La
grande question à se poser est : pourquoi « la gauche »
et les juifs antisionistes s'accrochent-ils désespérément
au paradigme colonial ? Et voici ma réponse :
1.
c'est sécurisant ; cela fait apparaître la critique de l'État
juif comme légitime ;
2.
c'est porteur de l'espoir d'une solution : si Israël n'est vraiment
qu'un État colonial comme tous ceux dont l'histoire nous fournit l'exemple,
il finira par se fondre dans la région et devenir un État « normal ».
Vous
pourriez me demander : où est le problème dans une telle approche ?
Eh bien, c'est assez évident ; tout ce discours est en fait sans aucune
pertinence
_ par rapport à la maladie sioniste.
C'est comme traiter un patient atteint d'un cancer du côlon avec quelques
fortes pilules contre la diarrhée, simplement parce que les symptômes
sont un peu similaires.
C'est
actuellement, de façon assez désastreuse, le niveau du discours
de notre gauche intellectuelle.
Silvia
Cattori : Mais ceux qui, au sein du mouvement de solidarité,
dénoncent le « colonialisme israélien », critiquent
la politique raciste d'Israël, et soutiennent le droit au retour des réfugiés,
ne disent-ils pas exactement la même chose que vous ?
Gilad
Atzmon : Pour commencer, nous sommes bel et bien partie du même mouvement,
et je suppose que nous sommes guidés par les mêmes intuitions éthiques.
Cependant, il y a une nette différence entre nous car, ceux qui s'appuient
sur le « paradigme colonial », transmettent l'idée
que le projet national juif est tout à fait assimilable à la tendance
nationaliste du XIXe siècle. Ce qui revient à dire que les juifs
ont fêté leur « symptôme national »,
comme la plupart des nations coloniales européennes, et qu'ils l'ont simplement
fait après les autres.
Le
« paradigme colonial » est donc invoqué pour soutenir
également l'idée qu'Israël est un État d'apartheid,
très semblable à la plupart des autres entreprises coloniales du
passé. Mon approche est totalement différente, parce que je dirais
qu'Israël et le sionisme représentent un projet unique dans l'histoire,
et que la relation entre Israël et l'action des lobbies juifs en Occident
est également tout à fait unique dans l'histoire.
J'irais
même plus loin pour dire que, si les Palestiniens sont en effet à
l'avant-garde d'une bataille pour l'humanité, le fait est que nous sommes
tous soumis à la politique sioniste mondiale. Selon mon modèle,
l'effondrement du crédit est en fait un coup sioniste. La guerre en Irak
est une guerre sioniste. Je dirais avec force que le sionisme est depuis longtemps
passé de la « terre promise » du récit, à
la « planète promise » du cauchemar. Je soutiens
aussi qu'il serait impossible de ramener la paix dans le monde sans affronter
la véritable signification de l'idéologie juive contemporaine.
Curieusement,
beaucoup de ceux qui soutiennent avec enthousiasme le « paradigme colonial »,
ont également été très prompts à dénoncer
le travail de John Mearsheimer et Stephen Walt sur le lobby israélien.
Si Mearsheimer et Walt sont dans le vrai, et je pense qu'ils le sont, alors c'est
le pouvoir juif que nous avons à affronter. Et c'est précisément
pour nous empêcher de le faire que la « gauche juive »
et l'intelligentsia juive sont là.
Silvia
Cattori : Vos points de vue sont aux antipodes de ceux d'intellectuels
qui, comme Bernard-Henry Lévy, soutiennent l'expansionnisme occidental
et la politique israélienne. Pour vous, c'est Israël qui est le grand
danger. Ne pensez-vous pas que certains voient là un élément
de provocation ?
Gilad
Atzmon : La provocation n'est pas une mauvaise chose. J'ai écrit
récemment un article sur Bernard-Henry Lévy (5).
Cet homme est grotesque au-delà de toute imagination. Ici aussi, en Grande-Bretagne,
nous avons plus d'un « Bernard-Henri Levy » ; ce sont
des juifs qui donnent une fausse image du savoir. Et il se trouve que, intellectuellement,
nous les démolissons un à un. Nous les désignons pour ce
qu'ils sont. Soit dit en passant, Norman Finkelstein a fait un excellent travail
concernant Dershowitz. Nous ne devrions pas en avoir peur.
Je
pense aussi qu'au moment où les gens n'auront plus assez d'argent pour
mettre de l'essence dans leur voiture ni même pour acheter du pain, ils
vont commencer à se demander qui est à blâmer. Lorsque cela
se produira, l'État d'Israël et ses lobbies vont apparaître
en tête de liste. Je pense que, maintenant déjà, certains
commencent à le voir. Le changement sera considérable. Je pense
que certains peuvent aujourd'hui lire mes écrits et, rétrospectivement,
admettre que j'ai averti du danger des lobbies juifs depuis des années.
Silvia
Cattori : Qu'est-ce qui différencie Gilad Atzmon de ceux
qui soulignent leur identité tribale, en disant : « moi,
juif antisioniste », « nous, juifs pour la paix »,
etc ?
Gilad
Atzmon : C'est très simple. Pour moi, la lutte pour la paix
est un combat pour une cause universelle. Pour moi, soutenir les Palestiniens
est une nécessité éthique. Et si c'est une cause universelle
et une nécessité éthique, je ne vois aucune raison de mener
ce combat « en tant que juif », « en tant que
mâle », ou « en tant que musicien de jazz ».
Quand il m'arrive de croiser ceux qui se présentent comme « juifs
pour la paix » et « juifs pour la justice »,
je me lève pour leur demander « que voulez-vous dire exactement
en vous désignant vous-mêmes comme "juifs" ? Êtes-vous
croyants ? » Quand un Thora Jew [les Torah Jews sont des
juifs religieux qui s'opposent au sionisme. Ndt] dit qu'il se désigne lui-même
comme juif, je sais ce qu'il veut dire. Quand ils me disent « Nous
sommes des juifs religieux et nous défendons la Palestine au nom de notre
foi », je leur dis : « Allez-y, vous avez
mon soutien ».
Mais
quand des juifs laïques me disent qu'ils travaillent pour la Palestine au
nom de leurs valeurs juives, je dois leur demander : « Quelles
sont vos "valeurs juives laïques " ? » J'ai
étudié et examiné le sujet avec soin et, aussi gênant
que cela puisse paraître, un « système de valeurs laïc
juif », cela n'existe pas. Ceux qui se réfèrent à
de telles idées mentent, trompent les gens, ou se trompent eux-mêmes.
Silvia
Cattori : Si j'ai bien compris, ceux qui se singularisent eux-mêmes
comme « juifs antisionistes » ou comme « juifs
pour la paix » savent que cela donne plus de poids à leur voix
qu'à celle des non juifs ?
Gilad
Atzmon : Pour sûr, l'observation est pertinente. Mais, là
encore, j'ai quelques réserves, parce que si je dis : « je
suis un juif pour la paix ». et que je pense que cela suffit pour
rendre ma voix plus importante que la vôtre, ce que cela signifie vraiment
c'est que je suis toujours consciemment en train de célébrer ma
singularité. Or, n'est-ce pas exactement le problème que nous avons
avec le sionisme ? Donc, fondamentalement, l'antisionisme juif est juste
une autre manifestation de la suprématie tribale juive. Il semble étrange
que des militants pacifistes, qui prétendent être des gens de gauche
universalistes, se retrouvent à agir au sein de cellules fondées
sur la race.
Silvia
Cattori : Est-ce, consciemment, une manière d'humilier
les personnes non juives ?
Gilad
Atzmon : C'est possible. Toutefois, je ne pense pas que les juifs
qui succombent à la politique tribale juive soient vraiment conscients
de l'effet qu'elle a sur les autres.
Silvia
Cattori : Les Israéliens qui se décrivent eux-mêmes
comme ex-Israéliens, ex-juifs, sont très rares. Êtes-vous
le seul ?
Gilad
Atzmon : Je pourrais bien être le seul. Cependant, je ne parle
pas vraiment en tant qu'ex-juif. Je parle en tant que Gilad Atzmon. J'évite
les bannières collectives. En me lisant, vous lisez ce que je pense. Vous
le prenez comme tel et, soit vous êtes d'accord, soit vous n'êtes
pas d'accord. Je n'ai pas besoin de drapeaux ou d'identités fantasmatiques
derrière lesquelles me cacher.
Silvia
Cattori : Peu d'artistes de renom ont eu le courage de prendre
parti ouvertement et fermement pour les victimes de l'oppression israélienne.
Nous savons que, en général, les gens ont peur de se trouver mis
sur la liste des « antisémites ». Rogers Waters a
osé briser le tabou (6).
David Gilmour, Robert Wyatt, ont suivi. Que dites-vous à ceux et celles
qui ont encore peur de s'exprimer ?
Gilad
Atzmon : Je crois que le seul moyen de nous libérer nous-mêmes
est de commencer à parler. La seule façon de combattre est de nous
exprimer ouvertement. J'ai pris ce risque et si je peux le faire, alors je pense
que tout le monde peut le faire. J'ai payé le prix en ce sens que ma carrière
a un peu souffert, et que je gagne moins d'argent. Mais je peux me regarder avec
fierté.
Silvia
Cattori : À ceux qui affirmeraient que vos positions
politiques sont, disons, « borderline », que répondez-vous ?
Gilad
Atzmon : Je ne sais pas vraiment ce que « borderline »
signifie. Pendant des années, j'ai été confronté à
des tentatives sans fin pour me faire taire. Mais elles se sont toutes révélées
contreproductives parce que, si tant est qu'elles aient eu un effet, les mesures
répressives prises contre moi ont conduit davantage de gens à me
lire, et encouragé davantage de gens à penser par eux-mêmes.
J'ai
été accusé par les sionistes et les juifs antisionistes d'être
un raciste et un antisémite. Or, pour leur embarras, pas un seul argument
antisémite ou raciste n'a jamais été trouvé dans mes
nombreux écrits. Tout au contraire, c'est une attitude antiraciste qui
se trouve au cur de ma critique de la politique identitaire juive et de
l'idéologie juive. Cela fait dix ans que j'écris et, pendant toutes
ces années, on pouvait lire la note suivante sur mon site web : « Si
vous trouvez quelque chose de raciste ou d'antisémite dans mes écrits,
faites-le moi savoir. Je présenterai mes excuses et je le retirerai immédiatement ».
Et personne n'a jamais signalé quoi que ce soit.
Comme
je l'ai déjà dit, je fais la distinction entre les juifs (le peuple),
le judaïsme (la religion) et la judéité (l'idéologie).
Je suis contre l'idéologie juive - pas contre le peuple juif ou le judaïsme.
Si cela fait de moi un « cas limite », alors je vais devoir
vivre avec ça.
Silvia
Cattori : Votre voix aide à comprendre ce qu'est vraiment
Israël. D'une façon générale, traiter ce sujet n'est
pas une chose facile. Néanmoins, les journalistes ne devraient-ils pas
prendre davantage leurs responsabilités en exposant les jeux de pouvoir
qui ravagent le Moyen-Orient ? Quelles ont été, à cet
égard, les responsabilités des médias occidentaux ?
Gilad
Atzmon : Je vais être très honnête avec vous.
Les médias occidentaux ont complètement démérité.
Les médias occidentaux nous ont trahis. Ils n'ont pas réussi à
comprendre que la Palestine n'est pas si loin de notre « paradis occidental ».
Ils n'ont pas réussi à voir que nous sommes tous des Palestiniens.
Que les Palestiniens sont à la pointe du combat contre le mal. Et que nous
combattons exactement dans la même bataille car nous sommes tous confrontés
au même ennemi. Ce qui est arrivé aux États-Unis avec l'effondrement
du crédit, et qui a évolué en crise économique, est
le résultat direct de la politique sioniste mondiale.
Les
États-Unis investissent l'argent de leurs contribuables dans le maintien
de l'État juif. Ils ont engagé leur peuple dans une guerre pour
« sauver Israël ». De ce fait, nous sommes tous confrontés
à un désastre financier. Et, au moment où nous parlons, les
masses arabes se soulèvent. Elles veulent se libérer et elles veulent
qu'il soit mis immédiatement fin à l'emprise politique sioniste.
Ce que l'on voit maintenant en Égypte, en Libye, à Bahreïn,
au Yémen, est là comme un avertissement à nous tous. Nous
pourrions voir bientôt la même chose se dérouler à Berlin,
Paris, Londres, Madrid, Barcelone, et New York City, parce que nous sommes tous
confrontés au même ennemi.
Silvia
Cattori : Je me demande si vos lecteurs comprennent ce que vous
entendez quand vous parlez de « sionisme » et de « sionisme
mondial ».
Gilad
Atzmon : C'est en effet un point crucial. Cela vous paraîtra
difficile à croire, mais même les Israéliens ne comprennent
pas ce qu'est le sionisme. Le sionisme est la croyance que les juifs - comme tous
les autres peuples - devraient pouvoir célébrer leur droit à
une patrie, et cette patrie est Sion, la Palestine. Même si cette idée
semble presque innocente, elle est enchevêtrée avec des questions
éthiques très problématiques, parce que le sionisme s'est
transformé en réalité politique sous la forme d'un État
juif, construit entièrement aux dépens du peuple palestinien victime
d'un nettoyage ethnique et de la violence. En outre, au fil des années,
l'État juif s'est servi de très puissants lobbies et think tanks
dans nos capitales occidentales. Ces organismes s'emploient à promouvoir
les intérêts sionistes mondiaux tels que la confrontation sans fin
avec l'Islam et le monde musulman.
Alors
qu'à ses débuts, le sionisme se présentait comme une promesse
de racheter tous les juifs de la diaspora par le biais de leur installation sur
la « terre promise », au cours des trois dernières
décennies le sionisme a changé à certains égards ses
objectifs. L'État juif préfère en effet que certains des
juifs de la diaspora restent exactement où ils sont de façon à
pouvoir faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour le bien de ce qu'ils
interprètent comme leurs intérêts juifs.
Le
rôle des lobbies juifs, comme l'AIPAC, J-street (USA) et les Conservative
Friends of Israel (Grande Bretagne), est beaucoup plus avantageux pour Israël
que n'importe quelle vague d'immigration juive en Palestine ne pourrait l'être.
Cette transformation de la pensée sioniste marque un glissement du plan
local au plan mondial et, de ce fait, le sionisme ne devrait plus être perçu
uniquement comme la demande d'un foyer juif dans la « terre promise ».
Il devrait bien plutôt être saisi comme une opération mondiale,
à la recherche d'un refuge pour les juifs à l'échelle de
la « planète promise ».
Les
Israéliens, et leurs alliés, savent très bien pourquoi ils
promeuvent l'Islamophobie. Mais qu'est-ce que l'Islamophobie ? Que sert-elle
et qui sert-elle ? Elle sert les intérêts capitalistes centrés
sur le sionisme. L'Islamophobie est le vrai visage de la Hasbara (la propagande
israélienne). Elle sert à assurer que la « guerre de
survie » d'Israël soit en fait une guerre de l'Occident.
C'est
évidemment fallacieux, et pour le bien des intérêts occidentaux,
s'éloigner immédiatement d'Israël serait la juste chose à
faire.
Silvia
Cattori : Quand situez-vous l'émergence de l'Islamophobie
et quelle en a été la cause ?
Gilad
Atzmon : Historiquement, elle a probablement pris naissance dans
les années soixante-dix, peu après la crise de l'énergie.
Je pense que, dès 1973, on pouvait clairement détecter les premiers
signes d'une forme politique et institutionnelle moderne d'antipathie à
l'égard des musulmans alors que l'opinion publique occidentale commençait
à réaliser le rôle stratégique du Moyen-Orient. Le
glissement vers une « culture populaire antimusulmane »
a été encore exacerbé par le succès des « Versets
sataniques » de Salman Rushdie. Je dirais que depuis les évènements
du 11 septembre 2001, l'opinion publique occidentale a été aspirée
dans une explosion de violence antimusulmane. Je n'oublierai jamais Ehud Barak
interviewé ce jour là, déversant sa bile et des accusations
islamophobes dans toutes les émissions de télévision occidentales.
Pour les agitateurs de la propagande israélienne, le 11 Septembre a représenté
la preuve de l'idéologie commune qui lie Israël et les Goyim (non
juifs) occidentaux.
Je
voudrais encore ajouter ceci concernant l'Islamophobie. Je me suis aperçu
il y a quelque temps que l'acceptabilité générale de certaines
minorités peut toujours se mesurer par la popularité - ou l'impopularité
- de ceux de ses membres « qui ont la haine d'eux-mêmes »
(« self-haters ») (7).
La popularité grandissante des « self-haters » musulmans,
dans les années 1970-90, pouvait suggérer que la vague des sentiments
anti-islamiques allait déferler sur nos côtes. De même, l'animosité
vis-à-vis des « self-haters » juifs dans la dernière
décennie confirmait le succès et l'influence des lobbies juifs dans
les médias et la politique. Je suppose que l'augmentation de ma popularité
indique que le vent a résolument tourné. On peut certainement anticiper
une vague de ressentiment à l'égard d'Israël.
Silvia
Cattori : Votre liberté de ton fascine. Vous ne supportez
pas qu'une vérité soit « dite à moitié ».
N'est-ce pas ?
Gilad
Atzmon : Je pense que c'est une bonne façon de le dire. J'ai
développé une allergie sévère aux manipulations et
aux récits trompeurs. Comme je l'ai dit précédemment, je
ne prétends pas connaître la vérité. Mais je suis assez
efficace pour détecter les mensonges, les stratagèmes et les diversions.
En tant que philosophe, je suis aussi efficace pour soulever des questions et
déconstruire des incohérences. Je suis intrigué par les militants
qui, autour de nous, croient que nous pouvons battre le sionisme en esquissant
quelques récits fantasmatiques de résistance. Je crois honnêtement
que la recherche de la vérité et une totale ouverture finiront par
prévaloir. Si vous voulez comprendre la popularité croissante de
mes écrits - et je crois qu'elle l'est - c'est qu'au lieu de me livrer
à des jeux politiques j'essaie vraiment d'aller au fond des choses. J'essaie
de comprendre ce qui fait avancer le sionisme et lui sert de carburant :
Israël, le lobbying juif, les guerres expansionnistes des néoconservateurs,
et même l'antisionisme juif.
Je
suppose que maintenant, vous vous rendez compte que j'identifie l'idéologie
juive - plutôt que les juifs ou le judaïsme - comme étant au
cur de ces préceptes et opinions politiques.
Silvia
Cattori : Merci.
[1]
Gilad Atzmon, est né en Israël en 1963. Il réside aujourd'hui
à Londres. Voir son site web.
[2]
En France, on voit le même phénomène. Des responsables de
l'Union Juive pour la Paix notamment, accusent, depuis 2004, d'antisémitisme
et de négationnisme toute personne qui donne la parole à l'écrivain
israélien Israël Shamir, et ils interviennent pour faire censurer
ses écrits qui disent bien des vérités dérangeantes.
[3]
Voir : Ce que j'ai dit à Stuttgart sur Info-Palestine,
par Gilad Atzmon, info-palestine.net, 22 février 2011 (et l'original
en anglais)
[4]
La Boston Tea Party est le nom de la révolte politique contre le Parlement
britannique qui a eu lieu à Boston en 1773. Le Tea Act, promulgué
par le gouvernement britannique autorisait la Compagnie anglaise des Indes orientales
à vendre du thé aux colonies sans payer les taxes. Ce qui provoqua
la colère des Américains. Des Bostoniens montèrent à
bord des navires et jetèrent les caisses de thé à la mer.
Cet évènement symbolique annonça la guerre d'indépendance
américaine.
[5]
Voir : Lévy, le philosophe français sur Info-Palestine,
par Gilad Atzmon, 10 février 2011.
[6]
Voir : Roger Waters, homme et artiste d'exception, par Silvia Cattori,
silviacattori.net,
26 juillet 2010.
[7]
L'expression « Self-hating Jew » (« juif qui
se hait lui-même ») a été largement utilisée
pour stigmatiser les juifs qui manifestaient leur opposition à la politique
d'Israël, avec une connotation péjorative laissant même entendre
qu'ils pouvaient avoir des penchants « antisémites ».
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mars 2011 - Silvia Cattori
- Traduit de l'anglais par JPH (02.03.2011) - Texte original en anglais (25.02.2011) :
S Cattori
Auteur
: Gilad
Atzmon - Silvia Cattori - Source : Info-Palestine