"Nous
pouvons détruire n’importe quelle capitale européenne" 
Un Professeur israélien : Nous avons les moyens de détruire
n’importe quelle Capitale européenne. Par Nadim Ladki
http://iraqwar.mirror-world.ru/arti...
www.martinvancreveld.com/biography/
(IAP News) - Ce professeur
et historien militaire israélien a laissé comprendre qu’Israël pourrait se venger
l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.
Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Crevel
a déclaré qu’Israël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes
avec ses armes nucléaires ».
« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives
atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts,
et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles
de notre Armée de l’air ».
Creveld, un Professeur d’Histoire militaire
à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective
» par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens.
« Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but
(Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de "la bonne personne
au bon moment". Il y a seulement deux ans, 7 ou 8 % des Israéliens étaient d’avis
que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33 %, et maintenant,
selon un Sondage Gallup, le chiffre est de 44 % pour ».
Creveld a déclaré
qu’il était sûr que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà voulu
expulser les Palestiniens.
« Je pense qu’il est tout à fait possible
qu’il ait voulu le faire. Il voulait intensifier le conflit. Il savait que rien
d’autre ne pourrait réussir ».
A la question de savoir « s’il s’inquiétait
du fait qu’Israël deviendrait un état voyou s’il mettait en oeuvre une déportation
génocidaire à l’encontre des Palestiniens, Creveld a cité les paroles de l’ancien
Ministre israélien de la Défense Nationale, Moshe Dayan, qui avait déclaré "Qu’Israël
devait être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on le contrôle ».
Creveld soutient qu’Israël ne se soucie pas du fait de devenir un « état voyou
».
« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième
ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous.
Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne disparaisse ».
http://www.iap.org
http://www.rense.com/general34/esde.htm
Martin
van Creveld
Biographie
Martin van Creveld, Ancien professeur
de l’Université hébraïque de Jérusalem, est un des auteurs leaders mondiaux sur
l’histoire militaire et la stratégie, avec une spécialité sur les guerres du futur.
Il a écrit vingt ouvrages : “Supplying War” (1978), “Command in War”
(1985), “The Transformation of War” (1991), “The Changing Face of War : Lessons
of Combat from the Marne to Iraq” (2006), and “The Culture of War” (2008).). Il
a aussi publié largement sur d’autres sujets, y compris des histoire sur les états,
les femme et le Féminisme et l’Histoire américaine. Ces ouvrages ont été traduits
en dix-sept langues.
Traduct Gilong.
Vous ne croyez pas que ça mériterait la « Une » des médias européens. Plus quelques
intervention au Sénat à l’Assemblée ou aux autres instances des autres états européens.
L’indignation des Partis et Syndicats, et une mobilisation des citoyens
qu’une bande de fachos religieux azimutés de la calebasse menace d’exterminer
?
Pourtant si c’était un quelconque jobard Iranien, ou Russe, ou Chinois,
ou Vénézuélien, qui faisait cette déclaration, et qui soit publié dans la presse,
je n’ose imaginer le ramdam et les tambours qui nous gonfleraient à longueur de
journée.
S’il y avait simplement UN seul « vrai » journaliste, et UN
seul « vrai » organe de presse, en France et en Europe, cette nouvelle qui court
depuis trois jours sur le Web international aurait, au minimum, été reprise. Au
moins pour la dénoncer comme fausse, (Mais hélas après vérification elle est vraie.
Et surtout on sait tous depuis des lustres qu’Israël a de quoi raser la moitié
de la Planète), ou si elle était vraie afin d’exiger que ceux qui ont la responsabilité
de notre protection « expliquent » à ces gens qu’on va s’occuper d’eux sérieusement.
Comme on s’est occupé d’autres en d’autres temps.
Mais c’est vrai qu’avant
qu’on s’occupe des Maîtres à penser nazis des Sionistes d’aujourd’hui, nos dirigeants
d’alors les ont financé puis ont attendu qu’on assassine 50 millions de gens,
dont 5 millions de Juifs, (entre autres), avant de décider de faire quelque chose.
Bonne nuit et dormez bien.
En 1933 y en a qui faisaient de même…
Pendant que Grand-Papa Bush et Wall-Sreet finançaient Hitler.
En 1938
y en a qui faisaient de même… Pendant qu’on exterminait la Tchécoslovaquie et
la Pologne.
Juste après il se sont réveillés… Un peu tard pour continuer
à vivre.
G.L.
De : Gilong mercredi 28 janvier 2009
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article79124 Israël : une menace
nucléaire globale publié le mardi 27 janvier 2004
Bernard Ravenel
Israël est entré incognito dans le club fermé
des pays possédant l’arme nucléaire par la porte de service du nucléaire civil.
En refusant de signer le traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP)
en 1968, il a affirmé son intention de poursuivre son programme nucléaire militaire
sans aucun contrôle international.
Se plaçant dès lors en situation de
monopole du nucléaire au Moyen-Orient avec le soutien américain, il a mis en joue
tous ses voisins les uns après les autres, mais ne pourra maintenir sa position
de gendarme nucléaire incontrôlé et belliciste sans risque grave pour la région
: il s’agit bien d’une perspective de guerre nucléaire. Israël, considéré par
l’opinion européenne comme une menace prioritaire pour la paix, doit être soumis
à une inspection internationale de ses installations nucléaires.
Le pouvoir
probablement le plus dangereux est le pouvoir nucléaire. Mais c’est un pouvoir
caché, invisible, en orbite ou sous la mer. Et depuis qu’on l’a vu à l’œuvre à
Hiroshima et Nagasaki, l’humanité en a gardé la trace indélébile et se sent menacée
dans son existence.
Après 1989 et la fin de l’équilibre de la terreur
(nucléaire) on nous a fait croire que « la paix avait éclaté » pour tout le genre
humain. Ainsi s’est diffusée l’illusion que désormais la menace de guerre nucléaire
avait disparu et que par conséquent il n’était plus nécessaire de se mobiliser
pour la conjurer. En réalité, après « l’équilibre de la terreur » qui éloignait
la possibilité d’une déflagration réelle, les Etats-Unis, restés seuls en lice,
n’ont pas éliminé leur arsenal nucléaire. Bien au contraire, ils l’ont réajusté,
remodelé, repensé pour créer un « déséquilibre de la terreur » encore plus dangereux.
Désormais les Etats-Unis ont décidé de mettre au point une nouvelle génération
d’armes nucléaires de faible puissance. Ces armes, dont la conception est issue
de la doctrine de la guerre préventive incluant la nouvelle doctrine nucléaire
américaine, visent à percer les bunkers où se cacheraient les missiles ou les
commandements ennemis. En utilisant le terrorisme ou l’Iran, comme feuille de
vigne… Plutôt que d’éliminer les armes nucléaires, on tend ainsi à annuler la
distinction fondamentale entre guerre conventionnelle et guerre nucléaire pour
mieux faire admettre leur utilisation. Le seuil tabou sera donc plus aisément
franchissable [1].
En d’autres termes, préparer des armes de ce type
accroît la possibilité que la guerre devienne vite nucléaire, provoquant une réaction
en chaîne qui pourrait être irréversible. Dans un rapport du Pentagone publié
en mars 2002 dans Los Angeles Times, l’administration Bush demande de préparer
des plans pour l’emploi d’armes nucléaires contre au moins sept pays : la Chine,
la Russie, l’Irak, la Corée du Nord, l’Iran, la Libye et la Syrie. Certains passages
de ce rapport précisent où et pourquoi les forces armées américaines « devraient
être préparées à employer des armes nucléaires : dans un conflit arabo-israélien,
dans une guerre entre la Chine et Taiwan ou dans une attaque de la Corée du Nord
contre la Corée du Sud. Elles devraient être prêtes aussi dans le cas d’une attaque
de l’Irak contre Israël ou contre un autre pays voisin. »
Tel est le
contexte stratégique global où la guerre nucléaire est de nouveau d’actualité,
devenant l’arme des puissants de la planète pour résoudre une fois pour toutes
l’existence du conflit sur la terre.
Si les Etats-Unis prévoient explicitement
dans leur logique de guerre préventive l’usage du nucléaire au Moyen-Orient, pourquoi
Israël devrait-il l’exclure ? Le 7 octobre 2003, Ariel Sharon, encouragé par le
soutien américain à son bombardement en Syrie, déclare à la télévision israélienne
qu’Israël frappera ses ennemis « à n’importe quel endroit et avec n’importe quel
moyen » [2] . Ainsi Ariel Sharon, qui vient de bombarder la Syrie, se déclare
immédiatement prêt à utiliser l’arme nucléaire. La bombe secrète, dont tout le
monde connaît l’existence, est destinée à jouer un rôle de plus en plus important
et dangereux dans les crises du Moyen-Orient. L’arsenal nucléaire de Sharon
Sur la base d’estimations diverses, les forces armées israéliennes possèdent
entre deux cents et quatre cents têtes nucléaires. Selon la revue anglaise spécialisée
Jane’s Intelligence Review, leur arsenal en comprend environ quatre cents pour
une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima.
Il s’agit d’abord d’armes tactiques de faible puissance, parmi lesquelles des
bombes à neutrons faites pour frapper des objectifs rapprochés sans provoquer
une excessive retombée radioactive sur-le-champ de bataille. Mais on trouve aussi
des armes thermonucléaires de forte puissance prêtes à être utilisées. Comme vecteurs
nucléaires les forces israéliennes disposent d’environ 300 chasseurs F16 fournis
par les Etats-Unis et 25 F15 d’origine américaine également. Ces derniers ont
été « renforcés » avec l’augmentation du rayon d’action à 4450 km et en les dotant
de systèmes de guidage plus sophistiqués. Ces avions sont armés de missiles air-sol
Popeye à tête nucléaire capables de pénétrer à une certaine profondeur sur le
terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Ce système d’armes
- acquis de l’aéronautique américaine et utilisé en 1999 avec des têtes conventionnelles
dans la guerre contre la Yougoslavie - a été produit, testé et amélioré à travers
un programme conjoint israélo-américain. Une autre version de ce même missile
nucléaire, le Popeye Turbo, a été installée sur trois sous-marins Dolphin, fournis
par l’Allemagne en 1999-2000. La marine israélienne peut ainsi maintenir en navigation
vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit dans la Méditerranée soit en mer Rouge
ou dans le Golfe persique, au moins deux sous-marins armés de missiles nucléaires.
Jericho 2 Une version 3 serait existante d’une portée de 4.500 Km
Il faut ajouter à ces vecteurs nucléaires environ 50 missiles balistiques
Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement avec une portée d’environ 1500
km emportant une charge nucléaire d’une tonne. Une version renforcée du missile,
le Jéricho II B est capable probablement d’atteindre les 2800 km. En outre, Israël
possède le Shavit, un engin qui a permis de mettre en orbite les satellites Ofek.
Dérivé du missile Jéricho II, il peut à son tour être employé comme missile balistique
qui, avec une portée comprise entre 5000 et 7000 km, est capable de frapper n’importe
quel objectif au Moyen-Orient et même au-delà.

L’histoire
d’une bombe secrète
Alors que les Etats-Unis, l’Union soviétique
et la Grande-Bretagne cherchent à empêcher, avec le traité de non-prolifération
(TNP) [3] , que d’autres pays entrent dans le club nucléaire - dont font partie
en 1968 les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, URSS,
Grande-Bretagne, France et Chine), un sixième pays s’infiltre dans le « club »,
réussissant non seulement à y entrer par la porte de service du nucléaire civil
mais une fois dedans à se rendre officiellement invisible : Israël.
Au
moment même où, en 1968, le TNP est ouvert à la signature, Israël est déjà en
train d’installer ses propres armes nucléaires. L’histoire du nucléaire israélien
est désormais à peu près élucidée grâce, en particulier, à la publication de la
Fédération des savants atomistes américains : Bulletin of Atomic Scientists.
Le
programme nucléaire israélien a démarré dès la naissance de l’Etat d’Israël en
1948. Dès cette année est constitué au sein de l’armée un « corps scientifique
» (Hemed Gimmel). En 1949, sur ordre du ministère de la défense, une équipe de
ce corps scientifique a effectué des prospections dans le désert du Néguev à la
recherche de réserves d’uranium. Ayant trouvé du minéral à basse teneur d’uranium,
le corps scientifique perfectionne un procédé pour l’extraire et développe même
une nouvelle méthode pour produire de l’eau lourde (qui sert de modérateur dans
les réacteurs nucléaires).
Le rôle décisif de la France
et la comédie du nucléaire pacifique
À cette étape, Israël
a besoin d’un réacteur. Pour l’avoir, il s’adresse secrètement à la France avec
laquelle existe déjà une collaboration nucléaire : les savants israéliens ont
participé, aux débuts des années cinquante, à la construction d’un réacteur à
eau lourde et d’une installation de retraitement à Marcoule. La réponse positive
de Paris arrive à l’automne 1956 : la France accepte de fournir à Israël un réacteur
nucléaire de 18 mégawatts. Quelques semaines plus tard, les forces israéliennes
envahissent le Sinaï égyptien pour aider la France et la Grande-Bretagne à occuper
la zone du canal de Suez, après la nationalisation par Nasser de la Compagnie
qui exploitait le canal. Une fois finie la crise de Suez, pour récompenser Israël,
le gouvernement français envoie ses
Réacteur Dimona

propres techniciens pour construire dans le plus grand secret, dans un bunker
souterrain à Dimona, dans le désert du Néguev, un réacteur nucléaire de 24 mégawatts
de puissance. Pour faire parvenir les composants du réacteur en Israël le gouvernement
français va faire de la contrebande, déclarant aux douanes françaises qu’ils font
partie d’une installation de dessalement destinée à un pays de l’Amérique latine.
|
| De
leur côté, les autorités israéliennes font de leur mieux pour cacher la nature
réelle des travaux de construction qui sont alors photographiés en 1958 par un
avion-espion américain : sans crainte de se contredire, elles déclarent d’abord
qu’il s’agit d’une usine textile, puis d’une station agricole et enfin d’un centre
de recherche métallurgique… En même temps, en 1959, elles acquièrent secrètement
de la Norvège 20 tonnes d’eau lourde sur la base d’un contrat, connu... trente
ans après, qui contraint l’acquéreur à l’utiliser uniquement pour des usages pacifiques.
Juste après, en 1960, le général De Gaulle, craignant qu’un éventuel scandale
affaiblisse la position internationale de la France en pleine guerre d’Algérie,
demande au Premier ministre israélien Ben Gourion de rendre public le projet de
Dimona. Celui-ci refuse. Le contentieux se résout par un compromis formel : la
France complètera la fourniture des composants du réacteur et du matériel fissile,
et en échange Israël révèlera l’existence du réacteur et s’engagera à l’utiliser
seulement pour la recherche nucléaire civile. En décembre 1960 Ben Gourion annonce
au monde l’existence du réacteur, garantissant que celui-ci sera utilisé à des
fins exclusivement pacifiques.
Le double jeu des Etats
Unis
Dans les années soixante, les Etats-Unis entrent officiellement
[4] en scène et demandent à Israël de soumettre le réacteur de Dimona à des inspections
internationales. Le gouvernement israélien accepte en posant une seule condition
: les inspections doivent être effectuées par le gouvernement américain, qui ensuite
en communiquera les résultats. Alors, entre 1962 et 1969, vont arriver à Dimona
des inspecteurs envoyés par Washington. Ignorants ou malhonnêtes, ces experts
ne s’aperçoivent pas que les locaux qu’ils visitent sont une mise en scène avec
de faux instruments qui miment des processus inexistants du nucléaire civil et
que sous le pavé sur lequel ils marchent, il y a un énorme bunker de huit étages
où l’on construit les armes nucléaires…
Site de Dimona

Installation nucléaire dans le Néguec
Le président Lyndon Johnson peut
alors assurer officiellement que l’installation est utilisée seulement pour des
objectifs pacifiques. La comédie du nucléaire pacifique continue. Entre temps,
en 1965, une société américaine, la Nuclear Materials and Equipment Corporation
à Apollo (Pennsylvanie) constate la disparition de 90 kg d’uranium enrichi qui,
selon toute probabilité, sont arrivés en Israël… A partir de 1967, le nucléaire
israélien est braqué sur les capitales arabes
L’installation de Dimona
devient alors opérationnelle et, dès 1966 elle aurait commencé à produire des
armes nucléaires. En 1967, Israël dispose probablement de deux bombes qu’elle
déploie secrètement pendant la guerre des Six jours [5]. Les vecteurs qui peuvent
la transporter, - des avions de chasse-, ont été fournis par les Américains.
Les forces israéliennes se préparent de nouveau à utiliser les armes nucléaires
quand, dans la phase initiale de la guerre du Kippour, le 6 octobre 1973, elles
se trouvent en difficulté face à l’attaque égypto-syrienne. La décision est prise
secrètement le 8 octobre par le Premier ministre Golda Meir et par le ministre
de la défense Moshe Dayan : 13 têtes nucléaires de 20 kilotonnes sont déployées
pour être lancées sur l’Egypte et la Syrie par des missiles Jericho I (construits
par Israël sur projet français) et par des chasseurs-bombardiers fournis par les
Etats-Unis. Par la suite, ce « secret » sera volontairement divulgué par les services
secrets israéliens pour avertir les pays arabes qu’Israël dispose d’armes nucléaires
et est prêt à les utiliser. C’est ce qu’on appelle une stratégie de dissuasion.
Après la guerre du Kippour, le programme nucléaire israélien est accéléré
par l’utilisation d’un processus plus rapide pour l’enrichissement de l’uranium
par la miniaturisation des têtes nucléaires afin que celles-ci puissent être utilisées
avec des canons fournis par les Etats-Unis.
Dans les années soixante-dix,
le gouvernement israélien établit une relation secrète avec un partenaire particulier
: l’Afrique du Sud de l’apartheid. Ce pays lui fournit au moins 550 tonnes d’uranium
et, en échange, reçoit d’Israël le savoir technologique qui lui permet de construire
des bombes nucléaires.
Ainsi le gouvernement israélien ne se contente
pas de développer ses propres armes nucléaires, il aide en même temps un autre
pays, l’Afrique du Sud, à les construire [6] : il participe donc à la prolifération
des armes nucléaires.
En fait, en refusant d’emblée, dès 1968, de signer
l’accord du TNP au motif qu’on ne peut se fier au système de contrôle international
mis en place par l’AIEA, Israël manifestait son refus de se voir contrôler par
celle-ci et, ipso facto, démontrait son intention de mener à bien sans entrave
un projet nucléaire militaire qui ouvrait la voie à la prolifération nucléaire
régionale, à l’échelle de tout le Moyen-Orient jusqu’au Pakistan. Israël,
gendarme militaire du Moyen-Orient
En même temps qu’ils se consacraient
au développement quantitatif et qualitatif de leur propre arsenal nucléaire, les
gouvernements israéliens ont cherché par tous les moyens de conserver au Moyen-Orient
le monopole de ces armes, en empêchant les pays arabes de développer des programmes
leur permettant un jour de les construire. C’est sur la base de cet élément stratégique
majeur, sûrement en accord avec Washington, que le 7 juin 1981 Israël lance une
attaque-surprise contre le réacteur nucléaire Tamouz-1 qui était sur le point
d’entrer en fonction à Osirak en Irak. Pour la première fois dans l’histoire,
un Etat accomplit un acte de guerre selon la doctrine de la première frappe préventive
qui peut détruire par surprise l’essentiel de l’arsenal stratégique nucléaire
de l’ennemi dans le cadre de la logique de la guerre nucléaire. Vingt ans avant
que les Etats-Unis en fassent officiellement leur doctrine stratégique…
Un plan analogue est, selon toute probabilité, déjà prêt vis-à-vis de l’Iran que
le ministre des affaires étrangères israélien accuse le 4 juillet 2003 de « vouloir
développer une arme nucléaire », ce qui constitue, souligne-t-il sans faiblir,
« une menace non seulement pour Israël mais pour la stabilité du monde entier
». Ainsi le gouvernement qui donne l’alarme n’adhère pas au TNP - à la différence
du gouvernement iranien - et échappant à tout contrôle de la part de l’AIEA, est
le seul au Moyen-Orient à posséder des armes nucléaires et à les pointer en permanence
sur les autres pays de la région…
Une stratégie nucléaire
globale : l’axe Etats-Unis-Israël-Inde
En septembre 2003, la visite d’Ariel Sharon en Inde est la première d’un chef
de gouvernement israélien depuis l’indépendance du pays en 1947. Elle permet de
mettre à jour les relations militaires et même stratégiques qui s’étaient constituées
depuis environ un quart de siècle entre les deux puissances nucléaires [7] .
En fait, c’est en 1998, au moment des essais nucléaires effectués par l’Inde et
le Pakistan, entérinant ainsi la nucléarisation de l’Asie du Sud, que sont révélés
les contacts clandestins entre l’Inde et Israël en matière de technologie nucléaire
et de missiles. Ces révélations mettent en lumière l’étroite relation existant
entre les problèmes du Moyen-Orient et ceux de l’Asie du Sud, problèmes qui ont
désormais une dimension nucléaire. Cinq éléments déterminants apparaissent alors
:
Israël est la seule puissance nucléaire qui ne reconnaît pas l’être.
Israël, échappant aux inspections de l’AIEA, a aussi aidé l’Inde pour son
programme d’armes nucléaires. Le Pakistan, dont le statut nucléaire a été
perçu dans le monde musulman comme un contrepoids positif à l’arsenal israélien,
a craint une attaque préventive d’Israël sur ses installations nucléaires, en
liaison avec l’Inde. Tandis que l’Inde a publiquement qualifié le Pakistan
et la Chine d’adversaires, la caractérisation de la bombe du Pakistan comme «
islamique » implique qu’elle a une double dimension, orientale (l’Inde) et occidentale
(le Moyen-Orient). Les Etats-Unis, à travers la CIA, ont servi de médiateur
pour développer la coopération militaire entre l’Inde et Israël d’abord dans le
domaine des armes conventionnelles, au milieu des années soixante, et ensuite
dans les programmes nucléaires.
La connexion entre les tensions en Asie
du Sud centrées autour du Cachemire avec celles du Moyen-Orient qui ont comme
foyer central l’occupation des terres arabes par Israël depuis 1967 annonce alors
l’ouverture d’un nouveau chapitre extrêmement préoccupant dans les relations internationales.
A partir de 1998, la situation change en effet quand la droite hindoue
non seulement fait exploser des armes nucléaires mais entreprend de renforcer
ses liens avec les Etats-Unis et Israël, essayant de créer une nouvelle entente
Washington-Tel-Aviv-New-Delhi contre l’Islam. La coopération militaire entre l’Inde
et Israël s’accélère alors et se renforce. Dès mars 1998, quelques jours avant
que l’Inde entame ses essais nucléaires, une délégation des industries aéronautiques
israéliennes vient en Inde pour vendre des avions-missiles sans pilote pour neutraliser
l’option nucléaire du Pakistan.
Les attentats du 11 septembre 2001 donneront
une nouvelle impulsion à cette coopération. S’exprimant devant le Comité juif
américain (AJC) à Washington, le conseiller à la sécurité du premier ministre
indien, Brajesh Mishra plaidera pour « un axe central Etats-Unis-Israël-Inde pour
combattre en commun le terrorisme » [8] . En fait, l’Inde veut imiter Israël comme
puissance nucléaire régionale disposant d’un prestige international en particulier
auprès des Etats-Unis. Israël considère l’Inde comme un vaste marché pour son
armement et comme un allié contre « le monde islamique ». Les Etats-Unis semblent
souhaiter une nouvelle configuration stratégique incluant l’Inde et Israël pour
encercler aussi bien le communisme (chinois) que l’islam. Israël entre ainsi dans
une stratégie nucléaire globale voulue par les Etats-Unis.
Vers
une guerre nucléaire au Moyen-Orient ?
Cela dit, Israël reste
toujours dans une sorte de limbe nucléaire et il faut bien mesurer son intérêt
de maintenir ce flou. Quel en est l’avantage ? Les ennemis ne savent pas exactement
ce qu’il possède et il en résulte un certain effet de dissuasion. D’autre part,
les Etats-Unis peuvent continuer officiellement à appuyer Israël sans être accusés
d’abandonner leur politique officielle de non-prolifération.
D’où cela
vient-il ? D’un compromis - révélé très récemment - datant de 1969 entre les Etats-Unis
et Israël, signé entre Golda Meir et le gouvernement de Washington. En résumé,
les Américains s’abstiennent de faire pression sur Israël pour qu’il signe le
TNP ; en échange, Israël s’engage à maintenir l’ambiguïté pour éviter d’avoir
à répondre précisément devant la communauté internationale de cet armement nucléaire.
Pour l’avenir, quelle peut être la stratégie nucléaire israélienne ?
Pour l’appréhender, on peut distinguer deux temps : Le temps des
années quatre-vingt-dix avec la perspective d’un compromis de paix (Oslo).
Le temps de l’abandon du processus d’Oslo par le gouvernement Sharon, articulé
sur l’accélération de l’évolution américaine après le 11 septembre 2001.
La première phase a été conditionnée par la première guerre du Golfe avec les
quarante-deux missiles Scud lancés par l’Irak sur Israël. À partir de ce moment,
la menace a été pensée par les stratèges israéliens comme pouvant venir de loin,
émanant d’Etats non limitrophes d’Israël (alors qu’on espérait un processus de
paix qui aurait inclus la Syrie voisine). Désormais la menace était constituée
par des missiles balistiques pouvant atteindre le territoire israélien avec -
ou non - des têtes nucléaires. La réponse officielle d’Israël est « simple » :
fabriquer des missiles antimissiles, les fameux Arrow, et, plus récemment, les
Patriot, avec les Américains. C’est la réaction stratégique officielle. Mais en
réalité Israël préparerait une riposte en deuxième frappe à partir de sa flotte
de sous-marins d’origine allemande avec des missiles de croisière dotés de têtes
nucléaires. Une stratégie de dissuasion à la française justifiée par le fait que
les Etats-Unis n’ont pas pu empêcher le Pakistan d’avoir sa bombe et qu’il faut
en tirer les conséquences.
Jusqu’à ce moment, l’arme nucléaire israélienne
était présentée comme le dernier recours au cas où les armées arabes auraient
subverti complètement les frontières de l’Etat hébreu. A ce moment-là on utiliserait
en dernier recours l’arme nucléaire contre les pays qui auraient envahi le territoire
israélien. Mais aujourd’hui, si l’adversaire « islamique » détient l’arme nucléaire,
la réflexion stratégique est bouleversée. Il faut donc préparer une « défense
préventive » à long rayon d’action. Cela signifie en réalité que l’on peut envisager
une espèce d’attaque préventive pour empêcher cette attaque nucléaire par un pays
ennemi. Il faut donc se doter de cette capacité d’attaque préventive contre les
missiles ennemis avant que ceux-ci ne soient lancés.
L’échec du processus
de paix d’Oslo, la venue au pouvoir de George W.Bush - ce « Sharon global » -
et de Sharon, l’alliance étroite entre l’extrême droite israélienne et l’extrême
droite américaine assombrissent de manière dramatique l’horizon stratégique. La
course à l’armement nucléaire (mais aussi aux armes chimiques) s’en trouve accélérée
et la doctrine d’emploi du nucléaire s’élargit beaucoup. Déjà la guerre contre
l’Irak a été potentiellement nucléaire. En effet, les Etats-Unis ont dit que l’option
nucléaire était ouverte. Des centaines d’armes nucléaires tactiques ont été déployées
autour de l’Irak. Il y a donc cette ambiance lourde qui s’installe dans la mesure
où Bush, avec l’accord et parfois la pression de Sharon, entend régler militairement
les problèmes au Moyen-Orient. Aujourd’hui, le nucléaire israélien représente
une menace principale pour la paix au Moyen-Orient. On ne peut concevoir un processus
de paix au Moyen-Orient avec un pays qui met en joue tous ses voisins avec ses
armes nucléaires.
Le Moyen-Orient constitue, avec le pôle Inde-Pakistan,
la zone la plus critique concernant l’avenir de la prolifération nucléaire. Israël
se trouvera à l’avenir face à un certain nombre de défis liés au développement
régional d’armes non conventionnelles (chimiques et/ou nucléaires) [9] . La situation
pourrait se révéler bientôt intenable pour Israël. L’opération Osirak pourrait
devenir une sorte d’impératif stratégique de la politique israélienne soucieuse
de rester le gendarme nucléaire dans la région. On imagine les risques de cette
situation.
La garantie définitive contre la prolifération nucléaire au
Moyen-Orient est à rechercher sur le plan politique dans la solution des problèmes
de la zone, à commencer par la question palestinienne. Dans l’immédiat, il est
évident qu’il faut établir un haut niveau de contrôle international sur les activités
des pays proliférants. Ce problème concerne au premier chef le nucléaire israélien.
Après l’Iran, où l’Europe semble avoir imposé pacifiquement un arrêt du nucléaire
militaire, pourquoi Israël, considérée par l’opinion européenne comme une menace
prioritaire pour la paix, ne pourrait-il pas être l’objet d’une demande d’inspection
internationale de ses installations nucléaires ?
Les
dangereux préparatifs nucléaires de Tel-Aviv contre l’Iran
Au
moment où l’AIEA refuse l’exigence américaine de voter des sanctions contre l’Iran
qui a accepté de signer le protocole additionnel du TNP, un autre acteur entend
agir indépendamment de toute résolution de l’AIEI : Israël, qui a évoqué « les
inquiétantes tentatives de Téhéran » (Le Monde, 28 novembre 2003). En fait, le
gouvernement israélien est en train de préparer le terrain pour une action militaire
contre les installations nucléaires civiles iraniennes. Selon le Jerusalem Post
du 23 novembre, Ariel Sharon a annoncé à la radio de l’armée qu’il voulait « prendre
personnellement la direction des activités israéliennes face à l’effort nucléaire
iranien ». Dès le 12 novembre, à Washington, le ministre israélien de la défense,
Shaul Mofaz, a déclaré qu’avec son programme nucléaire « l’Iran peut atteindre
le point de non retour d’ici un an et[qu’]Israël ne lui permettra pas de développer
des armes nucléaires ». Le 17 novembre, le chef du Mossad, Meir Dagan, a affirmé
devant une commission parlementaire que le programme nucléaire iranien « constitue
la plus grande menace qu’Israël ait jamais affrontée ».
Le plan d’attaque
est déjà prêt : dès juin 2002, la revue Jane’s a annoncé qu’« Israël lancera presque
certainement une attaque préventive contre l’infrastructure iranienne de recherche
et de développement nucléaire », ajoutant que, pour ce raid, « Israël aurait,
selon toute probabilité, l’appui couvert des Etats-Unis ».
Quatre compléments
à cet article : Sondage
de la CNN (Nucléaire & Israël) / Mordechaï
Vanunu : (Nucléaire & Israël) / L’ONU
(Nucléaire & Israël) / Le
« Pacte de Genève » (Nucléaire & Israël)
Trimestriel de l’ AFPS
Pour acheter PLP 7€ : Librairie / FNAC ou AFPS 21 ter, rue Voltaire 75011
Paris afps@france-palestine.org

[1] Jacques Isnard, « Les Etats-Unis légitiment la mini-bombe nucléaire », Le
Monde, 26 novembre 2003
[2] Haaretz, 8 octobre 2003
[3] Le traité
de non prolifération des armes nucléaires de 1968 engage les Etats dotés d’armes
nucléaires à ne pas les transférer à d’autres (article 1) et les Etats qui n’en
possèdent pas à ne pas en recevoir ou à ne pas en construire (art. 2), en se soumettant
aux inspections de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), chargée
de vérifier que les installations nucléaires sont utilisées à des fins pacifiques
et non pour la construction d’armes nucléaires (art. 3)
[4] Sur les rapports
Etats-Unis-France-Israël en matière nucléaire, le livre de Dominique Lorentz intitulé
Affaires atomiques, paru en 2001 aux éditions Les Arènes, éclaire d’un jour nouveau
cette connexion. Il montre en particulier, à partir du rôle dans le projet Manhattan
des physiciens juifs immigrés aux Etats-Unis, que « considérer la coopération
franco-israélienne comme l’aventure de deux Etats indépendants est un non-sens
» (p. 53) Le rôle des Etats-Unis dans les programmes nucléaires israélien et français
a été décisif. Il semble même que le programme français ait bénéficié d’une assistance
technologique d’Israël (par exemple pour l’eau lourde)
[5] Avant cette
guerre, l’Egypte avait cherché à obtenir de l’Union soviétique des armes nucléaires,
mais Moscou avait refusé.
[6] En 1975, deux essais conjoints israélo-sud-africains
ont eu lieu dans le désert du Kalahari et il y a eu en 1979 un essai sur l’océan
Pacifique. Ainsi Israël a pu vérifier la fiabilité de ses armes sans les tester
sur son propre territoire, ce qui aurait constitué un aveu indiscutable
[7] Sur l’histoire des relations militaires entre l’Inde et Israël, voir l’article
de Dilip Hiro dans le Middle East International, 19 juin 1998.
[8] Le
Monde, 11 septembre 2003
[9] Voir l’annonce récente de la coopération
nucléaire entre le Pakistan et l’Arabie Saoudite (Courrier International n° 681
du 19-26 novembre 2003). Un accord secret existe probablement pour cette coopération
sur la base du schéma Oil-For-Nukes : pétrole saoudien contre technologie et savoir-faire
nucléaire pakistanais.
Article du 28 novembre 2003 publié dans Pour la
Palestine n°40 (décembre 2003).
Pour acheter PLP : Librairie / FNAC ou
AFPS 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris afps@france-palestine.org
Jeudi
29 Janvier 2009
|
|