Obama
avait promis de fermer Guantanamo et de faire cesser la torture. Rien de tel na
été fait. Pire que Bush, sous Obama les prisonniers les «
plus chanceux » sont torturés au «Trou Noir » de Bagram,
les autres sont directement exécutés sur le champ de bataille selon
Seymour Hersh. Bush avait les « anti-guerre » contre lui, Obama règne
en dictateur dans un silence choquant.
«
Changements » DObama :
Torture
Exécution De Prisonniers En Afghanistan
Bush
enrobait ses élucubrations politiques de considérations «
mystico chrétiennes ». Alors que les médias ont chargé
le Pape à mort pour la pédophilie de ses serviteurs en soutane tous
se sont tus quand un Bush jouissif et pervers se délectait des tortures
pratiquées à Guantanamo et Abu Graib tout en invoquant sa céleste
mission contre « lAxe du Mal » ici bas.
Obama
plus cool ninvoque ni le Saint Père ni le Très Haut mais signe
dune main un ordre exécutif pour arrêter la torture à
Guantanamo et balaie du revers de lautre main lhumanité des
prisonniers en les faisant torturer à Bagram ou exécuter lors de
confrontations avec les troupes US.
A
Bagram Au « Trou Noir » les prisonniers sont torturés
Certains
prisonniers de la tristement célèbre prison sur la base aérienne
militaire de Bagram en Afghanistan ont été déplacés
dans une autre prison spéciale à lintérieur de Bagram
quils appellent « Tor Jail » traduction « Black Jail =
Prison Noire » où ils subissent des sévices qualifiés
en droit international de torture ce que confirme lorganisation PHR(Physicians
for Human Rights » :
«
Quelque soit ladministration qui les emploie, cela constitue de la torture
».
Ces
accusations de torture ont fait surface sur la BBC où 9 anciens prisonniers
ont témoigné des tortures quils avaient subies à Bagram
(maintenant appelée centre de détention de Parwan).
Ce
nest pas la première fois que de tels abus ont été
rendus publics. En Novembre 2009 le Washington Post avait révélé
que des adolescents afghans arrêtés par les autorités US et
détenus à Bagram avaient portés des accusations identiques
telles que celles davoir été battus, humiliés sexuellement,
privés de sommeil et maintenus pendant de longues périodes en isolation
de même que dans des températures extrêmes.
Pour
une fois ce nest pas la CIA qui gère cet établissement de
torture mais lAgence de Renseignement de larmée américaine
(DIA) et comme cet établissement nest pas qualifié de prison
mais de centre de collecte de renseignements le CICR na pas le droit dy
rendre visite aux prisonniers. Seul « effort humanitaire » cynique
et pervers dObama désormais le CICR est prévenu de lincarcération
dans ce lieu spécial de certains détenus mais na aucun droit
de les approcher encore moins de constater dans quel état ils sont incarcérés
et comment ils sont traités.
Cest
plus précisément le DCHC ((Defense Counterintelligence and Human
Intelligence Center ) qui est chargé dinterroger ces prisonniers
considérés comme des « prisonniers de hautes valeur ».
Ces prisonniers sont dabord détenus dans lun des 6 camps dinterrogations
secrets en Afghanistan, puis ensuite certains sont emprisonnés dans cette
« prison noire » puis quand les interrogateurs tortionnaires en ont
fini avec eux sont envoyés dans la prison principale de Bagram.
Obama
a signé un ordre exécutif pour mettre fin à la torture couramment
pratiquée sous Bush. Mais en fait les interrogateurs du DIA ( Defense Intelligence
Agency) dont fait partie le DCHC bénéficie dune autorisation
secrète pour utiliser certaines méthodes détaillées
dans une Appendice au manuel dinstruction de larmée à
utiliser sur le terrain, lAppendice M, qui précise ces techniques
dinterrogation «restrictives ».
«
Dans certaines circonstances les interrogateurs peuvent priver les prisonniers
de sommeil (4heures daffilée à chaque fois pendant 30 jours
consécutifs) pour que leurs sens deviennent confus et les garder séparer
du reste de la population emprisonnée. La Croix Rouge est maintenant prévenue
si les prisonniers restent dans létablissement plus de deux semaines.
«
Quand les interrogateurs utilisent lAppendice M, le sous secrétaire
à la défense pour les renseignements le Gl James Clapper (ret) est
lhomme en charge. Les détenus désignés comme prisonniers
de guerre ne peuvent pas être soumis à lAppendice M. »
La
Maison Blanche est tenue au courant des méthodes utilisées par les
interrogateurs dans la prison.
Les
troupes américaines exécutent les prisonniers en Afghanistan.
Le
mois dernier lors de la Conférence mondiale sur le journalisme dinvestigation
qui sest tenue à Genève le célèbre journaliste
américain dinvestigation qui avait révélé les
tortures pratiquées par les troupes américaines à la prison
dAbu Graib en Irak, Seymour Hersh, a critiqué le président
Obama et affirmé que les forces armées US pratiquaient des «
exécutions sur les champs de bataille ».
«
Je vous dis dés maintenant que lune des grandes tragédies
de mon pays cest que Mr Obama regarde de lautre côté,
car de même dhorribles choses arrivent aux prisonniers, à ceux
capturés en Afghanistan
Ils sont exécutés sur le champ
de bataille. Il se passe des choses incroyables là- bas quon ne rapporte
pas nécessairement. Les choses ne changent pas.
«
Ce quils font maintenant sur le terrain cest, ils disent aux troupes,
vous avez un jour ou deux pour décider si ces prisonniers que vous détenez
sont des Talibans.
«
Vous devez extraire tout renseignement tactique que vous pouvez obtenir immédiatement
pas de renseignement stratégique de longue portée. Et si vous ne
pouvez pas conclure que ce sont des Talibans vous devez les libérer.
«
Ce que cela veut dire et 5 ou 6 personnes différentes me lont raconté
de manière anecdotique des exécutions sur le champ de bataille ont
lieu. Eh bien sils ne peuvent pas prouver que ce sont des Talibans, Bam.
Si nous ne le faisons pas nous-mêmes nous nous adressons aux troupes afghanes
proches et à peine le temps de faire trois pas et les balles sifflent de
partout. Et cela se produit en ce moment même ».
Obama
na pas mis longtemps à rejoindre les Bush Cheney et consorts sur
la longue liste des criminels de guerre et tortionnaires américains, et
les Sarkozy, Merkel et consorts sur celle de leurs complices.
Samedi
15 Mai 2010
Mireille
Delamarre