Donald
Scott a proposé qu’une étoile tourne plus vite sous une plus grande
tension électrique. Quand la densité du courant (le courant par
unité de surface) est suffisamment grande et que la période de rotation
atteint une valeur seuil, l’étoile se scindera physiquement en deux parties.
La taille relative des deux parties dépendra des conditions initiales de
ce qui est essentiellement un processus chaotique
classique. Il s’agit d’un événement catastrophique de haute énergie,
accompagné de rafales de rayons X (ces salves de rayons X ont permis la
découverte de Swift J1753.5-0127 en 2005 et de XTE J1118-480 en 2000).
La densité moyenne du courant du système diminuera du fait de l'augmentation
de la surface des deux astres combinés.
Ces
astres seront cependant en orbite très proche l’un de l'autre (tel qu’observé)
et continueront probablement leurs échanges d’énergie électrique
pendant quelque temps. On peut prévoir qu’il se pourrait que le plasma
entre les deux astres brille périodiquement en mode arc, car l'échange
électrique est très énergique. L'arc électrique pourrait
ressembler à toute autre manifestation d’arc (que ce soit la foudre, une
étincelle de 80cm ou des étincelles minuscules créées
par le décollage d’une banale bande adhésive) en montrant une interaction
complexe entre les émissions de rayons X, gamma et visibles et ultraviolets.
C'est exactement ce qui est observé dans ces systèmes de « trous
noirs. »
La
composition artistique de l’Univers électrique est très différente.
Nous pouvons imaginer deux corps stellaires issus de la scission d’une unique
étoile électrique. L’un pourrait avoir une densité de courant
suffisamment grande pour rayonner comme le Soleil, comme notre propre étoile.
L'autre astre pourrait être plus sombre, incapable d’aller au-delà
du mode incandescent normal par insuffisance de densité de courant.
Sans
photosphère, cet astre aurait seulement une couronne, avec ses émissions
habituelles de rayons X ; ce pourrait être une naine
blanche. Il n’y a aucun trou noir. Entre ces deux corps stellaires proches
tournant l’un autour de l’autre, il se pourrait qu’il y ait des arcs électriques
périodiques. Ces jaillissements d’arcs électriques pourraient se
montrer étroitement synchronisés, et de manière complexe,
aux émissions de rayons X et de lumière visible et ultraviolette.
Curieusement,
dans le rapport
ci-dessus, Gandhi fait même allusion au disque d'accrétion comme
à une « vive énergie venant de la matière électriquement
chargée. » Il s’agit d’une rare reconnaissance de l'électricité
de la part d’un astronome orthodoxe. Il a raison. C’est de la matière électriquement
chargée. Toutefois, le rôle dominant de l'électricité
dans l'évolution et la dynamique actuelle des systèmes binaires
manque toujours dans leur interprétation.
Il
est philosophiquement remarquable que le point de vue orthodoxe soit celui d’un
trou noir bouffant une étoile compagne normale. Il s'agit essentiellement
d'un événement destructeur. Le trou noir gobera sa compagne binaire
et puis s'évaporera et disparaîtra dans un clapotis d'ondes gravitationnelles.
L'interprétation de l’Univers électrique, en revanche, est celle
de la création. La partition de l’étoile originelle crée
un nouveau système binaire ; c’est la naissance d'un nouveau système
planétaire.
En
poursuivant plus avant cette ligne de raisonnement, il est intéressant
de comparer ces écoles de pensée, la Gravité par rapport
à l’Électricité, d'un autre point de vue philosophique. Il
se trouve que le paradigme dominant de la gravité est riche en modèles
et en métaphores sombres. Les trous noirs, la matière noire et l’énergie
sombre sont des entités inconnaissables.
La
lumière ne s'échappe pas des trous noirs, de sorte qu'ils ne sont
pas observables ; la matière noire et l’énergie sombre sont
par définition inobservables [*]. Accepter ces abstractions comme des réalités
signifie tolérer qu’environ 99% de notre Univers soit inobservable et inconnaissable.
Au-delà de l'idée que c’est uniquement déprimant, c’est scientifiquement
insatisfaisant et philosophiquement une impasse.
[* Ndt : Ce ne sont
pas des choses physiques mais des effets qui paraissent mystérieux dans
le cadre extrêmement limité d'un univers mu uniquement par la gravitation.
Comme l'astronomie orthodoxe ne peut pas les expliquer, pour des raisons obscures,
au lieu d'admettre son incompétence, elle invente d'obscurs concepts.]
Dans
l'Univers électrique, 99% du cosmos est du plasma : du plasma observable
et mesurable ; un état de la matière que nous pouvons reproduire
et étudier en laboratoire. Nous en voyons chaque jour dans la foudre et
l’aurore du ciel, et dans l'électricité statique quand nous ôtons
notre chandail. Le paradigme de l’Univers électrique parle de lumière,
de couronnes stellaires, du mode luminescent, d’étincelles, de foudre,
et ainsi de suite. Les deux paradigmes n'ont pas commencé a priori
avec ces métaphores sombres et lumineuses. Les métaphores ont évolué
après coup. Il est toutefois intéressant de voir à quel point
les deux systèmes métaphoriques ont évolué différemment.
Par
exemple, dans divers langages la lumière est souvent associée au
savoir : une idée lumineuse, un concept brillant, une illumination.
Par contraste, l'ignorance est souvent bombardée de métaphores sombres :
un sombre crétin, l'âge des ténèbres, un « nuage
d'ignorance. »
Il
y a dans l'Univers électrique des choses cachées que nous ne pouvons
pas connaître. Le cosmos à voir, découvrir et comprendre est
pour nous entièrement de nature électrique. Oui, l'Univers de plasma
est complexe et chaotique dans son comportement et il ne se réduira pas
à un jeu d'équations de champ sur un T-shirt. Il est prévisible,
mesurable et connaissable par l’intermédiaire d’expérimentations
adéquates et grâce à la méthodologie scientifique.
Dans le mouvement en faveur de l'Univers électrique, nous évitons
l’idée de la gravité dominante qui condamne à ignorer environ
99% de l’Univers. Nous optons pour l’opportunité de connaître. Nous
choisissons la lumière.
Original :
thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100112lightning.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Article précédent :
Foudre,
ruban adhésif et observations de trous noirs (7/01/2010)
L'observation
directe a porté un autre coup à la théorie des « trous
noirs. » Il apparaît que leurs émissions de rayons X et de lumière
ressemblent plus au comportement des éclairs qu’au comportement supposé
des trous noirs.