Il
y a sans doute au sein du Fatah des gens pour qui la justification de ce «
processus de paix » demeure dans la droite ligne de ce que disait Rabin
: « Je continuerai à négocier quelques soient les circonstances
du moment ; en revanche je combattrai de toutes mes forces les terroristes et
les opposants au processus de paix ». On est toujours prisonnier de ce prisme-là
plus de 15 ans après les accords dOslo, dont il faut pourtant admettre
que la logique a échoué. Cest aussi pour cela que le discours,
le leurre, du « processus de paix » continue. Parce que, si on ne
parle plus dÉtat palestinien, si on ne parle plus de processus de
paix, la politique belliciste menée vis-à-vis du Hamas par Israël,
lOLP, les États-Unis et lUnion européenne, na
plus de raison dêtre. La politique violente contre le Hamas -son exclusion,
le blocus de Gaza, ainsi que les condamnations du Quartet ou autres- est une approche
qui ne peut subsister quaussi longtemps que lon peut véhiculer
lidée quil y a des « modérés » du
côté de Ramallah avec qui ont peut négocier, que ce nest
quavec eux quon peut parler, que la justice et la paix se trouvent
de ce côté-là etc.
Ce
processus de négociations va donc de pair avec la démilitarisation,
non seulement du Hamas, mais de toutes les factions ou personnes capables de reprendre
la résistance armée ou autre. Le danger pour la direction de Ramallah,
ce ne sont dailleurs pas seulement les factions susceptibles de mener une
résistance armée, mais aussi ceux qui luttent pour la liberté
dexpression. Une bonne partie des mouvements de la société
civile qui critiquent le gouvernement et disent quil y a une autre voie
entre la résistance armée et la négociation avec Israël
sont menacés.
Silvia
Cattori : La collaboration de la direction du Fatah avec les forces occupantes
est un aspect particulièrement révoltant. Elle ne peut être
passée sous silence. Mais cette direction du Fatah, après toutes
les concessions faites à loccupant, qua-t-elle gagné
en retour ?
Ziyad
Clot : La direction de Ramallah a beaucoup perdu dans cette aventure. En février
2008 quand larmée israélienne mène des opérations
militaires contre la population de Gaza, Saeb Erekat déclare officiellement
: « On arrête les négociations ». Or, en secret, les
négociations se poursuivent.
Lopinion
publique, les gens qui en Palestine connaissent lincapacité de lOLP
à obtenir larrêt de la colonisation, ne croient pas aux promesses
faites à la conférence dAnnapolis. Doù le choix
des négociateurs de lOLP à aller le plus souvent en secret
à des rencontres avec les Israéliens. Ces dirigeants ne peuvent
plus rendre compte de rien. Ils se trouvent dans une position de plus en plus
délicate vis-à-vis de lopinion. Jai pu voir cela sur
le dossier des réfugiés. Il y avait de la part de la direction politique
de Ramallah une incapacité criante à rendre des comptes. Ils sont
noyés dans leurs contradictions. Mais comment peut-on négocier avec
les Israéliens, sous occupation, confrontés à des contraintes
insurmontables ?
Je
me souviens dune réunion, en mai ou juin 2008, où nous devions
rendre compte de lavancée des négociations dAnnapolis
à des diplomates de lUE, des États-Unis, des Nations unies.
Je me souviens très bien des instructions données à la NSU.
Nous étions prévenus que, sil nous était demandé
ce que lon pensait des discussions sur Jérusalem, on devait répondre
que le dossier avançait également mais que nous ne pouvions pas
en parler pour des raisons de confidentialité. En réalité,
il ny avait aucun progrès sur Jérusalem, aucune discussion
sur les modalités de sa partition
Mais nous étions tenus de
donner limpression que, malgré les difficultés, les choses
avançaient.
Il
ne fallait surtout pas dire que ce dossier était bloqué parce que,
si on disait cela aux « partenaires » américains et européens,
ou encore si le peuple palestinien apprenait que Jérusalem nétait
même pas réellement sur la table des négociations, les «
négociateurs » perdaient toute crédibilité. Or, en
réalité, pour tout homme politique israélien, Jérusalem
est intouchable. Ehud Olmert et Tzipi Livni ont fait comprendre dentrée
quil nétait pas question de mettre Jérusalem sur la
table de négociations. Et de préciser que cest seulement si
le « processus de paix » avançait que la question de Jérusalem
serait discutée, mais en toute fin de négociation.
Plus
grave encore pour la direction du Fatah, le processus dAnnapolis a débouché
sur linvasion et les massacres de Gaza (en décembre 2008-janvier
2009 : plus de 1400 morts et des milliers de blessés graves). Il sagit
dun tournant pour le Fatah, -historiquement à la tête du mouvement
national palestinien au sein de lOLP- qui a lourdement failli dans son rôle
de représentant des Palestiniens.
Silvia
Cattori : En somme, ces négociations sont-elles devenue pour ces dirigeants
de lOLP un fonds de commerce profitable ?
Ziyad
Clot : Cest devenu un fonds de commerce, de toute évidence. Profitable
? Jen doute, puisque ces négociations ont largement contribué
à saper leur crédibilité auprès de leur peuple. Certains
dirigeants de lOLP sont devenus des professionnels de la négociation.
Il y a de nombreuses personnes qui vivent là-dessus.
Mais
la réalité, connue des Palestiniens, cest quaujourdhui,
il ne reste plus grand-chose à négocier. Quand vous regardez la
carte, entre la colonisation et Jérusalem-Est qui est sous la totale emprise
israélienne, Israël est largement arrivé à ses fins.
Jérusalem-Est est devenue pratiquement la capitale réunifiée
israélienne et les colons israéliens sont installés en Cisjordanie
où cela leur convient. Aujourdhui, Il y a des intérêts
financiers immenses autour de lAutorité Palestinienne. Il y a des
milliers de Palestiniens dans les territoires et en dehors qui en vivent. Plus
largement, au-delà de lAutorité elle-même, il est effarant
de constater le nombre de postes qui ont été créés
depuis près de vingt ans au niveau des organisations intergouvernementales,
au niveau des diplomaties occidentales, au niveau des ONG, pour soutenir ce «
processus de paix » et tout ce qui va avec.
La
conclusion à laquelle jarrive est que le « processus de paix
» nest pas seulement un spectacle mais que cest aussi un «
business » avec quantité dorganisations en tout genre et dindividus
qui en vivent : des diplomates, journalistes, experts en tout genre -dont je faisais
du reste partie lorsque je travaillais comme conseiller juridique auprès
de lOLP- qui ont des intérêts propres à la poursuite
dudit « processus de paix ».
Ce
sont ces centaines de millions de dollars et deuros investis chaque année
à perte qui -doublés de lincapacité à condamner
Israël pour ses agissements- expliquent cette fuite en avant, alors même
que lobjet des négociations -le territoire palestinien, Jérusalem-Est
comme capitale de lÉtat palestinien, leau etc,- a malheureusement
largement disparu aujourdhui.
Il
est plus que temps de sinterroger sérieusement sur la raison dêtre
de la poursuite des soutiens au « processus de paix », de se demander
sils ne desservent pas lobjectif de paix initial, en acceptant de
financer une situation doccupation sans exiger la moindre contrepartie de
la part des Israéliens.
Silvia
Cattori : Vous êtes parti. Dautres continuent de participer à
ce « business de la paix » [6]. Le sort de ces Palestiniens, qui savent
et voient tout cela se faire au prix de leurs souffrances, nen devient-il
pas que plus insupportable ?
Ziyad
Clot : Tous les Palestiniens ne souffrent pas au même degré de ce
« business » de la paix. Même si les conditions de vie en Cisjordanie
sont difficiles, même si ce territoire reste sous occupation, il y fait
mieux vivre que dans la Bande de Gaza, qui est, elle, exclue de ce « business
»
Tristement, la situation que vit la Cisjordanie -et plus particulièrement
Ramallah- peut donc sembler être un moindre mal.
Pour
en revenir à mon expérience personnelle, jai pu démissionner
parce que jai un passeport français (jai donc pu retourner
en France quand mon visa na pas été renouvelé par les
Israéliens) et que cette décision nengageait que moi (je nai
pas de famille dans les territoires et de personne à charge). Cétait
donc sans doute moins difficile pour moi de démissionner.
Il
ne faut pas oublier que la majorité des Palestiniens nont pas ce
luxe. Beaucoup de Palestiniens, beaucoup de gens de qualité, trouvent dans
ces organisations présentes sur place des postes intéressants et
de bons salaires et je comprends tout à fait quils y restent. Ils
saccrochent à leur terre, par tous les moyens possibles. Cest
louable.
On
aime aussi toujours se convaincre que lon peut changer les choses de lintérieur.
Moi-même, jai eu la faiblesse de le penser puisque jai accepté
ce poste de conseiller dans le cadre des négociations israélo-palestiniennes.
La
réalité est malheureusement cruelle : ce « business »
alimente désormais une vaste entreprise criminelle, dont la population
de Gaza souffre le plus. Le « processus de paix » est en fait un «
processus de contrôle », générateur de divisions et
de fragmentation pour les Palestiniens, dont lobjectif est dassurer
la sécurité dIsraël. Cest cela la situation héritée
plus de 15 ans après dOslo.
LOLP
a reconnu Israël. Et Israël a exigé que l « occupé
» palestinien ne devienne pas une « menace » pour sa sécurité,
sans pour autant reconnaitre ses droits. Quand loccupé résiste,
il est mis hors-jeu, il est ostracisé.
En
définitive, le « processus de paix » est un écran de
fumée qui masque très bien ce quest la réalité
vécue par le peuple palestinien.
Il
est même devenu depuis longtemps, et encore davantage depuis 2006, un moteur
du conflit israélo-palestinien.
Silvia
Cattori : Pour cette majorité de Palestiniens qui, en 2006, a voté
pour le mouvement Hamas, et qui a eu à pâtir du fait que le bloc
occidental continue de porter à bout de bras la direction du Fatah, nest-il
pas révoltant de savoir que le Mouvement de solidarité international
contribue lui aussi à la division inter-palestinienne en apportant un soutien
politique et financier uniquement aux forces et ONG considérées
comme « laïques », à lexclusion des ONG caritatives
musulmanes du Hamas ?
Ziyad
Clot : Je ne crois pas être compétent pour vous dire quel est létat
desprit des Palestiniens sur cette question. Et je serais bien incapable
de vous dire pour qui voteraient aujourdhui les Palestiniens, si des élections
étaient organisées dans les Territoires. Je sais juste quil
y a aujourdhui au sein dune grande partie de lopinion palestinienne
un très fort ressenti tant à lencontre du Fatah, que du Hamas.
Au
regard de mon expérience, je ne peux vous dire que ceci : ce nest
quune fois en Cisjordanie que jai acquis la conviction quil
ny avait rien de positif à attendre des négociations de paix
et de lAutorité palestinienne. Or une bonne partie des gens que lon
peut rencontrer en Europe, aux États-Unis ou ailleurs, qui sont sensibles
au sort des Palestiniens et de bonne foi, pensent encore que ces négociations
peuvent aboutir avec lAutorité comme seul interlocuteur. Cest
ce que je constate en voyant des diplomates français, engagés dès
la première heure auprès des Palestiniens ; ou des arabisants sémouvoir
quand on mentionne des personnalités du Fatah ou de lOLP. Il faut
se rappeler quil a fallu attendre des décennies pour que lOLP
soit acceptée par lopinion internationale. Et aujourdhui, quinze
ans après leur acceptation internationale comme représentants du
peuple palestinien, porter un regard juste, et donc critique, sur cette génération
de dirigeants palestiniens « historiques » nest pas facile pour
eux. Ils ont une tendance naturelle à tout leur excuser, à les soutenir
envers et contre tout. Dautant que la rhétorique de ces représentants
de lOLP qui gravitent depuis plus de trente ans dans les cercles de lONU,
de lUE, ou des mouvements de solidarité, est acceptable pour les
militants ou les diplomates lambda de Paris, Genève ou Londres et pour
lopinion publique. Quand ils disent : mon État va être démocratique,
libéral, laïc, et je me porterai garant du respect de la liberté
de culte et des droits des femmes, etc, leur discours est bien accueilli. Et cest
compréhensible car cest un bon discours !
Le
problème cest que le résultat des urnes na pas été
respecté en 2006 et que le discours sur lÉtat palestinien
nest plus aujourdhui en phase avec la réalité.
La
solution à deux États je ny crois plus, même si le Fatah
comme le Hamas partagent toujours ce même objectif. À un moment donné,
jai pensé effectivement que cette alternative pouvait apporter un
certain nombre de garanties, ne serait-ce que parce que, dun simple point
de vue sécuritaire, demain, sil ny a un État unique
un État unique, binational ou une confédération serait
la solution qui est la plus à même de prospérer à long
terme cest un nouveau 1948. Dans un tel cas de figure, les Israéliens
auront la main forte et seront en position dexercer les pires violences
sur les Palestiniens qui résident en Israël et dans les territoires
occupés. Il faut garder ce risque très présent à lesprit.
Les
Israéliens ont réussi à gravement affaiblir le mouvement
national palestinien en le divisant et en rendant son objectif affiché
depuis 1988 (la constitution dun État viable, souverain et indépendant
aux côtés dIsraël) irréalisable.
Aujourdhui,
vous avez une fragmentation immense du peuple palestinien ; des composantes en
Cisjordanie, à Jérusalem Est, à Gaza coupée de la
Cisjordanie. Des composantes dans les camps de réfugiés et dans
la diaspora en exil.
Cest
une situation qui peut sembler totalement inextricable à court terme. A
mon sens, la seule manière de sortir un jour de cette situation est de
refonder le mouvement national palestinien sur la base du « one man, one
vote ». Cest-à-dire, sur la base de lexigence que tout
citoyen ou tout individu, quil soit Israélien ou Palestinien, a droit
à la reconnaissance et à lexercice de lensemble de ses
droits humains, civils et politiques en Israël/Palestine. Je crois que cest
la seule manière de permettre à ces différentes composantes
de pouvoir se réconcilier. Pourquoi ? Parce quon est arrivé
aujourdhui à une situation où les intérêts politiques
des différentes composantes du peuple palestinien sont devenus divergents.
Silvia
Cattori : Pouvez-vous donner un exemple ?
Ziyad
Clot : Prenons lexemple de la population de Gaza assiégée.
Son intérêt est la fin du blocus et de pouvoir retrouver un minimum
de dignité et de droits ; pour cela, il faut quil soit mis fin à
cette absurdité du « processus de paix » qui lostracise.
Donc, lintérêt de Gaza est aujourdhui en complète
contradiction avec lintérêt de la direction de Ramallah qui
a, elle, intérêt à poursuivre les négociations avec
Israël. Donc il y a là une première divergence dintérêts
entre la population de Gaza et la direction de Ramallah. Ou, en tous cas, entre
les directions politiques de Gaza et de Ramallah.
Une
deuxième contradiction, un deuxième conflit dintérêts,
a émergé depuis que les autorités israéliennes revendiquent
la reconnaissance dIsraël en tant qu« État juif
». Il y a aujourdhui une direction à Ramallah, qui se languit
davoir son État, et qui réalise que pour lobtenir il
sera fait pression sur elle pour quelle reconnaisse le caractère
« juif » de lÉtat dIsraël. Autrement dit,
quelle mette sur un siège éjectable toute la population des
Palestiniens de 1948 qui résident en Israël et qui sont citoyens de
cet État. Ici git un deuxième conflit dintérêts
potentiel entre les Arabes israéliens et lAutorité Palestinienne
de Ramallah.
Une
troisième contradiction est celle posée par les réfugiés
en attente de pouvoir revenir chez eux. Et cela, mon livre le montre très
bien. En gros, à Annapolis, on a dit aux Palestiniens : « On veut
bien vous donner un État, mais vous devez laisser tomber le retour des
réfugiés car vous savez très bien que cela nest pas
acceptable pour nous ». Cest le troisième grand conflit dintérêts
entre les différentes composantes du peuple palestinien. A savoir que le
projet national palestinien de la constitution dun État, à
la lumière de ce quil est devenu au gré de lavancée
de la colonisation israélienne et de laffaiblissement de lOLP,
est en contradiction avec une chose qui demeure fondamentale pour la majorité
des Palestiniens : la reconnaissance du Droit au retour, de leur histoire, de
leur identité, de leurs droits, etc.
En
conclusion, la seule manière de créer un avenir qui soit acceptable
par tous les Palestiniens, est de concentrer ses revendications sur les droits
individuels de chaque Palestinien dans le cadre dun État unique,
binational ou dune confédération avec Israéliens. Cela,
il sagirait désormais de sy préparer au plus vite. Et
entre temps, il est essentiel de focaliser toute son attention et ses efforts
sur la question de la gestion des risques humains qui pourraient se profiler dans
un futur proche. Car si, un jour, lAutorité Palestinienne doit seffondrer,
je peux vous dire que les risques engendrés vont être immenses. Nul
ne peut imaginer ce qui va se passer. Même si je pense que cette Autorité
est devenue une assez sombre chose et un obstacle à lauto-détermination
palestinienne, il y a un énorme risque à sengager sur la voie
de son démantèlement. Il serait en tout cas suicidaire de le faire
sans une réflexion approfondie et sans la consultation des Palestiniens.
Entretien
réalisé le 12 décembre 2010.
Silvia
Cattori
[1]
Dès le début des pourparlers dOslo, cest la sécurité
dIsraël qui a été mise au centre des discussions et non
pas lexigence pour loccupant de reconnaitre le droit des Palestiniens
à vivre librement sur leur terre.
[2]
Adam Smith International (ASI) est un Think tank britannique dont la ligne politique
promeut le marché libre et les idées libérales. Cest
à lASI quil a été demandé en 1999 de mettre
en place à Ramallah la « Negotiation Support Unit » pour servir
de conseil à lOLP.
[3]
Voir : « Empty heads and full pockets », par Khaled Amayreh, Al-Ahram
Weekly, 6 décembre 2007. Cet article relève que : « La NSU
est financée et effectivement contrôlée par lAdam Smith
Institute (ASI), un think-tank basé à Londres qui est vulnérable
aux pressions des milieux pro-israéliens. Ainsi, par exemple, il y a deux
ans, lASI a obligé la NSU à licencier deux juristes Palestino-Américains
hautement qualifiés, Michael Tarazi et Diana Buttu, pour être allés
trop loin dans la défense des droits des Palestiniens, en particulier lors
des débats télévisés avec des porte-paroles israéliens.
»
[4]
Voir :
- « The Gaza Bombshell », par David Rose, Vanity Fair, 3
mars 2008.
et une traduction française partielle de cet article
[5]
La Central Intelligence Agency (CIA), finance et entraîne, avec une intensité
accrue depuis 2008, la Force de sécurité préventive et le
Service Général de Renseignement en Cisjordanie. Ces deux services
de sécurité répressifs à lusage de la direction
du Fatah à Ramallahplacés sous le commandement du général
US Keith Dayton- sont responsables de larrestation de milliers dopposants,
notamment des partisans du Hamas ; détenus sans procès et soumis
à des tortures il ny a jamais eu, à notre connaissance, aucune
mobilisation en leur défense.
[6]
International Assistance to the Palestinians after Oslo, a établi que 8
milliards ont été alloués à lAutorité
Palestinienne entre 1994 et 2006 pour son développement et des opérations
dassistance de première nécessité. Ces fonds, qui sajoutent
à laide bilatérale etc, dispensent à Israël de
devoir assumer financièrement ses obligations doccupant. Voir le
livre : « International Assistance to the Palestinians after Oslo : Political
Guilt, Wasted Money », par Anne Le More, Routlege, 2008.
Ziyad
Clot, né en 1977, auteur du livre « Il ny aura pas dÉtat
palestinien » (Paris, Max Milo, 2010) est diplômé de lUniversité
Paris II Assas et de Sciences Po. Il a vécu à Paris, en Égypte,
en Palestine et dans le Golfe.