Obama surpasse Hitler avec son décret-loi sur la NDAA

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janvier 2012 - 18:46
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janvier (Nouvelle Solidarité) Le samedi 31 décembre 2011,
Barack Obama a promulgué la tristement célèbre National Defense
Authorization Act (NDAA) conférant au Président des Etats-Unis des
prérogatives anticonstitutionnelles similaires aux pleins pouvoirs donnés
à Hitler en 1933. La NDAA contient des articles permettant la détention
militaire sans limite et sans procédure judiciaire de toute personne, y
compris de citoyens américains, suspectée dêtre en relation
de près ou de loin avec des groupes terroristes ou toute organisation leur
étant liée. Dénoncée par de nombreux hauts gradés
de larmée américaine et par lUnion américaine
pour les libertés civiques, cette loi va encore plus loin que les lois
Patriot de lère Cheney-Bush et confère de véritables
pouvoirs dictatoriaux à un Président qui avait promis deffacer
les abus de ses prédécesseurs. En
même temps quil a promulgué cette loi, Obama la accompagné
dune déclaration présidentielle (« signing statement
») émettant de « sérieuses réserves sur certaines
provisions réglementant la détention, linterrogation et le
jugement de terroristes présumés ». Se référant
à la section 1021 de la NDAA, Obama affirme que « cette loi ne doit
pas être interprétée comme affectant les lois ou les autorités
existantes sur la détention de citoyens des Etats-Unis, de résidents
étrangers légaux ou de toute personne arrêtée aux Etats-Unis
». Non seulement cest ce quautorise expressément la NDAA,
mais cest ladministration Obama qui est intervenue pour sassurer
que ce soit bien le cas, alors quun groupe de législateurs mené
par le sénateur démocrate Carl Levin, président de la Commission
des services armés, avait fait supprimer ces passages. Le
texte de la NDAA a désormais force de loi et la déclaration présidentielle
ny change rien, à moins de vouloir croire à cette promesse
de ne pas y recourir. Mais alors pourquoi lavoir fait adopter puis promulguer
? Souvenons-nous que quand Adolf Hitler avait promulgué sa propre Loi de
protection du peuple et du Reich le 24 mars 1933, il avait promis au Zentrum,
le parti catholique allemand dissout en juillet, de ne pas sen servir contre
ses opposants. De
surcroît, Obama écrit dans sa déclaration que « certains
au Congrès continuent dinsister sur la restriction des options disponibles
pour nos spécialistes de lantiterrorisme et de vouloir interférer
avec les opérations mêmes qui ont assuré notre sureté
». Donc, au nom de « la sécurité et de la liberté
du peuple américain », le Président décrète,
dans la plus pure tradition de Carl Schmitt et de la doctrine dexécutif
unitaire, que son gouvernement ignorera certaines dispositions de la loi, celles
qui justement doivent assurer un minimum de sauvegardes.
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| En
voici quelques exemples :
1.
La section 1024 a été insérée par le Congrès
pour spécifier que le secrétaire à la Défense, dans
les 90 jours de lentrée en vigueur de la NDAA, soumettra un rapport
établissant les procédures « déterminant le statut
des personnes détenues en application de la Authorization for Use of Military
Force » en vigueur (la loi de 2001 promulguée par Bush). Lors du
débat au Sénat, le sénateur républicain Lindsey Graham
avait déclaré : « Je veux pouvoir dire à tous ceux
qui sont concernés, quaucune personne détenue dans une prison
américaine, quelle soit civile ou militaire, comme membre présumé
dAl Qaida, ne le sera sans examen judiciaire. Nous ne permettons pas à
la branche exécutive de prendre cette décision sans contrôle.
» Dans sa déclaration qui a force de décret-loi, Obama dit
« accorder au secrétaire à la Défense toute discrétion
pour déterminer quelles décisions de statut des prisonniers dAfghanistan
sont sujettes aux conditions de cette section de la loi » ; lexécutif
crée ainsi une exception affaiblissant le contre-pouvoir.
2. La
section 1028 de la NDAA limite la capacité à « transférer
des détenus vers un pays étranger », une pratique mise en
place par ladministration Cheney-Bush afin de délocaliser la torture
vers des prisons secrètes en Egypte, en Libye, en Syrie et en Pologne.
Pour Obama, cette limitation « entrave la capacité de lexécutif
à mener ses activités militaires, de sécurité nationale
et de relations étrangères », ainsi que sa « capacité
à agir promptement dans la conduite des négociations avec des pays
étrangers ». Obama déclare donc que son gouvernement ne sera
pas tenu de respecter la section 1028.
3. La section 1029 de la NDAA requiert
que « le Procureur des Etats-Unis consulte le directeur du renseignement
national et le secrétaire à la Défense avant de déposer
des charges criminelles ou de mettre en accusation certains individus ».
Dans son décret-loi, Obama écrit que cela diminuerait « lintégrité
et lindépendance du ministère de la Justice » et quen
conséquence, son gouvernement ne sy soumettra pas. |
Il
est on ne peut plus clair, pour ceux qui nont pas voulu voir la réalité
en face jusquici, que le syndrome narcissique aigu de Barack Obama en fait
un dictateur en puissance. Alors quil avait attaqué tous les errements
légaux de ladministration Bush-Cheney et quil sétait
engagé lors de sa campagne électorale à les réparer,
il est désormais plus fasciste que les fascistes, déterminé
à utiliser le pouvoir de la Maison Blanche et de larmée des
Etats-Unis pour assouvir ses illusions de puissance et compenser ses frustrations
intérieures par des conflits militaires à lextérieur.
Tel est le rôle quil joue pour le compte de lempire financier
de la City et Wall Street, pour qui la guerre est désormais le seul moyen
déviter la faillite.
Voir aussi :  |
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