Mensonges accumulés
et décrets non respectés !





Vu l'arrogance inadmissible et inhumaine des dirigeants de l'entité sioniste, et vu le mutisme scandaleux de tous les dirigeants de la terre, se contentant de quelques fades protestations, alors qu'ils peuvent sûrement mettre fin à ce génocide et à cette arrogance, la reprise d'un article s'impose, puisse-t-il aider à éveiller les consciences !






Par Zeinab Abdelaziz

Professeur émérite de civilisation française.

En un temps où les mensonges accumulés deviennent le critère, et les décrets non-respectés le mode de vie, un arrêt s'impose pour passer en revue les traits composants la situation actuelle en Palestine, à l'occasion du 40e anniversaire de la guerre des six jours, juin 1967.

Avant d'aborder l'attitude des colonisateurs sionistes, à la lumière des fouilles archéologiques récentes, signalons d'abord le rôle des deux principaux pivots sur lesquels et grâce auxquels ces sionistes ont pu s'emparer d'une terre à laquelle ils n'ont aucun droit de tous les point de vues ! Ces principaux pivots sont : la politique américaine et la politique vaticane.

Je ne traiterait point ici le troisième principal pivot, à savoir : l'attitude des responsables arabes et musulmans, qui, n'étaient-ce leur concessions répétées, quel que soit le motif imposé par les politiciens occidentaux, et par là, leur traîtrise, il n'aurait jamais été possible à cette catastrophe inhumaine d'avoir lieu, ni à ce génocide d'être réalisé. Puisse les nouvelles découvertes dues aux fouilles archéologiques menées en Palestine et au Sinaï, lors de son occupation, qui changent catégoriquement la donne des événements, aider ceux qui auront le courage de reconsidérer la situation, dans son ensemble, à la lumière de ces nouvelles données...

Il n'est pas lieu d'aborder, ici, tous les mensonges sur lesquels s'élève la politique américaine, ni tous les décrets non-respectés, le long de sa courte existence sur terre, mais il suffit de signaler que tout son édifice et toute sa civilisation reposent sur une suite de génocides, de déracinement des habitants, de boucheries, de ruines, de colonisations, de manipulations médiatiques ainsi que de promesses jamais respectées... C'est la même politique qui se perpétue jusqu'à nos jours, à ne citer que les tout derniers : le massacre de Srebrenica, l'occupation insolente de l'Afghanistan et celle de l'Iraq. Occupation basée sur ce fameux mensonge du 9/11/2001, fomenté par leur propre main, pour se doter d'une légitimité internationale, afin de combattre l'Islam et les musulmans classés sous l'étiquette "axe du mal" ! Il suffit de passer en revue tous les ouvrages qui ont paru depuis, surtout à l'occasion du cinquième anniversaire de ce coup de théâtre…

De même, il n'est pas lieu d'étaler ici tous les mensonges sur lesquels s'élève l'institution vaticane, et tout ce qu'elle a commis de massacres, de génocides, de bûchers le long d'une vingtaine de siècles, pour imposer une religion basée sur des mensonges et des textes manipulés … Il suffit de citer la fameuse réhabilitation des Juifs du meurtre déicide, au Concile Vatican II, en 1965, malgré une centaine d'accusations claires et nettes, qui se trouvent encore dans les quatre évangiles. Cette fausse réhabilitation a permis la reconnaissance d'un Etat bâtard, et l'imposition de cette reconnaissance à tous les pays qui refusaient d'admettre cette flagrante occupation. L'usurpation de la terre de Palestine, basée sur l'idée d' "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", n'aurait jamais pu voir le jour.

C'est ce que les colonisateurs sionistes sont en train de parachever, grâce à ce génocide qui se mène, au vu et au su de tout le monde, ou plutôt grâce au mutisme de tout le monde, habitué depuis quelques temps à laisser faire laisser passer, selon les deux poids deux mesures ! Ce n'est pas sans raison d'ailleurs que Libération du 15 mai qualifia le pape Benoît XVI de "menteurs professionnel", vu le nombre d'injustices perpétués par l'établissement qu'il préside, et le tas de mensonges qu'il couvre ou qu'il perpétue !

Il ne parait donc pas étrange que cet Etat bâtard dépasse, en arrogance, les deux bastions qui aidèrent à sa formation. Cependant, les fouilles archéologiques récentes, menées surtout le long de ces dernières décades, changent catégoriquement la réalité de la situation. Le 23/5/07 l'AFP signale que des soldats et des colons israéliens ont commis des "homicides illégaux" en toute impunité dans les territoires palestiniens, d'après Amnesty International, dans son rapport pour 2006 publié mercredi. "Les barrages installés par l'armée et les restrictions croissantes imposées par Israël à la liberté des Palestiniens, ainsi que la confiscation par Israël des droits de douane collectés au nom de l'autorité palestinienne, ont provoqué une détérioration importante des conditions de vie des Palestiniens des territoires occupés (…) la pauvreté, la dépendance à l'égard de l'aide alimentaire, les problèmes de santé et de chômage ont atteint un niveau critique". A la suite de cet accablant rapport, suit un commentaire proposant : " le retour dans les frontières de 1967, que le peuple élu ne doit pas à son impuissant dieu, mais à l'ONU " !

Ce qui veut dire : le prétendu prétexte disant que leur dieu leur accorda cette Terre est un leurre, un mensonge que tout le monde connaît, car en fait, ceux qui leur accordèrent vraiment cette terre usurpée c'est l'ONU, grâce à des mensonges accumulés ! Et lorsque cette organisation n'est pas arrivée à imposer son décret de reconnaissance des colonisateurs de la terre de Palestine à tous les pays, la politique américaine eut recours à son grand partenaire : le Vatican, qui ne tarda pas à créer cette infamie de réhabilitation du meurtre déicide, nonobstant toutes les malédictions proférées chaque messe du dimanche dans toutes les églises du monde !

Quant à ce qui ressort de tous les travaux de recherches, des livres ou des articles spécialisés, basés sur les fouilles archéologiques, il suffit de signaler un de ces principaux ouvrages :"La Bible dévoilée" (2002), d'Israël Finkelstein, directeur de l'Institut d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv, et Neil Silberman, directeur historique à l' "Ename Center for Archeology" de Belgique, qui co-signèrent la plus tonique et la plus audacieuse des synthèses sur la Bible et l'archéologie depuis cinquante ans. Ils puisèrent leurs arguments dans les découvertes les plus récentes, et aboutirent à une vision tout à fait différente sur l'histoire du peuple Juif.

Une des premières rectifications, que plusieurs savants partagent dorénavant, c'est la mise en cause de la véracité de la Bible, qu'il n'est plus possible de considérer comme un livre d'histoire, mais un livre de propagande écrit pour des raisons politiques et théologiques post eventum, des récits de mémoire édifiés sur les ruines d'anciennes traditions.

La datation d'objets trouvés lors des fouilles montre inexorablement la non véracité de la Bible. Celle-ci n'est, en fait, qu'une reconstruction littéraire et politique en vue d'une implantation déterminée : "Ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs, des débris d'anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région et des préoccupations suscitées par les conflits contemporains", assurent les auteurs pour lesquels la Bible correspond à l'émergence du royaume de Juda (au Sud), comme puissance régional au VIIe siècle av. J.- C. Le royaume d'Israël (au Nord), passe sous la coupe de l'Assyrie voisine qui va amorcer son déclin. Ce qui mène à dire : " les deux parties n'ont jamais été unifiées et la grandeur antique d'Israël est une invention politique. " !







C'est avec certitude que les auteurs ajoutent : " Il est aujourd'hui évident qu'un grand nombre d'évènements de l'histoire biblique ne se sont pas déroulés ni au lieu indiqué ni de la manière dont ils sont rapportées. Bien plus, certains épisodes les plus célèbres de la Bible n'ont tout simplement jamais eu lieu" ! Des conclusions qui bouleversent, certes, les anciennes visions de la Bible, et c'est ce qui permet de décrire la civilisation de l'Occident chrétien qu'elle s'élève sur des mensonges politiques et théologiques accumulés.

La question la plus importante qu'avancent les deux auteurs est la suivante : "Cela est susceptible d'ouvrir des horizons nouveaux, car les Juifs ne sont plus en droit de prétendre que la Palestine leur appartient parce que conquise avec l'appui de Jéhovah. Certes, leurs ancêtres vivaient sur ces terres il y a plus de 3000 ans, mais ils les partageaient avec les Cananéens, ancêtres des palestiniens. De toute façon, les Juifs ont perdu tout droit à l'exclusivité du fait de leur absence pendant 20 siècles." !

C'est la même idée qu'avait déjà présenté le père Jean Landouzie dans sa thèse de maîtrise, présentée à l'Institut théologique de Paris, publiée en 1978, ayant pour titre : "Le don de la Terre de Palestine". Thèse dans laquelle il prouve, textes en main, que les juifs n'ont aucun droit à cette terre. C'est la même idée qu'il avance dans son intervention au colloque "Les Chrétiens du monde arabes", tenu à Paris en 1987 : "la position sioniste est donc de justifier l'existence de l'Etat d'Israël actuel par le fait que dans la Bible, la Terre de Palestine a été donnée par Dieu à Israël. Mais là où se pose le problème, c'est lorsqu'on veut entraîner le chrétien à faire la même affirmation au nom de la Bible". Et d'ajouter un peu plus loin : " D'autre part, la réalisation de la promesse est conditionnelle. Il s'agit de vivre dans la fidélité à l'Alliance conclue entre Dieu et son peuple. La Terre sera retirée si le peuple est infidèle".

Eh bien, nul n'ignore, d'après la Bible, qu'ils ont trahit l'Alliance, retournèrent à l'adoration du Veau, au polythéisme et tuèrent les prophètes. Puis le père Landouzie ajoute : "La Terre de Palestine ne peut plus appartenir à un groupe d'homme au nom d'un décret divin quelconque, excluant une partie de sa population. La justice ne peut s'appliquer à un peuple au détriment d'un autre, au nom de principes religieux." Ce qui permet d'ajouter que les probes de parmi les ecclésiastiques se sentent gênés entre des textes clairs et nets, et l'enlisement de l'Eglise dans les mensonges politiques.

Dans un compte-rendu sur "La Bible dévoilée", J.-P. Chavaz écrit : "Jusqu'aux années 70, l'archéologie en Terre sainte avait une idée fixe, mettre en évidence les preuves de la justesse des récits bibliques. Toutes ces recherches se sont soldées par des échecs … les auteurs bibliques n'avaient-ils pas truffé leur récit de repères historiques, en l'occurrence de référence au Pharaon ou à tel évènement ? Mal leur en prit, car les nouvelles révélations de l'archéologie ont réduit à néant toutes les certitudes concernant le déroulement de l'histoire d'Israël … Il semble ainsi que nombre de théologiens catholiques et protestants ont cessé depuis longtemps de considérer l'Ancien Testament comme un livre d'histoire ... Les auteurs du Deutéronome ne devaient certainement pas être inspirés par le Tout-puissant ou alors ce dernier avait de sérieux trous de mémoire" !

Le N° 391 de la revue "La Recherche", novembre 2005, comprend une rubrique de 29 pages, des articles écrits par des archéologues ayant participé à ces fouilles en Palestine et au Sinaï, et prouvent les mêmes révélations disant que l'Ancien Testament a été écrit pour un but de propagande politique et théologique... c'est un amalgame de récits et de documents écrits avec préméditation, bien après les évènements dont certains n'ont jamais eut lieu ! Autrement dit, les Juifs n'ont pas le droit de s'approprier la terre de la Palestine.

Pierre de Miroschedji, archéologue, directeur du Centre de recherche français à Jérusalem, assure que les découvertes ont contredit les textes bibliques : " Ainsi, ce que la Bible présente comme une période de conquête de la Terre promise par les israélites apparaît aujourd'hui, à la lumière des découvertes archéologiques, comme une période de bouleversement politiques, économiques et sociaux … Pour les périodes récentes, on est dans le domaine d'une histoire complètement réécrite dans une perspective idéologique... Il existe des preuves formelles, telle la stèle de Merenptah (-1210) qui contredit la Bible en indiquant que le peuple d'Israël a été détruit. Les archéologues ont prouvé que la conquête de la Terre promise par les Hébreux est une légende… Ces découvertes donnent une interprétation nouvelle aux textes bibliques qui font apparaître la conquête de la Terre promise comme l'écho lointain d'un phénomène historique de grande ampleur, qui a affecté l'ensemble du bassin oriental de la Méditerranée, et à force de réécriture au fil des siècles, à des fins politiques et religieuses, devient une sorte de saga hébraïque, un récit épique et légendaire".

La revue "Historia", février 2005, renferme 42 pages ayant pour titre : " La Bible à l'épreuve de l'Histoire ". Quarante-deux pages de la lecture desquelles on sort avec les mêmes certitudes disant que la Bible a été écrite par une multitude de personnes, à des époques variées, qu'elle regroupe, remanie, reconstruit les faits qu'elle relate.

Dans un article intitulé : "La Terre promise était acquise", l'historien Richard Lebeau révèle que le "Livre de Josué, qui raconte la naissance du peuple d'Israël et la conquête de Canaan est une véritable saga digne d'Hollywood !... Les historiens considèrent ces textes comme une légende tout simplement. Car durant cette période, Canaan était sous la tutelle des Egyptiens, qui avaient déjà affronté les Hittites. Leur courage est raconté partout sur les monuments. Comment peut-on donc dire que les Hébreux, après s'être enfuis d'Egypte, émigrèrent justement dans une contrée soumise aux égyptiens ?! Les fouilles archéologiques contredisent les récits du Livre de Josué.

Un autre article, du même auteur, cite un exemple de ces falsifications bibliques avec le récit de la prise de Jéricho. D'après les fouilles, Jéricho n'était qu'un modeste petit village, sans fortifications, contrairement à ce que raconte la Bible, disant que Josué s'est servi de trompettes en cornes de béliers, dont le son est parvenu à faire écrouler les remparts de la cité. Ce qui n'a jamais eut lieu car il n'y avait point de remparts !

Ces quelques citations ne représentent point tout ce qui a été écrit durant les dernières décennies, assurant que les Juifs n'ont aucun droit sur cette terre de tous les points de vues, fussent-ils théologiques, juridiques, historiques ou archéologiques. Il n'est pas lieu de citer, ici, tous les ouvrages qui assurent ce non droit, qui les accusent de colonisation ou même d'arrogance !

Ce qui nous importe, ici, c'est de faire parvenir ces irréfutables nouvelles preuves à tous les honnêtes hommes de la terre, à tous ceux qui pourront prendre part à l'arrêt d'un génocide en cours, à l'arrêt d'une usurpation illégitime d'une terre qui revient en toutes lettres aux Palestiniens, à l'arrêt de la judaïsation de Jérusalem et de toute la Palestine. C'est surtout sous les yeux de ceux qui mènent l'injuste politique américaine et ses institutions, et sous les yeux de cet Occident chrétien et sa direction vaticane, qui fut une des causes directes de cette catastrophe, que nous plaçons ces nouvelles données. C'est pourquoi il est révoltant de voir le pape Benoît XVI s'exprimer, lors de la cérémonie de présentation des vœux du corps diplomatique, le 8 janvier 2007, dire : " Les Israéliens ont le droit de vivre en paix dans leur Etat ; les Palestiniens ont droit à une partie libre et souveraine ". C'est une honte de voir le plus haut représentant religieux bafouer la vérité avec une telle aisance, lui qui est censé bien connaître les Textes !

Ce que les sionistes ont fait et continue à faire ne peut être justifié sous n'importe quel prétexte. L'embargo économique et politique imposé par les Etats-Unis et l'Union Européenne, depuis plus d'un an, parce que les Palestiniens on légitimement choisi les membres du Hamas comme représentants, vise a leur tordre le cou, à les contraindre à la misère et à les placer sous l'inhumaine merci des occupants.

Avancer le fait que les Juifs ont souffert à la Shoah et qu'ils ont le droit à une terre, n'est nullement une raison équitable ou honnête pour déraciner les Palestiniens et les extirper de leur terre pour se débarrasser d'un mea-culpa qui pèse sur la conscience européenne et dont les palestiniens ne sont point responsables… Continuer à maintenir ce glacial et implacable mutisme, face à un génocide qui se mène obstinément, ne porte atteinte qu'à ceux qui s'y complaisent dans cette machiavélique nonchalance !…




Jeudi 27 Novembre 2008

dr.z.abdelaziz@gmail.com






Antisémitisme Sioniste En Palestine

Certains ici en France ( UPJF, CRIF...) font du lobbying pour faire voter un texte de loi condamnant l'anti sionisme comme étant de l'antisémitisme. Une aberration quand on sait que le régime sioniste a depuis le début mené et continue de mener une politique antisémite des plus virulentes en Palestine contre des groupes de Juifs ultra orthodoxes anti sionistes qui revendiquent depuis des décennies leur volonté de vivre en paix en Palestine dans un seul état palestinien.



Le Judaisme rejette le Sionisme

Le Judaisme rejette le Sionisme


Des affrontements ont lieu régulièrement en Palestine ( dans l'entité sioniste) entre forces de l'ordre sionistes et des ultra orthodoxes anti sionistes principalement ceux de Mea Shearim à Jérusalem. Ces groupes, souvent rassemblés autour d'une personnalité religieuse reconnue comme une autorité en matière de Talmud Torah et fréquemment consulté sur les applications des règles religieuses, sont discriminés, méprisés, traités comme des sous humains par une majorité de Sionistes qui les accusent pour les diffamer d'appartenir à des sectes.

Récemment, une femme juive appartenant à un de ces groupes ultra orthodoxes de Mea Shéarim, est tombée dans un piège tendu par des travailleurs sociaux sionistes qui l'ayant convoqué pour des problèmes de maltraitance familiale, l'ont fait arrêter lors de ce rendez vous. Sans préjuger de la responsabilité de cette femme dans les accusations de mauvais traitements infligés à l'un de ses enfants qui l'a conduit à un état de malnutrition avancée et a nécessité son hospitalisation d'urgence, cette affaire a déchaîné dans les médias sionistes et la société sioniste en général une vague haineuse à l'égard de ces groupes ultra orthodoxes qui ont pris sa défense en manifestant dans la rue. En représailles, le maire de Jérusalem, Nir Barkat - homme d'affaires millionnaire séculier qui a été élu grâce aux voix des électeurs du parti d'extrême droite de Lieberman, Israel Beitenou - avait annoncé la suspension des services municipaux, notamment de la voirie fournis aux quartiers ultra orthodoxes. Cette mesure a été dénoncée comme punition collective par les ultra orthodoxes.

Cette histoire illustre bien le fossé infranchissable existant entre les Juifs ultra orthodoxes anti sionistes et le régime sioniste qui prétend parler au nom de tous les Juifs alors même qu'il est de plus en plus contesté, y compris parmi ses soutiens les plus inconditionnels au sein des communautés américaines juives pour ses crimes commis à l'égard des populations palestiniennes des territoires occupés.

Ces pratiques antisémites du régime sioniste ne sont pas récentes et remontent en fait au tout début du Sionisme. Le Sionisme, en déclarant que les Juifs ne peuvent vivre en sécurité que dans un état juif, et par conséquent ne peuvent s'intégrer aux sociétés et pays où ils vivent est par essence antisémite. C'est en effet le discours tenu par les antisémites - le Juif c'est l'étranger, celui qui est incapable de s'intégrer etc... depuis des siècles avec son pic haineux génocidaire sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale.


L'antisémitisme sioniste en Palestine

En Palestine, il existe deux groupes distincts d'ultra orthodoxes juifs. Le premier, composé d'anti sionistes et qui constituent historiquement les "Juifs de Palestine", des Juifs installés là depuis très longtemps, pour qui la création d'un état/royauté juive en Palestine et le retour des Juifs à Zion , ne peuvent se faire que par intervention divine et donc qui refusent de reconnaître l'état d'Israël, ne votent pas, ne font pas l'armée, et pour certains refusent également d'avoir affaire aux services sociaux et autres institutions sionistes.

Le deuxième groupe est constitué d'ultra orthodoxes sionistes dont un grand nombre peuvent être considérés comme des "Juifs Messianiques" c'est à dire considérant, comme les sionistes séculiers, que le Sionisme est une forme de messianisme politique ayant permis le retour à Zion, qui revendique la Palestine comme leur héritage "divin", la terre de Palestine comme étant la leur, qui doit être "purifiée" de toute présence des goys ( non juifs) et surtout des populations autochtones : les Palestiniens. Ce dernier groupe - qui alimente le gros des bataillons de colons violents installés en Cisjordanie dont certains viennent des Etats Unis et sont soutenus financièrement par les Chrétiens Messianiques Sionistes Américains - épouse les positions les plus racistes extrémistes des sionistes séculiers du parti de Lieberman, Israël Beitenou. Ce dernier regroupe majoritairement des immigrants venus des républiques de l'ex Union Soviétique dont 1/3 ne sont pas Juifs selon la Halakhah ( loi juive ultra orthodoxe) et soutient activement le nettoyage ethnique et, en temps de guerre, comme cela a été le cas dernièrement dans la guerre contre Gaza, l'Opération Plomb Durci, encourage les massacres des Palestiniens qu'ils qualifient de "descendants d'Amalek". Amalek est le nom de code pour tout ce/ceux qui veut détruire les Juifs, et pour ces Sionistes sectaires barbares, quiconque est qualifié d'Amalek doit être détruit, selon une lecture primitive faite par ces fanatiques sionistes des livres saints juifs.

L'anti sioniste des ultra orthodoxes juifs palestiniens remonte au début du XXème siècle comme en témoigne des documents d'archives britanniques, dont un compte rendu du 21 décembre 1917 de Ronald Storr, premier gouverneur militaire de Grande Bretagne à Jérusalem :

" j'ai eu mon premier entretien avec les rabbins ashkenazes ultra orthodoxes anti sionistes. 20 d'entre eux m'ont reçu avec beaucoup de cérémonie dans la salle du conseil municipal, une banale pièce tout en longueur indigne de ces rabbis à péots (mèches de cheveux au niveau des tempes de chaque côté du visage) portant bonnets et redingottes garnies de fourrure, assis telle une peinture de Rembrandt de chaque côté le long d'une longue table usée. La seule langue qu'ils comprenaient c'était le Yiddish. J'ai quitté ce puissant et remarquable Synode après environ une heure, et je crois vraiment que, là, j'ai été témoin de la première confrontation sous mandat britannique entre les juifs orthodoxes et les sionistes juifs. C'était particulièrement déconcertant de voir que les Juifs orthodoxes anciens ne voulaient pas parler aux Sionistes juifs modernes. Dans mon effort personnel pour les faire se rencontrer, j'ai complètement échoué".

Trois jours après ce compte rendu le Synode a pris une décision extrêmement importante dans sa dispute avec les Sionistes de Jérusalem. Il ont mis sur pied leur propre conseil communautaire askhenaze, l'ancêtre du Eda Haredit.









Le 12 Mai 1918, le dirigeant de l'Organisation Zioniste Mondiale (la WIZO), Chaim Weizmann, a essayé de les soudoyer en leur promettant des financements à la condition qu'ils introduisent un programme plus moderne dans leurs Yeshivas ( écoles religieuses). Le Rabbin Avraham Aharon de Prague l'a de suite marqué du sceau de Cain, quand, parlant au nom de tous les dirigeants de Yeshivas il a tonné, indigné : " Dieu nous a confié les âmes de nos étudiants. Allons nous violer cette confiance sacrée pour notre bien être personnel ? Nous continuerons à préserver cette confiance jusqu'à notre dernier souffle. Et si c'est notre sort de mourir de faim, alors mourrons en hommes courageux et ne vendons pas nos âmes pour de l'argent." Jusqu'à aujourd'hui, le mouvement mondial des Yeshivas Haredis continue de préserver cette confiance quoi qu'il en coûte et avec une indépendance obstinée.

Lorsque le 7 Juillet 1937, une commission d'enquête royale dirigée par Lord Peel a proposé comme solution au conflit juif arabe la partition de la Palestine, ce qui fit 10 ans plus tard l'ONU sans même demander son avis au peuple palestinien, donc en violation flagrante de sa propre Charte stipulant le droit des peuples à disposer d'eux -mêmes, une délégation d' Haredim ( juifs ultra orthodoxes) , parmi eux le vénérable Dr Moshe Wallach figure légendaire ayant fondé l'Hôpital Shaare Tzedek de Jérusalem, ont témoigné devant la commission contre une souveraineté juive en Palestine. Ils ont cependant approuvé l'un des éléments du plan de partition : celui de maintenir Jérusalem sous contrôle britannique. Le dirigeant haredi, lui aussi personnalité vénérée, Rabbi Moshe Blau, a écrit dans le journal ultra orthodoxe Kol Yisrael du 4 Juillet 1937 : " ceux qui refusent de reconnaître la formation d'un état juif séculier quelque soit la forme qu'il prend, pensent que Jérusalem doit être épargnée et ne pas tomber entre les mains d'un gouvernement juif séculier. La proposition de la Commission Royale concernant Jérusalem est providentielle car elle sauve la ville sainte des griffes des Juifs qui refusent de reconnaître l'autorité de la Torah."

La résolution de l'ONU du 29 Novembre 1947 décidant de la partition de la Palestine a crée une ligne de clivage insurmontable entre le Judaïsme Ultra Orthodoxe et le Sionisme. Alors que le nettoyage ethnique de la Palestine par les Sionistes avaient commencé, que la ville de Jérusalem était assiégée, et que le mandat britannique se terminait le 15 Mai, le 9 Avril 1948 une délégation de trois dignitaires juifs ultra orthodoxes comprenant le Dr Yerachmiel Vechsler, le Rabbi Raphael Katzenllenbogen, et le Dr Moshe Walah se sont adressés désespérés au représentant de sa Majesté en ces termes selon le compte rendu britannique relatant l'entrevue :

" 2. Ils ont commencé par dire qu'ils parlaient au nom des Juifs orthodoxes de Jérusalem; que leur point de vue était celui de tous les 200 000 Juifs orthodoxes de Palestine; et que malgré le malheureux constat que durant cette période le gouvernement accordait aux orthodoxes une moindre reconnaissance comme cela avait aussi été le cas par le passé, ils restaient totalement loyaux à l'administration britannique.

"3. Ils ont dit qu'ils étaient les Juifs d'origine en Palestine. Qu'ils apportaient tout leur soutien au gouvernement et étaient contents de faire tout ce que le gouvernement pourrait ou devrait décider. Ils haïssaient et craignaient l'Agence Juive et l'atmosphère qu'elle faisait régner et sa politique; l'Agence était responsable d'encourager le Sionisme, d'amener en Palestine des Juifs indésirables, et d'exploiter et même d'entretenir la violence juive et de ne pas respecter la loi et la souffrance humaine qui domine actuellement.

"4. Le but de leur visite s'était de faire pression pour la paix en Palestine. Ils avaient entendu l'appel de Sir Alan ( Sir Alan Cunningham le Haut Commissaire). Il y a dans le pays une grande partie de l'opinion, Arabe de même que Juive, qui pense que les accrochages actuels conduisent à la souffrance et à la destruction. La difficulté c'était de faire entendre la voix de ces personnes dans les assemblées des puissances mondiales.

"5. Le Rabbin Katzenellenbogen avait organisé dans le quartier de Mea Shearim une manifestation en faveur de la paix. Cette manifestation a été brisée par la Haganah ( ancêtre des forces armées israéliennes) et les participants ont été battus.

"6. Les Juifs orthodoxes ont été privés de leur part équitable de distribution de nourriture par la Haganah. C'était inutile pour eux de protester auprès de l'Agence ; ils devaient souffrir.

"7. Pour eux-mêmes ils avaient deux demandes principales : de la nourriture. Pourraient-ils être autorisés à acheter des stocks du gouvernement ou de l'armée disons 20 tonnes de pommes de terre ? Ils étaient prêts à payer pour cela, et en avaient besoin pour distribuer à leurs pauvres. Cela serait nécessaire que le Gouvernement fasse clairement comprendre à la Haganah que la nourriture étaient destinée exclusivement aux juifs orthodoxes.

"Sécurité. Ils voulaient être protégés entre maintenant et le 15 Mai. après le 15 Mai ils en auraient encore plus besoin, ne pouvaient-ils pas être traités comme des sujets britanniques ? Ils avaient toujours été loyaux à la Couronne et n'avaient provoqué aucun trouble. Ils pensaient qu'une telle reconnaissance, et le droit à la protection, leur revenaient."

"8. En ce qui concerne la paix en général ils ont suggéré que le Haut Commissaire pourrait lancer un appel au Conseil de Sécurité disant qu'en Palestine il y avait des milliers de Juifs et d'Arabes qui voulaient la paix par dessus tout; suggérant que le Conseil de Sécurité s'adresse au Président Truman, s'en remettant à lui pour stopper le flot d'argent américain qui facilitait énormément les activités politiques et militaires sionistes.

"9. Je leur ai dit que l'approvisionnement en nourriture spécialement pour leur communauté pourrait être difficile, et même si cela était faisable, cela aurait des chances de provoquer des représailles contre eux de la Haganah. Cependant je leur ai dit que le gouvernement faisait tout son possible pour améliorer l'approvisionnement en nourriture en général.

"10.. Je leur est dit que je mettrai la suggestion dans le paragraphe 8. de la note de la haute autorité (ils ont demandé si cela pourrait être montré à H.E).Bien que paraissant naïf, il y a quelque chose de bon là dedans.

"11. Finalement ils ont dit qu'ils ne croyaient pas que l'administration britannique cesserait bientôt en Palestine. Quand j'ai confirmé qu'il en serait ainsi, ils ont semblé découragés - je pense que ce n'était pas simulé. Ils ont dit que si nous quittons la Palestine sans assurer leur subsistance et leur sécurité, nous laisserions des sujets inoffensifs, de bonne volonté et loyaux à la merci des éléments sauvages qui maintenant dirigeait la communauté juive, ou, comme l'a dit le Rabbi Katzenellenbogen " 100% dans une situation difficile".


Les Juifs ultra orthodoxes continuent d'être discriminés par les Sionistes, servent souvent de boucs émissaires pour les problèmes de violence qui agitent la société sioniste. Récemment un lieu de rencontre gays à Tel Aviv a été le théâtre d'une fusillade meurtrière qui a fait 2 morts et plusieurs blessés. Immédiatement après, les médias israéliens ont insinué que le point de vue des Haredim sur l'homosexualité (qu'ils considèrent comme une "déviance") était pour partie responsable de ce drame.

Mais la violence fait partie de l'essence même du Sionisme, une entreprise coloniale raciste, qui n'a strictement rien à voir avec le Judaïsme qu'il détruit plus sûrement que n'ont pu le faire toutes les tentatives génocidaires passées, et ce avec la complicité des grandes puissances occidentales.

C'est en cela que le Sionisme est le summum de l'antisémitisme dont il se nourrit et qu'il alimente, et c'est pour cela aussi qu'il doit être combattu avec beaucoup plus de conviction et de force qu'il ne l'est aujourd'hui. Il est grand temps maintenant pour les Juifs de faire le choix entre Sionisme et Judaïsme.




Jeudi 06 Août 2009 Myriam Abraham








Pour que l’arbre ne cache pas la forêt :

L’Irlande
et la Dernière Croisade britannique


L’article ci-dessous est un rappel historique intéressant pour qu’on ait toujours une vision globale, pour que l’arbre, aussi grand soit-il, ne cache pas la forêt.







C’est un rappel qu’il fut une époque, il y a moins d’un siècle, où les juifs sionistes ne pesaient pas très lourd, mais furent plutôt des pions dans les plans de l’Empire britannique en concurrence avec d’autres empires européens pour la domination du monde, et que la situation de la planète n’était pas alors bien meilleure que celle de nos jours, en prenant en compte l’évolution des moyens de destruction des plus puissants.


 

Aujourd’hui les Etats-Unis ont repris le relais à l’Empire britannique, et la nouvelle administration EU donne des signes qu’elle veut rétablir « la paix » en Palestine et dans le monde, notamment dans les ex-colonies de cet empire britannique qui sont aujourd’hui le terrain des grandes opérations de tuerie, de déplacement, et de destruction.

 

Cependant ceux qui croient à cette volonté « pacifique », s’inquiètent du poids du lobby sioniste aux Etats-Unis et ses alliés, et se rappellent une déclaration attribuée à Ariel Sharon en octobre 2001 où il aurait dit à Shimon Pérez : « À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela... Je veux vous dire une chose très claire: ne vous inquiétez pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

 

L’a-t-il dit ou pas ? Et si oui, l’y croirait-il ou est-ce n’est qu’une déclaration arrogante de conditionnement d’esprit ? Cela n’a pas vraiment d’importance. Car le résultat est là, c’est de renforcer le sentiment que les juifs sionistes sont des gens à part, presque des extraterrestres surpuissants contre qui personne ne peut résister, un « peuple élu » soutenu par une « puissance divine » !

 

Ne soyons pas naïfs ! Les juifs sionistes existent parce que les puissances impérialistes occidentales, qu’elles portent un habit de moine ou un habit de laïc, en veulent d’eux. Ces sionistes ont certes pris du poids et sont plus forts et plus nombreux aujourd’hui, mais ce sont toujours ces puissances impérialistes qui les irriguent et les dopent. La seule chose qui a peut-être changé, c’est qu’ils participent désormais ensemble à élaborer et à mettre en œuvre leurs plans communs.

 

De Bush et sa « Croisade » et son ami Blair, à Obama et son ami Sarkozy, nous avons entendu tous ces chefs s’adresser aux mondes arabe et musulman, pour nous affirmer que toutes ces grandes opérations de désolation sont destinées à combattre le « terrorisme », à réaliser la « paix », et à promouvoir la « démocratie », qu’ils ont du respect profond pour l’islam et qu’ils sont les amis des musulmans, que ces musulmans soient des Afghans, des Pakistanais, des Irakiens, des Palestiniens, des Somaliens etc., voire même de simples habitants d’HLM...

 

N’applaudissons pas, car ces nouveaux chefs n’ont rien inventé, et ils doivent cette stratégie de beaux discours aux anciens maîtres en l’art. Ainsi nous pouvons lire la notice privée et confidentielle que le gouvernement britannique a adressée à la presse le 15 novembre 1917, notice citée dans un article du « Journal of Contemporary History » en janvier 2001 :

 

« Nous attirons l’attention de la presse sur l’aspect indésirable de publier le moindre article, paragraphe ou image qui pourraient suggérer que les opérations militaires contre la Turquie aient un quelconque sens de Guerre Sainte, de Croisade moderne, ou ayant quoi que ce soit avec les questions religieuses. L’Empire britannique est supposé contenir cent millions de Mohammadans, sujets du Roi, et il est manifestement nuisible de donner l’allusion que notre conflit avec la Turquie est entre la Chrétienté et l’Islam ».

 

Un peu plus haut, nous lisons que quelques semaines plus tard, quand Jérusalem fut tombée entre les mains des Britanniques, la gazette londonienne « Punch » publia une illustration mémorable sous-titrée « La Dernière Croisade » montrant Richard Cœur de Lion regardant Jérusalem et exprimant sa joie en disant « Mon rêve se réalise » !

 

IA. Le 26 juillet 2009

 

 

L’Irlande et la Dernière Croisade britannique

 

Pat Walsh

CCUN.org, le 8 mai 2008

 

Première publication à « Irish Political Review »

Décembre 2007

 

Le 9 décembre 1917, il y a quatre-vingt dix ans ce mois ci, Jérusalem fut reprise par la Grande Bretagne pour le compte de la chrétienté. Ceci fut considéré en Angleterre comme l'événement majeur de la guerre. Lloyd George imposa un embargo sur les reporters de presse, jusqu'à ce qu'il ait pu annoncer la nouvelle à la Chambre des Communes (à l'époque, le parlement était encore important). Pour fêter la « libération » de la ville sainte des Musulmans, après 730 ans (Salâh-uddîne, Saladin, avait libéré Jérusalem des Croisés en 1187, Ndt), les cloches de l'Abbaye de Westminster sonnèrent pour la première fois en trois ans et elles furent suivies par des milliers d'autres dans toute l'Angleterre.

 

Général Allenby, le libérateur (l’occupant, Ndt) de Jérusalem, et un descendant de Cromwell, déclara à Jérusalem que les croisades furent terminées. Après l’avoir entendu, les Arabes, qui avaient été encouragés à combattre pour la Grande-Bretagne (en déclenchant la Révolution Arabe en juin 1916 contre les Turcs, Ndt) et qui virent les Britanniques comme des libérateurs, commencèrent à fuir. Et depuis ils ne cessent de fuir.

 

Le grand élan de triomphalisme chrétien produit par la prise de Jérusalem ne se limita pas à l'Angleterre. Voici comment « The Irish News » à Belfast présenta l'aboutissement de la dernière croisade, dans son éditorial du 11 Décembre 1917 :

 

« ‘Votre trône est tombé, ô Israël !’ Le pouvoir des Musulmans dans la « Terre Promise » est enfin tombé : nous pouvons supposer qu’avec l'entrée des troupes du Général Allenby à Jérusalem, on a pratiquement mis un terme au règne des Turcs sur la Palestine ... Quand la Terre Sainte aura été entièrement enlevée à la domination turque, qui c’est qui la possèdera et de l'administrera ? 

 

Des déclarations officielles concernant la recolonisation du pays par la race juive (sic !) dispersée ont été faites. Les observateurs peuvent constater l’absence de traces d'enthousiasme pour le projet parmi les Hébreux eux-mêmes. En tant qu’idée, rien ne pourrait être plus attrayant sentimentalement ; comme une proposition concrète, nous croyons que tout enfant d'Abraham donnerait sa bénédiction à son frère qui migrerait de la terre des Gentils sur les rives du lac de Galilée, et les pentes du mont des Oliviers. Ainsi, Ce petit territoire chargé d’histoire pourrait devenir de nouveau « une terre où coulent le lait et le miel » - essentiellement pour le bonheur de la descendance d'Abraham, d'Isaac et de Jacob qui sont restés là où ils étaient.





 

Mais un état juif ne peut pas être établi tout de suite, même si tous les Rothschild mènent l'ensemble de leurs compatriotes (coreligionnaires, Ndt) vers Jérusalem. Le pays doit être « protégé » - en clair, annexé : un synonyme utile dans le traitement des affaires orientales pourrait être « Egyptiannisé ». Et les vainqueurs sont, bien entendu, les « protecteurs » naturels du territoire gagné par la force des armes. Telle a été la règle et la pratique depuis avant l'époque de Moïse et de Josué. Nous en savons tous quelque chose en Irlande. Quand les objectifs de la campagne en Palestine et en Mésopotamie auront été entièrement atteints, un « bloc » solide de territoires asiatiques se situera entre les Allemands et l'Océan Indien. Les Turcs ont donné au peuple du Kaiser un libre passage de Constantinople au Golfe Persique. Les nouveaux occupants de la Palestine et de la Mésopotamie ne seront pas tout aussi accommodants.

 

Personne n'a encore pensé sur le sort à réserver au Constantinople elle-même : elle aurait dû être la propriété du Tsar, mais le pauvre Nicholas se serait contenté de beaucoup moins de nos jours. Il s’avère que l’Angleterre est en train de construire soigneusement un mur contre l'« agression » allemande le long d'une ligne que les Allemands regardèrent avec cupidité il y a de nombreuses années... Il y a vraiment des arguments contre une divulgation précipitée des « objectifs de guerre » des alliés : une excellente raison pour se taire, est que les Alliés ne savent pas combien [d’objectifs] ils peuvent viser avec une perspective de pouvoir les atteindre. »

 

Il semble qu’à l’époque l'Irlande fut totalement en phase avec les ambitions impérialistes britanniques dans le monde, et tout à fait en harmonie avec le fondamentalisme chrétien qui les accompagnait.

 

L'une des principales raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne est entrée dans la guerre européenne en août 1914 fut de profiter de la possibilité d’enlever la Mésopotamie et la Palestine aux Turcs. Bien sûr, il y avait un problème - la Turquie n'était pas partie prenante à cette guerre à ce moment-là. Il a fallu deux mois pour la Grande-Bretagne pour trouver un « casus belli ». Mais il l'a fait le 5 novembre sur un obscur incident dans la mer Noire, et la conquête des territoires de l'Empire Ottoman fut enclenchée.

 

Avec la conquête des territoires de l'Empire Ottoman il y avait un autre projet, qui tenait au cœur de l'Angleterre libérale. C’était le projet de planter une colonie juive en Palestine pour des fins impérialistes britanniques. Il y avait bien entendu un mouvement sioniste qui avait le même objectif de création d'un état national. Mais les nationalistes juifs n'avaient pas le pouvoir de le réaliser eux-mêmes dans la région.

 

Au cours du dix-neuvième siècle, une impulsion chrétienne sioniste se développa au sein de la branche Non-conformiste du protestantisme en Angleterre (ceux qui refusaient la doctrine de l’Eglise anglicane, comme les Presbytériens et les Puritains qui furent à l’origine des Chrétiens sionistes, Ndt). Leur lecture de la Bible engendra une familiarité, et induira un fort intérêt, avec et dans l’idée d’une renaissance de la Terre Sainte et de la création d'une nouvelle Jérusalem. Il y avait une croyance encouragée par la lecture de l'Ancien Testament selon laquelle le retour du Christ dépendait du retour des Juifs dispersés à la terre de leurs ancêtres. Aussi, ce qui arriva à la Terre Sainte compta pour l'Angleterre chrétienne fondamentaliste, car beaucoup de promesses messianiques et de prédictions millénaristes en dépendaient.

 

Il n'y avait rien de ridicule dans la croyance et le désir que la puissance impériale pourrait être utilisée pour provoquer la fin de l'histoire et la Seconde Venue. D’ailleurs, des Catholiques irlandais comme Tom Kettle et Francis Ledwidge, commencèrent à voir les choses de la même façon qu'ils se sacrifièrent pour la cause.

 

Il y avait un autre facteur qui exerça une attraction gravitationnelle sur l'Angleterre en provenance de la Terre Sainte. Depuis la rupture avec Rome, l’Eglise de l’Angleterre manquait d’un foyer spirituel. L'Eglise catholique avait rebâti le foyer spirituel de la chrétienté à Rome, mais lorsque Henry VIII fit de lui-même le Pape des Anglais, il dut se contenter de Canterbury (une ville au sud-est de l’Angleterre qui est depuis le XVIe siècle le siège du chef spirituel de l’Eglise de l’Angleterre et de la Communion anglicane, Ndt).

 

Plus les Protestant anglais lisaient leurs Bibles, plus ils aspiraient à leur propre foyer spirituel – dans les Lieux Saints originels en Judée et Samarie. Et qu’est ce qui serait une meilleure riposte à Rome que de montrer son inauthenticité spirituelle en prenant le dessus avec la pièce maitresse (en s’emparant de Jérusalem, Ndt).

 

Le sionisme chrétien fit son chemin dans les classes politiques de l’état britannique quand les Non-conformistes arrivèrent au pouvoir politique, et il devint une partie de la culture politique de l’Angleterre libérale malgré le fait que le Darwinisme semblait saper l’impulsion religieuse vers la fin du siècle.

 

Sous l’influence d’Herbert Sidebotham, un éminent journaliste libéral, et Charles Prestwich Scott, l’influent rédacteur en chef du « Manchester Guardian », on créa l’Ecole de Manchester du Sionisme Chrétien. Les chefs du nationalisme juif en Angleterre, Dr. Weizmann et Harry Sacher, furent eux-mêmes originaires de Manchester, et la ville devint le centre d’un projet sioniste impérial.

 

La colonie juive proposée en Palestine fut une construction britannique conçue comme une fondation de l’hégémonie impériale, et comme un autre état tampon entre l’Inde et ses ennemis potentiels. Cette colonie mettrait un terme, à tout jamais, à l’idée d’une ligne ferroviaire de Berlin à Bagdad, et freinerait toute ambition que le nouveau rival potentiel, la France, pourrait avoir dans la région.

 

La déclaration de Balfour fut publiée en 1917 alors que Jérusalem était sur le point de tomber dans les mains de l’Empire. Lloyd George, le Premier Ministre qui l’autorisa, fut élevé par un oncle, un prédicateur laïc dans l’Eglise baptiste millénariste, et « fut éduqué dans une école où l’on enseigna beaucoup plus l’histoire des Juifs que l’histoire de ma propre patrie ».

 

En 1903, alors qu’il était un simple député du Parlement, il dessina un plan de colonisation juive (« Jewish Colonisation Scheme ») pour Théodore Herzl, le fondateur du mouvement sioniste. La colonie prévue devait se situer en Afrique de l'Est britannique, mais en 1917, la vraie chose devint possible.

 

Le Premier ministre n'était pas seul. Sur les dix hommes qui faisaient partie de son cabinet de guerre à un moment ou à un autre, il y en avait sept qui venaient des familles Non-conformistes. Trois furent les fils ou petits-fils des prédicateurs évangélistes. Ils avaient tous une relation étroite avec l'Ancien Testament et les gens du livre.

 

Les mémoires du Commandant Vivian Gilbert furent publiés en 1923 sous le titre de « La Romance de la Dernière Croisade - Avec Allenby à Jérusalem » (« The Romance of the Last Crusade - With Allenby to Jerusalem »). Ils commencèrent avec un morceau sur le roi Richard Cœur de Lion et Sir Brian de Gurnay chevauchant loin de Jérusalem, après leur échec à s’emparer de la ville :

 

«  Dans le cœur de Sir Brian de Gurnay, il y avait l’idée d’une autre et une dernière Croisade qui arracherait pour toujours les Lieux Saints aux mains des infidèles » (page 1)

 

Le titre du chapitre XII du livre du Commandant Gilbert fut « Quand les prophéties se réalisent » et il fut à propos de la prise de la Ville Sainte :

 

«  Enfin, Jérusalem était entre nos mains ! Dans les dix Croisades organisées et équipées pour libérer la Ville Sainte, deux seulement furent vraiment un succès, - la première menée par Godefroy de Bouillon, et la dernière par Edmund Allenby... puis voilà, nous nous sommes retrouvés à l'intérieur des murs eux-mêmes - les premières troupes britanniques à marcher dans la Ville Sainte !... Je me suis rappelé d’un vieil hymne que j'ai lu il y a plusieurs années. Elle fut écrit par Saint Augustin, ou à partir de ses paroles, et fut transmis de bouche à oreille dans les moyens âges afin d’encourager le recrutement pour les Croisades... Alors que je parcourais Jérusalem, les mots étaient sur mes lèvres ... Nous étions fiers que Jérusalem, après avoir langui pendant plus de quatre cents ans sous le joug turc, allait enfin être libre... Mais par-dessus tout, nous avions une grande foi inébranlable en Dieu, dont la miséricorde nous a accordé cette victoire... pour libérer la Terre Sainte pour toujours, pour ramener la paix et le bonheur à un peuple longtemps opprimé ! » (pages 171-177)

 

Avec la progression des Britanniques vers Jérusalem, beaucoup d'entre eux commencèrent à se voir comme des participants à la dernière Croisade. Tout le fondamentalisme chrétien absorbé par les gentlemen anglais dans leur éducation biblique dans les écoles privées prestigieuses (« Public Schools ») jaillit dans une grande flambée. Ils venaient de reconquérir la Terre Sainte pour la chrétienté, après 700 ans d'occupation musulmane. Et que serait la Ville Sainte et la Nouvelle Jérusalem sans les Juifs ?

 

Le nationalisme irlandais entra en alliance politique avec les Non-conformistes dans le mouvement libéral « Home Rule » (un régime politique créant un parlement irlandais et accordant une autonomie à l’Irlande au sein du Royaume Unis, Ndt), et les Irlandais entrèrent en alliance militaire avec eux en 1914. En 1917, les Redmondites (les fidèles de John Edward Redmond qui fut député irlandais et chef du Pari Irlandais Parlementaire de 1900 à 1918, Ndt) devinrent des simples porte-paroles des intérêts impériaux britanniques, et ne formulèrent aucune critique sur ce qui se passait les concernant même. Et, bien sûr, John Dillon était un ami personnel et un confident du chef sioniste libéral Charles Prestwich Scott. Ainsi, l'« Irish News » de Joseph Devlin ne voyait rien de mal dans la colonisation, le nettoyage ethnique et la partition qui fut planifiée pour la Palestine, malgré le fait « d’en savoir quelque chose en Irlande ».

 

Traduit par IA.

 

Source :

http://www.ccun.org/









Simon Wiesenthal, le grand chasseur de nazis n'était en réalité qu'un menteur.

Ca, nous le savions déjà, mais la nouveauté c'est qu'aujourd'hui c'est un grand journal qui écorne sa légende.

L'auteur de l'article que je vous propose va très loin même si on sent qu'il en a encore sous la semelle comme on dit en jargon footballistique. Il ne peut en effet éviter de parler des aspects positifs de l'oeuvre de Wiesenthal comme si cette précaution était nécessaire pour que son entreprise d'éreintement du personnage puisse passer. Il n'empêche que sous l'humour anglais, on sent parfois percer un mépris indicible.

L'article est constitué d'extraits d'un livre que l'auteur vient de publier. Vivement une édition en français!



Le tissu de mensonges du grand chasseur de nazis



Simon Wiesenthal, célèbre pour sa quête de justice, a capturé moins de criminels de guerre qu’il ne l’a affirmé et a inventé une bonne partie de son histoire pendant l’holocauste.




par Guy Walters, The Times (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri



Depuis le début des années 1960, le nom de Simon Wiesenthal est devenu
synonyme de chasse au Nazis. Son statut est celui de saint laïque. Proposé à quatre reprises pour le prix Nobel de la paix, fait chevalier honoraire en Grande Bretagne, titulaire de la médaille présidentielle pour la liberté aux USA, de la Légion d’Honneur française et d’au moins 53 autres distinctions, il a été souvent crédité de quelque 1 100 ‘scalps’ de Nazis. On se souvient de lui surtout pour ses efforts pour pister Adolf Eichmann, un criminal de guerre des plus notoires.



Pourtant, sa réputation repose sur du sable. C’était un menteur – et un mauvais dans son genre. De la fin de la deuxième guerre mondiale à la fin de sa vie en 2005, il a menti de manière répétée sur sa traque supposée d’Eichmann ainsi que sur ses autres exploits en tant que chasseur de Nazis. Il concoctait aussi des histoires grotesques sur ses années de guerre et faisait des affirmations mensongères sur ses études universitaires. Il y a tant d’incohérences entre ses trois principaux mémoires autobiographiques et entre ces mémoires et des documents contemporains, qu’il est impossible de construire un récit fiable en se basant sur eux. Le peu de respect de Wiesenthal pour la vérité autorise à mettre en doute tout ce qu’il a jamais écrit ou fait.



Certains penseront que je suis trop sévère avec lui et que je cours le risque à titre professionnel de m’allier avec une vile bande de néo-nazis, de révisionnistes, de négateurs de l’holocauste et d’antisémites. Je me situe résolument à l’extérieur de ces positions sinistres et mon intention est de les écarter de la critique de Wiesenthal. Le personnage est important et complexe.



Si sa duplicité devait avoir un motif, elle était sans doute enracinée dans de bonnes intentions. Car ses mensonges ne sont pas les seules découvertes choquantes que j’ai pu faire en étudiant la fuite des criminels de guerre Nazis. J’ai constaté un manque de volonté politique de les pourchasser.
Beaucoup auraient pu être traduits en justice si les gouvernements avaient
voulu allouer même de faibles moyens à ce but.



C’est en partie grâce à Wiesenthal qu’on se souvient de l’holocauste et qu’il est bien documenté, et c’est peut-être son legs le plus important. Il a amené quelques Nazis devant la justice, mais certainement pas le nombre qu’il affichait et Eichmann n’en faisait pas du tout partie. La place manque cependant ici pour mon examen minutieux de ses prétentions en qualité de chasseur de Nazis. Je me limiterai à quelques épisodes célèbre savant et pendant la guerre qui sont au coeur du mythe Wiesenthal.



Il est né en 1908 à Buczacz en Galicie, possession à l’époque de l’empire austro-hongrois et désormais en Ukraine. Après la première guerre mondiale, Buczacz a changé maintes fois de mains, passant des Polonais aux Ukrainiens puis aux forces soviétiques. En 1920, Wiesenthal alors âgé de 11 ans avait été agressé à coups de sabre par un Ukrainien à cheval qui lui avait entaillé la cuisse jusqu’à l’os. Wiesenthal considérait la cicatrice comme une preuve parmi de nombreuses autres qu’il était protégé d’une mort violente par un “pouvoir invisible” qui voulait le garder en vie pour un dessein particulier.



Son milieu était idéal pour n’importe quel aspirant fabuliste. Comme beaucoup d’autres en Galicie, Wiesenthal avait passé son enfance baigné par le genre littéraire polonais du conte raconté en long et en large pendant les repas. Dans un endroit comme le Buczacz des années 1920, la vérité était un concept assez élastique. A 19 ans, il s’inscrit comme étudiant en architecture à l’université technique tchèque de Prague où il découvrit sa vocation de conteur et où il donna des one man show.

Ses études se passaient moins bien. Même si la plupart de ses biographies – dont celle qui figure sur le site web du centre Simon Wiesenthal – indiquent qu’il a obtenu un diplôme, il n’a en fait pas terminé ses études. Certainesbiographies affirment qu’il a obtenu un diplôme d’ingénieur architecte à l’école polytechnique de Lvov en Pologne, mais on ne trouve nulle trace de ses études là bas dans les archives publiques de Lvov et son nom est absent du registre polonaise d’avant-guerre des architectes et des ingénieurs en bâtiment.



Toute sa vie, il a prétendu frauduleusement avoir un diplôme; ses en-têtes de courriers le signalaient fièrement.

De même, il y a de grosses contradictions dans ses récits dramatiques de la seconde guerre mondiale. Il était à Lvov quand il tomba aux mains des Nazis en 1941. Il affirme que lui et un ami juif nommé Gross furent arêtes à 16h le dimanche 6 juillet, une des rares dates qui reste inchangées dans sa biographie toujours changeante. Chaque fois qu’il est si précis, cependant, il est généralement dans le mensonge.



Jetés en prison, ils furent mis dans une range de quelque 40 autres juifs dans une cour. La police auxiliaire ukrainienne commença à tire rune balle dans la nuque de chaque homme, progressant ainsi en direction de Wiesenthal. Il fut sauvé par le carillon d’une église appelant à la prière du soir. De manière incroyable, les Ukrainiens interrompirent leurs exécutions pour aller à la messe. Les survivants furent emmenés dans des cellules où Wiesenthal affirme s’être endormi. Il fut réveillé par un ami Ukrainien de la police auxiliaire qui le sauva, avec Gross, en leur disant de se faire passer pour des espions Russes. Ils furent interrogés avec brutalité – Wiesenthal perdit deux dents – mais furent libérés après avoir dû nettoyer le bureau du commandant.



Le récit de cette évasion sensationnelle – une des plus célèbres de Wiesenthal et qui a contribué à installer la notion de sa mission divine – est selon toutes probabilités complètement fabriquée. Il est certain que les Ukrainiens ont mené des pogroms brutaux à Lvov début juillet 1941 mais ils furent suivis d’une pause pour ne reprendre que le 25 juillet. Selon le témoignage que Wiesenthal a livré aux Américains qui enquêtèrent sur les crimes de guerre, il n’avait en fait été arrêté que le 13 juillet, parvenant à fuir grâce à un ‘pot de vin.’ En datant par la suite son arrestation le 6 juillet, son récit cadrait avec le calendrier des pogroms.

 






Vers la fin de l’année 1941, Wiesenthal se trouvait à Janowska, un camp de concentration près de Lvov. Charger de peindre des insignes Nazis sur les locomotives soviétiques, il se lia d’amitié avec Adolf Kohlrautz, l’inspecteur-chef de l’atelier, qui était secrètement oppose au nazisme. Le 20 avril 1943, Wiesenthal fut apparemment sélectionné à nouveau pour une exécution de masse. La SS de Janowska l’avait choisi parmi des juifs pour être fusillé pendant une célébration lugubre du 54ème anniversaire d’Hitler. Ils marchaient en silence vers une grande tranchée sablonneuse, de deux mètres de profondeur pour une longueur de 450 mètres. On pouvait y voir quelques cadavres. Contraints de se déshabiller, ils durent prendre en file indienne un corridor de barbelés appelé le tuyau pour être abattus un par un au bord de la tranchée.



Un coup de sifflet interrompit les tirs, suivi par un cri appelant “Wiesenthal!” Un homme de la SS nommé Koller approcha en courant et dit à Wiesenthal de le suivre. “Je titubais comme un homme ivre,” se souvenait Wiesenthal. “Koller me donna une paire de claques et me ramena à la réalité. Je marchais en sens inverse dans le tuyau, tout nu. Derrière moi, le bruit des tirs reprenait mais ils cessèrent bien avant que j’atteigne le camp.” De retour au camp; il retrouva un Kohlrautz rayonnant qui avait persuadé le commandant du camp qu’il était essentiel de garder Wiesenthal vivant pour peindre une affiche où figureraient un svastika et les mots “Nous remercions notre Führer.”



Selon Wiesenthal, le 2 octobre 1943 Kohlrautz l’avertit que le camp et ses prisonniers devaient bientôt être liquidés. L’Allemand lui donna, ainsi qu’à un ami, une autorisation pour se rendre dans une papeterie en ville, accompagnés d’un garde Ukrainien. Ils parvinrent à s’échapper par l’arrière-boutique tandis que le garde attendait devant.



Une fois encore, il semblait avoir trompé la mort de façon miraculeuse. Mais nous n’avons que sa parole. Selon Wiesenthal, Kohlrautz a été tué dans la bataille de Berlin en avril 1945. Il avait pourtant dit à un de ses biographes que Kohlrautz avait été tué sur le front russe en 1944. Et dans une déclaration sous serment faite en août 1945 sur les persécutions subies pendant la guerre, il omet complètement cette histoire. Dans ce document comme dans son témoignage devant les Américains en 1945, il mentionne Kohlrautz sans dire que cet Allemand lui avait sauvé la vie.



A partir de là, il est impossible d’établir une suite d’événements fiable dans le cours de la vie de Wiesenthal pendant la guerre. Avec au moins quatre versions très différentes de ses activités entre octobre 1943 et mi-1944 – y compris son rôle allégué en tant qu’officier résistant – d’importantes questions méritent d’être soulevées. Dans les années 1970 et 1980, certains,comme Bruno Kreisky, l’ancien chancelier Autrichien, ont accusé à plusieurs reprises Wiesenthal d’avoir collaboré avec la Gestapo. Les affirmations de Kreisky étaient étayées par des preuves non confirmées des gouvernements soviétique et polonais. Wiesenthal l’avait poursuivi en justice et gagné son procès.

Quelle que soit la vérité, en novembre 1944, Wiesenthal se trouvait à Gross-Rosen, un camp près de Wroclaw. Il a déclaré à Hella Pick, sa biographe, qu’il avait été forcé de travailler nu-pieds dans la carrière du camp et qu’il s’était rapidement aperçu que l’équipe de 100 prisonniers assignés à la brigade de travail fondait d’une personne par jour. Au bout de quelques jours, il acquit la certitude que son tour était proche. « Mon exécuteur était derrière moi,» se souvenait-il, prêt à me briser le crâne avec une pierre. Je m’étais retourné et l’homme, surpris, avait lâché sa pierre qui m’écrasa un doigt de pied. Je criais de douleur.»



La rapidité de la réaction de Wiesenthal ainsi que ses cris lui ont apparemment sauvé la vie car il y avait une sorte d’inspection ce jour là – il pensait que ce devait être la Croix Rouge – il fut donc expédié vers le centre de soins d’urgence. Son orteil fut amputé sans anesthésie tandis que deux hommes le maintenaient. Le lendemain, Wiesenthal disait avoir été à l’agonie.



“Le docteur revint et vit que j’avais une cloque pleine de pus sur la plante des pieds. Il l’incisa alors et la gangrène gicla à travers la pièce.”



Encore une fois, un des “miracles” de Wiesenthal est sujet à caution. Tout d’abord, cette histoire n'apparaît dans aucune autre biographie ou déclaration.
Ensuite, si la Croix Rouge procédait vraiment à une inspection ce jour là, alors les SS auraient interrompu temporairement les exécutions. Et de fait, la Croix Rouge n’était pas autorisée à se rendre dans les camps à ce moment là. Enfin, les conséquences médicales semblent hautement improbables.



Peu après, selon le récit de Wiesenthal, il parvint à marcher pendant 200 kilomètres à l’ouest de Chemnitz après l’évacuation de Gross-Rosen. Marcher avec un pied gangrené et un orteil récemment amputé aurait du être infernal. En guise de chaussure, il avait la manche d’un vieux manteau enroulée autour de son pied avec un peu de fil de fer. Un manche à balai faisait office de canne. Sur 6000 prisonniers évacués à pied, seulement 4800 arrivèrent à Chemnitz. Avec son pied infecté, Wiesenthal eut la chance de figurer parmi eux.



De Chemnitz, les prisonniers aboutirent au camp de Mathausen près de Linz en Autriche. Wiesenthal arriva là bas dans la nuit glaciale du 15 février 1945.



Dans “Des assassins parmi nous,” il raconte comment lui et un autre prisonnier, Prince Radziwill, s’étaient soutenus mutuellement pour monter les derniers kilomètres jusqu’au camp. L’effort était trop difficile et ils s’effondrèrent dans la neige. Un homme de la SS tira un coup de feu qui atterrit entre eux.
Comme les deux hommes ne se relevaient pas, ils furent laissés pour morts par une température inférieure à zéro. Quand les camions arrivèrent pour ramasser ceux qui avaient péri pendant la marche, Wiesenthal et Radziwill, inconscients
, furent jetés sur une pile de cadavres. Au crematorium [four crématoire], les prisonniers préposés au déchargement des corps réalisèrent qu’ils étaient vivants. Ils furent placés sous une douche froide [température > 0] pour les dégeler et Wiesenthal fut emmené au Bloc VI, “le bloc de la mort” pour les malades condamnés.



En 1961, interviewé pour les archives de Yad Vashem par le journaliste Israélien Haim Maas sur ses années de guerre, Wiesenthal indiquait que l’infection de son pied était à ce moment devenue bleu-vert et s’était étendue au genou. Il est resté étendu dans le bloc de la mort pendant trois mois jusqu’à la fin de la guerre. Trop faible pour sortir du lit, il prétend avoir survécu – incroyablement – avec 200 calories par jour, simplement avec le morceau de pain ou de saucisson qu'un ami Polonais lui faisait passer en douce.



Mathausen fut libéré le 5 mai 1945. Malgré son poids d’à peine 50 kilos,Wiesenthal s’était rué dehors pour accueillir les tanks américains. “Je ne sais pas comment j’ai réussi à me lever et à marcher. S’il était capable de marcher, c’est que sa jambe gravement infectée avait du être soignée les trois mois précédents, soit par amputation, soit par antibiotiques. Nous savons qu’il n’a pas été amputé et que le traitement par antibiotiques n’était pas courant pour les malades Juifs dans les camps de concentration. Une fois encore, c’est comme si un miracle s’était produit.



La rapidité du rétablissement de Wiesenthal est si étonnante qu’on peut penser qu’il n’était pas aussi malade qu’il l’a prétendu. Vingt jours seulement après sa libération, il écrivait au commandant Américain du camp pour demander s’il pouvait être impliqué dans l’assistance aux autorités US chargées d’enquêter sur les crimes de guerre. Affirmant avoir séjourné dans 13 camps de concentration – il n'a en réalité été dans pas plus de six camps – Wiesenthal livra une liste de 91 noms de ceux qu’il sentait responsables de ces “souffrances incalculables.”



Selon la plupart des récits, Wiesenthal avait demandé s’il pouvait se joindre aux enquêteurs Américains sur les crimes de guerre, mais ils refusèrent, lui disant qu’il n’allait pas assez bien Après avoir pris un peu de poids, il revint à la charge et fut assigné à un capitaine avec qui Wiesenthal affirme avoir capturé son premier “scalp,” un garde SS geignard nommé Schmidt.
Il y en eut beaucoup d’autres dans les semaines qui suivirent,” écrira plus tard Wiesenthal. “Il était inutile d’aller loin. On butait pratiquement sur eux
en marchant.”



Un curriculum vitae rédigé après la guerre ne mentionne pas son travail pour les Américains mais cite son activité en tant que vice-président du Comité Central Juif à Linz, en zone d’occupation américaine. Sa tâche était de dresser des listes de survivants que d’autres survivants pourraient consulter pour la recherche de leurs proches.

Pendant au moins un an après la fin de la guerre, une autre tâche de Wiesenthal était d’exercer de fortes pressions pour ses coreligionnaires juifs; il devint président de l’Organisation Internationale des Camps de Concentration, qui siégeait à Paris. Il avait également noué des contacts avec le Brichah qui envoyait clandestinement des Juifs d’Europe vers la Palestine.



Ce n’est pas avant février 1947 qu’il créera l’organisation qui l’a rendu célèbre, le Centre de Documentation et d’Histoire Juives à Linz. Son but était de collationner des informations sur la solution finale en vue d’obtenir des poursuites contre des criminels de guerre. Wiesenthal affirmait l’avoir créé à cause de propos antisémites tenus par un officier Américain, ce qui l’amena à réaliser que les alliés ne pourchasseraient pas les nazis autant qu’il était nécessaire de le faire.



C’est triste, mais il avait raison. Lui et son équipe de 30 bénévoles ont circulé dans les camps de personnes déplacées rassemblant des preuves sur les atrocités auprès d’anciens prisonniers de camps de concentration. En tout, l’équipe de Wiesenthal a compilé 3 289 questionnaires, un exploit bien plus extraordinaire que tout ce que les alliés ont pu réussir.



Wiesenthal est mort en 2005 à l’âge de 96 ans et a été enterré en Israël. Les hommages et les panégyriques furent nombreux et excessifs, et à l’époque il aurait pu être mesquin de le diminuer devant les nombreux aspects positifs du rôle qu’il a joué. C’était fondamentalement un homme de spectacle et quand il a trouvé son rôle de leader mondial des chasseurs de nazis, il l’a bien joué. Comme c’est le cas avec de nombreux spectacles populaires, il était impossible pour les critiques de dire au public que le Grand Show Wiesenthal était à peine plus qu’une illusion. En fin de compte c’était une illusion montée pour une grande cause.


origine : http://mounadil.blogspot.com/











Nouvelle Institut De Propagande Fasciste
Pour Contrôler Les Analogies Historiques Faites Sur Les USA Et Israel

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.




Trop de Sionisme -  Ben Heine
Trop de Sionisme - Ben Heine


Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".

Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :

"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de défense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".

A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.

Ci dessous quelques exemples de cette compilation.

" Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.

" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.





" Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.

" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.

" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.

" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.

" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.

" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.

" Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.

" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.

Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.

Parmi les représentants des médias qui ont signé :

David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.

Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service










Permalien : http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1214

Le Sionisme n'est pas
de l'anti-sémitisme
puisque des israëliens juifs
sont anti-sionistes.


Il dénonce l’apartheid et soutient le boycott comme moyen de pression Un professeur israélien menacé par la présidente de son université


dimanche 30 août 2009, par Olivier Bonnet

Les défenseurs inconditionnels d’Israël mettent constamment en avant le caractère ngdémocratique de l’État hébreu. Toutes les opinions peuvent-elles aujourd’hui s’y exprimer ? Il faudra suivre attentivement le sort fait à Neve Gordon,








professeur à l’université Ben-Gourion du Néguev, qui a publié le 20 août dernier dans le Los Angeles Times un texte titré Boycottez Israël (traduit en français par l’Union juive française pour la paix). "Je suis convaincu que c’est le seul moyen de sauver Israël de lui-même", explique-t-il dans cet éditorial dont le passage clé est le suivant : "si la solution par deux États est le moyen de stopper l’État d’Apartheid, comment peut-on y parvenir ? Je suis convaincu que les pressions extérieures sont la seule réponse. Au cours des trois dernières décennies, le nombre des colons Juifs des territoires occupés a terriblement augmenté. Le mythe du Jérusalem unifié a conduit à la création d’une ville d’Apartheid où les Palestiniens ne sont pas citoyens et manquent des services de base.
Le camp de la paix israélien s’est réduit progressivement si bien qu’à présent il est presque inexistant, et la politique israélienne va de plus en plus vers l’extrême droite. Pour moi, il est clair par conséquent que le seul moyen de contrer la tendance vers l’Apartheid est par une pression internationale massive. Les mots et les condamnations de l’administration Obama et de l’Union Européenne n’ont donné aucun résultat, pas même un gel de la colonisation, sans parler d’une décision de se retirer des territoires occupés. Par conséquent j‘ai décidé de soutenir le mouvement Boycott, Désinvestissements Sanctions lancé par des militants Palestiniens en juillet 2005, et qui a rassemblé depuis un large soutien autour du monde. L’objectif est de garantir qu’Israël respecte ses obligations sous la loi internationale et que les Palestiniens reçoivent le droit à l’auto-détermination."





Ces propos ont déclenché en Israël ce que l’historienne Esther Benbassa



décrit sur Rue89 comme une "vague d’hystérie" : "Ces derniers mois, après l’offensive contre Gaza et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement de coalition de droite dure, incluant l’extrême droite, la liberté d’expression est devenue une peau de chagrin dans un pays où, pourtant, dans le passé, des intellectuels critiques avaient encore le droit d’exprimer des opinions allant à l’encontre des thèses officielles. Les persécutions contre les membres de New Profile, une organisation qui œuvre contre la militarisation de la société israélienne, les attaques violentes visant des militants non violents qui protestent contre le Mur de séparation et l’occupation, l’arrestation de l’activiste Ezra Nawi, qui lui aussi sans violence s’opposait à la destruction d’une maison palestinienne (Neve Gordon fait partie de son comité de soutien) dénotent le lourd climat de tension qui règne en Israël et le raidissement consécutif, qui dans tous les cas ne peut qu’être préjudiciable à la liberté d’expression en général."

Aussi la réaction de la présidente de l’université au sein de laquelle enseigne Neve Gordon,



Rivka Carmi, ne s’est-elle pas faite attendre, qui parle de "trahison" envers Israël : "Des déclarations comme celles-ci, qui expriment une critique brutale et dévastatrice de l’État d’Israël, vont à l’encontre de l’excellent travail accompli à l’université Ben-Gourion et dans toutes les universités en Israël." Neve Gordon sera-t-il licencié pour délit d’opinion ? "Elle invite ceux qui pensent comme Neve Gordon à se chercher un autre point de chute personnel et professionnel", précise Esther Benbassa : "la menace est là. Et surtout la menace de faire taire tous ceux qui refusent la politique israélienne à l’endroit des Palestiniens telle qu’elle se déploie et ses retombées inacceptables pour les citoyens d’un pays peuplé d’hommes et de femmes dont les aïeux ont subi dans le passé les pires persécutions", conclut-elle over-blog.com







Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était un vulgaire Nazi!


Je n'avais jamais entendu parler d'Arthur Ruppin. Or, cet Arthur Ruppin est une figure très importante du sionisme et il a eu un rôle décisif dans la colonisation de la Palestine.

Wikipedia vous apprendra un certain nombre de choses à son sujet, mais rien de ce dont je veux vous parler maintenant.

C'est qu'Arthur Ruppin n'était pas seulement un avocat et sociologue. Wikipedia nous parle bien de son activité intellectuelle et académique mais omet de nous dire que Ruppin était d'abord un savant fou comme seuls le nazisme et le sionisme ont pu en engendrer.

En réalité, Arthur Ruppin était tout simplement un nazi Juif dont une bonne part de l'activité de recherche a consisté à démontrer que, à l'origine, les Juifs ne sont pas des Sémites et que la partie de la population juive qui correspond le mieux à ce type non sémite est la poulation des Juifs Ashkénazes d'Europe orientale.

Seul le métissage des Juifs primitifs avec les Sémites en a fait ce qui correspond à la description par les stéréotypes antisémites : des gens cupides et sans enracinement.

Heureusement, les travaux de Ruppin associés à l'eugénique se proposent de rétablir l'authentique race juive qui fait partie se la souche Indo-Allemande !

Et Ruppin était peut-être un savant fou, mais il fut aussi un sioniste efficace qui a influencé bon nombre de personnalités sionistes. Et on le considère comme le « père de l'installation sioniste » en Palestine. Pas moins.






par Tom Segev, Haaretz (Sionistan) 8 octobre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri


Arthur Ruppin, un avocat et sociologue né en Allemagne, est considéré comme le père de la colonisation nationale sioniste sur le sol d'Israël, qui a commencé en 1908. Entre autres choses, il était impliqué dans la création du kibboutz Degania et dans les premiers développements de Tel Aviv, il figurait parmi les fondateurs de la banque Hapoalim et jusqu'à son décès en 1943, il fut un des grands dirigeants de l'entreprise sioniste. Il fut aussi un des pères de l'éducation hébraïque et de la culture hébraïque en général ; en fait, sa façon de penser influença la vision du monde de Moshe Dayan et d'autres personnalités.

Tout cela est bien connu. Ce qui l'est moins, est la conviction de Ruppin que la réalisation du sionisme exigeait la « pureté raciale » chez les Juifs. Ses conceptions étaient inspirés en partie par les travaux de penseurs antisémites, dont certains des idéologues nazis.

Après l'holocauste, l'historiographie israélienne a tendu à minimiser autant que possible cette information embarrassante – ou même à l'ignorer complètement. Cependant, voici quelques semaines, l'université de Tel Aviv a accepté la thèse de doctorat d'un chercheur nommé Ethan Bloom, qui a découvert, entre autres, que non seulement Ruppin avait été influencé par les théories qui ont engendré le nazisme, mais qu'il avait aussi influé sur leur formulation.






Bloom a découvert que Ruppin avait eu "une influence déterminante" sur la perception par les Allemands des Juifs comme une race. Par exemple, des travaux de Ruppin, dont certains effectués à l'université Hébraïque, proposaient une explication à l'avarice supposée des Juifs : il postulait que les Juifs qui vivaient à l'origine sur la terre d'Israël avant la destruction du premier temple, et s'étaient lancés dans l'agriculture, appartenaient en réalité à des tribus non sémitiques. A un moment sonné, ils commencèrent à se mêler à des tribus sémitiques, ce qui a compromis leur pureté raciale et les a affaiblis. L'élément sémitique commençant à devenir dominant, cela incita les Juifs à abandonner l'agriculture et à développer des instincts commerciaux, une plus grande cupidité et une avidité incontrôlable.









Ruppin pensait que ces défauts pouvaient être corrigés, et la première tâche qu'il exigeait de l'entreprise sioniste était par conséquent d'identifier ce qui restait du groupe de Juifs « originel » ou « authentique » - ceux ayant un lien direct, biologique avec les anciens Israélites racialement purs. Il croyait qu'on les découvrirait parmi les Juifs ashkénazes d'Europe orientale.

A cette époque, les Juifs d'Europe étaient au milieu d'un processus d'assimilation tandis que, selon Ruppin, les Juifs Mizrahim et Séfarades (du Proche Orient et d'Afrique du Nord) subissaient une atrophie biologique, qui jetait le doute sur leur identité en tant que partie de la race juive. Ce ne fut donc qu'après une longue hésitation qu'il autorisa qu'on amène des travailleurs Juifs du Yémen ; il affirmait en outre qu'il n'y avait pas de Juifs noirs.

C'est ainsi, selon Bloom, que la discrimination contre les Mizrahim a pris racine en Israël à l'époque. Contrairement aux idées reçues, affirme-t-il, le phénomène n'est pas né d'une « incompréhension culturelle » mais plutôt d'une planification culturelle basée sur des théories raciales. Selon Bloom, c'était un cas de racisme entre juifs, d'une dimension antisémite dans la culture hébraïque moderne. Certaines des idées de Ruppin s'insèrent dans le discours intellectuel qui prévalait à l'époque, qui vantait la pureté raciale et traitait abondamment d'eugénique, le mouvement visant à améliorer la qualité génétique de l'humanité. La croyance en la théorie que les Ashkénazes étaient le type juif achevé à l'ère moderne permettait à Ruppin d'accepter la théorie raciale allemande et de soustraire la majorité des Juifs à la catégorie des Sémites. En réalité, selon sa conception, les Juifs originels, « sains »qui étaient auteurs des aspects les plus vertueux de la culture juive faisaient partie, en termes raciaux, des Indo-Allemands.

Quelques mois après l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933, Ruppin eut une conversation amicale avec Hans Guenther, un des principaux propagateurs de la théorie raciale nazie. La rencontre avait pour but, entre autres choses, de faire avancer les négociations entre le mouvement sioniste et les autorités nazies pour un accord qui permettrait aux Juifs d'Allemagne d'immigrer en Palestine et d'y transférer une partie de leurs biens.

Ruppin apparait, à travers les découvertes de Bloom, comme un individu intellectuellement et psychologiquement complexe qui, des années plus tard, se conduira assez bizarrement. Il photographiait des « types juifs, » mesurait des crânes, comparait des empreintes digitales et pensait qu'il était possible de classer les Juifs Ashkénazes en diverses sous catégories raciales en fonction de la forme de leurs nez. Peu de temps avant sa mort, il terminait une étude comparative sur ce dernier sujet, comparant des personnalités de premier plan du mouvement sioniste – à commencer par Théodore Herzl lui-même, dont Ruppin définissait le nez comme « assyrien-boukharien ». Il définissait le nez d'un juif nommé Jacob Feitlowitz, qui était né en Pologne et avait étudié l'histoire des Juifs Ethiopiens, comme « ashkénazi-négroïde. » Selon Bloom, Ruppin croyait apparemment que l'intérêt de Feitlowitz pour les Ethiopiens témoignait de son attrait pour « sa propre espèce. »

La thèse de doctorat en question est fascinante et parlante. Elle a été rédigée en anglais, sous la supervision d'Itamar Even-Zohar de l'université de Tel Aviv et de l'historien Américain Sander Gilman. Bloom dit ne pas être particulièrement heureux de faire aussi partie de cette histoire. Il s'inquiète des réactions que son travail pourrait provoquer, mais défendra ce qu'il a écrit. De fait, il a déclaré cette semaine : « C'est la vérité.»








Un survivant (Juif) d'Auschwitz
antisémite!

 

Mounadil Djazaïri
Mercredi 27 Janvier 2010




Certains survivants de l'holocauste, quelle que soit la définition qu'on en donne, sont comme une épine dans le pied du sionisme.Après Hedy Epstein, voici qu'un autre de ces survivants fait parler de lui en affichant activement sionisme. Et, à la différence de Mme Epstein, cette qualité de survivant, les sionistes ont du mal à la refuser à Hajo Meyer qui a séjourné une dizaine de mois au fameux camp d'Auschwitz en Pologne.

http://mounadil.blogspot.com/
Hajo Meyer sera  présent à Paris pour co-animer un débat intitulé:






Un survivant d’Auschwitz: ‘Israël agit comme les Nazis’
Exclusif: Graeme Murray and Chris Watt
Sunday Herald (UK)  24 Jan 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un des derniers survivants d’Auschwitz s’est lancé dans une attaque cinglante contre l’occupation de la Palestine par Israël au premier jour de sa tournée de conférences en Ecosse.
Le Dr Hajo Meyer, qui a survécu dix mois dans le camp de la mort nazi, s’est exprimé avec force dès le début de sa tournée de conférences d’une dizaine de jours au Royaume Uni et en Irlande – dont trois en Ecosse. Ses propos ont provoqué la fureur des groupes de pression extrémistes juifs qui ont qualifié M. Meyer « d’antisémite » et l’ont accusé d’abuser de son statut de survivant de l’holocauste.
Le Dr Meyer a assisté à des audiences au tribunal d’Edimbourgh ce mardi, où cinq militants pro palestiniens sont accusés de comportement raciste aggravé pour avoir perturbé un concert donné par le Jérusalem Quartet au Queen’s Hall de la ville.
S’exprimant au démarrage de sa tournée, le Dr Meyer a affirmé qu’il existait des similitudes entre le traitement des Juifs par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale et le traitement actuel des Palestiniens par les Israéliens.
Il a declaré: “Les Israéliens essayent de déshumaniser les Palestiniens, exactement comme les Nazis ont tenté de me déshumaniser. Personne ne devrait déshumaniser l’autre et ceux qui essayent de déshumaniser l’autre ne sont pas humains.
“Israël n’est peut-être pas le pays le plus cruel du monde… mais la chose que je sais avec certitude est qu’Israël est championne du monde de la prétention à être un Etat cultivé et civilisé. »
Le Dr Meyer est né en 1924 à Bielefeld en Allemagne. Il ne fut pas autorisé à fréquenter l’école là-bas après novembre 1938. Il s’enfuit alors, seul, aux Pays Bas. En 1944, après un an de clandestinité, il fut arrêté par la gestapo et survécut dix mois dans le camp de concentration d’Auschwitz en Pologne.
Il vit actuellement aux Pays Bas et a écrit trois livres sur le judaïsme, l’holocauste et le sionisme.
Le Dr Meyer insiste aussi sur le fait que désormais, la définition de  «l’antisémite» a changé, et il affirme : « Auparavant, un antisémite était quelqu’un qui haïssait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs et avaient une âme juive. Mais de nos jours, un antisémite est quelqu’un que les Juifs n’aiment pas.»
Un porte parole de l’ International Jewish Anti-Zionist Network, dont le Dr Meyer est membre, affirme que critiquer Israël « n’est pas la même chose » que critiquer les Juifs.
Mick Napier, président de la , Scottish Palestine ­Solidarity Campaign, et qui est un des cinq manifestants à comparaître devant le tribunal dont les audiences reprendront en mars, déclare : « Les Palestiniens sont heureux de l’avoir comme allié de leur cause.
“Hajo sait qu’Israël a une longue histoire d’exploitation de l’histoire de l’holocauste afin de faire taire les critiques légitimes contre ses propres crimes.
“Tout particulièrement depuis Gaza, les gens ne sont plus bernés par leur affirmation selon laquelle quiconque critique Israël est antisémite. »
Les affirmations du Dr Meyer ont rencontré une réaction de colère de la part d’organisations pro Israël, qui les ont qualifiées de «honteuses.»
Jonathan Hoffman; co-vise président de la Fédération Sioniste; déclare: “Je lui dirai qu’il abuse de son statut de survivant, et je lui dirai que si Israël avait été créée dix ans plus tôt, des millions de vies auraient pu être sauvées. »
“Survivant ou pas, utiliser des analogies avec le nazisme au sujet des politiques d’Israël est antisémite, sans aucun doute.»
M. Hoffman ajoute que la date de la tournée a été choisie avec cynisme pour coïncider avec l’ Holocaust Memorial Day du 27 janvier.
Le Dr Ezra Golombok, porte parole pour l’Ecosse de l’ Israel Information Office, accuse le lobby antisioniste « d’exploiter » le Dr Meyer qu’il présente comme quelqu’un « qui est embarqué dans une situation qu’il ne comprend pas. »
 «C’est un exercice de propagande de Mick Napier et ses amis, rien de plus. Il est absurde de comparer Israël et les tactiques nazies. »
La série de conférences, intitulée  Never Again – For Anyone, se poursuit jusqu’au 30 janvier.