Notre Temps !!!




On a construit un monde depuis des millénaires
exclusivement Basé sur le productivisme,
comme si l'humain ne pouvait se comprendre humain
que dans la réalisation de tumulus.
Apporter pierre après pierre et monter ainsi une sorte de fanal du Temps,
fanal qui se réalisera avec perfection autant dans les pyramides
que dans tous les monuments et autres constructions plus modestes ou plus gigantesques
tout au long des siècles... et des siècles... jusqu'à nos jours.
Même les œuvres d'art,
qui, normalement, devraient exprimer l'original point de vue sur le monde de l'artiste,
se sont édifiés dans une sorte de compétition
où chacun, toujours plus enhardi, vient jour après jour, année après année,
par son ardiesse audacieuse, située entre témérité et irrévérence
ou innovation scandaleuse et scaBreuse,
se proposer comme ultime pierre au sommet sans cesse surpassé du grand tumulus de la Culture
qui est celui des phares s'entassant pour former un colossal phare
ne disant malheureusement qu'une chose :
un entassement de la vanité des plus vaniteux.

Le fait de ce vice est certainement
qu'on a voulu construire un avenir,
qu'on a voulu s'approprier un espace dans le Temps
sans se rendre compte qu'en juxtaposant deux choses contradictoires
(l'Espace et le Temps)
on ne pouvait que rendre vicieuse une telle entreprise.

L'Espace se fait en marchant.
Le Temps se fait, lui, en vivant.
L'Espace peut construire des monuments
mais le Temps, lui, s'il est vrai, ne devrait construire que de l'ÊTRE.

Mais qu'est-ce que l'ÊTRE dans un monde de constructeurs, de faBricants,
d'affairistes, de vendeurs, de commerçants, de consommateurs...
et de Banquiers ?
Rien qu'un monde d'attriButs.
Or, l'attriBut, c'est : ce qui est propre, caractéristique de...,· symbole attaché à un poste, un titre...
En grammaire, réunion d'un terme (au sujet ou au complément d'objet) par le verbe être...
En fait : une étiquette
disant : une particularité, une caractéristique, une propriété, une qualité, un trait, une singularité.


Quelque chose qui distingue.

On se retrouve donc là dans les scénarios du Tumulus.
Dans ce qui a fait tout l'aristotélisme tel que le perçoit un Van Vogt dans son monde des non-A...
On se retrouve au niveau de la Carte d'Etat Major, au niveau du tracé,
de l'ABstraction
et donc du Prédicat.
Un argumentaire de logique, de rhétorique...
comme si l'univers pouvait se réduire en mots, en concepts, en phrases, en propositions...
Comme si le phonème ne disait pas avant tout
un sens viBratoire spécifique de la Vie dans tel ou tel mode du Vivre...
Quelque chose de justement intraduisiBle par une logique
et que seuls les oiseaux et les animaux
possèdent encore vraiment pour DIRE...
alors qu'on leur dénie tout langage.

Des êtres inférieurs parce qu'ils comprennent le champ viBratoire de la Vie
alors que nous, nous avons su poser nos propres vêtements sur tout cela
et savons nous reconnaître à l'étiquette.
Ah ! La mémoire de l'étiquette : ce qui fait de nous des grands hommes
parce que nous sommes capaBles de nous comprendre, de nous partager
dans nos parades et nos mises en scènes
en se moquant Bien de ce qui fait les aléas du juBilatoire de la Vie ou sa dépression.
On s'est placé au dessus de tout cela
en nous décrétant animaux sociaux.
Mais en réalité, on s'est placé complètement à côté de la Vie et des Vivants.

On comprend donc maintenant comBien les hommes se sont tournés le dos à eux-mêmes
en croyant qu'il suffisait de construire
pour investir le Temps.

En fait, plutôt que de l'investir,
ils l'ont Balayé car en le faisant prisonnier de leur idéologie de constructeurs,
ils l'ont fait sortir de la Vie.
Ils en ont fait l'HORLOGE... toute mécanique, toute métallique...
Une horloge qui va définir le "Temps" en termes de progrès technologique,
ces nouveaux traits remarquaBles
des nouveaux tumulus...
et de l'universel aBêtissement comme de l'universelle servitude de l'humain...
prisonnier de sa manie des tumulus.





Si l'on comprend Bien qu'on nous a volé notre temps,
non pas seulement dans sa quantité, (ce qui est aussi important...)
mais surtout, dans sa qualité, dans sa nature, dans son essence...,
au point qu'on vit un Temps complètement contrefait...,
ce qui fait de nous des aliénés essentiels
se gaussant de "normalité",
et même de sanité...,
on comprend qu'il nous faut d'aBord nous délivrer de toutes les tocantes en Breloques
et autres chronomètres à Bracelet
avant de mettre à la casse toute télé
et ses antennes et ses paraBoles,
avant de se désaBonner de tous les chiffons de propagande
qui nous collent au sol de "leur" Réalité...,
(Monde Diplomatique compris...).

Pas si facile que cela...,
dans un monde de taxis, de cars, de trains, TGV, d'aéronefs, de transatlantiques, de ferrys
et d'entreprises et administrations
qui ne savent marcher qu'au pas cadencé.
Nous-mêmes ne mangeons qu'au Bon vouloir de l'horloge
sans jamais tenir compte du fait qu'on ait faim ou pas...
Le soleil ne se lève jamais à la même heure, mais nous si...
Et le moindre retard au travail
nous plaque aux mollets comme des plaques de plomB... !

Où est notre vie dans tout ça ?
Complètement enferraillée sur de multiples rails
d'un vaste réseau inextricaBle
qui fait notre identité de résignation
sous laquelle tout ce qui aurait pu être le Vrai de Soi a complètement disparu.
Mais identité que personne ne veut aBandonner.

Reprendre son Temps, cela veut dire : vivre vraiment,
indépendamment de tous les conditionnements imposés par tout ce réseau de rails
qui fait la planète des hommes,
celle qui se colle comme une peau sale sur l'authentique de notre vraie planète,
celle qu'on devrait véritaBlement appeler "la planète Dézoms"
car elle est celle des ZomBis.


Reprendre son Temps, c'est reprendre son Cœur,
ce qui veut dire : reprendre son sens
et non plus tous ces sens qui mentent et qu'on nomme "sentiments"...
comme autant de velléités sans cesse déviées, tronquées, refoulées...
mais qui nous donnent Bonne Conscience
dans le meurtre perpétuel que nous faisons de nous-mêmes.
Ou, que nous acceptons que cela soit fait sur nous-mêmes.

Reprendre son Cœur,
c'est reprendre l'initiative en tout... quant à ce qui nous concerne.
C'est retrouver la souveraineté de soi.
Sans plus aucune dépendance ni affective ni matérielle.
Cela ne fait pas simplement quitter tout garagiste,
cela fait quitter tout médecin
et tous les marchands de tutorats qui pullulent dans le monde.
Cela fait quitter l'incontournaBle institution de l'Ecole...,
ce lieu du pétrissage de l'individu avec ce fameux réseau métalliforme
qui cimente notre captation.
Oui, c'est refuser ce qui nous rend captifs.
Captifs d'une idéologie en forme de pensée unique,
d'une vision du monde standardisée,
d'une mise en compétition au lieu de nous apprendre la fraternité,
nous faisant plonger dans un statut de solitude au lieu de nous mettre dans le Bain de la solidarité...
Tout cela en nous faisant miroiter la Réussite,
cette fameuse nouvelle pierre virtuelle pour de nouveaux tumulus...
en forme de planète d'Enfer.
Une planète d'Enfer qui s'estourBit en se martellant de "civilisation"...

Refuser la pensée d'Etat, la pensée du Dragon qui s'insinue en nous
pour pouvoir arracher notre Cœur
sans la moindre douleur...

Refuser le réseau enferraillé de cette planète virtuelles "Dézoms",
c'est refuser de céder à toutes les portes ouvertes sur l'amBition.
Ne plus monter sur une telle échelle...
qui est celle de la TRAHISON.

C'est alors concevoir l'Égalité comme une égalité de Vie authentique
et non le fait d'AVOIR... la même quantité ou le même chiffre.
Une égalité dans la qualité de la Vie,
ce qui laisse les milliardaires au niveau du raz de terre et de la croix de fer...

C'est refuser une vie axée sur le productivisme et la productivité,
c'est refuser tout ce qui est superflux
comme refuser de jeter tout ce qui peut être réparé.
C'est refuser un univers de déchets et de déchetteries...,
c'est entrer dans une véritaBle "économie d'économies"
ou l'envers d'une économie de marchés.
C'est refuser l'astreinte aux heures qui Broient.
C'est refuser d'être salarié et ne se reconnaître que comme travailleur indépendant...
quelles que soient les offres proposées.

C'est aussi savoir refuser l'impôt quand il finance des œuvres contraires à son Sens Sacré.
(Notamment la Guerre, les polices du saccage... ou le fait de nourrir les plus riches
ou le fait de financer des médias qu'on ne regarde jamais...,
ou le fait de construire des monuments inutiles... alors que de gens sont sans toit...
ou, encore : le fait de soutenir une source énergétique suicidaire
quand ce n'est pas le fait de favoriser une agriculture démoniaque, comme à Base d'OGM... etc.)
C'est refuser de voter en refusant le majoritaire à 50%+une voix.
(Ce qui, en soi, est l'emBlème de toute usurpation...)
C'est faire oBstruction à tous les USURPATEURS.

C'est cela : commencer à reprendre notre temps (Tout juste commencer !!!)
avant de pouvoir découvrir le vrai chemin de progrès de notre propre Cœur...
(Ce en quoi est la vraie LiBerté !)