Israël
a été créé principalement par le terrorisme sioniste et le nettoyage ethnique
- un processus pré-planifié qui a dépossédé les trois-quarts des autochtones arabes
de la Palestine de leurs maisons, de leurs terres et de leurs droits.
Le
sionisme affirme que son État a reçu son certificat de naissance et donc sa légitimité
de la résolution des Nations unies sur la Partition du 29 novembre 1947. C’est
une propagande absurde. La vérité peut être résumée comme suit.
•
En premier lieu, les Nations unies, sans le consentement de la majorité des Palestiniens,
n’avaient pas le droit de décider de la partition de la Palestine ou d’affecter
une partie quelconque de son territoire à une minorité d’immigrants étrangers
afin de leur permettre d’y établir un État à eux.
•
C’est avec une marge très étroite, et seulement après un vote truqué, que l’Assemblée
générale a fait adopter une résolution partageant la Palestine et créant deux
États, un État arabe, un État juif, Jérusalem ne faisant partie d’aucun des deux.
Mais la résolution de l’Assemblée n’était qu’une recommandation - dans le sens
qu’elle ne pouvait avoir d’effet, ne deviendrait une mesure politique, que si
le Conseil de sécurité l’approuvait.
•
La recommandation de l’Assemblée générale n’est jamais allée au Conseil de sécurité
pour examen parce que les États-Unis savaient que si elle était approuvée, elle
ne pourrait être mise en oeuvre que par la force étant donné l’ampleur de l’opposition
des Arabes et d’autres musulmans ; et le président Truman n’était pas disposé
à utiliser la force pour réaliser la partition de la Palestine.
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Donc, le plan de partition était adultéré (il a été invalidé) et quant à la question
de ce que diable on ferait de la Palestine - après que la Grande-Bretagne en avait
fait un gâchis et avait vidé les lieux capitulant en fait devant le terrorisme
sioniste - cette question a été renvoyée à l’Assemblée générale pour discussions
complémentaires. L’option privilégiée proposée par les USA était une tutelle temporaire
des Nations unies. Mais alors que l’Assemblée générale débattait de la voie à
suivre, Israël a déclaré unilatéralement qu’il existait de fait, au mépris de
la volonté de la communauté internationale organisée, y compris le gouvernement
Truman.
A l’époque, la vérité était que l’État sioniste n’avait aucun droit d’exister
et, plus précisément, il ne pouvait avoir le droit d’exister que si ..... il était
reconnu et légitimé par ceux que les sionistes avaient dépossédés de leurs terres
et de leurs droits. En droit international, seuls les Palestiniens pouvaient offrir
à Israël la légitimité à laquelle il aspirait.
C’est
quoi un sioniste aujourd’hui ?
En
bref : Quelqu’un, pas nécessairement un juif, qui (pour citer Balfour) soutient
l’État sioniste d’Israël "que celui-ci ait tort ou raison" et qui ne peut pas
admettre, ou ne le fera pas, que le sionisme a infligé un tort terrible aux Palestiniens-
un tort qui doit être reconnu et ensuite corrigé à des conditions acceptables
pour les Palestiniens si l’on veut qu’il y ait jamais de paix et si l’on veut
arrêter le compte à rebours de la catastrophe pour tous.
Le
mot arabe pour la catastrophe de la dépossession initiale des Palestiniens est
Nakba. À mon avis, le refus par le sionisme de reconnaître
la Nakba est aussi obscène et aussi néfaste que le refus de
reconnaître l’holocauste commis par les nazis.
Une
chose que personne ne peut nier est l’efficacité de la machine de propagande du
sionisme. Les doreurs d’image du sionisme ont probablement appris cette leçon
des Nazis : plus le mensonge est grand , plus on le répète , plus il aura
de chances d’être cru dans un monde majoritairement composé de Gentils, de judéo-chrétiens
ou d’occidentaux ; et cela d’autant plus si les grands médias sont terrifiés
par l’idée d’offenser tant soit peu le sionisme.
Le
plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme
qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs « seraient
jetés à la mer ». Comme je le documente en détail dans mon livre, l’existence
d’Israël n’a jamais, au grand jamais, été mis en danger par n’importe quel combinaison
de forces arabes Pas en 1948. Ni en 1967. Et même pas en 1973. L’affirmation sioniste
contraire a été la couverture qui a permis à Israël de tirer son épingle du jeu
là où cela comptait le plus, en Amérique du Nord et en Europe occidentale, présentant
son agression (souvent du terrorisme d’État) comme de l’auto-défense, et se présentant
lui-même comme la victime alors qu’il était, et reste, l’oppresseur.
L’autre
mensonge de la propagande est qu’Israël n’a jamais eu de partenaires arabes pour
la paix.
Le
sionisme a deux caractéristiques.
L’une
est un pharisaïsme d’un genre assez extraordinaire. En 1986, ce pharisaïsme a
été décrit par Yehoshafat Harkabi, ancien directeur des renseignement militaires
israéliens, comme "le plus grand danger réel" pour l’État juif.
L’autre
caractéristique est l’arrogance choquante et redoutable de la puissance militaire
et économique et l’influence que celle-ci achète, de façon essentielle au Congrès
américain où ce qui passe pour de la démocratie est en fait une vente aux enchères.
Sur la
question de la vérité concernant la fabrication et le maintien du conflit en Palestine,
Palestine qui est devenue Israël, j’espère que le philosophe allemand Arthur Schopenhauer
(1788-1860) avait raison : "toute vérité traverse trois étapes. D’abord,
elle est ridiculisée. Ensuite, elle se heurte à une opposition violente. Et enfin,
elle est acceptée comme une évidence." Si c’est vrai, le sionisme non seulement
peut être vaincu, mais il le sera.
Alan Hart est un ancien correspondant étranger d’ITN et de Panorama BBC ;
il a couvert les guerres et les conflits partout où ils ont eu lieu dans le monde
et s’est spécialisé dans le Moyen-Orient. Auteur de Zionism :
The Real Enemy of the Jews. Il blogue sur www.alanhart.net
et tweete sur www.twitter.com/alanauthor
Cet article peut être consulté ici :
http://www.alanhart.net/zionism-unm...
Traduction de l’anglais :Anne-Marie Goossens
http://www.info-palestine.net/