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Le monde ne peut pas être changé sans lutter contre la propagande occidentale.






Andre Vltchek
illustration : auteur inconnu

Quelquefois je suis poursuivi par des cauchemars : je suis en plein milieu d'un camp de réfugiés ravagé par des bombardements, peut-être au Congo (RDC) ou dans un autre pays désespéré à la périphérie de l'intérêt des médias.
Les enfants courent autour avec des ventres gonflés, souffrant clairement de malnutrition.
Beaucoup de femmes dans le camp ont des ventres gonflés aussi, mais pas à cause d'un acte d'amour, à la suite d'un viol qu'elles ont subi au cours des derniers mois.
Il y a un tir d'artillerie venant des collines et les troupes de l'ONU sont impuissantes à l'arrêter.

Quelquefois je me réveille et le rêve est parti. Ou je réussis à le refouler ; à le purger de mon inconscient. Mais quelquefois il reste avec moi pour le reste de la journée. Et souvent ce n'est pas du tout un rêve, mais une réalité. Je me trouve en fait dans les endroits comme Kibati [Congo], faisant face aux yeux désespérés des enfants, aux yeux résignés, rouges et gonflés des femmes, au canon d'un fusil. Il y a des feux à l'horizon et des bruits de tir d'artillerie venant de la brousse. Et au lieu d'un oreiller, je serre l'obturateur de mon Nikon professionnel, ou le tube en métal de mon stylo.

Ce que j'écris et ce que je photographie parait régulièrement dans les pages des journaux et des magazines. Quelquefois une ou deux images font les murs des musées ou des galeries. Mais c'est toujours une lutte, une lutte pour persuader des rédacteurs, des éditeurs, des distributeurs, ou des conservateurs d'accepter au moins un aperçu édulcoré de réalité à montrer au grand public.

L'ère des reporters vaillants et des rédacteurs déterminés semble être terminée. Les correspondants qui ont couvert la guerre du Viêt Nam, qui ont en fait aidé à arrêter la guerre du Viêt Nam, se font plus vieux. Ils écrivent des mémoires et publient des livres, mais ils sont à peine témoins des conflits d'aujourd'hui. Il y a encore certains journalistes courageux et dévoués - Keith Harmon Snow ou John Pilger pour en mentionner juste deux - mais ils sont plus l'exception qui confirme la règle qu'une occurrence commune.

Et les courageuses voix alternatives sont plus nécessaires maintenant qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire récente. Comme le contrôle des entreprises sur les médias devient presque total, presque tous les grands médias servent maintenant l'implantation des intérêts économiques et politiques. Plus ils font, plus ils parlent du besoin de liberté de la presse, d'objectivité et de reportages impartiaux ; -- ailleurs, -- pas à la maison.

Pendant que la plupart des média de langue anglaise exerce une répression sans précédent de l'information sur, par exemple, la brutalité de la politique étrangère occidentale en Afrique subsaharienne ou le génocide indonésien en cours en Papouasie Occidentale (deux parties du monde avec d'énormes réserves de matières premières exploitées par les compagnies minières multinationales), les titres des médias des classes dirigeantes aux États-Unis, Royaume-Uni et Australie intensifient leurs attaques contre les points de vues alternatifs venant de Pékin (PRC), Caracas, ou La Havane. La prise de pouvoir la plus forte par les fondamentalistes du marché, la rhétorique la plus antichinoise ou anti-Chavez apparaît sur les chaines des médias occidentaux - chaînes dont la propagande atteint maintenant quasiment chaque coin du globe.

J'ai grandi en Tchécoslovaquie et bien que je ne me souvienne pas des chars soviétiques roulant sur les rues de Prague en 1968, en tant que petit enfant, je me souviens clairement des conséquences -
la collaboration
, les mensonges et le cynisme du soi-disant « processus de normalisation ». Ce qui me consterne maintenant - étant un citoyen naturalisé des États-Unis - n'est pas tellement que tout ce que je décris ici est entrain en fait d'arriver, mais l'indifférence qui accompagne tous ces événements terribles. Et surtout, que la grande majorité des gens dans le soi-disant « Premier Monde parlant anglais » croit en fait ce qu'ils lisent dans les journaux et ce qu'ils voient sur les écrans de télévision. Les mensonges et la partialité semblent être trop évidents pour être ignorés ! Mais surtout ils existent. En décrivant le lexique du pouvoir occidental, Arundhati Roy a écrit une fois : « Alors maintenant nous savons. Les cochons sont des chevaux. Les filles sont des garçons. La guerre est la paix. » Et nous admettons qu'il en soit ainsi.

D'une certaine façon le contrôle de l'information est beaucoup plus achevé maintenant aux États-Unis ou au Royaume-Uni ou en Australie que cela le fut au cours des années 1980 en Tchécoslovaquie, Hongrie, ou Pologne. Il n'y a aucune « soif de vérité » - de vues alternatives - pour chaque pamphlet qui ose défier le régime et la langue de bois politique dans les livres et les films. Il n'y a pas une telle soif intellectuelle à Sydney, New York, ou Londres comme c'était courant de voir à Prague, Budapest, ou Varsovie. Les écrivains et les journalistes occidentaux au mieux « écrivent entre les lignes » et les lecteurs n'attendent, ni ne cherchent, de messages cachés.

Tout cela continue sans conteste : propagande et manque de visions alternatives. Il semble que nous ayons oublié comment mettre en question les choses. Il semble que nous ayons accepté la manipulation de notre présent et de notre histoire ; que nous nous retournions même contre ceux, rares, qui sont encore debout à gauche... et défendent le sens commun et la vérité et ce qui peut être vu à l'œil nu, mais qui est nié
au nom de la liberté, la démocratie et l'objectivité
(les grands mots qui sont maintenant usés au point qu'ils en perdent leur sens).
Sommes-nous, à l'Ouest, une fois encore sur le point d'entrer dans une ère où nous montrerons du doigt les dissidents, allons-nous devenir des indics et des collaborateurs ? Nous avons connu beaucoup de périodes comme ça dans notre histoire. Il y a peu de temps - il n'y a pas longtemps du tout !

Entre-temps, pendant que nos intellectuels collaborent avec le pouvoir et sont récompensés pour leurs efforts, des parties entières du monde baignent dans le sang, la famine, ou les deux. La collaboration et le silence parmi ceux qui savent, ou devraient savoir, est maintenant partiellement coupable de l'état actuel du monde.

Le parfait propos politiquement correct est ancré dans l'écriture, les discours, même la psyché de beaucoup de nos penseurs aussi, Dieu l'interdit, ils n'offenseraient pas les gens de pays pauvres (ils peuvent être massacrés et encouragés à s'étriper, mais ils ne devraient pas « être offensés », surtout leurs chefs politiques et religieux corrompus qui servent les intérêts de l'occident et de ses multinationales). Concrètement - les limites du débat permis sur les écrans de TV ou dans les pages de nos journaux ont été définies. Ou on pourrait dire que la droite et les classes dirigeants ont ridiculisé le « politiquement correct » pour défier les limites de discussion, aussi de la diffamation. Si cela convient à l'establishment, cela définit la dictature féodale dans les endroits lointains (aussi longtemps qu'ils servent ses intérêts comme partie prenante de la culture de tel ou tel pays qu'il contrôle ou veut contrôler. Si la religion sert des intérêts géopolitiques de L'Occident (lire : si la religion nous aide à tuer des chefs Progressifs/De gauche et leurs disciples), l'Ouest déclarera son respect profond pour telle religion, même notre soutien, comme l'Angleterre a soutenu le Wahhabism au Moyen-Orient, aussi longtemps qu'il a cru que le Wahhabism réprimerait le conflit pour une société égalitaire et la distribution équitable de ressources minérales.

Pendant que nous sommes occupés à dégommer Cuba pour les violations des droits humains (quelques douzaines de gens en prison, dont beaucoup seraient probablement accusés de terrorisme à l'ouest, puisqu'ils cherchent ouvertement à renverser la constitution et le gouvernement) et la Chine pour le Tibet (glorifier évidemment l'ancien seigneur féodal religieux juste pour contrarier et exclure la Chine est le principal objectif de notre politique étrangère - une approche ouvertement raciste) il y a des millions de victimes de par nos intérêts géopolitiques pourrissant ou déjà enterrées au Congo (DRC) et ailleurs en Afrique sub-Saharienne, en Papouasie Occidentale, au Moyen-Orient et ailleurs.

Notre palmarès des droits de l'homme (si nous considérons tous les êtres humains « humains » et admettons que violer les droits d'un homme, une femme ou un enfant en Afrique, Amérique Latine, Moyen-Orient, Océanie ou Asie est aussi déplorable que le fait de violer des droits de l'homme à Londres, New York, ou Melbourne) est si épouvantable - aujourd'hui comme dans le passé - qu'il n'est pas imaginable que nos citoyens puissent croire encore que nos pays ont un effet de levier moral et devraient être autorisés à arbitrer et à exercer un jugement moral.

Pendant que la propagande post-guerre froide (l'anéantissement de tout qui a été laissé par les mouvements progressistes) ose comparer l'Union Soviétique à l'Allemagne nazie (la même Union Soviétique qui a été sacrifiée par l'Ouest à l'Allemagne nazie ; la même Union Soviétique qui au prix de plus de 20 millions de vies a sauvé le monde du Fascisme), on omet le fait que les premiers camps de concentration n'ont pas été construits par les Russes, mais par l'Empire britannique en Afrique ; et qu'aucun Goulag ne peut égaler les horreurs de la terreur coloniale exercée par les pouvoirs européens entre deux guerres mondiales.

La propagande est si ancrée dans la psyché nationale aux États-Unis et en Europe qu'aucune discussion de cette sorte n'émerge, n'est réclamée, ou simplement permise ou tolérée. Pendant que la révolution soviétique, et plus tard les Goulag, sont utilisés comme une preuve douteuse qu'un système Socialiste ne peut pas vraiment fonctionner (pendant que Staline était clairement paranoïaque, il n'y a eu aucun démenti concernant le complot pour diriger les nazis à l'Est - le fait de sacrifier la Tchécoslovaquie par la France et la Grande-Bretagne à la Conférence de Munich en 1938 était la preuve claire de cela), l'holocauste de l'occident en Afrique (par exemple l'extermination belge de dizaines de millions de Congolais pendant le règne de Roi Leopold I) n'est pas présenté comme la preuve que les monarchies de style occidentale et le fondamentalisme du marché sont essentiellement dangereux et inacceptables pour l'humanité, ayant déjà assassiné des centaines de millions de gens partout dans le monde.

Évidemment tout venait de l'argent et de l'avarice européenne - des matières premières -ce pourquoi des dizaines de millions de gens au Congo ont du mourir il y a cent ans (c'était alors le caoutchouc). Les raisons ne sont pas si différentes que cela maintenant, bien que les meurtres soient principalement exécutés par les forces locales et par l'armée du voisinage et maintenant le fidèle Rwanda pro-étasunien, aussi bien que les mercenaires. Et les raisons ne sont pas très différentes en Papouasie Occidentale, sauf que là le meurtre est exécuté par les troupes indonésiennes défendant les intérêts économiques des élites corrompues de Jakarta aussi bien que les compagnies multinationales occidentales ; ou en Irak.

Et nous ne sommes pas plus indignés. Les citoyens légalistes de nos pays ne jettent pas les ordures dans les rues, attendent au milieu de la nuit docilement un feu vert pour traverser les rues. Mais ils ne s'opposent pas aux massacres exécutés au nom de leurs intérêts économiques. Aussi longtemps que les massacres sont bien emballés par les médias et l'appareil de propagande, aussi longtemps qu'on n'explique pas clairement que le meurtre sert à soutenir le monde des affaires, mais aussi le niveau relativement élevé de la majorité de ceux qui vivent dans les soi-disant « pays développés », aussi longtemps que c'est très officiellement pour les droits de l'homme et la démocratie et la liberté. Une des raisons pour laquelle la propagande officielle est si facilement acceptée, c'est parce qu'elle aide à masser et calmer notre mauvaise conscience.

Les élites intellectuelles et l'université ne sont pas à l'abri d'accepter, recycler et même inventer des mensonges. Au cours des dernières années j'ai été invité à intervenir dans plusieurs universités d'élite du monde parlant anglais - de Melbourne à l'université de Hong-Kong, Columbia et Cornell, Cambridge et Auckland. Je me suis rendu compte que la récusation des thèses existantes ne signifie pas que l'on défend l'intégrité intellectuelle : tout le contraire. Même plus que dans les médias, l'université est profondément hostile à contester des clichés établis. Essayez ouvertement d'être en désaccord avec la thèse selon laquelle l'Indonésie est un état tolérant, faisant un effort de démocratie et qui sait quoi d'autre qui a gagné tant de professeurs en poste et vous serez étiquetés comme un extrémiste, ou comme un provocateur au mieux. Et il sera très difficile d'éviter des insultes ouvertes. Essayez de contester les vues antichinoises monolithiques !

Dans l'université anglo-saxonne, exprimer sa propre opinion est indésirable, presque inacceptable. Pour pouvoir le faire, un écrivain ou un orateur doit citer quelqu'un d'autre : « il est dit par M. Green que la terre est ronde. » « Le Professeur Brown a confirmé qu'il pleuvait hier. » Si personne d'autre ne l'a dit auparavant, c'est douteux que cela ait existé. Et l'auteur ou l'orateur sont fortement découragés d'exprimer leur opinion sur une question à coté. En résumé : on s'attend à ce que presque n'importe quel point de vue ou bout d'information soit confirmé par l' « establishment », ou au moins par une partie de lui. Cela doit passer par la censure informelle.

De longues listes de notes en bas de page ornent maintenant presque n'importe quel livre de non-fiction, de même que les groupes d'universitaires et beaucoup d'auteurs de livres d'essais, au lieu de faire une grande partie de leur propre recherche et travail de terrain, se citent sans relâche et se re-citent. Orwell, Burchett, ou Hemingway trouveraient extrêmement difficile d'évoluer dans un tel environnement.

Les résultats sont souvent grotesques. Deux cas en Asie sont de grands exemples de cette lâcheté et servilité intellectuelles pas seulement du corps diplomatique, mais aussi de la communauté universitaire et journalistique :
la Thaïlande et l'Indonésie.

Les clichés créés par les médias anglo-saxons et l'université sont répétés sans relâche par les principaux médias, y compris BBC et CNN et par presque tous les quotidiens influents. Quand nos médias parlent du Cambodge, par exemple, ils oublient rarement de mentionner le génocide « communiste » khmer rouge. Mais on devrait fouiller samizdat pour apprendre que les khmers rouges ont accédé au pouvoir seulement après le violent tapis de bombes des Etats-Unis jeté sur la campagne. Et que quand le Viêt Nam a mis dehors le Khmer Rouge, les Etats-Unis ont demandé aux Nations Unies le « retour immédiat du gouvernement légitime » !

Il y a presque rien dans les éditions en ligne des journaux occidentaux pour dépeindre les horreurs déchainées par l'Ouest contre l'Indochine, l'Indonésie (2 à 3 millions de personnes tuées après que les Etats-Unis aient soutenu le coup d'état qui a porté le général Suharto au pouvoir) et le Timor oriental, pour en mentionner juste quelques-uns.

Je n'ai jamais entendu parler d'aucun homme public à l'Ouest utilisant les médias pour appeler au boycott de quelque chose d'indonésien à cause du meurtre continu des Papous (juste quelques uns ont paru être indignés au cours des années 1970 et 80 par le génocide au Timor oriental). Le Tibet est une affaire différente. La critique de la Chine sur sa politique au Tibet est épique. La critique de la Chine est en général monumentale et disproportionnée.

Chaque fois que la Chine échoue, c'est parce que « elle est toujours Communiste » ; quand elle réussit, « elle n'est plus Communiste ». En tant que lecteur, je veux savoir des chinois si leur pays est Communiste ou non. De ce que j'entends, il l'est encore et, de plus, la grande majorité veut encore que cela le soit.

Mais cela ne suffit pas : on ne peut pas faire confiance à la plus vieille culture importante de la planète pour se décrire elle-même : le travail doit être fait par les interlocuteurs natifs anglais, par les seuls gens choisis ou sélectionnés pour influencer et former l'opinion publique mondiale.

Je veux avoir des nouvelles par mes collègues à Pékin. Je veux qu'ils soient capables de discuter ouvertement avec ceux qui tiennent leur pays responsable (absurdement) de tout, du Soudan à la Birmanie à l'environnement malmené. Combien de reportages avons-nous vu sur BBC world dépeignant des usines chinoises éructant de fumée noire et combien en avons-nous vu sur la pollution créée par les Etats-Unis - encore le plus grand pollueur sur la terre ?

 

Ou... quelles sont les pensées des savants japonais, des écrivains et des journalistes sur la Deuxième Guerre mondiale ? Nous savons tous que les journalistes parlant anglais basés à Tokyo croient ce que leurs collègues japonais pensent, mais pourquoi nous empêche-t-on habituellement de lire des traductions directes de travaux écrits par ceux qui remplissent les pages de certains des plus grands journaux sur la terre, publiés au Japon et en Chine ? Pourquoi devons-nous être guidés par une prudente main invisible qui forme le consensus global ?

Parlant couramment espagnol, je réalise à quel point les tendances actuelles en Amérique Latine sont peu représentées dans les publications aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et en Asie. Mes collègues latinoaméricains se plaignent souvent qu'il est presque impossible de discuter du Président vénézuélien Hugo Chavez ou Président bolivien Evo Morales à Londres ou à New York avec ceux qui ne lisent pas l'espagnol - leurs opinions apparaissent uniformes et bêtement partiales.

Ces jours-ci la gauche est évidemment le thème principal - la question réelle - en Amérique Latine. Pendant que les journalistes britanniques et nord-américains et les écrivains analysent les révolutions latinoaméricaines récentes à la lumière des directives politiques de leurs propres publications, les lecteurs partout dans le monde (à moins qu'ils comprennent l'espagnol) ne savent quasiment rien des opinions de ceux qui sont en ce moment précis entrain d'écrire l'histoire du Venezuela ou de la Bolivie.

Combien de fois est apparu sur les pages de nos publications que Chavez a introduit la démocratie directe, en permettant aux gens d'influencer l'avenir de leur pays par les référendums innombrables pendant que les citoyens de nos « démocraties réelles » doivent se taire et faire ce que l'on leur dit ? On n'a pas permis aux Allemands de voter sur l'unification ; on n'a pas demandé aux Tchèques et aux Slovaques s'ils ont voulu leur « Divorce de Velours » ; les citoyens britanniques, italiens et étasuniens devaient mettre les bottes et marcher en Irak.






Les journaux de langue anglaise sont remplis de reportages sur la Chine sans que des chinois soient autorisés à leur parler. Ils sont aussi remplis de reportages sur le Japon, où des japonais sont cités, mais on ne leur fait pas confiance pour partager leurs articles à propos de leur propre pays - des articles qui seraient écrits par eux du début à la fin.

Jusqu'à maintenant, la langue anglaise est le principal outil de communication dans le monde, mais pas pour toujours. Ses écrivains, journalistes, journaux et maisons d'édition ne facilitent pas la meilleure compréhension entre les nations. Ils échouent totalement à promouvoir la diversité des idées.

Les médias utilisent l'anglais comme un outil au service d'intérêts politiques, économiques, même intellectuels. On force un nombre croissant de locuteurs non- natifs à utiliser l'anglais pour faire partie du seul groupe qui a de l'influence ; le groupe qui importe - le groupe qui lit, comprend et pense dans « le bon » sens. Au top de l'orthographe et de la grammaire, les nouveaux venus dans ce groupe apprennent comment sentir et réagir au monde autour d'eux, de même qu'ils doivent le considérer objectif. Le résultat est l'uniformité et la discipline intellectuelle.


Quand je me réveille au milieu de la nuit, poursuivi par les cauchemars et les images que j'ai, il y a bien longtemps, téléchargées depuis mes appareils photo, je commence à rêver à un meilleur et plus juste arrangement du monde. Mais il y a toujours la même question rampante que je me pose à moi-même : comment y arriver ?

Je pense à toutes les révolutions réussies du passé - toutes ont une condition préalable commune : éducation et information. Pour changer les choses, les gens doivent savoir la vérité.

Ils doivent connaître leur passé.

C'est ce qui a été répété à maintes reprises aux citoyens du Chili, d'Argentine et d'Afrique du Sud. Aucun meilleur avenir, aucune réconciliation honnête et juste ne peut être accomplie tant que le passé et le présent ne sont analysés et compris. C'est pour cela que le Chili a réussi et l'Indonésie a échoué. C'est pour cela que l'Afrique du Sud, en dépit de toutes ses complexités et problèmes est sur le chemin pour exorciser ses démons et évoluer vers un avenir bien meilleur.

Mais l'Ouest, l'Europe, les États-Unis et dans une large mesure l'Australie - tous vivent dans la dénégation. Ils n'ont jamais complètement accepté la vérité de la terreur qu'ils ont déversée et déversent encore contre la grande majorité du monde. Ils sont toujours riches : les plus riches, comme ils vivent de la sueur et du sang d'autres. Ils sont encore un empire - un Empire - uni par la culture colonialiste : un tronc et des branches : tout en un.

Il n'y aura jamais de paix sur la terre, une réconciliation réelle, à moins que cette culture de contrôle ne disparaisse. Et la seule voie pour la faire disparaître est de faire face à la réalité, parler et revisiter le passé.

C'est la responsabilité de ceux qui connaissent le monde et comprennent la souffrance de ces gens... -- pour dire la vérité.

Peu importe le prix, peu importe combien de privilèges disparaîtront avec chaque phrase honnête
(tous nous savons que l'Empire est vindicatif).


Responsabilité...
Pour ne pas dire la vérité au pouvoir (il ne le mérite pas)
mais contre le pouvoir.

Pour ne pas négliger les institutions existantes des médias à l'université, comme ils ne sont pas la solution, mais font partie du problème, co-responsables de l'état du monde dans lequel nous vivons !

Seule une multitude de voix répétant ce que tout le monde,
sauf ceux dans les pays dirigeants, semble savoir ;
les voix amalgamées dans « J'accuse »,
vaincront les erreurs actuelles qui gouvernent le monde.
Mais seulement les voix vraiment unies et seulement dans une multitude. Avec détermination et grand courage !

Par Andre Vltchek
La Page ZSpace d'Andre Vltchek. USA, Le 18 juin 2009.

Traduit de l'anglais pour El Correo de : Estelle Debiasi.
http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4482

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-monde-ne-peut-pas-etre-change-sans-lutter-contre-la.html




Notre commentaire :


Les espoirs d’André Vltchek semblent contradictoires avec sa longue description de l’état des lieux... en lequel il reconnaît lui-même que personne ne s’émeut de plus rien, en tout cas, pas du pire, des horreurs atroces qui font le cours du jour...

Et s’il pose comme conditions de réussite, l’unité d’une part et la multitude d’autre part... Alors, là, on ne comprend plus... puisqu’il n’a pas cessé de démontrer que seules des exceptions savent encore résister...

Dommage, il ne nous parle pas du miracle face à tout cela qui nous permettrait d’espérer comme lui... à moins que ce soit un truc ou un artifice littéraire pour nous faire comprendre que ce n’est pas la peine de rien faire, car vraiment tout est foutu.

Je rappellerai pour mémoire et rien que pour la France, que les résistants de la première heure après 1940 étaient une infime partie de la population. La multitude n’est venue que quand le vent a vraiment tourné.

Quant à l’Unité, elle ne fut jamais, ni au commencement, ni après, ni pendant... Chaque faction aurait bien tout fait pour éliminer certaines factions de résistants !!! Notamment éliminer la "communiste" !

Il est malheureusement douloureux de constater que l’humain dans sa multitude est vraiment proche du mouton. ET que quels que soient les affrontements, les parties adverses s’en servent de système de Bélier pour emporter la situation.

Mais ça reste et demeure des moutons ! Ce qui met un "meilleur de l’Avenir" en triste état !!!








Colloque de l’Arc Républicain de Progrès le 10.10.09 à Paris Pour ouvrir une perspective politique moderne : L’EXEMPLARITE DE L’UNION DE LA RESISTANCE ET DU PROGRAMME DU CNR ?

Communiqué de l’ARP août 2009

mardi 18 août 2009,
par Comité Valmy


Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratique et de progrès à la politique sarkozyste de « rupture » avec tout l’héritage économique, social et républicain du peuple nation ?

Rapiécer l’union de la gauche acquise au fédéralisme européen et sous domination social démocrate ?



Ou bien :

Bâtir l’union du peuple de France pour la République, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, le progrès social, les libertés démocratiques et des coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines ?

L’exemple de la Résistance, celui du programme du CNR sont-ils pertinents aujourd’hui ?

Le résultat des élections européennes est riche d’enseignements parmi lesquels, deux sont essentiels. Deux rejets populaires. Celui de l’Europe fédérale de la finance mondialisée et celui de la social démocratie. Cette dernière, dont il n’y a rien de bon à attendre du fait de son dogmatisme, est discréditée en raison de la politique euro atlantiste, contraire aux intérêts du monde du travail et des nations, que les dirigeants du PS mènent depuis la deuxième guerre mondiale.

Les peuples d’Europe et, tout particulièrement le peuple de France, ont compris que l’intégration européenne se fait contre eux et que l’Europe supranationale ne sera jamais sociale et pacifique, parce qu’elle est celle du capitalisme financier mondialiste et de l’OTAN, parce qu’elle sévit sous la dictature d’une oligarchie souterraine atlantiste et occidentaliste.

Notre peuple saisit de mieux en mieux que derrière le démontage méthodique de sa production industrielle et agricole, de sa protection sociale, du pouvoir d’achat des salariés, paysans et artisans, de l’Education nationale et de l’Université, des services publics et du secteur public industriel, des retraites par répartition, du droit du travail, de la laïcité à la française et des libertés démocratiques, de la souveraineté nationale, de la politique internationale indépendante de la France (alignement sur les Etats-Unis), et même de la langue française (sacrifiée au « tout anglais » promu par l’UE et par le MEDEF), se trouve l’intégration européenne qui attaque au premier chef les grandes conquêtes sociales du gouvernement de la Libération. C’est d’ailleurs ce que proclame M. Kessler, voix autorisée du haut patronat, dont l’éditorial publié dans « Challenges » de novembre 2007, félicitait insolemment Nicolas Sarkozy de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance ».

Il est donc heureux que la construction d’un Etat européen fédéral et régionaliste ait été à nouveau mise en échec par le choix populaire massif de l’abstention qui exprime un refus de cautionner les institutions de l’Union Européenne. Pourtant, le pouvoir supranational des banquiers, des complexes militaro-industriels et de leurs agents, ne va pas renoncer à renforcer encore sa domination totalitaire sur les peuples.

De son coté, Sarkozy démolit la France tous azimuts. Se comportant en monarque absolu, adepte d’un autoritarisme sans limite et à l’opposé de ses discours pseudo patriotiques, Sarkozy applique le programme commun néo-libéral de l’oligarchie internationale dont il est le fondé de pouvoir, les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne. Ses cibles sont la Nation, la République, la démocratie, la laïcité et le progrès social. Son atlantisme et son sionisme immodérés l’ont conduit à accélérer le démontage méthodique de la Défense Nationale désormais en position de subordination dans le commandement intégré de l’OTAN, dont elle adopte les normes anglo-saxonnes. Cette vassalisation à également conduit Sarkozy à installer une base militaire agressive aux portes de l’Iran, alors même qu’il démantelait les régiments français chargés d’assurer la défense du territoire national, transformant l’armée en force supplétive de la puissance hégémonique étasunienne, notamment en Afghanistan. Nul ne sait jusqu’où ira son aventurisme belliqueux et dans quels conflits il entraînera notre pays ?

Le peuple de France, de plus en plus mécontent face à la crise à la fois économique, sociale et politique, est en quête d’une stratégie alternative, capable de construire un vrai changement. Certains entendent persévérer dans la voie du fédéralisme européen qui menace l’existence même de la nation déjà vassalisée et de la République. Ils sont divers depuis les néo-libéraux avoués ou non du PS, de l’UMP, du MODEM, d’Europe écologie etc. On les retrouve aussi chez les européistes supranationaux, les porteurs d’illusions de l’Europe sociale, des prétendues « République » et autres « nation » européennes, les idéologues du nihilisme national. D’autres, restent englués dans la logique d’union de la gauche et refusent de prendre acte de son échec historique. D’autres entendent rassembler les fédéralistes du « non de gauche » hostiles à la nation, dont ils ne voient pas qu’elle a fusionné avec le peuple et qu’elle n’a rien de commun avec le racisme et avec la xénophobie. Tous vont à l’échec.

L’Arc Républicain de Progrès est favorable à l’union du peuple de France, seule stratégie ouvrant la perspective d’un rassemblement populaire majoritaire. Cette démarche républicaine implique la reconquête de l’indépendance nationale, de la souveraineté populaire et de la démocratie. Elle permettrait une politique de progrès social impossible dans le cadre inamendable de l’UE, véritable carcan dont la France doit résolument s’affranchir de même que tous les peuples européens, afin de lui substituer d autres types de coopération.

Ce type de rassemblement doit s’inspirer de la Résistance, ainsi que du programme du CNR qui doit être défendu et réactualisé. Quoi de plus neuf en effet que de remettre en pratique dans les conditions d’aujourd’hui, les grands principes qui inspirent le programme du CNR : indépendance nationale, république laïque et démocratique, progrès social, place éminente dévolue au monde du travail dans la nation, fidélité aux idéaux de la Révolution française, antifascisme et antiracisme, liberté de la presse, égalité entre les deux sexes, constitution d’un large secteur public industriel, bancaire et de service, pour mettre l’économie au service du peuple, favoriser la démocratie participative, susciter le développement des PME et l’initiative citoyenne,favoriser la solidarité et la paix entre les peuples par la promotion du droit international ,de l’aide au développement et du refus de toute hégémonie .

La pertinence de cette vision stratégique fera l’objet en octobre d’un colloque de l’ARP, auquel, nous vous convions dès à présent.




COLLOQUE DE L’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES – 10 OCTOBRE 2009 – 177 Rue de Charonne
PARIS 11ème


Notre Commentaire :

Tout cela serait merveilleux si...
le Comité Valmy n'était pas rien qu'une Académie de la Résistance,
si ce n'est même... presque toujours qu'une résistance académique...
qui, elle, fait le jeu du Pouvoir actuel en place...
notamment par sa détermination à inciter les français à ne pas aller voter pour le parlement européen,
ce qui, sous des prétextes de cohérence, fait que ces derniers ont été totalement ignorés
dans leur refus de la constitution européenne
autant que dans un refus qu'ils auraient pu formuler contre le parlement européen.

C'est à se demander si ce site n'est pas un piège à mouches posé là...,
peut-être... et forcément grâce à des personnes interposées,
mais à ce titre, ne serait-il point aux mains réellees de l'Oligarchie Européo-Atlantiste :
un comble !

Et si Valmy était déjà en 1792 une immense imposture.

On parle de Valmy comme d'un miracle
miracle dû à l'enthousiasme des patriotes français...

C'est oublier qu'il y avait 20 000 hommes du côté Français et 80 000 du côté des envahisseurs !
Il n'y a pas eu de miracle :

parce que premièrement, le duc de Brunswick était un homme obligé de servir la Prusse,
tandis que ses convictions personnelles étaient du côté des révolutionnaires...

et ensuite qu'il semblerait avoir été acheté par d'éminents révolutionnaires
qui avaient dérobé les diamants de la couronne à cette fin,
diamants qu'on a retrouvé dans les affaires du Duc à sa mort.

Mais la Révolution Française a galvanisé le peuple français
par cet authentique miracle qui ne tient qu'à une mise en scène parfaite...
malheureusement si peu révolutionnaire !

(Nous sommes bien toujours dans le "tout le monde ment" ! Donc, le comble du comble c'est que nous sommes avec Valmy, au niveau de la Victoire des Moulins à Vents...
Et c'est donc encore d'actualité !

"Où est Watson ?" Pourrait donc dire Don Quichotte, en pensant au Docteur House !)




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Menaces Nucléaires

Sanctions Paralysantes Contre Les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre Israël Et US....

Et Non Pas Contre l'Iran

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression
et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les anti guerre doivent avoir le courage d'exiger des sanctions
paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont, de fait,
jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix.
Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales, un premier geste,
il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction.

Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.






En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.

Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d' acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.

Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?

L'Iran attaque -t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?

Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.

Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?

Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.

Que fait l'Iran ?

L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucue diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.

La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.

En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.

L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.

Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.

Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison. C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."

Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'aparthied de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'aparthied pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.




Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.

L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains, n'en croit un seul mot.

Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés. Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congrés US.
1 million d' Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés.
L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l'Irak , nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées.
Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.

Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan. Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclaré en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".

Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.

Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.

Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.

Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quel que soit le nombre de crimes commis par Israël. Quel que soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quel que soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.

Si on pouvait dire la vérité, la vérité
c'est que l' Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.


Des millions d' Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites. Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.

Il est -- on ne peu plus clair -- que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, tortures, assassinats, crimes de guerre et tromperie.

De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saoudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.

Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.

Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?

Paul Craig Roberts - 30/08/09 - www.vdare.com



Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan. Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".

Plus d'infos sur la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions -BDS - contre Israël sur EuroPalestine

Lundi 31 Août 2009
Mireille Delamarre titre introduction traduction, d'après Planetenonviolence.





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Global Worming,
le Ver est dans le Vert




Dominique Guillet Vendredi 11 Septembre 2009











Je l’avoue, j’y ai cru (un peu) au réchauffement climatique anthropique en me disant, sans y réfléchir beaucoup plus, ce que se disent beaucoup d’écologistes: lutter contre le CO2, de toutes façons, revient à remettre en question les fondements de la société occidentale mortifère et les méfaits de la globalisation. D’autre part, les ONGs institutionnelles de la contestation en avaient fait un de leurs chevaux de bataille; ce que se disent beaucoup de jeunes militants, sans plus y réfléchir. Roulez Jeunesse, à l’assaut de la pétrochimie! Les premiers doutes métaphysiques commencèrent à m’empoigner lorsque je découvris, au Salon de l’Agriculture-Voiture de février 2007, l’arnaque des “bio-carburants”, que j’appelai à l’époque des “nécro-carburants” [01] (en m’inspirant, il est vrai, de Jean-Pierre Berlan [02], grand expert du débusquage des arnaques sémantiques). Les multinationales du sucre, de la pétrochimie et des constructeurs d’automobiles, la bouche en coeur, chantaient l’hymne des agro-carburants qui allaient participer à la lutte contre le réchauffement climatique, et sauver la planète, (sans compétition, promis-juré, avec la production alimentaire)... de concert avec un grand nombre d’écologistes. Quelques mois plus tard, c’était l’annonce du Grenelle de l’Environnement dans les bas-fonds, puants d’hypocrisie et de mensonge, duquel, se vautrèrent les institutionnels de la contestation: WWF, Greenpeace, Amis de la Terre et autres ONGs membres de l’Alliance pour la Planète. Une Alliance plus que molle, faut-il le préciser? [03]

A l’époque, j’avais même commis un petit article sur la reconversion de toutes les terres agricoles à l’agriculture biologique afin de fixer 3,7 tonnes de CO2 par hectare et par année et d’annuler, par la-même, une grande partie des émissions CO2 du parc automobile. [04] La FAO ne venait-elle pas d’affirmer, lors de son symposium, que l’on pouvait nourrir toute la planète avec l’agriculture biologique sans mettre en danger l’environnement? On peut toujours rêver.

Depuis lors, je m’étais tu, pressé par certains amis de ne pas remettre en question le dogme absolu du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, afin de ne pas gêner la marche inéluctable des écologistes vers le Pouvoir. C’est un tel panier de crabes, témoin la lutte acharnée, et les nombreux coups bas, accompagnant la toute nouvelle “taxe-carbone” qui ébranlera les fondements du paradigme Occidental tout autant qu’un pet méthanier de bovin, au parfum de soja chimérique! Dans cette ambiance hystérique et dogmatique, quasi-religieuse, on ne sait plus à quel MalSaint se vouer! Je ne m’étendrai pas sur ma dernière mission au Népal, au mois de mai dernier, dont les rivières étaient à sec. Le réchauffement climatique anthropique est-il à ce point brûlant, dans cette partie du monde, que l’eau de fonte des glaciers Himalayens (prétendument en désagrégation catastrophique) s’évapore avant même de s’écouler? Les vieux paysans Népalais affirment, quant à eux, que rien n’a changé et que le climat a toujours changé. En bref, le changement climatique! Les paysans Népalais, il est vrai, n’ont pas le loisir de se laisser tenter par quelque carotte (glaciaire) de milliards de dollars à la clé, de subventions, pour prouver une corrélation “scientifique” entre un accroissement de la température et une augmentation (ou prétendue telle) du CO2 depuis 1860.

Et puis, il y a quelques jours, malgré le temps relativement frais pour la saison, mon sang s’échauffa fortement lorsque je reçus le dernier ouvrage de James Lovelock “The Vanishing Face of Gaïa”. James Lovelock, le concepteur autrefois génial de la théorie Gaïa, avait déjà fortement dérapé dans son ouvrage de 2006 “La Revanche de Gaïa”. Dans ce dernier ouvrage, Lovelock fait endosser à Gaïa son catastrophisme apocalyptique dont nous ne pourrons nous prévenir, selon lui, que par la technologie et encore plus de technologie. Les solutions que James Lovelock propose, ce sont: l’énergie nucléaire, les chimères génétiques, l’agriculture agressive (parce que, dit-il, on a beaucoup exagéré les méfaits de l’agrochimie), la nourriture synthétique (des pilules?), l’hyperconcentration de l’urbanisation (des camps de concentration?), etc, etc. James Lovelock est convaincu que le GIEC est manipulé (ce dont nous sommes également persuadés, mais pas dans le même sens!) et que c’est de 5 à 6°C, d’ici 2016-2020, que la température planétaire va monter. Selon James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité que d’aller s’installer aux Pôles. Et pourquoi pas, ajouterai-je, d’y domestiquer les ours, les manchots, les phoques et les pingouins pour pratiquer une agriculture polaire, “durable”, évidemment!

Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai la rage à fleur de peau et n’en déplaise à la “bien-pensée” écologique (ou qui s’est auto-proclamée telle), il me semble indispensable de soulever quelques questions impertinentes eu égard à la priorité brûlante de cette lutte contre un prétendu réchauffement climatique anthropique. Tout porte à croire, en effet, qu’une grande partie des écologistes, et des citoyens, est victime d’une énorme arnaque pseudo-scientifique, médiatique et sémantique, qui occulte, de façon bien orchestrée:

1. La destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.

2. L’utilisation d’une panoplie de peurs instillées par des médias à la botte des Autorités: la peur du terrorisme, la peur des anarcho-autonomes, la peur de la grippe porcine, la peur du CO2, la peur des canicules... pour faire monter leur Nouvel Ordre Mondial, qui n’est qu’une soupe mal réchauffée de l’ancien.

3. L’imposition de nouvelles taxes aux peuples pendant que la mafia continue de tout empoisonner, de tout polluer, de tout saccager et d’engranger des dividendes. Il semblerait qu’on ait déjà gommé, de la mémoire collective, le tout récent, et le plus grand, hold-up financier dont l’humanité ait jamais été la victime: des milliers de milliards de dollars injectés pour la prospérité de la finance, des banques, des assurances...

Au risque de me répéter, permettez-moi d’énumérer quelques faits bien réels, procédant du vécu planétaire quotidien, et non point de la simulation d’ordinateurs virtuels:

- Aujourd’hui, ce sont plus d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim.

- Tous les jours, ce sont 35 000 êtres humains, principalement des enfants, qui meurent de faim: à savoir, ils trépassent.

- Les sols agricoles sont ruinés, biologiquement morts, et selon certaines études, au taux de 76 milliards de tonnes de sols érodés tous les ans, il n’y aura plus un seul gramme de terre arable en 2050.

- Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.

- La biosphère est cancérisée et une partie de l’humanité se meurt empoisonnée par les aliments et les produits de la chimie, de la pharmacie et de l’agrochimie.

- 300 personnes possèdent autant que les 3 milliards d’individus les plus pauvres de la planète: ces 3 milliards d’individus vivent avec 1 dollar par jour et peut-être moins.

Ces faits, qui sont loin d’être exhaustifs, dans le catalogue des calamités, remettent fort bien en perspective les dangers, réels ou illusoires, liés à une augmentation de la température d’1 ou de 2°C: à savoir, de vagues montées des eaux, un déplacement de réfugiés “climatiques”, une remontée des vignobles Français vers le nord, et autres épiphénomènes, que le GIEC, et autres affiliés, nous promettent pour demain, pour après-demain, pour 2050, ou pour 2100...




Les Origines de l'Arnaque Climatique

Les origines de ce canular ne sont pas si vieilles puisque dans les années 70, l’hystérie était plutôt dans le refroidissement: le “global cooling” allait détruire l’agriculture humaine. On comprend aisément que cette hystérie puisse être beaucoup plus fondée que l’hystérie actuelle car les archives historiques foisonnent de témoignages poignants quant aux destructions des récoltes, aux disettes, aux famines, aux maladies, et aux pestes en tous genres, qui prévalurent durant le dernier Petit Age Glaciaire dont l’Europe sortit en début de 19 ème siècle.

Le GIEC fut créé en 1988, c’est un appendice de “l’Organisation des Nations Unies”, (nous serions tentés de dire un truc dans le machin). Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) serait composé de 2700 “scientifiques”. Faites-vous confiance à l’ONU? Moi, pas.

L’ONU a-t-elle été capable d’empêcher, depuis des dizaines d’années, les dommages collatéraux: à savoir l’extermination des populations civiles en Afrique, au Guatemala, en Palestine, en Irak, en Afghanistan, etc?

La FAO (une division de l’ONU) a-t’elle été capable de solutionner le problème de la faim dans le monde? Ses discours pleurnichards, et les promesses jamais tenues, mettent une chose en valeur: la FAO ne peut rien faire à l’encontre de la mafia de l’agrochimie qui prend les décisions et qui dépouille le Tiers-Monde. De plus, les agricultures vivrières ont été ruinées par le “dumping”, à savoir les cultures archi-subventionnées des pays occidentaux. Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, avait même un jour affirmé que son organisation pouvait solutionner la moitié du problème de la faim, et de la malnutrition, dans le monde avec seulement l’équivalent de deux semaines de dépenses militaires US, à savoir une petite vingtaine de milliards de dollars. Au jour d’aujourd’hui, ce sont 1500 milliards de dollars qui sont dépensés, tous les ans, par les pays occidentaux, en armements. Et le président Sarkozy tente de larguer ses avions rafales chez Mr Lula car dans ce commerce de la mort, la France est aux premiers rangs.

La FAO, ne l’oublions pas, c’est également l’infâme Codex Alimentarius, le “Nécro-Codex” qui va définitivement confier le contrôle de la nourriture, et de la santé, à une poignée de multinationales qui oeuvrent “dans les sciences de la vie”, entendez-par là qu’elles oeuvrent à diminuer drastiquement l’impact démographique sur les ressources planétaires!

Peut-on faire confiance à l’OMS (une division de l’ONU)? Il n’est que d’analyser les prises de position de cette organisation quant à la récente pandémie, “disséminée” du bleu du ciel, et les fortes présomptions pesant sur des multinationales produisant à la fois les virus et les vaccins, pour en esquisser une réponse.

Peut-on faire confiance à l’UNCCD (la Convention des Nations Unies pour combattre la désertification)? N’en parlons même pas, ce sont d’illustres inconnus sans moyens financiers.

Kofi Annan, l’ancien secrétaire de l’ONU, déclarait récemment que, tous les ans, ce sont 300 000 personnes qui meurent du réchauffement climatique. Sans plaisanter ? Même si ce chiffre était réellement fondé, cela correspondrait à une dizaine de jours de décès par la faim. Et à combien de jours de décès par malaria ? Kofi Annan est maintenant le président du “Global Humanitarian Forum” [05], une ONG humanitaire, qui a lancé, en juin 2009, sa campagne “Time for Climate Justice”, dont le conseil d’administration comprend, entre autres, le président du GIEC, l’ancien président du FMI, l’ancien président du World Bank Group,
la présidente de la Fondation Rockefeller...

L’ancien conseiller spécial de Kofi Annan, Jeffrey Sachs, a créé le “Millenium Promise” [06], une ONG dédiée au lancement de la Révolution Verte Africaine, en collaboration avec Ban Ki-moon, le présent secrétaire de l’ONU ( et histoire de brouiller les cartes un peu plus, le nom de cette ONG est très proche de celui du programme de l’ONU “Millenium Development Goals” [35]). Parmi les membres fondateurs de cette ONG humanitaire se trouvent [07]: Monsanto [08], Novartis, Sanofi-Aventis, Fondation Microsoft, Sumitomo Chemical, GlaxoSmithKline (signalons au passage que Sanofi-Aventis, Novartis et GlaxoSmithKline sont les producteurs de vaccins contre la pandémie H1N1!), etc, etc, et Lehman Brothers, la plus grande faillite bancaire US de l’automne 2008.

Incontournable Lehman Brothers dont on retrouve le directeur comme co-fondateur de la Fondation “The Alliance for Climate Protection”, l’Alliance pour la Protection du Climat [09], créée par Mr Al Gore en 2006. Ce dernier n’est plus à présenter, ancien vice-président US (c’est tout un programme), prix Nobel de la Paix (avec le GIEC) en 2007. Après avoir créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management” [10], il lance son film best-seller “Une vérité qui dérange”. Précisons que “Generation Investment Management”, spécialisé dans la gestion des “crédits carbone”, a été créé en partenariat avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachs”, Mark Ferguson, ancien chairman de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research” et Peter Harris, ancien directeur de “Goldman Sachs Assets Management”. [11] [70]

Les quelques jours que j’ai passés sur la toile à tenter de débrouiller cet écheveau m’ont profondément consterné. Mr Paulson, qui a donné son nom au “Plan Paulson”, aux USA, est aussi l’ancien directeur général de Goldman Sachs. [50] Nous convions les lecteurs intéressés à consulter le courageux article de Matt Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs - La grande machine à bulles” dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le réchauffement global”. [71] [12]

Après 18 années de dénonciation des agissements des multinationales de la semence, ce n’est pas que je sois naïf quant aux ramifications souterraines de ce petit monde malsain. Mais je n’imaginais pas l’amplitude du “global worming”: le ver s’est infiltré partout. Et je ne parle pas du noble ver de terre, espèce en voie d’extinction dans la majorité des terres agricoles brûlées par la chimie, je parle du “ver” imaginé par John Brunner, l’auteur génial d’écologie-fiction, le “tapeworm” qui s’infiltre dans les réseaux... [13]




Les Réseaux Parasiteurs

Les réseaux, les résONG, une grande famille qui s’affaire autour de ce nouveau concept : le réchauffement climatique anthropique. Le puits de carbone: un fond de commerce sans fond. Les ONGs le savent pertinemment : la voie royale vers la subvention, c’est le carbone. Le carbone dissous est le gage de gros sous. Un autre type d’effet de “serres”.

Je découvre aujourd’hui même un réseau dénommé Avaaz [14]. Non, ce n’est pas une agence de voyage, c’est une ONG créée par Ricken Patel [15] (qui fut consultant pour ONU, Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) qui «organise la plus grande mobilisation sur le climat jamais réalisée: une alarme climatique à travers des “flashmobs” coordonnées partout sur la planète.» Le système fonctionne sous forme de chaîne et leur message convie à donner des dollars, beaucoup de dollars [16]: «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet : construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre ; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone ; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers».
Sans commentaires, 150 000 dollars pour créer un blog (de luxe) et une carte du monde. Un blog à gogos, s’entend. Avaaz se félicite de ce qu’Al Gore ait déclaré «Avaaz est une source d’inspiration et a déjà changé beaucoup de choses.» Tout ce petit monde se renforce mutuellement ses territoires de gratification. Cela ne mange pas de carbone. Avaaz organise des marches virtuelles avec des pancartes virtuelles sur la toile virtuelle. (Le lobbying est-il virtuel aussi ?) Quelle bonne idée, cela économise du carbone. Il est vrai que les technologies de la virtualité “carbone zéro” ont bien amélioré les conditions de travail de nombreuses ONGs dans certaines parties du monde : les logiciels de mise en page, les courriers électroniques et les appareils de photos numériques permettent maintenant de présenter des dossiers virtuels et de générer beaucoup de soutiens financiers, non virtuels. On se gardera, bien évidemment, de généraliser. Cependant, beaucoup d’ONGs ne sont réellement que des organisations parasites lorsqu’elles ne sont pas infiltrées, parasitées, par le ver, pour des objectifs bien précis qui n’ont rien à voir avec le bien-être des peuples.

L’ONG Greenpeace, quant à elle, fait récemment dans l’esthétique, ou plutôt le nu [17]. Greenpeace France «appelle à une mobilisation artistique et militante pour les vins français» et «invite des centaines de figurants à participer nus à une installation humaine incarnant la vulnérabilité de l’homme face aux changements climatiques.» C’est touchant. Dans un vignoble au début octobre. Ma première réaction fut d’espérer que cela soit dans un vignoble bio mais tranquilisons-nous, à cette époque de l’année, dans un vignoble en chimie, les risques de traitement létal sont moindres qu’en début de saison. Selon Greenpeace (en cela appuyé par une étude INRA [18]) les vignobles sont en risque de déplacement septentrional, ce qui rappelle les bons vieux temps du réchauffement climatique médiéval, lorsque la vigne croissait en grande abondance en Angleterre et même beaucoup plus au nord. Bref, il s’agirait donc de sauver les saveurs de terroir de la vigne Française.

Question impertinente: est-il réellement important de sauver des vignobles en chimie dont les vins contiennent jusqu’à 5800 fois plus de pesticides que l’eau [19], ce qui n’est pas peu dire, vu l’état de nos eaux ? Autre question impertinente : en parlant de vulnérabilité de l’homme, qu’en est-il de celle des enfants qui tous les jours meurent de faim, de malaria, de diarrhée ou sous les bombes-bavures libératrices ? Ne pourrait-on pas organiser une “installation humaine nue” au milieu du très pauvre Niger (récemment inondé), dans la région d’Agadez, par exemple, tout près des mines d’uranium qui fournissent les centrales nucléaires Françaises ?

Mais là, nous sommes dans l’émotionnel, n’est ce pas ? Tout comme le directeur de Greenpeace Angleterre qui vient d’avouer, devant les caméras Anglaises que, oui, bon d’accord, Greenpeace a menti : les glaces du Pôle Nord n’auront pas fondu d’ici 2030. [23] C’était pour l’émotionnel, dit-il. En bref, pour faire peur, pour fomenter de la panique, une vieille technique populiste, la stratégie favorite du Nouvel Ordre Mondial.

Dans la famille Alliance pour la Planète, les adeptes du consensus mou, nous avons également le RAC, le “Réseau Action Climat” qui est une ONG “spécialisée sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique.” C’est le représentant français du réseau mondial d’ONG “concernées par les changements climatiques”, le “CAN : Climate Action Network” qui regroupe 450 ONGs sur toute la planète. Leur but est “de promouvoir l’action individuelle et gouvernementale pour réduire le changement climatique induit par l’homme à des niveaux écologiquement soutenables”.

Combien d’ONGs “concernées” par le changement climatique ? Des Milliers ? Combien de salariés ? Des dizaines de milliers ? Tout cela pour décoder “les niveaux écologiquement soutenables de l’impact de l’homme sur le climat”. Et quelles sont les sources de financement ?

On se plaît à rêver qu’une telle colossale quantité d’énergie humaine, logistique et financière soit déployée pour sauver les sols, car là, il y a réellement urgence incommensurable. Et, qui plus est, une source avérée de changements climatiques : érosion des sols, déforestation pour produire les aliments à bétails, déforestation pour produire les nécro-carburants, désertification et bouleversement des régimes de pluies, etc.

A quand les Protocoles Humiques, les Alertes Humiques, les Ultimatums Humiques, les Réseaux Action Humus, les Fondations pour la Protection de l’Humus... Il est vrai que, dans ce cas précis, les solutions sont simples, trop simples : reforestation, semences de vie, pratiques agro-écologiques, compostage, extraits fermentés de plantes, etc. Les solutions sont trop simples, et trop peu coûteuses, pour générer un fond de commerce “durable” pour les ONGs. Et puis la mafia de l’agrochimie et de la semence chimérique veille. Elle est omniprésente. Et pour illustrer le parasitage, cela fait des années que je vois, encore, dans les pays dits du Tiers-Monde, de grosses ONGs US enseigner le compostage en fosse de béton, la putréfaction en fosse de béton, devrais-je dire. Du pur sabotage.




Simples Questions au GIEC

Rappelons que le CO2, ou dioxyde de carbone, est en toute petite quantité dans l’atmosphère: 0,038%. Le CO2, c’est la base de la vie: processus de photosynthèse, respiration, etc. L’atmosphère en contiendrait autour de 800 gigatonnes, 800 milliards de tonnes.

Le CO2 se retrouve également dans:

- les plantes terrestres: 600 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la vie océanique: 2 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la surface océanique : 800 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d'ions de bicarbonate
- les profondeurs océaniques: 35 000 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d'ions de bicarbonate
- le sol: 2000 milliards de tonnes de carbone, en déchets organiques d'origine biologique.

Les émissions naturelles de CO2 (incendies de forêts, respiration animale et végétale et respiration des organismes du sol) seraient de l’ordre de 772 milliards de tonnes tandis que les émissions anthropiques de CO2 (générées par l’humanité) seraient de l’ordre 29 milliards de tonnes, à savoir environ 3% du total.

L’hypothèse du GIEC, érigée en dogme absolu, (malgré l’opposition sans cesse croissante de dizaines de milliers de scientifiques de par le monde) est que l’accroissement de la température depuis 1860 est provoqué par l’accroissement de la concentration de l’atmosphère en CO2.

Ce n’est pas le propos de cet article de décortiquer, d’analyser, de comparer des centaines d’études “scientifiques” absolument contradictoires concernant cette problématique. J’invite les lecteurs à réfléchir, à enquêter, à faire preuve d’intuition féminine et de bon sens et bien sûr à suivre les traces inodores de l’argent. J’ai commencé une rubrique “Climats de Gaïa” [24] sur mon site Liberterre, présentant des dossiers et articles, et il existe de nombreux sites et blogs sur la toile disséquant la supercherie climatique [80] [41] (une pléthore en langue anglaise) même s’il est vrai que certains, de par leur encensement hystérique de la modernité occidentale, ne sont franchement pas ma tasse de thé. Diversité culturelle oblige. Non à la Pensée Unique et Monolithique.

Je souhaiterai juste poser quelques points et questions très simples:

- En 1860, nous sortions du Petit Age Glaciaire qui avait prévalu durant plusieurs siècles. L’accroissement léger et progressif des températures, depuis lors et sans doute avant, n’est-il pas naturel puisque nous sommes sortis d’un cycle pour nous engager dans un autre?

- Selon le chercheur Allemand Ernst Georg Berk [25], et bien d’autres chercheurs [26] [66], “Entre 1812 et 1961, il y eut plus de 90 000 mesures du CO2 atmosphérique par la méthode Pettenkofer. Ces mesures ont mis en exergue des pics de CO2 atmosphérique en 1825, 1857 et 1942. En 1942, la concentration en CO2 atmosphérique était de 400 ppm et donc plus élevée que de nos jours. Un graphe du CO2 atmosphérique, mesuré par cette méthode, montre que pour la plus grande partie du 19 ème siècle, ainsi que de 1935 à 1950, le CO2 atmosphérique a été plus élevé que de nos jours”. Est-il vrai que le GIEC n’a conservé de ces 90 000 mesures que celles lui permettant de créer sa “courbe en crosse de hockey” et de fixer arbitrairement un seuil minimal originel de 220 ppm? Si oui, pourquoi?

- Comment le GIEC explique-t-il la croissance de la température entre 1910 et 1940, la non-croissance (ou “croissance négative” pour employer les termes de la nov-langue!) de la température entre 1940 et 1975 environ (qui fut telle que certains annoncèrent un nouveau petit âge glaciaire) et l’accroissement subséquent à partir de 1975 environ jusqu’au début du siècle suivant?

- Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence de CO2 anthropogénique, le réchauffement climatique de l’Epoque Romaine? En effet, certaines études qui ont publiées dans diverses revues scientifiques (Science, Nature...) mettent en valeur une très haute température durant cette période, jusqu’à 2,5 °C de plus que les températures actuelles. [20]

- Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence de CO2 anthropogénique, le réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale? Rappelons que ce réchauffement climatique, entre 900 et 1400 environ, permit aux Vikings de naviguer les mers, de s’installer au Groenland, et de pénétrer jusqu’au Kentucky (500 ans avant la non-découverte de Christophe Colomb). Cette époque fut une période de grande prospérité en Europe. Les études, auxquelles nous venons juste de nous référer, mettent en valeur des températures en excès de celles qui prévalent actuellement d’1,5 °C et jusqu’à 3 °C (pour un sous-cycle de 80 ans). [21]

- Le GIEC laisse entendre que les niveaux de concentration de CO2 ont toujours été très bas sur la planète. Pourtant, les chercheurs stipulent que le niveau du CO2 atmosphérique était de 7000 ppm il y a 600 millions d’années (20 fois plus qu’aujourd’hui). Le cadre de cet article ne nous permet pas de décliner les énormes variations de CO2 alors que la température restait stable. Nous convions les lecteurs à consulter les travaux du botaniste Anglais, David Beerling, qui explique que: «Si l’on en juge par les flores modernes planétaires, les feuilles suscitent un sentiment d’inévitabilité évolutive. Il est difficile d’imaginer que les plantes pourraient accomplir leur labeur quotidien de photosynthèse si elles étaient dépourvues de feuilles. Cependant, et c’est surprenant, lorsque les plantes se lancèrent dans leur grande saga de colonisation de la Terre il y a environ 465 millions d’années, elles le firent sans feuilles... Les feuilles sont des structures remarquables qui permettent aux plantes de gérer, au quotidien, leur labeur de photosynthèse et de garantir ainsi la continuité des générations. Cela prit, cependant, 40 millions d’années avant que cette innovation, en apparence simple, n’apparaisse et ne se répande au travers de tout le royaume végétal... Pour résumer, l’évidence suggère que des niveaux très élevés de dioxyde de carbone prévalurent, lorsque les plantes primitives apparurent, qui s’effondrèrent, par la suite, lorsque la version botanique de l’explosion Cambrienne eut lieu. Lors de cette explosion végétale, les vestiges fossiles révèlent que les feuilles apparurent graduellement, minuscules au début et devenant progressivement de plus en plus amples, tout en augmentant le nombre de pores stomataux forcés par le stress généré par la disette en dioxyde de carbone.» [22] Ainsi, le monde végétal ne fut constitué, pendant 40 millions d’années, que de troncs et de tiges en raison du taux extrêmement élevé de CO2 dans l’atmosphère. Il est difficile, certainement, pour l’imagination humaine de concevoir un monde végétal sans feuilles. Le GIEC aurait-il une explication censée quant à la stabilité des températures, à cette époque reculée, malgré les énormes fluctuations de CO2?

- Pourquoi le GIEC prétend-il que la dernière décennie a été la plus chaude alors que les records de température s’établissent comme suit, dans l’ordre décroissant? 1934/1998/1921/1931/2006/1999/1953/1990/1938/1939.

Cette liste de questions très simples est loin d’être exhaustive. On devrait évoquer également, bien évidemment, le soleil, la vapeur d’eau (le principal agent de “l’effet de serre”), les rayonnements cosmiques, le réchauffement de la planète Mars, les oscillations océaniques, etc. Il existe, d’ailleurs, en anglais une pléthore d’ouvrages, très documentés, qui dissèquent très clairement l’arnaque climatique.

J’en poserai une dernière, cependant, que d’aucuns pourraient même considérer comme “mystique” et qui a trait à la vanité “du bipède qui s’est auto-proclamé le roi de la création” pour emprunter une des terminologies favorites de Pierre Rabhi, le poète et écologiste. Gaïa, l’être planétaire, n’est pas un super-ordinateur: l’amplitude et la complexité de ses dynamiques et de ses boucles d’actions et de rétro-actions (pour ne pas même évoquer son “telos”) ne pourront jamais être analysées par un boîtier en aluminium doté d’une poignée de composants électroniques. N’est ce pas le summum de l’arrogance, et de la démence, que de prétendre prévoir, à échéance de 10 ans, d’un siècle ou de deux siècles, les climats de la Planète Terre à partir d’un super-ordinateur, fût-il du GIEC, et des quelques miettes de “données” partielles et passagères dont il aura été nourri? Un tel super-ordinateur n’est qu’un simulacre lamentable de la planète authentique, le jouet virtuel et pathétique d’une poignée de scientistes capricieux.




Le CO2 en Bouc-émissaire

Cela fait longtemps que nous évoquons le spectre d’un gouvernement mondial et pour cela, nous fûmes qualifiés de fantaisistes, de paranoïaques, d’exaltés, etc. Et le Nouvel Ordre Mondial, dont personne auparavant ne prononçait publiquement le trinôme fatal, est maintenant dans la bouche de tous ceux qui sont en contrôle des pays occidentaux, ou qui prétendent l’être (et parfois même des pays en voie d’occidentalisation): les experts agités en illusions, en double-langage, et en inversion des valeurs, dont l’incohérence des discours est à la mesure de leur inféodation aux puissances économiques et financières. Le Nouvel Ordre Mondial, la marque déposée du “Capitalisme social”, est prôné comme LA solution à la “crise planétaire”. Que penser de l’affirmation, le 8 décembre 2008, de l’éditorialiste du Financial Times, Gideon Rachman: «La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique.» [27] Et que penser de l’assertion récente (voeux au corps diplomatique du 16 janvier 2009) proférée par le représentant élu du peuple français, Mr Nicolas Sarkozy [28]: «Nous irons ensemble vers le Nouvel Ordre Mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer.» Ces affirmations sont en phase avec le sempiternel mantra de “gouvernance globale” martelé par Mr Al Gore, dans ses nombreux discours, pour sauver la planète de l’enfer climatique.

Néanmoins, je ne serais pas allé au charbon, sur ce terrain miné, et politiquement incorrect, de la remise en question du dogme carbo-dioxhideux si ce n’avait été “que” pour dénoncer, une fois de plus, le Nouvel Ordre Mondial. Mon principal objectif est de dénoncer, ainsi que je l’ai souligné en début d’article, le fait que l’on fasse porter au réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, “la destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.”

J’ai beaucoup apprécié la récente prise de position de Mr. Syun-Ichi Akasofu, (auteur d’une lettre ouverte au GIEC) qui fut le fondateur-directeur de l’International Arctic Research Center de l’Université d’Alaska. Mr. Syun-Ichi Akasofu est un géophysicien réputé, de 79 ans, qui manifestement, vu son âge canonique, ne peut pas être accusé de courir après des subventions du GIEC ou de quelque autre multinationale. Dans l’un de ses derniers articles, attaquant très férocement les conclusions du GIEC, Mr. Syun-Ichi Akasofu évoque le danger du “parapluie” climatique:

« Cela pose sérieusement question, également, que le réchauffement climatique puisse être aussi facilement rendu responsable de tous les problèmes qui surviennent: les inondations (qui résultent souvent plutôt de la déforestation massive ou de la perte des zones humides) ou l’extinction de certaines espèces (qui peut résulter de l’excès de cueillette, de la perte des habitats, de l’invasion d’espèces exotiques, de problèmes de pollution), etc. Pendant ce temps là, ceux qui sont réellement responsables de ces calamités peuvent aisément se cacher sous le “parapluie du réchauffement climatique”.» [29]

Et le catalogue des calamités imputées au réchauffement climatique ne cesse de grandir au fil des années et au fil de l’attribution de subventions bien grassouillettes permettant de prouver tout, et son contraire, et d’agrémenter le vomi médiatique de nouvelles sensationnelles et renforçant le dogme établi.




- L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) a découvert récemment que le nombre d’espèces de pucerons a augmenté très sensiblement “au cours des 40 dernières années”, en raison du réchauffement climatique. [30] S’est-on posé la question de savoir si cela n’était pas plutôt imputable aux méthodes de l’agrochimie. Pas du tout. Et pourtant, un directeur des recherches (dissident) de l’INRA, Francis Chaboussou, avait déjà écrit en 1985 que «les relations entre plantes et parasites sont avant tout d’ordre nutritionnel. Une fertilisation déséquilibrée, notamment les carences en oligo-éléments et les excès d’engrais azotés, perturbent la synthèse des protéines à l’intérieur de la plante. Les substances solubles qui servent de matériau à cette synthèse s’accumulent alors dans les tissus et constituent une nourriture de choix pour les parasites.» Les insectes ne font, donc, qu’éliminer les plantes déséquilibrées. Aucune relation entre les pucerons et le CO2.

- Des scientifiques français du MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle) de Paris ont montré que les oiseaux ne bougeaient pas assez rapidement en réaction au changement climatique. [31] Ne se pourrait-il pas que l’apathie des oiseaux provienne d’une autre cause? Car comme le précise la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), dans son communiqué dénonçant le Cruiser de Syngenta, [32] «Force est de constater, en tout cas, que dans toute l’Europe, et en particulier en France, les populations d’oiseaux des zones agricoles ont chuté de 30 à 40 % en moyenne depuis les années 1980-1990! En Angleterre, l’ornithologue Campbell a montré qu’il existe une corrélation étroite entre la période où l’emploi massif des pesticides a débuté et celle où la chute des populations d’oiseaux a commencé. L’ornithologue allemand Reichhof a souligné le rôle des villes et des villages comme sanctuaire pour la biodiversité, alors que, de leurs côtés, les campagnes se désertifient.» Soulignons que 30 à 40 %, en moyenne, ce n’est que depuis les années 1980-1990. Nous n’avons pas de chiffres précis sur l’extermination des populations d’oiseaux à partir de 1945 puisqu’il était “scientifiquement” établi par l’INRA, et autres affiliés, que les pesticides ne représentaient AUCUN problème pour les êtres vivants. Il fallut attendre l’ouvrage de Rachel Carson et le lancement de la revue “la Gueule Ouverte” (dont le n°12 d’Octobre 1973 titrait “Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants?” [33]) pour que le problème des pesticides commencât à être posé. En conclusion, l’anéantissement des oiseaux en France n’a rien à voir avec le CO2.

- L’INRA a récemment déclaré vouloir travailler à adapter les blés, et autres grandes cultures, au réchauffement climatique. Les agronomes s’alarment, en effet, de la stagnation des rendements des grandes cultures depuis 1990. Les meilleurs limiers du petit monde de la biologie, de la génétique, de l’économie et de l’agronomie sont partis en quête du coupable. [44] Et ils l’ont trouvé: le réchauffement climatique. S’est-on posé la question de la santé des sols agricoles Français? Non, parce que cela va de soi, ils sont débordants de vitalité, n’est-ce pas? Parlez-en donc à l’agronome Claude Bourguignon de la vitalité de nos sols agricoles! [45]

- Greenpeace s’est empressé de faire porter la responsabilité des récents feux en Australie au réchauffement climatique. Ces feux sévissaient sur une partie du continent alors que l’autre partie était engloutie par les inondations, dues sûrement, elles-aussi, au réchauffement climatique! Est-il nécessaire de porter à la connaissance de Greenpeace que les feux en Australie, et les sécheresses, ont été rapportés historiquement depuis 1789, à savoir depuis que les Blancs ont envahi le territoire des Aborigènes. Les feux du 7 février 2009 tuèrent plus de 170 personnes et détruisirent un demi-million d’hectares. Les feux du 6 février 1851, par exemple, tuèrent 12 personnes et détruisirent 5 millions d’hectares. Faut-il également rappeler aux activistes de Greenpeace que le continent Australien a été détruit intégralement par un siècle et demi de déforestation, d’agriculture et d’élevage intensifs. Précisons, de plus, que l’Australie a été sous un régime d’intenses sécheresses de 1910 à 1945, un régime d’intenses inondations de 1945 à 1975 et de nouveau un régime d’intenses sécheresses à partir de 1975 et jusqu’à récemment. Ces différentes périodes seraient, bien sûr, en lien avec les phénomènes connus sous le nom d’El Niño et La Niña. Nous remarquerons, bien évidemment, que ces périodes correspondent presque exactement aux croissances et décroissances de température pour lesquelles nous avons posé, ci-dessus, une question au GIEC. Dans tous ces cycles climatologiques Australiens, quel est réellement l’impact du CO2? Vraisemblablement, aucun.

- Au Népal, WWF tire les sonnettes d’alarme sur le réchauffement climatique menaçant un grand nombre d’espèces Himalayennes. [46] Il serait plaisant de voir WWF Népal monter au créneau aussi résolument pour dénoncer la perte des sols agricoles Népalais. La région de Katmandou, l’une des plus fertiles du monde, autrefois, est dévastée, brûlée, par la chimie agricole: les paysans Népalais pleurent, ils ne savent plus quoi faire. Et si les sols Népalais sont ruinés par les fertilisants synthétiques, les herbicides et autres pesticides, qu’en est-il des écosystèmes locaux environnants? Sont-ils protégés par une bulle en verre, une bulle virtuelle ou par la grâce de Vishnou?

Je pourrais multiplier la liste de ces exemples. La biosphère agonise sous l’impact de l’agriculture toxique: rien à voir avec le CO2.




Les Caniculs-bénis, une nouvelle secte ou une nouvelle religion?

Lorsqu’un groupuscule d’individus proclame, haut et fort, qu’une entité extraterrestre, venant du Très Haut du Cosmos, dans son vaisseau spatial, les a visités et les a exhortés à se dépouiller de l’orgueil humain de se prendre pour le maître de la Création, à se repentir de tous les maux qu’ils ont infligés à notre Mère la Terre et les a informés que les élus repentis seront ascensionnés, sur un plan énergétique supérieur, le 21 décembre 2012, ce groupuscule est qualifié de “secte” par les Autorités et, bien sûr, mis à l’index.

Si ce même dogme était proclamé par un milliard d’individus (ce n’est qu’une supposition, une hypothèse de travail), le consensus global en ferait une “religion” officielle et respectée. Ainsi va la vie humaine.

Les Caniculs-bénis du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, ne sont-ils encore qu’une secte groupusculaire ou bien déjà une religion en gestation? Le consensus n’en est-il encore qu’à sa phase molle (avec un groupe “d’illuminés” menant la barque) ou bien déjà en phase de ferveur collective, active et fiévreuse? En bref, quelle est l’amplitude de l’infestation idéologique parasitaire? Le Ver a-t-il déjà miné intestinement les méandres de la conscience collective?

Les années à venir nous le diront mais il se pourrait fort bien que le prosélytisme ardent de cette flatulence, émanant du désert culturel, soit très vite refroidi par un vent de “global cooling” car il en va des vents comme des cycles du climat, nul ne sait d’où ils viennent...

On peut sans doute faire remonter les origines de ce dogme à la conférence de 1975, en Caroline du Nord, organisée par l’anthropologue Margaret Mead. La conférence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangering”. Ce n’est pas le propos de cet article de mettre en doute la sincérité des motivations de Margaret Mead. Notons, cependant, qu’intervenaient à cette conférence Paul Ehrlich, ultra-malthusianiste et auteur de la “Bombe P.” (qui avait prophétisé la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait la promotion du scénario du “Refroidissement Global”, vers 1970. Stephen Schneider est connu pour avoir déclaré en 1996, à un journaliste: «Afin de capturer l’imagination du public, nous devons promouvoir des scénarios de panique, proférer des déclarations dramatiques, et très simplifiées, et faire abstraction de tout doute que nous puissions avoir... » Stephen Schneider aurait également précisé, durant la conférence de 1975, que «les politiques d’énergie nationale et d’alimentation doivent avoir pour fondement que le contrôle de la population par voie nucléaire ou par affamement de masse, est indéfendable.» Tant mieux, nous l’avons échappé belle! James Lovelock y participait également et ne manqua pas, alors, de se moquer ouvertement des scénarios les plus hystériques concernant le réchauffement anthropique. James Lovelock a beaucoup changé.

Michael Crichton, le célèbre écrivain US de science-fiction, scénariste et producteur de films, dénonça farouchement, durant les dernières années de sa vie, l’arnaque climatique. En 2003, lors d’une conférence, il déclara: «Il est clair que tout scientifique puisse être accusé comme Galilée le fut. Mais je n’aurais jamais imaginé “Scientific American” dans le rôle de la Mère Eglise». Michael Crichton posa également la question de savoir depuis quand le terme “sceptique” est-il devenu un “gros mot”. [47]

En juillet 2009, lors d’une conférence , Mr. Al Gore proféra ses litanies habituelles «... grâce à la gouvernance globale et bla bla bla...» mais compara, aussi, la lutte contre le réchauffement climatique à la lutte contre les Nazis. [48] Quelques heures plus tard, le Times escamotait, de son site web [49], cette image un peu “forte”. Mais Mr Al Gore voulait-il suggérer, oui ou non, que les sceptiques sont des pro-Nazis, ou l’auraient été, ou le seraient?

Tout cela est profondément troublant et il semblerait, en effet, que les prosélytes de ce nouveau dogme aient fait appel à toute l’artillerie lourde de certaines techniques religieuses d’antan pour imposer leurs croyances aux “Païens climatiques”.

Les sceptiques sont dénoncés comme des “négationnistes” (à savoir comparés à ceux qui mettent en doute l’Holocauste) [51] et parfois même comme des criminels climatiques [52]. Ils ne sont pas, encore, brûlés sur les bûchers de l’Inquisition Climatique mais ils ont, néanmoins, grand peine à pouvoir s’exprimer. Les médias, à la solde des Autorités, ont bloqué tout accès aux tribunes publiques. Ainsi, en Angleterre, le célèbre Professeur David Bellamy, aujourd’hui âgé de 76 ans, botaniste, auteur de 35 ouvrages et ayant à son actif 400 programmes de télévision, fut viré comme un malpropre lorsqu’il osa s’exprimer publiquement sur l’arnaque climatique. [68]

Le film de Mr. Al Gore “Une vérité qui dérange” a été distribué dans des dizaines de milliers d’écoles: un lavage de cerveau savamment orchestré.

Nous avons déjà évoqué les discours apocalyptiques de certains, à l’instar des prophéties bibliques: les eaux qui vont monter et les vagues qui vont nous engloutir (le Déluge?), la fournaise climatique suffocante (l’Enfer). On pourrait également évoquer la culpabilité, la rédemption par les taxes, le dogme incontournable des rapports du GIEC, les gurus auto-proclamés...

Le Diable est tout trouvé, c’est le CO2! L’éternel combat entre les Fils de la Lumière et les Fils des Ténèbres. La dichotomie fatidique, fondement de la théologie de l’annihilation. Le CO2 a été tellement satanisé que la simple mention de ce gaz atmosphérique évoque, dans l’imagination populaire, le poison, le polluant, le toxique. Et pourtant le carbone est la base de la vie et tous les aliments que nous consommons procèdent du dioxyde de carbone atmosphérique.

Ceux qui osent évoquer le Soleil, comme facteur fondamental des cycles climatologiques, sont stigmatisés à l’image de Galilée qui osa positionner notre astre au coeur du système planétaire. L’Histoire qui se répète.

On pourrait également mentionner les “indulgences pontificales” remplacées par les “compensations de carbone” vendues par un nouveau clergé, les grands prêtres de l’absolution climatique.

Les Autorités doivent se pâmer d’aisance à la vue de toutes ces “croisades climatiques”, pour la plupart virtuelles et informatisées: ne préfèrent-elles pas, en effet, que les militants activistes soient en face de leur ordinateur (la boîte à réalité virtuelle) plutôt que de bêcher leur jardins (dans un souci d’autonomie fertile) ou de fomenter les “Insurrections qui viennent”.

La sémantique de ces croisades climatiques, et des multiples pétitions afférentes, à l’image de celle de la nov-langue, est experte à semer la confusion dans les esprits: “alerte climatique”, “crise climatique”, “cent jours pour lutter contre le réchauffement”, “on ne négocie pas avec le climat, on agit”, “l’ultimatum climatique”, “le Climat entre nos mains”, “350.org”, “seal the deal”, “fondation pour la protection du climat”, “réseau pour un climat neutre”, “Time for Climate Justice”,” Climate for Life”, etc, etc, ad nauseam.

Des petits malins commencent même à proposer des “vacances climat neutre”, des “voyages sans carbone” et toute une gamme de “produits à bilan carbone neutre”.

Et James Lovelock parle, dans son dernier ouvrage, de notre “empreinte écologique plus noire que le péché”. A quand la confession publique obligatoire et le dévoilement de son “empreinte carbone”? Et pour les châtiments?




Fixation du CO2 et Libération de l'Humus

Il paraîtrait que la “taxe carbone” est de gauche! [34] Et l’Ecologie doit-elle être de gauche, aussi? Est-ce pour cela que Mr Sarkozy a sorti de son placard à bolets un cryptogame de la préhistoire? L’écologie politique est-elle à ce point fossilisée qu’elle se soit rendue complice de cette imposture climatique? Ou est-ce, peut-être, que l’écologie politique n’a vraiment jamais remis en cause, intrinsèquement, les fondements mortifères de la civilisation occidentale moderne? Juste du vernis verdâtre pour occulter le vert de gris? Mais cela n’est sans doute pas si simple car combien d’écologistes ont des doutes profonds concernant cette arnaque climatique? Néanmoins, peu d’entre eux osent l’exprimer publiquement de peur de passer pour des crétins ou des voyous climatiques.

La question que je pose aujourd’hui à tous les écologistes, mais aussi aux ONGs, aux commissions de l’ONU, aux oligarques globalistes, aux fondations, aux représentants élus, aux négociants en crédit carbone, etc, est la suivante:

Si l’urgence du réchauffement climatique est à ce point dramatique, si le CO2 est sur le point de carboniser l’humanité ou de l’engloutir par la montée des eaux, pourquoi ne pas promouvoir AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir pas fait avant) la reconversion à l’agriculture biologique de toutes les terres agricoles de la planète?

Le Rodale Research Center [54] a déduit de ses recherches, qui ont porté sur 24 années, la capacité de fixer par année et par hectare 3,7 tonnes de CO2 en agriculture biologique. [55] Et ce, sans prendre en considération les réductions en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs de l’agriculture biologique que le Professeur David Pimentel, de l’Université de Cornell, estime à 63% des besoins énergétiques de l’agriculture chimique [56]. A raison de 2000 millions d’hectares arables planétaires, la fixation de CO2 serait de 7,5 milliards de tonnes de CO2, à savoir près du tiers des émissions anthropogéniques “officielles”.

Dans le même ordre d’idée, pourquoi ne pas limiter AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir pas fait avant) la goinfrerie en viande de l’occident et d’avoir, par là-même, stopper une grande partie de la déforestation, responsable d’une portion des dites émissions (pour ne pas mentionner les pets méthaniers des bovins!)?

La réponse à ces questions, et surtout à la première, est claire et évidente: parce que la mafia de l’agrochimie en a décidé autrement et qu’elle serait ruinée par une telle reconversion. Mais j’aimerais tellement l’entendre de la bouche des fondations, de l’ONU, des ONGs, des partis politiques... Peut encore rêver que Mr Al Gore (au nom prédestiné [43]) se transforme en apôtre du compostage...? N’avait-il pas d’ailleurs évoqué, dans son discours sus-mentionné en juillet 2009, qu’effectivement certains sols étaient décidément très peu fertiles et en manque vital de carbone?

L’urgence d’aujourd’hui, ce n’est pas le CO2, ce n’est pas le réchauffement climatique anthropique, L’urgence, c’est “la destruction humique”. [57] Les sols agricoles sont biologiquement morts, dans leur grande majorité. La reconversion de toutes les terres agricoles par des pratiques agro-écologiques permettrait, en sus de la fixation de CO2 (qui n’est qu’un épiphénomène) de régénérer les sols, de stopper l’érosion des sols et de ralentir les processus de désertification, d’augmenter considérablement le pouvoir de rétention en eau des sols (et donc de diminuer drastiquement les besoins en eau douce de l’agriculture, un des enjeux véritables du futur), de nourrir les peuples avec des aliments sains, hautement nutritifs et exempts de poisons (et donc de réduire drastiquement les cancers et autres pathologies et toutes les dépenses financières afférentes), de protéger les nappes phréatiques, de régénérer l’agroforesterie traditionnelle et de préserver la biodiversité alimentaire en gardant précieusement les variétés traditionnelles qui sont, de loin, beaucoup plus résilientes.

C’est d’ailleurs ce que prétendent faire les multinationales de la semence (Monsanto, Syngenta, en partenariat avec Bill Gates et la Fondation Rockefeller): “sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle” dans leur grande banque “réfrigérée naturellement par un climat glacial” de l’archipel du Spitzberg (archipel de Svalbard) en Norvège. Le dit archipel, qui selon les alarmistes, aux grands discours apocalyptiques et hypocrites, serait au coeur même du changement climatique surchauffant, à raison même de 0.7 °C d’augmentation par décennie! [67] Les clowns ne sont pas en manque de contradictions. [42]

Et pour reparler de résilience, je m’étonne de cette frayeur hystérique d’une légère montée des températures qui ruinerait l’agriculture. Nous mentionnerons, au passage, que le maïs, plante C4, poussait littéralement, autrefois, dans les déserts du sud-ouest des USA. Les agronomes modernes en ont fait une pompe à eau qui nécessite 1500 litres de ce précieux liquide pour produire 1 kilo de grain sec. Monsanto, Syngenta, DuPont, de la grande famille des Humanitaires Globalistes, travaillent, depuis plusieurs années, à créer des chimères génétiques de maïs qui seront résistantes à la sécheresse... et au réchauffement climatique. [58] La boucle est bouclée. L’INRA, nous l’avons évoqué, envisage de déployer tout son “génie” génétique pour briser cette fâcheuse tendance que le blé a de ne pas vouloir produire encore plus et pour l’adapter, bien sûr, au réchauffement anthropique.

Question simple, et naïve, peut-être: lors du réchauffement climatique de l’Epoque Romaine et lors du réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale, comment les paysans ont-il pu continuer à cultiver leurs variétés de céréales puisqu’ils ne bénéficiaient pas de l’accompagnement éclairé (les pôvres) des agronomes, biologistes, et autres généticiens de l’INRA? La réponse est claire: les variétés dites “de population” vivantes, fluides, ouvertes à tous vents, étaient capables de s’adapter, dans un sol biologiquement vivant, à tous les “changements climatiques”!

L’INRA ne vient-il pas de découvrir que “les plantes migrent en altitude en réponse au réchauffement climatique” et plus précisément de “l’ordre de 29 mètres en altitude par décade.” A savoir pour s’adapter à un dixième de 0,7°C, par décade. Quelle découverte phénoménale! [53] Non, l’argent du contribuable n’est pas dépensé en vain à l’INRA. Voilà pourquoi, sans doute, le monde végétal, depuis son émergence, il y a 465 millions d’années, a survécu malgré des variations de 200 à 4000 ppm de CO2 atmosphérique. Les plantes s’adaptent! L’INRA sera sûrement intéressé de savoir que l’une des variétés de laitues les mieux adaptées au climat du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, c’est la “Merveille d’Hiver” [59]: les voies de Gaïa sont manifestement impénétrables.

Pour en revenir aux frayeurs liées à la chaleur, nous pouvons, dans le sud de l’Inde, avec des méthodes agro-écologiques “intensives” (si l’on me permet le terme) nourrir 25 personnes par hectare et par an (avec un peu d’eau, il est vrai) et en régime végétarien. Pour entrer même dans le détail, nous pouvons produire des courges musquées (espèce Cucurbita moschata, la plus longue de croissance) en l’espace de 2 mois à partir du jour du semis. A savoir en deux fois moins de temps qu’en France. Et que ceux qui en doutent aillent vérifier sur place. Ne le répétez pas aux Malthusianistes, mais nous pourrions donc, avec ces méthodes agro-écologiques, nourrir aisément, sur 150 millions d’hectares de terre arable, deux milliards de personnes en Inde, au moins !




Vers un Refroidissement Global !

Et pour ne pas finir sur cette provocation, un tant soit peu COquine, nous allons en évoquer une autre, plus refroidissante.

Nous avons mentionné les cycles de régimes de sécheresses et d’inondations prévalant en Australie qui correspondent, of course, aux cycles de croissance et de non-croissance de températures, durant le siècle passé. Ces cycles sont grosso-modo d’une trentaine d’années.

En 1950, le climatologue et océanographe Edouard Le Danois (qui fut directeur de l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes) publia un ouvrage intitulé “Les Rythmes du Climat dans l’Histoire de la Terre et de l’Humanité”. [60] Dans cet ouvrage, Le Danois expliquait les relations entre le climat et les phénomènes astronomiques: la période de révolution des noeuds de l’orbite lunaire de 18 ans, la période déclinaison-syzygies de 111 années, la période périhelium-noeud apside de 1850 années, etc. Le Danois avait d’ailleurs annoncé en 1950 que la prochaine grande marée séculaire adviendrait aux alentours de 1995... et la “grande tempête du siècle” arriva en décembre 1999. Le Danois expliquait également, en 1950, que nous étions entrés, aux alentours de 1860, dans un nouveau cycle de réchauffement, source de prospérité agricole, qui allait perdurer durant quelques siècles mais avec des cycles car, dans la Nature, peu de phénomènes sont linéaires. Le Danois était un spécialiste des “transgressions océaniques” (son ouvrage, du même nom, est disponible sur la toile) [69]. Le Danois n’a, bien évidemment, jamais, au grand jamais, mentionné une quelconque relation entre le CO2 atmosphérique et les cycles climatiques.

L’ouvrage n’est pas jeune, il est vrai, mais doit-on brûler tous les travaux scientifiques antérieurs à l’émergence du GIEC en 1988?

En 1275, le terme climat signifiait “zone terrestre déterminée par sa situation par rapport aux corps célestes”. Le terme, étymologiquement, est dérivé du Grec “clima”, “inclinaison du ciel”. Ne tombe-t-il pas sous le sens que les climats de Gaïa soient influencés par les phénomènes astronomiques, par le passage du système solaire dans telle ou telle région de la galaxie et par le Soleil? L’ouvrage “The Chilling Stars”, par exemple, de Svensmark et de Calder, émet l’hypothèse que le climat est une résultante de l’influence conjuguée des nuages, du soleil et des rayons cosmiques.

Quoi qu’il en soit, vu que le dernier sous-cycle de réchauffement, relatif, a débuté environ en 1975, ne pourrait-on pas s’attendre à ce qu’un nouveau sous-cycle de refroidissement, relatif, ait débuté aux environs de 2005? Et bien, c’est exactement ce qu’annoncent certains scientifiques! Le Professeur Easterbrook est professeur de géologie à l’Université de Washington. Il est l’auteur de 8 ouvrages et de 150 publications avec une spécialisation dans la géomorphologie, la géochronologie du Pléistocène et la géologie glaciale. Ecoutons le:

«Malgré l’absence de réchauffement climatique en dix ans, et des records de froid en 2007-2008, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (le GIEC) et les créateurs de simulateurs informatiques, qui croient que le CO2 est la cause du réchauffement planétaire, prévoient toujours que la Terre fera face à un réchauffement catastrophique au cours de ce siècle. Les simulateurs informatiques du GIEC ont prédit un réchauffement planétaire de 1° F par décennie et de 5-6° C (10-11° F) d’ici 2100 (Fig. 1), ce qui causerait une catastrophe planétaire ayant des effets sur la vie humaine, l’habitat naturel, l’énergie et les ressources en eau, ainsi que la production de nourriture... Toutefois, les données sur les changements climatiques enregistrées par le passé suggèrent un scénario complètement différent pour le 21e siècle. Au lieu d’un réchauffement planétaire radical, à un rythme de 0,5° C (1° F) par décennie, les données des cycles naturels précédents suggèrent un refroidissement planétaire pour les premières décennies du 21e siècle, soit jusqu’en 2030, suivi d’un réchauffement planétaire de 2030 à 2060 et d’un nouveau refroidissement planétaire de 2060 à 2090. (Easterbrook, D.J., 2005, 2006 a, b, 2007, 2008a, b); Easterbrook et Kovanen, 2000, 2001). Les fluctuations climatiques des dernières centaines d’années suggèrent des cycles climatiques de réchauffement et de refroidissement d’environ 30 ans, une tendance généralement à la hausse depuis le Petit Age glaciaire.» [61]

Et il conclut son long article (de novembre 2008): «Le réchauffement planétaire (c’est-à-dire le réchauffement depuis 1977) est terminé. L’augmentation infime de CO2 anthropogénique dans l’atmosphère (0.008%) n’était pas la cause du réchauffement. Il s’agissait de la continuité de cycles naturels qui se sont produits au cours des 500 dernières années. L’épisode froid de l’OPD a remplacé l’épisode chaud dans l’océan Pacifique, ce qui nous garantit environ 30 ans de refroidissement planétaire, peut-être plus intense que celui de 1945 à 1977. Ce qui est incertain, c’est à quel point le climat planétaire sera plus froid durant cette période. Les récents changements solaires suggèrent que le refroidissement pourrait être assez important. Il ressemblerait davantage au cycle froid de 1880 à 1915 qu’à celui, plus modéré, de 1945 à 1977. Un refroidissement plus draconien que ces derniers, comparable à ceux des minima de Dalton et Maunder, pourraient plonger la Terre dans un autre Petit Age glaciaire. Toutefois, seul le temps dira si cela est probable ou non.»

Et lorsque l’on consulte, en bon anglais, les résultats affichés pour les glaces Arctiques, par le National Snow and Ice Data Center, pour le mois d’août 2009, en relation avec août 2008 et août 2007, il semble effectivement, et très nettement, que l’on soit dans une phase de refroidissement. [65]

Ouvrons les parapluies car les insultes, et les tomates, climatiques vont voler bas. Mais pouvons nous faire abstraction des vagues de froid extrême qui ont anéanti des centaines de vies humaines, les troupeaux et les récoltes au Pérou [39] depuis 2003 (et il neiga à Buenos Aires)? Pouvons nous faire abstraction des troupeaux de chèvres décimés par le froid durant l’hiver 2007/2008 dans l’Himalaya (et il neigea à Katmandou)? Pouvons-nous faire abstraction de trois étés froids et humides au Canada et du mildiou (Phytophtora infestans), de souche beaucoup plus virulente que celui qui a provoqué la grande famine en Irlande au 19 ème siècle, qui a détruit en quelques jours, au début de l’été 2009, une grande partie de la récolte de tomates et de pommes de terre dans 13 états à l’est des USA ainsi qu’au Canada? Pouvons-nous faire abstraction de l’hiver 2008/2009, le plus froid que nous ayons connu en France depuis 20 années? [40] [64] Pouvons-nous faire abstraction des records de froids, durant l’été 2009, jamais vus depuis des dizaines d’années, qui ont été enregistrés dans la majorité des USA. [62] Pouvons-nous faire abstraction du fait que les états de l’Ohio, de l’Illinois, de l’Indiana, et de West Virginia ont vécu leur mois de juillet le plus froid depuis 115 ans? [62] Nashville, au Tennessee, la ville de Mr Al Gore, a battu en juillet le record de froid de 1877. [63] Peut-être un clin d’oeil de Gaïa!!

D’ailleurs, révolution dans les chaumières, il semblerait même que certains des pontifes du GIEC ne puissent plus en faire abstraction. C’est le cas de Mojib Latif de l’Institut Leibniz des Sciences Marines de l’Université de Kiehl et du Max Planck Institute à Hamburg en Allemagne. Il est l’auteur de 3 ouvrages (sur le changement climatique) et de 130 publications scientifiques. Le Max Planck Institute lui a décerné, en 2000, le prix de la Science Publique. C’est l’un des top modélisateurs du climat au GIEC: [83] il est réputé pour avoir contribué, de manière très conséquente, au développement des modèles de simulation du climat global et de leur utilisation pour des prédictions à court et moyen termes. Il a contribué aux rapports du GIEC de 2001 et de 2007. Il est l’auteur de l’ouvrage publié en juin 2009: “Climate Change: the point of no return”. [38]

Et pourtant, lors de la 3ème “Conférence Mondiale du Climat” à Genève [36] (du 31 août au 4 septembre 2009), Mojib Latif
a déclaré, devant plus de 1500 scientifiques du climat de la planète, que «Les prévisions du changement climatique sont proches du dérapage.... Je ne suis pas un des sceptiques du climat. Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d’autres le feront.»

Et selon le communiqué de Fred Pearce [37], que l’on ne peut pas soupçonner d’être un climat-sceptique, (en date du 5 septembre 2009, c’est tout “frais”): «Latif a prédit que dans les prochaines années, [81] [82] une tendance refroidissante naturelle allait prendre le pas sur le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l’Atlantique Nord qui sont connues sous le nom d’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Rompant avec l’orthodoxie du changement climatique, il a dit que les cycles de l’Oscillation Nord Atlantique étaient probablement responsables, en partie, du fort réchauffement global que nous avons vécu pendant les trois décennies écoulées. “Mais de combien? cela reste encore à déterminer.” a-t-il dit aux conférenciers. L’Oscillation Nord Atlantique est maintenant entrée dans une phase froide.

Latif a également ajouté que les cycles de l’Oscillation Nord Atlantique expliquent le reverdissement récent du Sahel en Afrique après les sécheresses des années 1970 et des années 1980. James Murphy, le responsable des prévisions climatiques au Met Office (l’agence météo anglaise) a confirmé son accord et a établi une corrélation entre l’Oscillation Nord Atlantique et la mousson en Inde, ainsi qu’avec les ouragans dans l’Atlantique et la mer glacée de l’Arctique. “Les océans sont un facteur décisif de la variabilité décennale naturelle” a-t-il déclaré.»

Permettez-moi de jubiler. Edouard Le Danois, l’océanographe et astronome, va finir par sortir des oubliettes. Il y aura sûrement encore des irréductibles du CO2 qui vont s’écrier que le refroidissement global va intensifier le réchauffement global anthropique puisque, chauffage hivernal aidant, nous allons consommer encore plus d’énergie fossile! En effet, les voies de Gaïa ne sont pas linéaires. Un cycle peut en cacher un autre.

Quant au Syndrome du Titanic? Sûrement, mais avant tout du Titanic Agricole si l’on veut analyser objectivement la destruction de la Biosphère. En tout cas, il semblerait que le super-ordinateur/simulateur du GIEC, commence à prendre l’eau de toutes parts. En épitaphe: “Dans l’océan Virtuel de ses vanités et de ses arrogances, il sombra, atomisé par un iceberg émergeant du Réel. A l’image de son homonyme, de chair et d’os, et à l’instar de son frère de silicium, qui, dans son Odyssée, s’abîma en explorant le vide, il eût pu s’appeler HAL”. (Un autre clin d’oeil de l’histoire: dans les manuscrits de Nag Hammadi des Païens Gnostiques du III ème siècle, qui luttaient alors contre la pensée Monolithique, HAL, en copte, signifie “tromperie, stratagème, simulation”).

Que faut-il faire? Peut-être annuler la prochaine conférence de Copenhague sur le Réchauffement Climatique Anthropique: il n’en sortira rien. Ou peut-être alors en recycler les thèmes de réflexion, et d’action, qui devraient être: la reconversion à l’agriculture biologique, la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce...

Je prie le lecteur de me pardonner pour la longueur de cet essai mais cela m’a sincèrement libéré, après deux années de silence, d’un énorme poids sur la conscience. Je continuerai de présenter des traductions de l’anglais, au fil de mes disponibilités, sur tous les thèmes liés au climat et en particulier celui du passé de la Terre.

La Vie est belle. Inhalons et Exhalons à pleins poumons. Et que ce soit dans le froid ou dans le chaud, je suis intimement convaincu qu’il va nous falloir enseigner à nos enfants comment survivre dans la Beauté de Gaïa. Afin de préparer les voies des Tribus du Futur.




Dominique Guillet.



Post-scriptum: Afin d’illustrer mes états d’âme quant aux fondements de la société occidentale mortifère, qui sombre dans la virtualité, je laisserai “aux intégristes les scories de leurs mythes” et je vous livre ces quelques mots de Maurice Chaudière [76], poète et apiculteur, par la bouche de Dédale: [75]



Séquelles ! Je laboure des séquelles…
Je vis au cœur de mes déchets !
Pour avoir répondu aux suppliques des hommes,
je partage leur sort, je partage le tort de les avoir aimés…
Par ma faute la Terre, la Mer, le Ciel… l’Univers entier s’encrassent et se mutilent…
Or les hommes sont là qui me pressent d’agir…
Des hommes intrépides qui convoitent les Astres !
Ils me somment aujourd’hui de les conduire plus loin, plus haut, toujours plus haut…
vers cet ailleurs inconcevable où s’abîment les cieux…
Plus rien ne les anime que le goût du vertige !
Un ordre virtuel, de mirage en mirage, occulte le réel
Les capsules et les sondes se disputent la gloire de leurs nouveaux trophées…
Cependant qu’ici-bas les robots en faillite encombrent le marché gigantesque des villes…
L’Espace n’a plus de bornes et la Terre n’a plus d’axe…
Vertical, désormais l’horizon n’a plus d’âme…
L’Amour n’a plus d’emploi !
Les Dieux se taisent...
Alors, sans attendre l’aval d’aucun autre Titan,
laissant aux intégristes les scories de leurs mythes,
j’en appelle au destin sublime qui les hante: l’exploration du vide !
En dépit des trous noirs et des météorites qui dispersent les anges,
je vais bâtir enfin ma propre sépulture:
un labyrinthe sidéral où je saurai, comme les Dieux, à tout jamais me taire !


http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html





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Voici sa déclaration rendue publique le 11 septembre, à la veille de son 65ème anniversaire.




Le département USaméricain de la Justice a de nouveau fait de son appellation arrogante et prétentieuse un objet de risée.

Après avoir fait libérer un adepte authentique et persistant de Charles Manson, leader d’un culte de la mort, qui avait tenté d’assassiner le président Gerald Ford, un terroriste croate reconnu, ainsi qu’un autre auteur d’une tentative d’assassinat contre le président Ford, en application de la loi sur les mises en liberté obligatoires après 30 ans de réclusion, la Commission US des mises en liberté conditionnelle (Parole Commission) a estimé que ma libération « ferait la promotion d’un manque de respect pour la loi ».

Si seulement le gouvernement fédéral avait respecté ses propres lois, pour ne pas parler des traités qui sont, en vertu de la Constitution US, la loi suprême du pays, je n'aurais jamais été condamné ni forcé de passer plus de la moitié de ma vie en captivité. Sans parler du fait que toute loi dans ce pays a été créée sans le consentement des peuples premiers et qu’elle est appliquée de manière inégalitaire à nos dépens. Mon expérience devrait pour le moins remettre sérieusement en cause la compétence juridique douteuse du FBI sur les terres indiennes.

La phrase de la Commission était une citation de la formule employée par le futur ex-Procureur fédéral Drew Wrigley, qui apparemment espère conquérir le poste de gouverneur du Dakota du Nord à la tête de la cavalerie du FBI.
Ce faisant, il marche sur les traces de William Janklow, qui a construit  sa carrière politique sur sa réputation de chasseur d’Indiens, passant du poste de procureur tribal (et violeur présumé d'une mineure indigène) à celui de Procureur général de l'État, puis de gouverneur  du Dakota du Sud et de membre du Congrès. Certains se souviendront que Janklow avait revendiqué  la responsabilité d’avoir dissuadé le Président Clinton de m’accorder le pardon avant d’être reconnu coupable d’homicide (et démis de sa charge au Congrès). Le prédécesseur historique de Janklow, George Armstrong Custer, espérait de même qu’un massacre glorieux de Sioux le propulserait à la Maison Blanche, et nous savons tous ce qui lui est arrivé.

Contrairement aux barbares qui réclament mon sang dans les couloirs du pouvoir, les peuples premiers sont de vrais humanitaires : nous prions pour nos ennemis. Mais nous devons être assez réalistes pour nous organiser afin de gagner notre propre liberté et l'égalité en tant que nations.
Nous constituons 5% de la population du Dakota du Nord et 10% de celle du Dakota du Sud et nous pourrions utiliser cette influence pour promouvoir notre propre pouvoir sur les réserves, où nous devrions nous concentrer. Si nous étions organisés comme un bloc électoral, nous pourrions défaire la base même de la compétition entre Dakotas pour savoir qui est le plus raciste. Dans les années 1970 nous avons été obligés de prendre les armes pour affirmer notre droit à la survie et l'auto-défense, mais aujourd'hui, la guerre n’est qu’une idée parmi d’autres. Il nous faut maintenant résister à l'oppression et la colonisation armées avec nos corps et nos esprits. Le droit international est de notre côté.

Compte tenu du profil de ces trois détenus fédéraux mis en liberté conditionnelle récemment, il pourrait sembler que mon plus grand crime est d’être un Indien. Mais la vérité est que mon plus grave crime est d’être innocent.

En Iran, les prisonniers politiques sont parfois libérés s'ils s’avouent coupables des accusations ridicules pour lesquelles ils sont traînés en justice, afin de les discréditer et de les intimider, eux et les citoyens qui pensent comme eux.

Le FBI et ses commis ont suggéré la même chose, tout comme la Commission des mises en liberté conditionnelle, lorsqu’elle a décidé en 1993 que mon refus d'avouer motivait son refus de libération conditionnelle.








"Obama ! Le changement et l'espoir, pour les Indiens américains, commence par la liberté de Leonard Peltier" (Manifestation de l'AIM, American Indian Movement)







Se proclamer innocent,  c’est suggérer que le gouvernement a tort, si ce n’est qu’il est lui-même coupable.

Le système judiciaire usaméricain est configuré de telle sorte que l’accusé n'est pas condamné pour le crime lui-même, mais pour avoir refusé d'accepter un quelconque plaidoyer de marchandage (reconnaissance préalable de culpabilité) et pour avoir osé contraindre le système judiciaire à lui reconnaître le droit de rejeter les charges retenues contre lui dans un procès.





Une telle insolence est invariablement punie par des réquisitions du ministère public en faveur de peines maximales, quand il n’exclut pas carrément l’échelle de peines proposées par le tribunal dans ses directives, ainsi que toute possibilité de mise en liberté conditionnelle.

Pour autant que les non-autochtones détestent les Indiens, nous sommes tous dans le même bateau.

Tenter de copier ce système au sein de l’administration tribale est pitoyable, pour le moins.

Ce n'est que cette année, dans l’affaire Troy Davis, que la Cour suprême a reconnu la proclamation d’innocence comme un moyen de défense juridique légitime. Comme les témoins qui ont été contraints de témoigner contre moi, ceux qui ont témoigné contre Davis ont renoncé à leurs déclarations, et pourtant Davis a frôlé a mise à mort. J’aurais pu moi-être exécuté, si le gouvernement du Canada n’avait mis comme condition à mon extradition une renonciation à la peine de mort.

L'ordre ancien est bien représenté par le juge Antonin Scalia de la Cour suprême, qui a déclaré dans son avis dissident dans le cas Davis : " "Cette Cour n’a jamais considéré que la Constitution interdit l’exécution d’un accusé reconnu coupable qui a eu un procès complet et équitable mais a ensuite été en mesure de convaincre un tribunal d’habeas corpus  qu’il est « effectivement » innocent. Bien au contraire, nous avons à plusieurs reprises laissé la question sans réponse, tout en exprimant des doutes importants sur le fait qu’une quelconque proclamation d’ « innocence effective » alléguée puisse avoir valeur constitutionnelle. »

L’estimé sénateur du Dakota du Nord , Byron Dorgan, qui est actuellement le président de la Commission permanente du Sénat aux Affaires indiennes, a utilisé sensiblement le même raisonnement lorsqu’il a écrit que «notre système juridique a jugé Leonard Peltier coupable du crime dont  il était accusé. J'ai passé en revue les actes du procès, et je pense que le verdict était équitable et juste ».

Pour les autochtones, c'est une déclaration bizarre et incompréhensible tout comme l’est l’assertion que l'innocence et la culpabilité ne sont qu’un simple statut juridique, pas nécessairement ancré dans des faits matériels.

C'est un truisme de dire que tous les prisonniers politiques ont été reconnus coupables des crimes dont ils étaient accusés.

La vérité est que le gouvernement veut obtenir de moi une fausse confession dans le but de valider une opération qui était un coup monté plutôt bâclé, dont l’exposition publique pourrait ouvrir la porte à une enquête sur le rôle des USA dans la formation et l’équipement de milices de goons [Guardians of the Oglala Nation, milice mise en place par Dick Wilson président du conseil tribal de la réserve oglala-lakota de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, en 1972 ; goon signifie aussi jaune, au sens de briseur de grève, NdT] pour éliminer le mouvement de base contre la dictature fantoche à Pine Ridge [le conseil tribunal corrompu de la réserve, NdT].



En USamérique, il ne peut, par définition, pas y avoir de prisonniers politiques, mais seulement des gens dûment  jugés coupables par un tribunal légal. Il est jugé trop controversé, ne serait-ce que d’envisager publiquement que le gouvernement fédéral pourrait fabriquer et supprimer des preuves pour provoquer la défaite de ceux qu’il considère comme ennemis politiques. Mais c'est un fait démontrable à chaque étape de mon affaire.

Je suis aujourd'hui  un prisonnier politique de Barack Obama, et j'espère et je prie pour qu’il adhère aux idéaux qui l’ont poussé à briguer la présidence.   Mais, comme Obama lui-même pourrait le reconnaître, si nous l'attendons pour résoudre nos problèmes, nous passerons à côté du message de sa campagne. C’est seulement en nous organisant dans nos propres communautés et en faisant pression sur ceux qui sont censés être nos dirigeants que nous pourrons susciter les changements dont nous avons tous un tel besoin.

 S'il vous plaît soutenez le Leonard Peltier Defense Offense Committee dans notre effort pour amener le gouvernement des USA à respecter sa propre parole.

Je vous remercie, vous tous qui êtes restés à mes côtés pendant toutes ces années, mais nommer qui que ce soit en exclurait bien d’autres.

Nous ne devons jamais perdre l'espoir dans notre lutte pour la liberté.

Dans l'esprit de Crazy Horse,

Leonard Peltier

Leonard Peltier #89637-132
USP-Lewisburg
US Penitentiary
PO Box 1000
Lewisburg, PA 17837





Retour à la maison après le bain de bébé, (Huile, 2009), 24" X 15", par Leonard Peltier


Source : 09/11/09 STATEMENT FROM LEONARD PELTIER REGARDING DENIAL FOR HIS PAROLE

Article original publié le 11/9/2009

Sur l’auteur

Fusto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8673&lg=fr




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J'accuse le CRIF
d'avoir colonisé la France ...
et de l'avoir dévoyée !

evaresis@yahoo.fr

Vendredi 18 Septembre 2009


J'accuse le CRIF d'avoir colonisé la France




Cela fait plusieurs mois que je prépare cet article, dont l'idée m'est venue en remarquant l'influence grandissante des Institutions Juives sur la politique française, depuis l'accession de Nicolas Sarkozy à la tête de notre pays, influence changeant radicalement le visage de la France. Quelques semaines avant la parution  du livre de Paul-Eric Blanrue, "Sarkozy, Israël et les Juifs", j'évoquais avec Michel Collon ma préoccupation, à l'issue d'une de ses conférences. Mais l'Actualité, très chargée, ne m'a pas permis de publier ces lignes. Je n'ai pas encore lu le livre de mon confrère, volontairement, pour ne pas être influencée par ses idées.  
 
 Il est manifeste que les groupes d'influence qui défendent les intérêts de la Communauté juive en France, sont plus actifs qu'ailleurs. Même les Etats-Unis, dont les choix portent souvent la marque des groupes de pression juifs, ou des lobbies attachés à défendre les intérêts d'Israël,  ne sont pas autant influencés qu'en France, pourtant le pays le plus attaché à son indépendance nationale, depuis le Gl de Gaulle.
J'ai cherché à comprendre pourquoi, et je donnerai plus loin mon point de vue, certes original, mais dont j'ai hélas la certitude qu'il doit n'être que trop vrai.

Auparavant, j'aimerais analyser certains faits me paraissant incontournables,
dans trois directions :

La première concerne la politique extérieure, la seconde la politique intérieure, et la troisième, le climat actuel en France, profondément modifié, particulièrement malsain et lourd de menaces pour les libertés
- donc pour la démocratie.

Je crains fort, en effet, que nous ne nous acheminions vers un régime crispé, d'essence totalitaire, policière, répressive.




 
 Le CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France, est l'un des organismes qui défendent les intérêts des Juifs en France, essentiellement sur le plan politique ; il est actuellement présidé par M.
Richard Prasquier, qui se définit lui-même comme "porte-parole de la Communauté juive de France auprès des Pouvoirs Publics, le CRIF est sa représentativité politique, c'est à ce titre qu'il s'exprime auprès des Médias".

De nombreux Juifs, néanmoins, contestent sa représentativité, allant jusqu'à remettre en cause sa légitimité.
 
 Parmi les autres Institutions juives très actives, très engagées, citons
l'Union des Etudiants Juifs de France, l'UEJF,
l'Association qui défend les intérêts des patrons juifs,
et la Ligue contre l'antisémitisme, la LICRA.

Elles ont, avec le CRIF, la faveur d'un Nicolas Sarkozy très opportuniste, plus soucieux de sa carrière que des intérêts du pays qu'il est censé représenter.  Et le CRIF, aujourd'hui, est "le" passage obligé des ambitieux.
On chuchote même que le Président français ne ferait pas un pas sans être accompagné par un dignitaire du CRIF...  et que sa première visite, aux Etats-Unis, aurait été pour le Congrès juif mondial. 
De quoi teinter, en effet, les choix de la France d'aujourd'hui.  
 
 Et pour revenir aux propos que j'ai annoncés, le CRIF et la LICRA ont pour objectif d'influencer la politique française afin qu'elle s'aligne sur celle d'Israël, n'hésitant pas à justifier ouvertement le génocide palestinien,
à défendre les orientations du gouvernement israélien pourtant "fascisant"
(le Likoud appelle d'ailleurs ouvertement à l'élimination ou à la déportation de masse des Palestiniens), et même à reconnaître Jérusalem comme la capitale historique d'Israël, devant donc rester une et indivisible.
 
 
  Implicitement, donc, les amis de Sarkozy issus du CRIF, et de quelques autres Institutions censées représenter les Juifs de France,  reconnaissent le bien-fondé de ce qui est intolérable aux yeux de tous : Les punitions collectives (pourtant interdites) infligées aux Palestiniens pour avoir exprimé démocratiquement leur choix à Gaza, la privation des droits élémentaires, les bombardements même avec des armes prohibées (uranium appauvri, phosphore blanc ou rouge, le DIME...) et au risque de faire de Gaza le laboratoire, vivant, des nouvelles armes, la destruction des infrastructures et plus largement de toute vie normale, en particulier professionnelle, le blocus privant les Gazaouis des équipements nécessaires, même des matériaux médicaux ou pour la reconstruction, ou encore l'incarcération de tout un peuple, fait unique dans l'Histoire de l'humanité (Gaza est le plus grand camp de concentration du monde), son extermination progressive (séquelles et malformations, en particulier, après les bombardements sur les populations civiles ?),  le déversement des eaux usées brutes, non traitées, en Cisjordanie, par de grands tuyaux métalliques, etc etc, sans parler des commerces de la mort,  des trafics d'êtres humains, soulevant l'indignation mondiale. D'un mot, Abraham Burg résume: "Israël vit par l'épée".
Violence d'Etat intolérable ! Et les Palestiniens continuent de payer, injustement, pour ce que les Juifs ont subi...  
 
 Et c'est cette politique barbare, pourtant, que le CRIF cautionne, et même dont il se rend complice, par exemple en apportant le soutien des Juifs de France à Tsahal.
Pour moi, c'est une forme de négationnisme à l'égard des souffrances des Palestiniens, pourtant innocents de la Shoah perpétuellement instrumentalisée, d'ailleurs, à des fins coloniales, impérialistes,
de contrôle et de domination.
Israël est de notoriété publique le grand agent de la contre-révolution.
 
 Or, justement, des hommes du CRIF conseillent Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère, notamment au Proche-Orient et au Moyen Orient. Avec pour conséquence, il y a quelques mois, par exemple, une chose inimaginable auparavant : "L'Elysée a annoncé le déploiement d'un frégate dans les eaux internationales au large de Gaza pour participer à la lutte contre la contrebande d'armes, à la demande du président Nicolas Sarkozy et en coopération avec Israël et l'Egypte" (lepoint.fr). Autre illustration du changement de politique, la présence d'une base militaire française à Abu Dhabi, ce qui constitue une agression contre une nation souveraine, pacifique. A terme, une décision comme celle-ci, sous influence, menace directement les intérêts français dans le monde. Et que dire du choix du Ministre des Affaires Etrangères, le très néoconservateur Bernard Kouchner, le plus va-t-en guerre de tous, alors que c'était Hubert Védrine qui était pressenti ? Or, Kouchner prévient ouvertement, finalement, que la guerre contre l'Iran est inévitable...
 
 Et c'est aussi le CRIF qui est derrière le choix du personnel du Quai d'Orsay, complètement réorganisé, amputé de ses éléments gaulliens, partisans d'une politique indépendante et pro-arabe... Sous l'impulsion du CRIF, désormais, seuls sont tolérés, aujourd'hui, les Ambassadeurs souhaitant un rapprochement inconditionnel avec les Etats-Unis, sous la férule de l'OTAN, et au risque de toutes les guerres coloniales, impériales, préventives, permanentes, nucléaires, hautement prédatrices, et soi-disant au nom de la Liberté, de la paix, de la Sécurité, de la Démocratie...
menaçant en réalité la paix mondiale, et les intérêts français. 
Et aussi, à terme, on oublie trop de le dire, l'existence même de l'Etat d'Israël !
Car il pâtira, au final, de toutes ces folies...
 
 Cette épuration qui ne dit pas son nom, ce grand nettoyage ne touche pas seulement le Quai d'Orsay, mais aussi toutes les Grandes Institutions, toutes les Administrations, aujourd'hui purgées des éléments indésirables, trop favorables aux idées du Gl de Gaulle, trop indépendantes. Réalise-t-on l'ampleur du changement ?  "La France vit une épuration sourde de ceux qui ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens", déclare en connaissance de cause le professeur de géopolitique Aymeric Chauprade.
 
 Comment le CRIF pourrait-il être crédible, alors qu'il soutient un gouvernement criminel, violant constamment le Droit, les résolutions internationales, lequel gouvernement est le plus réactionnaire, le plus extrémiste, le plus fanatique de l'Histoire d'Israël ? C'est pourtant ce pays qui a eu des dirigeants comme M. Begin, Prix Nobel 1978, déclarant sans ambages : " Notre race est la race des maîtres. Nous sommes des dieux divins sur cette planète. Nous sommes aussi différents des races inférieures comme ils le sont des insectes.... Les autres races sont comme l'excrément humain.
Notre destin doit être de régner sur ces races inférieures".
(www.suntzu.vox.com/?_c=esv1)   
 
 Avec les dirigeants du CRIF comme inspirateurs de la politique étrangère, comme éminences grises, occultes,  toutes les traditions françaises sont bousculées. Au lieu de mener une politique neutre, en faveur de la paix, multilatérale, comme avec le tandem Chirac-de Villepin qui a été l'honneur de la France lors de la guerre d'Irak, voici notre pays désormais prêt à être au premier rang des guerres de  l'OTAN, de l'Occident impérial, colonial, accaparant les richesses du monde, soutenant les dictateurs dociles, privant les peuples de leur souveraineté, de leurs ressources, les maintenant dans la misère et la servitude, bref perpétuant un  Système inique, meurtrier, brutal.

En s'appuyant sur les recommandations du CRIF, soutien d'Israël lui-même agent de la contre-révolution mondiale orchestrée par les USA, Sarkozy s'inscrit dans une stratégie préjudiciable aux intérêts des peuples comme de la France, en définitive, et en l'alignant sur les choix anglo-saxons, il nuit grandement à l'image de notre pays dans le monde.  La France de Sarkozy conseillé par le CRIF devient le supplétif des guerres de l'OTAN, en rupture totale avec la politique voulue par le Gl de Gaulle et perpétuée par ses successeurs. Et elle risque de se retrouver impliquée dans un choc de civilisations contraire à ses principes, et lourd de risques pour le devenir de l'humanité. Bref, notre politique interventionniste, coloniale, alignée, imposant par la force un certain ordre mondial, unipolaire, est indéfendable.
 
 Et nous avons été ridiculisés à Durban, avec une scénographie inscrite à l'avance, un coup d'éclat prémédité, anti-démocratique et grotesque, avec un CRIF donnant le signal d' évacuation d' une partie de la salle, alors qu'Ahmadinejad faisait pourtant une déclaration respectable, dans la droite ligne des grands discours tiers-mondistes. Que la France se prête désormais à de telles manipulations, est indigne d'elle.



 
 
 Une politique intérieure inspirée par le CRIF  

 
 La politique intérieure de la France porte également la marque du CRIF.
Là aussi, le modèle impulsé par le Gl de Gaulle avec le Conseil National de la Résistance, est en pleine déliquescence, appelé à disparaître bientôt sous les coups de butoir de la Haute Finance ennemie des peuples.

Tout passe peu à peu à la trappe, dans un silence médiatique assourdissant : depuis les protections sociales jusqu'aux services publics, en passant par le Droit du Travail ou la Recherche. Et de surcroît, la laïcité est menacée par les intérêts catégoriels et communautaristes, divisant au lieu d'unir, et puis l'indépendance de la Justice risque d'être un souvenir, même chose pour la liberté de l'information, aux mains des sionistes,
et un Etat totalitaire se met progressivement en place, pour mieux contrôler chaque citoyen...
Tout, finalement, est réformé, "modernisé", dénaturé, la France de Sarkozy conseillé par le CRIF n'aura plus rien de commun avec celle d'antan: Il y aura un avant, et un après Sarkozy, la fin d'une Nation souveraine, fière de son modèle social, de ses valeurs républicaines, de sa laïcité, au profit d'un Etat à l'américaine, brutal, sauvage, doux aux forts, impitoyable avec les faibles... La France était maître de son destin, celui-ci lui est désormais imposé de l'extérieur, faisant d'elle un Etat couché, aligné, semblable à tant d'autres, notamment anglo-saxons.... Une France néo-conservatrice !!!! Bush était haï dans le monde entier, et c'est la France qui a hérité de son successeur, aussi fermé aux besoins de son peuple, aussi méprisant envers son pays, aussi cyniquement sourd aux intérêts des citoyens, aussi attentif au sort des plus nantis, et aussi va-t-en guerre.  
 
 Et le CRIF se mêle même de donner des leçons aux magistrats français, en les sommant, via la Ministre de la Justice, de revoir leur copie, dans l'affaire Fofana... Et les pressions du CRIF auraient commencé avant même que la Cour n'aie prononcé son verdict !!!! Du jamais vu ! De qui se moque-t-on ?
Même le Nouvel Obs et Marianne ont trouvé que, décidément, la soumission de l'Etat français aux diktats du groupe de pression qui représente la faction la plus radicale de la communauté juive, dépassait les limites !
 
 Et bien sûr, le CRIF prend soin de placer ses partisans à la tête de tous les partis, pour que quels que soient le choix des Français (si l'on peut parler ainsi, puisque les choix sont désormais habilement et insidieusement suggérés, mieux dit, imposés par les Médias sionistes), un partisan de la politique atlantico-sioniste soit aux commandes ! (voir mon article, "Janus, la politique de l'imposture", http://r-sistons.over-blog.com/article-35281001.html).
N'est-ce pas le chou-chou des Français bernés, D. Strauss-Kahn, qui a déclaré, dans une de ses plus célèbres citations : "Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de la France, doit partout où il le peut, apporter son aide à Israël.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques". 

Et un autre socialiste "bon teint", Delanoë,  déclare peu socialistement parlant et très crifiennement, "la création de l'Etat d'Israël ne serait pas l'installation d'une colonie juive en Palestine, mais au contraire la décolonisation de la Palestine occupée... par les Palestiniens et restituée à son peuple d'origine, les Juifs".

Vous allez voter pour ces "socialo"-sionistes militants, vous ??? 

Et savez-vous que François Hollande avait promis au CRIF de purger le Quai d'Orsay et l'ENA de leurs éléments "arabes", s'il était élu ????
Janus...  la politique de Janus !
 
 Moi, cette France-là, couchée, vassale, appliquant ce que des Institutions, véritables corps étrangers, décident pour elle, cela ne me convient pas, à plus forte raison, comme dit de Gaulle, s'il s'agit de "fiers et de dominateurs" ! La France dominée ??? Celle de 1789 ? Celle de l'Appel du 18 Juin ? Celle du Conseil National de la Résistance ?  Celle du modèle républicain, Liberté, Egalité, Fraternité ?  
 
 Et à propos de libertés, au fait, que deviennent-elles dans la France crifienne ??  Les médias, par exemple ? La journaliste que je suis, attachée au pluralisme, à l'indépendance de la presse, à sa neutralité... ne peut accepter la désinformation,  la propagande,  dans des Médias dirigés par les Industriels de l'Armement et orchestrés par la fine fleur sioniste.

Désormais, la France est lanterne rouge de l'Europe, devançant même l'Italie de Berlusconi !

En avant les mensonges, l'abrutissement des Français, le mot d'ordre est, aujourd'hui :
Empêchons-les citoyens de penser !
 
 Et justement, la Police de la pensée crifienne veille.  L'humour de Dieudonné ne fait pas rire, et quand il se présente, pour dénoncer l'omniprésence des sionistes, que se passe-t-il ? Voué à la censure et même au diable ! On tente, bien peu démocratiquement, de l'empêcher de se présenter. Aujourd'hui, on promeut un journaleux sans talent parce qu'il a fait de l'Islamophobie son fond de commerce, Ph. Val, et on diabolise le talentueux Siné, qui a osé critiquer Israël !

Mais justement, "est-il permis de critiquer Israël" ?

L'auteur de ce livre, Pascal Boniface, a éprouvé les limites de la liberté.  A ses dépens, comme Alain Ménargues, Richard Labévière, Jean-Marie Bigard, Alain Hertoghe, Marion Cotillard, Bruno Guigue, Aymeric Chauprade, Daniel Mermet, Edgar Morin, et.. et.. Dieudonné, évidemment !!! Pour ne citer que ceux-là.... Me Gilles-William Goldnadel  s'est fait une spécialité de poursuivre les esprits trop libres, gageons qu'un bataillon d'avocats va être mobilisé pour éplucher chaque mot de cet article, oui chaque mot, pour dénicher la faille...




Ah que la France sarkozienne, ou crifienne, est belle !!! 

Oui, qu'elle est belle la patrie des Droits de l'homme aujourd'hui !!!! 
Dieudo a le droit de se moquer des Islamistes, mais surtout pas de leurs clones fanatiques au sein du judaïsme ! Lynchage, chasse aux sorcières, Mac Carthysme, le grand jeu ! 

France, qu'as-tu fait de ta Liberté, l'un de tes trois grands principes républicains ???

Avec le tandem Sarkozy-CRIF, la liberté des journalistes est surveillée, et tout embryon de critique d'Israël est taxé d'antisémitisme ! Au menu des Médias, encore et
toujours : La Shoah. Au TOP, 60 ans après !!! Et les 60 ans de la colonisation de la Palestine ? Silence médias sionistes...  Crif aidant, les chaînes publiques se comportent comme des privées, très privées... Armes de désinformation massives, arguments de mensonges massifs, formatages des esprits en chantant, en riant, en peoplisant, en mentant etc etc.... Les petits copains de Leymergie ou de Darmon sont là, ceux du CRIF aussi, et tout ce beau monde chaque jour s'évertue à laver nos cerveaux... la poudre Crif-Crif lave plus blanc !!!

Vous avez dit Médias colonisés ??  
 (Voir mon blog r-sistons à la désinformation http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com )
 
 Et il y a bien pire encore. Avec le CRIF, c'est comme avec les collines alsaciennes.
Quand on atteint un sommet, on en découvre un autre !!!
 
 Car en réalité, le CRIF et les Institutions du même style, déviantes par rapport au Judaïsme officiel (puisque les valeurs sont diamétralement opposées), le CRIF et ses amis, donc, sont déterminés à empêcher que soit diffusée toute opinion différente de la leur.

Alerte ! La chasse aux sorcières est de rigueur :

Ce climat rappelant celui du MacCarthysme, instaure une véritable terreur, les plus honnêtes et sincères des Français en ont fait l'amère expérience,  de l'Abbé Pierre à Raymond Barre en passant par le Préfet Guigue,  tous ont été ostracisé, montrés du doigt, exposés à la vindicte, et même mis en quarantaine ou poussés à démissionner ! Car il est interdit de critiquer Israël, sous peine d'être accusés d'antisémitisme !


Moi-même, alors que je ne supporte pas le racisme, notamment du fait de la multiplicité de mes origines, je figure abusivement sur le blog antisionisme-antisémitisme au TOP des antisémites, oui vous avez bien lu !!


Car une pensée ou une parole libres vous condamnent aussitôt, dans la France du CRIF. Et les procès à répétition (généralement en pure perte) caractérisent désormais notre "démocratie irréprochable", exacerbant, en définitive, les tensions communautaires, faisant le jeu de l'antisémitisme que l'on prétend combattre !!! Et c'est une société totalitaire qui se met en place, lentement mais sûrement,  conséquence logique d'un climat malsain d'Inquisition, une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de chaque Français, appelé à se mouler dans le cadre de la Pensée Unique. Gare aux esprits libres ! Ecoutons Freeman : " La stratégie du Lobby Israélien touche le fond du deshonneur et de l'indécence, et comprend la diffamation, les citations sélectives inexactes, la déformation volontaire d'un dossier, la fabrication de mensonges, et un total mépris de la vérité.  L'objectif de ce Lobby est le contrôle du processus politique par l'exercice d'un droit de véto sur la nomination des personnes qui contestent le bien-fondé de son point de vue, la substitution d'une justesse politique de l'analyse , et l'exclusion de toutes les options pour la prise de décisions par les Américains et notre gouvernement autres que celles qu'il favorise. " (blog les attentats du 11 septembre vus par une conspirationniste, article 3). Et en France, tout débat sur les relations avec Israël est devenu tabou ! Et impossible de trouver un vrai débat sur le renversement de la diplomatie française, sur les changements d'alliance en cours... On disserte sur le dernier fait divers, mais on n'aborde jamais les questions de fond engageant l'avenir de la France...



 
 Un climat malsain

 
 Ce climat de terreur est insupportable, il dénature les fondements mêmes de l'Etat français. Aujourd'hui, nous vivons dans un pays où règne la peur, l'intimidation, l'insinuation, la délation, la flagornerie, le chantage...
Incitation à l'auto-censure, au rejet de l'autre (musulman, russe, chinois etc), à la guerre, voilà la France d'aujourd'hui, méconnaissable, hideuse, repoussante...

Le CRIF et ses amis ont colonisé l'esprit des Français !

C'est une véritable dictature de l'esprit qui s'instaure jour après jour dans le pays de Voltaire...
au point qu'il circule désormais une liste de Juifs opposés au sionisme,
une Shit List, une liste des merdes !

Qui ose déclarer que certains Juifs sont de la merde ???? Ceux qui font la Une des Médias sionistes, aujourd'hui, sont les sionistes et leurs amis, à l'exclusion des autres , car il est interdit, aujourd'hui, d'avoir une pensée libre, réellement libre ! En France ! Tout cela prouve bien le caractère disproportionné de l'influence du CRIF et de ses amis, empoisonnant l'atmosphère ! Et privant notre pays de l'apport d'authentiques intellectuels, libérant la pensée ! Pouvant, s'ils le souhaitent, critiquer aussi Israël, publiquement, ou même douter de la Shoah, ou encore dénoncer la Pensée Unique imposée sur le 11 septembre !
 
 Savez-vous que j'étais régulièrement interviewée lorsque je publiais mes livres ? J'ai des centaines de critiques, mais à l'époque, je ne connaissais même pas l'existence du sionisme !!! Et aujourd'hui, croyez-vous qu'un seul Média inviterait l'intellectuelle, l'esprit libre, que je suis, à débattre ?

Lorsqu'il m'a interviewée, Philippe Bouvard a un jour dit : "Je n'ai jamais vu quelqu'un qui crève autant l'écran". Décapant ! Oui, mais pas dans les Médias sionistes ! Demandez à Monique Atlan si elle parlera du livre "Sarkozy, Israël et les Juifs" ! Non ! C'est ça, la liberté ?
   
 Mais comme si cela ne suffisait pas, voici un nouveau sommet, une loi scélérate en préparation, de surcroît osant se prévaloir de ML King !  Pour criminaliser l'antisionisme, donc toute critique de la politique criminelle d'Israël ! Cette loi scellerait la mort définitive de la liberté de penser, d'opinion, de parole !!!  Elle serait une honte, un scandale !
 
 Avant de me demander pourquoi le CRIF a pu ainsi, impunément, sans aucune entrave, coloniser la France,
la prendre en otage, jouir d'une telle influence dans notre pays, je voudrais conclure provisoirement :
 
 Oui, j'accuse un petit groupe, un réseau, un clan, d'avoir indûment, sans mandat, et à l'aide de laquais serviles dans les Médias comme au sommet de l'Etat, colonisé la France, après l'avoir infiltrée, influencée, au risque de la tuer, d'assassiner progressivement (et de manière insidieuse, occulte, cachée, presque honteuse, en tous cas malhonnête), tout ce qui en fait le prix, son indépendance nationale comme son modèle social, ses valeurs, ses principes républicains, ses traditions, son Histoire, ses libertés, sa laïcité, ses médias, sa démocratie... Cette colonisation est un véritable cancer, qu'il faut extirper avant qu'il ne gangrène tout le corps, définitivement !!  
 
 Et j'accuse Nicolas Sarkozy d'avoir vendu la France pour le plat de lentilles du pouvoir, des honneurs, bref pour booster sa carrière ! Un seul homme s'est octroyé tous les droits, même celui de devenir le fossoyeur du pays qu'il dirige, même celui de le transformer au point de le rendre méconnaissable ! C'est un crime contre la France, contre ses intérêts, contre le peuple de France !
 
  La France a désormais ses ennemis intérieurs, ceux de la République, ce qui devrait interpeller un Ministère de l'Intérieur soucieux des intérêts de notre pays ! Ces ennemis de l'intérieur sont au service de l'Etranger atlantico-sioniste !!!  Oui, un groupe d'hommes qui n'aiment pas la France, qui ne veulent pas son Bien, qui se demandent comme D. Strauss-Kahn chaque jour en se levant, comment ils peuvent servir Israël, ce qui n'est évidemment pas leur rôle, ce qui est une authentique trahison (je pose clairement la question : Comment réagirait-on en Israël si la France se permettait de coloniser le pays ?) !
 
 En agissant ainsi, ces hommes qui en réalité ne représentent nullement la Communauté juive dans son infinie diversité (voir mon article "Juifs, Israéliens, sionistes, la foire d'empoigne, http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20080321).[...]
 
  Oui, pour moi le CRIF porte atteinte au crédit des Juifs eux-mêmes, quotidiennement entraînés dans des voies idéologiques qui ont un très lointain rapport avec leur religion mythique...[...]
 
 La France, aussi, est trahie dans sa chair, dans son coeur, dans son âme. Car elle ne s'appartient plus en tant que Nation souveraine, les vrais objectifs du CRIF, et de Nicolas Sarkozy, sont soigneusement dissimulés, en tous cas jamais avoués, tout se fait derrière son dos, grâce à l'aide des Médias aux ordres, cachant honteusement les vrais enjeux, les changements profonds qui affectent notre pays (les bouleversements, devrait-on dire), oui dissimulant aux Français le fait que Nicolas Sarkozy est au seul service des plus favorisés, des Américains et des Israéliens, et que lui le Chef des Armées comptait changer toute la politique extérieure de la France et entraîner le pays dans des guerres qui ne sont pas les siennes, pour plaire à ses amis du CRIF et peut-être aussi parce qu'il est, comme  Bush, un cow-boy va-t-en guerre, en réalité complètement indifférent à la Sécurité de la France, à la Liberté, à la Démocratie, contrairement à ce qu'il prétend...

Le peuple de France est concerné par son Destin, et pourtant tout s'accomplit dans les coulisses, avec des hommes de l'ombre !!!  

 Car, même si je n'aime pas le mot, je vais l'employer car lui seul convient en effet, il s'agit en réalité d'un complot contre les intérêts de la France, au seul service de l'Empire anglo-saxon et israélien, indifférent au sort des peuples, seulement adorateur du Veau d'Or,  vouant un culte cynique et malsain à Mâmon, le Dieu de l'Argent ! Et ce complot porte atteinte aux valeurs républicaines... Car le CRIF, en fait, débordant de son rôle initial, s'octroie une influence démesurée, le droit de regard et de décision sur toutes les affaires de la France, et sur le choix de ceux qui les conduisent, en constituant un Etat dans l'Etat, sans avoir été mandaté pour cela, et sans vraiment représenter la Communauté juive de France, si diverse, et moins radicale !  
 
 Nicolas Sarkozy, comme le CRIF, ont privatisé la République, au seul service de quelques-uns, les plus fortunés.  A nous d'ouvrir les yeux, ensuite de reconquérir nos droits, nos valeurs, notre Liberté. Pour défendre une conception SAINE de la politique, universelle,  pour défendre la cause de la Justice, du Bien commun, de la Paix.



 
 Pourquoi les Institutions juives ont-elles,  en France, un si grand rôle ?


 
 Là, nous touchons au coeur du problème.  Car la France est le seul pays à avoir des Institutions comme celle du CRIF, totalement idéologique et envahissante. Pourquoi ? Une telle infamie n'aurait jamais dû arriver dans notre pays.
 
 Un jour, le Général de Gaulle entra dans la vie des Français. Il lança le fameux appel du 18 juin, incitant à résister à l'intolérable qui venait de se produire.  Personne ne marqua autant que lui l'Histoire, la grande, de notre pays. Mais il avait des ennemis. Et celui qui le détestait le plus, justement, était Israël.  Car le Gl aimait plus que tout la Liberté.  
 
 Israël a une spécialité, celle de se débarrasser sans scrupules de ceux qui le gênent. De Gaulle, méfiant à l'égard d'Israël, et des Américains aussi d'ailleurs (quelle acuité !), était très critique vis-à-vis de ces deux Etats. Il fit sortir la France de l'OTAN, puis il élabora une politique pro-arabe originale, enfin il défendit becs et ongles l'indépendance de la France. Bref, il indisposa Israël. Comment en venir à bout ? On ne supprime pas un homme de cette stature. Trop imposante !  
 
 Je prétends qu'à défaut, Israël tenta de tuer politiquement le Général.
Comment ? En imaginant une situation pouvant le destabiliser. Et en envoyant un homme, un Allemand, un drôle de rouquin, Cohn-Bendit, fomenter en France une révolution. Celle de mai 68 !
 
 Et la Révolution eut raison du Général. Un de chute !
 
 Le même rouquin fut à nouveau envoyé en 2009 pour abattre le soldat Bayrou, dangereux rival potentiel de Sarkozy, puis le PS, et enfin pour "libéraliser"
les Rouges Verts, en faire la roue de secours verdâtre, atlantiste et sioniste, du Capitalisme à l'agonie.
Mais c'est une autre histoire: Celle du capitalisme vert.
 
 Israël avait abattu un géant, mais pas le Gaullisme. Et dans le coeur des Français, de Gaulle, et son indépendance nationale, étaient toujours vivants.

Précieux ! Et tellement gênants pour Israël, soucieux d'avoir les mains libres au Proche et au Moyen Orient, afin d'assurer sa domination sur la région et, au passage, de rafler les ressources de ses voisins. Et en effet, lors de la guerre d'Irak, le tandem Chirac-de Villepin, si gaullien, s'opposa avec panache aux ambitions anglo-saxonnes et israéliennes.
Jamais le crédit de la France à l'étranger ne fût si grand !!!  

Avec des dirigeants fidèles à l'idéal gaullien, avec des Français attachés à l'indépendance nationale, avec des Hauts Fonctionnaires de l'Etat, au Quai d'Orsay comme à l'ENA, imprégnés des valeurs traditionnelles de la France, difficile pour Israël d'avoir les mains libres pour accomplir ses forfaits. Je prétends qu'après avoir "tué" politiquement le Gl de Gaulle, il entreprit d'extirper le grain de sable de la France qui se mettait en travers de ses projets de domination prédatrice.  Ce grain de sable, c'était justement le Gaullisme, cet idéal rassembleur et d'indépendance de la Nation. Un idéal qui fascine encore des individus de tous bords, à commencer par moi, pourtant résolument à gauche.
C'est que le Gl transcende si bien les clivages, et il est visionnaire (Eurasie...), prophétique - et si intègre, une qualité qui se perd tant aujourd'hui !
 
 Or donc, pour extirper définitivement ce "Mal" français, empêcheur de tourner, ou de dominer et de voler, en rond, et de surcroît si séduisant pour l'ensemble de la planète, donc susceptible de donner des idées, de susciter des émules, il fallait s'implanter en France, s'immiscer dans ses affaires, et en prendre le contrôle. Pour extirper à jamais cette sacrée indépendance française !  

Et voici comment, pour moi, les réseaux les plus influents du
sionisme international, ou d'Israël, se mirent en tête de venir à bout de la France, et de son esprit rebelle, frondeur. Au risque de coloniser le pays, pour mieux le tenir à sa merci, pour mieux tuer son influence, et l'aligner, via de commodes marionnettes, sur la Pensée unique atlantico-sioniste.
 
 Le pari a réussi. La France est à genoux, vidée de sa substance, et à la merci de ses nouveaux maîtres, se servant d'elle comme tremplin pour leurs ambitions personnelles ou pour leurs projets iniques et criminels.  
 
 Mais en assassinant la France, le CRIF et ses laquais (au Gouvernement, dans les Médias..) piétinent les intérêts de la Communauté juive en France, menacée par les excès mêmes de ceux qui se sont indûment octroyés tous les pouvoirs, en prétendant servir leurs frères.   
 
 Il y a des Ghozlan, et des Sophie Ernst (écoutez le passionnant débat opposant ces deux frère et soeur juifs que tout oppose: Débat "Les Juifs en France", diffusé le 28.2.9, 43 mn, sur Public Sénat. Une Sophie Ernst, par sa modération, son ouverture,  sa sincérité, son altruisme, combat mieux l'antisémitisme que tous ceux qui brandissent  constamment la Shoah et des accusations sans fondement. A voir absolument, remarquable débat !).
 
 Il y a des Richard Prasquier, qui interviennent pour changer le cours de la Justice (affaire Fofana), et des Théo Klein (ancien Président du CRIF), qui est un Juste, pour la rendre.
 
 Il y a des avocats (comme Goldnatel) qui partent en guerre contre tous les embryons de soupçons de risques.. d'antisémitisme, traquant la moindre virgule déplacée, et d'autres, comme Roni Brauman, le Médecin du Monde qui soulage les souffrances humaines,  pour servir la cause de la Justice.
 
 Il y a des Rabbins qui militent pour la paix, une paix juste, et il y a même des Professeurs comme Yakov Rabkin pour publier un "L'opposition juive au sionisme" (2005). Il n'y a pas seulement des obsédés de l'antisémitisme, le voyant partout, même où il n'est pas !
 
 Et puis il y a tous les anonymes qui sont bernés par ceux qui prétendent parler en leur nom,  et qui ne veulent pas être tués une seconde fois par leurs prétendus défenseurs. Des hommes et des femmes qui aiment la France, qui sont bien intégrés, et qui ne souhaitent pas que le message judaïque soit perverti, pour devenir discriminant, eugénique, assassin. En d'autres termes, qui ne veulent pas que l'on tue le Juif
pour modeler un Israélien différent.
Bref, qui aspirent à vivre leur foi de façon apaisée, au lieu de se laisser
entraîner à poursuivre les chimères d'une guerre sans fin contre tous.   
C'est à eux que je fais appel, pour vaincre l'hydre institutionnelle issue de leur Communauté - au service de Mâmon, et qui les coupe du reste du pays.
L'apport des Juifs à la communauté humaine est original, créatif, et attachant par la culture. Il ne doit pas être écrasé par une chape de plomb.
La morale juive est exigeante, elle peut être un phare pour le monde, à condition de rester fidèle à ses grands principes, d'être attachée à ses devoirs plutôt qu'à ses droits. [...]
 
  Si l'on n'entend que la voix des promoteurs actuels du CRIF, alors des Dieudonné se lèveront, courageusement, pour les dénoncer. En perpétuant la France résistante de 1789 ou de 1940. En refusant le pouvoir occulte, prépondérant, malfaisant, d'un groupe sur la communauté humaine.  
 
  Car la France se trouve aujourd'hui dans la situation paradoxale, totalement inédite, insensée, scandaleuse et menaçante, où, comme les Etats-Unis, elle ne recherche plus son intérêt, mais celui d'Israël. Il faut prendre conscience de cette aberration, si l'on veut vraiment s'en libérer, retrouver la maîtrise de notre destin.
 
 Jeanne d'Arc a bouté les Anglais hors de France. Qui délivrera notre pays de ses chaînes ?
Qui rendra à la France sa liberté, sa dignité, son honneur ?
Des Juifs clairvoyants, comme Théo Klein ou Sophie Ernst ?
Un autre gl de Gaulle, un Chevènement ?
Ou nous-mêmes, dans un sursaut salvateur ?
 
 Eva R-sistons
 
 http://r-sistons.over-blog.com





6







J'ACCUSE :
POUR CRIMES DE GUERRE,
CRIMES CONTRE L’HUMANITE
ET GENOCIDE EN IRAK





Le parlement espagnol, va confirmer, aujourd'hui, la décision, déjà prise sous la pression de puissants gouvernements accusés de crimes graves, visant à restreindre la législation espagnole de la compétence universelle.  
 Hier et avant le changement de la loi, une plainte a été déposée auprès de l'Audiencia Nacional, contre quatre présidents des États-Unis et quatre premiers ministres  du Royaume-Uni, pour incitation et/ou, complicité à commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité et de génocide en Irak.
 Cette plainte juridique a été déposée contre George HW Bush, William J.
Clinton, George W. Bush, Barack Obama H, Margaret Thatcher, John Major, M.
Anthony Blair et Gordon Brown et présentée par des Irakiens et d'autres qui sont solidaires avec le peuple irakien et pour la défense de leurs droits et du droit international.  
 Irak: 19 ans de destruction programmée
 
 La destruction programmée - ou le génocide - de l'Irak, en tant qu'État et nation, qui se perpétue depuis 19 ans, combinant un régime de sanctions draconiennes, jamais conçu auparavant et qui a conduit à la mort de 1,5 millions d’irakiens, dont 500.000 enfants, avec une guerre d'agression qui a conduit à la mort violente de plus d'un million d’irakiens supplémentaires.

 La destruction programmée de l'Irak a délibérément inclus ses systèmes d’adduction d’eau potable et d'assainissement des eaux usées, ainsi que le système de santé de la population civile.  
 Depuis 1990, des milliers de tonnes d'uranium appauvri ont été lâchés sur l'Irak, conduisant dans certains endroits, à une augmentation de 600 pour cent
(600%) des cas de cancer et de leucémie, en particulier chez les enfants.  
 Au cours de la première guerre du Golfe ainsi que lors de la guerre «choc et effroi» en 2003, qui avait débuté par une campagne aérienne menaçant le pays de "destruction totale", les vagues de bombardements disproportionnés ne faisaient aucune distinction entre les cibles militaires et civiles. Ainsi des écoles, des hôpitaux, des mosquées, des églises, des abris, des zones résidentielles et des sites historiques ont été totalement détruits.  
 
 
 Le plan de destruction de l'Irak comportait aussi le soutien, le financement et l'organisation de milices armées confessionnelles et ethniques, dans le but de diviser l'Irak en trois entités, confessionnelles  et ethniques, par la terreur de la population.  
 Depuis 2003, quelque quatre millions sept cents mille (4,7 millions) irakiens
- un cinquième de la population - ont été déplacés de force.  
 Sous l'occupation, les enlèvements, les meurtres, les extorsions, les prises d’otages et la mutilation sont devenus endémiques, et visent indistinctement les hommes, les femmes et même les enfants et les personnes âgées.
 
 La destruction de l’Irak a visé le démantèlement délibéré de l’Etat et ce par l’incitation, ou, au moins, le refus d’empêcher les pillages, de même qu’en se livrant à des persécutions idéologiques, ayant entraîné les liquidations physiques, les assassinats extrajudiciaires, l'emprisonnement de masse et la torture, des baasistes, toute la classe éduquée de l'appareil d’Etat, ainsi que des minorités religieuses et linguistiques et des sunnites arabes. Ceci a entraîné l'effondrement total des services publics, du système économique, conduit à la guerre civile et à la  généralisation de la corruption.
 En plus de tout ce qui précède, le riche patrimoine historique de l'Irak, archéologique et culturel unique dans son genre, a été délibérément détruit.  
 Les gouvernements successifs des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ont tout fait pour diviser l’Irak. Ils ont utilisé la force  militaire pour imposer au pays un gouvernement et un système politique favorables à l’occupation et liés aux conceptions stratégiques américaines et britanniques.
 Ces gouvernements se sont engagés dans le pillage massif des ressources naturelles irakiennes et tenté de privatiser ce qui est le bien et la richesse de la nation irakienne.
 




 
 L'humanité en danger
    
 
 Ce qui précède constitue juste un résumé succinct des horreurs que l'Irak a endurées, par suite de mensonges que seuls des gouvernements lâches et des médias complices ont pu croire.  
 En 2003, des millions de gens à travers le monde se sont mobilisés pour s’opposer aux plans des USA et de la Grande Bretagne. En s’obstinant à exécuter leurs plans, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé une guerre d'agression illégale pour laquelle personne n’en a répondu jusqu’ici.
 Chacune des personnes citées dans ce cas, a joué un rôle clé dans la destruction intentionnelle de l'Irak. Elles ont d’un commun accord, organisé, encouragé, toléré, rationalisé, exécuté et /ou perpétué ou excusé cette destruction sur la base de mensonges et d’intérêts stratégiques et économiques étroits, et contre la volonté de leurs propres peuples. Permettre à ces gens d'échapper à leur responsabilité et de jouir de l’impunité signifie que de telles actions sont en mesure de se répéter ailleurs.
 Aujourd'hui, il est impératif  de demander des comptes aux USA et à la Grande Bretagne pour les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et de génocide perpétrés en Irak parce que chaque victime irakienne a droit à la justice et que tous les responsables doivent rendre des comptes.
 
 Nous sommes en présence d’actes immoraux et illégaux, contraires aux principes de souveraineté nationale, de paix et de sécurité consacrés par l'ordre international.  
 Attendu que le système officiel de justice internationale se soit fermé devant les souffrances des victimes de l'impérialisme, nous essayons par cette plainte, d'ouvrir une brèche par laquelle la conscience de l'humanité pourrait exprimer sa solidarité avec les victimes des crimes impérialistes pour que justice leur soit rendue.  
 
 Comité pour la Justice pour l'Irak  

 


    
 Contacts presse:
 
Hana Al-Bayaty, Comité exécutif, BRussells Tribunal  
 
 34 657 52 70 77 ou +20 10 027 7964 (anglais et français) hanaalbayaty@gmail.com 
  
 Dr Ian Douglas, Comité exécutif, BRussells Tribunal, coordonnatrice, Initiative internationale pour connaître du génocide en Irak  
 
 +20 12 167 1660 (Anglais) iandouglas@USgenocide.org  
    
  Amanda Nuredin, +34 657 52 70 77 (espagnol) justiciaparairak@gmail.com
     
 Abdul Ilah Albayaty, Comité exécutif, BRussells Tribunal  
 
 33 471 461 197 (arabe) albayaty_abdul@hotmail.com
 Web:  
 
 www.brusselstribunal.org/
    
 www.USgenocide.org/
   
 www.twitter.com / USgenocide/ / USgenocide/
 
 www.facebook.com / USgenocide / USgenocide
 Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : tunisielibre@yahoo.fr
 
 http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
 
 http://www.tunisitri.net/






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J'accuse les assassins
de Yasser Arafat.




Vie privée, vie publique
Isabel Pisano : « Arafat, ma passion, a été assasiné »
par Sandro Cruz*

A l’occasion du 5eme anniversaire de la mort de Yasser Arafat, les éditions éditions Demi-lune et Timéli co-éditent le témoignage d’isabel Pisano sur sa vie avec l’homme qui incarnait le combat du peuple palestinien. Durant des années, la journaliste hispanophone et le leader de l’OLP ont vécu dans l’ombre une passion amoureuse au travers d’une tragédie historique. L’ouvrage, préfacé par Tariq Ramadan et augmenté d’annexes rédigées par Thierry Meyssan, donne une vision profondément humaine d’une personnalité qui a marqué le siècle et que ses adversaires n’ont cessé de diffamer avant de l’assassiner.


11 novembre 2009

Depuis
Genève (Suisse)



Yasser Arafat



Isabel Pisano et Yasser Arafat.

Sandro Cruz : Isabel Pisano, vous êtres une journaliste reconnue dans votre pays d’adoption, l’Espagne [1]. Vous avez eu des contacts privilégiés avec Yasser Arafat pour des raisons professionnelles, mais aussi personnelles, jusqu’à devenir sa compagne. Pourquoi lui avez-vous consacré cette biographie, Yasser Arafat, Intime, qui vient d’être publiée en français ?

Isabel Pisano : De son vivant et plus encore après sa mort, l’irremplaçable leader que fut Yasser Arafat a été calomnié à outrance. J’ai voulu donner à tous, y compris à ceux qui martyrisent la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan et le Liban, l’image véridique d’Abu Ammar [2]. Et rappeler à l’occasion que les projets des cinq États maîtres du monde ne passeront pas. Parce que des centaines d’enfants des territoires occupés se préparent à prendre la relève de Yasser Arafat.
Le livre peut aussi s’avérer utile aux gouvernants à la mémoire courte qui acceptent passivement la destruction du Peuple palestinien. Toutes les cartes de l’ONU reflètent, pas à pas, les spoliations qui se succèdent sous le regard impassible de la communauté internationale (…)
Yasser Arafat ne mourra jamais, et les assassins d’innocents, les criminels de guerre du type Sharon finiront comme celui-ci. Il est regrettable que le peuple dont est issu Albert Einstein comme, du reste, bien d’autres génies, se laisse leurrer par une poignée d’égoïstes avaricieux qui ne disent jamais une seule vérité, même pas dans leur sommeil. Le peuple juif ne méritait pas ça, mais c’est à lui qu’il appartient de changer les choses. Il nous faudrait beaucoup d’Ury Avnery [3], puisque ce sont les juifs, et eux seuls, qui ont le pouvoir de rendre sa dignité, sa liberté et ses terres au peuple palestinien.

Sandro Cruz : Revenons à votre livre, la biographie de Yasser Arafat, que vous avez tant aimé. Comment peut-on être objectif quand on est sous le charme de quelqu’un ?

Isabel Pisano : Quand ce qui prévaut, dans le cœur et l’esprit —deux « organes » qui à mon sens n’en font qu’un—, est la quête impérieuse de la vérité, et quand on est sûr et certain qu’il n’y a pas cent vérités mais une seule et qu’elle est juste, alors, quand on découvre cela, on peut être aussi objectif que le Créateur.
Je me suis vouée à la cause de la Palestine en sachant parfaitement que je ne dormirais plus jamais tranquille. Mais après avoir connu la tragédie de la Palestine, ce n’est qu’en vivant pour elle que ma vie prenait un sens, que ma naissance n’était pas un accident de la nature, parce que ceci était écrit au tout début des temps. Il n’est pas de combat plus sublime, plus élevé, plus honorable et, malheureusement, plus dur, que celui-ci : exiger que leurs droits inaliénables soient restitués aux Palestiniens.
Abu Ammar a tout donné, dans tous les sens, il a renoncé à la vie privée, à un exil confortable dans un quelconque pays du Proche-Orient, et en retour il en a été payé par la prison et la torture. Il m’a dit un jour :
« Je connais toutes les prisons du Proche-Orient et toutes leurs méthodes de torture… »
Il y avait dans son regard un halo de tristesse insoutenable. Si quelqu’un est aveugle à tant de douleur et d’injustice, mieux vaudrait pour lui et pour le monde qu’il ne soit pas né !

Sandro Cruz : Ce 11 novembre 2009 sera le cinquième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Vous en donnez dans votre livre votre version, dont on ose peu parler publiquement [en Europe] : l’empoisonnement qui tua Yasser Arafat ne serait pas la conséquence d’une maladie particulière, mais un meurtre. Comment êtes-vous arrivée à la conclusion qu’il aurait été assassiné ?

Isabel Pisano : Arafat a été empoisonné. Il ne s’agit en aucune manière d’une conclusion à laquelle je serais arrivée par moi-même, mais des aveux faits par Ariel Sharon à Uri Dan, son ami et confident, dans Entretiens avec Ariel Sharon, un livre qui a disparu des vitrines des librairies françaises à la vitesse de l’éclair [4]. Si Sharon et son compère George W. Bush —qui tôt ou tard devra répondre devant les tribunaux des événements du 11 septembre, mais laissons du temps au temps— ont menti, ou si, dans sa mégalomanie, Sharon s’est adjugé un crime qu’il n’a pas commis, cela, je l’ignore. Je ne fais que m’appuyer sur ce que lui-même a confié à Uri Dan et que celui-ci reproduit dans son livre. À part cela, il y a une foule de preuves énumérées dans mon livre.

Sandro Cruz : Mais pour parvenir à empoisonner Arafat, il fallait des complicités parmi ses plus proches collaborateurs politiques, ceux qui avaient accès à lui ?

Isabel Pisano : Oui, en effet. Pas seulement, peut-être quelqu’un de sa famille aussi.



Yasser Arafat et le pape Jean-Paul II.

Sandro Cruz : Vous narrez des aspects peu connus des origines d’Arafat : sa mère, descendante directe du prophète Mahomet ; son père, un riche homme d’affaires. De même, vous montrez Arafat défenseur infatigable des communautés chrétiennes du Proche-Orient. Contrairement à l’image que lui a affublé la propagande, vous le montrez à la recherche de la justice et de la paix. Pourtant ses efforts n’ont pas abouti.Quels obstacles a t-il rencontré, et pour quelles raisons ?

Isabel Pisano : Ce livre fait partie d’une tétralogie. Lorsque j’ai vu les tours jumelles s’effondrer sur mon écran de télévision, j’ai compris que ce n’étaient pas des Arabes qui avaient fait cela : ils ne disposaient pas de la technologie nécessaire. Sans compter que je connaissais le projet Northwoods [5] du général Letzminzer (il le présenta à Kennedy qui le mit dehors de fort mauvaise humeur) et aussi ce bijou qu’est le rapport d’Iron Mountains, où est planifié tout ce qui arriva ensuite [6]. Je me suis mise en quête de preuves attestant de l’auto-agression, et ils en avaient laissé autant qu’un troupeau d’éléphants dans un magasin de porcelaine. Cette même année (2002), j’ai fini d’écrire La Sospecha (Le soupçon), et j’ai enchaîné avec Yo Terrorista (Moi, terroriste), un livre très dur sur le terrorisme d’État, qui a été pratiqué quotidiennement, que je sache, en Algérie, aux États-Unis et en Russie. Ensuite j’ai découvert, pas à pas, les clés du conflit palestinien et finalement, opérant un retour dans le temps en quête d’explications sur l’origine de cette violence, je suis remontée jusqu’aux sources : je me suis passionnée pour les civilisations antiques du Proche-Orient et interrogée sur ce qui poussait les armées d’Israêl et des États-Unis à en détruire toutes les traces.
Après dix années de recherches j’ai écris un quatrième livre, El Papiro de Sept (Le papyrus de Sept).

Sandro Cruz : Septembre noir [7] était une faction du mouvement palestinien impliquée, par exemple, dans le massacre des athlètes israéliens aux Olympiades de Munich. Dans ce sens et dans ce contexte, Arafat a-t-il été impliqué dans des actes de terrorisme au long de sa longue lutte pour la libération et la reconnaissance du Peuple palestinien ?






Pay

Isabel Pisano : Non. Au début, il a eu à voir avec des actions de sabotage. L’affaire de Munich est quelque chose de monstrueux et Arafat n’y est absolument pour rien. Il a publiquement condamné les terroristes qui ont commis un acte aussi aberrant. Les Israéliens n’ont dit qu’une seule fois avoir la preuve de son implication dans cette affaire. Ils affirmaient avoir enregistré une conversation entre Arafat et les quatre preneurs d’otages à l’Ambassade d’Arabie saoudite, à Khartoum, début mars 1973. Mais à ce jour, ils n’ont jamais diffusé l’enregistrement qu’ils prétendent détenir.

Sandro Cruz : Comme le dit Tariq Ramadan, auteur de la préface de votre livre : « L’ouvrage donne, sur le plan humain, personnel et sentimental, une idée plus proche, plus intime de la personnalité de Yasser Arafat », et c’est justement cela que captive l’attention. Arafat était quelqu’un qui cherchait constamment la paix pour son peuple et des engagements conduisant à des négociations avec son ennemi, Israël. Pourtant, la presse mondiale lui a toujours collé l’étiquette de terroriste. Comment expliquer cette distorsion ?

Isabel Pisano : La désinformation n‘est pas un phénomène fortuit, mais la condition indispensable de la domination. Mais la désinformation est mal faite, et procède même par stéréotypes. Je vous donne un exemple : Bush père a dit à Saddam Hussein : « Ma patience a des limites. » Bush fils a dit, dix ans plus tard, au même Saddam : « Ma patience a des limites. » La semaine dernière, Obama a dit à l’Iran :
« Ma patience a des limites. »
Et moi, je me demande si ces trois types existent ou si ce sont des robots parlants. Il y a une énorme dose de provocation là-dedans, car chacun est en droit de se demander :
est-il possible que la paix du monde dépende de la patience d’un seul homme ?

Sandro Cruz : Le Peuple palestinien est encore apatride. Pensez-vous que cet échec soit imputable à Yasser Arafat, qu’il ait commis une erreur dans sa lutte ? Est-on en droit de le critiquer ?

Isabel Pisano : Israël n’a pas la volonté réelle de reconnaître un État palestinien. Quand les militaires israéliens sont entrés en Palestine après la partition, ils l’ont fait en tirant et en semant la terreur parmi ceux qui fuyaient devant eux. A Deir Yassin, le général Sharon, qui avait alors une vingtaine d’années, a cloué les portes des maisons et leur a mis le feu : les femmes, les enfants, les vieillards qui se trouvaient à l’intérieur ont été brûlés vifs. Cela, c’est l’Histoire.
Si vous observez les cartes de l’ONU de 1947 à nos jours, vous constatez une évidence : Israël a fait main basse sur presque tout le territoire palestinien. Cela se passe sous le regard impassible de l’Occident ou avec sa complicité. Le fait accompli se substitue au droit, comme l’écrit Thierry Meyssan.
Yasser Arafat a tout tenté, et nous savons tous ce qui s’est passé. Les Israéliens ont assassiné le cheik Ahmed Yassin et Abdel Aziz al Rantissi, décapitant ainsi le Hamas. Après le décès ou l’assassinat d’Arafat, il ne restait plus d’interlocuteurs représentatifs, et c’est justement ce qu’il fallait à la classe dirigeante israélienne pour continuer à assassiner des Palestiniens, à les expulser de leurs terres, comme ils le font aujourd’hui
à Jérusalem Est.
La force spirituelle des Palestiniens est invincible. Les dirigeants israéliens savent qu’ils devront tuer jusqu’au dernier Palestinien pour s’emparer de ces territoires, et ils s’en occupent activement.
Seul le peuple israélien peut remédier à cet état de choses en expulsant ces gouvernants corrompus, dans le meilleur des cas.

Sandro Cruz : Beaucoup de rumeurs circulent sur l’épouse de Yasser Arafat, Souha, qui a séjourné à Paris avec un grand train de vie, puis s’est installée en Tunisie avant d’en être expulsée. On dit qu’elle a dilapidé le trésor de l’OLP et qu’elle vit avec un phalangiste libanais qui a participé aux massacres de Sabra et Chatila…

Isabel Pisano : Les sionistes ont fait circuler beaucoup de rumeurs
pour accuser Yasser Arafat de détourner l’argent de la cause palestinienne. Ils s’imaginent qu’il était un homme comme eux. C’est ridicule. Il a toujours vécu frugalement tandis que ceux qui l’ont tué s’affichent dans un luxe ostentatoire.
Concernant Souha, je ne souhaite pas polémiquer à son sujet, je ne suis pas placée pour le faire.

Sandro Cruz : Quel est l’aspect de la personnalité de Yasser Arafat qui vous impressionnait le plus ?

Isabel Pisano : Sans aucun doute, son sens de l’humour. Il prisait tellement mes commentaires sarcastiques sur le pouvoir que je me sentais… comme Benigni [8] ! Mais aussi son romantisme. Plus que personne. Pour m’expliquer ses sentiments, il faisait de la poésie.

Sandro Cruz : En lisant votre livre on découvre non seulement la vie d’Arafat mais aussi l’histoire du Peuple palestinien, qui lui est intimement liée. Et cette histoire est chargée d’une violence hallucinante. On a du mal à comprendre comment le Peuple palestinien a pu faire face à tant d’acharnement. Mais le plus surprenant est que cette violence provient d’un peuple qui a lui aussi beaucoup souffert. Le Rapporteur spécial pour les droits de l’homme de l’ONU, M. Goldstone, vient justement de rendre public son rapport dans lequel il condamne Israël pour génocide et autres crimes de guerre en Palestine. La question qui me vient à l’esprit est la suivante : qu’arrive-t-il à la société israélienne à votre point de vue ? Le peuple est-il victime du pouvoir ou a-t-il simplement perdu tout repère ?

Isabel Pisano : Le peuple israélien est un grand peuple qui a donné à l’humanité ses plus grands génies. J’ai constaté la désinformation à laquelle il est soumis au quotidien. Or, un peuple désinformé devient une société en recul. Tous les jours, les Israéliens reçoivent leur dose de bourrage de crâne anti-arabe. Les maîtres du monde continuent de saccager, de faire la guerre, de déstabiliser les pays, et les peuples qu’ils harcèlent n’ont plus qu’à émigrer. Tout est calculé et programmé. Le moment est venu de se réveiller et d’aider le peuple juif à se débarrasser de ces tueurs.




Sandro Cruz
Vice-président du Réseau Voltaire
et directeur de l’Agencia informe de prensa internacional (IPI).
Gérant des éditions Timéli.

avec Isabel Pisano :







Yasser Arafat, intime, par Isabel Pisano. Traduction de Gisèle Bulwa. Préface de Tariq Ramadan. Postface et annexes par Thierry Meyssan. Co-édition Demi-lune & Timéli, 416 pp. 70 illustrations et photos (2009).
Ouvrage diffusé en ligne par la librairie du Réseau Voltaire.



[1] Isabel Pisano est née en Uruguay. Après y avoir été reine de beauté, elle fit carrière comme actrice en Italie. Elle tourna avec les plus grands réalisateurs (Visconti, Fellini, Pasolini etc.). Elle épousa le compositeur portugais de musique de films Valdo de los Rios, puis elle entreprit une carrière de journaliste à la RAI. Enfin, elle s’établit en Espagne où elle travailla comme grand reporter pour El Mundo. Les lectrices françaises la connaissent à travers les nombreux reportages et interviews qu’elle réalisa pour Marie-Claire. Isabel Pisano a reçu de nombreuses distinctions, dont le titre de meilleure journaliste de l’année 2002 décerné par l’association professionnelle espagnole (ARI).

[2] « Abou Ammar » était le nom de guerre de Yasser Arafat en référence au premier martyr de l’Islam, Ammar Ben Yasser.

[3] Uri Avnery est ancien terroriste juif, membre de l’Irgun, qui a progressivement évoulé jusqu’à créer le Bloc de la Paix (Gush Shalom). Journaliste et homme politique, il fut notamment parlementaire de 1965 à 1973 et de 1979 à 1981. Violant les interdictions, il rencontra plusieurs fois Yasser Arafat. En 2003, il tenta de s’opposer à son assassinat.

[4] Ariel Sharon : An Intimate Portrait par Uri Dan, Palgrave Macmillan (2006). Version française : Ariel Sharon. Entretiens intimes avec Uri Dan, Michel Lafon éditeur (2006).

[5] « Opération Northwoods. Quand l’état-major américain planifiait des attentats terroristes contre sa population », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 novembre 2001.

[6] Paru en 1967, le Report from Iron Mountain se présente comme un document rédigé par un Groupe de travail de l’administration Johnson sur la faisabilité et l’opportunité de la paix ; les noms des 15 experts qui l’auraient rédigés ayant été remplacés par des pseudonymes. L’ouvrage, qui connu un succès hors norme aux USA, suscita une violente polémique, divisant la presse. Certains magazines, comme U.S. News and World Report confirmèrent l’authenticité du document, tandis que d’autres y virent un faux fabriqué par Leonard Lewin. Après avoir énoncé une politique cynique, le rapport recommande la création d’une agence nouvelle. Celle-ci fut effectivement créée par les néo-conservateurs en 1984 sous le nom de U.S. Institute for Peace.

[7] Septembre noir était une organisation militaire créée pour venger les victimes du massacre perpétré en septembre 1970 par la monarchie jordanienne (soutenue par Israël, l’Irak et le Pakistan) pour réprimer le mouvement révolutionnaire dans les camps de réfugiés palestiniens. Le groupe assassina le Premier ministre jordanien, puis pris en otage des athlètes israéliens durant les Jeux Olympiques pour les échanger contre les militants palestiniens détenus en Israël. L’opération échoua et se termina dans un bain de sang.

[8] Roberto Benigni est un célèbre humoriste et acteur italien.s




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Sombre tableau !
La politique est dénaturée.
Les Elus sont impuissants.
L'Union Européenne est une prison.
En France, la dictature est en marche.
Sortir de l'UE !

le 25 janvier 2010


J'accuse l'UE, et Sarkozy, d'avoir perverti la politique,


par Eva R-sistons




La politique, c'est le service de la Cité. Elle doit être, idéalement, au service des citoyens, du Bien commun,
de l'intérêt public. Aujourd'hui, elle est détournée, au service des intérêts de quelques-uns seulement, autrement dit, l'économique, et surtout le financier, priment sur le politique. Ce scandale est dissimulé aux citoyens, conditionnés et même pervertis par des Médias aux ordres de l'Oligarchie militaro-financière, et trompés par les Elus eux-mêmes abusés ou vendus aux Pouvoirs. Sombre tableau, en vérité. L'humanité, par la faute de quelques-uns, régresse. Sans une prise de conscience générale, sans un sursaut des peuples, nous allons tous droit dans le mur ! Et le choc risque d'être effroyable, irréversible peut-être ...

Un homme s'est emparé de la France: En se servant des leviers de la démocratie, des Institutions, des Médias, et en les détournant au bénéfice exclusif d'un Clan, le sien - à plus long terme, pour ses descendants, et dès maintenant, pour ses amis de la Grande Industrie, de la Finance internationale, français bien sûr, mais surtout anglo-saxons et israéliens. C'est un racket dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences. La France,
à l'heure des débats sur l'identité nationale, perd sa spécificité, ses acquis, ses valeurs, ses idéaux, son âme.
Elle est moribonde, voilà la vérité !


De la République à la Dictature

Un homme, un seul, décide de tout. Aucun amendement parlementaire s'écartant de la ligne directrice n'est toléré; les Médias sont sous contrôle; les Institutions sont verrouillées, les Grands commis sont mis au pas ou renvoyés, même au Quai D'Orsay, et la voix de la France devient celle d'un seul, au service de l'Empire; l'Opposition est récupérée, ridiculisée, ou laminée; les Elus sont alignés, soumis, ou priés de se démettre; les Régions échappant au contrôle du pouvoir d'Etat (via la décentralisation favorable à la Gauche) sont remodelées, charcutées, rendues méconnaissables, et le redécoupage électoral prépare des lendemains impossibles à l'Opposition, à l'alternance républicaine et à la Démocratie; la Justice est amputée de son indépendance, via la perte d'un de ses membres essentiels, le Juge d'Instruction, et même le Conseil Constitutionnel, garant du Droit et du respect de la Constitution, est désormais dans le collimateur de l'Elysée... Rien ne doit échapper au Maître, il ne doit y avoir aucun contre-pouvoir, et surtout pas d'alternance ! Et tant pis si la France d'aujourd'hui ne ressemble plus à celle d'hier, et si elle doit céder la place, demain, à une autocratie au service d'une Caste de privilégiés et bien sûr de l'Etranger indifférent au sort des Français comme à leurs traditions et à leurs valeurs. Oui, sombre tableau... dont les Médias ne rendent pas compte ! Tandis qu'en coulisses tout ce qui fait l'identité de la France est détricoté pan par pan, morceau par morceau, ils nous entretiennent de l'"héroïsme" de quelques sauveteurs américains ou israéliens à Haïti, ou des déboires des familles en quête d'enfants à adopter... C'est surréaliste ! Et honteux pour la réputation de notre Presse à l'étranger... aujourd'hui lanterne rouge de l'information en Europe ! Comble du cynisme, le locataire de l'Elysée va monopoliser l'antenne pour, sans le moindre contradicteur, défendre l'injustifiable, tenter de justifier une politique déconnectée du réel et des besoins des citoyens. Oui, surréaliste !


Le politique moribond

Quelle politique ? Quelles méthodes, quels objectifs ? En vérité, la politique de papa a fait son temps. Où sont les de Gaulle, les Jaurès, les Mendes-France ? Où sont les élus intègres, incorruptibles, entièrement dévoués
à leur pays, au Bien public, à un idéal ? Ce ne sont plus que des godillots, votant et appliquant les consignes
d'en-Haut, des godillots alignés sur les diktats du Maître, uniquement préoccupés par leur carrière, vendus au Pouvoir, des impuissants au service des Puissants. Où sont les socialistes ? Ils se sont coulés dans le moule asphyxiant du Marché et de l'Empire, ils ne se différencient plus vraiment de la Droite, tous les repères deviennent flous... Et d'ailleurs, tout ce qui fait l'identité de la France est supprimé à une telle vitesse, que les Elus n'ont même plus le temps d'analyser, de réfléchir, de contester, les cadences sont infernales, tout doit être bouclé, et irrémédiablement, de façon certainement irréversible, le plus rapidement possible.

Et par exemple, qui a entendu parler de l'individualisation du salaire, désormais au mérite, adopté à la sauvette, presqu'incognito ? Je viens juste de le découvrir. Trop tard ! La France cède la place au modèle américain... Chut ! La mort programmée de la France se fait en toute discrétion. Dans le silence complice des Médias baîllonnés ! On nous donne un os à mâcher, pour nous occuper : La burqa ! Le sort du peuple de France ne compte pas, tous les projecteurs sont braqués sur trois cents femmes stigmatisées comme des criminelles alors qu'elles ne demandent qu'à respecter ce qu'elles croient être l'Islam... Le massacre de la France est dissimulé derrière le voile de quelques intégristes accrochées à défendre leur pudeur ! Et tant pis si dans le même temps les pratiques sexuelles les plus perverses sont sinon justifiées, du moins... pudiquement tolérées !
Un deux poids deux mesures qui dissimule une orientaton générale: La politique devient spectacle, offerte en pâture et à la vindicte, tandis que tout ce qui relève vraiment d'elle est non seulement masqué, mais détruit au profit des intérêts uniquement financiers - et disons-le, dans la foulée, militaires.

Car la Nation française a vendu, discrètement, sa souveraineté pour le plat de lentilles indigeste de l'OTAN. Désormais, contre ses intérêts et contre le désir de ses citoyens, non consultés, elle devra s'aligner sur les décisions de l'Organisation atlantiste qui, justement, dépossède les Etats de leur souveraineté, et se permet de désigner, unilatéralement et arbitrairement, des ennemis, avec à la clef des guerres préventives, permanentes, totales et même nucléaires. Les Elus ne sont même pas consultés : Un seul décide du sort de tous ! Et tant pis si tous, justement, sont appelés à faire des guerres dont ils ne veulent pas, inutiles, illégales et meurtrières... C'est ainsi qu'un certain Aznar a décidé d'entraîner le peuple espagnol, réticent,
à s'enrôler sous la bannière impériale !





Des Français enchaînés, contrôlés, piétinés

Les Français n'ont pas voulu du retour à l'OTAN, il leur a été imposé sans concertation véritable. Veulent-ils
au moins de la politique néo-libérale qui leur est proposée, pardon, imposée ? Non. Un homme comme Madelin, affichant honnêtement sa couleur libérale, ne dépassait jamais les 5 % d'intentions de vote. Sarkozy, élu en masquant ses projets véritables et grâce à l'appui des médias menteurs, est là pour mettre la France à l'heure libérale, dans le plus pur style thatchérien et reaganien. Alerte, sauve qui peut, destruction massive ! Car, justement, le politique est sacrifié à l'économique et maintenant, pire encore, au financier, et l'ensemble des citoyens est lui-même sacrifié aux intérêts de quelques-uns. En coulisses, en effet, discrètement, le Gouvernement déconstruit méthodiquement les Institutions françaises, la Constitution, nos valeurs républicaines, laïques, sociales, notre indépendance, nos Droits de l'Homme... tout passe à la moulinette !
Et personne ne réagit, pas même les Elus ! D'ailleurs, ils ne sont consultés que pour la forme, pour sauver les apparences. De toutes façons, on ne tiendra pas compte de leur avis !

Et le peuple ? Il est parcellisé, de plus en plus privé d'emplois industriels, et donc des grandes luttes communes, il est de plus en plus astreint à travailler chez lui, tout seul, déconnecté des autres, rivé au poste de télévision qui délivre une information officielle, anesthésiante, distrayante, paralysant toute initiative... Et par exemple, qui a rendu compte des manifestations qui ont eu lieu récemment dans toute la France ? Escamotées derrière le débat sur la burqa et le problème des adoptions de bébés haïtiens ! Et c'est avec cela que le peuple de France serait amené à réfléchir sur ce qui l'attend réellement, la destruction de la politique, du social, de l'intérêt public, de tout ce qui fait l'identité de la France, symbolisée par trois mots quotidiennement piétinés par le Pouvoir : Liberté, Egalité, Fraternité ?

Privés de contact avec la réalité, dégoûtés du politique, ne faisant plus confiance à leurs Elus de Droite comme de Gauche, les citoyens français, à l'image de tant de leurs homologues européens, se tournent de plus en plus vers les alternatives désespérées, protestataires, populistes, nationalistes, et même racistes... désignant l'étranger comme responsable de leurs maux, un étranger jadis juif, maintenant musulman, les temps changent, l'horreur est la même ! Encore aujourd'hui, sur l'excellent "Détours d'Europe" (LCP), consacré à la Hollande, on voit bien le troc d'une société multiculturelle tolérante contre une société haineuse, stigmatisant l'Islam, pourtant religion de paix, réconciliant dans un même Livre les trois Grandes religions ! "Les retraités voient leurs pensions plonger avec les cours de la Bourse, et ce sont les étrangers, surtout musulmans, qui font les frais des mécontentements citoyens", commente la délicieuse Maja.


L'Union Européenne est une prison,
"une arme de destruction massive
au service des USA".

La cause est entendue: Au lieu de sanctionner les Elus de Droite qui défendent des politiques contraires à leurs intérêts, au lieu d'élire des hommes et des femmes de Gauche pour les représenter et faire prévaloir la Justice, les citoyens ne font pas plus confiance à la Gauche qu'à la Droite, ils se détournent de la politique, ils s'abstiennent de voter, ou ils donnent leur voix aux candidats populistes, racistes, haineux. Pourquoi ce désenchantement à l'égard de la politique ? Certes, comme je l'ai dit plus haut, on finit par ne plus bien discerner la Gauche de la Droite, même si les tenants d'une politique sociale essaient de préserver certains acquis.

En réalité, même animés du désir sincère de changer les choses, les Elus de Gauche sont impuissants à incarner les valeurs dont ils sont porteurs. L'Union Européenne est passée par là, tuant toutes les initiatives nationales, ou presque : " Si une majorité écrasante de Français ne font plus confiance à leurs élus nationaux, c’est parce qu’ils constatent que ces élus ne remplissent plus leurs engagements électoraux ; ils font même souvent le contraire de ce qu’ils avaient promis (..) En réalité (..), les dirigeants nationaux n’ont plus le pouvoir de remplir quelque grande promesse électorale que ce soit. La raison de cette perte de pouvoir à peu près totale ? La construction européenne et ses fameux « transferts de souveraineté ". §

Les libertés agonisent, les souverainetés sont anéanties, la démocratie est confisquée, les Elus sont impuissants, les citoyens sont sous le joug de politiques qui n'en sont plus, complètement dénaturées, seulement au service d'appétits industriels et financiers pantagruéliques, et la colère gronde. Le fossé ne cesse de se creuser entre le peuple et la caste qui a confisqué le pouvoir à son profit, entre le peuple et l'Union Européenne tremplin du Nouvel Ordre Mondial totalitaire et dévastateur. Toutes les conditions sont réunies pour une explosion de grande ampleur, tout est en place pour une confrontation majeure. Puisque les citoyens ne peuvent se faire entendre dans les urnes, ils seront tentés de le faire par d'autres moyens. Cela débouchera-t-il, au final, par un 1789 planétaire ?

Il est temps, pour les citoyens, de se réapproprier le champ du politique. Et cela passera inévitablement par la sortie de la prison européenne...

Eva R-sistons


§ Bref récapitulatif de l'ensemble des pouvoirs de décision qui ont été volés au peuple français:

1) l’Union européenne possède une compétence dite “exclusive” (c’est-à-dire que les Etats n’ont absolument plus leur mot à dire et sont obligés d’obéir) sur tout ce qui concerne:

- l’union douanière et la politique commerciale commune, donc sur les questions cruciales concernant la protection douanière et les délocalisations qui préoccupent tellement les Français et que ceux-ci désespèrent
de voir leurs élus nationaux résoudre.

- l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur, donc sur la mise en concurrence, la privatisation et le démantèlement des services publics, questions qui préoccupent également les Français et qu’ils sont furieux de ne pas voir réglées comme ils le souhaitent ;

- la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l’euro, donc sur les taux d’intérêt et les grandes orientations de politique économique, d’où découlent la croissance, le niveau de vie, l’emploi et le chômage, toutes questions qui sont au cœur des problèmes de la vie quotidienne des Français ;

- la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la pêche, donc sur les revenus des pêcheurs.

2) l’Union européenne possède une compétence dite “partagée” (plaisant euphémisme qui signifie en réalité que les Etats n’ont plus, là non plus, leur mot à dire sauf sur des sujets accessoires et si l’Union le leur demande,
ce qu’elle fait rarement) sur tout ce qui concerne:

- le marché intérieur ; - la politique sociale, pour de très nombreux aspects ; - la cohésion économique, sociale et territoriale ; - l’agriculture ; - la pêche ; - l’environnement ; - la protection des consommateurs ; - les transports ; - les réseaux transeuropéens ; - l’énergie ; - les questions de liberté publique ; - les questions de sécurité ; - la justice ; - l’immigration ; - les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique.

Comme on le voit, il s’agit de presque tout. Que ce soit la politique vis-à-vis de l’immigration, des OGM, des vaccinations massives, de la privatisation d’EDF GDF, de la précarisation de l’emploi, des fusions-acquisitions entre entreprises, de la préservation de l’environnement, des mandats d’arrêts internationaux, des fonds structurels régionaux, etc., etc., là aussi, tout est très largement décidé par Bruxelles et les élus nationaux français n’ont, dans le meilleur des cas, qu’une très faible marge de manœuvre.

3) l’Union européenne possède une compétence dite “de coordination” (ce qui laisse aux Etats une marge de manœuvre mais qui donne à l’UE un pouvoir d’appui, de publicité et de coordination) sur tout ce qui concerne : - la protection et l’amélioration de la santé humaine ; - l’industrie ; - la culture ; - le tourisme ; - l’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et le sport ; - la protection civile ; - la coopération administrative.

4) Enfin, ajoutons les questions essentielles de politique étrangère et de défense, qui font l’objet de la « Politique Européenne de Sécurité et de Défense » (PESD), dont le traité de Lisbonne a considérablement renforcé la forme et le contenu, et son harmonisation avec l’OTAN et les objectifs stratégiques atlantistes. Rappelons aussi que ce traité a créé un poste de chef de la diplomatie de l’Union européenne, lequel a été aussitôt confié à la baronne travailliste britannique ultra-atlantiste Catherine Ashton of Upholland.

La construction européenne creuse inexorablement un gouffre entre les élites et le peuple

La sortie de l’Union européenne sera la grande question de la prochaine campagne présidentielle.

Et l’UPR fera tout pour qu’il en soit ainsi.