Mensonges et vérités sur la Syrie

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d'une extrême gravité qu'ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s'interrogent sur le bien-fondé d'une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l'appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l'ampleur de la propagande de l'OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l'état de la guerre médiatique.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)





Formé à Paris sous l'égide de la France, le Conseil national syrien entend renverser le régime du président Bachar el-Assad. Il est présidé par Burhan Ghalioun, professeur de sociologie à l'université de la Sorbonne (ici avec Alain Juppé, le 23 novembre 2011).

En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir aucun point commun. À la fin, il s’agissait de deux histoires radicalement différentes. Nous n’avions aucun moyen de savoir qui mentait et si l’une des deux sources disait vrai. Nos lecteurs avaient l’impression de devenir schizophrènes, d’autant que les médias ouest-européens ne relayaient que la version de l’OTAN et que, par conséquent, nos lecteurs n’étaient confrontés aux deux versions parallèles qu’en nous lisant. Nous avons continué cet exercice de style durant les trois mois de combats. Lorsque les armes se sont tues et que des confrères et des amis ont pu se rendre sur place, ils ont constaté avec stupeur qu’il n’y avait pas eu « de la propagande des deux côtés ». Non : la version de l’OTAN était entièrement fausse, tandis que celle des journalistes locaux était entièrement vraie. Dans les mois qui suivirent, des rapports parlementaires dans plusieurs États membres de l’Alliance établirent les faits. Plusieurs ouvrages parurent sur la méthode mise au point par le conseiller en communication de Tony Blair qui permit à l’OTAN de manipuler la totalité de la presse occidentale : le « story telling ». Il est possible d’intoxiquer la totalité des journalistes occidentaux et de leur masquer les faits, si on leur raconte un conte pour enfants, à la condition de ne jamais interrompre la narration, de la charger de références réveillant de lointaines émotions, et de lui conserver sa cohérence.

Je n’avais pas eu le réflexe de courir en Serbie avant la guerre et je n’ai pas pu le faire lorsque les armes parlèrent. Par contre, ami lecteur, je suis aujourd’hui en Syrie où j'ai pris le temps d'enquêter et où j’écris cet article. C’est en pleine connaissance de cause que je peux affirmer que la propagande de l’OTAN est aujourd’hui en action à propos de la Syrie comme elle le fut à propos de la Serbie.

L’Alliance a commencé à raconter une histoire déconnectée de la réalité, dont le but est de justifier une « intervention militaire humanitaire », selon l’oxymore blairien. Le parallèle s'arrête là : Slobodan Milosevic était un criminel de guerre que l'on cherchait à présenter comme un criminel contre l'humanité pour pouvoir dépecer son pays ; Bachar el-Assad est un résistant à l'impérialisme et au sionisme qui a soutenu le Hezbollah lorsque le Liban était attaqué et soutient le Hamas et le Jihad islamique dans leur quête pour la libération de la patrie palestinienne.

Quatre mensonges de l'OTAN

 1. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, des manifestations de masse auraient lieu depuis huit mois en Syrie pour réclamer plus de libertés et le départ du président Bachar el-Assad.

C’est faux. Il y a bien eu, dans quelques villes des manifestations contre le président Bachar el-Assad à l’appel de prédicateurs saoudiens et égyptiens s’exprimant sur Al-Jazeera, mais elles n’ont rassemblé au total, au grand maximum, que 100 000 personnes. Elles ne réclamaient pas plus de libertés, mais l’instauration d’un régime islamique. Elles exigeaient le départ du président el-Assad, non pas à cause de sa politique, mais parce que ces manifestants se réclament d’un courant sectaire du sunnisme, le takfirisme, et accusent Bachar el-Assad d’être un hérétique (il est alaouite) usurpant le pouvoir dans un pays musulman qui, selon eux, ne peut être gouverné légitimement que par un sunnite de leur école théologique.

 2. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le « régime » aurait répondu en dispersant les foules par des tirs à balles réelles, faisant au moins 3 500 morts depuis le début de l’année.

C’est faux. D’abord, il ne peut pas y avoir de répression de manifestations qui n'ont pas existé. Ensuite, dès le début des événements, les autorités ont compris que l’on cherchait à provoquer des affrontements confessionnels dans un pays où la laïcité est la colonne vertébrale de l’État depuis le VIIIe siècle. Le président Bachar el-Assad a donc interdit aux forces de sécurité, polices et armée, de faire usage d’armes à feu dans toute circonstance où des civils pourraient être blessés. Il s’agit d’empêcher que des blessés, voire des morts, de telle ou telle confession, soient instrumentés pour justifier une guerre de religion. Cette interdiction est respectée par les forces de sécurité au péril de leur vie, comme nous le verrons plus loin. Quant aux morts, ils sont moitié moins nombreux. La plupart ne sont pas des civils, mais des soldats et des policiers, ainsi que j'ai pu le constater en visitant des hôpitaux et morgues civils et militaires.

3. Après que nous ayons réussi à briser le mur du silence et à obtenir que de grands médias occidentaux rapportent la présence en Syrie d’escadrons de la mort venus de l’étranger, tendant des embuscades contre l’armée, et assassinant des civils au cœur des villes, l’OTAN et ses alliés du Golfe ont communiqué sur la présence d’une armée de déserteurs. Selon eux, des militaires (mais pas de policiers) qui auraient reçu l’ordre de tirer sur la foule se seraient rebellés. Ils auraient pris le maquis et constitué l’Armée syrienne libre, déjà forte de 1 500 hommes.

C’est faux. Les déserteurs ne sont que quelques dizaines, ayant fui en Turquie où ils sont encadrés par un officier du clan Rifaat el-Assad/Abdel Hakim Khaddam publiquement lié à la CIA. Il y a par contre de plus en plus d’insoumis, de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire, souvent plus sous la pression de leur famille que par décision personnelle. En effet, les militaires qui se trouvent pris dans une embuscade n’ont pas le droit de faire usage de leurs armes à feu pour se défendre si des civils se trouvent sur les lieux. Ils doivent donc faire le sacrifice de leur vie s’ils ne parviennent pas à fuir.

 4. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le cycle révolution/répression aurait laissé la place à un début de « guerre civile ». 1,5 million de Syriens, pris au piège, souffriraient de la faim. Il conviendrait donc d’organiser des « couloirs humanitaires » pour acheminer une aide alimentaire et permettre aux civils qui le souhaitent de fuir les zones de combat.

C’est faux. Au regard du nombre et de la cruauté des attaques par les escadrons de la mort venus de l’étranger, les déplacements de population sont peu nombreux. La Syrie est autosuffisante en matière agricole et la production n’a pas baissé de manière significative. Par contre, la plupart des embuscades ayant lieu sur les grands axes routiers, ceux-ci sont fréquemment interrompus. En outre, lorsque des attaques ont lieu au centre des villes, les commerçants ferment immédiatement leurs boutiques. Il en résulte de graves problèmes de distribution, y compris en matière d’alimentation. Le fond du problème est ailleurs : les sanctions économiques ont provoqué un désastre. Alors que la Syrie avait au cours de la décennie une croissance de l’ordre de 5 % par an, elle ne peut plus vendre ses hydrocarbures en Europe occidentale tandis que son industrie touristique est sinistrée. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et leurs revenus. Ils font des économies sur tout. Le gouvernement les prend en charge et procède à des distributions gratuites de mazout (pour le chauffage) et de nourriture. Dans ces conditions, il conviendrait plutôt de dire que si le gouvernement el-Assad n’intervenait pas, 1,5 million de Syriens souffriraient de malnutrition du fait des sanctions occidentales.

En définitive, alors que nous n’en sommes qu'au stade de la guerre non conventionnelle, avec l’envoi de mercenaires et de forces spéciales pour déstabiliser le pays, la narration par l’OTAN et ses alliés du Golfe s’est déjà considérablement éloignée de la réalité. Ce fossé va se creuser de plus en plus.

Pour ce qui vous concerne, ami lecteur, vous n’avez aucune raison de me croire plus que l’OTAN, n’étant pas vous-même sur place. Vous avez cependant plusieurs éléments qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.



Bernard-Henry Lévy,
qui se flatte d'avoir embarqué la France dans la guerre de Libye
dans l'intérêt d'Israël,
annonce dans « Le Parisien » qu'il a une liste de cibles.

Quatre évidences soigneusement cachées par l'OTAN

 1. On pourrait croire que les imputations sur la prétendue répression et sur le nombre de victimes ont été soigneusement vérifiées. Pas du tout. Elles ne proviennent que d’une seule et même source : l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, basé à Londres, dont les responsables requièrent l’anonymat. Que valent des accusations de cette gravité si elles ne sont pas recoupées et pourquoi des institutions comme le Haut-Commissariat des Droits de l’homme de l’ONU les reprennent-elles sans les vérifier ?

 2. La Russie et la Chine ont opposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à une intervention militaire internationale. Les responsables politiques de l’OTAN nous expliquent, désolés, que les Russes protègent leur base navale militaire de Tartous et que les Chinois feraient n’importe quoi pour racler quelques barils de pétrole. Devons-nous accepter l’idée manichéenne que Washington, Londres et Paris sont guidés par de bons sentiments tandis que Moscou et Pékin seraient essentiellement égoïstes et insensibles au martyre d’un peuple ? Comment ne pas remarquer que la Russie et la Chine ont bien moins d’intérêt à défendre la Syrie que les Occidentaux n’en ont à la détruire ?

 3. Il y a une certaine étrangeté à observer la coalition des États soi-disant bien intentionnés. Comment ne pas remarquer que les deux principaux contributeurs de la Ligue arabe et promoteurs de la « démocratisation » de la Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont des dictatures vassales des États-Unis et du Royaume-Uni ? Comment ne pas se demander si les Occidentaux —qui viennent de détruire successivement l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tuant plus de 1,2 million de personnes en dix ans et montrant le peu de cas qu’ils font de la vie humaine— sont bien crédibles en brandissant l’étendard humanitaire ?

 4. Surtout, pour ne pas se laisser manipuler à propos des événements en Syrie, il convient de les replacer dans leur contexte. Pour l’OTAN et ses alliés du Golfe —dont les armées ont envahi le Yémen et le Bahrein pour y écraser les manifestations dans le sang—, la « révolution syrienne » est le prolongement du « printemps arabe » : les peuples de la région aspirent à la démocratie de marché et au confort de l’American Way of Life. Au contraire, pour les Russes et les Chinois, comme pour les Vénézuéliens ou les Sud-Africains, les événements de Syrie sont la continuation du « remodelage du Moyen-Orient élargi » annoncé par Washington qui a déjà fait 1,2 million de morts et que toute personne soucieuse de la vie humaine se doit d’arrêter. Ils se souviennent que le 15 septembre 2001, le président George W. Bush programma sept guerres. La préparation de l'attaque de la Syrie débuta officiellement le 12 décembre 2003 avec le vote du Syrian Accountability Act dans la foulée de la chute de Bagdad. Depuis ce jour, le président des États-Unis —aujourd'hui Barack Obama— a pour ordre du Congrès d'attaquer la Syrie et est dispensé de venir devant les assemblées pour ouvrir le feu. Dès lors, la question n'est pas de savoir si l'OTAN a trouvé une divine justification pour entrer en guerre, mais si la Syrie trouvera un moyen de se sortir de cette situation comme elle est parvenue à échapper à toutes les accusations diffamatoires et à tous les pièges précédents, tel que l'assassinat de Rafik Hariri ou le raid israélien contre une imaginaire centrale nucléaire militaire.

Des médias mainstream occidentaux témoignent

Au terme de cet article, je voudrais vous indiquer, ami lecteur, que le Réseau Voltaire a facilité un voyage de presse organisé à l’initiative du Centre catholique d’information des chrétiens d’Orient, dans le cadre de l’ouverture aux médias occidentaux annoncée par le président el-Assad à la Ligue arabe. Nous avons aidé des journalistes mainstream à voyager dans les zones de combat. Nos collègues ont d’abord mal vécu notre présence à leurs côtés, à la fois parce qu’ils avaient un a priori négatif à notre égard et parce qu’ils pensaient que nous cherchions à leur bourrer le crâne. Par la suite, ils ont pu constater que nous sommes des gens normaux et que le fait de choisir notre camp ne nous a pas fait renoncer à notre esprit critique. En définitive, bien qu’ils soient intimement persuadés de la bienveillance de l’OTAN et ne partagent pas notre engagement anti-impérialiste, ils ont vu et entendu la réalité. Avec honnêteté, ils ont restitué dans leurs reportages l’action des bandes armées qui terrorisent le pays. Certes, ils se sont abstenus de contredire ouvertement la version atlantique et ont essayé de concilier ce qu’ils avaient vu et entendu avec elle, ce qui les a parfois conduits à des contorsions autour du concept de « guerre civile » opposant l’armée syrienne à des mercenaires étrangers. Quoi qu’il en soit, les reportages de la Radio Télévision Belge (RTBF) ou de La Libre Belgique, pour ne citer qu’eux, montrent que, depuis huit mois, l’OTAN masque l’action des escadrons de la mort et impute mensongèrement leurs crimes aux autorités syriennes.
























Samar Yazbek, une intellectuelle alaouite contre Bachar Al Assad
















Le regard de la vérité ! ASMA.









Guerres Américano Sionistes



Après la guerre en Libye les démarches de coopération renforcée au sein de l’OTAN des laquais des Américano Sionistes à Paris à et Londres en disent long sur leurs plans guerriers : une possible intervention en Syrie et par extension au Liban et en Iran. Les terroristes de l’ "Armée Syrienne Libre" sont entraînés en Turquie et au Liban par des forces spéciales françaises. Des volontaires du CNT pour aider le CNS sont prêts à s’infiltrer en Syrie via un « corridor humanitaire » à la Juppé.



Renforcement De La Coopération Militaire France Grande Bretagne
Au Service Des Guerres Américano Sionistes


Vendredi prochain doit se tenir une rencontre franco britannique présidée par Cameron et Sarkozy au cours de laquelle sera discuté le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays dans le but notamment d’accroître leur influence au sein de l’OTAN sous domination américaine. Les deux pays envisagent de proposer le renforcement du droit de vote au sein de l’Organisation pour les plus grandes puissances et vont étudier un projet de développement conjoint de fabrication de drones. Lors de la guerre contre la Libye les interventions aériennes (avions d’attaques et hélicoptères) franco britanniques étaient tributaires des interventions de drones américains pour le ciblage.

Lors de ce sommet vont se retrouver également BAE Systems basée à Londres et Dassault Aviation basée à Paris qui développent déjà conjointement le drone Male.

Les discussions porteront également sur la proposition de l’américano sioniste Alain Juppé de créer un « corridor humanitaire » de Turquie en Syrie autrement dit d’officialiser les livraisons d’armes aux groupes terroristes qui tuent civils et militaires en Syrie mais aussi de faire passer des forces spéciales françaises anglaises et autres - volontaires du CNT par exemple - sous couvert de « personnel humanitaire » comme cela s’est fait en Libye.

Le CNT libyen a proposé au CNS lors d’une réunion secrète en Turquie à Istanbul vendredi en présence de responsables turcs de lui fournir armes et volontaires mercenaires et autres jihadistes ainsi qu’une aide financière pour combattre le gouvernement d’Assad. Ce « corridor humanitaire » à la Juppé serait donc le bienvenu de même qu’une « zone tampon » créée sur la frontière turco syrienne pour accroître les opérations militaires surtout contre les militaires syriens pour faire croire à une rebellion au sein de l’armée syrienne. Selon le Daily Telegraph britannique qui cite des sources libyennes :

« il y a quelque chose de planifier pour envoyer des armes et même des combattants libyens en Syrie … il y a une intervention militaire de prévue d’ici quelques semaines vous verrez ».

The Telegraph a aussi appris que des discussions préliminaires sur des approvisionnements en armes avaient eu lieu quand des membres du CNS se sont rendus en Libye au début du mois….

« …Les Libyens offrent argent, entraînement et armes au CNS « selon un militant des droits de l’homme, Wisam Taris.

Pour l’instant d’importantes quantités d’armes n’ont pas été envoyées en Syrie à cause de problèmes de logistiques mais si une « zone tampon « à l’intérieur de la Syrie contrôlée par La Ligue Arabe est créée ou un « corridor humanitaire » comme le propose Juppé est établi, alors c’est un véritable tsunami d’armes pour l’opposition qui va avoir lieu.

Toujours selon the Telegraph une source à Misrata a évoqué le transfert d’armes vers la Syrie : des trafiquants d’armes sont été pris entrain de vendre de petites quantités d’armes à des acheteurs syriens à Misrata. Ce ne sont pas les armes qui manquent en Libye la plupart dérobées des vastes entrepôts de Kadhafi ( Kalashnikof dernier modèle, missiles et même des tanks).

The Telegraph rapporte également que selon Hameda al-Mageri du Comité Militaire de Tripoli : «il y a des centaines de personnes qui veulent aller combattre en Syrie ou aider d’une façon ou d’une autre comme ils peuvent. »

Actuellement les médias propagandistes occidentaux et arabes ( Al Jazeera et Al Arabia) n’évoquent plus en Syrie de « manifestations pacifiques » mais des opérations de « déserteurs » de l’armée syrienne contre des militaires. Ces opérations terriblement meurtrières menées par des spécialistes - des forces spéciales des Américano sionistes et leurs laquais - visent à déstabiliser l’armée syrienne qui jusque là est restée soudée derrière Assad.

La guerre médiatique lancée en même temps que ces opérations meurtrières contre des soldats syriens vise comme cela a été le cas en Libye à « retourner » le plus possible de militaires syriens. Mais l’armée syrienne ce n’est pas l’armée libyenne. Les postes clés sont tenus par des fidèles parmi les fidèles à Assad.

Cette campagne vise aussi l’opinion publique occidentale pour lui faire accepter - tout comme la diabolisation d’Assad les histoires inventées de tueries et torture soit disant commises par ses forces de l’ordre - une intervention militaire « humanitaire » en Syrie.

Des forces spéciales françaises entraînent les terroristes de « L’Armée Syrienne Libre ».

Selon le quotidien turc Milliyet cité par l’agence iranienne IRNA la France de Sarkozy a envoyé des militaires en Turquie et au Liban pour entraîner cette « Armée Syrienne Libre ». Selon l’article, Les autorités françaises britanniques et turques « se sont mises d’accord pour envoyer des armes en Syrie ».





Selon ce quotidien ils ont prévenu les Américains qu’ils entraînaient et armaient l’opposition syrienne.

Selon Milliyet un groupe armé d’opposants à Assad se trouve actuellement stationné dans la province turque d’Hatay prés de la frontière avec la Syrie. Des informations ont circulé auparavant révélant que des agents du renseignement français avaient pris contact avec des opposants syriens basés dans la ville de Tripoli au nord du Liban pour déstabiliser la Syrie. Sarkozy et Saad Hariri sont de mèche contre la Syrie et l’aide apportée aux opposants à Assad vient principalement d’Hariri et ses complices libanais. Hariri de plus agit pour le compte de l’Arabie Saoudite.

La Turquie qui cherche à créer une zone tampon le long de la frontière avec la Syrie pourrait comme l’a déjà suggéré le président turc Abdullah Gul utiliser le prétexte de sa lutte contre le PKK pour envahir le territoire syrien.

Récemment l’armée turque a mené des opérations contre des éléments du PKK stationnés en Irak en pénétrant en profondeur sur le territoire irakien.

Le gouvernement syrien d’Assad déterminé à se défendre des ingérences étrangères.

Selon Press TV qui cite des sources turques la Syrie a orienté ses systèmes de défense missiles anti missiles russes S.300 (réputé très performants) en direction de la Turquie.

Les missiles S 300 ont été déployés dans les régions syriennes de Kamisili et Ayn Diwar selon le correspondant de Press TV à Ankara. Ces deux régions sont proches à la fois de la frontière avec la Turquie et l’Irak.

Le Qatar est très actif dans les préparatifs de guerre contre la Syrie. Le premier ministre qatari Sheikh Hamad bin Jassem al-Thani était à Londres récemment où il a rencontré son homologue britannique David Cameron pour s’entretenir de la prochaine décision qui sera prise par la Ligue Arabe ce Dimanche concernant la Syrie le gouvernement d’Assad n’ayant pas répondu à leur ultimatum. Il est clair que la LA sous domination des pays du Golfe le Qatar en tête coordonne ses décisions avec les deux principaux faiseurs de guerre : Cameron et Sarkozy.

La LA doit se rencontrer demain pour éventuellement décider de sanctions contra la Syrie : suspension des vols commerciaux à destination de la Syrie, arrêter toute transaction avec la Banque Centrale syrienne et gel des comptes en banque du gouvernement syrien. Mais ces mesures ne font pas l’unanimité au sein de la Ligue le Liban les a rejetées l’Irak a émis de sérieuses réserves disant que cela n’était pas possible compte tenu du fait que la Syrie accueille de nombreux réfugié s irakiens de même que la Jordanie -dont le roi a pourtant appelé Assad à partir- se montre très réticente.

Mais le Qatar qui impose son dictat américano sioniste à la LA pourrait comme pour la décision sur la suspension de la Syrie de la LA passer outre. Ce sont actuellement les pays les plus réactionnaires les dictatures monarchiques du Golfe Qatar en tête qui imposent leurs décisions à la LA.

Le « grand démocrate » fils du légionnaire hongrois Sarkozy semble tout à fait à l’aise avec ces dictatures monarchiques tout en diabolisant Assad comme il a diabolisé et décidé du lynchage de Kadhafi en Libye.

Car l’ordre de lyncher Kadhafi est venu de Paris (avec le feu vert de Washington bien sûr). Comme un chef mafieux Sarkozy a éliminé celui qui en savait trop sur ses magouilles pour financer sa campagne électorale de 2007.

Informations complémentaires

Le ministre des affaires étrangères jordanien, Nasser Judeh, vient de révéler publiquement que 100 policiers et soldats syriens avaient fait défection depuis le début des émeutes soit sur une période de 8 mois. Les soldats déserteurs sont pratiquement tous des conscrits. On est loin des vagues de désertions annoncées par l"'Armée Syrienne Libre" même si le gros des déserteurs se réfugient en Turquie plutôt qu'en Jordanie la Turquie ayant décidé de participer à la fois politiquement via le CNS et militairement en armant cette "Armée" au renversement du gouvernement de Bashar al Assad. L'"aveu" jordanien pourrait aussi être une mesure pour prévenir toute action clandestine de représailles de la part du gouvernement syrien suite à l'assassinat récent de plusieurs pilotes syriens revendiquée par les "déserteurs" mais très certainement menées par les escadrons de la mort de la CIA/MOSSAD/M16 et agents français infiltrés.

Le gouvernement turc actuel d'Erdogan risque non seulement de s'aliéner la Syrie mais également l'Iran et même la Russie qui voient d'un trés mauvais oeil l'installation d'un système antimissiles américain en Turquie. La Turquie qui importe 70% de son pétrole d'Iran et de Russie pourrait très vite en pâtir même si l'Arabie Saoudite- qui agit en coulisses sur les Turcs majoritairement Sunnites- décidait de pourvoir en partie à son approvisionnement.

Une nouvelle fois la Turquie d'Erdogan a misé sur le mauvais cheval en servant les intérêts américano sionistes dans la région. Si Erdogan s'imagine que les US et les Sionistes lui en seront gré il se trompe le tour de la Turquie viendra le moment venu, les Américano Sionistes forgent des alliances de circonstance exclusivement selon leurs propres intérêts puis se retournent contre ceux qui les ont servi.

En attendant la réputation de la Turquie dans le monde arabe aura été ternie, perçue par la rue arabe comme le collabo des Américano Sionistes et leurs laquais européens dont Sarkozy le premier à refuser l'adhésion de la Turquie à l'UE.

Le ministre des affaires étrangères syrien a envoyé un message à la LA demandant des éclaircissements sur des points essentiels du dictat de la LA sur l'envoi d'observateurs en Syrie.

Lire ce message

Réaction du gouvernement syrien aux sanctions de la LA

Sur l'aide militaire de la France aux opposants syriens article du Figaro-Dassault marchand d'armes




Samedi 26 Novembre 2011


Mireille Delamarre