Le
11/9 a-t-il vraiment eu lieu ?Question
à Léon Camus relatives au 11 Septembre 2001
GEOPOLINTEL
lundi
19 septembre 2011

1re
partie
GPLNT
- Quelle a été votre réaction quand les médias nous
ont servi, au cours des heures qui ont suivi la destruction des Tours jumelles,
la théorie du complot islamiste comme seule et unique explication ?

LC.
Jai assisté en direct au deuxième impact sur les Tours jumelles
avec un ami qui mavait appelé en urgence juste après que la
première tour eut été frappée. Le téléphone
portable, ce prodige des temps modernes, ma permis ce jour là de
vivre vraiment lhistoire « en temps réel ».
Et
bien, quand jai vu lappareil sencastrer dans le gratte-ciel,
je me suis exclamé « cest Pearl Harbour ». Cela signifiait
que ces événements me semblaient a priori manipulés, voire
programmés, tout comme la été la destruction de la
flotte du Pacifique le 7 décembre 1941
laquelle, comme chacun sait
ou devrait le savoir, a été délibérément voulue
par le président Roosevelt ; cela afin de produire lélectrochoc
utile à jeter lAmérique dans le brasier de la guerre. Nous
avions ici, à première vue, un cas de figure strictement identique
notez que je dis « identique » et non « analogue »
- à celui de Seconde guerre mondiale en ce quil a permis de lancer
successivement des attaques contre lAfghanistan puis lIrak. LIrak
étant la cible principale et lAfghanistan la cible subsidiaire
Avec on le sait, dans le premier cas, de monstrueux mensonges à la clef.
Des mensonges que tous admettent ne faut-il pas faire la part du feu ?
mais qui ne gênent personne. Parce que personne ne tire les conclusions
qui devraient normalement simposer quant à la fréquentabilité
de lestablishment américain. Des trucages à ce point cynique
quils jettent rétrospectivement - une ombre sale sur les événements
du Onze Septembre et renforcent la suspicion intuitive de la première heure
les menteurs ne mentent jamais une fois, par hasard, par accident ils mentent
en permanence parce que cest un vice, une tournure desprit, un tempérament,
parce quils ne peuvent pas sen empêcher
Lextrême
capacité de nuisance dAl Qaïda - incarnation du Jokermaléfique
défiant la puissance américaine et agissant soi-disant en raison
dune jalousie pathologique à légard de sa prospérité
et des ses libertés - avait été révélée
au monde déjà horrifié trois ans auparavant par les deux
attentats daoût 1998 dirigés contre les représentations
américaines de Dar es Salam et de Nairobi, puis à loccasion
de lattaque lancée contre le destroyer USS Cole en octobre 2000 au
Yémen, dans la Baie dAden. Notons au passage que M. Bayrou, archétype
du politicien limité et prétendant au trône élyséen,
na découvert lexistence dAl Qaïda quà
loccasion dune rencontre avec Shah Massoud, peu de temps avant la
mort dicelui, le 9 septembre 2001. Une ignorance exemplaire de létat
dhébétude et dignorance crasse qui sont constitutives
de la classe politique française, à de rares exceptions près
bien entendu. Que
lon ait donc attribué, dans les heures qui suivirent, le coup de
foudre du 11 Septembre à des radicaux musulmans, na rien eu de vraiment
surprenant. Le terrain psychologique avait été déjà
amplement préconditionné par lindustrie de guerre culturelle
que sont les studios dHollywood, et par la montée bien réelle
dun radicalisme islamique né de la première Guerre du Golfe
de 1991. Je mexplique, le djihad anti occidental est à lorigine
apparu avec la présence militaire américaine envahissante - devrait-on
dire loccupation ? - de lautomne 1990 sur la Terre sacrée de
lIslam, lArabie saoudite. Cela en vue de lopération Tempête
du Désert qui allait balayer quelques mois plus tard, en février
1991, les forces irakiennes.

Le
11 Septembre est alors arrivé sur un terrain psychologique déjà
profondément préparé et labouré pendant de longues
années, au moins depuis le premier attentat islamiste contre les Tours
de Manhattan de 1993. Dans ce contexte, les opinions publiques occidentales tétanisées
étaient prêtes à tout entendre et à tout accepter.
Alors quoi détonnant à ce quAl Qaïda soit désignée
doffice et se trouve derechef propulsée au centre de la cible à
détruire, cela bien entendu sans autre délai denquête
ou de réflexion ? Depuis
leffondrement en 1991 de lempire soviétique il fallait aux
États-Unis un ennemi de substitution pour justifier leurs politiques agressives
dingérence, et que trouver de mieux que ce grand diable de Ben Laden
avec son regard intense et sa barbe méphistophélique ? Cétait
oublier que Ben Laden, fils de famille passé au service actif de lIslam,
était un soldat perdu de la Grande Amérique. Et que même sil
était allé trop loin dans la rébellion à lencontre
de son parâtre américain, il nétait pas tout à
fait le Golem de la légende praguoise
cest-à-dire quil
nétait pas absolument hors de contrôle ? Sa famille après
tout prospérait à Paris, Londres et New-York où elle participait
au Fonds Carlyle en compagnie de Frank C. Carlucci et de George H. Walker Bush.
Cet ancien président des États-Unis dAmérique et père
de George Walker Bush ne sest, précisons-le, finalement retiré
du groupe quen octobre 2003, plusieurs mois après lécrasement
de lIrak baasiste ! Quant à Frank C. Carlucci, son palmarès
est également impressionnant : associé à un certains nombre
de coups tordus tel lassassinat dans lex Congo belge, en janvier 1961,
de Patrice Lumumba, il est nommé en 1978 directeur adjoint de la CIA par
le président démocrate Jimmy Carter ; il passera en 1982 par le
monde des affaires et de lindustrie de larmement avant de devenir
en 1987 le Conseiller à la Sécurité nationale de Ronald Reagan.
En 1989 il quitte la sphère gouvernementale et devient directeur du groupe
Carlyle
En
dehors de tout conspirationnisme aigu ou de paranoïa déclarée,
on peut tirer de ces parcours individuels détonnantes déductions,
non ? Croire quOBL soit devenu complètement incontrôlable cest
ne pas voir que ses « écarts » mêmes, son activisme,
ses déclarations de guerre aux Croisés judéo-américains,
son existence même, aussi fantomatique ait-elle été ces dix
dernières années - jalonnées de message et de fatwas, autant
de faux forgés de toutes pièces pour les besoins de la cause dans
des officines spécialisées - ont servi magnifiquement ses anciens
commanditaires. Si OBL navait pas existé, il eu fallu linventer. Il
est magnifiquement venu combler un vide en satisfaisant le pressant besoin des
É-U davoir un ennemi actif pour imposer à la Nation américaine
les sacrifices nécessaires aux guerres déjà programmées
et théorisées depuis des années
Voir à ce propos
Le grand échiquier de Zbigniew Brezinski publié en 1997 et réactualisé
en 2004 sous le titre évocateur « Le choix : domination globale ou
leadership mondial ? ». Ce fut lhomme qui sous Carter eut lidée
de recourir au djihadistes de la « Légion arabe » dans le but
explicite, en Afghanistan, de pourrir la vie aux Soviétiques et sut pour
ce faire instrumenter OBL par le truchement des Services spéciaux pakistanais,
lISI. Aujourdhui cest le même homme qui est le conseiller
de lombre du président Obama après avoir été
son mentor au début des années quatre-vingt à lUniversité
Columbia. Il
sagissait le 11/9 de faire accepter sans discussion possible à des
citoyens pétrifiés deffroi après lattaque de
lun des symbole les plus fort de la démocratie nord-américaine
- la citadelle imprenable du pouvoir global, celui de largent et de la marchandise
- toutes les restrictions de liberté accompagnant létat de
siège permanent qui sen suivit. Cela sest traduit par le Patriot
Act I et II de sinistre réputation : surveillance électronique de
la population toute entière, dérogation aux droits fondamentaux
comme lincarcération sans limites de temps, sans preuves, sans recours
juridiques et sans jugement
Le 12 septembre GW Bush ne déclare-t-il
pas une guerre sans limites à tous ceux qui ne se rangeront pas automatiquement
derrière la Bannière étoilée ? Lorsque Bush junior
nous dit « Ceux qui ne seront pas avec nous serons contre nous » il
faut entendre que les É-U entendaient sarroger un droit de suite
partout dans le monde : le droit de porter et fer et le feu partout où
une menace, réelle ou supposée, se manifesterait. Or cest
bien ce quils firent partout dans le monde avec des enlèvements,
des assassinats ciblés et des centres de tortures sous-traités à
des États compradores. Une politique dont lUnion européenne
se fit peu ou prou le complice. Ceci ne doit pas être oublié.

Ajoutons
que décennie après décennie, le public occidental a été
gavé par la machine à décerveler hollywoodienne dune
pléthore de conspirations à grand spectacle façon James Bond
et toute la gamme des films « daction » tous passés préalablement
à leur sortie au crible des experts du Pentagone. Ceci est exact. Des images
et des constructions délirantes vantant à la fois de linvincibilité
des forces américaines et de la multiplication de menaces ourdies par lunderworld.
Lexpression est de Bush dan son discours sur létat de lUnion
du 29 janvier 2002 et pourrait être traduite par la sous-humanité
ou le monde inférieur conspirant à la destruction de la Liberté
et du mode de vie américains. Autrement dit les bas fonds du fanatisme
religieux et de la mafia unis dans le mal et soudés par une haine pathologique
du modèle américain. Une sous-humanité qui se serait mise
à prospérer sur les ruines du Mur de Berlin. De ce point de vue
la levée du Rideau de fer naurait pas signé la fin de lennemi
communiste dont les métastase recombinées à lIslam
radical auraient déclaré une guerre impitoyable au Monde libre
et vertueux ! Pour
mieux nous convaincre de cette vision des choses, Hollywood a déployé
une imagination sans borne pour créer toute une galerie de monstres pervers
ne rêvant que de la destruction massive de la Démocratie, avec moult
cavernes super bunkérisées, des florilèges de personnages
démoniaques ourdissant de terrifiant complot contre lhumanité
démunie, prêts à lancer sur le pauvre monde les pires fléaux,
projetant de faire péter des bombes infernales au nez et à la barbe
dAutorités publiques impuissantes mais cependant déterminées
à éradiquer de la face de la Terre une vermine sociopathe et toujours
renaissante afin de sauver les Nations de lApocalypse imminente
Le
11 Sept. nest de ce point de vue que la nième transposition dun
scénario catastrophe ultra rabâché de fin du monde où
lAmérique messianique, missionnée du Ciel, sauve les hommes
et détruit les méchants à grands jets dhémoglobine,
de fureur et de GIs sacrificiels et patriotes jusquà la moelle.
La réalité est hélas moins noble et moins successful ! Reste
que lAmérique populaire était prête à tout croire,
et même que des barbus hirsutes et enturbannés, persuadés
que le Saint Coran est le compendium de toutes les sciences, étaient vraiment
capables de lagresser en cur jusquà faire seffondrer
en quelques secondes les fleurons dune architecture futuriste, formidablement
ferraillés dacier et fraîchement réassurés !

Manque
de chance, tous les habitants de la planète nont pas le QI des lecteurs
des Marvel comics. Des illustrés spécialement inventés à
la fin des années Trente dans le but précis de conditionner mentalement
les jeunes américains pour la grande tuerie à venir. Des illustrés
spécialement inventés pour envoyer les guys, afin quils se
sentent pousser les ailes nietzschéennes de Superman avant de se faire
allégrement trucider sur des îles exotiques et sur les plages de
Normandie
pour la plus grande gloire des trusts et des cryptarchies financières
! Le complexe de Superman chevalier sans peur et sans reproche servit également
à convaincre les jeunes américains de la légitimité
morale à noyer les cancrelats ennemis sous des déluges de feu comme
ce fut le cas au Japon, en Allemagne du nord ou pour certaines villes et villages
du Cotentin ou la banlieue Nord de Paris
Les bombardements canadiens, américains
et britanniques firent quand même, en France métropolitaine quelque
70 000 morts ! |
| Autant
dholocaustes minute avec des centaines de milliers dêtres humains
carbonisés sur les deux fronts du Pacifique et de lAtlantique nord
Lon oublie, et cest éminemment regrettable, que la plupart
des crimes contre lhumanité perpétrés par les Alliés
au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont aujourdhui oubliés,
gommés par une histoire éradicatrice de la mémoire vraie,
politiquement correcte, scrupuleusement réécrite en tant que de
besoin tout comme la journée fatidique du 11/9 savamment revue et corrigée
dix ans après pour coller au mieux à une version officielle abracadabrante
pour qui y regarde de près. Citons le documentaire anglais diffusé
sur la chaîne publique Fr3 le 7 Septembre dernier « Le 11-Septembre,
au sommet de lEtat américain » qui dévide le déroulement
minutieux de la journée vécue par les huiles de Washington, Bush,
le vice-président Dick Cheney, Donald Rumsfeld Secrétaire à
la défense, etc. Ce document filmé devrait en toute logique, le
jour où la société aura retrouvé un certain équilibre
mental, devenir un cas décole : un exemple à disséquer
par les chercheurs en matière de désinformation subtile et de rechapage
des événements pour leur donner le lustre de la crédibilité.
Outre linterpolation anachronique au milieu dimages darchives
dimages récentes (comme les gardes armés sur le toit de la
Maison-Blanche), lon notera avec amusement comment se trouve présenté
la communication au président Bush - affligés dyeux de merlan
frit - de linformation relative da la tragédie en train de frapper
New-York alors quil ânonne lhistoire de biquette devant une
petite classe très attentive. Les contorsions du réalisateur pour
nous faire croire quil savait déjà sans savoir tout à
fait, ceci afin de corriger un lapsus révélateur que daucuns
avaient épinglé, selon lequel Bush savait tout avant dentrer
dans la classe, est dune belle habileté. Désormais à
lappui du document diffusé par la Troisième chaîne,
lhistoire retiendra que Bush savait déjà mais ne connaissait
pas encore lampleur de la catastrophe ceci pour masquer quen réalité
il savait tout et que cette visite décole nétait sans
doute quune mise en scène sinscrivant dans le scénario
général et grandiose du 11/9
Or
si à linstar des meurtres de masse dHiroshima et Nagasaki qui
sont commémorés chaque année pour leur ineffable cruauté
mais alors que curieusement lon passe sous silence la crémation
de Tokyo qui, en une nuit, fit à elle seule autant de victimes que les
deux bombes atomiques réunies les commémorations larmoyantes
et grandiloquentes de la tragédie new-yorkaise occultent les centaines
de milliers, voire les millions de morts - extérieurs - quelle engendra
ou plutôt, dont elle fut le prétexte. Jai bien dit les «
millions de morts » : ce sont des chiffres dignes de foi établis
par des organisations crédibles, non gouvernementales ou agences onusiennes.
Les grands messes du souvenir sur Ground zero en tant que spectacle cathartique,
présentent en outre lintérêt de conforter la construction
dun imaginaire collectif quasi « universel » - autrement dit
pas seulement américain - marqué au fer rouge de la sidération
et de la peur
tout en faisant oublier les Himalaya de cadavres jonchant
les déserts dIrak et les vallées de lHindou Koush
Des fleuves de sang et larmes passés par pertes et profits, escamotés,
effacés de la mémoire des peuples par la puissance des caméras,
les talentueuses scénographies et la chorégraphie des acteurs, sources
inépuisables démotions bouleversantes et de pathos.

Pour
pousser plus loin notre parallèle avec la seconde guerre mondiale, il est
en effet particulièrement désolant que seul le souvenir dHiroshima
et de Nagasaki ait surnagé dans locéan de crimes commis par
lAmérique en guerre au prétexte de défendre une Constitution,
des droits et des libertés que sa classe dirigeante bafoue tous les jours
que Dieu fait. À ce titre, pour ne pas nous répéter, les
atrocités industrielles perpétrées au Vietnam dépassent
bien évidemment en horreur les massacres artisanaux des Khmères
rouges. Mais qui songe à faire passer en jugement les hommes qui en furent
responsables ? Personnellement
jaurais tendance à penser que lAmérique en guerre fait
preuve tout comme dans sa production cinématographique - dun
mépris total et absolu de la vie humaine, surtout celle de lennemi
comme on a pu le voir en Afghanistan et en Irak, en particulier dans les enfers
qui ont nom Bagram, Abou Graïb ou Guantanamo, pour ne citer que les plus
connus. Un mépris de lhomme qui plonge ses racines dans un puritanisme
démoniaque et un goût prononcé pour une conduite de la guerre
de type génocidaire (au moins des élites des territoires conquis),
cest-à-dire des guerres dextermination dinspiration biblique. On
sait que la stratégie du rouleau compresseur adoptée dans chaque
conflit par les É-U ne connaît que deux phases principales : le massacre
préliminaire, par tapis de bombes interposés, à une reddition
sans condition
La défaite du vaincu étant suivi assez souvent,
comme lhistoire récente nous lenseigne, par la débandade
des troupes de lOncle Sam et une fuite honteuse la queue entre les jambes
[Scott Ritter dixit - officier de renseignement du corps des Marines, il se fit
conjointement agent du Mossad et de la Cia en Irak sous couvert du statut dinspecteur
en chef des Nations unies dans le recherche des ADM]
comme ce fut le cas
au Vietnam et à présent, par delà les rodomontades médiatiques,
en Somalie, en Mésopotamie et en Afghanistan. Comportement sanguinaire
qui puise ses racines dans les récits vétérotestamentaires
où les rois et certains patriarches légendaires, de Moïse à
Ézéchiel, ne se privent pas dappeler à limmolation
collective de peuples entiers, voués quils sont à lanathème
Ehem - pour satisfaire à une inextinguible vindicte divine.

Pour revenir au 11 Septembre, ladage selon lequel « plus cest
énorme et mieux ça marche » sapplique ici à la
lettre mais à quelques nuances près, car des voix dissidentes animées
de raison critique - de plus en plus nombreuses - sont parvenues peu ou prou à
se faire entendre malgré la mobilisation des médiacrates, relayés
par la servile piétaille des gens de presse, pour les étouffer ou
les ridiculiser. Las, le mur du silence sest fissuré et aujourdhui,
malgré les énormes contrevérités que débitent
les médias, 52% des Français se déclarent sceptiques quant
à la version officielle des faits. Aux É-U le pourcentage des incroyants
est tout aussi révélateur : plus dun tiers ! Reste
quune grosse majorité des Américains ont encore la cervelle
imbibée par au moins un siècle de fictions conspirationnistes plus
labyrinthiques les unes que les autres, ce qui permet de dénigrer les scénarios
les plus plausibles de conspirations ouvertes et bien réelles
à
lopposé de faire passer comme lettres à la poste les boniments
et les fables les plus extravagants
Cela a commencé à échelle
nationale avec lavènement de la radio et la diffusion le 30 octobre
1938, la veille dHalloween, de la « Guerre des Mondes » dHG
Welles par
Orson Welles. Le « succès » de lémission,
malgré quelques avertissements a été proprement ahurissant.
Rappelons au passage que ce même HG Welles - auteur de La Guerre de Mondes
- létait également dun essai relatif aux voies et moyens
dinstaurer une gouvernance mondiale oligarchique, messianique, socialiste
et plus ou moins totalitaire à travers ce quil nommait l«
Open conspiracy » ! Un projet et titre qui ne sont dailleurs pas sans
renvoyer en écho lOpen society préconisée par le milliardaire,
financier des révolutions colorées, George Soros ! LAmérique
primitive, goinfrée dirrationalisme, de spiritisme, de forces des
ténèbres, danges du mal, de tueurs en séries et de
massacres bibliques, va donc le 11/9 marcher comme un seul homme de la même
façon quelle avait gobé en 1938 linvasion extraterrestre
mise en onde par Orson Welles. De la même manière quelle avait
alors été prise de panique à laudition dun montage
radiophonique de témoignages et de bulletins dinformation purement
fictifs, mais finalement plus vrais que nature, le 11/9 elle est tombée
dans le panneau de la guerre au monde engagée dans linstant par lAdministration
Bush
En 1938, la folie collective ne cessa quavec larrêt
brutal de lémission pour causes de morts accidentelles et de suicides
multiples. Un épisode radiophonique qui fit cependant, in vivo, la démonstration
de la puissance des médias à coaguler les foules dans la panique,
à les manipuler et à les manuvrer en jouant savamment de leurs
peurs primales
Une leçon qui fut nen doutons pas retenue et
exploitée comme lavaient été avant elle et avant Pearl
Harbor et les Tours de Manhattan, lefficace destruction de lUSS Maine
le 15 février 1898 dans la baie de la Havane, événement déclencheur
de la guerre dagression et de conquête américano-hispanique,
ou le torpillage programmé du Lusitania le 7 mai 1915 qui permit aux É-U
dentrer en guerre contre lempire allemand, ou encore le faux incident
naval du 2 août 1964 de la Baie du Tonkin qui servit pour sa part de détonateur
à la terrifiante guerre du Vietnam
Pour preuve de lobscure
puissance des mass-médias, après 1938 et en dépit des démentis
formels diffusés les jours suivants lémission, nombre Américains
restèrent persuadés que les Martiens avaient réellement débarqués.
Un phénomène qui montre linquiétante perméabilité
et suggestibilité psychique dune majorité dAméricains
imprégnés de religiosité judéo-chrétienne ainsi
que de toutes les superstitions New Age, durban legends et autres mythologies
de carton pâte qui prolifèrent depuis 1945 avec lessor du cinéma
et la conquête du monde par Hollywood...

Bien
sûr les Tours jumelles sont vraiment tombées, mais les scénaristes
de limpossible appartiennent désormais à lère
postindustrielle et ont au XXIe siècle affiné leurs techniques pour
faire plus vrai que le vrai. En Septembre 2011, des metteurs en scène occultes,
protégés par une multitude dintermédiaires, décrans,
de relais, quils aient été de Washington ou dailleurs,
lâchaient ainsi des noms - ceux des supposés terroristes et pilotes
aussi émérites quimprovisés - habillés de chair
et détat civil. Qui ignore à présent que les listes
de shahid (martyrs ou kamikazes, cest selon) publiées le surlendemain
des événements, sont pour certaines improbables et pour partie fantaisistes
! En désignant
la nébuleuse Al Qaïda à des masses en état de choc ou
à des gouvernements tétanisés par la peur irraisonnée
des réactions américaines la crainte inavouée de représailles
nucléaires et de la guerre universelle les dirigeants américains
savaient quils jouaient sur du velours : nul naurait eu laudace
de les contredire ouvertement. Mentionnons quand même en tant quexception
remarquable, mais a posteriori, lancien secrètaire détat
allemand de la Dèfense et ministre de la Recherche scientifique du gouvernement
dHelmut Schmidt, Andreas Von Bülow qui mit les pieds dans le plat avec
son livre « La CIA et le 11 septembre » publié en 2002
mais qui sen souvient aujourdhui ? Donc
« tous », toutes les équipes dirigeantes de la planète,
se rallièrent sans broncher ou tout cas se turent - à la
thèse de lirréfutable culpabilité dAl-Qaïda
et de son chef OBL. Tous acceptèrent sans barguigner la destruction de
lÉmirat islamique dAfghanistan
et les Afghans avec !
Du grand art.

Je reviens un instant sur les super héros sauveurs du genre humain, créés
dans les années qui ont précédé la Seconde Guerre
Mondiale comme outils de propagande utiles à doper psychiquement la jeunesse
américaine en vue de son futur sacrifice. Ces « comics » -
dauthentiques amphétamines graphiques - se sont vicieusement greffés
sur limaginaire occidental en tirant à lorigine leurs modèles
de la mythologie gréco-romaine ou nordique - Thor par exemple, héros
dun film récent qui vient de traverser nos écrans ont
participé à une subtile et insidieuse propagande qui a incrusté
lidée au sein de linconscient collectif que les guerres américaines
nétaient que lexpression de la lutte éternelle du bien
contre le mal. Or, cest bien le même thème inoxydable sous
la forme de lAxe du mal que nous a resservi GW Bush dans son Discours sur
létat de lUnion le 29 janvier 2002. Et si lon sy
reporte, on peut y lire le programme requalifié présentement «
agenda » de toutes les guerres en cours et à venir. Une
conditionnement invisible qui commence par lindustrie du divertissement,
par le biais dinnocentes bandes dessinées, se poursuivent par des
films dits « commerciaux » mais en réalité de redoutables
véhicules de propagandes de guerre, le tout en appliquant à la lettre
les préceptes dun des neveux de lautrichien Sigmund Freud,
Edward Bernays. Théoricien à la fin des années Vingt des
divers moyens et techniques de « Manipuler lopinion en dèmocratie,
il fut le pendant de ce que fut en Russie soviétique et dans la France
du Front populaire, Serge Tchakhotine, son coreligionnaire en cynisme et insurpassable
exégète du « viol des foules par la propagande politique »
Pour
se résumer, laffaire du 11/9 constitue de toute évidence une
application à grande échelle des moyens de manipulation des masses
élaborées au cours des années Trente dans lAmérique
du capitalisme en crise. Roosevelt commençait alors, entre autres sous
la pression de groupes de pression oligarchiques, à ne voir dautre
issue à la Grande Dépression que dans la guerre. De façon
analogue à la situation qui prévalait aux É-U à la
veille de la guerre, à savoir la crainte aiguë dune rechute
dans la crise, dans son discours du 29 janvier 2002, GW Bush se trahit en déclarant
que léconomie américaine se trouve « en récession
» ! En 2001, il ne sagissait certainement pas tant de contrer la menace
quaurait représenté le fondamentalisme musulman, que de trouver
un exutoire à une crise systémique rampante commençant à
faire sentir des effets par trop délétères. Cest un
fait et il demeure inscrit dans le marbre des archives de la Maison-Blanche. Cela
quelles que soient les réécritures successives de lHistoire
et leffaçage systématique des faits et indices qui permettraient
de rétablir un semblant de vérité. De ce point de vue Roosevelt
aura été le premier dans la pratique du méga mensonge, le
grand précurseur de George Walker Bush
et avant ce dernier, son Père
qui avaient déchiré les consciences occidentales avec la fable des
nourrissons koweitiens arrachés à leur couveuse et « jetés
sur le sol comme du bois à brûler » ! Toute guerre dagression
étant a priori fondée sur les trucages et les mensonges les plus
cyniques, on relira à ce propos et avec profit « Le loup et lagneau
» de Jean de La Fontaine. Le
11 septembre 2011 |
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