Le Mur comme péché par excellence



Notre monde est cerné de murs depuis la nuit des Temps,
notre corps, notre âme, notre esprit
le sont aussi...
Et derrière eux, nous bêlons...

Si le point zéro est l'immonde mur de la Honte en Palestine, aujourd'hui,



voyons sur un thermomètre des temps ce qu'il en est pour les autres :






-7. Le Mur Blanc de Memphis, l'unique mur anti-mur, érigé en -3000




(Ensuite, rien que des vrais murs, bien durs, bien denses, fort hauts et toujours en une sorte de mur des lamentations :)

-6. Les Longs murs d'Athènes contre Sparte en -425

-5. Grande Muraille de Chine en - 320



-4. Gamala hébreux en 66

-3. Grande Muraille Romaine contre les envahisseurs "barbares"

-2. Mur d'Adrien en 122

-1. Mur de Berlin et Rideau de Fer

0. L'immonde mur de la Honte en Palestine.


1. Le mur érigé par l’Egypte entre Gaza et l’Egypte après le départ des Israéliens de Gaza, le ministre des Affaires étrangères egyptien, Ahmed Aboul Gheit, ayant déclaré : « Quiconque veut ériger une barrière de sécurité dans son pays est libre de le faire »

2. le mur entre le Mexique et les Etats-Unis, une barrière contre des millions de Mexicains illégaux qui veulent pénétrer au pays d’Oncle Sam et trouver une réponse à leur misère.

3. "La grande muraille du Maroc" connue sous le nom de "ceinture de sécurité", est un mur de défense, long de 2.720 kilomètres, érigé par le Maroc dans le Sahara marocain dans le but de protéger ses territoires et sa population contre les invasions hostiles du Front Polisario.

4. La Corée du Sud se protège de la Corée du Nord par une barrière.

5. L’Inde aussi, a construit une barrière de 3.300 kilomètres afin de marquer sa séparation du Pakistan voisin, qui la conteste.

6. Le Botswana construit des barrières électrifiées à sa frontière avec le Zimbabwe, officiellement pour empêcher les animaux de ferme contaminés d’entrer dans le pays ; elles servent surtout à empêcher ceux qui fuient les troubles d’arriver au Botswana.

7. L’Arabie Saoudite en construit un, en béton, avec caméras de surveillance. Un projet d’un peu plus d’un demi-millilard d’euros sur la frontière poreuse avec le Yemen, afin d’empêcher les infiltrations. Ce qui provoque la colère de plusieurs tribus locales qui affirment que la construction lèse le territoire yéménite de près de sept kilomètres.

8. L’Arabie Saoudite met également en place une barrière une barrière ultra-moderne sur les 900 kilomètres de frontière commune avec l’Irak.

9. Mur turc à Chypre, dont une partie du territoire (en Europe) est envahie par la Turquie (candidate à l’UE) depuis 1974.

10. La Thaïlande a annoncé en 2007 son projet d’édifier une barrière physique le long des 75 kilomètres les plus inaccessibles de sa frontière avec la Malaisie. Le but, selon Bangkok, est d’empêcher les "terroristes" de traverser les provinces agitées du sud de la Thaïlande.

11. Le Pakistan construit actuellement une barrière de 2.400 km pour être séparé de l’Afghanistan.

12. L’Ouzbékistan a érigé une clôture le long de sa frontière avec le Tadjikistan.

13. Les Emirats arabes unis sont en train de mettre une place une barrière sur leur frontière avec Oman.

14. Le Koweït renforce le mur de 215 km le long de sa frontière avec l’Irak.

15. L’Espagne de Javier Solana a érigé une barrière électrifiée gardée par des soldats, aux enclaves de Ceuta et Melilla à la frontière du Maroc. Elle fait rempart aux travailleurs illégaux (pas des kamikazes), qui, par centaines, tentent d’entrer en Espagne.




Sans oublier les murs
qui sont dans nos têtes avec :


1. La Bible, le Talmud..., la Torah... etc.

2. Les Evangiles et les actes des Apôtres, les Bulles et encycliques... etc.

3. Le Coran

4. Les Védas, Smritis et Upanishads... etc.

5. Le Grand Livre des Sikhs, Adi Granth...

6. Le Tao/Dao des jardiniers de la pensée...

7. Les Quatre nobles vérités du Bouddha et du Figuier à Cinq Branches...


Quand ce ne sont pas des idéologies
elles-mêmes complètement emmurées


comme le Capitalisme ou le Libéralisme
ou comme le marxisme d'Etat..., son inverse, mais sur une commune "réalité" bien acceptée, non renversée.




Ou encore : comme les thèses de Theodor Herzl, d'une part
ou celles de Mein Kampf, d'autre part...
De gigantesques et grotesques murs...

En attendant ceux de DEMAIN,
toujours plus MONSTRUEUX...


dont le premier prémice est le 11/9 :



Prémices pour un avenir dinosaurien tracé et construit par l'Oligarchie et nos Saigneurs d'hier et d'aujourd'hui :
Larry Summers, Tim Geithner, Morgan, Warburg, Margaret Chan, David Rockfeller and co, David de Rotschild and co, Chemouel Mohilever, Shimon Pérès, Ira Silverstein, Barack Obama, Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, Paul Wolfowitz, Richard Perle,
Donald Rumsfeld, Ben Bernanke, Bush I, Bush II, Bush III, la reine Beatrix, le prince Albert II, la reine d'Angleterre, Hayim Weizmann, David Gruen Ben-Gourion, Asher Hersh Ginsberg, Ariel Sharon, Benyamin Netanyahou, Ehud Olmert, Ehud Barak, Yitzhak Rabin,
Menahem Begin, Golda Meir, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Gordon Brown, Tony Blair , Aznar, Bernard Kouchner,
Dominique Strauss-Kahn, Serge Dassault..., Berlusconi, Gorbatchef, Poutine, Hosni Moubarak, Prince Philips, Gordon Brown, Wen Jiabao, ... ................................................................................. et leur suite :





Mais... le MUR est insinueux, il est comme le Serpent... :


1. Il est dans la Science qui a pris d'assaut : l'autel de toutes les églises et de tous les temples,
jetant aux rebuts tout ce qui la contredit,
cette Science en forme d'énorme fragment limité entre Newton et Einstein... qui, lui, d'ailleurs, ne fit que piller Henri Poincaré...
Mais ça ne change rien au MUR !

2. Il est dans la médecine du forceps, celle de la chimie massive, toute allopathique et pasteurienne et vaccinatoire.

3. Il est dans l'alimentation entièrement fixée sur les normes du Bataillon de Joinville...

Et la liste pourrait être longue..., très longue, tant le MUR fait le tour de notre Espace ! De notre Temps !
Il est fait d'état-civil, de cartes d'identités, de passe-ports, d'autorisations, d'élections, de concours, de sélections, de permis, de contrôles,
de péages, d'octrois, de douanes, de taxes, d'impôts, de droits payants,
de magistrats, de polices, de juges, d'inspecteurs et d'inspections, de pointages, d'expertises, de vérifications,
d'amendes, de condamnations, de sentences, d'interdits, d'excommunications, de sanctions, de censures, de verrouillages, de blocages,
de conseils de discipline,
de blâmes, d'anathèmes, de flagellations, de décapitations...
...................................................................................................




Et nous nous levons, nous,
"philosophes du Marteau",



sans faucille...,
sans seringue...,
afin de casser les murs, tous les murs,
même les murs humains :





Et voici au pied du mur :
































Allons-nous tous finir emmurés ?



Catherine Portevin
Mercredi 21 Avril 2010


Allons-nous tous finir emmurés ?




Vingt ans après la chute du mur de Berlin, 18 000 kilomètres de nouveaux remparts vont bétonner les frontières partout sur la planète. Mesure de protection ou dangereux désir d’exclusion ? En lien ci-dessous, un entretien que nous avons publié récemment avec l’anthropologue Michel Agier, spécialiste des questions de migration.
Une nuit d’automne, le 9 novembre 1989, un mur est tombé dans la liesse. LE Mur. Erigé au centre de Berlin une nuit d’été, le 12 août 1961, par le gouvernement prosoviétique de la République démocratique allemande pour empêcher le passage à l’Ouest de la population, ce « mur de la honte » n’était pas seulement berlinois : il figurait aussi la division de l’Allemagne et de l’Europe décidée par les Alliés à la sortie de la guerre et, surtout, il incarnait violemment, concrètement - en béton armé, barbelés, miradors, vopos, kalachnikovs, morts et fusillés - le « rideau de fer » qui séparait le monde en deux blocs étanches.
La chute du Mur fut donc filmée, commentée, vécue comme la victoire sans partage du « monde libre » sur le communisme soviétique, bien que celui-ci ne se soit disloqué que deux ans plus tard : le 25 décembre 1991, Mikhaïl Gorbatchev démissionnait de la tête de l’URSS, qui cessait officiellement d’exister. Voici l’événement décisif qui a bouleversé l’histoire.
Il restera malgré tout par l’image de ce mur ouvert, annonçant une ère radicalement nouvelle. On croyait alors à l’avènement d’un monde pacifié et sans frontières : économie globalisée, libre circulation des biens et des personnes, extension d’une Union européenne sublimant les Etats-nations. Vingt ans plus tard, la planète n’a jamais été hérissée d’autant de barrières infranchissables. Partout, d’autres murs se sont dressés pour non seulement signifier des limites - identitaires, territoriales, sociales, politiques -, mais encore et toujours séparer le monde en deux, entre « eux » et « nous ».
Dans un livre de 2007 (éd. Perrin, 252 p., 19 €), le géographe et diplomate Michel Foucher (1) analysait déjà cette « obsession des frontières » qui est devenue l’apanage du monde post-guerre froide : « Depuis 1991, écrivait-il alors, plus de 26 000 kilomètres de nouvelles frontières internationales ont été institués, 24 000 autres ont fait l’objet d’accords de délimitation et de démarcation, et si les programmes annoncés de murs, clôtures et barrières métalliques ou électroniques étaient menés à terme ils s’étireraient sur plus de 18 000 kilomètres. Jamais il n’a été autant négocié, délimité, démarqué, caractérisé, équipé, surveillé, patrouillé. » « Je soutiens que le monde, pour être viable, a besoin de frontières », ajoute-t-il. Mais pourquoi faut-il des remparts fortifiés, destinés à « rendre l’autre invisible » ? « On ne veut pas se voir, on ne veut plus les voir chez nous. »
Entre les Etats-Unis et le Mexique, Israël et la Cisjordanie, la Chine et la Corée du Nord, le Botswana et le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, l’Arabie saoudite et le Yémen, l’Inde et le Pakistan, le Bangladesh et la Birmanie, englobant le Cachemire d’une solide ligne de contrôle, l’Ouzbékistan et le Kirghizistan, l’Union européenne et l’Afrique du Nord dans les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla sur la côte marocaine... partout, des murs bétonnent les frontières. Le marché est d’ailleurs prodigieusement juteux pour les entreprises qui se partagent construction, électrification, équipement technologique de ces barrières (notamment Elbit, l’entreprise israélienne chargée du mur de Cisjordanie, qui a décroché avec Boeing le contrat pour celui du Mexique). A cette liste, non close, il faudrait ajouter, souligne la politologue américaine Wendy Brown, les « murs dans les murs » qui fleurissent dans les villes des Etats-Unis, d’Afrique du Sud et d’ailleurs, cloisons étanches entre quartiers riches et pauvres, nationaux et immigrés. Fait remarquable : beaucoup de ces frontières murées résultent d’une décision unilatérale et non négociée, prise avec le soutien de leurs électeurs par des Etats démocratiques et développés à l’encontre de voisins indésirables (immigrants, terroristes, réfugiés politiques, pauvres, ou seulement étrangers, à mon identité nationale, à ma religion, à ma culture). Ces remparts de protection interdisent d’entrer, alors que celui de Berlin empêchait de sortir.
“Les murs ne sont pas construits
pour protéger, mais pour projeter
une image de protection.”




C’est ce que Wendy Brown appelle « la démocratie emmurée » dans un ouvrage qui fera date (Murs, Les murs-frontières et le déclin de la souveraineté des Etats, éd. Les Prairies ordinaires, en librairie le 15 novembre). Interrogée pour notre hors-série Télérama horizons : Le mur de Berlin, 20 ans après (en kiosques jusqu’au 2 décembre), elle voit dans cette « vogue des murs » le signe paradoxal du déclin de la souveraineté des Etats, qui concerne tous les Etats-nations de la planète, riches ou pauvres : « [Les murs] renvoient aux qualités des remparts médiévaux [...]. Tout cela au moment où la globalisation et les menaces miniaturisées érodent la puissance souveraine. Les murs ne sont donc pas construits pour protéger, mais pour projeter une image de protection. » Ce « désir de murs » serait, en d’autres termes, la maladie de l’individu perdu dans la globalisation, à la recherche d’horizons, de limites et de sécurité. Recherche bien légitime mais qui peut être vite récupérée, comme l’est la peur, pour désigner le coupable. La montée de la xénophobie est ainsi, selon Wendy Brown, le pendant du brassage des cultures et des populations qui se développe de fait, grâce notamment à Internet, à l’échelle planétaire. De la chute du Mur au désir de murs, c’est dire si les aspirations d’il y a vingt ans sont loin...
Ne contrôlant en réalité plus grand-chose dans une économie mondialisée, les chefs d’Etat sont tentés d’afficher leur efficacité par ces murs antimigratoires. Et pourtant, ils sa­vent que jamais un mur n’a empêché les mouvements. Les armes biochimiques ou les épidémies, dangers réels qui menacent les Etats, ignorent les frontières, fussent-elles de béton armé. Quant aux flux des hommes, les barrières fermées les rendent seulement plus violents, plus dangereux, plus criminogènes. L’on sait déjà que l’existence de la palissade Mexique/Etats-Unis a intensifié le trafic des drogues et des migrants, alors que sa construction (comme en Israël) continue de coûter des sommes astronomiques.
“85 % des demandes d’asile
étaient acceptées en 1990,
85 % sont refusées depuis
le milieu des années 2000.”

« L’Europe de l’après-guerre froide, diagnostique l’anthropologue Michel Agier, trace ses limites en créant de la violence sur ses marges. » Depuis plusieurs années, il s’intéresse aux réfugiés (2), ce qui l’a d’abord mené loin, en Afrique, en Amérique du Sud, au Moyen-Orient... et aujour­d’hui à nos portes, à Patras en Grèce, l’un des points d’entrée dans l’espace Schengen, à Rome, à Paris, à Calais. Pour les 12 millions de personnes que la misère, la guerre, les dictatures condamnent aujour­d’hui à l’exil, les murs ont d’abord l’aspect des clôtures du camp, refuge provisoire, administré par les organisations humanitaires, qui devient permanent. Aux portes de l’Europe, ce sont encore 250 centres de rétention, d’hébergement, zones d’attente qui les maintiennent « aux bords du monde ». « En quelques années, le droit d’asile, grande et belle idée du droit international d’après guerre, est, de fait, petit à petit enterré en Europe, constate Michel Agier, 85 % des demandes d’asile étaient acceptées en 1990, 85 % sont refusées depuis le milieu des années 2000. »
Lorsque la convention de Genève, sous l’égide de l’ONU, formalise le droit d’asile en 1951, c’est en pensant aux exilés juifs persécutés par le nazisme et aux dissidents des régimes communistes d’Europe de l’Est. La fin de l’asile est le mur au­quel se heurtent maintenant ceux qui, Rwandais, Afghans, Algériens..., ayant connu des persécutions en raison de leur appartenance ethnique, religieuse, politique, sexuelle, auraient toute légitimité à l’obtenir aux termes de la convention de Genève. Partout, les politiques « antimigrants » se sont durcies, menées par des partis de droite comme de gauche au nom de la raison ou de l’impuissance - le fameux « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Face à eux, Michel Agier plaide pour un autre réalisme : « La mobilité des hommes est un mouvement irrépressible et mieux vaudrait l’accompagner que chercher à le réprimer. Tout humain veut rendre son séjour sur la terre vivable. En maintenant des millions de migrants hors de notre monde commun, on crée le désordre en voulant la mise en ordre. Il est réaliste d’affirmer que l’obstination à s’enfermer dans ses frontières, à cultiver l’entre-soi, ne tiendra pas. »
Et Wendy Brown conclut : « Un jour, les murs qu’on érige aujourd’hui pour nous protéger d’éléments dangereux ou étrangers deviendront inévitablement, eux aussi, des prisons. ».


Catherine Portevin
Télérama n° 3120
(1) Michel Foucher est le directeur scientifique de « Des frontières et des hommes », un nouveau festival interdisciplinaire. www.desfrontieresetdeshommes.eu
(2) Lire notamment Gérer les indésirables, Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire (éd. Flammarion, 352 p., 23 €). Michel Agier est l’un des auteurs de l’Atlas des migrants en Europe, dir. Olivier Clochard, réseau Migreurop (éd. Armand Colin, 144 p., 19,50 €).
Photo : Le mur vu de Bethléem.


Allons-nous tous finir emmurés ?

http://www.aloufok.net/spip.php?article1750