Selon
la théorie, quand les lignes de champ magnétique se croisent et
se « reconnectent, » du fait d’un mécanisme inconnu, elles sont
présumées exploser en libérant de grandes quantités
de chaleur, de lumière et d'énergie électrique. Cette énergie
afflux le long des lignes de champ vers les pôles de la Terre, où
elle provoque l’illumination des molécules d'air avec de brillantes couleurs
aurorales. L'énergie potentielle qui illumine les aurores est dite « stockée »
dans les lignes de champ magnétique.
Les
lignes de champ magnétique ne peuvent pas engranger de l'énergie
puisqu’elle ne sont pas plus réelles que les flèches servant à
décrire un champ électrique ou les lignes courbes représentant
une onde sinusoïdale. Elles sont de nature figurative, tout comme les lignes
de champ magnétique sont des abstractions décrivant schématiquement
le champ magnétique. Le champ magnétique agit comme un continuum
— il n'est pas quantifié en bandes discrètes. Raconter que les lignes
de champ magnétique peuvent se croiser, ou se rompre et se reconnecter,
revient à raconter que les diagrammes météorologiques peuvent
produire de la pluie.
Kristian
Birkeland n'est pas seulement en train de se retourner dans sa tombe, il fait
la roue.
De
fortes perturbations magnétiques sont détectées au moment
où l’on voit une brillante aurore polaire. C'est en 1903 que les observations
de Kristian Birkeland l’ont amené à proposer que les aurores sont
alimentées par de l'électricité qui circule parallèlement
à leur formation. Puisque le courant électrique se déplace
en circuit fermé, et puisque les courants et la lueur semblaient être
provoqués par des processus dans l'espace lointain, il a émis l'hypothèse
que le début du circuit descendait de l'espace à une extrémité
de l'arc aurorale et faisait une boucle pour retourner vers l'espace à
l'autre extrémité. En 1973, le satellite Triad de l’US Navy
a traversé cette couche chargée électriquement. Le magnétomètre
de bord a découvert deux nappes de courant électrique gigantesques,
portant chacune un million d'ampères ou plus, l’une descendant vers la
zone orientée vers le jour de l’aurore et l’autre remontant du côté
orienté vers la nuit. Puisque la recherche de Birkeland les avait prédits,
ces courants qui relient la Terre à l'espace furent appelés courants
de Birkeland.
Nous
avons affaire à une erreur d'identité quand les scientifiques forgent
une entité théorique appelée « reconnexion magnétique »
alors que les forces et les effets peuvent être facilement associés
à de solides conclusions probantes. Plutôt que de faire jouer l’électromagnétisme
selon des modalités qui sont au-delà des théories actuelles,
pourquoi ne pas utiliser comme explication les indications qu’a rassemblé
Birkeland il y a plus d'un siècle ? C'est un trait regrettable des
établissements de recherche modernes que de se cramponner à ce qui
a été pontifie d'en haut et de suivre la voie rebattue. Cette tendance
va jusqu'à ne tenir aucun compte des informations soigneusement documentées
par un scientifique consciencieux, en faveur de spéculations abracadabrantes
au sujet d’un truc jamais vu.
Original :
thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100325disconnection.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Notes
du traducteur
Magnetic
disconnection (Le décrochage magnétique) est le titre original
de cet article, mais j’ai pas pu résister. La grande déconnade
magnétique qualifie bien plus objectivement le terme creux de reconnexion
magnétique.
Dans
son article précédent, Les
circuits du plasma solaire, Stephen Smith nous raconte ce qui a été
envisagé par des astronomes officiels pour expliquer comment il se fait
que la température de la couronne solaire soit infiniment plus chaude que
la surface visible du Soleil. En voici un extrait :
Un
grand nombre d'idées a été proposé sur la manière
dont se produit ce bond vertigineux des températures. Certains groupes
de recherche ont conclu que c'est la « réorganisation des lignes du
champ magnétique, » connue autrement sous le nom de « reconnexion
magnétique, » qui crée le réchauffement. Les observatoires
satellites SOHO et TRACE ont tous deux détecté des changements magnétiques
rapides de petits régions à la surface du Soleil.
Il
a été suggéré que « les événements
de reconnexion » dans ces champs fluctuants réchauffent continuellement
la couronne solaire. Le problème avec cette théorie, c’est que personne
n'a jamais observé la « reconnexion » des lignes de champ magnétique.
Et, comme Don
Scott, le défenseur de la théorie stellaire électrique,
l’a souligné à maintes reprises, personne ne l’observera jamais.
Une
autre explication possible du rayonnement thermique extrême de la couronne
solaire serait que la convection à la surface du Soleil fait osciller les
lignes du champ magnétique. Tandis que les lignes du champ montent et descendent,
des ondes les suivent et se dirigent finalement vers l'extérieur dans la
couronne, où (vraisemblablement) suffisamment d'énergie cinétique
la réchauffe.
Certains
scientifiques veulent imposer l’idée de la chaleur coronale produite par
de l’énergie cinétique : Des millions de degrés produits
dans un milieu très diffus par les chocs des particules agitées
par les oscillations des lignes du champ magnétique ! Comment peut-on
avancer en science des idées aussi dingues ? Ne voulant ni reconnaître
leur ignorance, ni la supériorité de la théorie de l’alimentation
électrique du Soleil, pour occuper le terrain les spin Dr* en pataphysique
continuent à pondre des concepts du même tonneau que le trou noir
ou la matière mystérieuse. [* Spin doctor = charlatan
expert en esbroufe.]
Article
précédant sur l’Univers électrique
Le
milieu interstellaire
(11/01/2010)
Un
nuage de gaz ténu entoure le Système Solaire. Qu’est-ce qui maintient
sa cohésion ?