Entent-on
parfois la vérité ?
VDARE,
Paul Craig Roberts, 7 janvier 2010
Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements,
du dentifrice, du shampooing et une bouteille deau, servant de bombes ?
Et de celui à la chaussure piégée ? Ces complots maladroits
et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien
éloignés de lhabileté d'Al-Qaïda dans la réussite
du 11/9 en dépit des difficultés.
Si l'on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le
présumé « cerveau » d'Al-Qaida derrière le 11/9,
a déjoué la CIA, la NSA, en fait l'ensemble des 16 agences de renseignement
des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad,
le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du
trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à
quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes
non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses
de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés
sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de
défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué
dans sa fonction.
Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré
dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée
à des cascades d'amateurs.
L'intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur
les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. »
Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à
un lobbyiste décrire un bulletin dinformation qui prêche
l'intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners
intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique
sur les slips piégés, sils ne seraient pas à l'origine
du complot lui-même. Aux États-Unis tout est à vendre. L'intégrité
sen est allée au fil du vent.
J'ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une
théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés,
qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda
au Yémen. Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre
non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès
nont été ni informés ni consultés, l'intrigue
à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour
une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu'il s'agisse
d'un attentat réel ou d'un coup monté.
Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi
par les événements et leur manipulation médiatique, d'autres
choses viennent à l'esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin
dinformation indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé
une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements
israéliens. Selon ce communiqué, le Président yéménite
Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu'une
cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier
a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens
avec les services secrets israéliens. »
Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été
l'une des recrues terroristes israéliennes ? Israël a certainement
intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés
militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.
Cette pensée ma rappelé mes études russes à
l'Université d'Oxford, où j'ai appris que la police secrète
du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu'elle voulait
arrêter.
Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l'Italie
de 1985 à 1992, qui révéla l'existence de l'Opération
Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de
l'OTAN, qui réalisa des attentats à travers l'Europe dans les années
60, 70 et 80. Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent
à discréditer les partis communistes dans les élections.
Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats
étaient supervisés par la CIA. Lagent de Gladio Vincenzo Vinciguerra
déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient
pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de «
forcer le public à se tourner vers l'État pour demander une plus
grande sécurité. »
Quelle coïncidence ! C'est exactement ce que le 11/9 a réussi à
faire aux États-Unis
Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé
que le gouvernement représente l'intérêt national. Les partis
politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui
dentre eux qui représente le mieux l'intérêt public.
En vérité, le gouvernement représente des intérêts
privés, ceux des titulaires des charges, cest-à-dire eux-mêmes,
et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public
ignore tout quant à l'ordre du jour réel.
Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé
la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en sappuyant entièrement
sur des mensonges et des supercheries. Les armes de destruction massive irakiennes
n'existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient.
Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur
les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués
à la presse afin de créer des bulletins dinformations qui
vendraient au public l'agenda de guerre du gouvernement.
La même chose se produit aujourdhui en ce qui concerne un programme
darmes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués
au Times (de Londres), indiquant que l'Iran développe un mécanisme
« initiateur nucléaire, » se sont avérés être
des contrefaçons.
Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l'Iran est un programme israélo-étasunien,
et quelqu'un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme
ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret
de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement
du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà
pris la décision d'envahir l'Irak et que « les renseignements et
les faits devaient être établis en fonction de la politique. »
La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères
de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante.
Beaucoup d'Étasuniens croient que l'Iran possède un programme d'armement
nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences
de renseignement.