Global
Worming, le Ver est dans le Vert
Dominique
Guillet Vendredi 11 Septembre 2009

Je
l’avoue, j’y ai cru (un peu) au réchauffement climatique anthropique en me disant,
sans y réfléchir beaucoup plus, ce que se disent beaucoup d’écologistes: lutter
contre le CO2, de toutes façons, revient à remettre en question les fondements
de la société occidentale mortifère et les méfaits de la globalisation. D’autre
part, les ONGs institutionnelles de la contestation en avaient fait un de leurs
chevaux de bataille; ce que se disent beaucoup de jeunes militants, sans plus
y réfléchir. Roulez Jeunesse, à l’assaut de la pétrochimie! Les premiers doutes
métaphysiques commencèrent à m’empoigner lorsque je découvris, au Salon de l’Agriculture-Voiture
de février 2007, l’arnaque des “bio-carburants”, que j’appelai à l’époque des
“nécro-carburants” [01]
(en m’inspirant, il est vrai, de Jean-Pierre Berlan [02],
grand expert du débusquage des arnaques sémantiques). Les multinationales du sucre,
de la pétrochimie et des constructeurs d’automobiles, la bouche en coeur, chantaient
l’hymne des agro-carburants qui allaient participer à la lutte contre le réchauffement
climatique, et sauver la planète, (sans compétition, promis-juré, avec la production
alimentaire)... de concert avec un grand nombre d’écologistes. Quelques mois plus
tard, c’était l’annonce du Grenelle de l’Environnement dans les bas-fonds, puants
d’hypocrisie et de mensonge, duquel, se vautrèrent les institutionnels de la contestation:
WWF, Greenpeace, Amis de la Terre et autres ONGs membres de l’Alliance pour la
Planète. Une Alliance plus que molle, faut-il le préciser? [03]
A l’époque, j’avais même commis un petit article sur la reconversion
de toutes les terres agricoles à l’agriculture biologique afin de fixer 3,7 tonnes
de CO2 par hectare et par année et d’annuler, par la-même, une grande partie des
émissions CO2 du parc automobile. [04]
La FAO ne venait-elle pas d’affirmer, lors de son symposium, que l’on pouvait
nourrir toute la planète avec l’agriculture biologique sans mettre en danger l’environnement?
On peut toujours rêver. Depuis lors, je m’étais tu, pressé par certains
amis de ne pas remettre en question le dogme absolu du réchauffement climatique
anthropique, à la sauce CO2, afin de ne pas gêner la marche inéluctable des écologistes
vers le Pouvoir. C’est un tel panier de crabes, témoin la lutte acharnée, et les
nombreux coups bas, accompagnant la toute nouvelle “taxe-carbone” qui ébranlera
les fondements du paradigme Occidental tout autant qu’un pet méthanier de bovin,
au parfum de soja chimérique! Dans cette ambiance hystérique et dogmatique, quasi-religieuse,
on ne sait plus à quel MalSaint se vouer! Je ne m’étendrai pas sur ma dernière
mission au Népal, au mois de mai dernier, dont les rivières étaient à sec. Le
réchauffement climatique anthropique est-il à ce point brûlant, dans cette partie
du monde, que l’eau de fonte des glaciers Himalayens (prétendument en désagrégation
catastrophique) s’évapore avant même de s’écouler? Les vieux paysans Népalais
affirment, quant à eux, que rien n’a changé et que le climat a toujours changé.
En bref, le changement climatique! Les paysans Népalais, il est vrai, n’ont pas
le loisir de se laisser tenter par quelque carotte (glaciaire) de milliards de
dollars à la clé, de subventions, pour prouver une corrélation “scientifique”
entre un accroissement de la température et une augmentation (ou prétendue telle)
du CO2 depuis 1860. Et puis, il y a quelques jours, malgré le temps
relativement frais pour la saison, mon sang s’échauffa fortement lorsque je reçus
le dernier ouvrage de James Lovelock “The Vanishing Face of Gaïa”. James Lovelock,
le concepteur autrefois génial de la théorie Gaïa, avait déjà fortement
dérapé dans son ouvrage de 2006 “La Revanche de Gaïa”. Dans ce dernier ouvrage,
Lovelock fait endosser à Gaïa son catastrophisme apocalyptique dont nous ne pourrons
nous prévenir, selon lui, que par la technologie et encore plus de technologie.
Les solutions que James Lovelock propose, ce sont: l’énergie nucléaire, les chimères
génétiques, l’agriculture agressive (parce que, dit-il, on a beaucoup exagéré
les méfaits de l’agrochimie), la nourriture synthétique (des pilules?), l’hyperconcentration
de l’urbanisation (des camps de concentration?), etc, etc. James Lovelock est
convaincu que le GIEC est manipulé (ce dont nous sommes également persuadés, mais
pas dans le même sens!) et que c’est de 5 à 6°C, d’ici 2016-2020, que la température
planétaire va monter. Selon James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité
que d’aller s’installer aux Pôles. Et pourquoi pas, ajouterai-je, d’y domestiquer
les ours, les manchots, les phoques et les pingouins pour pratiquer une agriculture
polaire, “durable”, évidemment! Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai
la rage à fleur de peau et n’en déplaise à la “bien-pensée” écologique (ou qui
s’est auto-proclamée telle), il me semble indispensable de soulever quelques questions
impertinentes eu égard à la priorité brûlante de cette lutte contre un prétendu
réchauffement climatique anthropique. Tout porte à croire, en effet, qu’une grande
partie des écologistes, et des citoyens, est victime d’une énorme arnaque pseudo-scientifique,
médiatique et sémantique, qui occulte, de façon bien orchestrée:
1. La destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité,
par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce
depuis plus de 60 ans, avec la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.
2. L’utilisation d’une panoplie de peurs instillées par des médias
à la botte des Autorités: la peur du terrorisme, la peur des anarcho-autonomes,
la peur de la grippe porcine, la peur du CO2, la peur des canicules... pour faire
monter leur Nouvel Ordre Mondial, qui n’est qu’une soupe mal réchauffée de l’ancien.
3. L’imposition de nouvelles taxes aux peuples pendant que la mafia
continue de tout empoisonner, de tout polluer, de tout saccager et d’engranger
des dividendes. Il semblerait qu’on ait déjà gommé, de la mémoire collective,
le tout récent, et le plus grand, hold-up financier dont l’humanité ait jamais
été la victime: des milliers de milliards de dollars injectés pour la prospérité
de la finance, des banques, des assurances... Au risque de me répéter,
permettez-moi d’énumérer quelques faits bien réels, procédant du vécu planétaire
quotidien, et non point de la simulation d’ordinateurs virtuels:
- Aujourd’hui, ce sont plus d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à
leur faim. - Tous les jours, ce sont 35 000 êtres humains, principalement
des enfants, qui meurent de faim: à savoir, ils trépassent. - Les
sols agricoles sont ruinés, biologiquement morts, et selon certaines études, au
taux de 76 milliards de tonnes de sols érodés tous les ans, il n’y aura plus un
seul gramme de terre arable en 2050. - Ce sont 2,6 milliards d’humains
qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans
accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans
meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.
- La biosphère est cancérisée et une partie de l’humanité se meurt empoisonnée
par les aliments et les produits de la chimie, de la pharmacie et de l’agrochimie.
- 300 personnes possèdent autant que les 3 milliards d’individus
les plus pauvres de la planète: ces 3 milliards d’individus vivent avec 1 dollar
par jour et peut-être moins. Ces faits, qui sont loin d’être exhaustifs,
dans le catalogue des calamités, remettent fort bien en perspective les dangers,
réels ou illusoires, liés à une augmentation de la température d’1 ou de 2°C:
à savoir, de vagues montées des eaux, un déplacement de réfugiés “climatiques”,
une remontée des vignobles Français vers le nord, et autres épiphénomènes, que
le GIEC, et autres affiliés, nous promettent pour demain, pour après-demain, pour
2050, ou pour 2100...
Les
Origines de l'Arnaque ClimatiqueLes
origines de ce canular ne sont pas si vieilles puisque dans les années 70, l’hystérie
était plutôt dans le refroidissement: le “global cooling” allait détruire l’agriculture
humaine. On comprend aisément que cette hystérie puisse être beaucoup plus fondée
que l’hystérie actuelle car les archives historiques foisonnent de témoignages
poignants quant aux destructions des récoltes, aux disettes, aux famines, aux
maladies, et aux pestes en tous genres, qui prévalurent durant le dernier Petit
Age Glaciaire dont l’Europe sortit en début de 19 ème siècle. Le
GIEC fut créé en 1988, c’est un appendice de “l’Organisation des Nations Unies”,
(nous serions tentés de dire un truc dans le machin). Le GIEC (Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat) serait composé de 2700 “scientifiques”.
Faites-vous confiance à l’ONU? Moi, pas. L’ONU a-t-elle été capable
d’empêcher, depuis des dizaines d’années, les dommages collatéraux: à savoir l’extermination
des populations civiles en Afrique, au Guatemala, en Palestine, en Irak, en Afghanistan,
etc? La FAO (une division de l’ONU) a-t’elle été capable de solutionner
le problème de la faim dans le monde? Ses discours pleurnichards, et les promesses
jamais tenues, mettent une chose en valeur: la FAO ne peut rien faire à l’encontre
de la mafia de l’agrochimie qui prend les décisions et qui dépouille le Tiers-Monde.
De plus, les agricultures vivrières ont été ruinées par le “dumping”, à savoir
les cultures archi-subventionnées des pays occidentaux. Le directeur de la FAO,
Jacques Diouf, avait même un jour affirmé que son organisation pouvait solutionner
la moitié du problème de la faim, et de la malnutrition, dans le monde avec seulement
l’équivalent de deux semaines de dépenses militaires US, à savoir une petite vingtaine
de milliards de dollars. Au jour d’aujourd’hui, ce sont 1500 milliards de dollars
qui sont dépensés, tous les ans, par les pays occidentaux, en armements. Et le
président Sarkozy tente de larguer ses avions rafales chez Mr Lula car dans ce
commerce de la mort, la France est aux premiers rangs. La FAO, ne
l’oublions pas, c’est également l’infâme Codex Alimentarius, le “Nécro-Codex”
qui va définitivement confier le contrôle de la nourriture, et de la santé, à
une poignée de multinationales qui oeuvrent “dans les sciences de la vie”, entendez-par
là qu’elles oeuvrent à diminuer drastiquement l’impact démographique sur les ressources
planétaires! Peut-on faire confiance à l’OMS (une division de l’ONU)?
Il n’est que d’analyser les prises de position de cette organisation quant à la
récente pandémie, “disséminée” du bleu du ciel, et les fortes présomptions pesant
sur des multinationales produisant à la fois les virus et les vaccins, pour en
esquisser une réponse. Peut-on faire confiance à l’UNCCD (la Convention
des Nations Unies pour combattre la désertification)? N’en parlons même pas, ce
sont d’illustres inconnus sans moyens financiers. Kofi Annan, l’ancien
secrétaire de l’ONU, déclarait récemment que, tous les ans, ce sont 300 000 personnes
qui meurent du réchauffement climatique. Sans plaisanter ? Même si ce chiffre
était réellement fondé, cela correspondrait à une dizaine de jours de décès par
la faim. Et à combien de jours de décès par malaria ? Kofi Annan est maintenant
le président du “Global Humanitarian Forum” [05],
une ONG humanitaire, qui a lancé, en juin 2009, sa campagne “Time for Climate
Justice”, dont le conseil d’administration comprend, entre autres, le président
du GIEC, l’ancien président du FMI, l’ancien président du World Bank Group, la
présidente de la Fondation Rockefeller... L’ancien conseiller spécial
de Kofi Annan, Jeffrey Sachs, a créé le “Millenium Promise” [06],
une ONG dédiée au lancement de la Révolution Verte Africaine, en collaboration
avec Ban Ki-moon, le présent secrétaire de l’ONU ( et histoire de brouiller les
cartes un peu plus, le nom de cette ONG est très proche de celui du programme
de l’ONU “Millenium Development Goals” [35]).
Parmi les membres fondateurs de cette ONG humanitaire se trouvent [07]:
Monsanto [08],
Novartis, Sanofi-Aventis, Fondation Microsoft, Sumitomo Chemical, GlaxoSmithKline
(signalons au passage que Sanofi-Aventis, Novartis et GlaxoSmithKline sont les
producteurs de vaccins contre la pandémie H1N1!), etc, etc, et Lehman Brothers,
la plus grande faillite bancaire US de l’automne 2008. Incontournable
Lehman Brothers dont on retrouve le directeur comme co-fondateur de la Fondation
“The Alliance for Climate Protection”, l’Alliance pour la Protection du Climat
[09], créée par Mr
Al Gore en 2006. Ce dernier n’est plus à présenter, ancien vice-président US (c’est
tout un programme), prix Nobel de la Paix (avec le GIEC) en 2007. Après avoir
créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management”
[10], il lance son
film best-seller “Une vérité qui dérange”. Précisons que “Generation Investment
Management”, spécialisé dans la gestion des “crédits carbone”, a été créé en partenariat
avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachs”, Mark Ferguson, ancien chairman
de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research” et Peter Harris, ancien
directeur de “Goldman Sachs Assets Management”. [11]
[70]
Les quelques jours que j’ai passés sur la toile à tenter de débrouiller
cet écheveau m’ont profondément consterné. Mr Paulson, qui a donné son nom au
“Plan Paulson”, aux USA, est aussi l’ancien directeur général de Goldman Sachs.
[50]
Nous convions les lecteurs intéressés à consulter le courageux article de Matt
Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs - La grande machine à bulles”
dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le réchauffement global”. [71]
[12]
Après 18 années de dénonciation des agissements des multinationales
de la semence, ce n’est pas que je sois naïf quant aux ramifications souterraines
de ce petit monde malsain. Mais je n’imaginais pas l’amplitude du “global worming”:
le ver s’est infiltré partout. Et je ne parle pas du noble ver de terre, espèce
en voie d’extinction dans la majorité des terres agricoles brûlées par la chimie,
je parle du “ver” imaginé par John Brunner, l’auteur génial d’écologie-fiction,
le “tapeworm” qui s’infiltre dans les réseaux... [13]
Les
Réseaux ParasiteursLes
réseaux, les résONG, une grande famille qui s’affaire autour de ce nouveau concept
: le réchauffement climatique anthropique. Le puits de carbone: un fond de commerce
sans fond. Les ONGs le savent pertinemment : la voie royale vers la subvention,
c’est le carbone. Le carbone dissous est le gage de gros sous. Un autre type d’effet
de “serres”. Je découvre aujourd’hui même un réseau dénommé Avaaz
[14]. Non, ce n’est pas
une agence de voyage, c’est une ONG créée par Ricken Patel [15]
(qui fut consultant pour ONU, Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...)
qui «organise la plus grande mobilisation sur le climat jamais réalisée: une
alarme climatique à travers des “flashmobs” coordonnées partout sur la planète.»
Le système fonctionne sous forme de chaîne et leur message convie à donner des
dollars, beaucoup de dollars [16]:
«Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter
150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet : construire
une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous
les événements organisés pour le climat le 21 septembre ; mettre en place une
base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous
d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone ; et enfin engager une équipe de
professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants
lobbys industriels et pétroliers». Sans commentaires, 150 000 dollars
pour créer un blog (de luxe) et une carte du monde. Un blog à gogos, s’entend.
Avaaz se félicite de ce qu’Al Gore ait déclaré «Avaaz est une source d’inspiration
et a déjà changé beaucoup de choses.» Tout ce petit monde se renforce mutuellement
ses territoires de gratification. Cela ne mange pas de carbone. Avaaz organise
des marches virtuelles avec des pancartes virtuelles sur la toile virtuelle. (Le
lobbying est-il virtuel aussi ?) Quelle bonne idée, cela économise du carbone.
Il est vrai que les technologies de la virtualité “carbone zéro” ont bien amélioré
les conditions de travail de nombreuses ONGs dans certaines parties du monde :
les logiciels de mise en page, les courriers électroniques et les appareils de
photos numériques permettent maintenant de présenter des dossiers virtuels et
de générer beaucoup de soutiens financiers, non virtuels. On se gardera, bien
évidemment, de généraliser. Cependant, beaucoup d’ONGs ne sont réellement que
des organisations parasites lorsqu’elles ne sont pas infiltrées, parasitées, par
le ver, pour des objectifs bien précis qui n’ont rien à voir avec le bien-être
des peuples. L’ONG Greenpeace, quant à elle, fait récemment dans
l’esthétique, ou plutôt le nu [17].
Greenpeace France «appelle à une mobilisation artistique et militante pour
les vins français» et «invite des centaines de figurants à participer nus
à une installation humaine incarnant la vulnérabilité de l’homme face aux changements
climatiques.» C’est touchant. Dans un vignoble au début octobre. Ma première
réaction fut d’espérer que cela soit dans un vignoble bio mais tranquilisons-nous,
à cette époque de l’année, dans un vignoble en chimie, les risques de traitement
létal sont moindres qu’en début de saison. Selon Greenpeace (en cela appuyé par
une étude INRA [18])
les vignobles sont en risque de déplacement septentrional, ce qui rappelle les
bons vieux temps du réchauffement climatique médiéval, lorsque la vigne croissait
en grande abondance en Angleterre et même beaucoup plus au nord. Bref, il s’agirait
donc de sauver les saveurs de terroir de la vigne Française. Question
impertinente: est-il réellement important de sauver des vignobles en chimie dont
les vins contiennent jusqu’à 5800 fois plus de pesticides que l’eau [19],
ce qui n’est pas peu dire, vu l’état de nos eaux ? Autre question impertinente
: en parlant de vulnérabilité de l’homme, qu’en est-il de celle des enfants qui
tous les jours meurent de faim, de malaria, de diarrhée ou sous les bombes-bavures
libératrices ? Ne pourrait-on pas organiser une “installation humaine nue” au
milieu du très pauvre Niger (récemment inondé), dans la région d’Agadez, par exemple,
tout près des mines d’uranium qui fournissent les centrales nucléaires Françaises
? Mais là, nous sommes dans l’émotionnel, n’est ce pas ? Tout comme
le directeur de Greenpeace Angleterre qui vient d’avouer, devant les caméras Anglaises
que, oui, bon d’accord, Greenpeace a menti : les glaces du Pôle Nord n’auront
pas fondu d’ici 2030. [23]
C’était pour l’émotionnel, dit-il. En bref, pour faire peur, pour fomenter de
la panique, une vieille technique populiste, la stratégie favorite du Nouvel Ordre
Mondial. Dans la famille Alliance pour la Planète, les adeptes du
consensus mou, nous avons également le RAC, le “Réseau Action Climat” qui est
une ONG “spécialisée sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique.”
C’est le représentant français du réseau mondial d’ONG “concernées par les changements
climatiques”, le “CAN : Climate Action Network” qui regroupe 450 ONGs sur toute
la planète. Leur but est “de promouvoir l’action individuelle et gouvernementale
pour réduire le changement climatique induit par l’homme à des niveaux écologiquement
soutenables”. Combien d’ONGs “concernées” par le changement climatique
? Des Milliers ? Combien de salariés ? Des dizaines de milliers ? Tout cela pour
décoder “les niveaux écologiquement soutenables de l’impact de l’homme sur le
climat”. Et quelles sont les sources de financement ? On se plaît
à rêver qu’une telle colossale quantité d’énergie humaine, logistique et financière
soit déployée pour sauver les sols, car là, il y a réellement urgence incommensurable.
Et, qui plus est, une source avérée de changements climatiques : érosion des sols,
déforestation pour produire les aliments à bétails, déforestation pour produire
les nécro-carburants, désertification et bouleversement des régimes de pluies,
etc. A quand les Protocoles Humiques, les Alertes Humiques, les
Ultimatums Humiques, les Réseaux Action Humus, les Fondations pour la Protection
de l’Humus... Il est vrai que, dans ce cas précis, les solutions sont simples,
trop simples : reforestation, semences de vie, pratiques agro-écologiques, compostage,
extraits fermentés de plantes, etc. Les solutions sont trop simples, et trop peu
coûteuses, pour générer un fond de commerce “durable” pour les ONGs. Et puis la
mafia de l’agrochimie et de la semence chimérique veille. Elle est omniprésente.
Et pour illustrer le parasitage, cela fait des années que je vois, encore, dans
les pays dits du Tiers-Monde, de grosses ONGs US enseigner le compostage en fosse
de béton, la putréfaction en fosse de béton, devrais-je dire. Du pur sabotage.
Simples
Questions au GIECRappelons
que le CO2, ou dioxyde de carbone, est en toute petite quantité dans l’atmosphère:
0,038%. Le CO2, c’est la base de la vie: processus de photosynthèse, respiration,
etc. L’atmosphère en contiendrait autour de 800 gigatonnes, 800 milliards de tonnes.
Le CO2 se retrouve également dans: - les plantes terrestres:
600 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques - la vie
océanique: 2 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la surface océanique : 800 milliards de tonnes de carbone, principalement sous
forme d'ions de bicarbonate - les profondeurs océaniques: 35 000 milliards
de tonnes de carbone, principalement sous forme d'ions de bicarbonate -
le sol: 2000 milliards de tonnes de carbone, en déchets organiques d'origine biologique.
Les émissions naturelles de CO2 (incendies de forêts, respiration
animale et végétale et respiration des organismes du sol) seraient de l’ordre
de 772 milliards de tonnes tandis que les émissions anthropiques de CO2 (générées
par l’humanité) seraient de l’ordre 29 milliards de tonnes, à savoir environ 3%
du total. L’hypothèse du GIEC, érigée en dogme absolu, (malgré l’opposition
sans cesse croissante de dizaines de milliers de scientifiques de par le monde)
est que l’accroissement de la température depuis 1860 est provoqué par l’accroissement
de la concentration de l’atmosphère en CO2. Ce n’est pas le propos
de cet article de décortiquer, d’analyser, de comparer des centaines d’études
“scientifiques” absolument contradictoires concernant cette problématique. J’invite
les lecteurs à réfléchir, à enquêter, à faire preuve d’intuition féminine et de
bon sens et bien sûr à suivre les traces inodores de l’argent. J’ai commencé une
rubrique “Climats de Gaïa” [24] sur mon site Liberterre, présentant des dossiers
et articles, et il existe de nombreux sites et blogs sur la toile disséquant la
supercherie climatique [80]
[41] (une
pléthore en langue anglaise) même s’il est vrai que certains, de par leur encensement
hystérique de la modernité occidentale, ne sont franchement pas ma tasse de thé.
Diversité culturelle oblige. Non à la Pensée Unique et Monolithique.
Je souhaiterai juste poser quelques points et questions très simples:
- En 1860, nous sortions du Petit Age Glaciaire qui avait prévalu durant plusieurs
siècles. L’accroissement léger et progressif des températures, depuis lors et
sans doute avant, n’est-il pas naturel puisque nous sommes sortis d’un cycle pour
nous engager dans un autre? - Selon le chercheur Allemand Ernst
Georg Berk [25],
et bien d’autres chercheurs [26]
[66], “Entre
1812 et 1961, il y eut plus de 90 000 mesures du CO2 atmosphérique par la méthode
Pettenkofer. Ces mesures ont mis en exergue des pics de CO2 atmosphérique en 1825,
1857 et 1942. En 1942, la concentration en CO2 atmosphérique était de 400 ppm
et donc plus élevée que de nos jours. Un graphe du CO2 atmosphérique, mesuré par
cette méthode, montre que pour la plus grande partie du 19 ème siècle, ainsi que
de 1935 à 1950, le CO2 atmosphérique a été plus élevé que de nos jours”. Est-il
vrai que le GIEC n’a conservé de ces 90 000 mesures que celles lui permettant
de créer sa “courbe en crosse de hockey” et de fixer arbitrairement un seuil minimal
originel de 220 ppm? Si oui, pourquoi? - Comment le GIEC explique-t-il
la croissance de la température entre 1910 et 1940, la non-croissance (ou “croissance
négative” pour employer les termes de la nov-langue!) de la température entre
1940 et 1975 environ (qui fut telle que certains annoncèrent un nouveau petit
âge glaciaire) et l’accroissement subséquent à partir de 1975 environ jusqu’au
début du siècle suivant? - Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence
de CO2 anthropogénique, le réchauffement climatique de l’Epoque Romaine? En effet,
certaines études qui ont publiées dans diverses revues scientifiques (Science,
Nature...) mettent en valeur une très haute température durant cette période,
jusqu’à 2,5 °C de plus que les températures actuelles. [20]
- Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence de CO2 anthropogénique,
le réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale? Rappelons que ce réchauffement
climatique, entre 900 et 1400 environ, permit aux Vikings de naviguer les mers,
de s’installer au Groenland, et de pénétrer jusqu’au Kentucky (500 ans avant la
non-découverte de Christophe Colomb). Cette époque fut une période de grande prospérité
en Europe. Les études, auxquelles nous venons juste de nous référer, mettent en
valeur des températures en excès de celles qui prévalent actuellement d’1,5 °C
et jusqu’à 3 °C (pour un sous-cycle de 80 ans). [21]
- Le GIEC laisse entendre que les niveaux de concentration de CO2
ont toujours été très bas sur la planète. Pourtant, les chercheurs stipulent que
le niveau du CO2 atmosphérique était de 7000 ppm il y a 600 millions d’années
(20 fois plus qu’aujourd’hui). Le cadre de cet article ne nous permet pas de décliner
les énormes variations de CO2 alors que la température restait stable. Nous convions
les lecteurs à consulter les travaux du botaniste Anglais, David Beerling, qui
explique que: «Si l’on en juge par les flores modernes planétaires, les feuilles
suscitent un sentiment d’inévitabilité évolutive. Il est difficile d’imaginer
que les plantes pourraient accomplir leur labeur quotidien de photosynthèse si
elles étaient dépourvues de feuilles. Cependant, et c’est surprenant, lorsque
les plantes se lancèrent dans leur grande saga de colonisation de la Terre il
y a environ 465 millions d’années, elles le firent sans feuilles... Les feuilles
sont des structures remarquables qui permettent aux plantes de gérer, au quotidien,
leur labeur de photosynthèse et de garantir ainsi la continuité des générations.
Cela prit, cependant, 40 millions d’années avant que cette innovation, en apparence
simple, n’apparaisse et ne se répande au travers de tout le royaume végétal...
Pour résumer, l’évidence suggère que des niveaux très élevés de dioxyde de carbone
prévalurent, lorsque les plantes primitives apparurent, qui s’effondrèrent, par
la suite, lorsque la version botanique de l’explosion Cambrienne eut lieu. Lors
de cette explosion végétale, les vestiges fossiles révèlent que les feuilles apparurent
graduellement, minuscules au début et devenant progressivement de plus en plus
amples, tout en augmentant le nombre de pores stomataux forcés par le stress généré
par la disette en dioxyde de carbone.» [22]
Ainsi, le monde végétal ne fut constitué, pendant 40 millions d’années, que de
troncs et de tiges en raison du taux extrêmement élevé de CO2 dans l’atmosphère.
Il est difficile, certainement, pour l’imagination humaine de concevoir un monde
végétal sans feuilles. Le GIEC aurait-il une explication censée quant à la stabilité
des températures, à cette époque reculée, malgré les énormes fluctuations de CO2?
- Pourquoi le GIEC prétend-il que la dernière décennie a été la
plus chaude alors que les records de température s’établissent comme suit, dans
l’ordre décroissant? 1934/1998/1921/1931/2006/1999/1953/1990/1938/1939.
Cette liste de questions très simples est loin d’être exhaustive. On devrait
évoquer également, bien évidemment, le soleil, la vapeur d’eau (le principal agent
de “l’effet de serre”), les rayonnements cosmiques, le réchauffement de la planète
Mars, les oscillations océaniques, etc. Il existe, d’ailleurs, en anglais une
pléthore d’ouvrages, très documentés, qui dissèquent très clairement l’arnaque
climatique. J’en poserai une dernière, cependant, que d’aucuns pourraient
même considérer comme “mystique” et qui a trait à la vanité “du bipède qui s’est
auto-proclamé le roi de la création” pour emprunter une des terminologies favorites
de Pierre Rabhi, le poète et écologiste. Gaïa, l’être planétaire, n’est pas un
super-ordinateur: l’amplitude et la complexité de ses dynamiques et de ses boucles
d’actions et de rétro-actions (pour ne pas même évoquer son “telos”) ne pourront
jamais être analysées par un boîtier en aluminium doté d’une poignée de composants
électroniques. N’est ce pas le summum de l’arrogance, et de la démence, que de
prétendre prévoir, à échéance de 10 ans, d’un siècle ou de deux siècles, les climats
de la Planète Terre à partir d’un super-ordinateur, fût-il du GIEC, et des quelques
miettes de “données” partielles et passagères dont il aura été nourri? Un tel
super-ordinateur n’est qu’un simulacre lamentable de la planète authentique, le
jouet virtuel et pathétique d’une poignée de scientistes capricieux.
Le
CO2 en Bouc-émissaireCela
fait longtemps que nous évoquons le spectre d’un gouvernement mondial et pour
cela, nous fûmes qualifiés de fantaisistes, de paranoïaques, d’exaltés, etc. Et
le Nouvel Ordre Mondial, dont personne auparavant ne prononçait publiquement le
trinôme fatal, est maintenant dans la bouche de tous ceux qui sont en contrôle
des pays occidentaux, ou qui prétendent l’être (et parfois même des pays en voie
d’occidentalisation): les experts agités en illusions, en double-langage, et en
inversion des valeurs, dont l’incohérence des discours est à la mesure de leur
inféodation aux puissances économiques et financières. Le Nouvel Ordre Mondial,
la marque déposée du “Capitalisme social”, est prôné comme LA solution à la “crise
planétaire”. Que penser de l’affirmation, le 8 décembre 2008, de l’éditorialiste
du Financial Times, Gideon Rachman: «La gouvernance internationale ne tend
à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique.» [27]
Et que penser de l’assertion récente (voeux au corps diplomatique du 16 janvier
2009) proférée par le représentant élu du peuple français, Mr Nicolas Sarkozy
[28]:
«Nous irons ensemble vers le Nouvel Ordre Mondial, et personne, je dis bien
personne ne pourra s’y opposer.» Ces affirmations sont en phase avec le sempiternel
mantra de “gouvernance globale” martelé par Mr Al Gore, dans ses nombreux discours,
pour sauver la planète de l’enfer climatique. Néanmoins, je ne serais
pas allé au charbon, sur ce terrain miné, et politiquement incorrect, de la remise
en question du dogme carbo-dioxhideux si ce n’avait été “que” pour dénoncer, une
fois de plus, le Nouvel Ordre Mondial. Mon principal objectif est de dénoncer,
ainsi que je l’ai souligné en début d’article, le fait que l’on fasse porter au
réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, “la destruction de l’intégralité
de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence,
de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec
la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.” J’ai
beaucoup apprécié la récente prise de position de Mr. Syun-Ichi Akasofu, (auteur
d’une lettre ouverte au GIEC) qui fut le fondateur-directeur de l’International
Arctic Research Center de l’Université d’Alaska. Mr. Syun-Ichi Akasofu est un
géophysicien réputé, de 79 ans, qui manifestement, vu son âge canonique, ne peut
pas être accusé de courir après des subventions du GIEC ou de quelque autre multinationale.
Dans l’un de ses derniers articles, attaquant très férocement les conclusions
du GIEC, Mr. Syun-Ichi Akasofu évoque le danger du “parapluie” climatique:
« Cela pose sérieusement question, également, que le réchauffement climatique
puisse être aussi facilement rendu responsable de tous les problèmes qui surviennent:
les inondations (qui résultent souvent plutôt de la déforestation massive ou de
la perte des zones humides) ou l’extinction de certaines espèces (qui peut résulter
de l’excès de cueillette, de la perte des habitats, de l’invasion d’espèces exotiques,
de problèmes de pollution), etc. Pendant ce temps là, ceux qui sont réellement
responsables de ces calamités peuvent aisément se cacher sous le “parapluie du
réchauffement climatique”.» [29]
Et le catalogue des calamités imputées au réchauffement climatique
ne cesse de grandir au fil des années et au fil de l’attribution de subventions
bien grassouillettes permettant de prouver tout, et son contraire, et d’agrémenter
le vomi médiatique de nouvelles sensationnelles et renforçant le dogme établi.
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| -
L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) a découvert récemment que
le nombre d’espèces de pucerons a augmenté très sensiblement “au cours des 40
dernières années”, en raison du réchauffement climatique. [30]
S’est-on posé la question de savoir si cela n’était pas plutôt imputable aux méthodes
de l’agrochimie. Pas du tout. Et pourtant, un directeur des recherches (dissident)
de l’INRA, Francis Chaboussou, avait déjà écrit en 1985 que «les relations entre
plantes et parasites sont avant tout d’ordre nutritionnel. Une fertilisation déséquilibrée,
notamment les carences en oligo-éléments et les excès d’engrais azotés, perturbent
la synthèse des protéines à l’intérieur de la plante. Les substances solubles
qui servent de matériau à cette synthèse s’accumulent alors dans les tissus et
constituent une nourriture de choix pour les parasites.» Les insectes ne font,
donc, qu’éliminer les plantes déséquilibrées. Aucune relation entre les pucerons
et le CO2. - Des scientifiques français du MNHN (Muséum National
d’Histoire Naturelle) de Paris ont montré que les oiseaux ne bougeaient pas assez
rapidement en réaction au changement climatique. [31]
Ne se pourrait-il pas que l’apathie des oiseaux provienne d’une autre cause? Car
comme le précise la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), dans son communiqué
dénonçant le Cruiser de Syngenta, [32]
«Force est de constater, en tout cas, que dans toute l’Europe, et en particulier
en France, les populations d’oiseaux des zones agricoles ont chuté de 30 à 40
% en moyenne depuis les années 1980-1990! En Angleterre, l’ornithologue Campbell
a montré qu’il existe une corrélation étroite entre la période où l’emploi massif
des pesticides a débuté et celle où la chute des populations d’oiseaux a commencé.
L’ornithologue allemand Reichhof a souligné le rôle des villes et des villages
comme sanctuaire pour la biodiversité, alors que, de leurs côtés, les campagnes
se désertifient.» Soulignons que 30 à 40 %, en moyenne, ce n’est que depuis
les années 1980-1990. Nous n’avons pas de chiffres précis sur l’extermination
des populations d’oiseaux à partir de 1945 puisqu’il était “scientifiquement”
établi par l’INRA, et autres affiliés, que les pesticides ne représentaient AUCUN
problème pour les êtres vivants. Il fallut attendre l’ouvrage de Rachel Carson
et le lancement de la revue “la Gueule Ouverte” (dont le n°12 d’Octobre 1973 titrait
“Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants?” [33])
pour que le problème des pesticides commencât à être posé. En conclusion, l’anéantissement
des oiseaux en France n’a rien à voir avec le CO2. - L’INRA a récemment
déclaré vouloir travailler à adapter les blés, et autres grandes cultures, au
réchauffement climatique. Les agronomes s’alarment, en effet, de la stagnation
des rendements des grandes cultures depuis 1990. Les meilleurs limiers du petit
monde de la biologie, de la génétique, de l’économie et de l’agronomie sont partis
en quête du coupable. [44]
Et ils l’ont trouvé: le réchauffement climatique. S’est-on posé la question de
la santé des sols agricoles Français? Non, parce que cela va de soi, ils sont
débordants de vitalité, n’est-ce pas? Parlez-en donc à l’agronome Claude Bourguignon
de la vitalité de nos sols agricoles! [45]
- Greenpeace s’est empressé de faire porter la responsabilité des
récents feux en Australie au réchauffement climatique. Ces feux sévissaient sur
une partie du continent alors que l’autre partie était engloutie par les inondations,
dues sûrement, elles-aussi, au réchauffement climatique! Est-il nécessaire de
porter à la connaissance de Greenpeace que les feux en Australie, et les sécheresses,
ont été rapportés historiquement depuis 1789, à savoir depuis que les Blancs ont
envahi le territoire des Aborigènes. Les feux du 7 février 2009 tuèrent plus de
170 personnes et détruisirent un demi-million d’hectares. Les feux du 6 février
1851, par exemple, tuèrent 12 personnes et détruisirent 5 millions d’hectares.
Faut-il également rappeler aux activistes de Greenpeace que le continent Australien
a été détruit intégralement par un siècle et demi de déforestation, d’agriculture
et d’élevage intensifs. Précisons, de plus, que l’Australie a été sous un régime
d’intenses sécheresses de 1910 à 1945, un régime d’intenses inondations de 1945
à 1975 et de nouveau un régime d’intenses sécheresses à partir de 1975 et jusqu’à
récemment. Ces différentes périodes seraient, bien sûr, en lien avec les phénomènes
connus sous le nom d’El Niño et La Niña. Nous remarquerons, bien évidemment, que
ces périodes correspondent presque exactement aux croissances et décroissances
de température pour lesquelles nous avons posé, ci-dessus, une question au GIEC.
Dans tous ces cycles climatologiques Australiens, quel est réellement l’impact
du CO2? Vraisemblablement, aucun. - Au Népal, WWF tire les sonnettes
d’alarme sur le réchauffement climatique menaçant un grand nombre d’espèces Himalayennes.
[46] Il serait plaisant
de voir WWF Népal monter au créneau aussi résolument pour dénoncer la perte des
sols agricoles Népalais. La région de Katmandou, l’une des plus fertiles du monde,
autrefois, est dévastée, brûlée, par la chimie agricole: les paysans Népalais
pleurent, ils ne savent plus quoi faire. Et si les sols Népalais sont ruinés par
les fertilisants synthétiques, les herbicides et autres pesticides, qu’en est-il
des écosystèmes locaux environnants? Sont-ils protégés par une bulle en verre,
une bulle virtuelle ou par la grâce de Vishnou? Je pourrais multiplier
la liste de ces exemples. La biosphère agonise sous l’impact de l’agriculture
toxique: rien à voir avec le CO2.
Les
Caniculs-bénis, une nouvelle secte ou une nouvelle religion?Lorsqu’un
groupuscule d’individus proclame, haut et fort, qu’une entité extraterrestre,
venant du Très Haut du Cosmos, dans son vaisseau spatial, les a visités et les
a exhortés à se dépouiller de l’orgueil humain de se prendre pour le maître de
la Création, à se repentir de tous les maux qu’ils ont infligés à notre Mère la
Terre et les a informés que les élus repentis seront ascensionnés, sur un plan
énergétique supérieur, le 21 décembre 2012, ce groupuscule est qualifié de “secte”
par les Autorités et, bien sûr, mis à l’index. Si ce même dogme
était proclamé par un milliard d’individus (ce n’est qu’une supposition, une hypothèse
de travail), le consensus global en ferait une “religion” officielle et respectée.
Ainsi va la vie humaine. Les Caniculs-bénis du réchauffement climatique
anthropique, à la sauce CO2, ne sont-ils encore qu’une secte groupusculaire ou
bien déjà une religion en gestation? Le consensus n’en est-il encore qu’à sa phase
molle (avec un groupe “d’illuminés” menant la barque) ou bien déjà en phase de
ferveur collective, active et fiévreuse? En bref, quelle est l’amplitude de l’infestation
idéologique parasitaire? Le Ver a-t-il déjà miné intestinement les méandres de
la conscience collective? Les années à venir nous le diront mais
il se pourrait fort bien que le prosélytisme ardent de cette flatulence, émanant
du désert culturel, soit très vite refroidi par un vent de “global cooling” car
il en va des vents comme des cycles du climat, nul ne sait d’où ils viennent...
On peut sans doute faire remonter les origines de ce dogme à la
conférence de 1975, en Caroline du Nord, organisée par l’anthropologue Margaret
Mead. La conférence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangering”.
Ce n’est pas le propos de cet article de mettre en doute la sincérité des motivations
de Margaret Mead. Notons, cependant, qu’intervenaient à cette conférence Paul
Ehrlich, ultra-malthusianiste et auteur de la “Bombe P.” (qui avait prophétisé
la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait
la promotion du scénario du “Refroidissement Global”, vers 1970. Stephen Schneider
est connu pour avoir déclaré en 1996, à un journaliste: «Afin de capturer l’imagination
du public, nous devons promouvoir des scénarios de panique, proférer des déclarations
dramatiques, et très simplifiées, et faire abstraction de tout doute que nous
puissions avoir... » Stephen Schneider aurait également précisé, durant la
conférence de 1975, que «les politiques d’énergie nationale et d’alimentation
doivent avoir pour fondement que le contrôle de la population par voie nucléaire
ou par affamement de masse, est indéfendable.» Tant mieux, nous l’avons échappé
belle! James Lovelock y participait également et ne manqua pas, alors, de se moquer
ouvertement des scénarios les plus hystériques concernant le réchauffement anthropique.
James Lovelock a beaucoup changé. Michael Crichton, le célèbre écrivain
US de science-fiction, scénariste et producteur de films, dénonça farouchement,
durant les dernières années de sa vie, l’arnaque climatique. En 2003, lors d’une
conférence, il déclara: «Il est clair que tout scientifique puisse être accusé
comme Galilée le fut. Mais je n’aurais jamais imaginé “Scientific American” dans
le rôle de la Mère Eglise». Michael Crichton posa également la question de
savoir depuis quand le terme “sceptique” est-il devenu un “gros mot”. [47]
En juillet 2009, lors d’une conférence , Mr. Al Gore proféra ses
litanies habituelles «... grâce à la gouvernance globale et bla bla bla...»
mais compara, aussi, la lutte contre le réchauffement climatique à la lutte contre
les Nazis. [48]
Quelques heures plus tard, le Times escamotait, de son site web [49],
cette image un peu “forte”. Mais Mr Al Gore voulait-il suggérer, oui ou non, que
les sceptiques sont des pro-Nazis, ou l’auraient été, ou le seraient?
Tout cela est profondément troublant et il semblerait, en effet, que les prosélytes
de ce nouveau dogme aient fait appel à toute l’artillerie lourde de certaines
techniques religieuses d’antan pour imposer leurs croyances aux “Païens climatiques”.
Les sceptiques sont dénoncés comme des “négationnistes” (à savoir
comparés à ceux qui mettent en doute l’Holocauste) [51]
et parfois même comme des criminels climatiques [52].
Ils ne sont pas, encore, brûlés sur les bûchers de l’Inquisition Climatique mais
ils ont, néanmoins, grand peine à pouvoir s’exprimer. Les médias, à la solde des
Autorités, ont bloqué tout accès aux tribunes publiques. Ainsi, en Angleterre,
le célèbre Professeur David Bellamy, aujourd’hui âgé de 76 ans, botaniste, auteur
de 35 ouvrages et ayant à son actif 400 programmes de télévision, fut viré comme
un malpropre lorsqu’il osa s’exprimer publiquement sur l’arnaque climatique. [68]
Le film de Mr. Al Gore “Une vérité qui dérange” a été distribué
dans des dizaines de milliers d’écoles: un lavage de cerveau savamment orchestré.
Nous avons déjà évoqué les discours apocalyptiques de certains,
à l’instar des prophéties bibliques: les eaux qui vont monter et les vagues qui
vont nous engloutir (le Déluge?), la fournaise climatique suffocante (l’Enfer).
On pourrait également évoquer la culpabilité, la rédemption par les taxes, le
dogme incontournable des rapports du GIEC, les gurus auto-proclamés...
Le Diable est tout trouvé, c’est le CO2! L’éternel combat entre les Fils
de la Lumière et les Fils des Ténèbres. La dichotomie fatidique, fondement de
la théologie de l’annihilation. Le CO2 a été tellement satanisé que la simple
mention de ce gaz atmosphérique évoque, dans l’imagination populaire, le poison,
le polluant, le toxique. Et pourtant le carbone est la base de la vie et tous
les aliments que nous consommons procèdent du dioxyde de carbone atmosphérique.
Ceux qui osent évoquer le Soleil, comme facteur fondamental des
cycles climatologiques, sont stigmatisés à l’image de Galilée qui osa positionner
notre astre au coeur du système planétaire. L’Histoire qui se répète.
On pourrait également mentionner les “indulgences pontificales” remplacées par
les “compensations de carbone” vendues par un nouveau clergé, les grands prêtres
de l’absolution climatique. Les Autorités doivent se pâmer d’aisance
à la vue de toutes ces “croisades climatiques”, pour la plupart virtuelles et
informatisées: ne préfèrent-elles pas, en effet, que les militants activistes
soient en face de leur ordinateur (la boîte à réalité virtuelle) plutôt que de
bêcher leur jardins (dans un souci d’autonomie fertile) ou de fomenter les “Insurrections
qui viennent”. La sémantique de ces croisades climatiques, et des
multiples pétitions afférentes, à l’image de celle de la nov-langue, est experte
à semer la confusion dans les esprits: “alerte climatique”, “crise climatique”,
“cent jours pour lutter contre le réchauffement”, “on ne négocie pas avec le climat,
on agit”, “l’ultimatum climatique”, “le Climat entre nos mains”, “350.org”, “seal
the deal”, “fondation pour la protection du climat”, “réseau pour un climat neutre”,
“Time for Climate Justice”,” Climate for Life”, etc, etc, ad nauseam.
Des petits malins commencent même à proposer des “vacances climat neutre”, des
“voyages sans carbone” et toute une gamme de “produits à bilan carbone neutre”.
Et James Lovelock parle, dans son dernier ouvrage, de notre “empreinte
écologique plus noire que le péché”. A quand la confession publique obligatoire
et le dévoilement de son “empreinte carbone”? Et pour les châtiments?
Fixation
du CO2 et Libération de l'HumusIl
paraîtrait que la “taxe carbone” est de gauche! [34]
Et l’Ecologie doit-elle être de gauche, aussi? Est-ce pour cela que Mr Sarkozy
a sorti de son placard à bolets un cryptogame de la préhistoire? L’écologie politique
est-elle à ce point fossilisée qu’elle se soit rendue complice de cette imposture
climatique? Ou est-ce, peut-être, que l’écologie politique n’a vraiment jamais
remis en cause, intrinsèquement, les fondements mortifères de la civilisation
occidentale moderne? Juste du vernis verdâtre pour occulter le vert de gris? Mais
cela n’est sans doute pas si simple car combien d’écologistes ont des doutes profonds
concernant cette arnaque climatique? Néanmoins, peu d’entre eux osent l’exprimer
publiquement de peur de passer pour des crétins ou des voyous climatiques.
La question que je pose aujourd’hui à tous les écologistes, mais aussi
aux ONGs, aux commissions de l’ONU, aux oligarques globalistes, aux fondations,
aux représentants élus, aux négociants en crédit carbone, etc, est la suivante:
Si l’urgence du réchauffement climatique est à ce point dramatique,
si le CO2 est sur le point de carboniser l’humanité ou de l’engloutir par la montée
des eaux, pourquoi ne pas promouvoir AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir
pas fait avant) la reconversion à l’agriculture biologique de toutes les terres
agricoles de la planète? Le Rodale Research Center [54]
a déduit de ses recherches, qui ont porté sur 24 années, la capacité de fixer
par année et par hectare 3,7 tonnes de CO2 en agriculture biologique. [55]
Et ce, sans prendre en considération les réductions en émissions de CO2 dues aux
besoins énergétiques inférieurs de l’agriculture biologique que le Professeur
David Pimentel, de l’Université de Cornell, estime à 63% des besoins énergétiques
de l’agriculture chimique [56]. A raison de 2000 millions d’hectares arables planétaires,
la fixation de CO2 serait de 7,5 milliards de tonnes de CO2, à savoir près du
tiers des émissions anthropogéniques “officielles”. Dans le même
ordre d’idée, pourquoi ne pas limiter AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir
pas fait avant) la goinfrerie en viande de l’occident et d’avoir, par là-même,
stopper une grande partie de la déforestation, responsable d’une portion des dites
émissions (pour ne pas mentionner les pets méthaniers des bovins!)?
La réponse à ces questions, et surtout à la première, est claire et évidente:
parce que la mafia de l’agrochimie en a décidé autrement et qu’elle serait ruinée
par une telle reconversion. Mais j’aimerais tellement l’entendre de la bouche
des fondations, de l’ONU, des ONGs, des partis politiques... Peut encore rêver
que Mr Al Gore (au nom prédestiné [43])
se transforme en apôtre du compostage...? N’avait-il pas d’ailleurs évoqué, dans
son discours sus-mentionné en juillet 2009, qu’effectivement certains sols étaient
décidément très peu fertiles et en manque vital de carbone? L’urgence
d’aujourd’hui, ce n’est pas le CO2, ce n’est pas le réchauffement climatique anthropique,
L’urgence, c’est “la destruction humique”. [57]
Les sols agricoles sont biologiquement morts, dans leur grande majorité. La reconversion
de toutes les terres agricoles par des pratiques agro-écologiques permettrait,
en sus de la fixation de CO2 (qui n’est qu’un épiphénomène) de régénérer les sols,
de stopper l’érosion des sols et de ralentir les processus de désertification,
d’augmenter considérablement le pouvoir de rétention en eau des sols (et donc
de diminuer drastiquement les besoins en eau douce de l’agriculture, un des enjeux
véritables du futur), de nourrir les peuples avec des aliments sains, hautement
nutritifs et exempts de poisons (et donc de réduire drastiquement les cancers
et autres pathologies et toutes les dépenses financières afférentes), de protéger
les nappes phréatiques, de régénérer l’agroforesterie traditionnelle et de préserver
la biodiversité alimentaire en gardant précieusement les variétés traditionnelles
qui sont, de loin, beaucoup plus résilientes. C’est d’ailleurs ce
que prétendent faire les multinationales de la semence (Monsanto, Syngenta, en
partenariat avec Bill Gates et la Fondation Rockefeller): “sauvegarder la biodiversité
en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle” dans leur
grande banque “réfrigérée naturellement par un climat glacial” de l’archipel du
Spitzberg (archipel de Svalbard) en Norvège. Le dit archipel, qui selon les alarmistes,
aux grands discours apocalyptiques et hypocrites, serait au coeur même du changement
climatique surchauffant, à raison même de 0.7 °C d’augmentation par décennie!
[67]
Les clowns ne sont pas en manque de contradictions. [42]
Et pour reparler de résilience, je m’étonne de cette frayeur hystérique
d’une légère montée des températures qui ruinerait l’agriculture. Nous mentionnerons,
au passage, que le maïs, plante C4, poussait littéralement, autrefois, dans les
déserts du sud-ouest des USA. Les agronomes modernes en ont fait une pompe à eau
qui nécessite 1500 litres de ce précieux liquide pour produire 1 kilo de grain
sec. Monsanto, Syngenta, DuPont, de la grande famille des Humanitaires Globalistes,
travaillent, depuis plusieurs années, à créer des chimères génétiques de maïs
qui seront résistantes à la sécheresse... et au réchauffement climatique. [58]
La boucle est bouclée. L’INRA, nous l’avons évoqué, envisage de déployer tout
son “génie” génétique pour briser cette fâcheuse tendance que le blé a de ne pas
vouloir produire encore plus et pour l’adapter, bien sûr, au réchauffement anthropique.
Question simple, et naïve, peut-être: lors du réchauffement climatique
de l’Epoque Romaine et lors du réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale,
comment les paysans ont-il pu continuer à cultiver leurs variétés de céréales
puisqu’ils ne bénéficiaient pas de l’accompagnement éclairé (les pôvres) des agronomes,
biologistes, et autres généticiens de l’INRA? La réponse est claire: les variétés
dites “de population” vivantes, fluides, ouvertes à tous vents, étaient capables
de s’adapter, dans un sol biologiquement vivant, à tous les “changements climatiques”!
L’INRA ne vient-il pas de découvrir que “les plantes migrent en
altitude en réponse au réchauffement climatique” et plus précisément de “l’ordre
de 29 mètres en altitude par décade.” A savoir pour s’adapter à un dixième de
0,7°C, par décade. Quelle découverte phénoménale! [53]
Non, l’argent du contribuable n’est pas dépensé en vain à l’INRA. Voilà pourquoi,
sans doute, le monde végétal, depuis son émergence, il y a 465 millions d’années,
a survécu malgré des variations de 200 à 4000 ppm de CO2 atmosphérique. Les plantes
s’adaptent! L’INRA sera sûrement intéressé de savoir que l’une des variétés de
laitues les mieux adaptées au climat du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, c’est
la “Merveille d’Hiver” [59]:
les voies de Gaïa sont manifestement impénétrables. Pour en revenir
aux frayeurs liées à la chaleur, nous pouvons, dans le sud de l’Inde, avec des
méthodes agro-écologiques “intensives” (si l’on me permet le terme) nourrir 25
personnes par hectare et par an (avec un peu d’eau, il est vrai) et en régime
végétarien. Pour entrer même dans le détail, nous pouvons produire des courges
musquées (espèce Cucurbita moschata, la plus longue de croissance) en l’espace
de 2 mois à partir du jour du semis. A savoir en deux fois moins de temps qu’en
France. Et que ceux qui en doutent aillent vérifier sur place. Ne le répétez pas
aux Malthusianistes, mais nous pourrions donc, avec ces méthodes agro-écologiques,
nourrir aisément, sur 150 millions d’hectares de terre arable, deux milliards
de personnes en Inde, au moins !
Vers
un Refroidissement Global !Et
pour ne pas finir sur cette provocation, un tant soit peu COquine, nous allons
en évoquer une autre, plus refroidissante. Nous avons mentionné
les cycles de régimes de sécheresses et d’inondations prévalant en Australie qui
correspondent, of course, aux cycles de croissance et de non-croissance de températures,
durant le siècle passé. Ces cycles sont grosso-modo d’une trentaine d’années.
En 1950, le climatologue et océanographe Edouard Le Danois (qui
fut directeur de l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes) publia
un ouvrage intitulé “Les Rythmes du Climat dans l’Histoire de la Terre et de l’Humanité”.
[60]
Dans cet ouvrage, Le Danois expliquait les relations entre le climat et les phénomènes
astronomiques: la période de révolution des noeuds de l’orbite lunaire de 18 ans,
la période déclinaison-syzygies de 111 années, la période périhelium-noeud apside
de 1850 années, etc. Le Danois avait d’ailleurs annoncé en 1950 que la prochaine
grande marée séculaire adviendrait aux alentours de 1995... et la “grande tempête
du siècle” arriva en décembre 1999. Le Danois expliquait également, en 1950, que
nous étions entrés, aux alentours de 1860, dans un nouveau cycle de réchauffement,
source de prospérité agricole, qui allait perdurer durant quelques siècles mais
avec des cycles car, dans la Nature, peu de phénomènes sont linéaires. Le Danois
était un spécialiste des “transgressions océaniques” (son ouvrage, du même nom,
est disponible sur la toile) [69].
Le Danois n’a, bien évidemment, jamais, au grand jamais, mentionné une quelconque
relation entre le CO2 atmosphérique et les cycles climatiques. L’ouvrage
n’est pas jeune, il est vrai, mais doit-on brûler tous les travaux scientifiques
antérieurs à l’émergence du GIEC en 1988? En 1275, le terme climat
signifiait “zone terrestre déterminée par sa situation par rapport aux corps célestes”.
Le terme, étymologiquement, est dérivé du Grec “clima”, “inclinaison du ciel”.
Ne tombe-t-il pas sous le sens que les climats de Gaïa soient influencés par les
phénomènes astronomiques, par le passage du système solaire dans telle ou telle
région de la galaxie et par le Soleil? L’ouvrage “The Chilling Stars”, par exemple,
de Svensmark et de Calder, émet l’hypothèse que le climat est une résultante de
l’influence conjuguée des nuages, du soleil et des rayons cosmiques.
Quoi qu’il en soit, vu que le dernier sous-cycle de réchauffement, relatif, a
débuté environ en 1975, ne pourrait-on pas s’attendre à ce qu’un nouveau sous-cycle
de refroidissement, relatif, ait débuté aux environs de 2005? Et bien, c’est exactement
ce qu’annoncent certains scientifiques! Le Professeur Easterbrook est professeur
de géologie à l’Université de Washington. Il est l’auteur de 8 ouvrages et de
150 publications avec une spécialisation dans la géomorphologie, la géochronologie
du Pléistocène et la géologie glaciale. Ecoutons le: «Malgré
l’absence de réchauffement climatique en dix ans, et des records de froid en 2007-2008,
le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (le GIEC) et
les créateurs de simulateurs informatiques, qui croient que le CO2 est la cause
du réchauffement planétaire, prévoient toujours que la Terre fera face à un réchauffement
catastrophique au cours de ce siècle. Les simulateurs informatiques du GIEC ont
prédit un réchauffement planétaire de 1° F par décennie et de 5-6° C (10-11° F)
d’ici 2100 (Fig. 1), ce qui causerait une catastrophe planétaire ayant des effets
sur la vie humaine, l’habitat naturel, l’énergie et les ressources en eau, ainsi
que la production de nourriture... Toutefois, les données sur les changements
climatiques enregistrées par le passé suggèrent un scénario complètement différent
pour le 21e siècle. Au lieu d’un réchauffement planétaire radical, à un rythme
de 0,5° C (1° F) par décennie, les données des cycles naturels précédents suggèrent
un refroidissement planétaire pour les premières décennies du 21e siècle, soit
jusqu’en 2030, suivi d’un réchauffement planétaire de 2030 à 2060 et d’un nouveau
refroidissement planétaire de 2060 à 2090. (Easterbrook, D.J., 2005, 2006 a, b,
2007, 2008a, b); Easterbrook et Kovanen, 2000, 2001). Les fluctuations climatiques
des dernières centaines d’années suggèrent des cycles climatiques de réchauffement
et de refroidissement d’environ 30 ans, une tendance généralement à la hausse
depuis le Petit Age glaciaire.» [61]
Et il conclut son long article (de novembre 2008): «Le réchauffement
planétaire (c’est-à-dire le réchauffement depuis 1977) est terminé. L’augmentation
infime de CO2 anthropogénique dans l’atmosphère (0.008%) n’était pas la cause
du réchauffement. Il s’agissait de la continuité de cycles naturels qui se sont
produits au cours des 500 dernières années. L’épisode froid de l’OPD a remplacé
l’épisode chaud dans l’océan Pacifique, ce qui nous garantit environ 30 ans de
refroidissement planétaire, peut-être plus intense que celui de 1945 à 1977. Ce
qui est incertain, c’est à quel point le climat planétaire sera plus froid durant
cette période. Les récents changements solaires suggèrent que le refroidissement
pourrait être assez important. Il ressemblerait davantage au cycle froid de 1880
à 1915 qu’à celui, plus modéré, de 1945 à 1977. Un refroidissement plus draconien
que ces derniers, comparable à ceux des minima de Dalton et Maunder, pourraient
plonger la Terre dans un autre Petit Age glaciaire. Toutefois, seul le temps dira
si cela est probable ou non.» Et lorsque l’on consulte, en bon
anglais, les résultats affichés pour les glaces Arctiques, par le National Snow
and Ice Data Center, pour le mois d’août 2009, en relation avec août 2008 et août
2007, il semble effectivement, et très nettement, que l’on soit dans une phase
de refroidissement. [65]
Ouvrons les parapluies car les insultes, et les tomates, climatiques
vont voler bas. Mais pouvons nous faire abstraction des vagues de froid extrême
qui ont anéanti des centaines de vies humaines, les troupeaux et les récoltes
au Pérou [39] depuis 2003 (et il neiga à Buenos Aires)? Pouvons nous faire abstraction
des troupeaux de chèvres décimés par le froid durant l’hiver 2007/2008 dans l’Himalaya
(et il neigea à Katmandou)? Pouvons-nous faire abstraction de trois étés froids
et humides au Canada et du mildiou (Phytophtora infestans), de souche beaucoup
plus virulente que celui qui a provoqué la grande famine en Irlande au 19 ème
siècle, qui a détruit en quelques jours, au début de l’été 2009, une grande partie
de la récolte de tomates et de pommes de terre dans 13 états à l’est des USA ainsi
qu’au Canada? Pouvons-nous faire abstraction de l’hiver 2008/2009, le plus froid
que nous ayons connu en France depuis 20 années? [40]
[64]
Pouvons-nous faire abstraction des records de froids, durant l’été 2009, jamais
vus depuis des dizaines d’années, qui ont été enregistrés dans la majorité des
USA. [62]
Pouvons-nous faire abstraction du fait que les états de l’Ohio, de l’Illinois,
de l’Indiana, et de West Virginia ont vécu leur mois de juillet le plus froid
depuis 115 ans? [62]
Nashville, au Tennessee, la ville de Mr Al Gore, a battu en juillet le record
de froid de 1877. [63]
Peut-être un clin d’oeil de Gaïa!! D’ailleurs, révolution dans les
chaumières, il semblerait même que certains des pontifes du GIEC ne puissent plus
en faire abstraction. C’est le cas de Mojib Latif de l’Institut Leibniz des Sciences
Marines de l’Université de Kiehl et du Max Planck Institute à Hamburg en Allemagne.
Il est l’auteur de 3 ouvrages (sur le changement climatique) et de 130 publications
scientifiques. Le Max Planck Institute lui a décerné, en 2000, le prix de la Science
Publique. C’est l’un des top modélisateurs du climat au GIEC: [83]
il est réputé pour avoir contribué, de manière très conséquente, au développement
des modèles de simulation du climat global et de leur utilisation pour des prédictions
à court et moyen termes. Il a contribué aux rapports du GIEC de 2001 et de 2007.
Il est l’auteur de l’ouvrage publié en juin 2009: “Climate Change: the point of
no return”. [38]
Et pourtant, lors de la 3ème “Conférence Mondiale du Climat” à Genève
[36] (du
31 août au 4 septembre 2009), Mojib Latif a
déclaré, devant plus de 1500 scientifiques du climat de la planète, que «Les
prévisions du changement climatique sont proches du dérapage.... Je ne suis pas
un des sceptiques du climat. Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes
nous-mêmes, sinon d’autres le feront.» Et selon le communiqué
de Fred Pearce [37],
que l’on ne peut pas soupçonner d’être un climat-sceptique, (en date du 5 septembre
2009, c’est tout “frais”): «Latif a prédit que dans les prochaines années,
[81]
[82]
une tendance refroidissante naturelle allait prendre le pas sur le réchauffement
anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants
océaniques et des températures de l’Atlantique Nord qui sont connues sous le nom
d’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Rompant avec l’orthodoxie du changement climatique,
il a dit que les cycles de l’Oscillation Nord Atlantique étaient probablement
responsables, en partie, du fort réchauffement global que nous avons vécu pendant
les trois décennies écoulées. “Mais de combien? cela reste encore à déterminer.”
a-t-il dit aux conférenciers. L’Oscillation Nord Atlantique est maintenant entrée
dans une phase froide. Latif a également ajouté que les
cycles de l’Oscillation Nord Atlantique expliquent le reverdissement récent du
Sahel en Afrique après les sécheresses des années 1970 et des années 1980. James
Murphy, le responsable des prévisions climatiques au Met Office (l’agence météo
anglaise) a confirmé son accord et a établi une corrélation entre l’Oscillation
Nord Atlantique et la mousson en Inde, ainsi qu’avec les ouragans dans l’Atlantique
et la mer glacée de l’Arctique. “Les océans sont un facteur décisif de la variabilité
décennale naturelle” a-t-il déclaré.» Permettez-moi de jubiler.
Edouard Le Danois, l’océanographe et astronome, va finir par sortir des oubliettes.
Il y aura sûrement encore des irréductibles du CO2 qui vont s’écrier que le refroidissement
global va intensifier le réchauffement global anthropique puisque, chauffage hivernal
aidant, nous allons consommer encore plus d’énergie fossile! En effet, les voies
de Gaïa ne sont pas linéaires. Un cycle peut en cacher un autre.
Quant au Syndrome du Titanic? Sûrement, mais avant tout du Titanic Agricole si
l’on veut analyser objectivement la destruction de la Biosphère. En tout cas,
il semblerait que le super-ordinateur/simulateur du GIEC, commence à prendre l’eau
de toutes parts. En épitaphe: “Dans l’océan Virtuel de ses vanités et de ses arrogances,
il sombra, atomisé par un iceberg émergeant du Réel. A l’image de son homonyme,
de chair et d’os, et à l’instar de son frère de silicium, qui, dans son Odyssée,
s’abîma en explorant le vide, il eût pu s’appeler HAL”. (Un autre clin d’oeil
de l’histoire: dans les manuscrits de Nag Hammadi des Païens Gnostiques du III
ème siècle, qui luttaient alors contre la pensée Monolithique, HAL, en copte,
signifie “tromperie, stratagème, simulation”). Que faut-il faire?
Peut-être annuler la prochaine conférence de Copenhague sur le Réchauffement Climatique
Anthropique: il n’en sortira rien. Ou peut-être alors en recycler les thèmes de
réflexion, et d’action, qui devraient être: la reconversion à l’agriculture biologique,
la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre
l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce...
Je prie le lecteur de me pardonner pour la longueur de cet essai mais cela
m’a sincèrement libéré, après deux années de silence, d’un énorme poids sur la
conscience. Je continuerai de présenter des traductions de l’anglais, au fil de
mes disponibilités, sur tous les thèmes liés au climat et en particulier celui
du passé de la Terre. La Vie est belle. Inhalons et Exhalons à pleins
poumons. Et que ce soit dans le froid ou dans le chaud, je suis intimement convaincu
qu’il va nous falloir enseigner à nos enfants comment survivre dans la Beauté
de Gaïa. Afin de préparer les voies des Tribus du Futur.
Dominique
Guillet.
Post-scriptum: Afin d’illustrer mes états d’âme quant aux
fondements de la société occidentale mortifère, qui sombre dans la virtualité,
je laisserai “aux intégristes les scories de leurs mythes” et je vous livre ces
quelques mots de Maurice Chaudière [76],
poète et apiculteur, par la bouche de Dédale: [75]
Séquelles
! Je laboure des séquelles… Je vis au cœur de mes déchets ! Pour
avoir répondu aux suppliques des hommes, je partage leur sort, je partage
le tort de les avoir aimés… Par ma faute la Terre, la Mer, le Ciel… l’Univers
entier s’encrassent et se mutilent… Or les hommes sont là qui me pressent
d’agir… Des hommes intrépides qui convoitent les Astres ! Ils me
somment aujourd’hui de les conduire plus loin, plus haut, toujours plus haut…
vers cet ailleurs inconcevable où s’abîment les cieux… Plus rien
ne les anime que le goût du vertige ! Un ordre virtuel, de mirage en mirage,
occulte le réel Les capsules et les sondes se disputent la gloire de leurs
nouveaux trophées… Cependant qu’ici-bas les robots en faillite encombrent
le marché gigantesque des villes… L’Espace n’a plus de bornes et la Terre
n’a plus d’axe… Vertical, désormais l’horizon n’a plus d’âme… L’Amour
n’a plus d’emploi ! Les Dieux se taisent... Alors, sans attendre
l’aval d’aucun autre Titan, laissant aux intégristes les scories de leurs
mythes, j’en appelle au destin sublime qui les hante: l’exploration du
vide ! En dépit des trous noirs et des météorites qui dispersent les anges,
je vais bâtir enfin ma propre sépulture: un labyrinthe sidéral où
je saurai, comme les Dieux, à tout jamais me taire !
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html
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