur les locomotives soviétiques,
il se lia d’amitié avec Adolf Kohlrautz, l’inspecteur-chef de l’atelier, qui était
secrètement oppose au nazisme. Le 20 avril 1943, Wiesenthal fut apparemment sélectionné
à nouveau pour une exécution de masse. La SS de Janowska l’avait choisi parmi
des juifs pour être fusillé pendant une célébration lugubre du 54ème anniversaire
d’Hitler. Ils marchaient en silence vers une grande tranchée sablonneuse, de deux
mètres de profondeur pour une longueur de 450 mètres. On pouvait y voir quelques
cadavres. Contraints de se déshabiller, ils durent prendre en file indienne un
corridor de barbelés appelé le tuyau pour être abattus un par un au bord de la
tranchée.
Un
coup de sifflet interrompit les tirs, suivi par un cri appelant “Wiesenthal!”
Un homme de la SS nommé Koller approcha en courant et dit à Wiesenthal de le suivre.
“Je titubais comme un homme ivre,” se souvenait Wiesenthal. “Koller me donna une
paire de claques et me ramena à la réalité. Je marchais en sens inverse dans le
tuyau, tout nu. Derrière moi, le bruit des tirs reprenait mais ils cessèrent bien
avant que j’atteigne le camp.” De retour au camp; il retrouva un Kohlrautz rayonnant
qui avait persuadé le commandant du camp qu’il était essentiel de garder Wiesenthal
vivant pour peindre une affiche où figureraient un svastika et les mots “Nous
remercions notre Führer.”
Selon
Wiesenthal, le 2 octobre 1943 Kohlrautz l’avertit que le camp et ses prisonniers
devaient bientôt être liquidés. L’Allemand lui donna, ainsi qu’à un ami, une autorisation
pour se rendre dans une papeterie en ville, accompagnés d’un garde Ukrainien.
Ils parvinrent à s’échapper par l’arrière-boutique tandis que le garde attendait
devant.
Une
fois encore, il semblait avoir trompé la mort de façon miraculeuse. Mais nous
n’avons que sa parole. Selon Wiesenthal, Kohlrautz a été tué dans la bataille
de Berlin en avril 1945. Il avait pourtant dit à un de ses biographes que Kohlrautz
avait été tué sur le front russe en 1944. Et dans une déclaration sous serment
faite en août 1945 sur les persécutions subies pendant la guerre, il omet complètement
cette histoire. Dans ce document comme dans son témoignage devant les Américains
en 1945, il mentionne Kohlrautz sans dire que cet Allemand lui avait sauvé la
vie.
A
partir de là, il est impossible d’établir une suite d’événements fiable dans le
cours de la vie de Wiesenthal pendant la guerre. Avec au moins quatre versions
très différentes de ses activités entre octobre 1943 et mi-1944 – y compris son
rôle allégué en tant qu’officier résistant – d’importantes questions méritent
d’être soulevées. Dans les années 1970 et 1980, certains,comme Bruno Kreisky,
l’ancien chancelier Autrichien, ont accusé à plusieurs reprises Wiesenthal d’avoir
collaboré avec la Gestapo. Les affirmations de Kreisky étaient étayées par des
preuves non confirmées des gouvernements soviétique et polonais. Wiesenthal l’avait
poursuivi en justice et gagné son procès. Quelle
que soit la vérité, en novembre 1944, Wiesenthal se trouvait à Gross-Rosen, un
camp près de Wroclaw. Il a déclaré à Hella Pick, sa biographe, qu’il avait été
forcé de travailler nu-pieds dans la carrière du camp et qu’il s’était rapidement
aperçu que l’équipe de 100 prisonniers assignés à la brigade de travail fondait
d’une personne par jour. Au bout de quelques jours, il acquit la certitude que
son tour était proche. « Mon exécuteur était derrière moi,» se souvenait-il, prêt
à me briser le crâne avec une pierre. Je m’étais retourné et l’homme, surpris,
avait lâché sa pierre qui m’écrasa un doigt de pied. Je criais de douleur.»
La
rapidité de la réaction de Wiesenthal ainsi que ses cris lui ont apparemment sauvé
la vie car il y avait une sorte d’inspection ce jour là – il pensait que ce devait
être la Croix Rouge – il fut donc expédié vers le centre de soins d’urgence. Son
orteil fut amputé sans anesthésie tandis que deux hommes le maintenaient. Le lendemain,
Wiesenthal disait avoir été à l’agonie.
“Le
docteur revint et vit que j’avais une cloque pleine de pus sur la plante des pieds.
Il l’incisa alors et la gangrène gicla à travers la pièce.”
Encore
une fois, un des “miracles” de Wiesenthal est sujet à caution. Tout d’abord, cette
histoire n'apparaît dans aucune autre biographie ou déclaration. Ensuite,
si la Croix Rouge procédait vraiment à une inspection ce jour là, alors les SS
auraient interrompu temporairement les exécutions. Et de fait, la Croix Rouge
n’était pas autorisée à se rendre dans les camps à ce moment là. Enfin, les conséquences
médicales semblent hautement improbables.
Peu
après, selon le récit de Wiesenthal, il parvint à marcher pendant 200 kilomètres
à l’ouest de Chemnitz après l’évacuation de Gross-Rosen. Marcher avec un pied
gangrené et un orteil récemment amputé aurait du être infernal. En guise de chaussure,
il avait la manche d’un vieux manteau enroulée autour de son pied avec un peu
de fil de fer. Un manche à balai faisait office de canne. Sur 6000 prisonniers
évacués à pied, seulement 4800 arrivèrent à Chemnitz. Avec son pied infecté, Wiesenthal
eut la chance de figurer parmi eux.
De
Chemnitz, les prisonniers aboutirent au camp de Mathausen près de Linz en Autriche.
Wiesenthal arriva là bas dans la nuit glaciale du 15 février 1945.
Dans
“Des assassins parmi nous,” il raconte comment lui et un autre prisonnier, Prince
Radziwill, s’étaient soutenus mutuellement pour monter les derniers kilomètres
jusqu’au camp. L’effort était trop difficile et ils s’effondrèrent dans la neige.
Un homme de la SS tira un coup de feu qui atterrit entre eux. Comme les
deux hommes ne se relevaient pas, ils furent laissés pour morts par une température
inférieure à zéro. Quand les camions arrivèrent pour ramasser ceux qui avaient
péri pendant la marche, Wiesenthal et Radziwill, inconscients,
furent jetés sur une pile de cadavres. Au crematorium [four crématoire], les prisonniers
préposés au déchargement des corps réalisèrent qu’ils étaient vivants. Ils furent
placés sous une douche froide [température > 0] pour les dégeler et Wiesenthal
fut emmené au Bloc VI, “le bloc de la mort” pour les malades condamnés.
En
1961, interviewé pour les archives de Yad Vashem par le journaliste Israélien
Haim Maas sur ses années de guerre, Wiesenthal indiquait que l’infection de son
pied était à ce moment devenue bleu-vert et s’était étendue au genou. Il est resté
étendu dans le bloc de la mort pendant trois mois jusqu’à la fin de la guerre.
Trop faible pour sortir du lit, il prétend avoir survécu – incroyablement – avec
200 calories par jour, simplement avec le morceau de pain ou de saucisson qu'un
ami Polonais lui faisait passer en douce.
Mathausen
fut libéré le 5 mai 1945. Malgré son poids d’à peine 50 kilos,Wiesenthal s’était
rué dehors pour accueillir les tanks américains. “Je ne sais pas comment j’ai
réussi à me lever et à marcher. S’il était capable de marcher, c’est que sa jambe
gravement infectée avait du être soignée les trois mois précédents, soit par amputation,
soit par antibiotiques. Nous savons qu’il n’a pas été amputé et que le traitement
par antibiotiques n’était pas courant pour les malades Juifs dans les camps de
concentration. Une fois encore, c’est comme si un miracle s’était produit.
La
rapidité du rétablissement de Wiesenthal est si étonnante qu’on peut penser qu’il
n’était pas aussi malade qu’il l’a prétendu. Vingt jours seulement après sa libération,
il écrivait au commandant Américain du camp pour demander s’il pouvait être impliqué
dans l’assistance aux autorités US chargées d’enquêter sur les crimes de guerre.
Affirmant avoir séjourné dans 13 camps de concentration – il n'a en réalité été
dans pas plus de six camps – Wiesenthal livra une liste de 91 noms de ceux qu’il
sentait responsables de ces “souffrances incalculables.”
Selon
la plupart des récits, Wiesenthal avait demandé s’il pouvait se joindre aux enquêteurs
Américains sur les crimes de guerre, mais ils refusèrent, lui disant qu’il n’allait
pas assez bien Après avoir pris un peu de poids, il revint à la charge et fut
assigné à un capitaine avec qui Wiesenthal affirme avoir capturé son premier “scalp,”
un garde SS geignard nommé Schmidt. Il y en eut beaucoup d’autres dans les
semaines qui suivirent,” écrira plus tard Wiesenthal. “Il était inutile d’aller
loin. On butait pratiquement sur eux en marchant.”
Un
curriculum vitae rédigé après la guerre ne mentionne pas son travail pour les
Américains mais cite son activité en tant que vice-président du Comité Central
Juif à Linz, en zone d’occupation américaine. Sa tâche était de dresser des listes
de survivants que d’autres survivants pourraient consulter pour la recherche de
leurs proches. Pendant
au moins un an après la fin de la guerre, une autre tâche de Wiesenthal était
d’exercer de fortes pressions pour ses coreligionnaires juifs; il devint président
de l’Organisation Internationale des Camps de Concentration, qui siégeait à Paris.
Il avait également noué des contacts avec le Brichah qui envoyait clandestinement
des Juifs d’Europe vers la Palestine.
Ce
n’est pas avant février 1947 qu’il créera l’organisation qui l’a rendu célèbre,
le Centre de Documentation et d’Histoire Juives à Linz. Son but était de collationner
des informations sur la solution finale en vue d’obtenir des poursuites contre
des criminels de guerre. Wiesenthal affirmait l’avoir créé à cause de propos antisémites
tenus par un officier Américain, ce qui l’amena à réaliser que les alliés ne pourchasseraient
pas les nazis autant qu’il était nécessaire de le faire.
C’est
triste, mais il avait raison. Lui et son équipe de 30 bénévoles ont circulé dans
les camps de personnes déplacées rassemblant des preuves sur les atrocités auprès
d’anciens prisonniers de camps de concentration. En tout, l’équipe de Wiesenthal
a compilé 3 289 questionnaires, un exploit bien plus extraordinaire que tout ce
que les alliés ont pu réussir.
Wiesenthal
est mort en 2005 à l’âge de 96 ans et a été enterré en Israël. Les hommages et
les panégyriques furent nombreux et excessifs, et à l’époque il aurait pu être
mesquin de le diminuer devant les nombreux aspects positifs du rôle qu’il a joué.
C’était fondamentalement un homme de spectacle et quand il a trouvé son rôle de
leader mondial des chasseurs de nazis, il l’a bien joué. Comme c’est le cas avec
de nombreux spectacles populaires, il était impossible pour les critiques de dire
au public que le Grand Show Wiesenthal était à peine plus qu’une illusion. En
fin de compte c’était une illusion montée pour une grande cause.
origine : http://mounadil.blogspot.com/
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Nouvelle Institut De Propagande Fasciste
Pour Contrôler Les Analogies Historiques Faites Sur Les USA Et Israel
La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut
de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites
sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait
formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous
furieux dangereux.
Trop de Sionisme - Ben Heine
Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society
for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael
O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de
l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent,
permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles
entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire
peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par
conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique
à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les
US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui
gouvernent le sort des autres peuples sur terre". Concrètement,
en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant
longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres
nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour
contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation
de ce genre apparaît, la première ligne de défense c'est, comme cela a toujours
été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue,
de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite
(allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment
formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors
que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils
vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains
les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement
défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste
fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique"
la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants
ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement
utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse
du SMHR pour contrer chacune d'elle. Ci dessous quelques exemples
de cette compilation. " Analogie 1 : un peuple qui envahit
la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids
sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour
la même raison. " SMHR propagande 1 : ces deux nations ont
attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils
ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des
bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.
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| "
Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de
multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne
au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle)
se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau
d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances
de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US. "
SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus
avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui
leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence
et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.
" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires
du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus
de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est
en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale,
de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement
ce qui se passe aux US. " SMHR propagande 3 : Les US, à la
différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse
plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront
les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées
de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute
concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire
il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de
pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.
" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans
les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées
militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les
US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères
Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles
non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent
à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement
à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.
" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les
Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons
purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués
dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer
de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple,
l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan,
a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa
maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter
à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr
apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et
israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre. " Analogie
5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie
non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays
voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne
en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de
Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains
ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde
guerre mondiale. " SMHR propagande 5 : on doit toujours se
rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs
du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs
nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire
arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel
des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement
coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant,
à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président
iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le
chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce
n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus
souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.
Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...)
présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à
signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC, John King de Time- Warner - CNN, Charles
Gibson de Disney - ABC, Michael Gordon du NYT. Source de
certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News
Service
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Permalien
: http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1214
Le Sionisme n'est pas de l'anti-sémitisme puisque
des israëliens juifs sont anti-sionistes.
Il dénonce
l’apartheid et soutient le boycott comme moyen de pression Un professeur israélien
menacé par la présidente de son université
dimanche 30 août 2009,
par Olivier Bonnet
Les défenseurs inconditionnels d’Israël mettent constamment
en avant le caractère ngdémocratique de l’État hébreu. Toutes les opinions peuvent-elles
aujourd’hui s’y exprimer ? Il faudra suivre attentivement le sort fait à Neve
Gordon,

professeur
à l’université Ben-Gourion du Néguev, qui a publié le 20 août dernier dans le
Los Angeles Times un texte titré Boycottez Israël (traduit en français par l’Union
juive française pour la paix). "Je suis convaincu que c’est le seul moyen de sauver
Israël de lui-même", explique-t-il dans cet éditorial dont le passage clé est
le suivant : "si la solution par deux États est le moyen de stopper l’État d’Apartheid,
comment peut-on y parvenir ? Je suis convaincu que les pressions extérieures sont
la seule réponse. Au cours des trois dernières décennies, le nombre des colons
Juifs des territoires occupés a terriblement augmenté. Le mythe du Jérusalem unifié
a conduit à la création d’une ville d’Apartheid où les Palestiniens ne sont pas
citoyens et manquent des services de base. Le camp de la paix israélien s’est
réduit progressivement si bien qu’à présent il est presque inexistant, et la politique
israélienne va de plus en plus vers l’extrême droite. Pour moi, il est clair par
conséquent que le seul moyen de contrer la tendance vers l’Apartheid est par une
pression internationale massive. Les mots et les condamnations de l’administration
Obama et de l’Union Européenne n’ont donné aucun résultat, pas même un gel de
la colonisation, sans parler d’une décision de se retirer des territoires occupés.
Par conséquent j‘ai décidé de soutenir le mouvement Boycott, Désinvestissements
Sanctions lancé par des militants Palestiniens en juillet 2005, et qui a rassemblé
depuis un large soutien autour du monde. L’objectif est de garantir qu’Israël
respecte ses obligations sous la loi internationale et que les Palestiniens reçoivent
le droit à l’auto-détermination."
|
| Ces
propos ont déclenché en Israël ce que l’historienne Esther Benbassa

décrit
sur Rue89 comme une "vague d’hystérie" : "Ces derniers mois, après l’offensive
contre Gaza et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement de coalition de droite dure,
incluant l’extrême droite, la liberté d’expression est devenue une peau de chagrin
dans un pays où, pourtant, dans le passé, des intellectuels critiques avaient
encore le droit d’exprimer des opinions allant à l’encontre des thèses officielles.
Les persécutions contre les membres de New Profile, une organisation qui œuvre
contre la militarisation de la société israélienne, les attaques violentes visant
des militants non violents qui protestent contre le Mur de séparation et l’occupation,
l’arrestation de l’activiste Ezra Nawi, qui lui aussi sans violence s’opposait
à la destruction d’une maison palestinienne (Neve Gordon fait partie de son comité
de soutien) dénotent le lourd climat de tension qui règne en Israël et le raidissement
consécutif, qui dans tous les cas ne peut qu’être préjudiciable à la liberté d’expression
en général."
Aussi la réaction de la présidente de l’université au sein
de laquelle enseigne Neve Gordon,

Rivka
Carmi, ne s’est-elle pas faite attendre, qui parle de "trahison" envers Israël
: "Des déclarations comme celles-ci, qui expriment une critique brutale et dévastatrice
de l’État d’Israël, vont à l’encontre de l’excellent travail accompli à l’université
Ben-Gourion et dans toutes les universités en Israël." Neve Gordon sera-t-il licencié
pour délit d’opinion ? "Elle invite ceux qui pensent comme Neve Gordon à se chercher
un autre point de chute personnel et professionnel", précise Esther Benbassa :
"la menace est là. Et surtout la menace de faire taire tous ceux qui refusent
la politique israélienne à l’endroit des Palestiniens telle qu’elle se déploie
et ses retombées inacceptables pour les citoyens d’un pays peuplé d’hommes et
de femmes dont les aïeux ont subi dans le passé les pires persécutions", conclut-elle
over-blog.com |
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Je
n'avais jamais entendu parler
d'Arthur Ruppin. Or, cet Arthur Ruppin est une figure très importante du sionisme
et il a eu un rôle décisif dans la colonisation de la Palestine.
Wikipedia
vous apprendra un certain nombre de choses à son sujet, mais rien de ce dont je
veux vous parler maintenant.
C'est
qu'Arthur Ruppin n'était pas seulement un avocat et sociologue. Wikipedia nous
parle bien de son activité intellectuelle et académique mais omet de nous dire
que Ruppin était d'abord un savant fou comme seuls le nazisme et le sionisme ont
pu en engendrer.
En
réalité, Arthur Ruppin était tout simplement un
nazi Juif dont une bonne part de l'activité de recherche a consisté à démontrer
que, à l'origine, les Juifs ne sont pas des Sémites et que la partie de la population
juive qui correspond le mieux à ce type non sémite est la poulation des Juifs
Ashkénazes d'Europe orientale.
Seul
le métissage des Juifs primitifs avec les Sémites en a fait ce qui correspond
à la description par les stéréotypes antisémites : des gens cupides et sans
enracinement.
Heureusement,
les travaux de Ruppin associés à l'eugénique se proposent de rétablir l'authentique
race juive qui fait partie se la souche Indo-Allemande !
Et
Ruppin était peut-être un savant fou, mais il fut aussi un sioniste efficace qui
a influencé bon nombre de personnalités sionistes. Et on le considère comme le
« père de l'installation sioniste » en Palestine. Pas moins.
par
Tom Segev, Haaretz (Sionistan) 8 octobre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri
Arthur
Ruppin, un avocat et sociologue né en Allemagne, est considéré comme le père de
la colonisation nationale sioniste sur le sol d'Israël, qui a commencé en 1908.
Entre autres choses, il était impliqué dans la création du kibboutz Degania et
dans les premiers développements de Tel Aviv, il figurait parmi les fondateurs
de la banque Hapoalim et jusqu'à son décès en 1943, il fut un des grands dirigeants
de l'entreprise sioniste. Il fut aussi un des pères de l'éducation hébraïque et
de la culture hébraïque en général ; en fait, sa façon de penser influença
la vision du monde de Moshe Dayan et d'autres personnalités.
Tout
cela est bien connu. Ce qui l'est moins, est la conviction de Ruppin que la réalisation
du sionisme exigeait la « pureté raciale » chez les Juifs. Ses conceptions
étaient inspirés en partie par les travaux de penseurs antisémites, dont certains
des idéologues nazis.
Après
l'holocauste, l'historiographie israélienne a tendu à minimiser autant que possible
cette information embarrassante – ou même à l'ignorer complètement. Cependant,
voici quelques semaines, l'université de Tel Aviv a accepté la thèse de doctorat
d'un chercheur nommé Ethan Bloom, qui a découvert, entre autres, que non seulement
Ruppin avait été influencé par les théories qui ont engendré le nazisme, mais
qu'il avait aussi influé sur leur formulation.
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Bloom
a découvert que Ruppin avait eu "une influence déterminante" sur la perception
par les Allemands des Juifs comme une race. Par exemple, des travaux de Ruppin,
dont certains effectués à l'université Hébraïque, proposaient une explication
à l'avarice supposée des Juifs : il postulait que les Juifs qui vivaient
à l'origine sur la terre d'Israël avant la destruction du premier temple, et s'étaient
lancés dans l'agriculture, appartenaient en réalité à des tribus non sémitiques.
A un moment sonné, ils commencèrent à se mêler à des tribus sémitiques, ce qui
a compromis leur pureté raciale et les a affaiblis. L'élément sémitique commençant
à devenir dominant, cela incita les Juifs à abandonner l'agriculture et à développer
des instincts commerciaux, une plus grande cupidité et une avidité incontrôlable.
Ruppin
pensait que ces défauts pouvaient être corrigés, et la première tâche qu'il exigeait
de l'entreprise sioniste était par conséquent d'identifier ce qui restait du groupe
de Juifs « originel » ou « authentique » - ceux ayant un lien
direct, biologique avec les anciens Israélites racialement purs. Il croyait qu'on
les découvrirait parmi les Juifs ashkénazes d'Europe orientale.
A
cette époque, les Juifs d'Europe étaient au milieu d'un processus d'assimilation
tandis que, selon Ruppin, les Juifs Mizrahim et Séfarades (du Proche Orient et
d'Afrique du Nord) subissaient une atrophie biologique, qui jetait le doute sur
leur identité en tant que partie de la race juive. Ce ne fut donc qu'après une
longue hésitation qu'il autorisa qu'on amène des travailleurs Juifs du Yémen ;
il affirmait en outre qu'il n'y avait pas de Juifs noirs.
C'est
ainsi, selon Bloom, que la discrimination contre les Mizrahim a pris racine en
Israël à l'époque. Contrairement aux idées reçues, affirme-t-il, le phénomène
n'est pas né d'une « incompréhension culturelle » mais plutôt d'une
planification culturelle basée sur des théories raciales. Selon Bloom, c'était
un cas de racisme entre juifs, d'une dimension antisémite dans la culture hébraïque
moderne. Certaines des idées de Ruppin s'insèrent dans le discours intellectuel
qui prévalait à l'époque, qui vantait la pureté raciale et traitait
abondamment d'eugénique, le mouvement visant à améliorer la qualité génétique
de l'humanité. La croyance en la théorie que les Ashkénazes étaient le type juif
achevé à l'ère moderne permettait à Ruppin d'accepter la théorie raciale allemande
et de soustraire la majorité des Juifs à la catégorie des Sémites. En réalité,
selon sa conception, les Juifs originels, « sains »qui étaient auteurs
des aspects les plus vertueux de la culture juive faisaient partie, en termes
raciaux, des Indo-Allemands.
Quelques
mois après l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933, Ruppin eut une conversation
amicale avec Hans Guenther, un des principaux propagateurs de la théorie raciale
nazie. La rencontre avait pour but, entre autres choses, de faire avancer les
négociations entre le mouvement sioniste et les autorités nazies pour un accord
qui permettrait aux Juifs d'Allemagne d'immigrer en Palestine et d'y transférer
une partie de leurs biens.
Ruppin
apparait, à travers les découvertes de Bloom, comme un individu intellectuellement
et psychologiquement complexe qui, des années plus tard, se conduira assez bizarrement.
Il photographiait des « types juifs, » mesurait des crânes, comparait
des empreintes digitales et pensait qu'il était possible de classer les Juifs
Ashkénazes en diverses sous catégories raciales en fonction de la forme de leurs
nez. Peu de temps avant sa mort, il terminait une étude comparative sur ce dernier
sujet, comparant des personnalités de premier plan du mouvement sioniste – à commencer
par Théodore Herzl lui-même, dont Ruppin définissait le nez comme « assyrien-boukharien ».
Il définissait le nez d'un juif nommé Jacob Feitlowitz, qui était né en Pologne
et avait étudié l'histoire des Juifs Ethiopiens, comme « ashkénazi-négroïde. »
Selon Bloom, Ruppin croyait apparemment que l'intérêt de Feitlowitz pour les Ethiopiens
témoignait de son attrait pour « sa propre espèce. »
La
thèse de doctorat en question est fascinante et parlante. Elle a été rédigée en
anglais, sous la supervision d'Itamar Even-Zohar de l'université de Tel Aviv et
de l'historien Américain Sander Gilman. Bloom dit ne pas être particulièrement
heureux de faire aussi partie de cette histoire. Il s'inquiète des réactions que
son travail pourrait provoquer, mais défendra ce qu'il a écrit. De fait, il a
déclaré cette semaine : « C'est la vérité.» |
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