Havel
sest rallié sans la moindre réserve à la guerre du
Golfe de George Bush, une entreprise qui a tué plus de 100 000 civils Irakiens.
En 1991, aux côtés de plusieurs autres leaders pro-capitalistes est-européens,
Havel a voté avec les États-Unis pour condamner les violations des
droits de lhomme à Cuba. Mais il na jamais dit un seul mot
pour condamner les violations des droits de lhomme auSalvador, en Colombie,
en Indonésie ou dans quelque autre Etat client américain que ce
soit.
En
1992, en tant que président de la Tchécoslovaquie, Havel, le grand
démocrate, a demandé à ce que le parlement soit suspendu
et quon lui permette de gouverner par décret, pour mieux faire passer
ses « réformes » libérales. Cette même année,
il a ratifié une loi qui a fait de la défense du communisme un acte
de trahison passible dune peine de huit années demprisonnement.
Il prétendait alors que cétait la Constitution tchèque
qui rendait sa ratification nécessaire. En fait, comme il le savait bien,
cette loi violait la Charte des droits de lHomme, incluse dans la constitution
Tchèque. En 1995, il a soutenu et ratifié une autre loi démocratique
privant les communistes et anciens communistes de tout accès à ladministration
publique.
La
propagation de lanti-communisme est restée une priorité absolue
pour Havel. Il a mené une « campagne internationale effrénée
» pour maintenir en vie deux stations de radio de guerre froide, financées
par les Etats-unis,Radio Free Europeet Radio Liberty, afin quelles puissent
continuer à saturer les ondes est-européennes avec leur propagande
anti-communiste.
Sous
le gouvernement Havel, une loi a été adoptée criminalisant
la diffusion de la haine nationale, religieuse et de CLASSE. En effet, les critiques
des grands intérêts financiers étaient désormais illégales,
assimilées de façon injustifiable avec la bigoterie religieuse ou
ethnique. Le gouvernement dHavel a mis en garde les syndicats contre toute
implication en politique. Certains syndicats militants ont vu leurs biens confisquées
et remis à des syndicats plus conciliants.
En
1995, Havel annonçait que la « révolution » contre le
communisme ne serait pas achevée tant que tout ne serait pas privatisé.
Le gouvernement dHavel a liquidé les biens de lUnion de la
jeunesse socialiste ce qui comprenait des camps de vacances, des salles
de jeux, des équipements culturels et scientifiques plaçant
les biens sous la direction de cinq sociétés privées, au
dépens de jeunes que lon laissait désormais traîner
dans les rues.
Sous
des programmes Tchèques de privatisation et de « restitution de biens
», entreprises, commerces, bâtiments, logements et une bonne partie
de la terre publique ont été bradés à des capitalistes
tchèques ou étrangers. Dans les républiques Tchèques
et Slovaques, on a redonné à danciens aristocrates ou à
leurs héritiers toutes les terres que leurs familles possédaient
avant 1918, sous lEmpire austro-hongrois, dépossédant les
anciens occupants et les plongeant pour nombre dentre eux dans la misère.Havel
a lui-même repris possession à titre personnel de biens publics qui
avaient appartenu à sa famille quarante années auparavant. Tout
en se présentant comme un homme dévoué à faire le
bien des autres, il sest en fait pas mal débrouillé pour lui-même.
Voilà pourquoi nous néprouvons pas les plus doux sentiments
qui soient pour Vaclav Havel.
Michael
Parenti
Source
: Blackshirts and Reds, 1997
Traduction
AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/