la Hagana et les autres gangs terroristes juifs ont attaqué Al-Dawwayema, un village situé à 18 kilomètres au nord-ouest d’Al-Khalil (Hébron) en 1948.







« Quand ils sont arrivés, ils ont commencé à tuer la population civile en masse, les hommes, les femmes et les enfants, » se souvient Mohammed, qui a maintenant près de 100 ans.

« Ils ont tué tous les gens qu’ils voyaient. Ils ont brisé les têtes des enfants et ouvert les ventres des femmes à la baïonnette. Ils ont même violé certaines femmes avant de les assassiner. »

Mohammed dit qu’un des chapitres les plus sanglants a eu lieu dans la mosquée.

« C’était un vendredi et beaucoup des vieux étaient déjà à la mosquée locale pour la prière, » se rappelle-t-il.

« Environ deux heures avant les prières, vers 10h ou 10h30, plusieurs véhicules transportant des hommes en arme sont arrivés. Ils nous ont mitraillés, tuant les 75 vieux. Il n’y a pas eu un seul survivant, » ajoute-t-il, les larmes aux yeux.

« Ensuite, ils ont commencé à aller de maison en maison, tuant des familles entières. La tuerie a forcé les gens à fuir vers l’est. Cependant, les hommes de la Hagana les pourchassaient, tuant davantage de gens. »

Dans son libre « All That Remains », Walid al-Khalid, historien palestinien incontesté, a écrit que Al-Dawayema avait une population de 3.710 personnes en 1945.

Le monde commémore le 15 mai le « Jour de la Nakba », lorsqu’Israël a été créé sur les décombres de notre pays.

Le 18 avril 1948, le groupe Irgun de Menachem Begin s’est emparé de la ville palestinienne de Tibériade, mettant en fuite ses 5.500 habitants palestiniens.

Le 22 avril, Haifa est tombée aux mains des sionistes et 70.000 Palestiniens ont fui.

Le 25 avril, l’Irgun a commencé à bombarder les secteurs civils de Jaffa, terrifiant les 750.000 habitants qui ont fui, paniqués.

Le 14 mai, la veille de la création d’Israël, Jaffa était complètement encerclée par les militants sionistes bien mieux équipés, et seuls environ 4.500 résidents sont restés.

Aucun refuge

Mohammed, qui vit maintenant avec sa famille dans le petit village d’al-Majd, à environ 7 kilomètres au sud-ouest d’Al-Dawayema, dit que des dizaines de familles ont cherché refuge dans une grande grotte appelée “Turel Zagh”.

« Les Juifs leur ont dit de sortir, de se mettre en ligne et d’avancer. Et lorsqu’ils ont commencé à marcher, ils les ont mitraillés, » ajoute-t-il.

« Une femme, l’épouse de Mir’ie Freih, a survécu au massacre en faisant semblant d’être morte. »

Mohammed dit que les victimes du massacres furent ensuite ensevelies dans les puits de Bir al-Shara et Bir al-Sil.

Son témoignage est corroboré par les historiens et chercheurs israéliens, à partir d’archives déclassifiées de l’armée israélienne et d’entretiens avec des vétérans de l’armée.

L’historien israélien Benny Morris avait interviewé un participant au massacre, qui lui a dit qu’environ 80 à 100 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tués par « la première vague des conquérants. »

En 1984, un journaliste israélien a interviewé l’ancien Mukhtar (notable du village) de al-Dawayema, Hasan Mahmoud Ahdeib, et est revenu avec lui sur le site, pour la première fois depuis le massacre.

Ihdeib lui a parlé des gens tués dans la mosquée et des familles assassinées dans la grotte, lui montrant le puits où les corps avaient été jetés.

Quelques jours plus tard, le journaliste israélien a fait venir des ouvriers qui ont creusé et ont découvert les os et les cranes.

En 1955, la colonie juive d’Amatzia était bâtie sur les ruines d’al-Dawayema.

Aharon Zisling, le premier Ministre de l’agriculture d’Israël, avait comparé le massacre, au nom de code « Opération Yo’av », aux crimes nazis.

Mémoire vivante

Il y a quelques années, Mohammed et sa famille ont visité les ruines de son village, où son père, sa mère, son grand-père et ses ancêtres ont été enterrés.

« Je suis resté là, en pleurs. J’ai vu notre maison, complètement délabrée. J’ai vu la pièce où mon père recevait les invités. J’ai vu les puits d’eau abandonnés. »

Le vieux Palestinien centenaire espère toujours qu’il pourra revenir vivre dans son village natal.

« Mon souhait reste inchangé, c’est de revenir dans mon village, d’y mourir et d’y être enterré. »

A la question s’il accepterait une indemnisation pour sa propriété perdue, il reste un moment silencieux avant de répondre :

« Ce n’est pas une question de propriété et de dédommagement, » dit-il.

« C’est mon pays, mon histoire, ma maison, mes souvenirs d’enfance. Mes grands-parents ont été enterrés là. Vendriez-vous la tombe de votre père pour tout l’or du monde ? »

Source : Islam On Line
Traduction : MR pour ISM





Rituellement nous nous souvenons qu’au mois de mai nous avons deux grands anniversaires qui donnent lieu à recueillement et prière. C’est d’abord le 8 Mai 1945, avec les massacres de Sétif, Kherrata et Guelma qui firent plusieurs milliers de morts (le général Tubert, en petit comité, parle de 15.000 morts, les nationalistes algériens de 45.000 morts), le deuxième événement est la Nakba qui a une saveur particulière avec les massacres demeurés impunis de Ghaza pendant trois semaines en janvier. Pour l’histoire, la Nakba est l’exacte réplique des atrocités occidentales envers les Juifs dont le point d’orgue fut justement l’holocauste.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger



Avec une rare lucidité et une description sans complaisance, Pierre Stambul de l’Union juive française pour la paix décrit la situation des Palestiniens. Ecoutons-le : «Les Israéliens parlent de l’indépendance d’Israël, proclamée le 14 mai 1948 et aussitôt entérinée par l’ONU.
Pour les Palestiniens, c’est la Nakba, la catastrophe, la destruction de leur société et de leurs villages, suivie de l’exil de la grande majorité de la population. Aujourd’hui, il y a environ 5 millions de Juifs et 5 millions de Palestiniens qui vivent entre Méditerranée et Jourdain. Les premiers ont un Etat dit "juif" et occupent 90% de l’espace. Les seconds connaissent marginalisation, discriminations, assassinats "ciblés", misère et privation des droits élémentaires. 60 ans après la Nakba, des millions de Palestiniens sont toujours réfugiés, dispersés dans des camps du Proche-Orient, voire exilés plus loin. 60 ans après, les Palestiniens continuent de payer pour un crime européen : le génocide nazi. 60 ans après, c’est l’impunité d’Israël malgré les violations constantes du droit qui permet la poursuite de la destruction de la Palestine. Une injustice majeure a été commise : un nettoyage ethnique et l’expulsion de tout un peuple de sa terre.»(1)

«L’histoire de la Palestine ancienne, poursuit-il, repose en partie sur les mythes bibliques. Ce qui est avéré, c’est qu’un peuple y a vécu (les Hébreux) mais jamais seul, toujours aux côtés d’autres peuples. (...) Les Juifs du Maghreb, ceux de l’ex-empire russe ou ceux du Yémen n’ont pas grand-chose à voir entre eux. Il y a pour les Juifs dispersés une communauté de destin liée à la religion. Il y a le souvenir mythifié d’un passé idéalisé et une prière ("l’an prochain à Jérusalem") qui n’a jamais été une aspiration à recréer un quelconque royaume. Les Juifs ont appris à vivre ou à survivre dans une situation de minorité. S’ils avaient un statut en pays musulman, ils ont subi en pays chrétien une longue suite de discriminations et de persécutions. L’antijudaïsme chrétien a produit l’interdiction de posséder la terre, l’enfermement dans le ghetto, les expulsions et les pogroms. Quand l’émancipation des Juifs a commencé en Europe, cet antijudaïsme s’est transformé en antisémitisme racial.»(1)

Pierre Stambul nous décrit ensuite, le sionisme. Il écrit : Le sionisme a un côté nationaliste. Le sionisme élabore toute une série de «mensonges fondateurs». Alors que la grande majorité des dirigeants sionistes ne sont pas croyants, les sionistes s’emparent du récit biblique pour revendiquer un prétendu retour en terre promise et la reconstitution d’une nation (le «royaume unifié» dont l’existence n’est pas avérée). La Palestine est présentée comme une «terre sans peuple pour un peuple sans terre». Le sionisme a incontestablement un aspect colonialiste. Depuis plus d’un siècle, la même stratégie s’applique : s’emparer des terres, institutionnaliser le fait accompli, marginaliser le peuple autochtone, détruire son organisation sociale, expulser, repousser la frontière. (...) Le sionisme a un côté messianique. Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu «tuer» le juif, le cosmopolite, l’universel. Le sionisme a également transformé Israël en pion avancé de l’Occident et de l’impérialisme au Proche-Orient. Aujourd’hui, Israël reçoit une aide colossale publique et privée des Etats-Unis et en même temps, aucun dirigeant américain ne semble en mesure de s’opposer à une décision qui ferait consensus chez les dirigeants israéliens.(...). Le sionisme utilise la peur comme un carburant : «Les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur.»(1)

Parlant du mécanisme de l’épuration ethnique qui a suivi le partage, il écrit : «Tout d’abord, les années qui ont précédé la guerre ont été très défavorables aux Palestiniens. Le partage de 1947 de la Palestine n’était pas seulement incompréhensible pour les Palestiniens, mais il était très inégalitaire : l’Etat juif prévu par la partition était plus grand que l’Etat palestinien alors que les Juifs étaient moins nombreux. Si 10.000 Israéliens seulement vivaient dans l’Etat palestinien, plus de 400.000 Palestiniens vivaient dans l’Etat juif. (...) Avant même le 14 mai, plus de 350.000 Palestiniens ont déjà été chassés de chez eux. Plusieurs documents de la Haganah (l’armée "officielle" israélienne) montrent que l’expulsion a été intentionnelle. L’historien Ilan Pappé parle du plan Dalet qui a organisé ce nettoyage ethnique. Quand la propagande israélienne répète inlassablement que "les Arabes sont partis d’eux-mêmes" à l’appel de leurs dirigeants, il s’agit d’un mensonge fondateur destiné à masquer le crime qui s’est déroulé, il y a 60 ans.»(1)

Le peuple palestinien a été trahi par les dirigeants des pays arabes voisins. Il n’y avait pas la moindre coordination entre les troupes irakiennes, syriennes, égyptiennes ou jordaniennes, chaque armée agissant pour son compte personnel. Pire, la Jordanie, qui avait l’armée la plus forte, avait un accord secret avec la direction sioniste. Le bilan de la guerre de 48, ce sont 6000 morts israéliens et 13.000 morts palestiniens. Mais ce sont surtout 800.000 expulsés. Les villages ont été détruits et leur trace a souvent été effacée. Dès 1949, les terres des expulsés ont été confisquées. Israël a reconnu formellement le droit au retour des Palestiniens au moment des armistices de 1949, mais tout a été fait pour rendre impossible ce retour. (...) Les Palestiniens qui ont échappé à l’expulsion en 1948 forment aujourd’hui avec leurs descendants 20% de la population israélienne.
Certains dirigeants israéliens regrettent «qu’on n’ait pas achevé la guerre de 48», qu’on n’ait pas expulsé tous les Arabes.(1)

Le peuple palestinien est un peuple de réfugiés. Pendant des années, tout a été fait pour effacer son existence, pour le diluer dans le monde arabe, pour transformer le conflit israélo-palestinien en guerre israélo-arabe. La guerre de 1967 est un tournant. Le gouvernement travailliste de l’époque prend la décision immédiate de coloniser les territoires occupés. Pour y parvenir, les travaillistes ont fortement contribué à créer le courant national-religieux.
Cette mouvance intégriste représente aujourd’hui 25% de la société israélienne. 40 ans plus tard, il y a 500.000 Israéliens installés en territoire occupé. Il y a les colons religieux qui ont accaparé les terres, l’eau, les routes. Mais il y a aussi les colons économiques attirés par les loyers à bas prix. Les limites de Jérusalem se sont considérablement étendues. Les nouvelles colonies du secteur (sur les ruines d’anciens villages palestiniens dont celui de Deir Yassine) deviennent des quartiers et sont progressivement intégrées à Jérusalem. La frontière a disparu. La ligne verte (la frontière de 1949) a été effacée. Elle ne figure sur aucune carte ou aucun livre scolaire israéliens. C’est une véritable société d’Apartheid qui s’est instaurée en Cisjordanie, en toute impunité.(1)

On ne s’imagine pas qu’un peuple qui vit étranger sur sa terre voire dans une prison à ciel ouvert, a des besoins des institutions qui tentent tant bien que mal de fonctionner malgré la poigne de fer du régime d’Israël. La Palestine dispose d’une douzaine d’universités et de centaines d’écoles.
Un Rapport spécial décrit cela : «En ce jour où les Palestiniens, en Palestine occupée et en diaspora, commémorent la Nakba. Derrière la froideur des chiffres et des pourcentages, se dessine de façon poignante l’image d’une Palestine jeune et vivace, mais dévastée par 61 ans d’occupation sioniste impitoyable. Le Bureau Central Palestinien des Statistiques décrit la Nakba de Palestine comme une période noire de l’histoire moderne du peuple palestinien. Les Palestiniens ont été chassés de leur patrie, et leurs maisons et leurs propriétés leur ont été volées (...) Plus des trois-quarts de la Palestine Historique ont été occupés lors de la Nakba de 1948. De plus, 531 villes et villages palestiniens ont été détruits, et 85% de la population palestinienne a été exilée et déplacée.»(2)

«Cependant, la Nakba de la Palestine fut un processus de nettoyage ethnique, aussi bien que la destruction et l’exil d’une nation désarmée pour la remplacer par une autre nation Plus de 800.000 des 1,4 million de Palestiniens (la population palestinienne vivant en 1948 dans 1300 villes et villages palestiniens) ont été chassés de leur patrie vers la Cisjordanie et la Bande de Ghaza, les pays arabes voisins et d’autres pays dans le monde. Selon des preuves documentées, les Israéliens ont pris le contrôle de 774 villes et villages pendant la Nakba et ont détruit 531 villes et villages palestiniens.
Les atrocités des forces israéliennes comprennent également 70 massacres de Palestiniens et la mort de 15.000 Palestiniens pendant la période de la Nakba.
Le nombre de Palestiniens a été multiplié par 7 depuis la Nakba de 1948. La population palestinienne en 1948 était de 1,4 million de personnes, comparée aux 10,6 millions à la fin de 2008. La population palestinienne est estimée à 3,88 millions à fin 2008. La Nakba a fait de la Bande de Ghaza l’endroit le plus peuplé au monde 4010 personnes/km² en 2008.» «Selon les données, le nombre de colonies israéliennes en Cisjordanie était en 2008 de 144. Des estimations montrent que le nombre de colons juifs en Cisjordanie était en 2008 d’un demi-million. Les chiffres montrent que la plupart des colons juifs vivent dans le gouvernorat de Jérusalem, représentant 54,6% du nombre total de colons en Cisjordanie. L’expansion et le mur d’annexion avalent environ 15% de la Cisjordanie. Le Territoire Palestinien fait 6020 km², dont 5655 km² en Cisjordanie et 365 km² dans la Bande de Ghaza. Le nombre des martyrs de l’Intifada Al-Aqsa entre le 29 septembre 2000 et le 31 décembre 2008 s’élevait à 5 901 (5569 hommes et 332 femmes). Au 17 avril 2009, le rapport indique également qu’il y a plus de 11.000 Palestiniens derrière les barreaux israéliens, dont 68 femmes, 400 enfants».

Voilà l’Etat des lieux actuel. Peu de gens savent qu’Israël est le seul État dont l’admission [à l’ONU] était conditionnelle. En vertu de la Résolution 273 de l’Assemblée générale, Israël a été admis à condition d’accorder à tous les Palestiniens le droit de retour dans leur foyer, et une compensation pour les biens perdus ou endommagés, selon la Résolution 194 de l’Assemblée générale, paragraphe 11. Dernier crime en date celui de Ghaza : 1400 morts dont 400 enfants.
Une école de l’ONU a été bombardée : 40 morts. Ban Ki-moon visite les décombres fumants et pour une fois proteste...mollement. «Je considère les bombardements israéliens excessifs et les attaques de fusées en direction d’Israël comme complètement inacceptables.» Ce qu’il disait en réalité est qu’il avait trouvé l’attaque israélienne sur Ghaza parfaitement acceptable, mais qu’ il était uniquement en désaccord avec le tonnage des explosifs qui devraient être lâchés par les avions israéliens. Il devrait donc spécifier exactement combien d’enfants morts, combien de maisons démolies, combien de victimes de brûlures, combien de mosquées détruites il tolérerait comme non «excessif». La moitié du nombre de tués et la moitié des dommages infligés seraient-elles raisonnablement non-excessives, ou peut-être un tiers? L’enquête, menée par Ian Martin, ancien directeur d’Amnesty International, accuse Israël de ne pas avoir protégé les infrastructures de l’ONU ni les civils, écarte comme «fausses» les affirmations israéliennes selon lesquelles les combattants du Hamas tiraient depuis les bâtiments des Nations unies. En définitive.(3)

L’Union européenne a pleinement admis le caractère criminel des agissements israéliens, Dans un rapport destiné à rester confidentiel daté du 15 décembre 2008, l’Union européenne accuse le gouvernement israélien d’utiliser le développement de la colonisation, la construction du mur de séparation, la planification des voies de circulation, l’instauration du régime des permis de résidence et de déplacements imposés aux Palestiniens pour ´´poursuivre activement l’annexion illégale de Jérusalem-Est´´.
Après avoir rappelé que la politique de l’Union européenne, face à la question de Jerusalem est fondée sur la Résolution 242 des Nations unies, c’est-à-dire sur le caractère ´´inadmissible de l’acquisition de territoires par la force´´, le document constate que ´´la construction de colonies à Jerusalem-Est et autour de Jerusalem-Est continue à un rythme rapide, contrairement aux obligations d’Israël, au regard de la légalité internationale La politique israélienne des faits accomplis affaiblit le soutien au processus de paix´´.(4)

Que faut il en déduire? Israël ne sera jamais coupable ! C’est inscrit dans le deal de la repentance éternelle de l’Occident. La nomination de Liberman est un signe. C’est lui qui parle de noyer les prisonniers politiques palestiniens dans la mer Morte (juillet 2003), exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts avec le Hamas ou qui ont commémoré l’expulsion de 1948 (mai 2006)....Israël est ainsi conforté.
Elle veut un Etat juif non laïc, cela veut dire qu’une deuxième Nakba se prépare pour les 20% d’Arabes israéliens qui iront dans le futur bantoustan Palestine. On l’aura compris, on ne parle plus des réfugiés de 1948.
Curieusement, tout le monde, même le pape parle de deux Etats, véritable piège mortel pour la Palestine ; mais même cela ce n’est pas acquis. Fidèle à sa politique séculaire, Israël ouvre plusieurs fichiers en même temps, elle veut d’abord régler le problème iranien avec l’appui des Arabes et notamment du pharaon égyptien qui est loin du charisme de Nasser. Nul doute que la réunion avec Obama ne débouchera pas sur quelque chose de contraignant pour Israël. Ainsi va ce Monde....

1.Pierre Stambul, Il y a 60 ans, la Naqba. Mille Babords le 4/05/2008

2.Rapport spécial pour le 61e anniversaire Bureau central palestinien des statistiques 15 mai 2009

3.http://www.almanar.com.lb, http://electronicintifada.net/v2/ar.. Traduction de l’anglais : Claude Zurbach http://www.info-palestine.net/, http://electronicintifada.net/v2/ar.. Traduction de l’anglais : Claude Zurbach http://www.info-palestine.net/

4.René Backmann, Rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jérusalem-Est, NouvelObs.com, 19.03.2009.

Pr Chems Eddine CHITOUR






Vendredi 15 Mai 2009



Pour tuer et chasser un maximum de Palestiniens, les bandits sionistes n’épargnaient rien, avant et pendant la Nakba (la catastrophe de 1948). Des tueries, des déportations, de vols… Les assassins sionistes ouvraient même le ventre de femmes enceintes pour tuer les fœtus.



Voilà en résumé quelques-uns de ces massacres.

Le massacre de Haïfa : Le 6 mars 1937, les terroristes des bandes Itsel et Lihi lancent une bombe dans le marché de la ville. 18 Palestiniens ont été tués et 38 autres ont été blessés.

Le massacre d’Al-Quds : Le 31 décembre 1937, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe dans le marché de légumes de la ville, tuant dix Arabes et en blessant des dizaines d’autres.

Le massacre de Haïfa : Le 6 juillet, des terroristes de la bande sioniste Itsel font exploser deux voitures piégées dans le marché de la ville. 21 tués, 52 blessés.

Le massacre d’Al-Quds : Le 15 juillet 38, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe sur les croyants qui sortent d’une mosquée de la ville. 10 morts, 3 blessés.

Le massacre de Haïfa : Le 25 juillet 38, une voiture piégée par la même bande sioniste Itsel explose et laisse 35 morts et 70 blessés.

Le massacre de Haïfa : Le 26 juillet 1938, les terroristes de la bande Itsel lance une bombe dans le marché de la ville. 47 Arabes tombent en martyre.

Le massacre d’Al-Quds : Le 26 août 1938, une voiture piégée est explosée par la bande sioniste Itsel, tuant 34 Arabes et en blessant 35 autres.

Le massacre de Haïfa : Le 27 mars 1939, les terroristes de la bande Itsel lance deux bombes dans le marché de la ville. 27 Arabes tombent en martyre. 39 autres sont blessés.

Le massacre du village Al-Cheikh, au sud-est de Haïfa : Le 12 juin 1939, les bandes sionistes de Haganah attaquent le village et kidnappent cinq de ses habitants pour les tuer plus tard.

Le massacre de Haïfa : Le 19 juillet 1939, les terroristes sionistes lancent une bombe dans le marché de la ville. 9 Arabes tombent en martyre et quatre autres sont blessés.

Le carnage de Haïfa : Le 20 juin 1947, les terroristes des bandes Itsel et Alihi dissimulent une bombe dans le marché de la ville. 78 Arabes tombent en martyre. 24 autres sont blessés.

Le massacre d’Al-Abbassiya : Le 13 décembre 1947, l’organisation terroriste Aragon attaque le village d’Al-Abbasiyya, à l’est de la ville de Jaffa. Les bandits ouvrent le feu sur des civils et tuent 9 Arabes et en blessent sept.

Le massacre Al-Khassasse : Le 13 décembre 1947, une force de Balmakh effectue une attaque contre le village d’Al-Khassasse. Elle tue dix personnes, tous enfants et femmes.

Massacre de Bab Al-Amoud : Le 29 décembre 1947, les bandits d’Aragon font exploser un baril d’explosif à côté de Bab Al-Amoud, une des portes de la sainte mosquée d’Al-Aqsa. 14 Arabes y laissent la vie et 27 autres en sortent blessés. Le lendemain, de la même manière et sur le même lieu, les mêmes bandits tuent 11 Arabes et 2 Britanniques.

Le massacre d’Al-Quds : Le 12 décembre 1947, un terroriste de la bande sioniste Aragon lance une bombe, d’une voiture roulant à toute vitesse, sur des civils. Bilan : 11 morts.

Le massacre de Cheikh Brik : Le 30 décembre 47, des bandits sionistes attaquent le village de Cheikh Brik, près de Haïfa, et y tuent 40 habitants.

Le carnage du village Al-Cheikh, sur la montagne Al-Karmel : Le 31 décembre 1947, une force de Balmakh attaque le village, au réveillon du nouvel an. Elle tue 60 personnes.

Le massacre de l’hôtel Samir Amis : Le 5 janvier 1948, dans le quartier Al-Yaqtamoun de la ville d'Al-Quds, la bande Aragon fait exploser cet hôtel et tue tous ses occupants. 19 personnes tombent en martyre et plus de 20 autres sont blessés, tous des Arabes.

Le massacre d’Al-Quds : Le 5 janvier 1948, un membre de l’organisation sioniste Aragon lance une bombe sur le portail de Jaffa et tue 18 Arabes et en blesse 41.

Le massacre de Sarayas Al-Arabiya : Le bâtiment de Sarayas Al-Arabiya se trouvait devant la célèbre horloge de la ville de Jaffa et abritait le siège du Comité National Arabe. Le 8 janvier 1948, les bandits sionistes mettent une voiture piégée. Son explosion tue 70 Arabes et en blesse des dizaines d’autres.

Le massacre des Sarayas Al-Qadima : Le 14 janvier 1948, des membres de la bande sioniste Aragon stationne une voiture piégé à côté des anciens bâtiments Al-Saraya Al-Qadima (les bâtiments administratifs) de la ville de Jaffa et de ses environs. 30 Arabes y laissent la vie.

Le massacre de Haïfa : Le 16 janvier, plusieurs terroristes sionistes déguisés en soldats britanniques entrent dans un magasin commercial, non loin de l'immeuble Al-Maghrabi, dans la rue Saladin de la ville de Haïfa, sous prétexte d'inspection. Ils y cachent une bombe. Son explosion détruit le bâtiment et tue 31 hommes, femmes et enfants. Plus de 60 autres Palestiniens sont également blessés.

Massacre de Yazour : Le 22 janvier 1948, plusieurs membres de Haganah attaquent les habitants du village de Yazour, 5 km au sud-est de la ville de Jaffa. Ils tuent 15 personnes ; la plupart étaient encore dans leur lit !

Le massacre de la rue Abbas : Le 28 janvier 1948, plusieurs terroristes sionistes laissent tomber, à partir du haut quartier d'Al-Hader, un baril rempli d'explosifs sur la rue arabe d'Abbas pour détruire plusieurs maisons, tuer 20 Arabes et en blesser une cinquantaine.

Le massacre de Tira : Le 10 février 1948, un groupe de terroristes sionistes stoppent un certain nombre d’Arabes qui retournent à leur village de Tira, dans la ville de Tulkarem. Ils ouvrent le feu sur eux pour tuer 7 personnes et en blesser 5.

Le massacre du village de Saassaa : Le 14 février 1948, une force de la brigade Balmakh, branche de l'organisation sioniste Haganah, investit le village et détruit une vingtaine de maisons sur leurs habitants qui hissent pourtant des drapeaux blancs. Environ 60 habitants du village, des femmes et des enfants en majorité, périrent.

Le massacre du bâtiment Al-Salam : Le 20 février 1948, la bande terroriste Chterne vole une jeep militaire britannique pour la bourrer d’explosifs et la mettre devant le bâtiment Al-Salam, dans la ville d'Al-Quds. Son explosion tue 14 Arabes et en blesse 26 autres.

Le massacre d’Al-Hosseïnia : Le 13 mars 1948, dans ce village, la bande de Haganah détruit plusieurs maisons avec des explosifs et tue plus de 30 habitants.

Le massacre d'Al-Ramla : Le 30 mars 1948, dans le marché de la ville d'Al-Ramla, 25 Arabes sont assassinés par des terroristes sionistes.

Le massacre du train Caire-Jaffa : Le 31 mars 1948, cette ligne ferroviaire rapide est dynamitée par la bande sioniste Chterne. 40 personnes tombent en martyre et plus de 60 autres sont blessées.

Le massacre du train Jaffa-Haïfa : Le 31 mars 1948, un groupe de la bande Haganah fait exploser cette ligne ferroviaire, à proximité de Netanya. 40 personnes trouvent la mort.

Le massacre d’Abou Kébir : Le 31 mars 1948, des divisions de Haganah attaquent le quartier Abou Kabir de la ville de Jaffa. Ils détruisent des maisons et tuent les gens qui fuient leurs maisons.

Le massacre de Dir Yacine : Le 9 avril 1948, des membres des bandes sionistes Chterne et Aragon attaquent le village de Dir Yacine, à 6 km à l'ouest de la ville d'Al-Quds, et assassinent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin. De plus, ils mutilent leurs victimes et les jettent dans le puits du village. Ils laissent au moins 254 martyrs, femmes, enfants et personnes âgées en majorité.

Le massacre de Qalwina : Le 12 avril 1948, une force de l'organisation sioniste terroriste de Balmakh attaque le village de Qalwina, 7 km au loin de la ville d'Al-Quds. Plusieurs maisons sont dynamitées et 14 personnes au moins périssent.

Le massacre d'Al-Lajoun : Le 13 avril 1948, ce village de la sous-préfecture de Jénine est attaqué par la bande sioniste Haganah et 13 habitants sont tués.

Le massacre de Nasser Ad-Dine : Le 14 avril 1948, les bandes Aragon et Chterne envoient une force dont les membres étaient habillés en Arabes au village de Nasser Al-Dine, 7 km au sud-ouest de la ville de Tabaria. Elle ouvre le feu sur ses habitants pour en tuer 50 personnes. A savoir que ce village ne comptait que 90 habitants.

Le massacre de Tabaria : Le 19 avril 1948, les bandes sionistes font exploser une maison et tuent 14 personnes.

Le massacre de Haïfa : Le 22 avril 1948, du côté de Hadar Al-Karmel, la ville de Haïfa est attaquée par des bandes sionistes, dans la nuit. Elles occupent des rues, des maisons et des bâtiments publics. Elles tuent 50 Arabes et en blessent 200 autres. Les habitants veulent faire fuir leurs enfants et leurs femmes vers la zone du port, une étape avant d’aller à la ville d'Akka. Mais ce groupe est aussi attaqué par des Sionistes. 100 personnes tombent en martyre et 200 autres sont blessés.

Le massacre de Aïne Al-Zaïtoune : Le 4 avril 1948, dans la localité d’Aïne Al-Zaïtoune, ce village arabe de la sous-préfecture de Safad, environ 70 captifs arabes sont exécutés, les mains enchaînées, raconte l'écrivaine juive Natiba Ben Yahouda dans son livre "Derrière les falsifications".

Le massacre de Safad : Le 13 mai 1948, dans la ville de Safad, la bande terroriste sioniste Haganah assassine 70 jeunes.

Le massacre d'Abou Chocha : Le 14 mai 1948, des soldats sionistes de la brigade Jafati encerclent de tous les côtés le village d'Abou Chocha, à environ cinq kilomètres de la ville d'Al-Ramla. Ils bombardent le village avec des balles réelles et des obus de mortier pour tuer 60 de ses habitants.

Le massacre de Beit Drass : Le 21 mai 1948, une force sioniste, épaulée par des blindés, encercle le village de Beit Drass pour empêcher l'arrivée de tout secours. Puis elle bombarde intensément le village en usant de ses canons et de ses obus de mortier. Un grand nombre d'enfants, de femmes, de personnes âgées qui veulent fuir le village est exterminé sur les entrées du village. Cet affreux massacre laisse 260 martyrs.

Le massacre d’Al-Tantoura : Le 22 mai 1948, les Sionistes pratiquent un massacre. Ce qui s’est passé dans le village d'Al-Tantoura était un vrai carnage collectif, confirme l'Israélien Théodore Kats, dans son mémoire de DEA présenté à l'université de Haïfa. Il souligne que le village a été occupé la nuit du 22 au 23 mai 1948, par l'escadron 33 de la brigade Aleksanerouni. Pour des heures durant, les soldats de l’occupation poursuivent et tuent des habitants. Plus tard, le cimetière contenant les 200 corps des victimes de ce carnage sera transformé en un parking servant la plage de la colonie sioniste de Dor, sur la Méditerranée, au sud de la ville de Haïfa.

Le massacre d'Al-Ramla : Le 1er juin 1948, dans la ville d'Al-Ramla, des officiers sionistes donnent aux habitants le choix entre quitter leur ville ou l'emprisonnement collectif. Ce n'est qu'une ruse. Ils assassinent beaucoup de ses habitants et jettent leurs corps sur la route publique Al-Ramlah-Allad. 25 familles y restent seulement.

Le massacre de Jamzo : Le 9 juillet 1948, une brigade sioniste de l'armée sioniste sous le nom de Yaftah se divise en deux parties. Une s’oriente vers la route du sud pour occuper le village d'Annaba et puis celui de Jamzo. Dans ce dernier, les soldats chassent les habitants et ouvrent le feu sur eux pour tuer 10 personnes.

Le massacre d'Al-Lad : Le 11 juillet 1948, une unité commando sous la direction du terroriste Mouchet Dayan investit la ville Al-Lad en tirant sur tout ce qui bouge. Les Arabes, au nombre de 176, qui se protègent dans la mosquée de Dahach, sont massacrés. Ainsi, le nombre total du carnage s'élève à 426 martyrs !

Le massacre d’Al-Majdal : Le 17 octobre 1948, la brigade de Lihi guidée par le même terroriste de Mochet Dayan attaque la ville d'Al-Majdal, inspecte les maisons et tire sur leurs habitants pour liquider des familles entières. 200 Arabes dont des femmes et des enfants tombent en martyre.

Le massacre d’Ad-Dwayma (département d’Al-Khalil, Hébron) : Le 29 octobre 1948, les bandits d’une brigade de l’organisation terroriste sioniste présidée par Mouchet Dayan investissent les maisons et tirent sur les familles. Deux cent personnes tombent en martyre.

Le massacre d’Aylbon : Le 30 octobre 1948, l'armée de l'occupation israélienne occupe la zone d’Aylbon et rassemble ses jeunes, au nombre de 14, pour les tuer sur-le-champ.

Le massacre d'Al-Hawla : Le 30 octobre 1948, la division Krmili de l'armée de l’occupation israélienne occupe le village d'Al-Hawla et rassemble environ 70 Palestiniens pour leur tirer dessus.

Le massacre d'Arab Al-Mowassi : Arab Al-Mowassi est une tribu arabe palestinienne dont les maisons étaient éparpillées à Akka, Tabaria et Safad. Le 2 novembre 1948, l'armée de l'occupation israélienne met la main sur 16 jeunes de cette tribu et les tue, sous prétexte qu'ils ont coopéré avec l'Armée de Sauvetage.

Le massacre de Majd Al-Koroum : Le 5 décembre 1948, une force de l’armée israélienne entre dans le village de Majd Al-Koroum sous prétexte qu’elle recherche des armes. Elle regroupe les habitants dans une place du village pour en exécuter huit personnes.

Le massacre d'Om Al-Chof : Le 30 décembre 1948, une unité de la bande sioniste Al-Atsal trouve un fusil et un pistolet chez des réfugiés palestiniens. Les bandits tuent alors, de façon inconsidérée, 7 jeunes parmi les habitants.

Le massacre d'Al-Safsaf : Le 30 décembre 1948, dans le village palestinien d'Al-Safsaf, sous-département de Safad, des bandes sionistes interpellent 52 hommes pour leur tirer dessus et en tuer une dizaine. Et les femmes les supplient de laisser leur vie sauve, en vain. Trois d’entre elles sont violées. Quatre autres sont tuées.

Le massacre de Jiz : Le 31 décembre 1948, dans le département d'Al-Ramla, des bandes sionistes investissent le village de Jiz pour tuer 13 de ses habitants, dont une femme et un nourrisson !

En dépit de tous les assassinats, les carnages collectifs et les déportations pratiqués par les forces de l’occupation israélienne à l'encontre du peuple palestinien, ce peuple reste résistant. Il refuse et refusera de céder et continuera à se montrer fort face aux Sionistes qui veulent tout prendre.

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Gaza : le dernier chapitre de la Nakba en cours Par Al Majdal


En décembre 2008, Israël a décidé de marquer le 60ème anniversaire de son existence de la même manière qu’il s’était créé : en détruisant les vies et les moyens d’existence du peuple palestinien. Pendant 23 jours, l’une des armées les plus puissantes au monde a bombardé et pilonné depuis l’air, la terre et la mer, les 1,5 million d’habitants palestiniens de la minuscule Bande de Gaza surpeuplée et occupée, que le Rapporteur des Nations Unis pour les droits de l’homme, le professeur Richard Falk, a comparée au Ghetto de Varsovie.(1) Israël a ainsi provoqué le déplacement forcé de dizaines de milliers de Palestiniens, la mort de plus de 1.300 d’entre eux et a blessé plus de 5.000, dont la grande majorité était des civils. 13 israéliens, dont 10 soldats, ont été tués dans ce dernier round d’hostilités.