Le terrorisme d'Etat de Gladio
et de la loge maçonnique P2 :

L'Orchestre Noir (vidéo)




Depuis 1947 les Etats-Unis commencèrent à construire en Italie une structure clandestine
qui serait devenue active dans le cas d'une « insurrection » ou d'une victoire électorale communiste.

Elargie presque à l'Europe entière, cette structure, sous commandement américain et anglais,
devint particulièrement puissante en Italie, où elle devint le plan « Gladio » (glaive) en 1956,
avec une base d'entraînement, nombreuses caches d'armes, et près d'un millier de cadres prêts à effectuer d'ultérieurs recrutements et des opérations de guerrilla.
La structure était connue uniquement par certaines hautes personnalités politiques et des services secrets italiens,
ces mêmes services étant contrôlés et financés par la CIA.

On attribue à Gladio une participation importante dans les campagnes de terrorisme noir des années 60 jusqu'à 80
et dans les tentatives de coup d'Etat, notamment celui de Valerio Borghese en décembre 1970,
ainsi que l'assassinat du leader politique Démocrate chrétien Aldo Moro.

Dans les années 70, Gelli aurait été présenté par le responsable de la CIA à Rome, Ted Shackleton,
au général Alexandre Haigh, devenu commandant en chef de l'OTAN de 74 à 79.

Grace à son plan de « Renaissance démocratique », la loge maçonnique P2, affiliée à l’obédience du Grand Orient d’Italie,
était considérée comme une structure capable de prendre en main le gouvernement de l'Italie dans une hypotèse d'extrême droite.

Mecanopolis

Sur le même sujet, lire De Gladio aux attentats d’Oslo : Terrorisme ou protetion de l’Etat

























 

 






De Gladio aux attentats d’Oslo :
Terrorisme ou protection de l’Etat



le 25 juil 2011







Depuis le début de cette année, nous sommes confronté à une difficulté croissante à analyser la masse d’information sur des évènements de toute nature – des révolutions arabes à la mort de Ben Laden en passant par Fukushima – qui nous parviennent sur un mode exponentiel, et pour lesquels le temps et l’intelligence ne peuvent que faire défaut. Aussi, comme l’écrivait Edgar Poe, « dans des investigations du genre de celle qui nous occupe, il ne faut pas tant se demander comment les choses se sont passées, qu’étudier en quoi elles se distinguent de tout ce qui est arrivé jusqu’à présent. »

Dès les premières heures qui ont suivi l’attentat d’Oslo, le portrait du suspect fait par les médias, alimentés essentiellement par des informations policières, n’était pas un instant vraisemblable. Anders Behring Breivik, « chrétien fondamentaliste d’extrême droite et islamophobe » aurait déposé une bombe devant le siège du gouvernement et commis un assassinat de masse sur l’ile d’Utøya afin de faire connaître son « manifeste » intitulé « 2083, une déclaration d’indépendance européenne » (1), sorte de plaidoyer contre le multiculturalisme teinté de mysticisme crypto-maçonnique (2). Le texte semble pourtant avoir été écrit à la hâte, puisqu’il s’agit en fait d’un plagiat de l’œuvre principale de Théodore Kaczynski, plus connu sous le nom d’Unabomber (3).

On notera que cet « islamophobe d’extrême droite » aura soigneusement évité que ses victimes soient d’origines étrangères ou de confession musulmane. On soulignera aussi que l’attentat a eu lieu un jour férié en Norvège, limitant ainsi les victimes collatérales et ciblant uniquement des partisans du Parti Travailliste. De même il est intrigant d’apprendre que, comme lors des évènements du 11 septembre 2001, les forces de sécurité d’Oslo étaient, 48 heures avant l’explosion devant le siège du gouvernement, en train d’effectuer un « exercice d’attentat à la bombe ». On pourrait continuer à énumérer sans fin la liste des invraisemblances tellement elles sont nombreuses.

Le premier ministre Norvégien, Jens Stoltenberg, semblait pour le moins énigmatique, lorsqu’il a déclaré dimanche dernier : « J’ai un message à adresser à celui qui nous a attaqués et à ceux qui sont derrière cela : personne ne nous réduira au silence avec des bombes, personne ne nous réduira au silence avec des armes à feu. » (4)





« CELUI qui nous a attaqué
et CEUX qui sont derrière cela »

On aura beau nous dire que nous voyons des « conspirations » partout (alors que d’autres ne les voient que lorsque ça les arrange), le terrorisme d’Etat est une réalité et, en l’occurrence, dans ces attentats d’Oslo, les similarités avec l’Histoire récente de l’Europe sont surprenantes.

Il est bien sûr encore trop tôt pour pouvoir démontrer qui se cache derrière ces évènements, mais la version officielle, telle qu’elle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par le terroristes lui-même contre ses adversaires déclarés, les « marxistes », le « multiculturalisme » et « l’Islam », n’est pas un instant crédible. Son objectif n’est d’ailleurs pas de l’être, mais d’occuper la totalité du terrain de l’information.

Ainsi, les nouvelles conditions qui prédominent actuellement dans la société écrasée sous le talon de fer de l’ordre mondialiste, le terrorisme d’Etat se trouve placé dans une autre lumière, en quelque sorte tamisée. Comme il y a beaucoup plus de fous qu’autrefois – ce qui est infiniment plus commode – on peut compter sur les médias pour en parler « follement ». Autrefois, on ne conspirait jamais que contre l’ordre établit. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination de l’ordre mondialiste, on conspire pour le maintenir, et pour assurer que lui seul contrôle sa bonne marche. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.

On a déjà commencé à mettre en place quelques moyens d’une guerre civile préventive, adaptés à différentes projection de l’avenir calculé. Ce sont des « organisation spécifiques », chargées d’intervenir sur quelque point selon les besoins de l’ordre mondialiste.

Le précédent de Gladio

Gladio, a été mis en place dès le lendemain de la Seconde Guerre Mondiale sous l’égide de la CIA et du MI6, comme structure clandestine de l’OTAN, dirigée directement par la CIA. Ces réseaux fonctionnaient que les gouvernements nationaux en aient connaissance. Selon un document émis en 2000 par des parlementaires italiens, Gladio aurait participé en Italie à la « stratégie de la tension », avec l’aide de la loge maçonnique P2, affiliée à l’obédience du Grand Orient d’Italie, à « empêcher le Parti communiste (PCI) à accéder au pouvoir exécutif ». Perpétré par les Brigades rouges, l’assassinat du leader de la Démocratie chrétienne (DC), Aldo Moro, en mai 1978, a en effet mis fin à tout espoir d’un compromis historique entre la DC et le PCI.

En mars 2001, le général Gianadelio Maletti, ancien chef des services de renseignement italiens, a déclaré que la CIA avait favorisé le terrorisme en Italie. De même, le général Nino Lugarese, chef des services secrets militaire de 1981 à 1984, a témoigné de l’existence d’un « Super Gladio » de 800 hommes responsables de l’« intervention intérieure » contre des cibles politiques nationales. En 2008, le documentaire Les Derniers jours d’Aldo Moro réalisé propose les témoignages de Steve Pieczenik, ancien membre du département d’État américain, et de Francesco Cossiga, ministre italien de l’Intérieur de l’époque, qui affirment que Gladio et la CIA ont été impliqués dans l’enlèvement d’Aldo Moro via la manipulation des Brigades Rouges. Pour compléter ce sujet, voir notre document vidéo L’Orchestre Noir.

Etat et Mafia

L’histoire du terrorisme est écrite par l’Etat, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière le terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’Etat : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.

La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a dû convaincre brutalement les populations d’accepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, c’est-à-dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.

Malgré ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la Mafia qui a subvertit l’Etat moderne, mais ce sont les Etats qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme ou protection de l’Etat.

Clovis Casadue, pour FLASH n°72








Considérant toute critique légitime de ses institutions non démocratiques
comme de « l’extrémisme »
l’UE s’apprête à passer à l’acte en surveillant et réprimant via Europol
toute velléité d’indépendance de partis, groupes,
citoyens brûlés vifs sur le bûcher des idées politiques
pour…..nationalisme «extrémiste» ou selon l'amalgame médiatique en vogue : «populiste».






L’UE n’a pas tardé à réagir après les nouvelles des massacres commis en Norvège par un fou furieux délirant sur un mixte de thèses islamophobes, racistes publiées sur internet dans un copié collé de 1500 pages décortiquées sélectivement par des médias en quête de boucs émissaires pour vendre leur « information ».




Le tueur fou norvégien, Anders Behring Breivik - le fait qu'il ait soigneusement prémédité ses crimes et agit froidement y compris en achevant ses victimes n'est pas une preuve qu'il est sain d'esprit mais enfermé dans son délire de haine comme dans une cage en verre - membre de la loge maçonnique John Piliers et dont la haine anti musulman est largement inspirée par d’ardents islamophobes tel les Juifs sionistes américains, Pamela Geller * et Daniel Pipes*, déclare dans ce document intitulé "A European Declaration of Independence - 2083" son soutien absolu à Israël et ses dirigeants dont Benjamin Netanyahou.

Le mot Israël est cité pas moins de 300 fois. Il fait plusieurs fois l’éloge du fondateur de la doctrine idéologique fasciste du Sionisme Théodor Herzl, il applaudit au racisme du régime sioniste actuel qui refuse d’accorder aux Arabes Palestiniens vivant sur son territoire les mêmes droits que les juifs sionistes (éducation, logement, culture….) . Breivik y prône aussi le renforcement d’une
« Europe Judéo Chrétienne » de droite
qui doit manifester son soutien total à Israël dans la lutte contre le « Jihad Islamique »
et abandonner tout soutien à la cause « stupide » palestinienne.





Selon la porte parole de l’UE, Michele Cercone,
« La Commission européenne est entrain d’édifier un système de sécurité pour lancer des alertes concernant les menaces d’extrémisme de xénophobie et autres formes de radicalisme » sans préciser ce qu’ils entendent à Bruxelles par cela. Donc une sorte de fourre tout où on peut mettre toutes les formes d’opposition à la dictature de l’UE.

Actuellement l’euroscepticisme est en augmentation constante dans un grand nombre de pays membres de l’UE surtout parmi les peuples alors même que les élites néolibérales européennes institutionnelles non élues et qui n’ont de compte à rendre à personne imposent leur tyrannie bureaucratique qui ne supporte aucune critique.
Par exemple c’est illégal selon la Cour Européenne de Justice (article274/99) de critiquer l’UE et ses institutions et ces dernières tentent de marginaliser tous les mouvements et partis nationaux en les taxant de populistes et d’extrémistes pour imposer leur agenda d’un super état fédéral.

Selon une dépêche AFP d’aujourd’hui (26/07/2011 intitulée : « Extrémisme : Europol veut un portrait »

« L'organisation européenne de coopération policière Europol ambitionne de dresser un "portrait exact et actualisé de l'extrémisme de droite" en Europe, et particulièrement en Europe du Nord, à la suite du carnage de vendredi en Norvège, a annoncé l'organisation. "Nous essayons de préparer un portrait exact et actualisé de l'extrémisme de droite en Europe, et particulièrement en Europe du Nord", a déclaré à l'AFP Soren Pedersen, le porte-parole d'Europol…

…Europol a ensuite fait appel aux forces de police de différents pays européens, dont Scotland Yard au Royaume-Uni, afin de recevoir le soutien d'experts nationaux qui devront notamment assister l'organisation pour dresser le portrait de l'extrémisme de droite européen.
"Il est difficile de dire combien de temps cela va prendre,
mais ils devraient être actifs durant une ou deux semaines aux côtés d'Europol",
a précisé M. Pedersen…. »

L’opposition à l’UE vient principalement de la droite nationaliste défendant la souveraineté nationale l'état nation dirigé par le peuple pour le peuple ce qui n’est ni raciste ni fasciste. L’amalgame déjà faite par les politiques et leurs médias serviles entre nationalisme populisme extrémisme vise à l’évidence à faire taire toute opposition à la dictature européenne.

En France 54% de Français avaient voté NON au référendum sur la Constitution européenne.

Ces 54% de Français sont-ils des "extrémistes" dont le « portrait » sera élaboré par Europol pour mieux les pourchasser par des "alertes" et les faire taire ?




*Plus d'infos sur Pamela Geller

*Plus d'infos sur Daniel Pipes

Mercredi 27 Juillet 2011
Mireille Delamarre








Norvège :
La lutte contre la droite populiste et raciste doit être engagée



Extrait du Investig'Action - Michel Collon -
Info alternative dédiée au décodage des médias et analyse de la mondialisation
http://www.michelcollon.info/Norvege-La-lutte-contre-la-droite.html








mercredi 27 juillet 2011
Auteur(s) : Aslak Sira Myhre


Aslak Sira Myhre est un écrivain norvégien, directeur de la Maison de Littérature d'Oslo et
ex-dirigeant de l'Alliance Électorale Rouge norvégienne. Il livre ici ses réflexions sur la
récente tragédie norvégienne impliquant un militant de la mouvance d'extrême droite.







Comme d'autres habitants d'Oslo, j'ai déambulé dans les rues et les immeubles attaqués.
J'ai même visité l'île dans laquelle furent massacrés les jeunes activistes politiques. Je partage le sentiment de peur et de douleur qui frappe mon pays. Mais la question demeure « pourquoi ? ».
Car cette violence n'était pas aveugle.
La terreur en Norvège n'est pas venue d'extrémistes islamistes. Ni de l'extrême gauche,
bien que tous deux aient été accusés à plusieurs reprises de constituer une menace interne
pour « notre mode de vie ».
Jusqu'à aujourd'hui, y compris avec les terribles heures vécues cet après midi du 22 juillet,
le peu de terrorisme qu'a connu mon pays est toujours venu de l'extrême droite.
Pendant des décennies, la violence politique dans ce pays
a été le privilège exclusif des néonazis et d'autres groupes racistes.
Dans les années '70, ils ont posé des bombes contre des librairies de gauche
et contre une manifestation du Premier Mai.
Dans les années '80, deux néonazis ont été exécutés par leur compères,
soupçonnés d'avoir trahis leur groupuscule.
Au cours de ces deux dernières décennies, deux jeunes norvégiens d'origine immigrée sont morts
suite à des agressions racistes.
Aucune organisation étrangère n'a tué ou blessé des personnes sur le territoire norvégien,
à l'exception du Mossad, les services secrets d'Israël, qui a assassiné par erreur
un innocent à Lillehammer en 1973.

Pourtant, malgré ces antécédents éloquents, lorsque cet acte terroriste dévastateur nous a frappé,
les soupçons se sont immédiatement portés sur le monde musulman.
C'était forcément des « djihadistes ». Cela ne pouvait être qu'eux.
On a immédiatement dénoncé une attaque contre la Norvège et contre « notre mode de vie ».
Dès que la nouvelle a été connue, des jeunes femmes portant le foulard ou le hijab
et d'apparence arabe ont été verbalement agressées dans les rues d'Oslo.


Et c'est « naturel ».
Depuis au moins 10 ans, on nous raconte que la terreur vient de l'orient.
Qu'un arabe est, par définition, un suspect.
Que tous les musulmans sont marqués par l'intégrisme.
Nous voyons régulièrement comment la sécurité aéroportuaire examine les gens de couleur
dans des pièces spéciales.
Il y a des débats infinis sur les limites de « notre » tolérance.
Dans la mesure où le monde musulman s'est transformé en « l'Autre »,
nous avons commencé à penser que ce qui distingue « eux » de « nous »,
c'est la capacité de tuer des civils de sang froid.

Il y a également, il faut le dire, une autre raison pour laquelle tout le monde s'attendait
à ce qu'al-quaïda soit derrière l'attentat.




La Norvège participe à la guerre en Afghanistan depuis dix ans,
depuis quelques temps nous intervenons également en Irak
et nous larguons en ce moment des bombes sur Tripoli.

Quand on participe depuis si longtemps à des guerres à l'étranger,
il peut arriver un moment où cette guerre vient vous rendre visite à domicile.


Mais il y a plus.
Alors que nous savons tout cela, la guerre fut à peine mentionnée
quand nous avons souffert de l'attaque terroriste.
Notre première réponse frisait l'irrationalité ; cela devait être « eux »,
parce qu'ils sont ce qu'ils sont.

Moi je craignais que la guerre que nous livrons à l'étranger pouvait arriver un jour en Norvège.
Que se passerait-il alors dans notre société ?
Qu'arriverait-il avec notre tolérance, dans nos débats publics
et, surtout, avec nos immigrés et leurs enfants nés en Norvège ?

Mais ce ne fut pas ainsi.
Une fois de plus, le cœur des ténèbres se trouve au plus profond de nous-mêmes.
Le terroriste est un homme blanc nordique.
Ce n'est pas un musulman mais bien un islamophobe.


Dès que les choses ont été clarifiées, la boucherie est subitement devenue l'œuvre d'un fou.
On a cessé de la voir comme une attaque contre notre société.
La rhétorique et les titres des journaux ont tout de suite changé.
Plus personne ne parle de « guerre ». On parle d'un « terroriste », au singulier et non plus au pluriel.

Un individu particulier, et non un groupe indéfini facilement généralisable
afin d'inclure des sympathisants ou quiconque entrant dans les préjugés fantaisistes et arbitraires,
si commodes lorsqu'il s'agit de musulmans.

Cet acte terrible est maintenant officiellement une tragédie nationale.
La question est : les choses auraient-elles été identiques si l'auteur aurait été un fou,
certes, mais un fou musulman ?

Je suis, moi aussi, convaincu que l'assassin est fou. Pour chasser et exécuter des adolescents
sur une île pendant une heure, il faut vraiment être cinglé.
Mais, de même que dans le cas du 11 septembre 2001
ou dans le cas des bombes dans le métro de Londres,
il s'agit d'une folie au service d'une cause, une cause tout aussi clinique que politique.

Quiconque a consulté les pages Web de groupes racistes,
ou suivi les débats en ligne sur les sites internet des journaux norvégiens se sera rendu compte
de la furie et de la rage avec laquelle se diffuse l'islamophobie, la haine vénéneuse
avec laquelle des auteurs anonymes crachent contre les « idiots utiles » progressistes et antiracistes
et contre toute la gauche politique.

Le terroriste du 22 juillet participait à ces débats.
Il a été un membre actif d'un des deux grands partis politiques norvégiens,
le parti populiste de droite « Parti du Progrès Norvégien ».
Il l'a quitté en 2006 pour rejoindre la communauté des groupes anti-musulmans sur internet.
Quand le monde croyait que le massacre était l'œuvre du terrorisme islamiste international,
tous les hommes d'Etat, d'Obama jusqu'à Cameron,
ont déclaré qu'ils étaient aux côtés de la Norvège
dans leur lutte commune contre le terrorisme.

Et maintenant, en quoi consiste la lutte commune ?
Tous les dirigeants occidentaux ont le même problème à l'intérieur de leurs frontières.
Vont-ils livrer avec la même vigueur une guerre contre la montée de l'extrémisme de droite,
contre l'islamophobie et contre le racisme ?

Quelques heures après l'explosion de la bombe, le premier ministre norvégien,
Jens Stoltenberg, a déclaré que notre réponse à l'attaque devait être plus de démocratie
et plus d'ouverture.
Si l'on compare avec la réponse de Bush face aux attaques du 11 septembre,
il y aurait des raisons de se sentir orgueilleux.

Mais après la plus terrible expérience qu'ait connue la Norvège depuis la Seconde guerre mondiale,
j'aimerai que l'on aille plus loin. Il est nécessaire de s'appuyer sur cet événement tragique
afin de lancer une offensive contre l'intolérance, le racisme et la haine, qui sont en croissance,
non seulement en Norvège et en Scandinavie, mais dans toute l'Europe également.


Traduction française pour le site www.lcr-lagauche.be [http://www.lcr-lagauche.be/]







Attentats à Oslo :

une bien étrange police (vidéo)

le 27 juil 2011,

Nous apprenons ce soir que la police norvégienne a dynamité en fin d’après-midi la totalité des explosifs qu’elle a retrouvé dans la ferme d’Anders Breivik Behring. Une bien étrange police, qui a également mis plus de 90 minutes à intervenir pour mettre fin au massacre sur l’île d’Utøya, dans des conditions pour le moins rocambolesques…

Selon le site norvégien NRK, la police norvégienne a dynamité mardi en fin d’après-midi l’ensemble des charges explosives qu’elle a retrouvé dans la « ferme de culture biologique » nommée Geofarm, que dirigeait Anders Breivik Behring. Pourquoi, dans une affaire d’une telle ampleur, ne pas les avoir conservés comme pièces à conviction ?

La police norvégienne prétend que ces explosifs étaient issus d’engrais à base de nitrate d’ammonium. L’idée qu’ils auraient été détruits pour éviter un risque d’explosion ne tient pas la route un instant puisque que, d’une part, il faut le mélanger à un autre composant pour en faire un explosif, comme par exemple du fuel, et d’autre part parce qu’un des avantages du nitrate d’ammonium est qu’il est stable. Il faut un amorçage très puissant afin d’élever sa température à plus de 200°C et provoquer une explosion, comme du nitrométhane ou du TNT.

Par ailleurs, on ne commande pas de l’engrais composés de nitrate d’ammonium comme des petits pains. En France par exemple, c’est la DRIRE (Directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), sous l’autorité du préfet, qui est en charge de décider qui peut obtenir, et sous quelles conditions, ce type de produit. Comment se fait-il qu’une « ferme de culture biologique » puisse en commander 6 tonnes sans que cela ne semble contradictoire et ne puisse susciter, au minimum, un contrôle ?

L’île d’’d'Utøya

Vendredi 22 juillet, quand Anders Breivik Behring, vêtu d’un uniforme de policier commence à tirer sur l’île d’Utøya, où se trouvent 600 jeunes réunis pour le camp d’été du Parti travailliste, il est alors 17 heures.

Admettons que la moitié d’entre eux possèdent un téléphone portable, et que seulement un tiers de ceux-là pensent à appeler des secours – soit 100 personnes – comment se fait-il que le premier appel à la police n’ait été enregistré qu’à 17h26 ?

Les forces de sécurité arrivent en face de l’île vers 18h, en voiture, arguant qu’elles n’ont pu trouver un hélicoptère disponible. Pendant ce temps, la chaîne de télévision norvégienne NRK a, elle, réussi à louer un hélicoptère et filme le carnage qui se poursuit (voir notre vidéo ci-dessous). Nouveau contretemps pour la police : elle ne trouve pas de bateau. Et quand elle finit par en trouver un, il tombe en panne quelques mètres après avoir quitté le rivage…

Pendant ce temps, ce sont les vacanciers d’un camping voisin, qui ont entendu les coups de feu, qui effectuent des allers-retours pour repêcher les jeunes qui se sont jetés à l’eau alors que le tueur achève méthodiquement ceux qui tentent de fuir par tous les moyens. C’est finalement à 18h25 que les forces d’élite parviennent à débarquer sur Utoya. Deux minutes plus tard, Anders Behring Breivik se rend, sans opposer la moindre résistance.

 




Au final, il aura fallu plus de 90 minutes aux forces de l’ordre pour intervenir…

Comment le tueur est-il parvenu, seul, à tuer plus de quatre-vingt personnes ? De nombreuses questions demeurent sans réponse.

Anders Breivik Behring a utilisé des balles à fragmentation (qui se pulvérisent en dizaines de fragments au moment de l’impact), de sorte qu’il est impossible de savoir avec quelle arme elles ont été tirées.

Des témoins parlent de plusieurs tireurs sur l’île. Si c’était le cas ils auraient laissés des traces et il faudrait de nombreuses complicités au sein des forces de sécurité pour que l’information ne filtre pas. Eventuellement, quelques acolytes du tueur, embusqués sur un ou plusieurs bateaux, auraient pu participer au massacre, comme peuvent le laisser penser ces témoignages pour le moins troublants :


« Lorsque j’ai vu des bateaux arriver je n’étais pas sûre de pourvoir leur faire confiance. »

Propos de Lenita Jones, rapportés par NRK


« On nous tire dessus ici. Un homme qui est habillé en policier. Nous ne savons pas combien ils sont. Tous les membres de l’AUF sont dispersés pour se cacher. Love you. »

SMS envoyé par Emma Martinovic à ses parents à 17h53, rapporté par FVN


« Après avoir nagé pendant 10 minutes, nous étions à 500 mètres du rivage. Nous nous somme fait tirer dessus. Ce fut la panique complète. L’un de nous a été touché, j’ai vu du sang dans l’eau, mais je ne sais pas comment c’est arrivé. ».

Propos de Emma Martinovic rapportés par FVN


« Nous nous sommes cachés quand nous avons entendu des tirs provenant de différentes directions. »

Propos de Kaltenborn rapportés par NRK



Spencer Delane, pour Mecanopolis











Vidéo tournée par chaîne de télévision norvégienne NRK

 







Ils apparaissent bien mystérieux, ces deux attentats de Norvège, bien difficiles à attribuer à un seul homme. Anders Behring Breivik (maintenant ABB) aurait tué près de 90 personnes à lui tout seul. De plus en plus d'observateurs s'interrogent et soulignent les zones d'ombre de ces deux affaires.

Voici quelques une de ces zones d'ombre :

Le Gaulois s'interroge sur l'explosion survenue dans le quartier des ministères à Oslo. Elle viendrait, nous dit-on, d'un attentat à la voiture piégée, mais les images que l'on peut voir ne montrent rien de caractéristique d'un tel attentat. Pas de cratère dans la chaussée. Pas de voiture explosée, en tous cas on ne nous en montre pas. Il faut se contenter d'une image de voiture renversée et noircie. D'autres images nous montrent des immeubles qui brûlent dans les étages, ce qui est difficilement compatible avec une explosion au sol. De plus, au vu des importants dégâts dans le quartier, et si l'on s'en tient à l'hypothèse que l'explosif était fabriqué à partir d'engrais, la quantité nécessaire ne pouvait être transportée par un seul homme dans des contitions de secret suffisantes (ou alors, l'explosif n'était pas celui-là). 

Infoguerrilla s'interroge sur un mystérieux exercice "d'entraînement" organisé (en principe) par la police d'Oslo avec un certain sens de la prémonition, puisque l'exercice ressemblait à l'attentat qui allait survenir. La police a dû s'excuser publiquement pour ne pas avoir informé le public sur l'exercice. L'article formule sans ambage son hypothèse :

"Bien qu'il soit trop tôt pour juger de la nature de cet exercice, la conduite d'un exercice, qui donne à l'état une excuse si des preuves de complicité dans l'attaque réelle émergent, a été évidente dans de précédents événements terroristes majeurs, y compris les 7/7 et 9/11."

El Watan s'interroge sur la raison d'être du talkie-walkie utilisé sur l'île par ABB, selon plusieurs témoins. Pour communiquer avec qui, puisqu'il parait qu'il a agi seul.

 





Nation.be dresse toute une liste de questions gênantes, dont voici quelques unes :

  • d'après les calculs de l'auteur, ABB, pour le massacre de l'île, a eu besoin d'au moins  20 chargeurs de 30 cartouches. A-t-on retrouvé ces chargeurs ? Comment les a-t-il transportés ? Où se les est-t-il procuré ? Comment a-t-il pu arriver sur l'île avec ce grand nombre de munitions et son arme de guerre (un fusil mitrailleur Ruger) sans attirer l'attention ? Comment a-t-il pu se procurer ces munitions qui, de plus, étaient très spécifiques car explosives (selon les médias). Comment a-t-il pu acquérir une arme de guerre capable de tirer en rafale ?
  • Comment un homme sans formation militaire ou chimique poussée a-t-il pu transformer 6 tonnes d'engrais en centaines de kilos d'explosifs  ? Comment a-t-il pu fabriquer un dispositif de déclenchement qui a fonctionné parfaitement ? Comment Breivik a-t-il pu mettre seul des centaines de kilos d'explosifs dans un véhicule (dont on ne connait toujours rien aujourd'hui) et comment a-t-il pu le garer dans une zone sensible sans attirer l'attention ? D'autant plus que la rue était théoriquement fermée à la circulation, pour cause de travaux sur le réseau d'égouts. 
  • L'argent  : Comment cet individu, dont on dit qu'il avait rentré une récente déclaration d'impôts le signalant « sans revenus », a-t-il pu vivre depuis 2009 et financer son délirant projet ? Comment a-t-il pu payer aussi longtemps, la location de sa ferme (1250 € par mois) ? Comment a-t-il pu payer les six tonnes d'engrais chimiques qui lui auraient servi à la fabrication de sa bombe et qui ont dû lui coûter au minimum 24.000 € ? Comment a-t-il pu acheter le véhicule qui aurait servi à transporter la bombe et dont à ce jour, on n'a toujours ni le type, ni la marque, ni la couleur ? Comment a-t-il payé une arme de guerre et les nombreuses munitions qu'il a utilisées ?
  • L'attitude de la police est une série de manquements dont on finit par se demander s'ils sont innocents 

Le niveau de technicité des attentats et leur macabre "réussite" conduisent à voir la main de professionnels derrière ABB, qui serait manipulé sans en être forcément conscient.

Parmi les services qui pourraient être à l'origine de l'attentat, le Mossad (services secrets israéliens) est l'un des premiers suspectés, en particulier par cet article d'Infoguerrilla, puisque la Norvège se caractérise par une politique étrangère indépendante de Washington, et favorable aux revendications palestiniennes. 

Cet autre article du même site voit dans les attentats un possible rappel à l'ordre de la CIA à une Norvège trop indépendante diplomatiquement. Il rappelle aussi la présence sur place d'un islamiste dangereux en la personne du mollah Krekar, et souligne qu'une alliance CIA/islamistes n'est pas chose inconnue : 

" Les membres du groupe de Krekar, Ansar Al-Islam, sont des vétérans de la guerre de coopération CIA-ISI (NdT : services secrets pakistanais) contre les soviétiques en Afghanistan."

Nations.be voit quatre pistes possibles : israëlienne, américaine, européenne et islamiste. Il souligne en tous cas que " l'ensemble de l'opération nécessitait des complicités au sein de l'appareil de sécurité norvégien."

Cet article clonclut :

"Quelque soit le véritable scénario, il semble en tous les cas tout à fait possible qu'on soit en face d'une opération complexe de type « false flag » (fausse bannière). Il s'agit d'actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l'ennemi, dans le cadre d'opérations spéciales.

Le but étant soit de discréditer l'ennemi, soit d'avoir un prétexte pour l'une ou l'autre action, soit enfin de lancer un « message » au pays visé sans apparaître directement et ainsi permettre une négociation future.

« Scénarios à dormir debout ! »nous diront certains.

En tous les cas, ces scénarios ne sont pas plus incroyables que celui qui veut nous faire croire qu'un homme seul, aux moyens financiers limités, a pu réaliser des attaques aussi sophistiquées, le même jour."