
Photo dans l’ultraviolet de l’éruption
du 14 juillet 2000 dans la région solaire AR9077. Crédit :
satellite NASA/TRACE.
Comme
mentionné ci-dessus,
l'ionosphère est reliée au Soleil par des filaments de courant électrique
tortillés, de sorte que les niveaux inférieurs de l'atmosphère
doivent aussi subir l'influence du Soleil à cause du nœud de circuits supplémentaire
qui les relie à l'ionosphère. Se pourrait-il que ces circuits électriques
reliant l’atmosphère au Soleil ont quelque chose à voir avec le
climat terrestre que ce soit à court ou long terme ?
Le
14 juillet 2000, le Soleil est entré en éruption dans un énorme
flamboiement ou éjection de masse coronale de catégorie X. Les éruptions
solaires sont classées C, M ou X, pour légère, moyenne ou
puissante. L’éruption de la région AR9077 a été classée
comme un embrasement X5. Jusqu'au 7 septembre 2005, un embrasement
X17 a affecté la magnétosphère terrestre, brouillant
les transmissions radio et surchargeant les transformateurs des centrales. L’éjection
de masse coronale du 14 juillet fut considérée comme l'une des plus
puissantes jamais enregistrées. Une véritable tornade d'ions positifs
cosmique a inondé l'environnement électriquement chargé de
notre planète.
Le Soleil est actuellement
dans une phase relativement calme de son cycle de 24 ans. Le satellite Thermosphere,
Ionosphere, Mesosphere, Energetics and Dynamics (TIMED),
lancé par la NASA le 7 décembre 2001, a révélé
que la quantité de rayonnement ultraviolet émise par le Soleil a
considérablement diminué depuis le début de ce « minimum
solaire. » Le rayonnement infrarouge émis par les molécules
d'oxyde nitrique dans la haute atmosphère a aussi diminué, ce qui
implique que la haute atmosphère se refroidit.
On
sait depuis longtemps que la température de la thermosphère dépend
du rayonnement solaire. Le rayonnement ultraviolet extrême est absorbé
par l'oxygène résiduel qui devient électriquement chargé.
Cela augmente le mouvement moléculaire. Le mouvement moléculaire
rapide est assimilable à de la chaleur, c’est pourquoi, même si un
thermomètre de ménage enregistre une température en dessous
de zéro dans la thermosphère, elle est considérée
chaude, atteignant parfois plus de 1500ºC lors du maximum solaire.
Puisqu’il
y a moins de [mouvement de] molécules dans la thermosphère, la quantité
d'énergie thermique par centimètre cube est inférieure à
ce qu'elle est à la surface — il n’y a pas assez de contacts entre les
molécules pour transférer la chaleur.
Il
a été aujourd’hui démontré que le cycle solaire de
22 ans est lié au climat terrestre. Bien que l'énergie solaire varie
au cours d'un cycle de taches solaires, cette variation se monte à moins
de un pour mille. Dans ces conditions, comment expliquer les augmentations et
les diminutions de la couverture nuageuse, de la température et de l'activité
orageuse ?

Les
éruptions solaires éclatent dans
les régions d’activité des taches solaires.
Crédit :
Kitt Peak Vacuum Solar Telescope.
La
vitesse moyenne annuelle du vent sur Terre est environ 56 kilomètres par
heure, avec un maximum de 372 kilomètres par heure en rafale, enregistré
sur le Mont Washington dans le New Hampshire en 1934. Certains phénomènes
éoliens isolés, tels que les tornades et les ouragans, peuvent maintenir
des vitesses moyennes de 480 et 320 kilomètres par heure durant de courtes
périodes.
Les
météorologues ne savent pas comment les tornades se forment, mais
elles sont souvent associées à des éclairs d’orage. Il semble
que la clé de la compréhension des tornades soit de penser à
elles comme à des décharges électriques en rotation rapide.
Les tornades font exactement comme les fils de cuivre qui transportent des électrons
pour transmettre de l'énergie. La différence c’est que les électrons
se déplacent à plusieurs centimètres par heure dans un fil,
alors qu'ils voltigent à plusieurs mètres par seconde dans une tornade.
Le résultat c’est qu’une tornade crée une force électromagnétique
d’une puissance énorme appelée « vortex de gaine chargée. »
Il est communément admis que le climat sur Terre est infléchi d’abord
par l'influence thermique du Soleil sur l'atmosphère, connue autrement
sous le nom de « convection. » Selon la théorie consensuelle,
pendant que la Terre tourne, les gaz et les poussières absorbent le rayonnement
solaire à un taux variable et à des degrés divers.
Quand une région
particulière se réchauffe, l'air se dilate et perd de la densité
en créant une zone de basse pression relative. Étant plus dense,
l'air le plus froid s’écoulera naturellement en bas de la chaleur dans
la région de basse pression, en provoquant la formation d’une cellule de
convection en rotation de façon ascendante.

Trombe marine avec foudre en mer Adriatique.
Crédit : Mladen Duka.
La
plupart des systèmes météorologiques de la Terre sont censés
être basés sur une explication cinétique simple : les
vents soufflent quand l’air plus froid et plus dense afflue dans l’air plus chaud,
qui flotte [au-dessus].
Le
modèle cinétique du climat ne tient pas compte du fait que des planètes
bien plus éloignées dans le Système Solaire subissent des
vents qui font ressembler les nôtres à de douces brises. Sur les
planètes géantes gazeuses, la vitesse moyenne des vents est fantastique.
Les vents de Jupiter vrombissent
à 635 kilomètres par heure autour de la grande tache rouge ;
la vitesse moyenne des vents de Saturne est de 1800 kilomètres par heure ;
900 kilomètres par heure sur Uranus ; et ils atteignent 1138 kilomètres
par heure sur Neptune. Sur Neptune les vents soufflent dans une atmosphère
mesurée à moins 220°C. Pourquoi les planètes les plus éloignées,
qui reçoivent une petite fraction de l'énergie solaire baignant
la Terre, sont-elles capables de transformer cette fraction en effets bien plus
importants ?
Comme
mentionné plus haut, la Terre est un corps chargé se déplaçant
dans une grande cellule de plasma. C’est pourquoi les phénomènes
physiques sur notre planète doivent tenir compte de la nature électrique
du plasma. Peut-être la foudre alimente-t-elle le vent ? Neptune a
quelques-uns des vents les plus violents de toutes les planètes du Système
Solaire et c’est pourtant la plus éloignée du Soleil — son atmosphère
glaciale contredit le modèle thermique de la circulation de l'air. Peut-être
que les ouragans, les tornades, et même les vents dominants sont de nature
électrique ?
L'hypothèse
de l’Univers électrique convient avec la théorie conventionnelle
que le vent est le mouvement des molécules d'air, mais qu'il y a d’autres
explications.
Les
forces électromagnétiques dans le plasma déplacent et accélèrent
les particules chargées, faisant que les collisions entre particules chargées
et neutres entraînent les molécules d'air neutre avec elles. L’observation
minutieuse de la décharge d’un arc en laboratoire, révèle
qu'un « vent » électrique entoure et précède souvent
l’arc électrique.
Toute
décharge plasmatique balaye l'air environnant ainsi que les porteurs de
charge, les ions. Le vent apparaît comme des afflux et des courants ascendants
d’air, ainsi que des reflux et des courants descendants d’air. Il peut soulever
les particules de poussière et éroder les surfaces. Par analogie,
on doit alors mettre en doute l'explication admise des orages, provoquées
uniquement par la convection de l'air chaud et le mouvement climatique des vents
dus à la chaleur solaire seule.

Les vents de Neptune soufflent à
1138 kilomètres par heure.
Crédit : NASA/Voyager 2.
La Terre est un
corps chargé électriquement qui interagit avec les ions s’infiltrant
dans l'espace. L’électricité spatiale est aussi injectée
dans la thermosphère à partir des particules chargées émises
par le Soleil, qui foncent dans les énormes courants de Birkeland à
travers un circuit fermé. Quand les vents solaires sont à leur minimum,
l’intensité des courants électriques décline, diminuant ainsi
la force de la magnétosphère de notre planète.
Quand
la magnétosphère diminue en force, elle est moins capable de dévier
les ions énergiques venant de l'espace lointain, connu sous le nom de rayons
cosmiques. Les rayons cosmiques sont porteurs de charges, et les ions sont capables
d'atteindre la troposphère. Les collisions entre les particules chargées
et neutres entraînent les molécules d'air avec elles en influençant
la couverture nuageuse basse.
Avec
davantage de nuages, les rayons du Soleil sont mieux renvoyés vers l'espace
— les nuages sont blancs parce qu'ils agissent comme des miroirs pour toutes les
fréquences de la lumière visible. Une réfraction plus importante
signifie moins d'énergie solaire, plus de couverture nuageuse et ainsi
de suite.
Cela
conduit à l'idée plus générale, qu’il se pourrait
bien que toutes les conditions météorologiques soient influencées
par la connexion électrique entre la Terre et le plasma solaire. Ce point
de vue plus large vient seulement d'être pris en considération. Des
expériences visant à vérifier les effets des particules chargées
sur les conditions météorologiques de la Terre sont menées
actuellement par des scientifiques tels que Henrik Svensmark et Eigil Friis-Christensen,
de l'Institut National de l'Espace à l'Université technique du Danemark.
Néanmoins, de nombreuses expériences ont déjà réfuté
la théorie mécanique de la convection atmosphérique.
Toute prévision
météo fausse pourrait être considérée comme
une réfutation de la théorie de la convection. Le nombre de prévisions
météo erronées indique que quelque facteur autre (ou facteurs)
manque dans l’allégation [météorologique]. Les partisans
de la théorie de l’Univers électrique suggèrent que la considération
des propriétés électriques du plasma soit l'élément
manquant le plus important.
Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100205interconnected2.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard