La démocratie en France c'est "point du tout" ou ".fr", il suffit de regarder :



Elections française pour le parlement européen de juin 2009.












dimanche 7 juin 2009


Une Europe bleue-verte-brune...


Premiers constats au soir des élections pour le Parlement européen :
6 électeurs européens sur 10 n'ont pas voté. En France, 81% des électeurs âgés de 18 à 34 ans se sont abstenus...
La droite conservatrice arrive largement en tête: les sociaux-démocrates prennent une baffe un peu partout, surtout en Grande-Bretagne, France, Allemagne,aux Pays-Bas, en Espagne et au Portugal. Seule exception : la Grèce.
Dans sept pays (Italie, Autriche, Pays-Bas, Finlande, Hongrie, Roumanie, Grande-Bretagne), l'extrême-droite dite populiste, raciste et islamophobe fait des scores inquiétants.
L'opposition à l'Union européenne (qualifiée d' "eurosceptique") fait une percée notable en Grande-Bretagne et en Autriche, où, face à la liste de Hans-Peter Martin, un ancien social-démocrate (qui a fait 17,9%) avait fait une campagne "anti-européenne" qui n'a pas convaincu.

En France, les stars sont le trio Cohn-Bendit, Bové, Eva Joly, têtes de liste d'Europe Écologie, qui devance le PS en Ile-de-France. Sarkozy leur a fait jouer le rôle que Mitterrand avait fait jouer à Le Pen pour éliminer ses adversaires "gaullistes", mettant Tonton Tracteur (François Bayrou) sur la touche. Comme naguère l'électorat du Front National, celui d'Europe Écologie est trop hétérogène pour se transformer en force politique de terrain. Évidemment, ce n'est pas ce que pensent Cohn-Bendit et José Bové, qui croient pouvoir faire de ce qui n'était qu'une liste électorale une force politique permanente et cohérente. On leur souhaite bonne chance.

Le petit facteur anticapitaliste n'ira pas siéger au parlement de Strasbourg pour 7 600 € par mois. On est tristes pour lui.

La défaite social-démocrate est principalement due à la reprise partielle par la droite conservatrice, censé être libérale, du credo étatiste face à la crise de système, alors que les sociaux-démocrates avaient dangereusement dérivé, jusqu'à l'éclatement de "LA" crise "financière", vers un libéralisme teinté de social (Comme a dit Hugo Chávez : "Hé, camarade Obama, tu es en train de battre Fidel et moi en nationalisant les banques et general Motors")...
Bref, une fois de plus, ceux des électeurs qui se sont mobilisés ont préféré en général les originaux aux photocopies roses.









Résultats électoraux : ne pleure pas, ami, le meilleur est à venir

lundi 8 juin 2009, par JBB sur article 11

Comme si de rien n’était.

Ceusses qui pleurent, mines contrites et têtes d’enterrement, le deuil pour costume et l’allure défaite, jetant de temps en temps un œil atterré et incrédule à la main dans laquelle ils tiennent la poignée de voix qui leur tient lieu de pourcentage électoral, défaite, défaite, défaite, je scande ton nom entre deux sanglots, les yeux las et les lèvres tristes.

Ceusses qui rient, dansent et battent des mains, se donnant des grandes claques dans le dos avec un sourire satisfait, gens qui ont le bonheur trop éclatant du cancéreux venant d’apprendre qu’il a gagné un sursis sur la mort et ne veut penser à rien d’autre qu’à ces quelques semaines de survie dont il va profiter à fond, victoire, victoire, victoire, je crie ton nom à la cantonade, les prunelles folles et les joues rebondies.

Et tous - chagrins et jouasses - réunis pour donner corps au plus grand des mensonges, illusion fantasque que ce scrutin aurait un sens, qu’il est légitime d’en dresser une analyse, qu’il convient d’en tirer des conséquences, habituel ballet d’après-élection où les importants et pontifiants se donnent la réplique en jouant ce vieil air ranci de la souveraineté populaire, le peuple a tranché, le peuple pense à l’écologie, le peuple aime Sarkozy, le peuple ne veut plus de 4X4, le peuple adore la majorité, le peuple a trop regardé la super-production que Yann Arthus-Bertrand a conçue à son usage, le peuple en a marre des socialistes, le peuple n’a pas aimé la façon dont Bayrou a parlé à Cohn-Bendit, le peuple dit que, le peuple pense que, le peuple veut que, le peuple, le peuple, le peuple.

Le grand bal des jocrisses et des tartuffes poursuit ainsi sa course folle.

Et eux aimerait beaucoup que tu te sentes concerné.
Que tu attaches de l’importance - n’importe laquelle - à ces résultats.
Que tu en sois triste, ou bien heureux, désespéré, plein d’espoir ou bien moitié-déçu moitié-content, peu importe.
Bref, que tu fasses vivre la fiction que ce scrutin signifiait quelque chose, puisqu’il te touche et t’atteint, te fait vibrer ou pleurer, qu’il te concerne, enfin !

Parce qu’Il faut Que tout continue Comment avant.
Et Parce qu’Il faut Que tous ensemble, Nous regardions l’horizon, Joliment disposés en rangs d’oignon sous la bannière de notre belle démocratie, citoyens d’élite brandissant nos cartes d’électeurs au doux soleil de la participation.

Le mensonge est éclatant, pas loin de l’obscénité.
Tant tous - perdants et gagnants, participants et observateurs, politiques et journalistes - s’y entendent à faire semblant, juste préoccupés de préserver la fiction du scrutin en jetant un voile pudique sur ce qui le décrédibilise totalement, l’anéantit absolument, le réduit à néant.

Oui : l’abstention.
Vilain mot qu’ils ne prononcent - à droite ou à gauche - que du bout des lèvres.
Qu’ils expectorent le plus rapidement possible, en mangeant la moitié pour le faire sortir plus vite.
Et qu’ils articulent d’autant plus difficilement qu’il faut l’associer à cet autre vilain mot de "classes populaires", pour dire ces gens de peu convaincus qu’il n’y a rien de bon à attendre du Parlement européen et de la classe politique.

Sache pourtant, ami, que ces 60 %-là sont notre unique victoire, quoi que tu en penses par ailleurs, que t’horripile le score de l’UMP ou que t’attriste celui du Front de Gauche et du NPA.

Parce que l’abstention est un vote de classes [1].

Et qu’il n’est pas de meilleur indice, quelque part, sous l’écume des choses, par en-dessous, de la vitalité de ce grand mouvement de contestation du système qui, pour lent et progressif qu’il soit, finira par le mettre réellement à bas.

Voilà notre chance.

Et celle-ci importe tellement plus que l’illusion d’un succès de l’UMP, les paillettes sans lendemain du bon score d’Europe Ecologie ou la prétendue défaite de la gauche, résultats qui ne devraient pas tirer autre chose de toi qu’un soupir d’ennui et un sourire un brin fatigué.

Voilà : pour insupportables qu’ils soient, ne pense pas au visage de paon triomphant exhibé par Xavier Bertrand, au rictus de victoire affiché par Frédéric Lefèbvre, à la mine jouasse arborée par Rachida Dati, non plus qu’aux sourires opportunistes des Cohn-Bendit et consorts.

Songe juste que nous sommes 60 %.

Que nous serons bientôt 70 %.

Puis 80 %.

Et qu’ils n’auront alors d’autre choix que de jeter le masque, régime aristocratique qui se trouvera dépourvu de l’illusion démocratique et devra se montrer sans fard ni camouflage.

Ce jour-là, et seulement là, les choses commenceront réellement à changer.

Avant, ce ne sont que mensonges, poudre aux yeux et balivernes.



Notes [1] Comme l’était, faut-il le rappeler, le référendum de 2005.











EVA : Résistons !




Abstention partout, les Européens ne se déplacent pas pour une Europe dont ils ne veulent pas : Une Europe qui travaille contre eux, contre leurs intérêts. Et ce qui est grave, c’est que ce sont les couches populaires et les classes moyennes qui ne se sont pas déplacées.

En Allemagne, par exemple, la Droite est en progression, malgré la crise. Les électeurs sont trompés, faute de débats sur les enjeux réels que les Médias se gardent bien de provoquer. Et en Allemagne toujours, en pleine crise, la Gauche vit une défaite historique. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas de gauche. Si c’est pour avoir une Gauche comme la Droite, on préfère l’original à la copie. Normal, non ?

La montée des extrémismes réflète le désespoir profond des populations spoliées et bernées. En Hollande, par exemple, l’extrême-droite progresse, et en Italie ... la gauche n’est plus représentée au Parlement ! Et Berlusconi le populiste progresse lui aussi !

Barroso, qui fréquente assidûment Bilderberg où l’on prépare le renflouement des Banques et le malheur des peuples, sera réélu. C’est très grave pour tous. Je rappelle entre autres que cet homme-là a comploté avec des individus comme Bush ou Aznar, pour mettre à feu et à sang le Moyen Orient par soumission aux diktats des Multinationales prédatrices. Quel que soit le prix payé par les populations sur place, bombardées, trucidées (plus d’un million d’individus), dressées les unes contre les autres, ruinées, désespérées, handicapées, éparpillées partout sans espoir de retour, et dans la misère...

Le pire, c’est l’Irlande qui va peut-être nous le faire vivre : Parce qu’elle croit à tort que l’Europe (des banquiers) la protègera de la crise. En d’autres termes, son évolution ne présage rien de bon pour le Traité de Lisbonne foncièrement anti-démocratique. Elle porte pourtant en elle le dernier espoir des peuples. Comme quoi les salauds qui ont programmé délibérément la crise, raflent toutes les mises : Au Parlement, pour les banquiers renfloués, au détriment des peuples.

Sur le plan intérieur,

Première constatation : Le parti des abstentionnistes volontaires a perdu. Je citerai simplement la commentatrice sur Arte : " L’abstention, c’est peut-être une manière silencieuse d’adhérer à l’idée consensuelle d’Europe." C’est surtout une stratégie suicidaire, inaudible, ambigüe. A condamner définitivement ! Comment distinguer des pêcheurs à la ligne, ces abstentionnistes volontaires ? En tous cas, le nombre important des abstentionnistes, presque constant, prouve que l’Europe n’arrive pas à convaincre les peuples et pour cause : Elle n’apparaît pas comme la solution, car elle est le problème. L’Europe, aujourd’hui, est faite sans les peuples, et contre les peuples.

Ensuite, la Droite a perdu, n’en déplaise aux chantres de la victoire. L’UMP n’a pas de réserves, pratiquement, et elle plafonne à moins de 30 %. Ce qui veut dire que seulement 28 % des électeurs (et 11% des Français) soutiennent la politique de Sarkozy ! Oui, seulement ! Il n’y a pas lieu de pavoiser ! Hélas, elle s’en contentera, et elle en profitera pour accélérer les réformes anti-sociales.

Et si la Droite ne s’effondre pas complètement, c’est parce que les Médias ont boudé la campagne électorale, et pour cause, afin d’éviter d’aborder les vrais enjeux.

Le Parti Socialiste s’effondre, victime de ses trahisons : A la volonté des électeurs, quand il n’a pas tenu compte des 55 % de Français opposées à l’U.E., lorsqu’il a voté pour le Traité de Lisbonne clone de l’autre. Ensuite, à la Gauche : En accompagnant le libéralisme et même en l’accentuant, en votant au Parlement européen la plupart des Lois, en ayant dans ses rangs ou des individus à l’ambition personnelle démesurée, entretenant des divisions exécrables, ou bien des traîtes plus soucieux de leur carrière que de l’idéal socialiste, de Kouchner à Besson en passant par Hirsh ou Bockel, etc, sans parler de Strauss-Kahn, d’Allègre ou de tant d’autres. Enfin, en proposant une politique étrangère d’abord alignée sur celle des Américains cupides, dominateurs, impérialistes et assassins,ensuite loin d’être critique à l’égard de l’Etat criminel israélien, le ménageant voire, comme avec Delanoë, l’encourageant en offrant par ex des fontaines à 100.000 euros (avec l’argent des contribuables parisiens - sont-ils consultés ?) aux Israéliens qui pourtant privent les Palestiniens de l’eau nécessaire à la vie ou l’empoisonnent en déversant leurs déchets. Un PS qui n’est à gauche qu’en paroles, ne peut susciter l’adhésion populaire. Et il m’a fait fuir, comme beaucoup. Enfin, le capitalisme montre constamment sa nocivité, et les socialistes cherchent encore à l’aménager - et donc à le renforcer ! C’est insensé ! Tant que les socialistes, d’ailleurs sans projets et pour cause, se contenteront de freiner les chutes ou de saupoudrer le libéralisme d’un peu de social, et aussi de soutenir une Europe contre les peuples, ils continueront à perdre du terrain.

Par ailleurs, l’union (cf Cohn-Bandit et Bové et Eva Joly ; UMP-Centre) fait la force, les divisions (PS, Front de Gauche, Gauche anti-capitaliste) font les échecs.












Le Parti de Bayrou s’effondre, victime d’une cabbale monstrueuse, malhonnête, destinée à perdre celui qui, seul, pouvait vraiment menacer Sarkozy. Défaite pour lui aussi, donc. Honteuse cabbale, menée par des Médias corrompus et un individu répugnant, qui pour moi a été envoyé en mai 68 au nom de l’étranger pour perdre le Gl de Gaulle détesté par les Israéliens, et cette fois, pour mettre la main sur les Verts-Rouges afin de les libéraliser, de les atlantiser, de les européaniser, de les sioniser. Nouvelle défaite ! Et à l’instant, j’entends dire que le Nouveau Centre aurait été jusqu’à traiter Bayrou de Le Pen (lui aussi défait, d’ailleurs) ! C’est honteux ! Et pour tenter de l’achever, on le présente en voie de "Chevènementisation", "isolé et illisible" politiquement !

La défaite est aussi pour les Verts, les écologistes, malgré les apparences. Car comme dit précédemment, ils ont remis leur sort, pour progresser, à un leader comme Cohn-Bandit. Au risque de perdre leur âme ! Affaire à suivre, dramatique... Vous avez dit capitalisme vert ??? En tous cas, la victoire relative de la liste de Cohn-Bandit est basée sur une triple imposture : Médiatique, et sur la personnalité véritable de son leader, et sur ce qu’elle va devenir, sous son impulsion.

Et si la Gauche de Melenchon-Buffet, présente pour la première fois, a su réaliser une percée prometteuse, elle n’a pas vraiment convaincu encore, ne pouvant s’exprimer dans des médias corrompus. Défaite aussi, donc, comme l’Extrême-Gauche, qui avec Besancenot stagne, ou s’effondre dans le cas de L.O.

Défaite de la Gauche dans son ensemble, comme de la Droite, laminés par une abstention chronique, et pour cause, et par un désaveu des Français. Avec à terme, pour la Gauche, et donc pour la France, le risque d’être privées d’alternance, défaite suprême.

Le parti anti sioniste a réussi son pari de se présenter, et il a eu le courage de mettre le doigt sur une plaie brûlante, et même d’être compris par beaucoup, malgré la désinformation. Il est évidemment défait lui aussi, car il a été privé d’expression par les Médias aux mains de ceux qui sont justement dénoncés par Dieudonné et Soral.

Le Parti Communiste est défait lui aussi, car il n’existe plus en tant que tel, et c’est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui ont cru en lui, et pour les couches populaires.

Défaite des Médias, car ils n’ont pas informé ou ils ont désinformé, sciemment. Lynchage honteux de Bayrou ou de Dieudonné, boycott d’hommes de la trempe de Melenchon ou de Dupont-Aignan, campagne honteuse en faveur de Cohn-Bandit qui s’est comporté de manière scandaleuse, répugnante, et que les Médias ont défendu pour des raisons communautaristes et sur diktat du Président, obsédé de risquer d’avoir un rival comme Bayrou, dont la personnalité est respectée par les Français et qui peut rassembler autour de lui une palette de sensibilités. Et puis, défaite des Médias qui se sont évertués à masquer les vrais enjeux, à éviter les débats de fond au profit de shows lamentables comme celui de "A vous de Juger". Les Français ne sauront ainsi jamais que l’Europe technocratique est anti-démocratique, qu’elle tue l’Emploi et le Social, et qu’elle mène directement à l’effroyable dictature planétaire des banques et peut-être à la guerre, notamment... contre la Russie !

Défaite aussi de la vérité, si malmenée par la Droite qui masque ses vraies intentions, que les Français découvriront bientôt à leurs dépens.

Défaite de la démocratie, du fait des mensonges, des propagandes, des trahisons, des lynchages, de la désinformation, et du scandaleux show écologique de dernière minute, avec "Home" accaparant écrans et informations, pour accentuer l’écart entre Cohn-Bandit et Bayrou, et, artificiellement, détourner des vrais enjeux, amener les électeurs à se prononcer émotionnellement par peur du désastre écologique. Bref, on a joué sur la peur, et au dernier moment, on a gonflé le score des Ecologistes, pour couler le principal opposant de Sarkozy, et pour machiavéliquement nuire au PS. C’est un horrible COUP-BAS porté à la démocratie.

Défaite des sondages, qui manipulent les consciences, et qui sont aux mains des Libéraux qui s’en servent à des fins peu démocratiques.

Défaite du Parlement européen, des peuples, qui voient la Droite progresser, en pleine crise ! Quelle giffle pour les citoyens floués faute de débats authentiques !

Les seules victoires, sont celles de l’UMP de Sarkozy, qui une fois de plus a réussi à affaiblir ses opposants socialistes ou du Modem. Défaite de la démocratie, là encore.

Reste la question centrale, défaite aussi car oubliée, édulcorée, et même dissimulée : Quelle Europe voulons-nous ? Certainement l’Europe sociale et non des banques, l’Europe des peuples et non des technocrates, l’Europe indépendante et non dirigée par les Américains et, en sous-mains, par les Israéliens...

En France, j’ai le sentiment que les inactifs ont voté pour Sarkozy, et les actifs, contre lui. C’est terrible, c’est une défaite épouvantable.

Quand les peuples ne sont pas entendus, il est à craindre que tout se termine dans la rue. Et là, c’est une autre histoire ...

Eva R-sistons