Et
Ron Paul a raison. Toutes ces opérations de renflouage et toute cette dette
feront en fin de compte s’effondrer toutes les monnaies fiduciaires importantes
(dont le dollar zunien).
Chose
poilante au sujet de ces plans de renflouage, ils ne semblent jamais profiter
au simple quidam. Il suffit d’examiner l'économie zunienne. On nous raconte
que Wall Street s’est redressé et que les choses reviennent à la
normale, et plus que jamais encore le Zunien se retrouve dépendant de l’administration
pour survivre.
Le
ministère de l'Agriculture a annoncé dernièrement que 39,68
millions de Zuniens, soit un sur huit, étaient inscrits au programme des
bons alimentaires en février, une rallonge de 260.000 par rapport au mois
précédent.
Presque
40 millions de Zuniens, aux bons alimentaires ?
Comment
est-ce arrivé au monde ?
Il
était une fois, des anciens qui nous racontaient qu'un jour les choses
iraient tellement mal que nous devrions tous faire la queue à la boulangerie.
Eh
bien, aujourd'hui les bons alimentaires sont les nouvelles queux devant la boulangerie.
Si
vous devez compter sur le gouvernement même pour le pain que vous mangez,
dans quel genre de situation passez-vous votre temps ?
La
vérité, c’est qu’autrefois la grande classe moyenne zunienne a permis
au système de continuer à lentement la broyer dans l'oubli.
Comme
jamais auparavant dans notre vie, la richesse est concentrée entre les
mains d’« un pour cent de veinards, » pendant que le reste devient rapidement
marginalisé.
Ne
vous êtes-vous jamais arrêté pour vous demander pourquoi presque
tout le monde semble soit fauché, soit endetté jusqu’au cou ?
C’est
ainsi même pour les principaux gouvernements du monde. Le gouvernement zunien
(le « plus riche » pays du globe) a amassé la plus grande montagne
de dette de l'histoire du monde.
Vous
savez, Brian Williams a été vraiment d’une précision à
en donner la chair de poule quand il a déclaré que « le monde
n'a plus un radis. »
Mais,
si le monde n’a plus de sous, qui donc en a ?
Les
banquiers internationaux.
Mais,
sschhhhhut, ne dites rien à personne.
Il
suffit de continuer tranquillement à applaudir pendant que l'empereur se
promène à poil dans la rue.
Original :
english.pravda.ru/business/finance/14-05-2010/113375-emperor_clothes-0
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Note
du traducteur : Ce que dit cet article sans en avoir l’air, c’est tout simplement
qu’il n’y a plus d’argent pour alimenter les prêts aux États qui
s’endettent. Les fameux investisseurs n’ont aujourd’hui plus assez d’argent pour
faire face à la demande des États.
Comment
en est-on arrivé là ? C’est très simple. La géniale
économie trickle-down
a servi à détourner les revenus des États occidentaux dans
le gouffre des guerres zuniennes et la poche de l’industrie de guerre et des gangsters
de la finance qui mènent le bal.
Plus
précisément : Trente ans d’un cirque consistant à délocaliser
le travail, à supprimer les barrières douanières entre États
non équivalents par leurs coûts de productions, à donner moins
de revenus à ceux qui produisent par leur travail, et donc moins de revenu
d’États fournis par la TVA des dépenses ordinaires, à donner
d’énormes revenus à des non-productifs (ministres, députés,
sénateurs, hauts fonctionnaires, alors que leur « travail » pourrait
être fait bénévolement par des retraités) et le gros
de l’argent à des gens qui, n’en ayant pas besoin, le placent dans l’économie
de pacotille de Wall Street et de la City, où il a alimenté une
économie à tout casser fictive qui a produit des taxes bien réelles
permettant d’alimenter les guerres d’agression.
Voilà
où a disparu le vrai argent du travail. Et ce n’est pas juste une vue de
l’esprit sur un truc ayant plusieurs faces. C’est la réalité intégrale
et incontournable : Des États ont aujourd’hui besoin d’emprunter et
personne ne peut plus prêter à hauteur des besoins. Il faudra désormais
prendre l’argent qui reste là où il est : chez les riches profiteurs.
On
nous parle de reprise en Zunie, mais c’est encore une falsification de la réalité.
Cartepilar,
un cas très significatif puisqu’il fournit la majorité du matériel
des travaux de chantiers, et reflète donc parfaitement l’activité
économique, annonce 21% de baisse d’activité en Zunie, en particulier.
La presse, qui est complice de la dissimulation de la débâcle, a
aussi raconté que General Motor avait remboursé sa dette à
l’État zunien. En fait, General Motor a utilisé
un autre prêt de l’État dont personne ne parle pour rembourser
le prêt dont la presse parle.
Partout
en Occident, les autorités pratiquent la Méthode Coué. Elles
veulent se persuadent que la crise est finie alors qu’elle s’accentue et, du fait
qu’elle est à présent insurmontable, qu’elle annonce la fin prochaine
de l’establishment occidental criminel.