Marcel
Vervloesem
Marcel Vervloesem a dénoncé en Belgique
un réseau de pédophilie lié à des autres affaires
connues (Dutroux et peut être Marion), mais devant son acharnement qui commençait
de toucher à des personnages hauts placés, il a été
mis en détention en prison dans des conditions scandaleuses, privé
de soins alors quil est malade.
En
1989 en Belgique, un ancien enquêteur privé, Marcel Vervloesem, aidé
de quelques habitants et amis de sa commune de Morkhoven, décide de créer
lassociation sans but lucratif Werkgroep Morkhoven Nationaal afin, dans
un premier temps, de lutter contre les violences infligées aux enfants
de lhôpital psychiatrique dAnvers, le Algemeen Kinderziekenhuis
Antwerpen Good Engels.
Dans
ce cadre et de par son expérience professionnelle, Marcel Vervloesem sintéresse
déjà de près aux enfants fugueurs et disparus. Très
vite, son attention se porte sur une autre association située près
dAnvers et dédiée, officiellement à lencadrement
des mineurs : lASBL Ganumèdes. Cest en fait une association
paravent qui permet à des pédophiles dattirer très
facilement de nombreux enfants vers eux pour les exploiter ensuite dans des tournages
pédo-pornographiques. Alertée dès 1990 par lassociation
Morkhoven, la justice belge réfutera dans un premier temps ces accusations
avant de mettre fin définitivement en 1996 aux activités de lASBL
Ganumèdes suite à une saisie pour impayés par un huissier
de justice au domicile du président de cette association : cette saisie
permettra de découvrir fortuitement les preuves vidéos et photos. En
1992, en poursuivant son enquête sur lenvironnement de cette association,
le Werkgroep Morkhoven met à jour un trafic denfants entre le Portugal
et la Belgique (entre Madère et Temse). À Temse, lancien détective
privé identifie deux plaques tournantes : les cafés "Monty"
et "Gayati". Il décide de faire pression sur les proxénètes
des deux cafés pour obtenir deux plus dinformations. Le propriétaire
du Monty, Dirk Tahon, tente alors de retourner la situation à son avantage
en portant plainte contre lenquêteur pour chantage. Marcel Vervloesem
sera ainsi poursuivi, incarcéré quinze jours et finalement condamné
pour chantage et escroquerie grâce, notamment, à la production du
casier judiciaire dun homonyme (Dirk Tahon reconnaîtra par la suite,
devant une journaliste, quil avait produit un faux témoignage pour
protéger lun de ses amis). Marcel Vervloesem, qui ne perd pas une
seule occasion de poursuivre son activisme, a très intelligemment pris
soin de compulser dans les murs du tribunal (ainsi que la loi ly autorise)
le dossier de linvestigation pénale menée contre lui : il
découvre ainsi quun officier de police hollandais a déposé
au greffe des agendas, des centaines de photos et 27 vidéos à caractère
pédophile. Lune delle intitulée Madeira,
retranscrite par écrit dans le dossier, incrimine Norbert De Rijck, un
citoyen belge. Lassociation Morkhoven sait désormais que les autorités
belges ont donc en leur possession toutes les informations pour enquêter
sur le réseau Temse-Madère. Il
découvre malheureusement quaucune investigation nest menée
pour identifier les criminels sur les cassettes et prend donc la liberté
de photographier et de diffuser pour identification publique un des visages présents
dans le dossier. Très vite, des retours permettent didentifier Robert
Van Der Naaten, un pédophile hollandais. Comme précédemment,
Vervloesem fait le choix courageux de la confrontation directe mais plus prudent,
il se fait désormais accompagner de journalistes. Avec la RTBF, il va donc
à la rencontre de Van Der Naaten, qui paniqué, tente de se défausser
sur ses complices et lui remet la cassette Madeira sur laquelle figure
Norbert De Rijck. En 1997, il remet aux policiers portugais une copie de lenregistrement
en prenant bien soin dêtre filmé par les journalistes pour
médiatiser laffaire. Cinq ans après les premières révélations
à la justice belge, les autorités portugaises se décident
à poursuivre les membres du réseau Temse-Madère en lançant
des mandats darrêts internationaux. Sous la pression médiatique,
la justice belge reconnaît officiellement laffaire. De nombreux pédophiles
sont arrêtés et 340 victimes sont identifiées dans ce dossier. Sur
les traces de Manuel Shadwald, un enfant allemand disparu en 1993, Marcel Vervloesem
et lassociation, enquêtent de près sur Lothar Glandorf qui
figure dans le dossier Temse-Madère et qui dirige le bar Le Pinocchio
à Berlin en Allemagne : un établissement spécialisé
dans le proxénétisme des jeunes garçons. Lothar Glandorf
se fait assister dans ses trafics entre la Hollande et la Belgique par Robbie
Van Der Plancken, un ancien fugueur belge qui apparaît dailleurs sur
la cassette Madeira. Ce dernier, lors dune confrontation directe et filmée
avec Vervloesem, le met sur la piste de son amant : un pédophile hollandais
du nom de Gerrit Ulrich. Celui-ci assure depuis son appartement à Zandvoort
la diffusion commerciale de matériel pédophile au travers de son
site internet "Apollo". En se rendant sur place le 11 juin 1998 et en
faisant pression sur lui, Vervloesem obtient quil lui remette un premier
CD ROM de 8500 photos pédocriminelles allant jusquà des viols
de bébés et jusquà la mise à mort denfants
: cest ce quon appellera par la suite le CD de ZANDVOORT. |
| Gerrit
Ulrich décide alors de prendre la fuite : il est assassiné en Italie
le 29 juin 1998 par Robbie Van Der Plancken. Avant sa mort, il aura eu le temps
de contacter par téléphone Vervloesem pour lui indiquer une cache
de son appartement qui dissimule dautres documents. Sur les lieux, Marcel
Vervloesem récupère discrètement 20 autres CD et découvre
que des agents des services de renseignement hollandais lont précédé.
Lassociation Morkhoven a désormais en sa possession plus de 100 000
photos. La justice hollandaise qui a récupéré de son côté
entre 100 000 et 200 000 autres photos, identifiera plus tard 472 visages dont
une vingtaine de victimes françaises. Fin
juin 1998, Marcel Vervloesem détient donc 21 CD ROM pédocriminels.
Consciencieusement, il effectue dans un premier temps des copies du matériel.
Dans un second temps, il informe la justice mais, méfiant, lui demande
des garanties. Le 14 juillet 1998, la chaîne hollandaise Nova diffuse un
reportage autour du réseau Apollo et des récentes découvertes
de lassociation Morkhoven. Marcel Vervloesem sera immédiatement arrêté
et mis en garde à vue par les autorités belges. Il sera ensuite
inculpé pour détention de matériel pédopornographique.
Le 22 juillet 1998, à la sortie de sa garde à vue, il annonce quil
est prêt à faire toute confiance à la justice belge pour démanteler
le réseau et il remet les CD ROM aux autorités belges et hollandaises
devant les caméras de télévision. À
la fin de lété 1998, aucune suite judiciaire nest réellement
donnée au dossier Zandvoort en Belgique. Le dossier Vervloesem
va curieusement intéresser et mobiliser beaucoup plus la justice belge.
Lactiviste est toujours poursuivi pour chantage dans laffaire Temse-Madère
et détention de matériel pornographique dans laffaire Zandvoort.
Plus grave, le 10 septembre 1998 au lendemain dun reportage sur laffaire
Zandvoort diffusé sur la chaîne de télévision RTBF,
des plaintes sont déposées contre Marcel Vervloesem pour attouchements
et viols sur mineurs dont certaines par des habitants de Morkhoven ainsi que par
le propre demi-frère de Marcel Vervloesem. Par la suite, ils seront nombreux
à se rétracter : un jeune reconnaîtra dans une déposition
avoir reçu 375 euros pour mettre en cause Marcel Vervloevsem. Quatre médecins
attesteront auprès des juges de limpossibilité physique des
viols du fait de létat de santé déjà très
fragile de Marcel Vervloesem. Nempêche, lenquêteur est
désormais poursuivi pour pédophilie ! À noter, Marcel Vervloesem
sera également poursuivi pour diffusion de matériel pédopornographique
et violation de la vie privée suite à la réalisation daffiches
destinées à alerter la population belge. Dans
la nuit du samedi 14 novembre 1998, une militante du Morkhoven Group, Gina Bernaer
meurt au volant de son véhicule peu de temps après avoir transmis
une copie du CD ROM de Gerrit Ulrich au CIDE (Comité International pour
la Dignité de lEnfant) à Lausanne, en Suisse : les freins
ont lâché ! Le
11 avril 1999, lassociation Morkhoven transmet des copies de plusieurs CD
ROM au roi belge Albert II, à son procureur général et au
gouvernement français. Le cabinet de Jacques Chirac accusera réception,
indiquant avoir transmis le CD ROM au garde des Sceaux. Le 12 avril 2000, Elisabeth
Guigou alors garde des Sceaux, déclarera pourtant ne pas être en
possession du matériel de Zandvoort. Finalement, après louverture
dune enquête en France et malgré lidentification de 42
enfants par les familles, un non-lieu sera rendu en 2002 puis un classement sans
suite le 20 mars 2003 par la juge Danielle Ringot. En 2008, le procureur général
belge de son côté répondra que les pièces ont disparu
du dossier. Marcel
Vervloesem est finalement condamné en juillet 2001 à 7 mois de prison
avec sursis pour imprudence dans le traitement de ses dossiers dans laffaire
Temse-Madère. À partir du printemps 2004, puis en 2006 et enfin
en 2008, Marcel Vervloesem va comparaître pour possession et diffusion de
matériels pédophiles, escroquerie et viols. Le juge désignera
comme psychiatre expert le professeur Cosyns mis en cause dans la première
affaire traitée par lassociation Morkhoven à lhopital
psychiatrique Good Engels dAnvers. Le test de polygraphe (détecteur
de mensonges) demandé par le juge sera lui enterré. Le 24 juin 2008,
il est condamné à 4 ans de prison pour deux viols sur enfants (et
innocenté de dix autres viols). Il est incarcéré définitivement
le 5 septembre 2008. Marcel Vervloesem a survécu jusquà présent
malgré de nombreuses interdictions dhospitalisation. Il est, entre
autres difficultés de santé, insulino-dépendant, déficient
rénal et doit lutter contre un cancer métastasé. Jan
Boeykens, président du Werkgroep Morkhoven, annonce le 28 février
2010 que tout contact (visite, courrier, téléphone) avec Marcel
Vervloesem leur est désormais interdit. Il accuse le ministre belge de
la justice Stefaan De Clerck (démocrate-chrétien comme Herman Van
Rompuy le président de lUnion européenne) déjà
partie prenante dans le traitement de laffaire Zandvoort, dêtre
responsable directement de cette situation. Trouvé
sur : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Marcel-Vervloesem-le-chasseur-de-pedophiles-se-meurt-en-prison-3884.html Voir
aussi : * Reportage
Vidéo Intégral sur cette affaire (très documenté et
instructif) *
Laffaire Maddy *
Le
prix de lignorance, extrait : "Concernant la pédophilie
lignorance nest pas interdite, ni en France, ni ailleurs, ni aux candidats
présidentiels ni même aux présidents. Cest le déni
de la maltraitance subie chez nos parents qui est la vraie cause de la violence
dans notre société, malheureusement la cause toujours ignorée.
Les conséquences de cette ignorance sont catastrophiques. On ignore par
exemple les faits que chaque pédophile a une histoire de maltraitance sexuelle
dans son enfance refoulée par lui-même et niée par la société
. Cest pourquoi les thérapeutes ne sintéressent généralement
pas à lenfance, ils protègent plutôt les parents comme
le fait toute la société. Enfin nous tournons en rond dans la lutte
inefficace contre la pédophilie. On préfère laisser les enfants
dans leur communauté en danger, que voir la réalité que presque
tous les pédophiles pourraient guérir au lieu de continuer de blesser
et menacer les jeunes, sil leur était permis de discerner les crimes
de leurs parents. Mais cela exactement est interdit." |
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