Chronologie
de la Palestine (1947-2009)
29
novembre 1947 : l'ONU adopte un plan de partage de la Palestine en deux Etats
indépendants, un juif et un arabe. Jérusalem est placé sous
régime international. 14 mai 1948 : à la fin du mandat britannique
sur la Palestine, David Ben Gourion, président du Conseil national juif,
proclame l'indépendance de l'Etat d'Israël. Le 15, éclate la
première guerre israélo-arabe, les pays arabes refusant le plan
de partage. Début de l'exode des Palestiniens. Les combats prennent fin
en 1949 avec les accords de Rhodes fixant une ligne de démarcation qui
demeurera jusqu'en 1967. 24 avril 1950 : la Cisjordanie est annexée
par le roi Abdallah de Jordanie. L'Egypte contrôle la bande de Gaza. Octobre-novembre
1956 : après la nationalisation du canal de Suez par le président
égyptien Nasser, la seconde guerre israélo-arabe est déclenchée.
A la fin de 1956, les Israéliens commencent à évacuer le
Sinaï. Israël retrouve ses frontières de 1949. Octobre 1959
: premier congrès du Fatah, créé au Koweït. 28 mai
1964 : création de l'Organisation de Libération de la Palestine
(OLP), présidée par Ahmed Choukeiry. 5/10 juin 1967 : Israël
déclenche la troisième guerre israélo-arabe dite des "Six
jours", et occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est
et le plateau du Golan. 22 novembre 1967 : le Conseil de Sécurité
de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 242 qui prévoit
l'évacuation " des " (ou " de ", selon la version anglaise)
territoires occupés, en échange de la reconnaissance mutuelle de
tous les Etats du Proche-Orient. Février 1969 : Yasser Arafat est élu
président du Comité exécutif de l'OLP. 1969-1970 : une
crise oppose, au Liban et en Jordanie, l'OLP aux gouvernements en place qui n'acceptent
pas une présence palestinienne jugée envahissante. 17 septembre
1970 : l'armée jordanienne liquide les forces combattantes palestiniennes
après la destruction de 3 avions de ligne occidentaux sur le territoire
jordanien. les combats entre armée jordanienne et fedayins palestiniens
font des milliers de victimes civiles palestiniennes ("Septembre noir"). 5
septembre 1972 : un commando palestinien tue onze membres de la délégation
israélienne aux Jeux olympiques de Munich. 6/25 octobre 1973 : quatrième
guerre israélo-arabe dite "guerre de Kippour" ; l'armée
égyptienne pénètre dans le Sinaï occupé mais
doit se retirer. 22 octobre 1973 : le Conseil de sécurité de
l'ONU adopte la résolution 338 qui appelle à un cessez-le-feu et
à des négociations. 28 novembre 1973 : la Ligue arabe reconnait
l'OLP en tant que seul représentant du peuple palestinien. 13 novembre
1974 : discours de Yasser Arafat à l'ONU. Le 22, l'Assemblée générale
de l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens "à la souveraineté
et à l'indépendance nationale". 13 avril 1976 : élections
municipales en Cisjordanie et à Gaza occupés. Les candidats proches
de l'OLP remportent 80% des sièges. 13 juin 1980 : le Conseil européen
adopte une résolution affirmant que le "peuple palestinien doit exercer
son droit à l'autodétermination" et que "l'OLP doit être
associée à toute négociation". 1980 : naissance du
Djihad islamique, scission des Frères musulmans, qui se cantonnent à
l'action sociale. Mars-avril 1982 : insurrection palestinienne dans les territoires
occupés. Les maires élus sont destitués. 6 juin 1982 :
l'armée israélienne envahit le Liban -opération "Paix
en Galilée"- et chasse de Beyrouth les organisations palestiniennes,
dont l'OLP. 17-18 septembre 1982 : assassinat à Beyrouth du président
libanais Bechir Gemayel. Les Israéliens entrent à Beyrouth-Ouest.
Massacre de civils par les milices chrétiennes dans les camps palestiniens
de Sabra et Chatila, avec la complicité passive de l'armée israélienne. 1er
octobre 1985 : un raid de l'aviation israélienne contre le quartier général
de l'OLP à Tunis fait 70 morts. 6 août 1986 : le Parlement israélien
vote une loi interdisant tout contact avec des dirigeants de l'OLP. 7 décembre
1987 : début de l'Intifada (soulèvement en arabe), également
appelée "guerre des pierres" dans les territoires occupés. 9
décembre 1987 : création du Hamas (mouvement de la résistance
islamique) par la société des Frères musulmans. 15 novembre
1988 : à Alger, le Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil),
proclame l'Etat palestinien indépendant et accepte les résolutions
242 et 338 de l'ONU, reconnaissant ainsi implicitement l'existence d'Israël.
En décembre, devant l'ONU à Genève, Yasser Arafat, chef de
l'OLP, reconnaît le droit d'Israël à vivre "en paix",
et déclare renoncer totalement au terrorisme. 1989 2 mai : en
France, Yasser Arafat est reçu pour la première fois à l'Elysée
par François Mitterrand. 2 janvier : Ezer Weizman, ministre des Sciences
(et futur chef de l'Etat israélien) est limogé pour avoir rencontré
un membre de l'OLP. 1991 12 mars : le secrétaire d'Etat américain
James Baker rencontre pour la première fois des personnalités palestiniennes
des territoires occupés. 30 octobre : ouverture à Madrid (Espagne)
d'une conférence de paix. Israéliens, Palestiniens -des territoires
occupés, et non de l'OLP- , Jordaniens et Syriens se rencontrent sous le
co-parrainage de George Bush (père) et de Mikhaïl Gorbatchev.
1992 14 janvier : les Palestiniens remettent à la délégation
israélienne leur projet d'autonomie dans les territoires occupés. 27
avril : une session de pourparlers se déroule pour la première fois
en présence d'observateurs de l'OLP à Washington 16 décembre
: à la suite de l'assassinat d'un soldat israélien par le Hamas,
Ie gouvernement expulse plus de 400 islamistes palestiniens au Sud-Liban.
1993 19 janvier : le Parlement israélien abroge la loi interdisant
les contacts avec l'OLP. Juillet-août : des rumeurs font état
de contacts secrets entre Israël et l'OLP. 13 septembre : Israël
et l'OLP signent à Washington un accord de principe ("Oslo I")
sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. Le Premier ministre israélien
Itzhak Rabin et Yasser Arafat échangent une poignée de main historique.
1994 25 février : un extrémiste juif, le docteur Baruch Goldstein,
massacre 29 Palestiniens en prière au Caveau des patriarches à Hébron. 4
mai : accord du Caire sur l'autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho
(Cisjordanie). L'Autorité palestinienne s'installe dans les zones nouvellement
autonomes. 1er juillet : retour de Yasser Arafat à Gaza. 1995 28
septembre : Israël et l'OLP signent à Washington l'accord négocié
à Taba ("Oslo II") étendant l'autonomie en Cisjordanie
et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin
1995 : Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes.
1996 20 janvier : Yasser Arafat est élu président de l'Autorité
palestinienne et ses partisans remportent les 2/3 des 80 sièges du Conseil
législatif. 24 avril : le CNP (parlement palestinien en exil), réuni
pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles
mettant en cause le droit à l'existence de l'Etat d'Israël. 29
mai : les Israéliens élisent comme Premier ministre Benyamin Netanyahu,
chef de la droite nationaliste, opposé aux accords d'Oslo. 24 septembre
: l'ouverture par Israël d'un tunnel sous l'Esplanade des Mosquées
à Jérusalem provoque de violents affrontements entre l'armée
israélienne et des manifestants palestiniens, qui font plus de 70 morts.
1997 15 janvier : Netanyahu et Arafat concluent un accord sur un retrait
partiel israélien de la ville d'Hébron en Cisjordanie. 7 mars
: l'annonce unilatérale par Israël d'un retrait de 9 % de la Cisjordanie
(les Palestiniens réclament 30%) provoque une nouvelle crise. 18 Mars
: Israël met en chantier une nouvelle colonie juive à Abou Ghneim
(Har Homa) près de Bethléem, dans la partie occupée de Jérusalem-Est,
ce qui enlise un peu plus le processus de paix. 30 novembre : Israël accepte
le principe de retrait limité de Cisjordanie (sans en fixer l'ampleur ni
la date), assorti de conditions draconiennes. La presse israélienne parle
de 6 à 8% de territoires évacués. 1998 14 janvier
: Israël annonce qu'il gardera sous son contrôle de larges parties
de la Cisjordanie, même en cas d'accord de paix avec les Palestiniens. 21
juin : en dépit des critiques des Etats-Unis et de l'Union européenne,
le gouvernement israélien décide la création d'une super-municipalité
de Jérusalem qui englobe plusieurs colonies de Cisjordanie, et double ainsi
de volume. 23 octobre : Arafat et Netanyahu signent à Wye Plantation
(Etats-Unis) un accord destiné à sortir le processus de paix de
l'impasse : Israël transfèrera à l'administration palestinienne,
en trois étapes, 13% supplémentaires du territoire de la Cisjordanie
encore sous son contrôle. Décembre : Bill Clinton est le premier
président américain reçu en visite officielle par un Etat
Palestinien virtuel. Inauguration de l'aéroport de Gaza, sous contrôle
israélien. 1999 17 mai : les Israéliens élisent
Ehud Barak (travailliste) au poste de Premier ministre. 4 septembre : signature,
à Charm-el-Cheikh (Egypte), d'un accord fixant les dates des retraits israéliens
de Cisjordanie, afin de relancer le processus de paix moribond.
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2000 13
février : nouveau retard dans les négociations ; les deux parties
ne parviennent pas à signer un accord-cadre définissant les grandes
lignes d'un règlement final, conformément au mémorandum signé
à Charm-el-Cheikh en septembre 1999. 21 mars : avec un nouveau retrait
de l'armée israélienne de 6,1% de Cisjordanie, l'Autorité
palestinienne contrôle désormais, partiellement ou totalement, 40
% du territoire. 15 mai : le parlement israélien vote le transfert à
l'autorité palestinienne de 3 localités proches de Jérusalem,
dont Abou Dis, souvent présentée comme le siège de la capitale
d'un futur Etat palestinien. 11-25 juillet : échec du sommet israélo-palestinien
de Camp David. Aucun accord n'est conclu entre les deux parties. 28 septembre
: la visite du chef du Likoud, Ariel Sharon, sur l'Esplanade des Mosquées
(Jérusalem-est), troisième lieu saint de l'islam, provoque de violentes
émeutes en Israël et dans les territoires palestiniens, faisant plus
de 90 victimes. C'est le début de la deuxième Intifada (2000-2005).
2001 29 janvier : Israël et les Palestiniens annoncent avoir réalisé
de sérieux progrès dans les négociations de Taba. Ehud Barak
décide de les ajourner jusqu'à l'élection du chef du gouvernement
le 6 février, estimant impossible un accord avant cette date. 6 Février
: Ariel Sharon est élu premier ministre en Israël avec une avance
de 25 points sur Ehud Barak. 4 décembre : Israël lance des raids
d'ume ampleur sans précédent dans les territoires palestiniens.
Yasser Arafat, déclaré «hors-jeu» par Ariel Sharon,
ne peut plus sortir de Ramallah, encerclée par l'armée israélienne.
2002 29 mars : l'état hébreu lance une offensive dans les
territoires occupés baptisée «rempart défensif».
La Mouqataa, le quartier général d'Arafat à Ramallah, est
partiellement détruit et le leader palestinien est coupé du monde. 15
avril : Marwan Barghouti, le chef du Fatah en Cisjordanie, est capturé
par l'armée israélienne. 2003 14 février : cédant
aux pressions internationales pour des réformes au sein de l'Autorité
palestinienne, Yasser Arafat donne son accord à la nomination d'un Premier
ministre. 19 mars : Yasser Arafat propose de nommer Mahmoud Abbas, un pragmatique
notoire, au poste de Premier ministre. 29 avril : Mahmoud Abbas et son cabinet
reçoivent l'investiture du parlement palestinien Son investiture lève
le dernier obstacle à la publication de la «feuille de route»,
plan de paix international prévoyant la création d'un Etat palestinien
d'ici à 2005. 29 juin: Mahmoud Abbas obtient du Hamas, du Jihad islamique
puis du Fatah, une trêve temporaire des attaques anti-israéliennes. 20
août: au lendemain d'un attentat suicide qui fait 21 morts et une centaine
de blessés à Jérusalem-ouest, Mahmoud Abbas rompt les contacts
avec les groupes du Hamas et du Jihad islamique. 25 août: à l'insu
du premier ministre, Yasser Arafat nomme l'ancien chef de la Sécurité
préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, au poste de conseiller aux affaires
de sécurité. 6 septembre: Mahmoud Abbas annonce sa démission
au Parlement palestinien, invoquant des obstacles intérieurs, israéliens
et américains à son action. 7 septembre: Yasser Arafat offre
au président du parlement, Ahmed Qoreï, le poste de premier ministre. 5
octobre: Yasser Arafat décrète l'état d'urgence dans les
territoires, au lendemain d'un attentat suicide en Israël qui a tué
20 personnes. 2004 2 février: Ariel Sharon annonce son intention
de démanteler toutes les colonies de la bande de Gaza (regroupant un total
de 7 500 habitants). 22 mars: Cheikh Yassine, le fondateur du Hamas, est assassiné
lors d'un raid israélien devant une mosquée de Gaza. 17 avril:
le nouveau chef du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, est tué par un raid aérien
israélien à Gaza. 6 juin: le cabinet israélien adopte
le principe d'un retrait échelonné de la bande de Gaza, qui devrait
être terminé à la fin de l'année 2005. 13 juillet:
l'envoyé spécial de l'ONU dans les territoires palestiniens, Terje
Roed-Larsen, adresse de vives critiques à Yasser Arafat, estimant que la
situation dans les territoires «tourne progressivement au chaos». 16
juillet: une série de rapts est organisée dans les territoires par
des groupes armés qui entendent protester contre la corruption de l'Autorité
palestinienne. 17 juillet : Yasser Arafat annonce une refonte des services
de sécurité, après qu'Ahmed Qoreï a proclamé
son intention de démissionner. Le Raïs nomme à la tête
du service de sécurité générale son neveu, Moussa
Arafat. La nomination de ce dernier, soupçonné de corruption, entraîne
de violentes manifestations. Il est rétrogradé quelques jours plus
tard. 29 octobre : Yasser Arafat, 75 ans, dont l'état de santé
s'est dégradé subitement, est hospitalisé en France. 11
novembre: mort de Yasser Arafat à Paris. Sa dépouille est inhumée
à Ramallah le lendemain, après des funérailles au Caire. 14
novembre : Mahmoud Abbas est choisi par le Fatah comme candidat officiel pour
les élections présidentielles palestiniennes qui se tiendront le
9 janvier 2005. 16 novembre: le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud
Zahar, annonce que son mouvement boycottera l'élection présidentielle
de janvier. 2005 9
janvier: Mahmoud Abbas, est élu à la tête de l'autorité
palestinienne avec 62,5% des suffrages. 15 janvier: prestation de serment de
Mahmoud Abbas. Ahmad Qoreï est reconduit à la tête du gouvernement. 27
janvier: élections municipales partielles dans la bande de Gaza ; le Hamas
sort grand vainqueur. 8 février: sommet Abbas-Sharon à Charm-el-Cheikh
(Egypte); ils proclament la fin des violences entre Israéliens et Palestiniens. 12
mars: le Hamas annonce sa participation aux élections législatives,
prévues en juillet (puis reportées en janvier 2006). 5 mai: nouvelle
série d'élections municipales partielles, à Gaza et en Cisjordanie.
Le Hamas s'impose dans les grandes villes. 22 août: fin de l'évacuation
des colons israéliens de Gaza. 12 septembre: retrait des derniers soldats
israéliens de la bande de Gaza. Les forces de l'ordre palestiniennes entrent
dans les 21 colonies démantelées. 29 septembre: le Fatah remporte
l'emporte largement lors de municipales partielles en Cisjordanie. 25 novembre:
réouverture du terminal de Rafah, poste frontière entre Gaza et
l'Egypte, sous le contrôle conjoint des Palestiniens et d'observateurs européens. Décembre 14:
un groupe de jeunes dirigeants du Fatah crée une liste concurrente en vue
des législatives pour protester contre la main mise de la vieille garde
sur le parti. 15: le Hamas devance largement le Fatah dans les principales
villes de Cisjordanie à l'occasion d'élections municipales partielles. 28:
mettant fin à ses divisions, le Fatah inscrit une liste unifiée
pour les législatives. La liste, dirigée par Marwan Barghouti, toujours
emprisonné, fait la part belle à la jeune garde du parti. 2006 25
janvier: le Hamas remporte la majorité absolue aux élections législatives,
avec 74 sièges sur les 132 que compte le Conseil législatif, contre
45 sièges pour le Fatah. Le premier ministre Ahmed Qoreï démissionne. 18
février: prestation de serment du nouveau parlement dominé par le
Hamas ; le lendemain, le gouvernement israélien cesse de verser les taxes
dues à l'Autorité palestinienne, correspondant au produit de la
TVA et aux droits de douane prélevés sur les produits importés
dans les territoires palestiniens et transitant par Israël. 21 février:
un des responsables du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est chargé de former
le gouvernement. 29 mars: le gouvernement du Hamas prête serment. 7
avril: l'Union européenne suspend son aide directe au gouvernement dirigé
par le Hamas. 10 mai: des responsables palestiniens emprisonnés en Israël,
dont Marouan Barghouti (Fatah) et le cheikh Abdel Halek Al-Natshé (Hamas),
font des propositions pour sortir de la crise opposant le Fatah et le Hamas. Figurent
notamment l'idée d'un gouvernement de coalition Fatah-Hamas, la fin des
attaques en territoire israélien, et la création d'un Etat palestinien
dans les frontières de 1967. 19 mai : un porte-parole du Hamas est arrêté
au point de passage de Rafah, à Gaza, cachant une somme d'environ 1 million
de dollars. En raison du blocus financier imposé aux Palestiniens, les
ministres du Hamas se feront à plusieurs reprises «transporteurs
de fonds». 14 juin: Mahmoud Abbas et le premier ministre Ismaïl
Haniyeh parviennent à un accord sur l'intégration d'une force paramilitaire
du Hamas à la police, dont la plupart des membres sont fidèles au
Fatah. 27 juin: le Hamas accepte de signer le document d'«entente nationale»
reconnaissant implicitement l'existence d'Israël. 28 juin: début
d'une vaste offensive terrestre et aérienne dans la bande de Gaza, surnommée
«Pluies d'été». L'armée israélienne arrête
huit ministres, des dizaines de députés et autres responsables du
Hamas. Fin juillet: 29 personnes sont tuées lors d'une incursion terrestre
dans Gaza. L'offensive israélienne dans les territoires palestiniens est
étendue à la Cisjordanie. 1er septembre: la communauté
internationale s'engage à verser 500 millions de dollars d'aide aux Palestiniens,
lors d'une réunion de donateurs à Stockholm. Les Territoires palestiniens
traversent une grave crise financière depuis la suspension de l'aide internationale
et le gel des droits de douane par Israël au printemps 2006. 1er octobre:
affrontements sanglants entre milices du Hamas et du Fatah. 1er-8 novembre:
une offensive terrestre et aérienne israélienne provoque la mort
de près de 60 palestiniens. 14 décembre: le convoi du Premier
ministre Ismaël Haniyeh est pris pour cible par des tirs en traversant la
frontière entre l'Egypte et Gaza. Le Hamas accuse le Fatah. Des affrontements
armés éclatent entre les partisans des deux mouvements. En neuf
mois, les violences interpalestiniennes ont fait 320 morts. 2007 6
janvier: Mahmoud Abbas déclare hors-la-loi la «force exécutive»,
groupe paramilitaire de 5 000 hommes créé en avril 2006 par le ministère
de l'intérieur que contrôle le Hamas. 8 février : le Hamas
et le Fatah signent en Arabie saoudite un accord sur la formation d'un gouvernement
d'union censé mettre un terme aux violences interpalestiniennes. 17
mars : reconduit dans ses fonctions, Ismaïl Haniyeh, forme un gouvernement
d'union nationale avec le Fatah, comprenant des personnalités indépendantes
aux ministères clés. Mai-juin : nouveaux affrontements Hamas-Fatah
dans la bande de Gaza. 14 juin : le Hamas met en déroute les combattants
du Fatah et prend le contrôle de la totalité du territoire de Gaza.
Mahmoud Abbas déclare l'état d'urgence, limoge le gouvernement d'union
nationale et charge Salam Fayyad, ancien ministre des finances de former un cabinet
d'urgence. 18 juin : l'Union européenne, suivie par les États-Unis,
décide de rétablir son aide financière directe à l'Autorité
palestinienne et de normaliser avec elle ses relations, suspendues en mars 2006,
après la victoire électorale du Hamas. 28 octobre : Israël
impose des sanctions économiques à la Bande de Gaza décrétée
"entité ennemie". 26-28 novembre : conférence internationale
à Annapolis (Etats-Unis). Ehud Olmert et Mahmoud Abbas s'engagent à
conclure un traité de paix avant la fin 2008. 2008 Février-mars
: offensive de l'armée israélienne contre la Bande de Gaza pour
tenter de mettre fin aux tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza. Elle provoque
la mort de près de 130 Palestiniens, sans pour autant mettre fin aux tirs
du Hamas. 19 juin : après des mois de médiation égyptienne,
un cessez-le-feu est conclu pour six mois entre Israël et le Hamas à
Gaza. Israël s'engage à lever progressivement le blocus imposé
depuis le coup de force du Hamas sur le territoire palestinien en juin 2007. Juillet-août
: à la suite d'un attentat meurtrier à Gaza imputé au Fatah,
la police du Hamas déclenche des opérations de répression
sur le territoire. Elle attaque le bastion du clan familial Helles (pro-Fatah).
A la demande de Mahmoud Abbas, Israël accepte de secourir 180 membres du
clan, pour leur permettre de se réfugier dans l'Etat hébreu. 25
août : Israël libère 198 prisonniers palestiniens. Septembre
: après la mort d'un policier abattu à Gaza par des membres du clan
Doghmouch, famille liée à des organisations criminelles, les forces
de sécurité du Hamas attaquent le bastion du clan pour arrêter
les suspects. Les combats font onze mort. 4 novembre : l'armée israélienne
effectue une incursion à Gaza causant la mort de six activistes palestiniens.
Le Hamas réplique en tirant une cinquantaine de roquettes en direction
du territoire israélien. 14 décembre : Khaled Mechaal, dirigeant
en exil du Hamas, annonce que la trêve avec Israël ne sera «pas
renouvelée» le 19 décembre en raison de la poursuite du blocus
de la bande de Gaza. 15 décembre : Israël libère 227 prisonniers
palestiniens. 16 décembre : Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève
en janvier 2009, annonce qu'il va convoquer prochainement des élections
présidentielles et législatives. Le Hamas récuse les élections
législatives, le terme légal du parlement palestinien s'achevant
normalement en janvier 2010. 20 décembre : les Brigades Ezzedine Al-Qassam,
branche armée du Hamas, revendiquent les premiers tirs d'obus de mortier
sur Israël depuis la fin de la trêve. 27 décembre : Israël
lance une attaque aérienne massive contre la bande de Gaza, baptisée
"Plomb durçi". 2009 3 janvier : début
de l'offensive terrestre à Gaza. 6 janvier : au moins 40 personnes qui
s'abritaient dans une école gérée par l'ONU sont tuées
par un tir israélien dans le camp de réfugiés de Jabalia. 17
janvier : cessez-le-feu. En trois semaines, l'offensive israélienne a fait
1 330 morts palestiniens, dont plus de 430 enfants, et 5 450 blessés, selon
les services médicaux palestiniens. Côté israélien,
10 militaires et 3 civils ont péri, selon les chiffres officiels. 2
mars : la communauté internationale promet quatre milliards et demi de
dollars pour la reconstruction de Gaza dévasté par 22 jours de bombardements
israéliens en janvier. 11 août : après avoir reconduit
Mahmoud Abbas à la tête du Fatah, le Congrès général
du mouvement rajeunit sa direction avec 14 nouveaux membres du Comité central
sur 18, dont Marwan Barghouthi, symbole de la "résistance", emprisonné
à vie en Israël. 15 septembre : un rapport de l'ONU sur la guerre
de Gaza en janvier 2009, conduit par le juge Richard Goldstone, accuse Israël
et le Hamas de "crimes de guerre" et de possibles "crimes contre
l'humanité". Celui-ci recommande de demander au Conseil de sécurité
de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) si aucun
progrès n'est réalisé d'ici six mois dans les enquêtes
menées par les autorités israéliennes et l'Autorité
palestinienne. 2 octobre : sous pression américaine, l'Autorité
palestinienne accepte le report de l'examen, par le Conseil des droits de l'homme
de l'ONU, du rapport Goldstone. 6 octobre : devant la levée de bouclier
provoquée par la décision du 2 octobre, Mahmoud Abbas, annonce son
intention de recommander de référer devant l'ONU le rapport Goldstone. 16
octobre : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adopte une résolution
approuvant le rapport Goldstone et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité
à New York. 23 octobre : Mahmoud Abbas convoque des élections
législatives et présidentielle pour janvier 2010. Le Hamas refuse
la tenue d'élections à Gaza. 5 novembre : l'Assemblée
générale de l'ONU adopte une résolution donnant trois mois
à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes indépendantes
sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit de Gaza
l'hiver dernier. Mahmoud Abbas annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat.
http://www.aloufok.net/spip.php?article1048
http://www.aloufok.net/spip.php?article1048 Pétition Non
au terrorisme de lEtat dIsraël http://www.aloufok.net/spip.php?article2
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