Qatar
:

le
Corbeau voulant imiter lAigle!
Lundi
16 janvier 2012
Il
est clair demblée que le rôle que joue le Qatar, sur la scène
des événements régionaux, depuis laccord de Doha, en
2008, vise à imposer ce petit émirat, dont la population ne dépasse
pas un million et quelques centaines de mille de sujets, comme joueur principal
aux conflits du Moyen-Orient.

Sheikha
Mozah
De façon similaire, depuis sa précipitation théâtrale
sur la scène des événements du "Printemps arabe",
lémir du Qatar, Cheikh Hamad, insiste à se présenter
en costume de despote éclairé. Pour en faire, il shabille
en Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand, et
fréquente les voltaires de limpérialisme français,
tel que Bernard-Henri Lévy, et ceux de lobscurantisme arabe, tel
que Youssef al-Qardaoui. Par contre, il est vrai que Hegel fait, quelque part,
cette remarque que «tous les grands événements et personnages
historiques se répètent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié
d'ajouter : la première fois, comme tragédie, la seconde fois, comme
farce». De surcroît, le Cheikh Hamad on lappelle, aussi,
émir - sest entretenu, le 4 janvier, avec le secrétaire général
de lONU, monsieur Ban Ki-moon, de la possibilité dassocier
lONU à la mission de la Ligue arabe, en Syrie, afin que celle-ci
profite de «lexpérience» de lorganisation internationale,
en matière de mission de paix et dinterposition. Cette manuvre,
de la part de lémir, vise à atteindre deux objectifs : premièrement,
faciliter et légitimer une intervention de lOTAN, dans la crise syrienne
il nest plus secret que, parmi les récentes «expériences»
de lONU, figure le feu vert à lOTAN, pour la destruction de
la Lybie ; deuxièmement, contrecarrer le pouvoir de la Ligue arabe
et réduire son rôle, comme organisation représentant les intérêts
du monde arabe, pour quelle soit une sorte de Loya Jirga, rassemblant, précisément,
les émirs et sultans des familles royales du golfe Persique. Il en va de
même que lémirat du Qatar, qui possède une armée
de mille cinq cents mercenaires, mais qui abrite, par contre, la plus grande base
militaire américaine, dans la région, ambitionne de jouer un rôle,
au niveau international, aussi énorme que lénormité
de la présence des troupes étrangères, sur son territoire.
Ainsi, aux premières lueurs du "Printemps arabe", le Qatar, qui
sest transformé en un outil médiatique, aux mains des puissances
impérialistes, dans le monde arabe, sest précipité,
sur la scène des événements. Il faut souligner le rôle
que joue, en ce sens, la chaîne Al-Jazira, dont lobjectif est de fausser
les données réelles de la guerre impérialiste contre la Syrie,
et cela, en promouvant un discours de haine et de ressentiment religieux contre
les groupes minoritaires au monde arabe. Aussi le Qatar, en salignant sur
des positions, qui suggèrent, carrément, lintervention étrangère,
en Syrie, est allé loin, dans la question des sanctions contre la Syrie,
qui ont laissé des effets négatifs et directs, sur le niveau de
vie, lalimentation et les médicaments du peuple syrien. On en peut
que partager le même avis de l'analyste politique russe, Viatcheslav Matuzov,
qui a souligné que le Qatar joue un rôle négatif, au sein
de la Ligue arabe, ajoutant que «les États-Unis veulent la chute
et la destruction de la Syrie, en tant qu'État arabe indépendant
(
) L'Occident a une seule demande de la part de la mission des observateurs
arabes, à savoir, la prise d'une position, en solidarité avec l'opposition
extrémiste, sans aucun souci de chercher après les faits réels
sur le terrain», a estimé l'analyste russe, dans une interview à
la chaîne «Russia Today». Il convient de mentionner que les
ingérences hostiles du Qatar, dans les affaires internes de la Syrie, se
font, au moment où deux puissances se confrontent, dans une sorte de guerre
froide, dans la région du golfe Persique : celle du Pygargue, à
tête blanche, étatsunien et celle du Derafsh Kaviani iranien. La
présence de la première puissance est en déclin, dans la
région, surtout, après le retrait des légions de lEmpire
de lIrak ; celle de la deuxième puissance est en croissance. Entre
ces deux grandes puissances belligérantes lIran et lEmpire
étatsunien les ambitions «impériales» du Qatar
évoquent en nous la fable de La Fontaine, Le Corbeau voulant imiter lAigle.
Pendant toutes les périodes précédant le "Printemps
arabe", lÉgypte jouait un rôle central, au sein de la
Ligue, qui lui permettait de diriger le monde arabe, surtout, à lépoque
du Président Nasser (1956 1970) et la montée de lidéologie
nassérienne. Dès sa naissance, en 1945, la Ligue arabe était
toujours divisée en deux camps aux visées politiques opposés.
Dabord, dans les années quarante et cinquante, lentente égypto-saoudienne,
favorable aux projets dindépendance, sopposait à l'axe
hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération
avec la puissance britannique, encore, maîtresse de nombreux protectorats
et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.). Par la suite, dans le contexte
danti-colonialisme et de la Guerre froide, la division prit une nouvelle
démarcation entre États socialistes, proches de l'URSS (Libye, Syrie,
Algérie, Égypte de Nasser, lIrak, le Yémen du Nord)
et États proches des États-Unis (les émirats et sultanats
arabes du golfe Persique). Enfin, après la chute de lUnion soviétique,
la Ligue arabe se trouvait divisée, encore, en deux camps : dun côté,
les pays résistants aux projets américains de domination (surtout,
la Syrie et le Liban) ; de lautre côté, les pays dociles à
lEmpire (toujours, les émirats et sultanats arabes du golfe Persique,
lÉgypte de Mubarak). Suite à la chute du dernier pharaon,
Moubarak, en 2011, lÉgypte se trouve occupée par ses problèmes
internes, ce qui lempêche de continuer à jouer un rôle
principal, dans le monde arabe, même si le secrétaire général
de la Ligue continue à faire privilège de lÉgypte.
Il nest plus secret que labsence «transitoire» de lÉgypte,
comme leader du monde arabe, a entraîné une diminution du rôle
que joue la Ligue. Autre que lÉgypte, aucun pays nest en mesure
de diriger le monde arabe. LÉgypte reste le seul pays «habile»
à jouer ce rôle, vu son poids démographique, économique
et culturel. Sur un autre plan, lArabie saoudite nest plus dans une
situation lui permettant de remplir ce vide laissé par lenfermement
de lÉgypte, sur ses propres crises et problèmes internes,
et cela vu la fragilité et linstabilité intérieure
et les tremblements politiques aux portes du Royaume la révolution,
a Bahreïn, et la guerre civile, au Yémen. Simultanément, les
pays du Maghreb ne sont pas, non plus, en mesure de diriger le monde arabe, vu,
premièrement, leur position géographique, au bout du monde arabe,
et deuxièmement, la nature démographique de ces pays, qui ne constituent
pas vraiment des agglomérations de masses, comme lÉgypte et
le Levant, mais, plutôt, des centres urbains dispersés, au long de
la côte méditerranéenne de lAfrique du Nord. De même,
la Tunisie reste, au lendemain de sa révolution "Jasmin", instable,
du point de vue politique ; et la Lybie se trouve ruinée, par la grâce
de la «mission humanitaire» de lOTAN. Donc, le retrait temporaire
de lÉgypte de la scène des événements a créé
un vacuum, aux niveaux politique et diplomatique. Ajoutant à cela, le retrait
des légions de lEmpire, de lIrak, qui a ouvert les portes,
devant la puissance iranienne ascendante. Pour faire «barrage» à
lexpansion iranienne, seul, le Qatar, semble capable de jouer ce rôle,
aux niveaux politique et diplomatique, en tant que concessionnaire de lEmpire
et négociant plutôt que négociateur ; pour la
simple raison que, du point de vue militaire, le Qatar nest, en réalité,
quune base militaire américaine, dans la région. Pour contrecarrer
le rôle de la Ligue arabe, lingérence hostile du Qatar, dans
la crise syrienne, et son engagement complet à la conjuration impérialiste
visent, en premier lieu, à créer des divisions entre ses membres,
basées sur des sensibilités religieuses sunnites vs. chiites
et ethniques Arabes vs. Perses et deuxièmement, à
transformer la Ligue, en une sorte de Loya Jirga, rassemblant les émirats
et sultanats arabes du golfe Persique, dont les monarchies se justifient par une
idéologie wahhabite, la même que celle des Taliban. Plus tard, ce
nouveau bloc wahhabite, qui comprend les émirats et sultanats arabes du
golfe Persique, les Taliban de lAfghanistan et les "Frères musulmans"
de lÉgypte et de la Syrie bénéficiant de lénorme
support des puissances impérialistes tenterait de démembrer
lArc chiite qui sétend de lIran jusquau Liban,
tout en passant par lIrak et la Syrie ; et cela, en renversant le régime
syrien, en premier lieu, ensuite, en isolant le gouvernement de Maliki, en Irak,
en second lieu. Par conséquent, le Hezbollah, au Liban, se trouverait coupé,
totalement, de son arrière-front, lIran ; ce qui faciliterait, à
une étape plus avancée, à envahir lIran. En un mot,
louverture dun bureau de Taliban, au Qatar, met, officiellement, fin
à la guerre étatsunienne contre le terrorisme ; et les ennemis dhier
deviennent les amis daujourdhui. Ce qui revient à dire que
les dernières attaques terroristes, au cur de la capitale syrienne,
expriment lapplication concrète de ces nouvelles Liaisons dangereuses
qui sont émergées, récemment, entre le vrai Patron
lEmpire étatsunien représenté par son concessionnaire
arabe le Qatar dun côté, et les Taliban, de lautre
côté derrière eux Al-Qaïda, évidemment.... Fida
Dakroub 

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Égypte, Tunisie, Libye, Syrie... un rôle central dans les révolutions
arabes.
Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient
la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au
bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire…
Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des
révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que
le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse
gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira
prend fait et cause pour la foule. Au fait des méthodes et techniques éprouvées
empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent
outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant
un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le
truchement de son auditorat… Le prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien
Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission
à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules
à bouter dehors le « Pharaon » ... La messe est dite !
Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement
d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle.
Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement
sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve
à la noble cause du Conseil national syrien - était à nouveau reçu au Qatar
appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle
puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur
la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas,
mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite,
laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois ! Pour ce qui
est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait
engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen !
Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre
civile, mais bien – comme tout le laissait supposer - d’une intervention armée
extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les
rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite
à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général
Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation
du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura
été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée
au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis
quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent !
Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement,
des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?
D’après
d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les
Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit
de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions
djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye
- GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine
d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central
dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs
qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant
de partir – selon toute vraisemblance 5
. Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya,
le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition
libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient
servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant
entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but
explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 6
. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat.
Quand on aime, on ne compte pas ! Pour ne pas conclure sur le très
sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement
favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 7
. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les
services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la
distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la
France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul
profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir
dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis
dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire
de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels
en Libye. Or, à présent, c’est le Qatar - qui sait apparemment à merveille
tirer les marrons du feu - qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen,
en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas
la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée…
État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé
dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 8
! Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le
Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers
les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de
l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté
à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle »
s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance
internationale » faudrait-il ajouter en tant que - ultima ratio -
bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les
banlieues du Tiers-Monde hexagonal. Reste qu’il est parfaitement cocasse
– et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement
absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de
la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !
Le
PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.
Depuis
quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement
dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries
et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie
plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs »
pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce
modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les
Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés
sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion
polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant
militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie
– c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux - et en se faisant désigner dans
la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur
en 2022 de la Coupe du monde de football !
Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.
Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence
dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas
annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions
€ en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues
de France ? Dix élus périurbains - cinq hommes, cinq femmes, parité
oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar
de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al
Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat
et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes
de discrimination et bloqués » 9
.
Le Qatar en France : un
État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.
Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe
d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes
qui s’implantèrent en Palestine - pour finir par y créer un État, pour l’heure
toujours sans frontières ! - en rachetant morceau par morceau, des terres,
des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?
Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique.
Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils
sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans
les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie
(Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal !
En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy,
Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement,
Baudis, Lang 10
. Pas un qui manque à l’appel ! Trois semaines après son élection,
en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani.
Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du
président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau,
il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où
des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu
de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un
des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007,
dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement,
ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.
De la même mauvaise manière quand le président français - en bonne compagnie :
celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri
Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre - paradent
à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse - pour les vainqueurs –
du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra
un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 11
. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté
- mais essentiel car unique dans le monde arabe - dans la destruction libératoire
de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels
auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang » 12
! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés
anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est
à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?
Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque
fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons
une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant
missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque
cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par
mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était
l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux
ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et
ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires !
Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux
et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont
les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir !
On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française,
sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à
fait exorbitants - par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de
faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 13
. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur
les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF
durant les cinq premières années de résidence. Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne
compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale... en contrepartie Doha
a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers,
ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes
Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature…
mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et
chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir ! Quant
aux liens économiques…
Les entreprises françaises sont
comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles
Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste
que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar
Investment Authority - dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de
dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le
groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%),
de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement
CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis
que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment - l’entrée
du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier
et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires
de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent
au service de ses hommes d’affaires. Un cas intéressant :
l’immobilier et le patrimoine. L’immobilier donne également une
assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie :
l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine,
une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel
d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant.
Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels
tels le Royal Monceau... ou encore le Majestic de Cannes. Plus emblématique
encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe
siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des
héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux
de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait
beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité
une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont
le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008
un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est
à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques
mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez
muscade !
2012 l’année du Qatar en France ?
D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG
en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud
Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire
familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci
vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des
champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits
audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 14
Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments,
a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques
et économiques entre la France et le Qatar 15
. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme
en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général - d’avoir été
en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui
venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la
gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a
pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes
d’abord au profit du despotisme sportif - en se démenant pour faire aboutir la
reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait
failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement - la folle
- qu’elle eût préféré des investisseurs français ! Pour compléter
le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! - l’organisation de
la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu
dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire
- en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international
de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de
communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une
décision - pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours :
la loi d’airain du pognon - et demandé de façon assez peu réaliste que le choix
en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !
Notons que
l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde,
l’acquisition du PSG et d’une brochettes de joueurs peoplisés et dorés
sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de
marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui
tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone,
maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale
française dont Nicolas Sarkozy - comme par hasard – est, ou est supposé être,
un fervent supporteur.
Alors, le PSG, les banlieues,
l’Émir et le Sarkoland ?!
Que recherche le Qatar
en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer
par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar
par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une
simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre
se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est
de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de
façon démesurée. L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif
des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours
à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre
des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France
sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement
insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait
une priorité dans la conjoncture actuelle ! - pour convaincre l’émir de donner
au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?
Washington en terrain conquis : politique
d’ingérence et d’influence !
Les banlieues françaises
sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine…
au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire.
Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex
empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et
guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite
cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement
sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de
son bras armé qatari. Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine
envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs
de talentsrecruter des Young leadersou leur équivalent dans les banlieues
françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des
actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec
l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 16
. Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues
et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de
Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs
qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui
sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes »,
éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels
qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues
réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement
invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse
dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade
des ÉUA. Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin
se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du
gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème
se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance
de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis
sans réponse et c’est bien là que le bât blesse. En mars 2008 un colloque
« Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé
en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace,
nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque
entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre
autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire
du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information
de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky,
Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture
urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière
sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il]
savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives
[des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du
Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles,
souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !
À présent, merci au décrié Wikileaks 17
qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton,
Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France,
Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement
strategy - Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre
4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des
banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre
une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est
de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts
de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera
progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste
titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et
dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions
françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à
une démographie de plus en plus hétérodoxe ».
Le 2
avril 2010, Charles Rivkin 18
en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait
solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien,
mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français.
Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue ».
On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous
donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s
débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls
après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci
entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !
« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche
la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique
américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été
fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950
à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la
CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance
to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement
envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque
« libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »…
elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.
Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi
que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu »,
est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation
trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un
exercice inédit de soft power - autrement dit une opération minutieusement
planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles
- qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos
dirigeants et des oppositions compradores. Autre temps, autres mœurs.
Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable
et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un
pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable
et jamais vu mais aujourd’hui banal - notre siècle n’est-il pas celui de tous
les miracles ? - dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment
– ce qu’à Dieu ne plaise - en état de quasi mort cérébrale.
Notes(1
) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »
(2
) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises :
une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik
Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce
le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire
la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre
anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité
soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo,
il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été
retenue contre lui. (3
) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait
remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération
entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme » !
(4
) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement
opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires
américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000
présents sur la base d’el-Oudeid ! (5
) cf. Réseau Voltaire - combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme
arabe et laïc de Syrie (6
) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter
la zizanie » (7
) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs
d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la
Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le
général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs (8
) Slate Afrique 07/12/2011 (9
) Le Point.fr - Publié le 09/12/2011 (10
) On lira l’article très fouillé - mais cependant muet sur certains points cruciaux
- auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici :
« Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ».
Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr (11
) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur (12
) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr (13
) http://www.bladi.net/forum/183275-f...
(14
) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est
payé sa classe politique) » (15
) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011 (16
) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA
américaine sur les beurs et les blacks » (17
) 27 fév. 2011 (18
) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels http://www.geopolintel.fr
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