Les
Pirates sont là...
Sous
le parapluie du “réchauffement climatique anthropique”, les multinationales de
l’agrochimie, de la pharmacie et de la semence, ainsi que les divers cartels pétroliers,
banquiers, agro-alimentaires, automobiles, assistés de leurs complices dans les
organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale...) et dans les instituts
agricoles (CGIAR, IRRI...) et soutenus par les plus grosses fondations du monde
(Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) lancent une seconde révolution
verte transgénique - avec des variétés génétiquement manipulées - pour “refroidir
la planète” par les nécro-carburants et pour accroître la production alimentaire
industrielle. Tout cela sur fond de mensonges climatiques. Mais les mensonges
climatiques de Mr Al Gore sont peu de choses eu égard au fait qu’il fut l’homme
de Monsanto, de 1993 à 2000, et qu’il est l’un des principaux responsables de
l’invasion planétaire par les OGMs. Les mensonges climatiques de Mr Kofi Annan
sont peu de choses eu égard au fait que son organisation AGRA est l’un des principaux
vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques. L’objectif
non avoué de cette seconde “révolution verte”, et bien vaccinée, ne serait-il
pas d’intensifier le processus de délestage démographique planétaire que les élites
globalistes jugent présentement trop lent (à savoir 35 000 décès par faim tous
les jours)?
Durant
la saison 2008/2009, en Afrique du sud, ce fut la catastrophe pour les paysans
qui cultivèrent trois variétés de maïs transgéniques de Monsanto sur 200 000 hectares:
les plantes ne produisirent pas de grains, juste des tiges et des feuilles. [01]
Monsanto s’est manifestement recyclé dans la production de bio-masse avec des
variétés de maïs thermo-réactives! En 2009, un météorite H1N1 nous
arrive tout droit du cosmos et répand dans l’atmosphère une étrange pandémie,
de caractère totalement bénin, [02]
que les Autorités Onusiennes, sur les conseils éclairés des multinationales du
Big Pharma (Novartis, Sanofi-Aventis, Baxter...) décident de combattre avec des
milliards de doses de vaccins. En France, les medias à la botte tentent de semer
la panique et les chiens-bergers des ministères montent en chaire pour exhorter
le troupeau à se faire vacciner, de gré ou de force, puisque la commission d’experts
indépendants (et représentant néanmoins les laboratoires pharmaceutiques) l’a
ainsi “conseillé” à Madame la Ministre [107]:
l’ardoise est d’1 milliard d’euros, soit 25 % de ce qu’est supposée rapporter
la taxe-carbone. Aux USA, on évoque la loi martiale, des bracelets permanents
à Boston, et la société Verichip voit ses cours flamber en bourse suite à l’annonce
de la sortie de ses micro-puces H1N1. [106]
En 1974, la Fondation Rockefeller, dans son rapport annuel, [03]
annonça un symposium dont l’intitulé était “Changement climatique, Production
alimentaire et Conflit entre les nations”. Ce symposium interdisciplinaire allait
rassembler des climatologistes et des scientifiques concernés par la production
alimentaire afin d’examiner les implications futures de la tendance, en cours,
au “refroidissement global” et ses effets sur la production alimentaire mondiale.
Quelques années plus tard, après mûre réflexion, la Fondation Rockefeller, hissa
le pavillon “réchauffement global” avec, aux rames de la galère, une cohorte de
“scientifiques” généreusement subventionnés pour prouver une corrélation anthropique
inéluctable entre le dioxyde de carbone et la fièvre climatique.
Quelle est donc, allez-vous dire, la relation entre ces trois phénomènes, au-delà
du fait qu’ils seraient tous liés à une montée du thermomètre? Dans
mes précédents essais, “Les caniculs-bénis” [04]
et “Carbone, mon Amour” [69],
je me suis amplement exprimé sur l’imposture du réchauffement climatique anthropique,
à la sauce CO2, et sur les dangers que cette arnaque fait courir à l’humanité
de promouvoir la montée en puissance d’un Nouvel Ordre Mondial, une variante quelque
peu globalisée de l’ancien, et surtout l’occultation de tous les méfaits commis,
dans la biosphère, par la mafia des multinationales de la pétrochimie et de l’agrochimie.
Je souhaiterais, dans ce troisième essai, présenter un autre danger
extrême, celui qui menace tous les pays “en voie de développement” (ou plutôt
en voie d’occidentalisation) en Asie, en Afrique et en Amérique Latine: l’imposition
d’une “révolution verte eugénique”, déguisée très ingénieusement en une seconde
révolution verte, “transgénique” cette fois, sous l’égide des commissions de l’ONU
et financée par de très grosses fondations avec la complicité des multinationales
de l’agrochimie et des semences chimériques qui, par coïncidence, sont également
les dispensatrices d’une pléthore de vaccins. Et,
faut-il le préciser, cet “Effet de Serres” des multinationales, et de leurs complices,
se met bien gentiment en place sous le parapluie du réchauffement climatique anthropique!
Les organisations paysannes, qui tentaient encore de résister aux chimères génétiques,
sont totalement désemparées. Elles ne font pas le poids face aux multiples organisations
de la “société civile” (ou prétendues telles) pour lesquelles l’argent coule à
flot et qui, dans leurs croisades climatiques, brandissent le spectre des hécatombes
de la faim, ou de la chaleur ou de la fièvre (porcine, aviaire, zébrée...).
Le réchauffement climatique anthropique est l’aubaine parfaite pour les
multinationales de l’occident qui envahissent les territoires des pays les plus
pauvres pour les vider de leurs populations paysannes traditionnelles et en faire
de gigantesques réservoirs de production agro-industrielle d’aliments (pour l’export)
et de nécro-carburants (pour l’export) et ce, avec des variétés supposément résistantes
à la sécheresse. Et, peut-être même, avec quelques campagnes de vaccinations bien
“ciblées” car l’agriculture moderne occidentale se pratique avec de la machinerie
lourde, et non pas des humains trop légers, parce que sous-alimentés, dont elle
peut aisément se dispenser! Et tout cela pour refroidir notre bonne
vieille Planète Terre et en diminuer l’empreinte carbone! Global
Worming: le Ver est encore dans le VertIl
ne s’agit plus cette fois des bouffonneries pathétiques de quelques “écologistes”
auto-proclamés en quête maladive de pouvoir ou de quelques organisations “environnementales”
institutionnelles de la contestation, mais adeptes du consensus mou néanmoins,
[70]
cherchant à conforter leur fonds de commerce. L’infestation est beaucoup plus
sérieuse: le Ver est dans la Révolution Verte, la première et la seconde.
Les origines de la première Révolution Verte - verte par la couleur du
dollar - remontent à 1945 au Mexique. En février de cette année-là, la conférence
panaméricaine de Chapultepec [05]
définit les nouvelles bases de l’ordre mondial et met en place celles de l’hégémonie
économique des USA. La Fondation Rockefeller - qui depuis le début du 20 ème siècle
constitue, sur toute la planète, le poste le plus avancé de l’Empire US - y installa
un centre de recherches agronomiques pour fomenter une révolution agricole, et
ce avec l’aide de Henry A. Wallace [06],
le fondateur de Pioneer Hi-Bred, la plus grande entreprise mondiale de semences
de maïs F1 (qui fut ensuite rachetée par DuPont, le géant de la chimie). Mr Wallace
fut également ministre de l’agriculture US de 1933 à 1940 et devint vice-président
des USA en 1940. C’est sous son règne agricole que l’imposture scientifique des
“hybrides F1” se mit en place: les agronomes qui ne croyaient pas en cette supercherie
furent tout simplement évincés. C’est la plus grande arnaque agronomique du 20
ème siècle [07]
mais elle génère un gigantesque marché captif: les variétés F1 sont stériles,
ou dégénérescentes, et les paysans sont obligés de racheter des semences tous
les ans. La Fondation Rockefeller embaucha Mr Borlaug au Mexique
afin de développer des variétés “améliorées” de céréales. Les technologies agricoles
de Borlaug furent ensuite exportées vers l’Asie. En 1961, la Fondation Ford lança
la “Révolution Verte” en Inde et la même année, l’IRRI aux Philippines (International
Rice Research Institute), financé par la Fondation Rockefeller, constitua sa banque
de semences (dont une partie littéralement volée au Professeur Richcharia, le
grand génie du riz en Inde) afin de créer ses variétés de “riz miracle”.
L’année 1961 constitue une année-clé pour l’élite globaliste. Outre la
main-mise de l’Empire US sur l’agriculture de l’Asie du sud-est, c’est également
l’année de: - la création de l’UPOV (Union internationale pour la
protection des obtentions végétales) par la “Convention de Paris”. Cette organisation
internationale met en place le cadre légal qui va permettre aux cartels de la
pétrochimie et de l’agrochimie de racheter toutes les entreprises semencières
de l’hémisphère nord en l’espace de trente ans. - la restructuration
du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) qui lui permet de
prendre le contrôle total de la semence en France. Le GNIS a été créé par le Maréchal
Pétain en 1941. - la création de l’OCDE (Organisation pour la Coopération
et le Développement Economique). - la création de l’Alliance pour
le Progrès de John Kennedy. - la mise en place du Codex Alimentarius
par la FAO et l’OMS, qui sera opérationnel en 1963. - la création
de la PAC (Politique Agricole Commune), l’un des principaux vecteurs de la déstabilisation
des agricultures familiales et vivrières des pays pauvres, par le biais des subventions
agricoles et du “dumping”. L’année 1961 voit ainsi le triomphe de
l’élite globaliste et l’accomplissement de son rêve de contrôler l’alimentation
des peuples. Un seul petit grain de sable dans les rouages de la machine: John
Kennedy se rebiffe contre ses parrains, exhorte la presse à être au service de
l’information authentique, informe le peuple US qu’il est sous la dépendance du
complexe militaro-industriel et, très influencé par le “Printemps Silencieux”
de Rachel Carson, il commence à remettre en question la dictature des cartels
de l’agrochimie. Le témoignage de Roger Heim [71],
président de l’Académie Nationale des Sciences en France, est à cet égard touchant:
«Le 22 octobre 1963, dans la Salle du Congrès à Washington, devant
une assistance attentive et vibrante, lors de la célébration du premier centenaire
de l’Académie Nationale des Sciences de Washington, le Président John Kennedy
prononça un remarquable discours, qui fut sans doute le dernier avant le drame
atroce qui devait éliminer des assises internationales l’un des esprits les plus
pénétrants de notre temps. Dans cette allocution, le Président des Etats-Unis,
livrant l’exemple à d’autres chefs d’Etat, aborda avec fermeté, avec précision,
le thème majeur de la pollution par les corps chimiques répandus à profusion,
de la destruction des équilibres naturels, de l’érosion des sols. L’immense assemblée
qui l’écoutait savait déjà l’ampleur de l’enjeu. Indiscutablement, elle était
éclairée et elle réagit à l’unisson dans une explosion frénétique d’acclamations.
Le nom de Rachel Carson, sur chaque lèvre, s’imposait parmi ceux dont le poids
ou la lutte étayait un tel propos. John Kennedy mettait l’accent en priorité,
sur le problème peut-être le plus grave avec lequel notre siècle se trouve confronté.
Ici encore, son intelligence et son courage achevaient de dessiner les contours
de l’homme, j’entends de celui qui mérite son nom. Je sortis, de cette cérémonie
émouvante, moins pessimiste: il y avait quelque chose de changé aux Etats-Unis.»
Les Autorités décidèrent cependant que rien n’allait changer: John
Kennedy fut assassiné quelques semaines plus tard et tout rentra dans l’Ordre.
A savoir dans leur “ordre” car, en Asie, le Ver de la Révolution
Verte commençait à miner irrémédiablement les fondements de la société traditionnelle:
- ruine de la petite paysannerie. - destruction de
la biodiversité (des 200 000 variétés de riz en Inde, il n’en reste plus que 50).
- destruction des agricultures vivrières et du rôle de la femme
dans le tissu social traditionnel. - destruction des sols, pollution
de l’air, épuisement des nappes phréatiques. - cancérisation des
populations. - hémorragie dans les campagnes: les paysans vont s’entasser
dans les villes et les bidonvilles, une aubaine pour les multinationales qui vont
progressivement “délocaliser” leurs industries occidentales vers les pays pauvres
et les serfs corvéables à merci. Afin que les sociétés occidentales puissent succomber
à la pathologie de l’avoir, à la consommation effrénée de “choses” à bon marché.
Les fondements “scientifiques” de la première révolution verte sont
à l’image de la science climatique du GIEC Onusien, du vent, ou plutôt une gigantesque
opération de marketing et de manipulation médiatique. Norman Borlaug
est acclamé comme le sauveur du Tiers-Monde avec ses variétés “miraculeuses”:
il aurait en effet sauvé la vie d’1 milliard d’êtres humains. Des mensonges, du
vent, rien que du vent. Les variétés de riz “miracles” de l’IRRI sont supposées
produire 5 tonnes/hectare. Actuellement, en fait, en Inde par exemple, la moyenne
de productivité n’est que d’1,9 tonne/hectare. [73]
Il n’en fut jamais ainsi avant la révolution verte: «Les descriptions
de scènes rurales de l’Inde antique par les voyageurs Chinois Fa Hien (5 ème siècle)
et Huang Tsang (7 ème siècle), par François Bernier (1656-1688) et par M. Le Tavernier
(18 ème siècle) sont peut être colorées de romantisme mais il semble, néanmoins,
que les inscriptions sur les temples de l’Inde du sud confirment leurs perceptions.
On peut déduire de ces inscriptions (9ème au 12ème siècles) que les rendements
de riz, par exemple, étaient remarquables. Elles mentionnent des rendements de
riz à Tanjavur de l’ordre de 12 à 18 tonnes par hectare, de 13 tonnes par hectare
à Coimbatore et de 14,5 tonnes par hectare dans le sud Arcot! (...) De nombreux
rapports des officiels de l’administration Britannique, tels A. Walker (1820)
et Dr. J. A. Voelcker (1893) mettent également en exergue des exemples surprenants
de l’abondance en Inde. Un des rapports les plus détaillés émane de Thomas Barnard.
Au 18ème siècle (vers 1770), Thomas Barnard, ingénieur Britannique, réalisa une
enquête dans le district de Chengalpattu, près de Madras, qui couvrait 800 villages.
Les résultats mettent en valeur une moyenne de productivité de 3600 kg par hectare
pour les riz de rizières et de 1600 kg par hectare pour les riz cultivés en sec.
Dans 130 villages, la productivité moyenne de riz de rizière était de 8,2 tonnes
par hectare mais, dans de nombreux villages, cette productivité dépassait même
les 10 tonnes par hectare. (...) En 1804, la productivité du blé en Inde était
presque le triple de ce qu’elle était en Angleterre. En 1903, la production de
blé dans la région d’Allahabad était aux alentours de 4 tonnes par hectare».
[72]
Les mêmes commentaires émanent de l’administration coloniale Hollandaise
[08]:
la consigne, à tous les administrateurs coloniaux, depuis 1870, était de surtout
oeuvrer à “améliorer” les systèmes agricoles traditionnels locaux déjà tellement
performants. En fait, en Inde - et cela a été habilement soustrait
de l’histoire officielle - le grand génie du riz, le Professeur Richcharia travailla
à redévelopper un nouveau centre de recherches sur le riz après qu’on lui eut
volé toute sa collection de riz pour la transférer à l’IRRI aux Philippines, sous
contrôle Fondation Rockefeller et Swaminathan, le “père” de la révolution verte
en Inde, et très grand ami de Monsanto. De 1971 à 1977, il redéveloppa une collection
de 17 000 variétés de riz à Raipur dans l’état du Madhya Pradesh (avec un budget
de 2000 dollars par an!). Il travaillait avec des variétés traditionnelles qui
produisaient jusqu’à 9 tonnes/hectare, quasiment le double de l’optimum supposé
des riz “miracle” de l’IRRI. En 1977, la Banque Mondiale offrit une subvention
de 3,5 millions de dollars pour un projet agricole dans le Madhya Pradesh, en
échange de quoi le gouvernement Indien fermait le centre de Richcharia qui, avec
ses vieilles variétés de riz, faisait de l’ombre à IRRI/Rockefeller. [17]
Et tout cela alors même que dès 1972, les experts agronomes (ceux qui n’étaient
pas vendus à Rockefeller ou à Union Carbide) remettaient en cause la révolution
verte de par le fait que les paysans ne pouvaient pas se payer les fertilisants
de synthèse et, bien sûr, les pesticides car les variétés “miracle” de l’IRRI
étaient décimées par les insectes et les maladies: les paysans perdaient de 30
à 100% des récoltes. Rockefeller, Banque Mondiale, Professeur Swaminathan,
Union Carbide, IRRI: nous avons véritablement à faire à une mafia crapuleuse!
Quant à Norman Borlaug, il fut récompensé, pour ses variétés supposément “miracles”
d’un prix Nobel de la Paix, ce qui à notre époque est loin d’être une référence
puisque même Henri Kissinger le reçut!
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L’ironie climatique de l’histoire, c’est que Norman Borlaug, le père de la révolution
verte, récemment décédé à l’âge de 95 ans, ne se priva pas de dénoncer l’imposture
du “réchauffement climatique anthropique”. Norman Borlaug faisait partie de la
liste déposée au Sénat des 700 scientifiques dissidents. [182]
(une infime partie des 32 000 scientifiques qui ont signé une pétition dénonçant
l’arnaque climatique). [183] Jusqu’à la fin de sa vie, il clama haut et fort que
le danger pour l’agriculture planétaire, ce n’est pas une montée des températures,
mais bien plutôt un refroidissement global. [74]
Le
“Réchauffement Climatique Anthropique” à la rescousse des chimères génétiques
Greenpeace
et son “déshabillez-vous pour le climat”, Avaaz et son blog à gogos d’alerte climatique,
à 150 000 dollars, et tous les “urgentistes” qui s’égosillent à “sauver le climat”,
sont-ils conscients que leur slogan, ou fonds de commerce, favori est l’alibi
fatal qui permet aux multinationales de l’agrochimie de faire avaler des chimères
génétiques (dites OGMs) à toute la planète, d’encore plus piller et terroriser
le Tiers-Monde (dit “pays émergents”, à savoir émergeant des limbes de la non-occidentalisation)
et de recouvrir les terres “aux barils dormants” de nécro-carburants (dits “biocarburants”)?
Peut-être que non pour certaines et sans doute que oui pour d’autres,
et c’est bien là le drame. Le fondateur d’Avaaz ne se targue-t-il pas de ses “consultances”
chez ONU, Fondation Rockefeller et Fondation Bill Gates? [108] En fait, une pléthore
d’ONGs, très actives dans la lutte contre le “réchauffement climatique anthropique”,
sont financées par les mêmes fondations qui non seulement ont financé les deux
révolutions vertes mais qui en ont été les moteurs principaux. [187]
[188]
[189]
[190]
Le Nouvel Ordre Mondial est maintenant au grand jour et tous les joueurs de ce
monopoly alimentaire planétaire ne se donnent même plus la peine d’occulter leurs
liaisons intimes. La règle de base de ce grand jeu est simple et elle fut dictée
par Henry Kissinger, en 1970, un acteur-clé du grand terrorisme mondial: “Contrôlez
le pétrole et vous contrôlez les nations; contrôlez la nourriture et vous contrôlez
les peuples”. Et ce mariage de l’alimentaire et du pétrole décrit, d’ailleurs,
fort bien l’essence de la révolution verte, ainsi que de toute l’agriculture moderne.
Un drame humanitaire est en train de se dérouler, sous nos yeux,
pendant que les caniculs-bénis attendent désespérément la chaleur infernale, la
montée des eaux, la fonte des calottes polaires
[10], tous signes annonciateurs (mais qui se font désirer, néanmoins!) de
l’incarnation prochaine de leur nouveau Messie, l’Homme-Carbone-Zéro. Et les multinationales
et leurs complices rigolent! En 2008, Kofi Annan lança son Alliance
mondiale pour “la justice climatique”. La FAO de l’ONU, dont Kofi Annan fut le
secrétaire général, a été incapable depuis des dizaines d’années de lever seulement
quelques dizaines de milliards de dollars pour garantir l’alimentation d’1 milliard
d’affamés. En comparaison, rappelons-le, une nouvelle fois, afin de remettre tout
en perspective, ce sont 1500 milliards de dollars chaque année pour les armements
sur la planète, 75 milliards pour le “renseignement US” chaque année [80]
[175]
et récemment des milliers de milliards de dollars pour renflouer les bandits de
la banque et de la finance. On pourrait multiplier les exemples de la gabegie
occidentale. Justice climatique: on se demande fort bien ce que cette association
de termes signifie réellement. Existe-t-il une “injustice climatique”?
Lors de son récent discours à New York, le 23 septembre 2009, Kofi Annan
déclara que, selon Nicholas Stern, le coût de “modulation climatique”, pour l’Afrique
seule, est de 30 milliards de dollars par année et allant jusqu’à 50 ou 100 milliards
de dollars, par année, d’ici 2020. Kofi Annan, conscient que les finances font
quelque peu défaut, proposa de générer cet argent à partir de sources nouvelles
et novatrices, par exemple le marché du carbone! [09]
Le raisonnement est ici très simple: plus on brûle des combustibles
fossiles, plus on génère des fonds avec le marché du carbone, et plus on peut
lutter contre les émissions de CO2 afin de moduler le climat Africain. Si l’on
résume ce bel exemple de “fraternité climatique”, il faut consommer plus de pétrole
pour sauver le climat de l’Afrique! Ou n’ais-je pas bien compris?
L’Alliance mondiale pour “la justice climatique” s’inscrit dans les priorités
de l’ONG créée à Genève par Kofi Annan, le “Global Humanitarian Forum”, dont le
conseil d’administration comprend, par exemple: - Michel Camdessus:
ancien directeur du Fonds Monétaire International et membre de l’ONG “Africa Progress
Panel” dont font également partie Tony Blair, Kofi Annan et Mr Robert E Rubin,
l’ancien secrétaire du Trésor US, ainsi que divers membres de l’ONG “Commission
for Africa”, créée par Tony Blair dont font partie Gordon Brown, Michel Camdessus,
etc, etc). Un vrai jeu de poupées russes. - Rajendra K. Pachauri,
le président du GIEC, l’organe de l’ONU spécialisée dans “la science climatique
à façon”. - Ricardo Lagos, l’ancien président du Chili, et l’envoyé
spécial de l’actuel secrétaire de l’ONU pour le Climat. - Muhammad
Yunus, le fondateur de la Grameen Bank, spécialisée dans les micro-crédits, qui
abandonna son projet sulfureux de fusion avec Monsanto, en 1998, sous la pression
des organisations paysannes indignées. - James Wolfensohn, l’ancien
président de la Banque Mondiale, pendant 10 ans. - Catherine Bertini,
du Programme alimentaire mondial des Nations Unies et ensuite à la Fondation Bill
et Melinda Gates. - Judith Rodin, la présidente de la Fondation
Rockefeller, etc. Arrêtons là cette première énumération qui nous
permet de voir quelle est la nature des soutiens et alliances de Kofi Annan.
Sautons de Genève à l’Afrique pour aller voir maintenant du côté d’AGRA
“Alliance for a Green Revolution in Africa”, “l’Alliance pour une Révolution Verte
en Afrique”, dont Kofi Annan est le président. Les deux financeurs principaux
d’AGRA sont la “Fondation Bill et Melinda Gates” et la “Fondation Rockefeller”.
Le partenaire principal d’AGRA est le CGIAR, fondé en 1971 par la Fondation Rockefeller.
Le conseil d’administration comprend Judith Rodin (Fondation Rockefeller), Strive
Masiyiwa (Fondation Rockefeller), Sylvia M Mathews (Fondation Bill et Melinda
Gates), Rudy Rabbinge (directeur du CGIAR Science Council), Mamphela Ramphele
(ancienne directrice de la Banque Mondiale), Roy Steiner (Fondation Bill et Melinda
Gates), Dr Akinwumi Adesina (Fondation Rockefeller), Dr Tesfai Tecle (anciennement
Banque Mondiale et FAO), Dr Joseph DeVries (Fondation Rockefeller), Dr Bashir
Jama (anciennement Programme des Nations unies pour l’environnement), Mr Kwame
Akuffo-Akoto (CGIAR et IRRI), etc... L’organisation GRAIN à Barcelone
à fait une analyse en profondeur d’AGRA [129].
Quelques remarques: «L’une des premières étapes de l’AGRA cependant est de
créer un réseau de “fournisseurs en agroalimentaire”, pour vendre les semences,
les pesticides et les engrais. L’AGRA a déjà recruté une ONG étasunienne appelée
Citizens’ Network for Foreign Affairs (Réseau de citoyens pour les affaires étrangères)
pour effectuer ce travail au Kenya, en Tanzanie et au Malawi. (...) La fondation
Rockefeller est le principal investisseur dans l’African Agricultural Capital
(Capital agricole africain), un fonds d’investissement en capital-risque qui investit
dans plusieurs petites entreprises de semences africaines qu’il contrôle en partie
et qui sont aussi soutenues par l’AGRA. (...) Que ce soit l’ancienne ou la nouvelle
révolution verte, les premiers perdants sont les agriculteurs, en particulier
les petits. L’AGRA cherche à remplacer les semences que les agriculteurs africains
ont soigneusement développées pour leurs fermes et leurs cultures, par des variétés
adaptées aux monocultures industrielles. Ces semences ouvriront la voie à l’industrialisation
des cultures alimentaires africaines, laissant le champ libre à l’introduction
et à la domination de l’agrobusiness. En attendant, en Afrique francophone,
l’AGRA finance la recherche agricole nationale au Mali par des activités de recherche
menées à l’Institut d’Economie Rurale (IER) sur le maïs, le sorgho et le riz.
Un montant de 555 000 dollars (près de trois milliards de francs CFA) a été accordé
à l’IER pour la période 2007-2010, et une somme de 208 000 dollars (plus de un
milliard de francs CFA) a été accordée à l’organisation Faso Kaba pour la diffusion
des variétés améliorées. Ici la logique est ahurissante. L’idée
est de financer les sélectionneurs publics pour qu’ils développent de nouvelles
variétés (car le secteur privé ne veut pas le faire), de financer des entreprises
privées pour qu’elles les vendent aux agriculteurs, et de fournir des crédits
aux agriculteurs pour qu’ils achètent ces semences (car sinon, ils ne pourraient
pas les payer). L’AGRA se consacre entièrement à créer une demande
effective pour son propre produit, prescrivant un modèle de développement incapable
de survivre par lui-même.» En fait, c’est sur le “Agro-Dealer
Development Programme” d’AGRA qu’il faut se pencher très attentivement. Ce programme
fournit les formations, les capitaux et les crédits pour établir un réseau de
petits agro-distributeurs qui vont constituer le vecteur principal pour l’acheminement
des semences, des fertilisants de synthèse, des pesticides et du suivi technique
des petits paysans pauvres. AGRA a donc accordé à cet effet plus de 15 millions
de dollars à l’ONG US, CNFA dirigée par John Costello. En octobre 2008, le CNFA
de Costello établit un partenariat avec la Fondation CropLife et annonça qu’ils
utiliseraient le réseau de petits distributeurs subventionnés par AGRA (au nombre
de 1500 au Kenya et au Malawi) pour démontrer le potentiel de l’agrochimie. Le
CNFA a obtenu un soutien technique et financier de Syngenta, Dow AgroSciences,
Bayer CropScience, Du Pont et Monsanto. Un autre des partenaires
d’AGRA est le “International Centre for Soil Fertility and Agricultural Development”
(IFDC) qui vient de recevoir 6 millions de dollars d’AGRA. L’IFDC vient également
d’établir un partenariat avec la Fondation CropLife (BASF, Bayer CropScience,
Dow Agrosciences, Dupont, FMC, Monsanto, Sumitomo et Syngenta ...) pour démontrer
également le potentiel de l’agrochimie en Mozambique et au Ghana.Certaines
organisations paysannes Africaines (impliquées dans l’agro-écologie) ont dénommé
la révolution verte d’AGRA [199]
“la nouvelle alliance philanthropico-capitaliste en Afrique”. Don de 306 millions
de dollars de la Fondation Gates en 2008, don de 150 millions de dollars de la
Fondation Gates et de la Fondation Rockefeller en 2006... AGRA prétend, timidement,
très timidement, sur son site internet, que son objectif n’est pas d’introduire
des variétés transgéniques alors que tous ses partenariats indiquent clairement
le contraire. Le 16 Janvier 2009, AGRA a signé un partenariat de 5 années avec
“Earth Institute de Columbia University”, pour promouvoir des technologies agricoles
au bénéfice des petits paysans. Par qui est dirigé cet institut? Par Jeffrey Sachs,
le promoteur inconditionnel des chimères génétiques de Monsanto.
Ce qui, par un autre petit saut en Afrique, nous fait arriver au “Millenium Promise”
créé par le-dit Jeffrey Sachs, l’ancien conseiller spécial de Kofi Annan et l’ancien
directeur du Millenium Development Goals de l’ONU. “Millenium Promise” est une
ONG dédiée au lancement de la Révolution Verte Africaine, en collaboration avec
Ban Ki-moon, le présent secrétaire de l’ONU dont Jeffrey Sachs est le présent
conseiller spécial. Histoire de brouiller les cartes un peu plus, le nom l’organisation
de Jeffrey Sachs est très proche de celui du programme de l’ONU “Millenium Development
Goals”. Millenium Promise est soutenu par une kyrielle de fondations
dont la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation
Novartis, la Fondation Merck, etc, et même Lehman Brothers, la plus grande faillite
bancaire US de l’automne 2008. Parmi les membres fondateurs de cette
ONG humanitaire se trouvent: Monsanto, Novartis, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline,
Procter et Gamble, Merck, Mosaic, Pfizer, Sumitomo Chemical, Yara, toutes multinationales
spécialisées dans les semences hybrides et génétiquement modifiées, dans les produits
pharmaceutiques et dans les fertilisants de synthèse. Sanofi-Aventis, Novartis,
Merck et GlaxoSmithKline sont, de plus, les fabricants ou distributeurs de vaccins
contre la pandémie H1N1! [208]
De ces énumérations quelque peu laborieuses, mais cependant nécessaires,
il ressort que pour l’Afrique, par exemple, la seconde révolution verte génétique
est catapultée par: 1. Les institutions internationales: ONU, Banque
Mondiale, Fonds Monétaire International, CGIAR... 2. Les fondations,
les principales étant la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill et Melinda
Gates. 3. Les multinationales de l’agrochimie, des pesticides, des
semences et de la pharmacie, Monsanto en tête. 4. Certaines très
grosses ONGs d’assistance agricole et pharmaceutique (AGRA, Millenium Promise,
African Agricultural Technology Foundation, etc.) Et tout cela sur
un fond de réchauffement global anthropique, de “justice climatique” et de modulation
climatique. Le partenariat entre Monsanto et Millenium Promise/Jeffrey
Sachs (considéré par le magazine Time, en 2004 et 2005, comme l’une des 100 personnalités
de la planète) est clairement mis en exergue sur le site internet de Monsanto.
[11] [12]
[13]
Jeffrey Sachs y explique qu’il n’y a qu’une solution pour sauver l’Afrique, ce
sont les OGMs et en particulier les OGMs résistants à la sécheresse, à savoir
au réchauffement climatique. Et ce n’est pas Michael Taylor qui
va le contredire, qui fut, et qui reste, le symbole des “plaques tournantes” entre
Monsanto et l’administration US. Après de multiples aventures au service de Bill
Clinton/Al Gore et de Monsanto, on le retrouve dans les conseils d’administration
d’organisations tournées vers l’Afrique. “The Partnership to Cut Hunger and Poverty
in Africa” et “Alliance to End Hunger”. Et, en fait, il semble avoir échappé à
beaucoup de monde que Michael Taylor est intimement impliqué dans l’élaboration
des politiques d’assistance agricole US en Afrique! En collusion avec la Fondation
Rockefeller et la Fondation Bill Gates, Michael Taylor est de nouveau l’homme
médian entre Monsanto et le gouvernement US, cette fois avec l’objectif d’ouvrir
les marchés Africains aux pesticides et aux semences génétiquement modifiées.
Avant son rappel par le président Obama, Michael Taylor était un
membre éminent du think tank “Resources for the Future”: il y publia deux études
sur l’assistance US à l’agriculture Africaine, les deux études étant financées
par la Fondation Rockefeller. Son étude de 2002 fut revisée par Robert Horsch,
directeur chez Monsanto pendant 25 ans (qui faisait partie de l’équipe scientifique
qui a développé les techniques YieldGard, BollGard et RoundUp Ready)«L’objectif
ultime de ce rapport est de mettre en valeur comment une technologie de semences
innovatrices, dérivée d’outils brevetés de biotechnologie, peut être développée
et disséminée au bénéfice des petits paysans et de l’agriculture de subsistance».
Son étude de 2005 “Investing in Africa’s Future: U.S. Agricultural Development
Assistance for Sub-Saharan Africa,” [194]
avait pour co-auteur le directeur de “Partnership to Cut Hunger and Poverty in
Africa” (PCHPA), un consortium d’intérêts privés/publics (dont l’un des financeurs
principaux est Bill Gates) qui inclut Halliburton (la société de Dick Cheney,
vice-président de Bush), Monsanto, USAID, divers chefs d’état Africains...
L’objectif de Taylor est d’élargir le champ d’intervention du Millenium
Challenge Corporation (MCC), une nouvelle agence du gouvernement US (créée par
Bush en 2004) chargée de l’aide internationale (dont la moitié des fonds sont
dirigés vers l’Afrique). En juin 2008, la Fondation Rockefeller publia un communiqué
de presse, vantant la “collaboration historique” entre le Millenium Challenge
Corporation et AGRA, l’ONG de Kofi Annan! Une étude de Taylor intitulée
“Beating Africa’s Poverty by Investing in Africa’s Infrastructure”, fait partie
intégrante du “Renewing American Leadership in the Fight Against Hunger and Poverty:
The Chicago Initiative on Global Agricultural Development.” Ce rapport fut remis
à l’administration Obama dès qu’elle prit ses fonctions et il a été financé par
la Fondation Bill Gates et co-écrit par Catherine Bertini (de la Fondation Gates
et au CA de l’ONG de Kofi Annan “Global Humanitarian Forum”). Il déclare très
précisément que : «Les USA devraient continuer de soutenir les recherches sur
toutes les formes de biotechnologies modernes pour l’agriculture, par les scientifiques
de l’Afrique sub-saharienne». Le programme d’assistance agricole
de l’administration Obama est clairement un soutien inconditionnel à Michael Taylor,
à Monsanto et à la nouvelle révolution verte transgénique de Mr Kofi Annan et
de ses ONGs. [194]http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/eugenique.html
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