Le
commerce de la nourriture : La confiance en ce qui arrive dans nos assiettes diminue
de jour en jour. Les poisons que lon a pu trouver dans les aliments, parfois
intentionnellement utilisés (huile de tournesol en provenance dUkraine
contaminée aux hydrocarbures de façon volontaire en 2008, viande
recyclée (poulets à la dioxine, viandes périmées reconditionnées)
et fromages avariés (mozzarella contenant des vers et des excréments
en provenance dItalie, sur deux ans)). La maltraitance des animaux (massacre
rituels de dauphins au japon, torture de chiens en Chine pour « assaisonner
la viande », poulets, porcs en batterie dans des états de santé
et de souffrance inimaginables). Aucun de ces scandales na rien changé.
La population reste une victime consentante. La démonstration des méfaits
de la nourriture de type « fast food » a été magistralement
faite par le film « Supersize me », mais tout en révélant
que les addictions aux produits dangereux sont telles que la réflexion
des victimes est rendue impossible. Cest un suicide collectif. Même
la nourriture biologique est aujourdhui suspectée (soja contenant
de la mélamine en provenance de Chine, arachides contaminées dans
une fausse entreprise bio). Il nest pas un domaine qui ne soit affecté
par la course au profit qui privilégie le gain financier sur la santé
(voire la survie) des consommateurs.
Les
laboratoires pharmaceutiques : Un des chercheurs américains les plus réputés
aux États-Unis a manipulé toutes les données de ses recherches
qui ont servies à la diffusion dun médicament antidouleur,
une autre firme connaissait, sans le dire, les effets secondaires tragiques dun
de ses médicaments, dautres médicaments se sont révélés
mortels faute davoir suivi les protocoles de vérifications, certains
antidépresseurs seraient à l'origine de "folies criminelles",
on soupçonne que la diffusion mondiale de lH.I.V serait due à
une campagne sans précautions (quelques scientifiques inconscients) contre
la polio dans lancien Congo Belge à la fin des années 1950,
environ 70% des résultats des tests cliniques des médicaments ne
sont jamais publiés, le commerce des vaccins (avec sa cohorte de massacres,
tous officiellement relativisés, au XXe siècle : désastre
de Lübeck, vaccin contre lhépatite B, Thiomersal, Gardasil,
problèmes dautisme attribués à lusage du RRO,
sels daluminium contenu dans certains vaccins) et en particulier le récent
scandale mondial de la vaccination contre la gripette H1N1. Lindustrie pharmaceutique
est un des commerces les plus corrompus et les plus cyniques que notre société
a produit ces dernières décennies. Plus pervers que les «
barbares » désignés dans nos livres dhistoire, elle
masque son crime derrière létiquette de la santé.
Lexploitation
continue des pays du Tiers-Monde : Dabord à travers un colonialisme
présenté comme légitime sur des bases simplement racistes,
puis maintenant de manière moins visible entre les mains des multinationales,
les pays du « sud » sont exploités en particulier en rapatriant
leurs ressources naturelles vers les pays du « profit ». Un aspect
local, loin des yeux du grand public mais parmi les plus douloureux de ce système,
est lexploitation des enfants dans le circuit du travail. Les famines, les
massacres ethniques laissent indifférent un monde obnubilé par les
fluctuations des « marchés financiers ».
Le
commerce de la guerre : La guerre serait un élément incontournable
de la nature humaine. Elle est devenue un des commerces les plus profitables.
Les dépenses militaires sélèvent aujourdhui à
2 trillions de dollars par an dans les périodes « fastes ».
Les ventes d'armes des 100 plus importantes compagnies ont augmenté de
15% au début du XXIe siècle. Quil y ait des gens qui meurent
pour satisfaire ce besoin de profit semble laisser la plupart indifférent,
alors que ce seul profit mériterait une révolution à lui
seul. Quand nous savons, de plus, que de nombreuses guerres sont provoquées
par les profiteurs eux-mêmes pour des raisons inavouées toujours
liées à lexploitation de ressources naturelles, à lintrusion
intéressée dun pays dans une région du monde où
il souhaite sinstaller ou au simple besoin de renflouer des caisses en exacerbant
des rivalités locales dans des pays souvent inconnus du grand public, il
ne reste plus beaucoup de place pour les notions de paix et de compassion ensevelies
sous des tonnes de justifications ignobles et aseptisées.
Servitude
et cynisme des médias : les grands médias traditionnels sont au
service du profit exclusivement. La déontologie journalistique est restée
sur le papier. Linformation est biaisée, parcellaire, manipulatoire,
et les diffamations et calomnies sont quotidiennes, laissant des familles, des
individus irrémédiablement salis par un système de désinformation
généralisé qui se substitue en permanence à la Justice
en désignant des coupables et des victimes sans la moindre enquête,
au fil des humeurs et des croyances collectives. Le pouvoir, toujours menacé
par une réelle « liberté de la presse », tend à
garder ou à chercher un contrôle important des grands réseaux
dinformation protégeant les profiteurs et stigmatisant les profités.
Répression
des alternatives : Pire encore, toutes les alternatives à cette société
corrompue sont combattues de telle manière à faire croire à
la population (par le biais des médias) que les tentatives de sextraire
de ce marasme catastrophique sont sectaires ou terroristes. Partout où
lon prononce le mot « secte » ou « terrorisme »
aujourdhui, la peur générée est suffisante pour bloquer
tout esprit critique des citoyens qui ne sont alors plus des êtres doués
de conscience, mais des machines à consommer pour le plus grand profit
de quelques-uns. Ceux qui sortent de cet enclos sont suspectés de causer
un « trouble à lordre public » et sont rapidement muselés.
Il
reste peu despace dans le monde qui ne soit affecté par cette course
criminelle au profit. Même les alternatives, qui nont souvent à
leur crédit que lenthousiasme de la jeunesse et la faiblesse de leurs
ressources, subissent des dérives parce que les militants qui les animent
ont été formatés comme leurs ennemis à céder
aux sirènes du profit dès que leur activité commence à
produire quelques revenus financiers mais également à réagir
avec violence face à la contradiction, perpétuant lesprit
de guerre et de compétition qui préside à la course au profit,
dans un cercle vicieux qui na encore jamais été brisé.
La
corruption de notre civilisation est évidente, entière et profonde.
Sans une véritable révolution intérieure, lhumanité
sera toujours divisée entre les profiteurs et leurs victimes consentantes,
dans un pathétique simulacre de civilisation.
Mais
sommes-nous capables dune révolution intérieure ?